Chez Nadia, des pièces multicolores…

… de toutes provenances s’approchent, s’assemblent, se choquent et s’accordent finalement dans des tableaux si esthétiques :

Sea, sand, and sky, avec un fond blanc éclatant et brillant grâce au mélange des matières textiles

Fan de log cabin, de bandes, de récup’, ce grand panneau ne peut que me plaire !
Cette artiste américaine vivant en Tunisie possède le précieux don de savoir exprimer et transmettre ses sensations ; ainsi, je ressens bien ici à la fois la chaleur parfois caniculaire du sable et de la terre, la fraicheur de l’eau, la légèreté de l’air et peut-être aussi une évocation de bateaux à voile… Un avant-goût des mois estivaux ! 

Proche d’un duo turquoise-orange, on a ici une impression hédoniste avec les bleus et corail sur fond blanc, alors que le tableau dont je vous avais parlé ici était beaucoup plus sombre et violent, avec le noir si dense. De beaux exemples de la maîtrise de l’expression chez Nadia.

Ces pièces multicolores, ainsi que les mosaïques qu’elle réalise, lui ont soufflé le titre de son beau blog :

Multicolored Pieces

Bravo Quiltmania !

Lectrice de Quiltmania depuis le premier numéro, je suis attentive aux orientations de ce magazine qui m’a tant apporté. Il témoigne de l’air du temps, mais bien plus, il nous influence, provoque des modes (ah les tissus taupe !)… Bien mieux que Marie-Claire Idées, Quiltmania a pris dans mon coeur la place qu’occupait le magazine 100 Idées de ma jeunesse. Je sais, c’est différent, beaucoup plus ciblé, mais après mes envies tous azimuts, c’est le patchwork que j’ai choisi « pour la vie », Quilteuse Forever je suis donc devenue…

Un magazine doit plaire à plusieurs catégories de lecteurs, nous avons de multiples attentes… Parfois l’équilibre entre ce qui enthousiasme, ce qui indiffère et ce qui déplaît est rompu et le lecteur est déçu. Le numéro 89 de Quiltmania penche, sur ma balance personnelle, nettement vers le positif !

Tout d’abord, les modèles proposés en 2e partie sont sympathiques, j’aime beaucoup « Pois versus Rayures » et surtout je retrouve avec plaisir un modèle de Michèle Beugnon comme je l’aime ! Elle excelle dans le mélange tradi / inspiration du Monde, que celle-ci vienne des Indiens d’Amérique du Nord, du Sud (ou d’Asie !), du Japon… J’aimais moins les quilts où elle utilisait de grands imprimés à fleurs en guise de bordure, ils étaient moins harmonieux à mon goût et ne correspondaient pas à son style de prédilection.

C’est la première partie qui détermine chez moi si la balance penche du bon ou du mauvais côté. J’ai tant appris grâce à Quiltmania que je deviens très exigente ! Cette fois-ci, le nombre de très beaux quilts en grandes photos, issus de récentes expos internationales, est impressionnant. Que d’inspiration ! Et puis deux articles m’ont passionnée et font étrangement écho à mon petit article précédent ; Je pensais précisément à la découverte de Janine Jannière quand je parlais de patchworks faits en France dans les siècles précédents. Cette historienne (non quilteuse, mais toujours passionnée !) a fait une recherche remarquable sur les patchworks d’hexagones dans le monde. Page 32, « Hexagon, Eternal Piece » est un article qui complète fort bien cette étude.

Mais aujourd’hui j’ai envie de rendre hommage à Quiltmania surtout pour son long article « La Beauté de l’usuel », superbe titre, et de l’exposition Boro. A lire attentivement ! Du peu que je connais de la fierté japonaise, je ne suis pas sûre que ce genre d’expo plaise, mais elle est si riche d’enseignements… C’est un véritable article de fond sur l’économie frugale d’un peuple, qu’on peut facilement extrapoler sur tous les continents. Je le répète, ne passez pas à côté de cet article. 

Il me rappelle un film qui m’a bouleversée en 1984 « La Ballade de Narayama », palme d’or à Cannes en 1983. Je me souviens d’avoir eu un peu de mal à traîner mon copain au ciné pour voir un film de plus de 2 heures en japonais ! On y découvre la rude -très rude- vie de paysans japonais du centre du Japon ; c’est un des films les plus bouleversants qu’il m’ait été donné de voir.

