Fumiko Nakayama, créatrice de Molas

Vous avez sans doute déjà admiré ces panneaux aux couleurs très vives dans des livres ou magazines ; les molas sont à l’origine des plastrons et dossards, faits par paire, cousus par des femmes indiennes Kuna (vivant sur les îlots au large du Panama).

L’origine en est un peu incertaine ; c’est un peuple qui vivait jadis buste nu, hommes et femmes, mais ces dernières s’ornaient de dessins géométriques à l’aide de teintures naturelles. J’ai lu un jour que des prêtres blancs les forcèrent à se vêtir, et par résistance ces femmes ont commencé à reproduire en tissu les dessins qu’elles faisaient auparavant sur leur peau désormais cachée… Origine vraie ou fausse, le résultat est devenu un art magnifique, glorifiant la Nature, leur vie quotidienne ou leurs croyances à l’aide de tissus vifs et unis. De nombreux livres passionnants ont été consacrés aux Molas, je n’essaierai pas de rivaliser ; sur internet, vous pouvez trouver un dossier francophone intéressant comme celui-ci dans lequel on croit aussi que ce sont des Blancs qui les ont fortement incitées à se vêtir… avec cette conséquence si inattendue !

On a aussi, ici par exemple, des explications  anthropologiques sur l’origine des Molas.

Mola incroyablement belle !

Quelles sont les caractéristiques d’une Mola traditionnelle ?

Elles sont tout d’abord cousues par paire, similaires, mais pas semblables, une pour le devant  (la plus réussie !) l’autre pour le dos de la blouse féminine. Leur dimension est de 30 à 35 par 35 à 40 cm  chacune. Les tissus choisis sont des tissus de coton uni, de couleur éclatante, y compris du noir, mais rarement du blanc et pas de couleurs pastel. Les toutes premières n’étaient que noires, rouges et orange. Les dessins sont symétriques, représentant leur mythologie, leur vie quotidienne, leur environnement ; les techniques utilisées sont principalement l’appliqué inversé, l’appliqué et plus récemment des embellissement en points de broderie (point de tige). Aucun espace n’est laissé libre !  C’est donc un panneau de tissus superposés, plus ou moins épais, jamais molletonné. Le matériel est simple : des cotonnades, du fil assorti, une aiguille fine et de petits ciseaux !

La Mola est donc, dans le monde des arts créatifs, un tableau qui utilise cette technique de superposition de tissus avec découpage, appelée appliqué inversé. Technique qu’on retrouve ailleurs dans le monde (notamment chez les Hmongs du Laos), mais jamais aussi coloré, aussi dense, aussi épais : cela peut devenir une vraie scupture avec 7 ou 8 tissus superposés ! Les Molas sont devenues objets de collection et souvenirs de vacances ! On peut trouver maintenant dans cet archipel des articles éloignés de la tradition, attention donc à vos choix ! Le travail est toujours bien cousu, mais le goût des jeunes couturières va parfois vers le synthétique, le lurex… Il faut souligner que ce revenu est vital pour leur économie locale et contribue souvent à l’indépendance financière des femmes, tandis que les hommes sont souvent pêcheurs.

J’avais déjà été émerveillée par les Molas présentées dans un 100 Idées de mon adolescence (n° 50), puis d’autres articles, des livres nous ont enseigné la technique pour reproduire  soi-même une Mola.

Puis un jour, un reportage dans le Quiltmania n° 60 éveille mon intérêt : une Japonaise fait des molas extraordinaires ! Il s’agit de Fumiko Nakayama, très connue au Japon. Elle fait des Molas depuis 40 ans maintenant et conserve des liens étroits avec des familles de cette partie du monde (cliquez sur ces deux photos ci-dessous pour agrandir)

 Elle a bien sûr commencé par des oeuvres très proches de celles du peuple Kuna, gardant les thèmes de la Nature tropicale, puis a diversifié peu à peu ses thèmes… et considérablement agrandi la taille de ses panneaux ! C’est sur Flickr sans doute que vous pourrez admirer le plus grand nombre de ses oeuvres récentes : elle expose en effet tous les ans au Festival International du Quilt à Tokyo et chaque année on peut admirer les albums-photos de Jan (son blog : be*mused) ou d’autres… Voici quelques références sur lesquelles vous pouvez cliquer :

