Dimanche 5 novembre 2017, à Sorèze dans le Tarn,
Exposition de livres Art Textile !
Ce dimanche, les Fables de La Fontaine seront à l’honneur. Ce ne sera pas à Houston et pourtant quelle qualité et quelle créativité attendent les visiteurs de l’Abbaye-Ecole de Sorèze ! Cette exposition aura lieu dans le cadre de la Fête du Livre :
Pour vous donner un aperçu, j’ai demandé à mon amie Maïté de m’adresser quelques photos de son livre textile, car c’est bien ce genre sous-exploité qui sera exposé.
Cette couverture en lin rouge montre l’emblème de Maïté, une des Abeilles de cette Ruche ! Elle n’a pas voulu écrire « Les Fables de La Fontaine » car le sien en offre six et non un recueil complet.
Maïté a interprété des illustrations d’un livre ancien. Son expertise en appliqué est bluffante ! Notons qu’Anne A. l’a aidée pour faire une reliure professionnelle en textile que les visiteurs pourront aussi admirer. En voici deux illustrations, les autres… eh bien, rendez-vous à Sorèze 🙂
Le Loup et l’AgneauLa Cigale et la Fourmi
Vous pourrez admirer de nombreuses autres interprétations, modernes comme traditionnelles, je crois que nous aurons près de 30 ouvrages à découvrir ! Cécile Milhau est à l’origine de ce thème d’exposition et de nombreuses quilteuses d’Occitanie ont travaillé avec passion – et parfois découragement, la tâche étant rude… – pour arriver à des résultats remarquables !
Dans 50 jours commence 2017. Dans 50 jours le Canada entre dans une grande fête de commémoration de ses 150 ans d’existence en confédération !
Tout le pays va le fêter avec la couleur emblématique, le rouge, présent dans leur beau drapeau. Une collecte d’histoires, pour se remémorer comment le Canada s’est construit et s’est développé, est en cours de fabrication sur ce site.
Le drapeau canadien que nous connaissons bien, avec sa feuille d’érable, n’a que 51 ans. C’est sans doute pour cela qu’il est si moderne et attractif :
De nombreux logos pour symboliser les 150 ans ont vu le jour (la bataille fait rage !) et j’aime beaucoup celui-ci, plus que l’officiel qui n’est pas tout rouge & blanc :
Logo de Greg Muhlbock. Peut-être pas assez lisible, la feuille d’érable n’est pas assez mise en valeur… mais j’aime bien !
Le logo officiel est malheureusement celui-ci, avec un arc-en-ciel à la mode de ces dernière années :
Tant qu’à faire, j’aurais bien mieux aimé la superbe feuille d’érable en quilt de Sarah Elizabeth :
Un fond clair aux imprimés inattendus, un design repensé, des couleurs arc-en-ciel bien plus subtiles, en tissus Liberty… J’adore ce tableau textile !
Du côté des quilteuses, Mary Elizabeth Kinch a signalé sur sa page Facebook le début d’un sampler quilt-along (à faire ensemble au fur-et-à-mesure) organisé par la boutique Sew Sister Quilt Shop. En voici le modèle :
Chaque bloc est la création d’une quilteuse canadienne.
A suivre si vous le souhaitez, mais manifestement c’est la partie canadienne anglophone qui organise ceci. Si j’apprends des initiatives de quilteuses francophones, je vous en tiendrai informés ! Rien ne vous empêche de décider de faire le sampler rouge & blanc dont vous avez déjà tant rêvé… Oui, celui-ci, ou celui-là…
Au moment où tant d’Américains, catastrophés par l’arrivée de Trump, cherchent une nouvelle patrie, le Canada n’a jamais été autant sous les feux de la rampe…
Vous n’avez aucun besoin d’être connecté à Facebook pour faire des quilts, c’est une évidence. C’est du temps passé devant l’écran, des contacts avec des inconnus (pour quoi faire ?), des publicités indésirables, des rumeurs infondées…
Oui Facebook c’est tout ça et bien d’autres nuisances.
Mais c’est aussi le partage à la vitesse éclair de notre passion ! Sans vouloir vous convertir au dieu Facebook, je vous signale quand même la création hier de deux groupes francophones que je soutiens et qui pourraient vous intéresser. Que les personnes anti-Facebook, ou simplement non concernées, me pardonnent de consacrer ici ces lignes pour les présenter !
