Le calendrier de l’Avent familial

Nous habitions en Allemagne quand nos filles étaient toutes jeunes et avec avidité j’ai appris la langue en même temps que les coutumes traditionnelles, parmi lesquelles le Calendrier de l’Avent. Je voulais en faire un en patchwork mais aucun modèle ne me plaisait, aucune idée brillante ne venait, alors j’ai suivi un modèle BURDA sur le thème des jouets anciens en point de croix. Je n’ai finalement pris que quelques cases de l’original car j’avais, d’un « Modes & Travaux » et de « 100 Idées », d’autres petits dessins qui me plaisaient beaucoup. Voici donc le calendrier-maison :

Le voici ce 30 novembre, fidèle compagnon de l’Avent depuis 22 ans, encore sans ses petits sacs verts que je vais accrocher vides. Chaque nuit, celui du jour se remplira mystérieusement d’un bonbon ou d’un petit objet utile (un crayon, des chaussettes, des mini-livres…). Le sac débordait quand les 3 enfants étaient ensemble à la maison ! Car, jusqu’au bac, pas question de se passer du Calendrier…

Ce calendrier leur semble presque petit à présent, bien que de taille respectable (1,20 m de haut), mais longtemps il était tellement plus grand que les enfants qu’il a été doté de pouvoirs surnaturels… Mes filles ont inventé toute une légende autour de lui, c’étaient des discussions infinies entre elles, à mi-voix, en allemand, devant ce calendrier, pour savoir si c’était une souris ou un lutin qui venait la nuit, ou bien les fils  magiques qui créaient les menus objets… La version finale était que je l’avais brodé avec des fils magiques -d’où l’apparition des cadeaux tous les matins ! Plus grandes, elles ont transmis la légende à leur frère avec grand sérieux. Je crois que, pour nos enfants, ce calendrier fait partie des objets les plus précieux de la maison…

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Jubama propose un calendrier virtuel très sympa : la présentation, chaque jour, d’un élément de décoration de Noël sur le blog de chacune qui souhaite participer. De belles images en perspective !

Vol de coucous

Puisque j’en suis aux présentations d’anciens modèles de Quiltmania (comme ici), il y en a un que tout le monde admirait à sa parution en 2004, mais je ne l’ai pas souvent vu présenté dans les expositions : ce sont  Les Avions de Renée Ferré (Quiltmania n° 42).

Maïté l’Abeille a appris le patchwork justement avec Renée, du côté de Nantes. Quelle chance ! Au moment de son déménagement vers Toulouse, elle reçut d’ailleurs un bien joli cadeau de ses amies du Club qui passa en couverture du Quiltmania n° 16 . Il est maintenant dans son couloir, bien difficile à photographier mais si facile à admirer !

La mise en scène très artistique de Quiltmania côtoie ma malheureuse photo dans le couloir…

Pour Arthur, un de ses petits-neveux, elle a voulu offrir un quilt représentatif du métier des parents : le modèle des avions était parfait ! Elle a remué ses tiroirs et cartons pour trouver les dégradés idéaux dans les anciens pyjamas, les chemises de son mari (chut !…) et autres chutes rayées ou écossaises, nous n’avons pas pu beaucoup l’aider car c’est elle qui avait, de loin, le plus grand stock de ce genre de tissus ! C’est cette partie du travail qui amuse le plus Maïté, c’est une coloriste dans l’âme et une très bonne dessinatrice. Le piéçage des avions lui a donné du mal, mais cela valait largement la peine !

Cette photo ne rend malheureusement pas justice au très beau quilt de Maïté, mais vous savez ce que c’est : on le termine vite pour l’offrir, on le photographie à peine, puis le quilt fait sa vie ailleurs…

Vous pouvez voir d’autres quilts de Maïté sur ce blog : l’Epouvantail du Jardinier, son Charm Quilt,  Une Poule sur un Mur,   Atout Coeurs, le détail du quilting d’un Ocean Waves, Au Coin du Feu, et enfin son extraordinaire Arbre de Vie.

Un projet commun / A work in common : The Civil War Quilt

Une nouvelle plume aujourd’hui : c’est Karine qui nous raconte, avec sa fougue habituelle, l’ouvrage qu’elle a commencé en début d’année avec Martine. Les articles précédents à ce sujet furent édités le 23 mai 2011, puis le 2 juin 2011, et enfin le 13 septembre 2011.