Une fois de plus, le monde du quilt éveille en moi des correspondances vers d’autres arts.
J’espère que je ne vous ennuie pas avec mes préférences affichées, vous pouvez réagir en laissant un commentaire !

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Le vieillissement des quilts

Ici en France, il est rare de découvrir des quilts anciens, même si l’assemblage de pièces de tissus fut une nécessité naturelle, comme dans toute société frugale et économe. Je suis sûre que beaucoup de très belles couvertures furent faites en France aussi, mais on ne les a jamais mises en valeur, sauf exception. Et puis le temps faisant son oeuvre, elles disparaissent incognito… On peut d’ailleurs dire qu’en France, on faisait souvent du patchwork non matelassé… et des édredons, couvertures, plaids noués, matelassés, cordés, « boutissés »… et pas « patchworkés ».

Celles qui commencèrent à quilter dans les années 70-80 ou 90 voient déjà les effets du temps sur leurs ouvrages : couleurs affadies par les lavages et/ou la lumière à cause de la mauvaise tenue des teintures, quelques coutures qui ont craqué à cause de la marge de couture si étroite de 5 mm préconisée dans les années 80 quand on a commencé à coudre en cm… Je parle en connaissance de cause ! On s’en désole, mais cela donne le prétexte d’en coudre d’autres 😉

Comment prendre soin de ses quilts ?    

Mon premier conseil serait… de les laver le moins possible, et quand on les lave, choisir un produit doux. Si je peux vous donner un truc, c’est d’utiliser  une cuillerée à soupe de savon noir liquide à la place d’une lessive (mais si vous préférez, du produit spécial lainage, c’est bien aussi) et comme assouplissant, du vinaigre blanc est suffisant.

Si vous avez une machine-sécheuse de linge (appareil fréquent aux Etats-Unis), le programme 1/4h à air froid est parfait pour bien dépoussiérer un quilt. Sinon, emmaillotez un petit embout de votre aspirateur d’un tissu fin (mouchoir en tissu ou autre) pour aspirer profondément les saletés. C’est une précaution utile quand le quilt est mis sur le lit d’une chambre d’amis par exemple. Les quilts sont bien sur un lit, mais c’est mieux de les secouer régulièrement !

Rangés, il faut absolument les mettre hors de portée des rongeurs, mais aussi des insectes avec des sachets de lavande. Ce qui attire particulièrement les mites, c’est souvent : les restes d’amidon, les molletons de laine, de soie… Patchwork de coton avec molleton synthétique sont moins attaqués. Il faudrait les déplier régulièrement et les replier d’une autre façon pour ne pas créer de plis définitifs. Et pour les protéger de la poussière et de la lumière, l’idéal est que chaque quilt ait son sac en forme de taie d’oreiller… Mais une armoire pleine de beaux quilts pliés bien visibles, c’est si beau…
Bon, il est évident que je vais effrayer les citadines avec mes rongeurs, mais à la campagne c’est un risque réel !

La grande période des vide-greniers et brocantes commence. On n’y trouve pas, comme aux Etats-Unis, pléthore de tops ou quilts anciens ; cela viendra bien un jour, rien que mes UFO (= quilts non finis) pourraient déjà remplir un stand !
Je reste toujours très émue devant d’anciens quilts qui ont visiblement été utilisés par plusieurs générations… Alors quel plaisir de rencontrer une restauratrice de quilts américains tout près de chez moi ! Many Puech a des amies américaines qui connaissent ses passions et son talent, elles lui réservent leurs trouvailles. A charge de Many de donner une nouvelle vie à ces trésors ! Les tops sont évidemment des aubaines : non terminés, ils ne sont pas élimés par l’usage et les lavages ; parfois pourtant il faut changer des tissus grignotés ou brûlés par la teinture, le soleil, ou de qualité médiocre. Mais quel plaisir de voir ces tissus anciens ! Elle achète ou se voit offrir des scrap-quilts le plus souvent, lesquels sont des leçons d’harmonie spontanée : des juxtapositions de certains tissus qu’on éviterait donnent justement du charme à ces ouvrages.

En voici un très bel exemple :

Many a reçu ce top endommagé, quelques tissus ont été remplacés, elle l’a minutieusement quilté et a utilisé un beau tissu rouge pour la bordure. C’est une belle rénovation, respectueuse de l’ouvrage.

En revanche, ce quilt restera en l’état :

Celui-ci restera tel quel, chaque tissu étant trop usé pour pouvoir le sauver. Il tombe littéralement « en lambeaux ».