Flowers of ForestTwinkling NowHappy Faces around the WorldWind of Mayet encore un… : photos de Jan, qui est également collectionneuse de Molas authentiques . A noter : pour éviter le pillage sans référencement des photos, Flickr permet de mettre des liens, mais plus de copier les photos. Prenez donc quand même le temps de découvrir ces merveilles ! Vous verrez l’évolution de son art, les derniers datant de 2011-2012.

Mais un chef-d’oeuvre trop peu connu de Fumiko Nakayama est une immense composition de 2 mètres sur 4 mètres :

Il fut offert par l’artiste en 2005  pour un centre chrétien de Londres, St Ethelburga (ici une meilleure photo sur Flickr : clic). Il est, paraît-il, en soie (à vérifier !), composé de 40 panneaux montrant 40 peuples du monde. J’aimerais tant le voir en détails ! Qui va bientôt à Londres pour nous faire de belles photos de cette tapisserie ?…

Fumiko Nakayama a écrit plusieurs livres sur son art ; l’un d’eux, édité la première fois en 2002, est actuellement disponible à la Couserie Créative. De nombreuses photos décrivent comment faire, mais comme le texte est en japonais il faut déjà avoir quelques notions de cette technique pour bien profiter des schémas ! On y trouve beaucoup de petits modèles, des coussins comme sur la couverture, des sacs, pochettes, tableaux… Mon modèle préféré est peut-être celui des trois femmes aux dominantes turquoise et chocolat car j’aime ces couleurs… mais tout est beau !

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Les cocottes de Pâques

A la suite de l’article de Marie-Claude sur sa venue dans la région toulousaine*, on m’a demandé les explications de mes cocottes de Pâques qui se baladaient sur la table… Il a fallu que je recherche dans mes archives, car mes décos de printemps datent toutes d’une dizaine d’années !

Voici mes cocottes en situation, autour d’un nid et en balade sur un mur. J’aime ce modèle aux formes tout juste évocatrices, leur rondeur qui plaît aux enfants… C’est pourquoi, à la place des boutons préconisés pour les yeux, j’ai juste fait un gros point de noeud, par sécurité.

La fiche explicative de cet adorable modèle est toujours en vente au Petit Comptoir, magasin bien connu à Toulouse, pour la modique somme de 5 €.

A peu près au même moment, j’avais suivi un modèle paru dans Magic Patch :

Ce tableautin faisait partie d’une longue série fort réussie sur les comptines françaises

Et si vous êtes en manque de nouveaux modèles de cocottes, sans hésiter cliquez ici et vous arriverez au blog de Daryl et Marina, Quilt Inspiration, le bien nommé : une multitude de cocottes, poulettes et poussins vous attendent ! Largement de quoi préparer les décorations de… Pâques 2013 !…

Ma déco de printemps, avec un quilt aux chats bien connu !

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*Vous trouverez un autre article sur cette rencontre entre les quilteuses occitanes et Marie-Claude Tsuruya  ici, sur le blog Le Patchwork sur son 31.

Au Jardin du Curé…

… Vous pourrez aller voir début juin une exposition de quilts, dont 15 de la Guilde Danoise, dans la campagne tarnaise tout près de Graulhet :

Cette affiche très originale, en tissu indien artisanal, a été imprimée d’un motif traditionnel grâce à une technique que vous pourrez apprendre sur place avec Jamie Malden (voir son site Colouricious). Mais attention, pour faire ce stage gratuit vous devez vous inscrire pour réserver votre place ! Sur le site www.lejardinducure.com/, cliquez sur « exhibition » puis sur le drapeau français pour pouvoir remplir un formulaire de réservation en français. Toul le matériel vous sera prêté (tampons et encre), vous pouvez venir avec votre tissu ou votre tee-shirt pour le customiser. Ensuite, libre à vous de broder, embellir votre oeuvre personnelle : cela peut être pour vous un premier pas vers l’art textile contemporain. N’hésitez pas à contacter Penny Roberts pour plus de renseignements !