Par égard pour les lectrices anglophones, elle offre sa traduction « home made », tout juste retouchée par notre American Bee Anne-Marie et tellement mieux que le résultat automatique… Enjoy !

Martine et moi sommes assidues parce que très motivées par notre grand ouvrage de l’année 2011 : le Civil War Quilt  (CWQ). Ce fut un choix commun de :

  • réaliser un grand ouvrage
  • travailler ensemble, nous motiver mutuellement
  • très important à nos yeux, progresser de concert techniquement, mais aussi en matière de choix des coloris et d’appariement des tissus dans les différents blocs
  • et enfin (clin d’oeil à Anne-Marie, notre American Bee) se souvenir d’un grand moment de l’histoire de son pays : les 150 ans du déclenchement de la guerre de Sécession américaine (Civil War en anglais).     

J’imagine nombre d’entre vous  lever le sourcil, incrédules. Pourquoi ce sampler sur la guerre de Sécession ?  Martine et moi avons tout de suite été séduites par les blocs proposés. Nous aimons le patchwork traditionnel, son travail simple, parfois épuré mais technique, son pur style 19ème et ses tissus de reproduction (n’est-ce pas Martine ?).

Martine and I are working hard because we are very motivated by our big project for 2011 : the Civil War Quilt. It was a mutual choice:

  • to complete a big work
  • to work together, to motivate each other,
  • to progress technically and also in the choice of fabrics and colors inside each block (very important for us)
  • and finally  (allusion to Anne-Marie, our American bee) to remember a great moment in the history of her country : the beginning of the Civil War 150 years ago.

I guess you might be surprised  by our choice : why  remember the American Civil War? There are several reasons that Martine and I were  immediately attracted to these blocks. We like traditional patchwork, its’ simple but technical work, the typical 19th century style and its’ reproduction fabrics (don’t you Martine?).

Enfin, parce que pour des raisons différentes, ce quilt nous a parlé : Martine y voit un bel hommage au travail des femmes anonymes dans la guerre : si important et si peu valorisé. J’ai envie, pour ma part, d’y souligner l’extraordinaire mais rude aventure vécue par les colons, pour beaucoup originaires de nos vieux pays européens et qui a connu son apogée lors de cette terrible guerre. Si comme moi, leur histoire vous passionne, je vous invite à lire l’excellente saga de l’émigration américaine écrite par l’historien suédois Vilhelm Moberg sous le titre « La saga des émigrants ». C’est très bien écrit et surtout très documenté, un must en matière de roman sur le sujet.

Barbara Brackman a l’intention de publier 52 blocs (1 par semaine jusqu’à la fin de l’année), nous avons déjà réalisé environ 40 blocs sur 52.  A ce stade, nous voyons déjà les effets de notre travail .

Le plus frappant , les choix et assortiments des tissus. Pour paraphraser Katell : nous osons enfin ! Notre travail nous ressemble de plus en plus, ce qui croyez-moi est extrêmement gratifiant ! Nous maîtrisons désormais de nombreuses techniques et quand nous peinons (cela arrive encore !) nous avons la grande chance de bénéficier des conseils de Katell. Enfin, nous prenons grand plaisir à nous retrouver et à faire le point sur l’avancement de notre ouvrage.

Finally, for different reasons, this quilt meant different things for us : Martine sees in it  an occasion to celebrate anonymous women’s work during the war : so important and yet  undervalued. As far as I am concerned, I would like a constant reminder of the extraordinary adventure lived by the pioneers (a lot of whom were native of the European continent) which was at its height during the war.

Barbara Brackman intends to publish 52 blocks (1 every Saturday until the end of the year). We’ve done about 40 blocks. At this point,  we already see the effects of our work. The most striking effect concerns the choice of fabrics. According to Katell, at last we’re getting daring! And our work reflects who we are more and more which is, believe me, really rewarding ! We  have now mastered  many techniques and if we are in trouble (it still happens) we are really lucky to have Katell to advise us.
Finally, we take  a lot of pleasure in working together and seeing how things progress.

Ci-dessus la grille des blocs de Martine, avec une dominante rouge-brun-bleu. Vous avez son album, bloc par bloc, dans sa galerie Flickr. Elle n’utilise que des tissus de reproduction XIXe siècle. This is a sketch with Martine’s blocks, which are mainly red-brown-blue. You can see each block on her Flickr album. She only uses repro fabrics.

