Perception et illusion

Connaissez-vous cette danseuse qui tourne ?

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Regardez-la bien. Elle tourne toujours dans le même sens… et puis soudain hop ! elle change de sens. Si vous la regardez à plusieurs, elle ne changera jamais de sens au même moment pour tout le monde ! C’est une histoire de domination de l’hémisphère droit de votre cerveau si elle tourne dans le sens des aiguilles d’une montre et du gauche si elle tourne dans le sens inverse. Trop drôle 🙂

Si, désespérément la demoiselle ne veut pas changer de sens, un petit truc proposé par mon fils : tout en regardant la danseuse infatigable, imaginez quelque chose (par exemple ce que vous pourrez faire demain), puis souvenez-vous de quelque chose… La danseuse devrait changer de sens car vous ne sollicitez pas les mêmes zones de votre cerveau !

Cette illusion d’optique fut concue en 2003 par le Japonais Nobuyuki Kayahara.

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Illusion d’optique bien plus récente, l’affaire de la robe qui nous en fait voir de toutes les couleurs :

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C’est la nouvelle robe de Caitlen, qu’elle a photographiée et mise en ligne jeudi dernier. Elle est troublée par les commentaires de ses amis qui ne la voient pas de la bonne couleur… et la photo fait donc le tour du Net ! Moi je la vois, comme la majorité des personnes, blanche et or. Certes, le blanc est bleuté car la robe est à l’ombre. Les Impressionnistes ne peignent-ils pas les ombres bleues ou même violettes ?… C’est le grand thème sur internet car la robe est en réalité… bleue et noire, c’est plutôt ainsi que mon mari la voit d’ailleurs. La voici sur catalogue :

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Mystère non encore élucidé, même si, sur les Décodeurs du Monde, certains scientifiques semblent comprendre ce qui se passe…

 

Une ribambelle de fanions…

Des fanions volant au vent, c’est l’inspiration de ce quilt tonique :

Des fanions sous la neige...
Photographié la première semaine de février, on aperçoit des restes de neige dans le jardin !

 Déjà, les deux années précédentes, Kristine produisait de nombreux quilts inspirés par Bernadette Mayr ; depuis qu’elle a découvert le livre de Sujata, c’est un enthousiasme renouvelé !! L’une et l’autre, l’Allemande et l’Indo-américaine, proposent des styles de patchwork qui lui convient au mieux.

Ce quilt au fond noir, néanmoins très gai, fut fait à la vitesse de l’éclair, assemblé et quilté en quelques demi-journées : c’est le privilège des tops coupés et cousus au coup d’oeil et à main levée. Ainsi sont faits toute une branche de quilts contemporains. Celui-ci est toujours issu d’un modèle du livre de Sujata Shah (livre : Cultural Fusion Quilts, C&T éditions). Un éditeur aura-t-il l’idée de le faire traduire pour toutes celles qui préfèrent les textes en français ?…

Inspired by Sujata Shah
Très difficile à distinguer sur photo, le quilting ton sur ton indique que le quilt est inspiré par Sujata Shah. On le voit pourtant très bien « en vrai » !

Les magnifiques tissus sont de Brigitte Heitland, la styliste de ZEN CHIC. Kristine les lui avait achetés à Sainte-Marie-aux-Mines en septembre dernier et conviennent parfaitement à ce style de patchwork. C’était un sac de coupons restant de la collection Barcelona !

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Ici le titre, en fil contrasté, se voit bien mieux.

Pas d’étiquette au dos, tout est dans le quilting ! Et il ne manque pas le petit crayon du souvenir : 

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Prochainement, Kristine partagera ici avec nous sa passion pour le style et les oeuvres d’une femme d’origine ukrainienne… Vous ne trouvez pas ? Alors, patience !

Des quilts en Inde, des traces d’universalité

Le point avant, le point universel… non seulement pour l’assemblage invisible de deux pièces, couture basique, mais aussi pour la consolidation d’un tissu ou de plusieurs couches de textiles, en matelassage ou quilting, appelez-le comme vous voulez ! Les quilts bosniaques dont on parlait au début des années 2000, le boutis comme le trapunto, le kantha bengalais, le sashiko japonais… Tous ont pour base le point avant, le point qui court, running stitch en anglais, que je trouve si imagé que je le présente ainsi aux enfants ! Point indispensable, rapide, à la fois utile et décoratif.