C’est le tissu marron qui a le plus souffert, nous supposons que la teinture était plus agressive… Mais c’est la bordure qui a le plus souffert.

Donc rappelez-vous : c’est la bordure qui sera la partie la plus soumise au stress de l’usure, soignez-la avec un tissu de bonne qualité et un quilting assez dense ! Je ferai un autre jour un point sur la bordure de finition, si souvent usée en premier.

Un Arbre de Vie version recyclage

Les Arbres de Vie figurent depuis bien longtemps dans l’Art ; je vous en avais déjà parlé ici, vous aviez aussi déjà admiré l’Arbre de Vie de Maïté sur cette page. Magnifique témoin du temps passé dont on ne se lasse pas !

Je suis très admirative du travail de ma Bee-Bee Maïté, elle a mûri cet ouvrage dans sa tête des années durant puis soudain, elle a pris confiance en elle et s’est lancée dans ce tableau extraordinaire qui est un jalon important dans sa vie.

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Comme vous l’avez peut-être lu précédemment, je suis très adepte des scrap-quilts, de l’assemblage des bouts de tissus de toutes sortes, en bandes ou confetti, c’est sans doute pour cela que les quilts faits de lisières m’attirent tant. J’ai tout de suite adhéré aux ouvrages de Karen Griska, je vous en avais déjà fait part ici ; de tous ceux que j’ai vus, son Arbre de Vie reste l’un de mes préférés.

Un des modèles-phare du livre* de Karen (120 x 120 cm)

Je viens donc de créer le mien à partir de l’idée formidable de Karen Griska, en vert printemps :

En ce jour venteux et sans soleil, j’ai choisi un écrin divinement parfumé (la sentez-vous ma glycine de Chine ?…) pour vous présenter ma nouvelle fantaisie : My Green Tree of Life.

Quilt au look résolument moderne bien implanté dans le XXIe siècle, qui ne passera sans doute pas aussi bien l’épreuve du temps que celui de Maïté, mais ce fut un grand amusement de le coudre, de choisir des lisières de tissus bleus pour le ciel, d’autres plus colorées pour l’arbre, ajouter quelques vertes et marron au sol… Il mesure 130 x 138 cm, je l’ai quilté à la machine et c’est un drap IKEA, aux pastilles vertes, qui est au dos (ainsi que la bordure de finition). L’oreiller est resté intact, mais la couette est donc partie vers un autre destin…

De près, on a de la lecture !
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* Livre difficile à trouver maintenant à un prix raisonnable : Quilts from the Selvage Edge, Karen Griska, AQS 2008. Je vous rappelle l’adresse de son blog : http://selvageblog.blogspot.fr/ 

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Actualisation le 2 mai 2012 : j’ai été invitée à présenter mes quilts en lisières dans le blog String Thing Along, où l’on  montre ses ouvrages aux autres passionnées de quilts en bandes ! Merci Brenda !

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La Chaussée des Géants

C’est une des merveilles naturelles de notre Terre, sur la côte septentrionale de l’Irlande. Quand on découvre ce lieu pour la première fois, c’est un vrai choc ! Imaginez des rochers noirs sculptés comme des tomettes  de terre cuite hexagonales, mais de toutes hauteurs… C’est du magma refroidi voilà 60 millions d’années qui a donné ce basalte en colonnes hexagonales atteignant parfois 12 mètres ; cette formation géologique existe ailleurs dans le monde, mais c’est ici que les formes sont les plus régulières et nombreuses. L’érosion de la mer a peu à peu gradué la hauteur de ces colonnes, ce qui forme un paysage absolument unique. Evidemment, ce site extraordinaire ne pouvait que provoquer des légendes chez le peuple celtique, vous pouvez faire un tour ici pour découvrir photos et légende…

Pour les quilteuses, les hexagones évoquent irrésistiblement le célébrissime Jardin de Grand-Mère, mais je connais une réalisation bien plus audacieuse… Une des talentueuses quilteuses toulousaines connaît très bien l’Irlande, sa fille y habite depuis des années. Elle aime beaucoup ce site et a chargé son mari d’en faire une interprétation sur papier ; puis elle a cherché les tissus adéquats, a travaillé dur jusqu’à ce que le résultat lui convienne :

Photo Callale

Ce quilt a été fait il y a plus de 10 ans mais conserve sa magie pour toujours ; bravo à Any Vieussens et son mari ! Pour un peu mieux connaître cette artiste, vous pouvez lire sur le blog Le Patchwork sur son 31 le portrait que lui a consacré Martine.