Voici la mienne. Ma palette de couleurs  est plus chaude que celle de Martine (même si nous échangeons des tissus !), je me donne un peu plus de liberté dans le choix des couleurs. This is mine. Even if we share some fabrics, my colors are warmer than Martine’s and I choose a bigger array of colors.

Notre plaisir est certainement communicatif puisque nous venons d’enrôler Isabelle dans notre projet. Elle démarre une partie des blocs du CWQ à la main.  Welcome on board Isa !

Our pleasure is certainly communicative because Isabelle has just joined us. She has started to sew by hand some blocks of the CWQ. Welcome on board Isa !

Les premiers blocs d’Isa – Isa’s first blocks

Notre ouvrage est loin d’être achevé mais quel plaisir  déjà ! Aussi, si d’aventure vous hésitez à vous lancer dans un ouvrage d‘envergure, pourquoi ne pas  sauter le pas avec un(e) ami(e) ? Notre aventure américaine est déjà largement positive, alors « why not you ? »

Our CWQ is still far from finished, but what a pleasure already ! So if you’re not sure that you want to start a big work, why not try with a friend of yours ? Our American adventure is really positive, so why not you ?

Karine (with Anne-Marie !)

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J’ai parfois des questions au sujet des Abeilles… J’ai donné des cours de patchwork pendant plusieurs années et beaucoup de mes anciennes « élèves » sont devenues des amies. Nous formons actuellement un groupe d’une bonne quinzaine de quilteuses dont la ruche se trouve dans l’ouest toulousain, mais quelques Abeilles viennent de loin : deux habitent en Ariège, deux dans l’Aude, une dans le Lot… L’amitié leur a effectivement fait pousser des ailes !

Katell

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La couronne de « chez moi »

Connaissez-vous Martha Stewart ? Immensément connue aux Etats-Unis, elle symbolise à la fois la femme d’affaires, la femme de média… et la quintessence de la femme d’intérieur ! Elle multiplie émissions de radio et TV, ainsi que des livres, sur des thèmes comme l’organisation de la maison, la cuisine, la décoration, la couture, le jardinage…

Ainsi, si vous souhaitez avoir de nouvelles idées de décoration pour Halloween, elle montre sur son site des décos à faire à partir de courges de toutes sortes, certaines extraordinaires, d’autres… bof. Vous avez ici un diaporama d’exemples… Si vous voulez vous lancer dans la sculpture du potiron, munissez-vous d’un couteau bien pointu et tranchant, et surtout faites attention !

Une véritable petite oeuvre d’art, photo du site de Martha Stewart

En 1996, elle fit paraître parmi d’autres, un livre sur les couronnes de feuillages :

Ce livre est consacré à la fabrication de couronnes ! Mais elle ne donne pas seulement quelques trucs et conseils, chacune est liée à un symbole de chaque Etat, on a donc 50 couronnes faites avec un élément naturel typique de chacun des 50 Etats. Cela me rappelle une rubrique si intéressante, dans le magazine édité par l’association France-Patchwork, qui présente au fil des numéros des blocs de patchwork associés aux Etats.

Quand j’habitais en Allemagne, j’avais découvert la tradition de la couronne de bienvenue et surtout celle de l’Avent, bien plus gaies que nos couronnes françaises dédiées alors aux cimetières. En 1993 furent publiées, dans le magazine BURDA Couture*, les explications pour une couronne fascinante en patchwork. Je l’ai réalisée trois fois dans les couleurs de Noël, offerte trois fois… Le livre de Martha Stewart sur les couronnes m’a incitée à sortir des couleurs de Noël et faire une couronne de « chez moi », que je peux mettre à n’importe quelle saison en décoration dans ma maison, la voici :

Imparfaite bien sûr, mais bien scrappy comme j’aime, la couronne est composée de seize carrés en log cabin. Ce qui donne la rondeur, c’est la variation de l’épaisseur des bandes. Ce thème est devenu très basique, maintes fois copié, modifié, complexifié,  mais je l’aime toujours ! C’était le tout début de l’ère du cutter rotatif et des règles en plexi, remplaçant progressivement les gabarits, et cela eut le succès que vous connaissez !