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Bosna quilt, quilt d’exposition reprenant les codes des quilts utilitaires du pays.

 

Sampler de motifs de sashiko
Sampler de motifs de sashiko
boutis modèle Nicole Astier-fait par Danyl
Extraordinaire boutis, vu en transparence. Je ne sais pas si Danyl l’a fait au point avant, point traditionnel, ou de piqûre, plus solide. Art raffiné à la Française…

On appelle kantha une broderie au point avant, faite à l’origine pour maintenir ensemble des morceaux de tissus de toutes sortes sur plusieurs épaisseurs. On peut penser à une similitude avec les Boros du Japon, dont on a longuement fait état les années précédentes. Cette année à l’Aiguille en Fête, il y avait, parmi de nombreuses autres merveilles d’Orient, des Kanthas récents qui étaient tous à vendre. Ici plusieurs formes de formes de broderies kantha, faites pour l’exportation, sont réalisées sur un grand panneau textile :

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Beau motif de coquilles sur un tissu teint en bandes verticales roses et vertes.
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Tissu uni clair, entièrement décoré de points avant. Certains remplissent les espaces, donnant un effet d’impression du tissu.
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Trois couleurs de fils pour un effet géométrique

Même couleur de fil pour un mélange géométrique et figuratif qui doit être très amusant à inventer au fur et à mesure :

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IMG_7044Les kanthas peuvent aussi être ainsi :

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Motif figuratif élaboré aux belles couleurs !

 Grâce à des associations, le kantha est un savoir-faire qui est actuellement sauvé de l’oubli. A l’origine humble piquage d’étoffes usagées cousues ensemble pour protéger et embellir les personnes et les objets, les qualités décoratives de ces textiles les érigent en objets de collection. Vous en saurez sans doute plus, très prochainement, dans la presse spécialisée ! 

Si le kantha provient du Bengale, vaste territoire partagé entre l’Inde et le Bengladesh, on trouve ailleurs en Inde, plus à l’ouest, des patchworks quiltés. Il y a un air de famille en raison des points avant omniprésents, ainsi que l’origine indienne. Des différences aussi, mais on peut trouver toutes les variantes qui font que toutes ces pratiques ne sont pas éloignées ! Quelques patchworks indiens étaient exposés l’année dernière, toujours à l’Aiguille en Fête, mais aussi en Alsace en 2013 à l’occasion de la sortie du livre de Geeta Khandelwal :

Livre bilingue Godharis, nous faisant voyager dans l'Inde centre-ouest.
Livre bilingue Godharis (Quiltmania), nous faisant voyager dans l’Inde centre-ouest. A côté, mes jolis tissus Neelam, des unis tissés-teints aux couleurs naturelles. Il me tarde de commencer quelque chose avec eux !

Comme un carnet de voyage, Geeta nous raconte un périple dans un monde rural varié, aux femmes qui confectionnent des godharis, des quilts en bon français ;-). Jamais ces quilts ne sortent du village, ce sont des objets utilitaires. Ils sont faits principalement de restes de saris, coupés sans ciseaux (le tissu est entamé par une lame de rasoir, puis déchiré), mesurés à l’aune du doigt, de la main, de la coudée… Alors évidemment on ne peut attendre un piécé absolument rectiligne. Mais qui s’en soucie ? Les godharis sont là pour tenir chaud, un point c’est tout ! Certaines nuits, même au coeur de l’Inde, il peut faire bien frais.

Geeta
Geeta Khandelwal, auteur du livre Godharis.

Pour maintenir les couches textiles entre elles, le quilting est soutenu, avec des points avant qui courent parallèlement puis changent de sens, juste pour suivre un motif ou pour le plaisir :

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On aperçoit l’assemblage du même tissu, quilté avec des fils changeant parfois de couleur… et de direction ! Photo Sujata Shah en Inde.

