Une chère amie quilteuse du département voisin du Tarn nous a demandé de l’aider à réunir des doudous pour les enfants soignés à l’Hôpital des enfants de Bordeaux, là où sa petite-fille Servane doit se rendre bien trop souvent. Quoi de plus poignant que des enfants souffrants ? Quand on se rend dans ces lieux, on est reconnaissant envers le personnel dévoué, on compatit avec les familles mais aussi (et surtout) on admire le courage de ces enfants…
Doudou de forme très simple, avec un carré de base de 16 cm, des oreilles, 2 bras-pattes et une queue. Le recto est en joli tissu, le verso en tissu doux lavable lui aussi : polaire, piqué de coton, éponge… Nous avons toutes pensé aux enfants en les préparant.
Pour simplifier les choses, notre chère Tarnaise a créé ce modèle, proche de plusieurs doudous vus sur internet, mais réduit à l’essentiel :
Encore une fois, mes amies du club de patchwork de Colomiers ont montré leur générosité. En trois semaines, le carton à doudous s’est rempli puis a débordé !
Le club de la Courtepointe avait déjà bien travaillé et il manquait 25 doudous pour arriver aux 100 escomptés : en voici 57 !
Le modèle ci-dessus est offert. Cet article est purement informatif, nous ne vous demandons pas de nous envoyer de doudous finis. En revanche, si vous le souhaitez, vous pouvez organiser à votre tour une opération doudous pour les enfants soignés dans l’hôpital le plus proche de votre domicile ou club.
Il fait mauvais un peu partout, alors un peu de poésie picturale nous aide à passer ces sombres journées :
Retrouvez l’univers enchanteur (même par mauvais temps !) de Valériane Leblond sur son site !
Et puis fin janvier à Tokyo, c’est la grande fête des quilts. Cette année, il y avait un thème très porteur, la Petite Maison dans la Prairie ! Je suis impatiente d’en voir des photos. En attendant, voici un retour sur les Maisons Minka du Japon :
Sur un patchwork préparé à la maison, en tissus batik majoritairement vert d’eau et gris-bleu (achetés chez Josie Patch et au Petit Comptoir), nous avons peint des fleurs, des branchages, uniquement avec du jaune et du blanc (peintures spécial tissu). Certaines avaient apporté de la documentation pour se donner du courage ! Nous avions à notre disposition des pinceaux, des bouchons de liège, des coton-tige, des bouts d’éponge… C’était une première pour presque tout le monde.
Pour fixer la peinture, il faut laisser sécher puis repasser au fer très chaud (sans vapeur). Nous avons activé le séchage au sèche-cheveux :
Christophe en pleine action séchage !
… puis bien repassé, tout en protégeant avec une feuille de papier absorbant :
Janine au repassage
Puis, chacun à son rythme, à la maison ou au club, nous brodons les dessins pour rehausser le tableau :
Florentine commence à broder son ouvrage monté sur molleton fin (nuage).
C’est le moment d’admirer un des premiers miniquilts finis, pris en photo la semaine dernière :
Admirez la libellule qui s’échappe du tableau :
et l’étiquette brodée :
Maïté a fini ce tableau un jour qui restera comme un souvenir immensément triste, et donc un crayon rouge s’imposait…
Bientôt d’autres tableaux finis ! Tout le club remercie chaleureusement Kristine pour son sens de l’organisation, sa patience et le partage de son savoir !
Je suis vraiment pleine de reconnaissance envers ma nouvelle amie « de l’autre côté de l’Océan ». Sujata est une femme exquise, extrêmement sensible et d’une admirable ténacité tout en douceur.
Ce que vous n’avez pas vu de ce quilt, c’est le matelassage à la main :
Un coton perlé fin et coloré anime tout le miniquilt. Sujata ne l’a fait qu’une fois le tirage au sort effectué : ainsi, elle m’a dit avoir pensé à moi, l’heureuse destinataire, à chaque point, et donc aussi un peu à la France…
Ni le tissu de dos :
Un magnifique tissu indien avec des éléphants a été choisi par Sujata pour le dos : merci, quel raffinement !
Et le savez-vous ? En décembre, c’était le livre de patchwork le plus vendu sur amazon.com ! Les quilteuses savent ce qui est vraiment bien et le bouche à oreille (ou le blog à blog) fonctionne à fond !
