On a toutes fait un jour un gâteau roulé, à la confiture ou en bûche de Noël, à la crème pâtissière, au chocolat, aux marrons… Parfois parfait comme sur la photo ci-contre, d’autres fois avec un résultat en catastrophe avec le biscuit qui casse, la garniture qui coule… C’est en tout cas ce qu’on appelle en anglais un jelly roll, quand il est fourré de gelée ou de confiture.
C’est un autre jelly roll qui nous intéresse dans l’immédiat, celui qui est en tissus, invention géniale de Moda.
Depuis 6 ou 7 ans ces jolis rouleaux de tissus prédécoupés sont en vente. Sauf mention contraire, il s’agit de 40 bandes de tissus d’une même série coupés de lisière à lisière et d’une hauteur de 2 inch 1/2 (6,3 cm environ). Quand on commence à les manipuler, attention à la poussière de tissus ! Ces bandes sont coupées en zigzag, causant de petites peluches.
Et enfin, j’ai utilisé des restes de bandes de plusieurs jelly rolls pour cette Assiette de Dresde scrappy :
La même, dans d’autres couleurs :
Les explications détaillées se trouvent dans le magazine Les Nouvelles de l’association France Patchwork(n° 127).
Bonne lecture à tous les adhérents !
Avec l’enthousiasme suscité par les premières offres, MODA a étendu son choix de tissus prédécoupés, ouvrant ainsi une pâtisserie pleine de gourmandises pour quilteuses sous le nom de MODA BAKE SHOP.Au fur et à mesure des inventions de sets de tissus prédécoupés, on reste dans le thème des confiseries et pâtisseries, au moins dans la présentation :
Et pour savoir ce que renferme chaque catégorie, voici un tableau pratique :
Le prix par rapport au tissu coupé au mètre est intéressant (uniquement parce qu’on achète juste ce dont on a besoin) et on gagne en temps de coupe. En revanche, on a parfois des tissus moins jolis dans le paquet ! Ces séries sont très faciles et pratiques à utiliser, mais il faut savoir qu’on ne les lave pas avant utilisation.
Voilà donc un point rapide sur ces prédécoupés que certaines manient avec aisance et que d’autres considèrent avec plus de méfiance. Ces séries existent, le choix est de notre côté, consommons-les (ou pas) en connaissance de cause !
J’aime les idées simples avec un grain de folie et en voici une de Joëlle Vétillard qui souhaite réaliser une robe de mariée en triangles faits… par nous !
Cette robe de mariée clôturera un défilé de mode qui aura lieu pendant des Puces de couturières dans la Creuse, en septembre prochain. Chaque volontaire peut faire un (ou des) triangle doublé de tissu blanc qui sera assemblé à d’autres, pour faire la plus longue traîne possible ! Voici la photo qui montre des exemples et les dimensions requises :
Pour tout renseignement complémentaire, allez voir l’article de référence ici. Cela peut devenir le thème d’une journée sympathique en club ou l’occasion de recycler des essais de pliages en tissus blancs. Du plus simple au plus compliqué, vos triangles combleront Joëlle !
C’est ainsi que nous commençons l’année, dans la joie et la bonne humeur, autant que nous le permettent les aléas de la vie…
Vous savez certainement qu’on nous recommande, pour notre santé, de bouger plus et même de marcher 10 000 pas par jour… Que j’aimerais prendre le temps d’y parvenir quotidiennement ! En attendant, voici comment commencent certaines réunions de quilteuses aux Etats-Unis : (video de Patricia Pudney)
Une idée pour notre prochaine rencontre entre copines, pour mieux faire passer la Galette des Rois ?