A noter qu’à la place d’un droit d’entrée, on vous proposera un ticket de loterie (5€) qui vous permettra peut-être de gagner un des lots !

Dis-moi ce que tu collectionnes…

Chez les quilteuses, il y a une propension à collectionner les tissus, mais pas que…

Les objets de couture anciens sont le plus souvent très raffinés et sur de nombreux blogs on voit des merveilles chinées depuis de longues années. Réminiscence de générations de couturières au foyer ou professionnelles, nous avons des affinités mystérieuses avec ces témoins du passé.

Isa, Abeille du Vendredi Matin, coud à la main depuis quelques mois le Civil War Sampler. Bloc après bloc, il s’agrandit. Cette demi-journée avec nous est son îlot de tranquillité dans une vie familiale et professionnelle bien chargée !

Gamme volontairement restreinte pour ce Civil War Quilt en cours d’Isa

Et puis, en complicité avec sa maman, grande dentellière, elle chine de curieux objets…

Je lui laisse la parole !

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Dis-moi ce que tu collectionnes et je te dirai qui tu es !

Avec le retour des beaux jours, les « foires à tout » et  les brocantes en tout genre refleurissent… C’est à nouveau le temps de la « chine ». Et lorsqu’on a la passion de l’Histoire et du patchwork, il est difficile de ne pas céder à la tentation, de ne  pas « craquer » pour ces petits objets de  mercerie ancienne, oubliés dans les tiroirs, les greniers et les boîtes à couture de nos grands-mères….

Mais attention à ne pas tomber dans l’excès….. gare à la scène de ménage si vous décidez de peupler le salon de ces ( certes ) superbes machines à coudre mais néanmoins un peu encombrantes 😉

Personnellement , j’aime beaucoup les petits objets à l’instar de cette « cousette militaire ».

Réalisée en bois fruitier ou en bois de buis tourné  le plus souvent, la « cousette militaire » faisait partie du paquetage des poilus de la Grande Guerre . Elle servait de nécessaire à couture pour l’entretien de l’uniforme.

Mesurant environ 13cm de long, ce petit objet astucieux permettait d’entourer jusqu’à quatre sortes de fils différents autour des bobines de la partie supérieure. Le corps de la « cousette » est creux et se dévisse en 2 parties, l’une renfermait les aiguilles, l’autre un poinçon très utile pour percer le cuir des ceintures notamment . A l’autre extrémité, le bout arrondi pouvait servir à repriser . Un dé-bague ( absent ici ), enfilé sur le manche complétait la « cousette ».

 L’idée de la « cousette » a perduré longtemps puisqu’elle était toujours utilisée pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Guerre d’Indochine et la Guerre d’Algérie, sous d’autres présentations.

Dans quelle poche a-t-elle trainé ? Dans quelle boîte à couture ? Au fond de quel tiroir ? Avant de finir en objet de collection… Emotion que les objets anciens véhiculent…

Isabelle

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Inspiration et création

Comment se renouveler dans le patchwork ? La question se pose lorsqu’on n’a pas envie de se lancer dans des ouvrages très modernes, qu’on peut se sentir au bout de quelques années un peu prisonnières des modèles classiques, tributaires des exemples des magazines aux nouvelles gammes de tissus tentateurs… et finalement envahies de tonnes de restes de tissus. A chacune de trouver sa bonne solution, la mienne est depuis longtemps dirigée vers le scrap-quilt qui m’amuse. Plus je mets de bouts de tissus différents venus de mes tiroirs mais aussi d’échanges entre copines, plus je suis contente !

Lorsque j’ai découvert les photos de quelques quilts de Marie-Claude (voir l’article précédent) dans le Quiltmania n° 57, je l’ai montré à mes élèves d’alors. Très vite Madeleine, qui finissait son 2e ouvrage, voulut faire un quilt inspiré de Marie-Claude, les Cubes Flottants.