Un motif dessiné, cousu, montré plusieurs fois dans ce livre me rappelle un modèle de quilt qui fit grand bruit il y a quelques années dans Quiltmania, dont un bloc de patchwork était en forme de svastika… d’ailleurs pas vraiment, mais le quilt était nommé ainsi (Quiltmania n° 52). Dans le numéro suivant, des excuses étaient présentées. C’est toujours en Inde un signe extrêment bénéfique, ainsi que dans le boudhisme et de nombreuses civilisations passées ou actuelles (dès le néolithique, et aussi notamment chez les Navajos, les Kunas, etc.). De ce beau symbole universel, notre plus sombre histoire du 20e siècle en a fait un signe honni, ce qui a pour conséquence qu’en Occident on ne peut plus se permettre de l’utiliser…

Vous découvrirez dans le livre certains Godharis extrêmement proches de quilts américains. Peut-on imaginer des quilts ayant voyagé, ou des quilteuses d’un pays ou l’autre ayant transmis ses connaissances ? L’auteur pense plutôt à l’universalité de certains motifs, vérifié maintes et maintes fois…

Universalité des choses, c’est ce qui m’a traversé l’esprit en lisant ce livre sur les femmes en Inde peu après celui de Roderick Kiracofe qui raconte un peu la même histoire dans les Etats-Unis ruraux. Universalité de la géométrie et de l’esthétique, quand j’ai vu des photos de godharis qui ressemblent un peu au quilt fait pour ma fille :

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Godhari
Katell Renon
Petit air de ressemblance, n’est-ce pas ?… 10 ans de lavages l’ont rendu moins flamboyant qu’à l’origine. Il est quilté à gros points au coton perlé, il n’a pas de nom mais je l’appellerais bien Godhari maintenant !

Un coucou à Sujata Shah, actuellement en voyage en Inde, qui a eu la chance de rencontrer Geeta Khandelwal la semaine dernière. Voyez son article ici, avec de très belles photos. Elle se sent tellement liée aux deux pays qu’elle peut résumer ses influences ainsi :

facebook the root connection

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Le livre de Dijanne Cevaal consacré à la France arrive bientôt !

Nous avons été quelques unes à contribuer au financement de la parution du livre de l’artiste australienne Dijanna Cevaal, souvenez-vous…

Musing in Textile

 

Il ne saurait tarder à arriver dans nos boîtes aux lettres ! Le travail de préparation des paquets, avec les diverses options possibles, a dû être un vrai casse-tête. Il me tarde de le lire !

Si vous souhaitez vous assurer que vous êtes bien dans la liste des destinataires, voyez la liste sur le blog de Dijanne. Et si vous devenez accro à son style, le prochain livre sera sur l’Italie !

Un jour, Une expo

Villeneuve Tolosane

Villeneuve Tolosane est une de ces jolies petites villes dans les alentours de Toulouse. La déléguée France patchwork 31 précédente, Josette Billard, faisait partie du club de patchwork de cette ville. Ce club continue de nous étonner à chaque exposition, toujours avec des oeuvres de grande qualité. Annie Cunnac et ses amies espèrent un nombreux public, qu’elles accueillent toujours avec beaucoup de gentillesse !

affiche

Une seule journée d’exposition, à ne pas manquer :
Dimanche 8 mars 2015 de 10 h à 18 h

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Les Etoiles à remonter le temps de Barbara

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STARS IN A TIME WARP

Il n’est pas trop tard pour rejoindre le challenge de Barbara Brackman de cette année : faire une étoile, toujours sur le modèle de l’Etoile Variable, pour découvrir tous les secrets des tissus anciens, semaine après semaine. Etoile facile et si polyvalente, d’où son nom « variable » ! Ici les explications pour ce bloc.

Dans l’article précédent, j’évoquais ces deux livres pour mieux connaître les tissus au fil du temps :

Livres Barbara Brackman

En suivant le blog de Civil War Quilts tout au long de 2015, vous aurez des cours particuliers de Barbara sur les couleurs aussi mystérieuses que le vert poison, le cheddar ou le double rose, des idées d’agencements de blocs conçus par les quilteuses au fil du temps… Les Anglophones sont encore une fois favorisé(e)s !

Cela vaut la peine de rechercher des logiciels de traduction si vous ne maîtrisez pas la langue. Evidemment, les résultats sont parfois absurdes, mais c’est mieux que rien ! Pour des vérifications rapides quand j’écris un texte en langue étrangère, j’apprécie le site reverso. Pour des blogs en langue étrangère que je ne connais pas, je me laisse porter par les suggestions de mon navigateur…

J’avoue ne pas coudre les étoiles mais je ne manque aucun article paraissant le mercredi, c’est passionnant !