J’ai choisi d’être heureux, Car c’est bon pour la santé. Voltaire
Entre le rubis et l’indigo, le pourpre (plus près du rouge) et le violet (plus près du bleu) sont des couleurs devenues rares. Si vous souhaitez vous habiller en violet, bonne chance ! Il vous faudra écumer de très nombreux magasins pour trouver quelque chose…
Le mauve, couleur éclaircie du violet, est encore plus délaissé. Il est loin le temps où cette couleur, nommée d’après la mauve, fleur des champs, faisait fureur ! C’est une avancée en chimie qui rendit cette teinte si populaire dans les années 1860. Comme souvent, les découvertes se font par hasard… Un jeune chimiste anglais de 18 ans faisant des recherches sur la quinine à synthétiser pour soigner la malaria, garda les résidus d’une expérience et remarqua sa couleur particulière… La mauvéine, tirée de l’aniline, était née, bouleversant les codes de la mode de ce milieu du XIXe siècle car on put enfin teindre les tissus en masse avec un résultat fiable, durable, constant. Cette couleur, tant appréciée par la Reine Victoria en Angleterre, devint LA couleur à la mode, avant que d’autres ne fussent également synthétisées. L’histoire de ce chimiste quasi-oublié est racontée dans ce roman historique Mauve – Comment un homme inventa une couleur qui changea le monde, de Simon Garfield. A ma connaissance, pas de traduction en français de ce livre qui trace les débuts de la chimie au service des couleurs et notamment la naissance des grands groupes comme BASF, Hoechst ou Bayer.
Une amie quilteuse de Floride
Si vous êtes fidèle à la Ruche depuis au moins un an, vous ne pouvez avoir oublié Betty Smith de Floride*, qui entretient la mémoire d’une sacrée petite bonne femme qu’elle rencontra il y a une dizaine d’années, pour ne plus la quitter jusqu’à sa fin. Rappelez-vous Miss Sue, sa vie intrépide de femme du Vieux Sud, qui rappelle la Couleur Pourpre (livre d’Alice Walker, film de Spielberg) ou les Beignets de Tomates Vertes (livre de Fanny Flagg, film de Jon Avnet) avec ces formidables femmes du Vieux Sud, blanches ou noires, au caractère bien trempé, forgé par une vie souvent bien dure…
Betty Smith, retraitée de l’Education, Proviseur de lycée en fin de carrière, occupe maintenant ses journées en recherchant des œuvres d’art, en tenant un magasin d’antiquités… et en quiltant.
C’est un Pine Cone Quilt, rappelant la structure des pommes de pin.
Nous l’avions laissée l’année dernière*, ayant tout juste fini un incroyable quilt dans tous les tons de verts. Ce quilt n’en est pas un à strictement parler puisqu’il n’y a pas de quilting, mais c’est fait de bouts de tissus cousus pour en faire une couverture, alors nous pouvons lui accorder ce nom par extension !
La technique est quasi tombée dans l’oubli, utilisée par une poignée de quilteuses. C’est un ouvrage de récupération extraordinaire !
Symbolisme du violet
Préparation d’une gamme de tissus pour le prochain quilt de Betty. Mais qu’est-ce que ce grand disque pourpre en plumes ?
C’est une coiffe traditionnelle camerounaise portée par des dignitaires lors de manifestations. Elle est faite de plumes teintes, cousues en rond sur un fond de fibres, maintenant très recherchée par collectionneurs et décorateurs d’intérieur. Les plumes sont au-dessus.
Cette année, Betty a fait un autre quilt avec la même technique de petits carrés pliés en triangles puis cousus sur une toile de fond pour un nouveau Pine Cone Quilt, son quatrième. Hommage suprême, elle l’a fait en couleurs pourpre-violet… en mon honneur ! Vous ne pouvez pas imaginer le plaisir que cela m’a fait… Pourpre pour l’évocation du beau film de Spielberg qu’elle a comme moi tant aimé… Mais bien plus encore, car Betty est une femme remplie de spiritualité et embrasse les plus belles compréhensions de notre monde. Ainsi, pour son nouveau quilt elle a choisi cette couleur pour moi, pour les caractéristiques du 7e Chakra et les ondes bénéfiques de l’améthyste : intuition, imagination et créativité… Quelle coïncidence que mon mari m’offre une bague aux améthystes en juillet dernier, au moment-même où Betty commençait ce quilt… Au risque de vous amuser, j’affirme ressentir des effets positifs de cette pierre et pour couronner le tout, Betty ignorait que la violette est un des plus beaux symboles de ma ville natale, Toulouse ! C’est avec obstination qu’Hélène Vié poursuit la mise en valeur de notre petite fleur,malgré tant de difficultés.