Après la richesse des décorations de Noël, j’avais envie de gaieté et de modernité, j’ai donc ressorti un quilt fait d’après Bernadette Mayr, les coquelicots. Ils vont si bien ensemble !
Mon premier tableau de coquelicots est sur fond noir et ressemble beaucoup à l’original de B. Mayr (Patchwork Fleuri, SAEP, 2006). Il est maintenant dans la chambre de ma fille à Paris. Celui-ci, sur fond gris, a été fait en tandem avec Madeleine : nous avons partagé les tissus et fait des faux-jumeaux !
Voici Sujata à la sortie de son livre, toute émue d’être éditée !
Nous n’avons pas fini d’être contaminées par sa joyeuse manière de faire du patchwork, c’est si agréable ! Déjà, Claude Allard a créé une trousse pleine de gaieté, sans mesure ni stress (coupant au cutter, juste au coup d’oeil et à main levée), au lendemain de la réception de son exemplaire de Cultural Fusion Quilts :
Merci de nous inspirer Sujata, et bon séjour en Inde, ton pays natal !
Depuis des siècles les femmes américaines cousent des quilts (patchworks). Cette technique dont l’origine se perd dans la nuit des temps est devenue le symbole de l’Amérique et un art à part entière accueilli par les musées.
Mais il témoigne aussi de la vie des femmes qui les ont réalisés. Simples ou sophistiqués, maladroits ou inspirés , il se sont transmis de génération en génération. C’est un art vivant qui nous émeut justement parce qu’il évoque la vie familiale, la chaleur du foyer.
A travers quelques exemples de « crazy » victorien nous allons plonger dans l’histoire de ces femmes , ressentir comment elles ont exprimé leur besoin de création et d’évasion en réalisant ces objets utilitaires indispensables à la survie de leur famille.
Je note date et heure dans mon agenda et espère pouvoir y aller !
Huguette se fait la porte-parole de son groupe Accropatch Strasbourg Meinau : le challenge Pi se porte bien ! Les chiffres vont bientôt partir vers Vancouver (WA) afin d’être accrochés le 14 mars prochain en longue ribambelle.
Sélection de chiffres faits dans le club Accropatch. Remarquez le crayon cassé sur l’un d’eux, témoin du drame des 7, 8 et 9 janvier derniers.
De notre côté, nous en avons faits quelques uns, mais surtout les Abeilles font travailler des enfants de CM2… et ils en sont ravis ! Leur progression sera racontée dans le blog des enfants quilteurs,la mini-ruche.
Si vous souhaitez en savoir plus sur ce challenge, vous avez un lien en anglais, initiateur du projet : The Pi Project ainsi que leur page Facebook… et deux liens en français, pour expliquer de manière ludique le pourquoi et le comment : Le Fil à Malice et ici dans la Ruche.
N’oubliez pas d’envoyer vos chiffres au plus tard le 1er février, afin qu’ils arrivent à destination avant le 14/02 ! Il leur faut bien un mois pour tout assembler… Bon courage aux quilteuses américaines qui mettront patiemment tous nos chiffres dans l’ordre des décimales de notre ami le nombre Pi !
Nancy Crow est en rupture avec le passé, la première à avoir cassé les codes séculaires du patchwork, suivie de près par d’autres artistes aux mêmes aspirations : faire des oeuvres modernes avec des tissus. Elle est la première quilteuse à avoir popularisé le travail à l’intuition, sans se soucier des contraintes du patchwork traditionnel : elle forme, avec l’assemblage de ses tissus, quelque chose qui ressemble fort à un tableau pictural d’art abstrait. Dans sa démarche personnelle, le bloc du Log Cabin, cet universel agencement, est le lien le plus direct avec les blocs trouvés dans les quilts classiques. Cette grand artiste a, en 30 années de création et de cours, conçu de nombreux concepts comme les effets de transparence, les ruptures, le travail sans gabarit, sans explications détaillées : c’est le monde de la recherche de sa propre inspiration !
Un séminaire avec Nancy Crow est programmé sur 5 jours, du 20 au 24 septembre 2015, en Alsace juste après le Carrefour Européen du Patchwork. Si vous êtes attirée par cet univers, déjà aguerrie aux coupes libres, fan de couture à la machine, ces journées sont faites pour vous ! J’ai trouvé cette annonce sur le blog de France Patchwork, qui lui-même relaie les infos du Carrefour Européen. Nancy est une remarquable pédagogue, vous passerez des journées inoubliables !