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Reconnaissez-vous cette esthétique ? C’est un quilt hyper-simple à faire qui enthousiasme tant de monde ! Rappelez-vous, vous l’avez admiré dans le numéro 122 des Nouvelles (magazine France Patchwork, automne 2014). L’original de Martine Cade-Moret a fait de nombreux petits, chaque interprétation faisant dire : oh moi aussi je voudrais bien m’y mettre ! C’est pourquoi Claude Bechtold et Pascale Genevée ont lancé un groupe pour partager les photos, aider les novices, encourager toutes celles qui souhaitent faire ce quilt à leur tour.Ce groupe est ici.Bravo pour cette initiative !
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Le Projet 70273 vous est maintenant familier. Vous pouvez lire les conditions de participation dans ce document tout-en-un, avec l’adresse d’envoi en France et y trouver le formulaire de provenance des blocs (pour votre envoi). Mais il n’intègre pas la toute nouvelle information : le groupe francophone Facebook est créé !Chloe l’a finalisé cette nuit (quelle énergie chez cette femme !) et voici le lien pour nous joindre.
Tout au long du mois de septembre, que vous soyez sur Facebook ou pas, vous aurez, sur les blogs de Patchwork Inspirations et La Ruche, des précisions sur ce gigantesque projet, la possibilité notamment de créer des groupes pour faire un des quelque 1 100 quilts prévus pour exposer les 70 273 blocs… Nous vous expliquerons également les dessous de cette organisation : quand on sait pourquoi et comment, c’est mieux n’est-ce pas ?
Encore une info concernant ce département d’Occitanie que je ne me lasse pas de visiter !
Tous les ans autour du 15 août, c’est la Fête du Fil à Labastide-Rouairoux (81), aux portes de l’Hérault (34) et au cœur du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc. Riche d’une longue tradition textile, des passionnés font revivre cette vallée de communication, où passait déjà la voie romaine entre Nîmes et Toulouse, puis un chemin de St Jacques de Compostelle (la voie d’Arles).
Les activités séculaires tournent autour des ressources des bois, de la fabrication du verre, de l’exploitation du fer, des ardoises, de l’eau (force hydraulique notamment)… et surtout, en ce qui nous concerne, de la laine. Toute la chaîne de production se trouve dans la région : élevage des moutons, préparation des toisons, filage, teinture, tissage etc. D’ici sortaient au XXe siècle des tweeds utilisés par Coco Chanel pour ses petits tailleurs par exemple. Le Musée Départemental du Textile de Labastide-Rouairoux est passionnant ! De toute cette activité, il ne reste qu’une filature, Les Toiles de la Montagne Noire. Leurs toiles sont de très haute qualité, tout au long de l’année je profite des nappes et torchons achetés chez eux.
Parmi les incontournables de la Fête du Fil, il y a tous les ans l’exposition des cartes textiles reçues sur un thème donné. Cette année, le Japon est à l’honneur ! Pour participer, voici les conditions (à lire aussi sur le site) :
N’hésitez pas à participer et poster vos cartes… et peut-être envisager un tour du côté du Tarn cet été !
… c’est aujourd’hui, selon le calendrier chinois Taichu (littéralement Grand Commencement ou Début du Monde). Ce premier jour est fixé le jour de la 2e nouvelle lune depuis le solstice d’hiver, quand le soleil se trouve dans le signe du verseau. Mais il est complexe avec parfois un 13e mois de rattrapage, car les 12 mois de lune ne suffisent pas à faire une année. Il en est de même avec nos années bissextiles, comme 2016.
A l’occasion du Jour de l’An, les Chinois offrent des enveloppes rouges contenant de l’argent, cela rappelle nos étrennes. Plus il y a de 8 dans le montant, plus c’est favorable. Je prendrais bien 888 euros SVP !! C’est d’ailleurs pour cette raison qu’Airbus choisit l’appellation A380 (plutôt que le logique A360) pour favoriser les ventes en Asie… Il faut que la somme soit un nombre pair, le nombre impair étant réservé aux offrandes pour des funérailles. Les Chinois font très attention aux chiffres qui portent bonheur ou malheur et c’est fonction de la ressemblance phonique avec un mot. 8 sonne comme le mot fortune, alors que 4, malheureusement pour lui, ressemble au mot mort.