Merci Any pour ta gentillesse !

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Jolies souricettes, mais qui est la plus belle ?

Cela fait du bien de faire des choses pas très sérieuses, surtout quand la vie n’a pas été tendre les mois précédents. C’est le cas de Maïté qui ne jette rien et sa vieille veste en laine bouillie la narguait depuis un moment. Qu’à cela ne tienne, la voici qui s’offre une renaissance :

Maïté a préparé toute une famille de gentilles souricettes ! Il n’y en a pas deux identiques, mais qui est la plus belle ?…

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String quilts, anciens et nouveaux

Pour éviter toute confusion, laissez-moi traduire tout de suite ce titre qui peut sembler bizarre en français : nous n’allons parler ici que de quilts réalisés avec des bandes de tissus ! Le mot string veut dire ficelle, chaîne, corde… ou, comme ici, bande étroite.

Ces bandes sont si petites qu’on ne peut rien faire d’autre avec…
(quilt des années 1900, héritée par Wanda Pinter)
mais on note le soin de l’alternance entre les tissus clairs et foncés
pour un résultat harmonieux.

Même si les Log Cabin sont les quilts de bandes les plus connus, les string quilts ont aux Etats-Unis une connotation un peu différente car ils renvoient principalement à la première moitié du XXe siècle, avec des quilts utilitaires, presque de survie.

Quelles sont les principales caractéristiques de ces quilts anciens ?

C’est la nécessité d’utiliser chaque bout de tissu en perdant le moins de temps possible qui conduit à ces string quilts. Ainsi, les plus petites bandes de tissus seront sauvées. C’est aussi l’affranchissement des règles qui concernent les « beaux » quilts, dont les Log Cabin même, lesquels requièrent des bandes de hauteur régulière et de longueurs assorties et des centres bien carrés.

Agencement très populaire : des carrés couverts de bandes de tissus divers sont montés avec des bandes intermédiaires ; ici le montage est raffiné, observez les détails !

Pour ne pas perdre de tissu précieux ni de temps à recouper les tissus, une technique qui existait déjà a prévalu pendant les dures années de récession des années 30, surtout dans le Midwest et jusqu’à l’embouchure du Mississipi : la couture sur papier ou tissu. Non, elles ne s’amusaient pas à dessiner d’extraordinaires tableaux avec des animaux comme on peut l’apprendre avec Margaret Rolfe, mais elles utilisaient du papier journal, ou bien du tissu récupéré, pour avoir une surface à couvrir. Carré, rectangle, losange, tout est bon pour varier les modèles. Et donc, à la machine ou à la main, elles piquaient les bandes de tissus sur la fondation jusqu’à ce que cette dernière soit recouverte.

Pour rendre ce top plus chaud, on prenait parfois des quilts très élimés en guise de molleton. Pas question alors de quilter ceci avec de jolis petits points ; le matelassage se faisait le plus rapidement possible, parfois avec des noeuds  qui maintenaient simplement les couches ensemble.

On a redécouvert ces quilts témoignant de ces temps difficiles ; on sait ausi que des personnes continuent à faire des quilts utilitaires avec aussi peu de moyens, notamment en Alabama. Ils continuent d’inspirer des artistes américaines que j’aime beaucoup, comme LeeAnn de Nifty Quilts, Sujata à Root Connection,  Bonnie Hunter de Quiltville et tant d’autres… J’avais déjà écrit un article à ce sujet dans lequel on voit une époustoufflante étoile sur fond jaune conjointement faite par Victoria et Tonya Ricucci. Vous cherchez d’autres idées ? Rendez aussi visite à un blog de passionnées de string quilts

Superbe quilt  moderne dessiné par Denyse Schmidt

D’autres string quilts à la maquette souvent recherchée et au résultat parfois sophistiqué sont à votre disposition dans de nombreux livres ; allez, lancez-vous ! J’ai envie d’en faire plusieurs, mais le premier est presque fini avec des bandes particulières : des lisières. Oui, je récidive ! Promis, je vous le montre très bientôt.

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Les Moulins de la Ruche : ils volent au vent !

Vous souvenez-vous de ma proposition d’un modèle à géométrie variable, Les Moulins de la Ruche ?  Il est temps de faire un point sur leur avancement ! Quelques vaillantes quilteuses nous préparent de bien jolis quilts (voir les photos sur Flickr). Il y a en particulier  Lynne, du blog « Bouts Choisis »,  qui vient de présenter ici son top en tissus batik. C’est magnifique !