Betty commence en juillet 2015 ce nouveau quilt, entourée de mille et une œuvres d’art qui font son quotidien. Les premiers carrés pliés sont cousus sur le drap blanc.
Des heures et des heures de travail plus tard :
Et le quilt grandit, le poids devient conséquent… Tous les tissus sont neufs, venant de magasins de tissus de patchwork : il est revenu à une petite fortune, cette couleur étant si peu disponible…Quelles belles couleurs ! Ce quilt est d’une rare beauté.Ici le dos du quilt fini : on remarque que les carrés sont fixés avec de grands points, rang après rang, tout à la main.Ce quilt a été réalisé en quatre mois, ce qui représente un travail quotidien acharné 🙂 Le 31 octobre, la date limite que Betty s’était imposé, Betty y travailla 14 heures d’affilée pour le finir ! Et début novembre j’ai eu l’immense joie de recevoir ces photos et la raison de ce quilt pourpre.Les petites touches de jaune, rose, mauve et blanc donnent tant de fraîcheur à cet ouvrage ! Comme tous les tissus sont neufs, ils pèsent plus que des tissus de récupération (l’usure allège !). Ce quilt de 168 cm sur 252 cm pèse la bagatelle de 14 kg…
Je suis heureuse et honorée d’avoir pu inspirer un quilt si magnifique ! Thank you Betty from the bottom of my heart.
Puis le 13 novembre est arrivé.
Sujata Shah
Betty m’a adressé un émouvant mail de soutien. Elle aurait voulu me téléphoner pour exprimer son horreur et son soutien à nous, quilteuses de l’autre côté de l’Océan… Quelle gentillesse… Il fallait qu’elle exprime son souhait pour la paix dans le monde et a donc créé, près de sa porte d’entrée de magasin, un autel. Il réunit des forces de paix venant de Chine, d’Afrique et de Haïti, avec des bougies de prières, de belles plantes et une décoration symbolique. J’en ai été extrêmement touchée, mais je ne pouvais alors communiquer sur le blog à ce sujet, ayant moi-même tellement envie d’occulter cette terrible période.
En hommage aux victimes du 13 novembre au centre de la Floride, Betty a réuni ces statuettes chargées de sens, et pour nous soutenir dans cette tragédie. La France est loin de la Floride, mais un lien s’est fait entre nous (encore une fois par l’intermédiaire de LeeAnn !) et donc Betty s’est sentie bien plus touchée, s’inquiétant pour mes proches et moi…Une magnifique Vierge Noire (Amérique centrale)
L’histoire ne s’arrête pas là car j’ai reçu par la Poste le fameux livre de Betty racontant toute l’histoire de Miss Sue. Le style est enlevé, les très nombreuses photos si touchantes… Grâce à Betty et quelques personnes éclairées comme Roderick Kirakofe, je comprends mieux l’ampleur des quilts utilitaires et l’état d’esprit des quilteuses qui les firent. Les quilteuses de Gee’s Bend en font partie mais ne sont pas les seules, loin de là ! Le livre de Betty, malgré l’importance de ce témoignage, n’a pas trouvé d’éditeur, elle en a fait malgré tout quelques exemplaires et je suis extrêmement touchée de faire partie des heureuses destinataires… Que de bonheurs grâce à notre passion commune !
Vivons passionnément !
C’est avec cette couleur et la magie de l’amitié que se conclut le dernier post de l’année 2015. Que le passage vers 2016 vous soit heureux et rendez-vous pour une nouvelle année créative !