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* Il n’existait pas encore de magazine européen consacré au patchwork, mais on trouvait deci-delà des modèles dans 100 Idées, Modes & Travaux, Prima, Brigitte (Allemagne)… Burda signalait en tous petits caractères que ce modèle de couronne venait du « Quilter’s Newsletter Magazine ».

Un été aux couleurs venues d’ailleurs

Aujourd’hui, c’est Chantal, Abeille quilteuse très expérimentée et toujours créative, qui prend la plume – ou plutôt bien sûr, le clavier, la souris et l’appareil photos :

Des tissus dans un carton depuis des lustres, achetés lors de mon séjour en Afrique, au Cameroun (1985-1987). Souvent dépliés, touchés, humés (non, pas de problème d’humidité !), et re-rangés car vraiment trop disparates . Je ne les voyais pas cousus ensemble, les dissocier ne me semblait pas intéressant pour autant.

En mai  2011, après le travail en commun pour les enfants japonais, l’idée m’est venue de les utiliser avec un centre uni commun.

Essai concluant avec des petits formats (10 x 10 cm),  puis maquette sur papier, avec introduction d’autres motifs (log cabin destructuré) et calculs en fonction de la hauteur de plafond et largeur du couloir. Je savais déjà que ce serait le rideau de  séparation entre l’entrée et le salon.

Achat d’un tissu  par correspondance (drap) pour trouver une ou des couleurs (faux unis), histoire de donner une certaine unité à l’ouvrage. Chance,  le drap est dans les bonnes teintes –encore une fois, une bonne dose de hasard et de chance dans la conception et la réalisation d’un ouvrage !

J’avance pas à pas, jour après jour, en disposant les blocs sur le molleton accroché sur le mur, et l’oeuvre prend forme, me plaisant de plus en plus.

Vite terminé, doublé avec un drap uni, couleur taupe, il a vite pris sa place début juillet.

Dans la foulée, et dans le même esprit, j’ai poursuivi en fabriquant une petite nappe carrée :

 et un chemin de table :

Détail :

et un tableau, inspiré des quilts “Convergences” de Ricky Tims.

Voilà maintenant un salon habillé de couleurs africaines.

Le carton semble encore plein !!

L’inspiration va venir, encore et toujours plus.

Ces tissus reprennent vie pour mon plus grand plaisir .

Les conseils de Katell,
le regard avisé de mes amies les Abeilles, 
la bonne volonté et la résistance à toutes épreuves de ma machine à
coudre (toujours prête) et les quelques heures de travail font le reste…

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Beau temps d’automne…

C’est le moment de sortir les potirons de décoration en tissu ! Tous deux sont parmi les potimarrons restant de notre récolte de l’année. Ce sont mes cucurbitacées préférées et j’ai plein d’idées de recettes grâce à Cléa.

Vous trouverez le modèle de devant, cousu avec plusieurs tissus différents, dans le Quiltmania n° 7 (modèle de Marie-Claude Bazin). Quant à celui à grosses côtes, je l’ai cherché longtemps pour Maïté, aussitôt trouvé et partagé, aussitôt cousu…mais je ne me souviens plus où je l’avais déniché…

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Béa, dans sa campagne auvergnate, est beaucoup plus fantaisiste que moi car elle a choisi de faire des courges très « Folk Art » et bien coquines !

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Carrés de l’Amitié

Lors de la dernière Journée de l’Amitié France-Patchwork 31 organisée par Josette Billard et son équipe le 24 juin dernier, nous avons cousu chacune quelques carrés, fait des lots tirés au sort… et Martine, qui était en train de nous dire qu’elle ne gagnait jamais rien, récolta 49 carrés !

Les points de prairie blancs mettent si bien en valeur nos petits carrés, bravo Martine !

Et c’est l’occasion de remercier très chaleureusement Josette, Francine, Suzanne, Hélène et Mireille pour tous les bons moments passés ensemble grâce à leur engagement et leurs bonnes idées.

 Reposez-vous maintenant en créant tous les quilts que vous n’avez pas eu le temps de faire pendant vos années de bénévolat !

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L’Arbre de Vie de Maïté l’Abeille

Dans les années 1980, jeune mariée, Maïté vivait dans le Lot dans une maison construite en 3 étapes aux XIe, XIVe et XVIIe siècles. Il y eut maintes rénovations, mais dans la partie la plus ancienne, le mur de pierre surplombant le foyer de la cheminée est précieusement conservé en l’état : un fascinant Arbre de Vie, datant probablement du XVIe siècle, est peint directement sur la pierre ! Il en reste pour Maïté des souvenirs et une photo couleurs, jaunie par le temps, qu’elle regardait parfois avec nostalgie.