Le ROUGE est la couleur de la chance et de la prospérité en Chine. Traditionnellement, les femmes se marient en rouge, les enfants sont vêtus de même pour le Nouvel An. Naturellement, les traditions ont du mal à se maintenir dans les villes, les femmes se marient de plus en plus en blanc comme en Occident.
Si le calendrier officiel est le même que le nôtre (c’est plus pratique pour les échanges internationaux !), le calendrier Taichu reste incontournable pour organiser les travaux des champs, fixer les jours des fêtes traditionnelles et consulter son horoscope chinois.
C’est le singe qui régit cette nouvelle année, le singe est acrobate et donc tout peut arriver ! Espérons le meilleur…
Cet animal exubérant ne tient pas en place et il est toujours en action. Nous pouvons donc nous attendre à une année exubérante, mouvementée et même bouleversante. Ainsi, ce n’est pas la bonne année pour réfléchir, pour prévoir et planifier mais plutôt pour agir, pour construire et peut-être aussi pour démolir, pour trouver enfin des solutions à l’ancien qui ne fonctionne plus.
Si nous regardons le côté drôle de cet animal aux mimiques incroyables, nous pouvons aussi être certains que l’humour et la drôlerie seront au rendez-vous.
Il ne faut donc pas hésiter à faire des singeries, juste pour le plaisir d’être enfin un peu fantasque. La bizarrerie est aussi une belle source d’originalité et les créateurs sont souvent des êtres bizarres et étranges pour le commun des mortels. En 2016 il faudra donc laisser libre cours à son imagination, tenter l’impossible en étant spontané et en agissant avec une forme d’improvisation.
Son côté surprenant doit ainsi nous conduire sur le chemin des solutions surprenantes et inédites. Il faut donc oser être un peu fou, comme un singe semble le montrer parfois alors qu’en fait il est si malin.
En résumé, son côté explosif pourrait bien mettre le feu à la planète. Mais sa créativité peut aussi conduire à chercher les meilleures solutions à toutes les situations très explosives qui vont se présenter. Bien sûr, le groupe a son importance. Mais c’est votre individualité qui va bouleverser cette année d’une manière positive ou négative. Alors, à vous de jouer !
Retenons donc le meilleur : la créativité, l’humour, la spontanéité, la joyeuse originalité pour cette année !
Monkey Quilt by LisaMarieE (Pinterest)Un quilt qui me fait bien rire ! Impossible de trouver le nom de la quilteuse, qu’elle me pardonne. Apparemment de Suisse ! (pinterest)Il est fait de blocs « Snail Trail » cousus sur papier, les queues sont appliquées et les têtes brodées.
L’Histoire a longtemps été écrite pour et par les hommes, heureusement que cela change depuis plusieurs décennies ! Souvent les historiennes appréhendent l’histoire autrement, plus attachées au partage de la vie quotidienne familiale, ou la vie de la Cour, mais racontées par des femmes, sous une forme romanesque. Comme vous peut-être je suis une lectrice passant d’une époque à l’autre, glanant dans la littérature – et aussi le cinéma – une vision différente de ce qu’on lisait dans nos manuels d’histoire !
Aujourd’hui sort au cinéma Jane got a Gun, avec Natalie Portman… Les femmes aussi sont capables de bravoure mais aussi de violence…
Barbara Brackman contribue grandement aux Etats-Unis à établir la vérité sur le rôle des femmes du XIXe et du début du XXe siècle aux Etats-Unis. Sans les femmes, les hommes auraient-ils conquis l’Ouest ? Les westerns des années 50 montrent les femmes, gentilles beautés ou femmes de saloon. Oui, parfois on loue aussi leur courage, n’exagérons pas. Mais sans la logistique qu’elles assuraient, sans leur pugnacité, sans leur présence discrète mais indispensable, les hommes n’auraient peut-être pas prospéré, n’auraient pu s’établir dans le Wild, Wild West… Cette migration massive vers l’Ouest, souvent familiale, pleine de bravoure, d’héroïsme (mais aussi d’ombres) fait partie de la mythologie fondatrice des Etats-Unis dont on ne peut comprendre l’état d’esprit si on ne tient pas compte de son passé.