De nombreuses quilteuses de Haute-Garonne ont bien apprécié découvrir comment utiliser élégamment des tee-shirts en fin de vie, avec une technique popularisée par Natalie Chanin (son entreprise se nomme Alabama Chanin). Comme promis voici quelques photos ! Tout d’abord, j’ai vu les pochettes de Josée de Nadaï et Michèle Morin lors de la très belle exposition de Cazères, puis vous avez celle de Maïté l’Abeille avec des détails montrant bien que toutes les coutures sont « à cru », sans rentré, et enfin celle d’Eliane Géraud, d’une élégante simplicité :
Mention particulière à Florence Bismuth qui a adoré cette technique, vous pouvez voir sa première pochette en fin d’article ici. Elle ne s’est pas arrêté là :
Florence achète deux tee-shirts identiques (sauf la couleur), les superpose, brode au point avant des feuilles ou autres motifs… et coupe le tee-shirt de dessus afin de faire apparaître la couleur du dessous ! Quelques perles et c’est un tee-shirt magnifiquement customisé !
… Et je sais que beaucoup d’autres pochettes ont été terminées et vont faire partie des présents de fin d’année, bravo à toutes !
Rendez-vous avant la Saint-Sylvestre pour une visite virtuelle chez une quilteuse en Floride ! En attendant, de tout cœur passez de très belles fêtes de Noël… Pour moi, ce sera du côté de Toulouse !
Le Pont-Neuf et La Dalbade, Toulouse, peinture d’Henri Martin (1860-1943)
La petite rubrique sur les drôles de signes vous a bien amusées le mois dernier avec les thèmes : &, @, # et xoxo.
Corinne, fidèle lectrice de la Ruche et trésorière de la délégation FP 68, vient de m’adresser une photo prise à Shanghai la semaine dernière :
Merci pour ce clin d’œil 😉 Et dire qu’on pense à mes articles même en étant au bout du monde…Cela me fait vraiment plaisir ! A mon avis, il doit y avoir d’autres boutiques au même nom dans les pays anglophones : c’est court, c’est graphique… Tout pour plaire !
Et Kristine l’Abeille a fait un panneau de piqué libre que j’adore :
Quelle bonne idée… et quelle maîtrise du piqué libre !
Eh bien celles qui nous intéressent, celles du patchwork dans tous ses états ! Le magazine Les Nouvelles, Patchwork et Création Textile vient de paraître. Vous trouverez ici son sommaire, histoire de vous donner l’eau à la bouche si vous ne le recevez pas… Il y a des reportages sur l’histoire du patchwork, les expositions qui comptent, des rencontres avec des artistes renommées, des inspirations à foison (ne manquez pas le dossier sur les tessellations) et toujours de nombreux modèles…
Superbe couverture ! Contraste, Béatrice Bueche.
Nous sommes en pleine mutation avec la déferlante du Patchwork Moderne, nommé ainsi faute de mieux. Diverses tendances se dessinent, promues par de jeunes stylistes et des tissus imprimés aux nouvelles influences graphiques, des blocs revisités, mais on conserve l’essentiel de ce qui caractérise le patchwork : l’assemblage de tissus pour en faire un bel ouvrage textile matelassé, à utiliser quotidiennement sur un lit ou en jeté de canapé, ou en décoration murale… Rien de révolutionnaire, mais on ne peut ignorer cette évolution somme toute très accessible !
Ce patchwork moderne est différent de ce qu’on appelle en France Art Textile, discipline artistique aux multiples matières et aux volumes libres, souvent plus proche des arts plastiques que du patchwork. Quant au Patchwork Contemporain, c’est une expression clairement artistique, oeuvre d’exposition qui reste de fil et de tissu, sous forme de quilt (= avec 3 épaisseurs) comme celui de la couverture ci-dessus. Mais ce ne sont que des étiquettes et il y a de la place pour tout le monde, à chacun de s’épanouir dans ce qu’il préfère !