Mais que faire ? Impossible de trouver ces tissus japonais soyeux, en voulant le copier on n’aurait qu’un malheureux ersatz et d’ailleurs l’harmonie sur fond indigo n’aurait pas convenu à l’intérieur de Madeleine. Alors, nous avons repris les restes de tissus de ses deux premiers quilts, à dominante verte, jaune, beige et feuille morte ; le fond s’est alors imposé : ce seront des tissus foncés divers : noirs, gris, bruns… Et voici le résultat, un quilt cousu dans la plus grande tradition, cousu et quilté main, inspiré par un autre quilt mais suffisamment personnalisé pour avoir sa vie propre :

Nous voici donc rassurées, les possibilités du patchwork sont infinies et nous permettront toujours d’exprimer ses propres goûts, d’utiliser des tissus qui nous racontent notre histoire… Et c’est tellement plus gratifiant d’ajouter sa touche personnelle à un quilt que nous mettrons des semaines à terminer !

Sentez-vous libres de faire ce que vous aimez, de modifier les modèles qui vous inspirent, publiés pour vous donner envie de faire du patchwork, vous motiver, vous montrer une voie… J’ai moi-même des difficultés à laisser pousser les ailes de la création qui m’éloignent d’un modèle qui me plaît déjà tel quel, mais ce sont ceux pour lesquels j’ai fait cet effort qui me tiennent le plus à coeur !

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Rencontre avec la Créatrice de Lumière

Si vous saviez quel plaisir j’ai eu cette semaine à recevoir Marie-Claude de la Chambre des Couleurs ! C’est une femme merveilleuse qui m’honore de son amitié et crée des quilts uniques dont j’ai déjà essayé de vous transmettre l’esprit dès les premiers articles de ce blog :

https://quilteuseforever.wordpress.com/2011/05/11/la-creatrice-de-lumiere/

Elle m’a offert le plus beau cadeau possible en nous apportant cinq de ses quilts ; elle les a exposés, commentés à une assemblée de quilteuses de Haute-Garonne à l’occasion d’une Journée de l’Amitié France-Patchwork. De l’avis général, ce fut un enchantement d’admirer ces patchworks quiltés de facture classique, mais au charme magnétique ; la magie vient sans doute de sa capacité unique à jouer avec les couleurs et la lumière, ses fonds presque toujours sombres mettant en valeur les tissus chatoyants de soie, de coton ou de ramie… Marie-Claude ne se refuse rien si elle considère que ce sera beau, même si la soie lui donne parfois du fil à retordre  ! Elle nous a généreusement donné tous ses petits trucs que vous retrouverez au fil de ses articles sur son blog.

Sa démarche personnelle a marqué l’assemblée : contrairement à la plupart d’entre nous, elle commence avec les tissus et recherche leur meilleure utilisation ; ainsi ci-contre, vous voyez un détail de « Chant d’Etoiles » où soies de kimonos ou cravates usagées jouent ici leur meilleur rôle.

Elle a parfois copié un modèle mais ce n’est pas sa démarche favorite… Et que dire des sublimes tissus anciens japonais tissés artisanalement, parfois un peu rèches, teints à l’indigo et destinés aux vêtements des paysans ou pêcheurs du nord du Japon, à qui elle donne une nouvelle vie ?…

Tout son art lui vient de l’observation inlassable des grands Maîtres de la peinture, connus ou oubliés. Ses goûts sont éclectiques mais sa préférence va vers la peinture européenne du XVIIe Siècle, héritière de la Renaissance, avec bien sûr le clair-obscur qu’on retrouve souvent dans ses quilts, mais aussi l’opulence baroque et raffinée de Rubens, le classicisme joyeux de Poussin… Elle est intarissable sur le bonheur que lui procure la visite des musées. Guettez, sur son blog, ses prochains articles sur son séjour dans la région toulousaine, nous allons sûrement découvrir beaucoup de choses !