Pour ma part, j’ai déjà laissé filer la date d’anniversaire de ma soeur à qui il est destiné 😦 mais je vais commencer aujourd’hui son quilting avec ma machine à coudre. Grâce au talent de Nat qui a inventé pour ce modèle un superbe quilting (et avec sa permission bien sûr), je sais comment le faire, mais je manque de pratique, alors on verra bien… Je vous montrerai le résultat ! En attendant, voici le top qui vole au vent :

Il est accroché avec les moyens du bord… Il mesure 1,80 m de côté, donc pas si facile à photographier. Tissus majoritairement d’un Jelly Roll Blackbird Designs de chez Moda, mais aussi des Rouenneries (toujours chez Moda), des repros divers, un provençal et autres fonds de tiroir… Un méli-mélo comme j’aime !

Je me suis inspirée de lettres présentées sur une nappe dans le livre de Jacqueline Morel (Le Petit Monde de Jacqueline Morel, ed. Quiltmania) pour faire les lettres appliquées, à la manière des anciennes broderies des monogrammes.

Et le voici sur une botte de foin, pour vous rappeler opportunément que Béatrice (blog : Une aiguille dans une botte de foin) m’a beaucoup aidée à diffuser cette proposition d’ouvrage. J’espère que ces quelques photos vous donneront envie de continuer vos MDLR (Moulins De La Ruche), ou pourquoi pas les commencer : celles qui ont suivi nos conseils sont ravies de la facilité du bloc !… Et donnez-nous de vos nouvelles, c’est notre récompense ! Vous avez au choix nos blogs ou la galerie Flickr où il y a un groupe rien que pour nous, les quilteuses des MDLR, créé par Béa…

Pour ma part, rendez-vous quand je l’aurai quilté ! Je ne vous cache pas ma petite appréhension de faire un quilting machine pour un si grand ouvrage…

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Des Amish en Delaware

Le Delaware est le 2e plus petit état des USA et fait partie de la mosaïque historique du Nord-est, c’est la première ex-colonie à avoir ratifié la constitution des Etats-Unis. Ce territoire longe la côte ouest de l’estuaire du fleuve Delaware.
Les plus anciens bâtiments témoignent de l’établissement des Hollandais, puis des Suédois et des Anglais sur cette côte ; les premiers colons aux noms connus par tous les Américains vivèrent sur ce territoire : Peter Minuit, Peter Stuyvesant, William Penn… Dans ce contexte historique, c’est tout  logiquement qu’une communauté Amish vit dans cet Etat limitrophe de la Pennsylvanie, là où se trouve encore le plus grand nombre de fermes Amish.

Photo idyllique de la campagne du Delaware (du blog Amish America)

C’est Bonnie Hunter de Quiltville qui m’a donné envie de vous faire voyager vers cette communauté, elle qui vient de la traverser en fin de journée… Allez voir son reportage ici !

Nous sommes nombreuses à être fascinées par les Amish, avec une vraie attraction/répulsion envers leur mode de vie et leurs croyances, l’envie d’une vie « simple et vraie » mais le refus par exemple, d’une condition féminine si rétrograde… Selon le blog Amish America toujours très bien documenté, la communauté du Delaware se réduit non en raison d’une désaffection des jeunes, mais à cause de la pression immobilière ! Leurs terrains, près de la ville de Dover, sont si convoités que tous les ans de nombreux Amish vendent leur ferme pour s’installer dans une autre communauté, souvent en Virginie ou au Kentucky. Ceux qui restent développent de plus en plus un métier autre que celui de la ferme, comme par exemple celui de menuisier : la demande de beaux meubles traditionnels et fonctionnels est en forte augmentation.

 

Et bien sûr, les femmes cousent de superbes quilts qu’elles vendent aux touristes !

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Si le monde Amish vous intéresse, je relaie l’information trouvée sur le forum France-Patchwork :

Demain mardi 24 avril sur France 5, deux reportages :
– 20h35 : Révolte chez les Amish
– 21h30 : Quitter les Amish
Simple info relayée, je n’ai aucune idée de la teneur de ces émissions !