Maïté est notre spécialiste du « folk art à la française » et adore l’appliqué. Après de longues années d’hésitation, le désir a été le plus fort et elle s’est décidée à reproduire à l’identique cette peinture de la Renaissance qu’elle a tant admirée. Elle a donc, à partir de la petite photo et après beaucoup de tâtonnements, dessiné cet Arbre de Vie. Avec les encouragements de ses amies Abeilles et les longues recherches des tissus adéquats pour « coller » à l’original, elle a réalisé ce précieux souvenir familial :

Arbre de Vie de Maïté, d’après une peinture de la Renaissance

La symétrie reposante n’est pas absolue, tout comme un arbre naturel. En revanche les trois jarres, d’origine humaine ou divine, sont disposées avec soin.

Vous pouvez noter les anses originales, variantes des « esses » ou spirales utilisées très tôt dans l’art européen ancien (dès le Néolithique !). Elles ont parfois des têtes de dragons sur un corps de serpent, gardiens protecteurs de l’Arbre de Vie. Ici, pas d’animal fabuleux, mais une belle harmonie toute simple.

Les jarres, ou Vases de Vie, contiennent un précieux substrat assurant fertilité, longue vie… et même éternité de l’Arbre. Les plantes sortant de ces Vases s’élancent vers le ciel et l’éternité tandis que les fleurs, promesses de graines et de fertilité, se tournent vers le sol et le monde souterrain pour l’ensemencer.

Fleurs se tournant vers le sol

Quant à la palmette rouge au sommet de l’Arbre, c’est vraisemblablement une fleur de lotus stylisée, symbole oriental de la beauté et la pureté : c’est une plante aquatique dont le pied est dans la boue mais dont la fleur s’élève dans l’air pur.

Cliquez sur les photos pour apprécier les détails : appliqués et broderies fines !

Et le quilting ? Il suit fidèlement chaque contour, chaque feuille… Nous nous sommes amusées à photographier l’Arbre de Vie à contrejour, on devine le matelassage.

Une broderie, au dos de la grande jarre, remplace la traditionnelle étiquette. Clin d’oeil à notre groupe, l’Abeille !

Noeuds pap’ de choc

Il y a presque une dizaine d’années, dans mon club, nous nous sommes passionnées pour des noeuds papillon très chics, au carré central plié et pris dans les coutures pour faire un joli centre sous lequel on peut glisser son doigt… Modèle trouvé dans un livre japonais traduit en français. Mon fils étant alors tout petit, je ne quiltais pas beaucoup mais là tout de même je ne pouvais résister ! Cette couverture fut prête en un clin d’oeil avec cette technique. Trainé partout, y compris en vacances, ce quilt sera un souvenir lié à son enfance.

Après avoir longtemps servi de tapis de jeu, les noeuds pap accompagnent encore mon fils le soir devant la TV, en voiture, à la plage même ! Vous remarquerez le quilting plus que succinct (j’ai presque honte), mais grâce au molleton PSR Nuage tout reste en place, même après des dizaines de lavages. Les tissus blanc et rouge sont des draps, quelques tissus de patchwork mais pas en majorité.

Ensuite, j’ai régulièrement enseigné cette méthode qui m’épate toujours ! A chaque fois je disais à mes élèves : « Cette fois-ci, pas de feuille car je suis incapable de bien l’expliquer par écrit ! ». Un jour,  mes deux Abeilles les plus éloignées de la Ruche, les soeurs de Carcassonne, m’ont fait le grand cadeau d’une explication écrite avec photos à l’appui… les voici rien que pour vous :

[Noeuds pap en volume expliqués par Annik & Eliane], merci les filles !

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A présent circule sur le Net « l’autre » version de pliage que j’avais déjà vue sur un magazine Burda mais que j’aime un peu moins (l’habitude sans doute), et aussi des variantes, un livre… Bref les « 3D bow ties » sont à la mode, profitez-en, c’est amusant !