Et surtout, admirez sur son blog ses quilts qui ne sortent presque jamais de chez elle ; je dois vous avouer que je craignais d’être un peu déçue en les voyant « en vrai », mais ce fut au contraire un éblouissement. Je suis très heureuse d’avoir pu partager cet immense bonheur avec mes amies de Haute-Garonne, alors au nom de toutes, merci Marie-Claude !

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Je vous recommande de cliquer sur les petites photos en colonne de gauche pour lire les articles consacrés aux différents quilts de la Chambre des Couleurs

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Le nom de son blog dévoile son amour pour la peinture, puisque la chambre des couleurs était la pièce où les matières premières destinées à faire de la peinture (pigments d’origines diverses) étaient stockées et préparées pour peindre les tableaux… Mon goût pour les romans historiques me donne envie de vous signaler sur ce sujet :

La Jeune Fille à la Perle, de Tracy Chevalier
L’Enfant de Bruges, de Gilbert Sinoué
La Passion Lippi, de Sophie Chauveau

Ces auteurs ont parfois abordé ce même sujet dans d’autres livres… Découvrez, laissez-vous surprendre !

A l’Orangerie de Rochemontès

Qu’est-ce qu’une orangerie ? C’est un bâtiment annexe à une grande propriété, destiné à abriter les plantes exotiques en pot le temps de la mauvaise saison : des palmiers par exemple, mais surtout des agrumes, d’où son nom. Les larges ouvertures vitrées donnant au sud font rentrer les moindres rayons de soleil en hiver ; les belles portes-fenêtres sont le plus souvent cintrées (en forme d’arcades), souvenir de l’origine italienne de ce bâtiment. Quant au plafond, sa hauteur permet de faire entrer des arbres devenus grands et de garder une hygrométrie optimale pour ces plantes.

Mais quel travail de transporter ces pots deux fois par an ! A présent, les orangers ne remplissent plus les orangeries, ou bien à petite échelle. C’est vrai qu’on peut se régaler d’oranges tous les jours, ce n’est plus LE cadeau de Noël…

Louis XIV, qui adorait les oranges, fit planter de nombreux orangers en bac à Versailles ; à la belle saison ils ornaient les jardins de Le Nôtre et regagnaient l’immense Orangerie du château en hiver.

Certaines orangeries sont devenues musées (le Musée de l’Orangerie à Paris était le refuge des orangers du jardin des Tuileries), d’autres des restaurants, des salles de réception… et toutes gardent cette élégance, cette touche italienne propre à ces bâtiments pourtant  érigés à des fins utilitaires.

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Au nord de Toulouse, à Seilh, une orangerie abrite tous les deux ans une exposition très attendue par les quilteuses de la région !C’est le magasin Quilt and Patch de Toulouse qui nous régale en réunissant les derniers quilts de leurs élèves et clientes. La magie des lieux est déjà un bonheur, alors avec des dizaines d’ouvrages à admirer sur les vieux murs de briques, c’est presque le paradis !

Admirez ici les rideaux :

Et encore d’autre jolies choses !…Et enfin…

Encore une bien belle exposition, merci à toutes !

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Balma : une expo exemplaire

Quel est le but d’une exposition de Club ?

C’est montrer enfin au monde extérieur le résultat des réunions hebdomadaires, des centaines d’heures passées à cogiter, chercher les modèles, les idées, les tissus, couper, coudre, assembler…

C’est le plaisir pour le public d’admirer des oeuvres d’artisanes ou d’artistes, peu importe comment elles préfèrent se nommer, ébloui par tant de patience et de beauté…

C’est encore témoigner d’une dynamique de groupe, sinon, pourquoi appartenir à un Club ?… Impensable dans une galerie d’art estampillée, une expo de club ose disposer, l’un à côté de l’autre, des quilts de la même inspiration ; et là on imagine bien la connivence des amies qui s’entraident, qui réalisent un ouvrage qu’elles aiment et qui sera ni tout à fait différent ni tout à fait le même… L’exposition de Balma 2012 est exemplaire car j’y ai souvent vu, à travers les ouvrages, une émulation d’équipe, une complicité de groupe (un petit jeu : combien de quilts ont intégré ce tissu de batik multicolore ?), et c’est bien pour cela que les clubs existent !