Merci de me lire aussi fidèlement,

Katell, Quilteuse Forever

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Site de Jacques et Catherine Légeret, spécialistes francophones des Amish : http://www.quiltsamish.com/

22 avril et mes dépendances

Le 22 avril est, tous les ans depuis 1970, la Journée Mondiale de la Terre, pour que l’humanité se donne les moyens de préserver au mieux notre environnement naturel. C’est une cause qui me passionne depuis l’adolescence ;  je crois que le catalyseur fut pour moi le film Soylent Green* (1973), curieusement traduit Soleil Vert, un beau titre pour un film qui fit beaucoup réfléchir l’ado que j’étais ! J’aimerais faire un quilt avec ce titre, Soleil Vert, un jour l’inspiration viendra peut-être… Mais je n’arriverai jamais à la cheville de celui-ci qui pourrait si bien s’intituler ainsi :

Quilt impressionnant de Fumiko Nakayama**, dont le vrai titre est Twinkling Now (présenté au Grand Festival du Quilt de Tokyo en 2010). Cette Japonaise s’est appropriée la technique inversée, si chère aux Indiens Kuna qui cousent des Mola depuis le XIXe Siècle, et crée des quilts qui sont des hymnes à la couleur et la nature. Un article lui a été consacré dans le Quiltmania n° 60 (juillet-août 2007) : ses quilts étaient alors plus proches des Molas traditionnelles, aussi bien dans les thèmes que les couleurs. Je vous ai parlé de mon admiration pour elle déjà ici.

* Soylent green est dans le film une nourriture protéinée à base de soja, lentilles et algues vertes.
* *Photo empruntée à Be Mused, que je remercie !

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Autre très belle inspiration, le quilt tout juste fini d’une artiste canadienne, quilteuse et romancière :

Riel Nason célèbre cette année la Journée de la Terre en nous dévoilant un quilt en lisières recyclées pour figurer… le sigle international du recyclage ! Brillante idée encore ! N’hésitez pas à regarder sur son blog ses autres quilts : ils sont gais, colorés, malicieux… Happy Earth Day to you too Riel !

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Curieusement ce jour important, le 22 avril, est aussi pour moi le jour de grandes décisions dans ma vie… de manière spontanée. C’est-à-dire que le matin en me levant, je n’ai encore aucune idée de ce qui va changer ma vie. Ici je vais vous en dévoiler deux, rien que pour le plaisir 🙂

Le 22 avril 1986, avant mon petit déjeuner, j’ai décidé de résister pour une fois et ne pas fumer ma première cigarette de la journée ; après le café et une prise de conscience décisive, j’étais devenue une non-fumeuse dans ma tête. Dix ans déjà que j’étais dépendante… Les journées suivantes furent difficiles, les soirées encore plus… Alors depuis, presque chaque 22 avril, j’ai fêté cette victoire en m’offrant un cadeau : souvent une razzia dans un magasin de tissus !.. C’est meilleur pour la santé et pas pire pour le porte-monnaie finalement. Ensuite, j’ai encore fumé… mais seulement en rêve ! Dépendance, quand tu nous tiens…

Exactement aussi spontanément, pile l’année dernière dans la matinée (cette fois après le café), j’ai commencé à regarder nonchalamment comment se créait un blog. Je n’avais pas l’impression d’avoir grand chose à raconter, mais la fermeture du magasin où j’animais des réunions de patchwork faisait un grand vide… et dans la journée ce blog est né. D’abord baptisé Quilteuse Forever, je l’ai transformé quelques minutes plus tard en Ruche des Quilteuses pour y inclure mes ex-élèves que j’appelais mes Abeilles. La plupart ont appris le B.A. BA du patchwork avec moi et partagent ma dépendance à cette passion. Même si j’ai la part de la reine dans ce blog, elles sont souvent mon inspiration ou participent activement en écrivant des articles. Je suis heureuse qu’elles aient pris leur indépendance technique et artistique, volant de leurs propres ailes…

A présent, ce blog fait partie de ma vie et constitue même une forme de dépendance… et je rêve à de nouveaux articles la nuit !

Blog-Addict – J’espère quand même ne jamais en arriver là…

Chacune de ces décisions dites « spontanées » étaient bien sûr le résultat d’une lente maturation dont j’étais même pas consciente, mais ces 22 avril ont changé ma vie ! Bon, aujourd’hui, je crois que je me contenterai de décider spontanément de continuer à :

  • ne pas fumer 
  • écrire ce blog !

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Cette année le 22 avril 2012 est aussi jour de vote en France et ma décision est d’aller voter. Loin d’être une décision spontanée, c’est toujours pour moi l’expression de la chance d’avoir la liberté de choisir.  Alors pour éviter trop d’abstention je rejoins la proposition de Mrs. Bobbins : des isoloirs sympathiques !

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Bonne journée !

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