Chère Barbara

MUG_barbara_brackmanBarbara Brackman est une des femmes que je vénère dans le monde du patchwork. L’accès à internet m’a fait connaître ses formidables livres, ses blogs, ses thèmes autour de samplers à suivre toute une année… et elle m’a complètement « contaminée » ! Je suis devenue accro à l’histoire du patchwork telle qu’elle me l’a fait découvrir, tenant compte du contexte économique et social, des disponibilités des tissus et des modèles, et surtout en pensant à la vie de ces femmes américaines participant à la création, puis l’essor de leur pays. Son blog principal, très éclectique, s’appelle Material Culture. Les quilts du présent et du passé s’y succèdent, présentés parfois avec une pointe d’humour inimitable… 

Lorsque Barbara entreprend de traiter un thème, un blog spécifique est créé pour proposer un sampler dont chaque bloc sera lié à un aspect de ce thème. J’ai suivi avec elle le monde de l’esclavage, la Guerre Civile, l’émancipation des femmes, la vie de Jane Austen… Le sérieux, le dramatique succèdent au frivole, à l’inattendu… Ces thèmes donnent souvent lieu à des livres. Mais là encore, il faut comprendre l’anglais ! A ma connaissance, un seul livre de Barbara Brackman a été traduit en français :

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Les Editions de Saxe ont édité ce livre signé Barbara Brackman. C’est en fait le 1er tome de son Histoire des quilts américains : il s’arrête en 1890. Le tome 2, édité uniquement en anglais, évoque des thèmes qui lui sont particulièrement chers : l’Art Nouveau et le mouvement Arts & Crafts avec William Morris, puis le modernisme, jusqu’aux quilts créatifs du monde rural qui annoncent les quilts contemporains « libérés ».

Loin de se cantonner à l’histoire des quilts antiques et à la conception de gammes de tissus de reproduction (ce qui est déjà beaucoup !), Barbara s’intéresse aussi à d’autres formes artistiques, en particulier le design qui concerne tout l’environnement domestique : les vêtements bien sûr, mais aussi la vaisselle, le mobilier, l’architecture, etc. L’été dernier, elle a visité à Paris le Musée des Arts Décoratifs, ce qui n’est pas le tout premier auquel on pourrait penser ! Cette facette moins connue d’elle est dévoilée dans son blog Historically Modern.

Cerise sur le gâteau, Barbara est attentive aux autres. Elle n’est pas  enfermée dans sa tour d’ivoire, s’intéresse à l’évolution du patchwork actuel.  Elle sait donner le coup de pouce décisif pour faire connaître un événement, une quilteuse, avec une telle gentillesse… J’ai eu la chance d’en bénéficier plusieurs fois, lors de la recherche d’une illustration ou d’une précision historique, puis récemment pour faire connaître le blog Crayon & Pencil… Chère Barbara, merci encore !couv-105-fr

Alors j’ai été vraiment ravie de lire son interview en tête du dernier Quiltmania : pour moi aussi, elle est mon Paul Mc Cartney du patchwork !

Et enfin ! Notre cher magazine renoue avec des modèles plus variés ! Il y en a pour tous les goûts : de l’appliqué, du traditionnel, du moderne, BRAVO! Et j’applaudis aussi au quilt mystère français, profitons des talents de notre pays…

J’ai cité Barbara des dizaines de fois dans ce blog, mais nous l’avons déjà présentée il y a quelque temps sous la plume de Martine :
https://quilteuseforever.wordpress.com/2011/05/23/patchwork-et-histoire-histoire-de-patchwork/
Je regrette de ne pas avoir terminé mon sampler pourtant bien commencé, sous le signe de Grandmother’s Choice :
https://quilteuseforever.wordpress.com/tag/grandmothers-choice/ … Un jour peut-être !

A bientôt après une petite pause !

Ah les coquilles !