Quelques uns de ses livres, par ordre de parution :
C’est une question récurrente… Un grand quilt n’est jamais mieux que sur un lit, bien étalé… à condition de ne pas recevoir trop de lumière si les couleurs sont fragiles ! Aux Etats-Unis on n’hésite pas à superposer des quilts sur un même lit. Jadis la froidure de l’hiver se jaugeait même au nombre de quilts empilés sur le lit ! Mais nous savons bien que ce n’est pas toujours possible, dans nos habitations, de faire ainsi.
Alors comment plier un quilt ? Qu’il soit plié pour être déposé sur une étagère, dans un tiroir ou expédié par la poste, on se pose toujours la question !
Carte postale de Rebecca Barker, Patriotic Quilts (Quiltscapes)
Dès le début se pose le problème du pliage top à l’intérieur ou top à l’extérieur : à l’intérieur il est mieux protégé, à l’extérieur il risque moins de plis. Personnellement, si c’est pour un transport (même juste dans un sac), le top sera à l’intérieur, si c’est à la maison, je préfère voir le quilt !
Quelle que soit votre option, il faut éviter de laisser longtemps votre quilt sans l’aérer, le déplier, changer de pliure… Mais le plus dangereux est peut-être bien le pliage quotidien ! J’ai un plaid sur le canapé, tous les matins je le range de manière automatique sur un bord… et le quilt finit toujours plié exactement de la même manière ! Des plis se creusent et le molleton choisi, en coton, amplifie la trace devenue permanente. Bon, il vit auprès de nous et nous en profitons quotidiennement, mais tout de même je m’efforce depuis quelques semaines de le plier « autrement » chaque jour… Pas facile de changer d’habitude !
Pour stocker longuement un quilt de valeur, j’ai récemment lu qu’une bonne solution est de le rouler autour d’un rouleau de carton (le demander en magasin de tissus) ou une nouille de piscine (long rouleau fin en mousse). Cette dernière a l’avantage de pouvoir se courber. Ne pas oublier de protéger le quilt du contact direct du rouleau avec un tissu (un drap ancien est parfait) ou un papier sans acide, puis de la poussière à l’extérieur.
Cet article m’a été inspiré par Sherry Lynn Wood, une quilteuse qui prépare actuellement l’envoi de ses magnifiques quilts vers le grand Salon des quilts modernes à Austin dans le Texas (du 19 au 22 février prochain). Elle évite surtout le pliage au milieu et présente sa façon de plier un grand quilt. Sa solution sera désormais la mienne !
Et vous, quelles sont vos expériences de pliage, stockage, envoi des quilts ?
Les cartes de voeux sont plus rares d’année en année, non pas qu’on ait moins d’amis, mais nous nous souhaitons + la bonne année par mail ! Cependant certaines fées préparent quelques cartes personnalisées, uniques, qui sont des bijoux de délicatesse et d’inventivité, en fil, tissu, perles ou broderies, épurées ou baroques, modernes ou rétros…
Installée depuis juillet 2004 au coeur d’une demeure de marchand de toile du 18ème siècle, la Maison des Toiles vous invite à la découverte d’une fleur bleue aux multiples facettes : le lin. « La Maison des Toiles » retrace l’histoire des célèbres « Toiles Bretagnes », qui firent la renommée du Centre Bretagne du 17ème au 19ème siècle. (source La Route du Lin)
Permettez-moi donc de relayer ci-dessous aujourd’hui cet appel de Bretagne, en vue d’une collection de cartes textiles dans l’Ecomusée du Lin à Saint-Thélo.
Carte d’une amie qui sait bien que j’aime les violettes…
Pourquoi Carte Blanche ? Je suppose qu’on n’ose nous demander des cartes qui nous sont chères et nous sont adressées, l’appel est plutôt pour recevoir des cartes faites pour cet événement et donc vierges de mots doux !
Je pense aussi à l’engouement des brodeuses et quilteuses pour les ATC (Art Trading Card) il y a une quinzaine d’années. Si vous en avez un paquet et que, par manque de place par exemple, vous devez vous en séparer, quoi de mieux que de les confier à un Musée ? Si c’est votre cas, demandez à Anne si cela entre dans ses projets.