Comment se procurer ce magazine? Vous le recevez si vous êtes adhérent France Patchwork (en code 1 : abonnement compris !) ou au stand France Patchwork lors des Salons de France et de Navarre (et parfois aussi bien plus loin).
Cela fait maintenant plus d’un an et demi que je contribue au rédactionnel avec une rubrique de quatre pages consacrée à l’évolution du patchwork. C’est ce qui me tient à cœur : connaître le passé pour mieux apprécier le présent, et la matière est riche en ce qui concerne le patchwork ! Si la préparation d’un dossier trimestriel pour Les Nouvelles est pour moi un plaisir, la recherche d’illustrations en haute définition est la partie la plus stressante… Mais au fil du temps je me rends compte à quel point les conservatrices de musées américains et les quilteuses du monde entier sont gentilles, abordables, arrangeantes et très généreuses.
Cette fois-ci, j’ai fait appel à Denyse Saint-Arroman* (France), Martha Dellasega Grey (USA), Laetitia Brugère (France), Marit Naerheim (Norvège) et last but not least, Kathy Doughty (Australie). Toutes ont cherché dans leurs archives pour m’aider à boucler le dossier et offert leurs belles photos à France Patchwork. Que chacune en soit ici sincèrement remerciée !
Dans ce numéro de décembre 2015, le sujet abordé est celui de l’Assiette de Dresde ( p. 26-29) et je viens de terminer pour ma petite Maman celle que j’avais commencée en faisant les photos pour les explications en pas-à-pas (modèle p. 92-94) :
Mais ce numéro est riche de tant d’autres choses à découvrir !
VU :article de Sirop de Citrouille, qui a eu la gentillesse de m’adresser des photos de son très beau quilt « Sortir du Rang »!
Nous sommes tout près des fêtes de fin d’année, tant attendues par grands et – surtout – petits ! Après des événements tragiques, une actualité chargée, il est temps de se rendre compte que le décompte est bien avancé : J – 10, qu’on se le dise !
Il est un conte qui me tient particulièrement à cœur, lu et relu à mon frère, puis à mes petites sœurs, mes filles, mon fils… Ce conte est l’esprit même de Noël, au plus près des enfants, des animaux et de la Nature. Il paraît que c’est l’adaptation d’une histoire traditionnelle russe, ce que je veux bien croire, même si les informations à ce sujet sur internet sont très modestes.
Ce conte, c’est :
Marie Colmont est décédée de la tuberculose avant sa publication en 1941. J’imagine les premiers enfants à avoir lu cette histoire, évasion de l’esprit dans la noirceur de la guerre.
Je me souviens bien de la magie des illustrations aux traits pourtant déjà vieillots dans les années soixante. Le roitelet farceur, le renne au traîneau, les oies qui cancanent… tout est enchantement, jusqu’à l’évocation poignante de l’enfant malade. Et là, j’ai tout de suite aimé son dessus de lit, une couverture faite de nombreux carrés de tissus… Je ne connaissais pas encore le mot patchwork !
Les histoires les plus simples sont parfois les meilleures… L’ourson épris d’indépendance sera le cadeau de petit garçon malade et nous leur souhaitons une belle vie ensemble !
Vous souvenez-vous des jeux sans électronique ? Sans rien du tout ? L’un d’entre eux consistait à chuchoter une phrase à son voisin qui le répète à son tour… et au bout de la chaîne la phrase est bien souvent toute transformée, parfois de manière cocasse ! La délégation France Patchwork Suisse n’a pas oublié l’âme d’enfant qui sommeille en chacune en proposant ce principe à trois groupes de cinq à six quilteuses. La première reçoit une photo, elle l’interprète en mini-quilt, puis le passe (sans la photo) à la suivante. Chaque groupe prend des directions fort différentes et c’est un vrai amusement de traquer pourquoi et comment le thème a évolué.