Metal_movable_typeLe monde de l’imprimerie les déteste, tout autant que les lecteurs. De nos jours chaque blogueur se doit aussi de traquer ces erreurs involontaires d’écriture. Pas facile, j’en sais quelque chose ! On peut lire et relire un texte, mais parfois seul un œil neuf trouvera le détail qui cloche…
Pourquoi les nomme-t-on coquilles ? L’origine est incertaine, mais cela date naturellement de l’imprimerie traditionnelle, avec les caractères de plomb ou de fonte indépendants. Les coquilles provenaient en général d’une erreur de rangement dans les cassetins, ces petites cases de séparation :

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Je ne résiste pas à l’envie de vous inviter à lire, dans le blog Projet Voltaire, la synthèse des hypothèses de l’origine de la coquille d’impression : certaines sont savoureuses !

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Naissance de Vénus, par S. Botticelli, 1485-85. Symbole de la féminité, une coquille est ici le berceau d’une Vénus née adulte dans toute sa splendeur.

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Dès le Moyen-Age, après une succession de miracles, les pèlerins européens affluèrent vers un port de Galice (Espagne) où, d’après une légende, un des Apôtres de Jésus (Jacques le Majeur) y fut enterré. Arrivés au but, les pèlerins « jacquets » se régalaient sur la plage de la nourriture offerte et gardaient en souvenir une coquille, preuve de leur but atteint, pour leur retour. Puis la coquille devint le signe-même du pèlerin, même à l’aller (!) et la marque des chemins et hébergements tout au long du chemin. Les chemins vers Compostelle sont de nouveau balisés depuis le regain d’attrait pour ce long périple qui séduit tant de marcheurs occasionnels ou acharnés, en quête spirituelle ou sportive. C’est un Brésilien, Paulo Coelho, qui donna envie à des milliers de personnes de marcher sur ces routes anciennes (livres Le Pélerin de Compostelle, 1987 en portugais, l’Alchimiste, 1988 en portugais et 1994 en français). Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié ce livre de J-C Rufin : Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi (2013).

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Tous les chemins mènent-ils à Rome ? Ceux-ci vont vers le Finis Terrae espagnol, Saint-Jacques de Compostelle. Toulouse est une étape bien connue, puis un chemin passe près de chez moi, quelques kilomètres plus à l’ouest ! Vous pouvez aussi lire ici un article sur l’étape de Conques en Aveyron.

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Dans le monde du patchwork, le motif de la coquille ne cache pas son origine : sa forme évoque de suite la fameuse coquille Saint-Jacques, elle-même populaire à la fois en gastronomie (sa noix !) et en signe religieux ou culturel, en particulier pour le fameux pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle. En anglais, ce modèle s’appelle shell (coquille) ou clam (coque, palourde)… ou clamshell !

Astérix et les Normands / Goscinny & Uderzo
Autre coquille, celle de l’huître… dont je ne mange que l’intérieur, contrairement à Obélix (Astérix et les Normands page 12, Texte de René Goscinny, Dessin d’Albert Uderzo)

 Ce motif est universel, j’avais déjà évoqué le seigaiha dans cet article. Je n’essaierai pas d’être exhaustive au sujet des coquilles en patchwork, car on trouve de nombreuses manières de les préparer, de les assembler… On pourrait écrire un livre entier ! Un quilt en coquilles, c’est beau comme ça :

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Photo des pages 32-33 de Marie-Claire Idées n° 33 (juin 1999). Un quilt de rêve qui évoque le bonheur d’un pique-nique à la campagne…

Au hasard des publications dans les magazines et les blogs, on a envie de s’y mettre ! La Châtaigne qui pique a lancé ce thème dans son club avec succès, vous en voyez des résultats ici. Le principe est de préparer un gabarit et d’appliquer, ligne après ligne, les coquilles qui se chevauchent.

Espace ou pas d’espace entre les coquilles ? Comment faire les préparatifs pour les rentrés ? Comment coudre et sur quel support ?… Je n’ai pas de réponse unique à toutes ces questions, tout est histoire de choix personnels ! Il faut bien y réfléchir car ce sont ces multiples petits problèmes potentiels qui font que ces ouvrages sont souvent abandonnés. 