Tous les renseignements ou presque sont dans la lettre qui suit, mais n’hésitez pas à contacter Anne à l’adresse e-mail en fin de post.
Belle de Jour, Corinne Bertheas-Dumont (10 x 10 cm)
Bonjour,
Chaque année, comme vous sans doute, il m’arrive de recevoir de mes amis artistes textiles des cartes de vœux artisanales. Ce sont souvent de purs joyaux. Dans l’espace étroit qui les contraint, le tissage, le fil, le point brodé se trouvent soudain éclairés d’une intention particulière qui les isolent et les rend intensément signifiants. Sans trop y penser, j’ai commencé à les conserver, par admiration pour ces objets et par attachement pour ceux qui me les avaient expédiés.
Ce matin, une idée m’est venue. Elle a été validée par la Maison des Toiles, l’écomusée du lin de Saint-Thélo, en Bretagne.
J’invite ceux qui le souhaitent à m’envoyer une carte de vœux, ainsi qu’une carte de visite mentionnant (au moins) leur nom. Cette collection sera exposée à la Maison des Toiles, dès que nous aurons atteint la centième carte. Nous publierons également un catalogue numérique dont je rédigerai le texte. Il n’est pas exclus de faire voyager un peu cette collection ensuite.
Nulle contrainte particulière pour la composition de votre oeuvre. Même si la saison y est propice, il n’y a pas de date limite pour l’expédition! Le textile ou le geste textile doit être présent sur votre carte. Elle doit être réalisée manuellement. Un format 10 x 15 cm est conseillé (mais non imposé).
Vous pouvez faire suivre cet appel autour de vous aux artistes textiles de votre connaissance. Je me réjouis à l’avance de voir ma boîte aux lettres envahie de merveilles…
Amitiés
Anne Guibert-Lassalle plasticienne, sociologue de l’art
Addendum Voici des précisions apportées par Anne : « Merci, Katell, pour ce relai sur votre blog. J’ai choisi Carte blanche comme intitulé, parce que le contenu de ces cartes est laissé au libre choix des artistes (mais ils peuvent y mettre des mots doux s’ils le souhaitent). A noter cependant que ma collection, enrichie de vos récents envois sera exposée à la Maison des Toiles, mais n’y restera pas. Je la garderai précieusement et j’espère bien la montrer dans d’autres beaux endroits où toutes les facettes de notre passion textile seront bien accueillies. »
Face aux réactions si positives pour apposer un crayon sur les ouvrages de 2015 pour montrer notre attachement à la liberté d’expression, un blog va être créé dans les jours qui viennent par l’initiatrice de cette idée. Il s’appellera simplement Crayon and Pencil et son adresse sera http://crayonandpencil.wordpress.com. Merci de lui laisser le temps de s’installer ! Il tentera d’être entièrement bilingue français/anglais… et peut-être plus encore !
Ce blog sera le vôtre aussi si vous le souhaitez, puisque l’on recevra sur cette adresse : crayonandpencil (arobase = at) gmail.com toutes vos photos de crayons sur vos ouvrages pour être collectées sur le blog. Il est également prévu d’y poster les explications du quilt aux crayons, pour celles qui souhaitent le reproduire ou s’en inspirer.
Des explications pour faire vous-même un quilt comme celui-ci sera bientôt disponible sur le nouveau blog.
Merci de diffuser cette toute petite idée toute simple (c’est pour cela qu’elle est si bonne à mon avis !). Libre à chacun de l’utiliser ou pas, il n’y a aucun concours, aucune organisation derrière ce symbole du crayon.
Détail de quilting d’un ouvrage en cours par LeeAnn chez Nifty Quilts.
Personnellement, je remercie vivement mes amies outre-atlantique qui relaient déjà l’information, des quilteuses américaines sont prêtes à suivre cette idée du crayon. Un remerciement chaleureux à la quilteuse historienne Barbara Brackman qui vient d’apposer en haut de son blog, lu quotidiennement par des milliers de personnes dans le monde entier, un bouton « Je suis Charlie » menant directement à l’article présentant cette proposition. J’en suis extrêmement touchée, thank you Barbara!
Les photos du sapin de Noël d’Epinal (88), taillé en crayon haut de 5 mètres, fait le tour du monde ! Vous pouvez avoir plus d’infos à ce sujet sur le site Vosgesmatin.