Honneur aux débutantes avec leur Sampler : c’est l’ouvrage qui permet d’apprendre diverses techniques du patchwork avec rigueur. Ces deux ouvrages montrent déjà un bel apprentissage, des gammes très bien choisies, une personnalisation des blocs… Bravo Mesdames !

Beaucoup de variété, de belles surprises…

 Boutis, hardanger et autres broderies, belles à couper le souffle !

Que de diversité et de beauté !

Et puis, mon plaisir personnel de voir des quilts très « scrappy », des chutes de tissus de toutes sortes assemblés dans la tradition du patchwork authentique :

J’aurais bien aimé faire partie de ce groupe, j’adore les quilts de bandes !

Quelle belle expo ! Mesdames les exposantes, vous nous enchantez. Et si vous êtes dans la région de Toulouse, il est encore temps d’aller voir en vrai tous ces ouvrages… et tous ceux, nombreux, que je n’ai pas pris le temps de photographier…

Pour finir, devinez qui nous accueille à l’entrée ? Une nuée de papillons, plus jolis les uns que les autres…

 A bientôt les amies !

Exposition France-Patchwork

Voir aussi le reportage de Murielle :

http://les-fils-de-soie-des-m.over-blog.org/article-visite-d-une-exposition-de-patchwork-102253418.html

Belle variante des Moulins de la Ruche

A l’exposition de Balma (à l’est de Toulouse) qui a lieu en ce moment, un quilt a fait tilt : il ressemble beaucoup aux Moulins de la Ruche ! J’ai demandé à Catherine F. la permission de vous le présenter, ce qu’elle m’a accordé avec grande gentillesse. Elle l’a fait pour sa fille qui lui a donné une seule exigence, qu’il soit bleu et blanc !

C’est avec une gamme de batiks qu’elle a réalisé ce magnifique quilt avec un dégradé évoquant l’Océan…

Bientôt ici d’autres photos de quelques uns des quilts remarquables présentés dans cette exposition. Vous avez ici tous les renseignements concernant cet événement. Vous ne regretterez pas votre déplacement !

Toujours l’expo bleue…

… qui étonne et donne des idées ! Les visiteurs se trouvent bien dans cette ambiance, les quilteuses avouent ne pas penser assez souvent au bleu en couleur dominante de leurs quilts. C’est donc très motivées qu’elles repartent, convaincues qu’on n’est pas obligé de vivre en bord de mer pour faire entrer cette couleur chez soi !

Voici donc la suite et fin de cette petite expo qui fait son effet :

Carrés disparus de Denise, aux bleus intenses si difficiles à rendre en photo (à cause des spots…), et Roses Trémières, modèle au succès intemporel, de Madeleine

Monique, scrapeuse toujours inventive, nous présente deux quilts à fond marine

Janine s’est amusée à faire ces très jolis carrés décentrés et Lola a réussi de superbes carrés japonais

France-Patchwork à l’honneur : Marylou a interprété un quilt du n° 107 des Nouvelles en batiks bleus (j’adore !) et Dédée a suivi les Vols d’Oie du Patch d’Oc n° 57

Nos Simone remportent chacune un énorme succès : Simone Z. et ses cubes en perspective, Simone F. et ses minuscules hexagones… Diversité saisissante du patchwork !

Nous avons aussi une ambiance maritime avec les bateaux turquoise de Yolande et les méticuleux appliqués de Christiane !

Magnifique miniature, les Seven Sisters de Patricia et les Hortensias de Yéyé

Tableau en art textile de Françoise et quilt traditionnel de Yolande  se cotoient avec un égal bonheur !

Eh oui, c’est le printemps !

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Exposition annuelle du Club Léo Lagrange de Colomiers (ouest de Toulouse) : Salle de la FAC (Fédération des Associations Columérines) face à la piscine. Ouvert de 14 h à 18 h (fermé samedi et dimanche) du 20 au 30 mars.