51TM9MVEVPLJ’ai cependant un truc peu connu. Je peux chaleureusement vous conseiller d’essayer le point d’échelle invisible. Qu’es acò ? me demanderaient mes amies occitanes. Eh bien c’est simplement le point qu’on fait un peu instinctivement quand on ferme un coussin, un point qui va d’un bord à l’autre et qu’on serre ensuite. Adapté à l’appliqué, ce point a des atouts indéniables : il est absolument invisible et permet de coudre en suivant le trait dessiné à la fois sur le fond et sur la pièce. Ami Simms l’a « inventé », l’a développé dans ce petit livre (dont un chapitre est justement consacré aux coquilles). Nathalie Delarge fit une petite vidéo de présentation de ce point pour l’appliqué il y a quelques années : c’est ici. On se sent un peu maladroite au début, mais le résultat est particulièrement parfait, surtout pour les coquilles (pour lesquelles on n’a aucun besoin de faire les incisions du tissu de fond).

Cette technique de couture réduit le travail de préparation : ni faufilage, ni colle, ni rentré au fer à repasser, ni même emprisonnement du tissu autour du gabarit à l’aide d’un papier aluminium… (Oui, ceci est une possibilité ! Son avantage est que l’arrondi est mieux qu’avec un faufil, voyez ici comment faire chez Poppy Makes.)

Si vous voulez faire un quilt de coquilles en utilisant ce point d’échelle, il vous suffit de marquer au crayon fin votre gabarit sur chaque tissu, sur le devant. Vous suivez parallèlement les deux lignes, en suivant bien les conseils de Nathalie Delarge et cela va tout seul, je vous l’assure ! Le gabarit se fait tout simplement dans un carton ou un rhodoïd, à l’aide d’un compas. Si ce n’est pas clair, je vous ferai un petit tuto en mars !

Quels que soient vos choix techniques, vous aimerez peut-être comme moi ces réalisations qui vous donneront des envies de coquilles :

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Antiquité visible au Victoria & Albert Museum à Londres, présenté par Kaffe Fassett dans un de ses livres. La bordure verte, très sophistiquée, rythme la masse de coquilles.  Il est presque aussi ancien que ce quilt, le plus ancien d’Angleterre, puisque celui-ci date de 1730-1750.
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Ce coussin a été édité dans un de mes magazines préférés, Love Patchwork & Quilting (n° 4). On y  préconise la feuille alu pour obtenir de belles coquilles !
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Anne, des Avalon Quilters, nous donne envie de sortir nos tissus provençaux…

 

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Molly Flanders a essayé plusieurs techniques de préparation, donc celle de l’assemblage à l’anglaise. Sa préférée est finalement à l’aide de colle. J’aime beaucoup son quilting noir à la main !

 

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Matilda Quilt, par Heidi Pridemore. Beaucoup d’élégance !

 

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Diane Stanley et son Clam Bake quilt.

 

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Extraordinaire panneau de Blue Mountain Daisy, fait de cercles de blue jeans, bordés, décorés, brodés, appliqués avec jubilation !

Ici vous avez un article très complet, montrant en particulier ce quilt moderne :

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Glam Clams, Latifah Saafir

 

Si vous lisez l’anglais et que vous souhaitez faire un « quilt-along » (un quilt fait par vous et pour vous, en suivant la dynamique d’un groupe)  sur le thème des coquilles, rejoignez Rachel dans Stitched in Color, cela commence tout juste en ce moment !!

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Et pour terminer, voici les coquilles mal élevées, les renéguates qui n’ont même pas fait rentrer leurs marges de couture. C’est encore Rachel qui montre le chemin :

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Un ravissant panier décoré de cercles donnant l’illusion de coquilles… Il s’ébouriffera avec le temps !

 Kristine l’Abeille s’en est inspirée pour faire chanter les couleurs brique et évoquer un toit toulousain tout en tuiles :

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Il sera exposé lors des expositions du Patrimoine, préparées par les délégations France Patchwork du patch d’Oc. Comme la trousse de Rachel, les tuiles sont des disques qui se chevauchent, fixés à la machine… Il faut bien la maîtriser pour un beau résultat comme ici ! Son étiquette, au dos, comporte un crayon du souvenir :

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Envie de fleurs

En plein hiver, je me prends à rêver de fleurs de toutes les couleurs… Mon rêve est devenu réalité entre les doigts de Kristine qui vient de finir le quilting de son petit dernier :

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 Pushpanjali, tel est son nom, ce qui signifie Offrande de Fleurs… Ce mot indien convient bien à ces couleurs vives qui dansent si bien ensemble, mais aussi parce que l’inspiratrice de ces blocs est Sujata Shah, auteur de ce livre :

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Le blog principal de Sujata est The Root Connection.
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Le bloc aux coutures légèrement arrondies est utilisé ici pour faire des moulins ; Sujata l’a décliné de maintes autres manières dans son livre que je vous recommande !