* Explications très claires de l’autre méthode, plus facile à mettre en images : http://bearcreekquilter.wordpress.com/2008/05/23/3d-bow-tie-tutorial-and-more/

* Vidéo bien utile pour comprendre le système de pliage : http://www.youtube.com/watch?v=sgAZ3_xdkGw

* Le livre écrit par la quilteuse de la vidéo ci-dessus, avec cette intéressante variante de pliage des bordures :

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Vols d’oies au-dessus de Toulouse

Après les vols d’oies un peu fous du Crumb Quilt, revenons au traditionnel, mon inspiration pour toujours ! Les Vols d’Oies, ces triangles à la base 2 fois plus grande que leur hauteur, sont extrêmement beaux graphiquement et se retrouvent en sujet principal tout comme en bordure dans d’innombrables quilts. Déjà, ces formes étaient très aimées pour les pavements en marbre dans les églises romanes, cette esthétique n’est pas nouvelle ! En revanche le nom du bloc vient, comme tant d’autres, de l’observation de la Nature par les Américains. Les migrations des oies, très nombreuses, bruyantes, majestueuses, en forme de grand V dans le ciel vers le Nord, annonçaient très tôt l’approche du printemps, puis dans l’autre sens l’arrivée de l’automne…

Lorsque des débutantes souhaitent apprendre vite et bien les règles essentielles du patchwork, rien n’est plus efficace qu’un sampler. C’est ce que je propose, parfois avec insistance… En janvier 2009 arrive une « nouvelle » en cours d’année, et le bloc du jour est le vol d’oies 4 par 4 : avec un tour de passe-passe, on coud 4 vols d’oie à la fois ! Magie des nouvelles techniques de coupe rapide… Je montre à cette occasion  un de mes petits quilts en exemple où on y retrouve bien chaque bloc en 4 exemplaires.

Petit quilt très classique, bien sage mais toujours aimé, Vols d’Oies

Ce premier cours fut fort bien exploité par Martine, ma nouvelle d’alors, qui est vite devenue une de mes Abeilles les plus dynamiques ! Je lui laisse vous raconter ses débuts…

DIS MAMAN…

Comme vous, sans doute, avant même de savoir quilter je lisais des livres de patchwork imaginant le moment où je pourrais réaliser un modèle favori. Le livre « Le patchwork » de Diane Crawford et de Lucinda Ganderton aux éditions Gründ dans la collection La maison sous toutes ses coutures est un des premiers que j’ai feuilletés inlassablement et dont un modèle me plaisait particulièrement. C’est un modèle très classique composé de blocs « vols d’oies » montés en bandes.

L’été 2009 qui a suivi mes premiers cours et premiers pas dans le patchwork, je me suis lancée avec frénésie et sans complexe dans la réalisation dudit quilt destiné à couvrir le lit de mon ado de fils ! Nous avions en cours, coïncidence, appris à réaliser le fameux bloc en couture rapide. A la fin de l’été j’avais non seulement réalisé les 168 blocs mais monté le top et j’étais toute fière de pouvoir faire admirer mon travail par mes amies les abeilles à la réunion de septembre.

La rentrée à la ruche m’accapara complètement avec les nouveaux cours, j’avais tellement à apprendre… J’ai entrepris de nouveaux projets et  j’ai vite oublié mon top aux vols d’oies, d’autant plus facilement que je ne savais guère matelasser à la main. Mais voilà qu’un jour mon fils me dit : « Dis maman quand est-ce que tu finis ma couverture !».

Alors là surprise, étonnement, dérobade, quelques mots bredouillés, oui mais ….!! Le  croirez-vous, pendant deux ans mon ado m’a régulièrement demandé « dis maman quand est-ce que tu finis ma couverture !». Méthode de pression très efficace, d’autant plus qu’entre temps j’avais appris à matelasser à la main dans les règles de l’art. L’échéance est donc devenue incontournable, fin de l’été 2011 !

Pour la petite histoire j’ai fini par le matelasser….à la machine ! Grâce à notre reine des abeilles qui m’a gentiment prêté une bonne machine à coudre (avec double entraînement…etc.) et les conseils avisés d’une abeille ! Il eût été dommage de le laisser sans matelassage n’est-ce pas ?

Mais là n’est pas l’essentiel ! N’est-il pas dans toutes ces petites histoires que chaque ouvrage raconte ? Elles rendent le patchwork si vivant et chaleureux  qu’on en devient vite accro !

Martine

Ce couvre-lit fait maintenant la fierté du fils de Martine !

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