Une photo de ce village a été donnée comme départ du jeu ! C’est un des beaux villages de Ligurie, en Italie, nommés Cinque Terre.
Nous avons exposé la Valise lors de la JA du 20 novembre, malheureusement seulement sur tables en raison du manque de grilles d’accrochage… L’état d’urgence mobilisait le personnel technique. Mais les 17 quilts ont été bien admirés, bravo aux créatrices !
Pour vous mettre l’eau à la bouche, en voici la première interprétation de chaque groupe :
Nous voyons ici comment les quilteuses ont été inspirées par le village. Mais la suite recèle beaucoup de changements de cap très étonnants !
Les Valises France Patchwork sont réservées au circuit des délégations de France Patchwork. C’est un réservoir de belles surprises, de poésie et de partage.
Ce n’est pas un secret : beaucoup de quilts recyclent les étoffes usagées… y compris les tee-shirts. Ils peuvent même devenir de très beaux ouvrages !
Natalie Chanin, fondatrice de Alabama Chanin, maison de couture et accessoires prônant les matériaux écolos, recyclés, ainsi que le travail à la main… La matière première reste le jersey de coton (=maille de tee-shirt)
Au fin fond de l’Alabama, l’Etat le plus pauvre des Etats-Unis, là même où se trouve le hameau Gee’s Bend, une jeune femme a commencé à utiliser des tee-shirts usagés pour en faire « autre chose ». De fil en aiguille, elle a créé un style à la fois brut et raffiné. C’est la belle Success Story de Natalie Chanin ! Le travail pour réaliser un vêtement (car elle fait des défilés de mode) est souvent énorme, le prix aussi ! Mais elle partage généreusement sa manière de travailler dans ses livres et on comprend la somme de travail que peut représenter une seule pièce… Elle a hérité de l’adresse de ses grand-mères, toutes deux excellentes couturières, et de techniques utilisées durant la Grande Dépression des années 1930. Tout est fait à la main, y compris les longues coutures, les bords sont laissés à cru (le jersey de coton fin ne s’effiloche pas !) et les techniques sont principalement l’appliqué, l’appliqué inversé, ornés de perles ou de broderies, de bordures en maille jersey…
Etonnant, non ?…
Les techniques d’Alabama Chanin sont un peu connues en France : je vous invite à aller voir en particulier Théa Oz et sa superbe robe !
Voici un aperçu des réalisations Alabama Chanin :
Elle garde aussi le goût des quilts, omniprésents dans sa vie. Maintenant elle les conçoit tous en tee-shirts comme ceux-ci :
Natalie Chanin est maintenant très connue aux Etats-Unis, certaines stars de la musique ou du cinéma lui font de la pub en portant ses vêtements, tous faits dans un atelier, en Alabama.
Pour donner l’idée d’utiliser cette matière inhabituelle et pourtant si commune et contribuer à faire connaître Alabama Chanin, nous avons fait un atelier utilisant du jersey de coton vendredi dernier en Journée de l’Amitié France Patchwork 31 à Pibrac (31). C’était l’après-midi, après la présentation de quilts traditionnels faits par Will Vidinic.
Trois livres d’Alabama Chanin étaient à disposition pour donner des idées, ainsi que quelques travaux déjà réalisés. Kristine l’Abeille a conçu une pochette à faire et des stencils pour que chacune dessine « son » dessin sur le jersey. Le travail n’est pas difficile et les résultats ne se sont pas fait attendre !
Découpage de bouts de tee-shirts pour ajouter de la couleur aux jerseys de base distribués en kit.Exemple : une écharpe faite par Kristine. Les bords sont des bandes tortillées et appliquées au point avant.
Merci à toutes les participantes qui ont terminé leur pochette de m’adresser une photo, je les publierai en décembre ! Déjà j’ai reçu celles de Florence, pochette vue recto-verso :
Appliqué inversé coupé laissé « à cru », jolis points avant bien visibles, des perles en déco : c’est tout l’esprit Alabama Chanin, bravo Florence !