Qui se soucie de l’exactitude de chaque bloc ? Pas moi en tout cas ! Les pétales légèrement arrondis n’ont pas la même taille, les différences existent sans être dérangeantes. En revanche, le quilting minutieux, dense pour le fond, confère au quilt beaucoup de classe. Telle est la tendance du patchwork libéré !

 Voici des détails du quilting machine de Kristine :

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Et de dos :

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On y voit bien le changement de couleur de fil en fonction de la zone matelassée.

Le voici, ce quilt qui sera une nappe de jardin aux beaux jours à venir :

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« A cheval sur l’étiquette » (intraduisible !), Kristine l’a brodée :

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Tout y est, même le crayon du souvenir…

Bientôt je vous présenterai un autre quilt : même inspiratrice, même Abeille travailleuse… 

Pi encore !…

Sur plusieurs blogs fleurissent des chiffres, décimales du nombre Pi… Merci d’avoir si bien répondu à l’appel de Sally Sellers par notre intermédiaire (Fabienne et la Ruche) ! Le 14 mars 15 sera donc fêté par les mathématiciens… et nous quilteuses ! Certains petits futés nous donnent même une heure précise :

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 Ce jour-là, à 9 heures 26 minutes et 53 secondes, on aura 9 décimales ! En raison des fuseaux horaires, nous vivrons ce moment unique avant les Etas-Unis, mais après l’Asie…

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Au fil des blogs, nous apprécions l’inventivité des participantes. Le Fil à Malice a récemment montré de magnifiques réalisations et a salué ce matin-même le relais de plusieurs grands blogs français (Marie-Claire Idées, l’atelier d’Emma) que nous remercions chaleureusement !

Voici quelques autres décimales qui seront autant de petits carrés qui flotteront fièrement à Vancouver le 14 mars prochain :

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Les Conteuses ont fait ceux-ci : le 2 par Syl, le 4 par Françoise et le 8 par Dominique. Variété des couleurs, des formes et techniques, c’est exactement ce que les Américaines espèrent recevoir !
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Chantal, proche amie de la Ruche, m’a transmis cette photo juste avant de l’expédier : j’ado-o-ore !
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Mon amie espagnole Ana Maria Perna en a fait des formidables en scraps, le résultat échevelé est réjouissant ! Allez en voir d’autres photos pour mieux comprendre comment elle les a faits…

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Je suis très heureuse de pouvoir annoncer qu’hier, j’ai expédié mon précieux paquet, fruit du travail  de la Ruche mais aussi de trois classes de CM2 dans ma petite ville de Pibrac. Avec l’aide indispensable de Maïté et Brigitte, Abeilles de la Ruche, nous avons réussi, en trois lundis, à faire coudre près d’une centaine de carrés !

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C’était lundi une ambiance de grande Finale, avec tous ces carrés terminés, prêts à partir aux Etats-Unis !

Lundi dernier, la veille de l’offensive neigeuse, les enfants ont finalisé leur carré avec les derniers coups de ciseaux et l’écriture au dos de leur prénom, leur âge, leur ville… Certains ont pensé dessiner un crayon, d’autres des fleurs… Mille et une petites attentions touchantes pour montrer leur fierté de participer à un challenge international ! Vous avez le récit détaillé de cette intervention sur le blog de la Mini-ruche en janvier et février 2015.

Les enfants et les Abeilles de la Ruche participent donc à hauteur de 124 décimales !

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Voici un joyeux patchwork des chiffres envoyés !
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Et voici la pile de décimales emballée dans du film plastique… puis du papier bulle et du papier kraft, pour un voyage en toute sécurité.

 Le paquet devrait arriver le 9 février, à temps pour être pris en compte (la date limite est le 14 février, un mois avant l’accrochage). Nous souhaitons beaucoup de courage aux petites mains bénévoles de Vancouver pour assembler cette banderole qui, tout comme le nombre Pi, semblera sûrement interminable !

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