Mêlant habilement ses connaissances de patchwork et des documents (beaucoup de lettres écrites par des femmes), Barbara Brackman nous propose cette année de découvrir la vie des courageuses personnes partant vers l’Ouest inconnu américain, toute leur vie matérielle dans un chariot et le courage accroché fort en eux. Ainsi, elle cassera certains mythes (la femme cousant des quilts dans le chariot : non, elle en avait déjà avec elle et recommencera à quilter seulement une fois installée !) et s’appliquera à nous donner une vision plus correcte de cette épopée.
Chaque dernier mercredi du mois, un bloc traditionnel vous est proposé toute l’année 2016, ainsi qu’un pan de l’Histoire, conté avec la rigueur et l’humour de Barbara que j’adore !
Scène idyllique composée à Tokyo en janvier 2015 sur le thème de La Petite Maison dans la Prairie, avec un chariot couvert de blocs « New-York Beauty » , oeuvre faite de blocs venus de tout le Japon (photo PSR Quilts – Facebook)
Nancy Crow est en rupture avec le passé, la première à avoir cassé les codes séculaires du patchwork, suivie de près par d’autres artistes aux mêmes aspirations : faire des oeuvres modernes avec des tissus. Elle est la première quilteuse à avoir popularisé le travail à l’intuition, sans se soucier des contraintes du patchwork traditionnel : elle forme, avec l’assemblage de ses tissus, quelque chose qui ressemble fort à un tableau pictural d’art abstrait. Dans sa démarche personnelle, le bloc du Log Cabin, cet universel agencement, est le lien le plus direct avec les blocs trouvés dans les quilts classiques. Cette grand artiste a, en 30 années de création et de cours, conçu de nombreux concepts comme les effets de transparence, les ruptures, le travail sans gabarit, sans explications détaillées : c’est le monde de la recherche de sa propre inspiration !
Un séminaire avec Nancy Crow est programmé sur 5 jours, du 20 au 24 septembre 2015, en Alsace juste après le Carrefour Européen du Patchwork. Si vous êtes attirée par cet univers, déjà aguerrie aux coupes libres, fan de couture à la machine, ces journées sont faites pour vous ! J’ai trouvé cette annonce sur le blog de France Patchwork, qui lui-même relaie les infos du Carrefour Européen. Nancy est une remarquable pédagogue, vous passerez des journées inoubliables !
Quelques uns de ses livres, par ordre de parution :
Les cartes de voeux sont plus rares d’année en année, non pas qu’on ait moins d’amis, mais nous nous souhaitons + la bonne année par mail ! Cependant certaines fées préparent quelques cartes personnalisées, uniques, qui sont des bijoux de délicatesse et d’inventivité, en fil, tissu, perles ou broderies, épurées ou baroques, modernes ou rétros…
Installée depuis juillet 2004 au coeur d’une demeure de marchand de toile du 18ème siècle, la Maison des Toiles vous invite à la découverte d’une fleur bleue aux multiples facettes : le lin. « La Maison des Toiles » retrace l’histoire des célèbres « Toiles Bretagnes », qui firent la renommée du Centre Bretagne du 17ème au 19ème siècle. (source La Route du Lin)
Permettez-moi donc de relayer ci-dessous aujourd’hui cet appel de Bretagne, en vue d’une collection de cartes textiles dans l’Ecomusée du Lin à Saint-Thélo.
Carte d’une amie qui sait bien que j’aime les violettes…
Pourquoi Carte Blanche ? Je suppose qu’on n’ose nous demander des cartes qui nous sont chères et nous sont adressées, l’appel est plutôt pour recevoir des cartes faites pour cet événement et donc vierges de mots doux !
Je pense aussi à l’engouement des brodeuses et quilteuses pour les ATC (Art Trading Card) il y a une quinzaine d’années. Si vous en avez un paquet et que, par manque de place par exemple, vous devez vous en séparer, quoi de mieux que de les confier à un Musée ? Si c’est votre cas, demandez à Anne si cela entre dans ses projets.
Tous les renseignements ou presque sont dans la lettre qui suit, mais n’hésitez pas à contacter Anne à l’adresse e-mail en fin de post.
Belle de Jour, Corinne Bertheas-Dumont (10 x 10 cm)
Bonjour,
Chaque année, comme vous sans doute, il m’arrive de recevoir de mes amis artistes textiles des cartes de vœux artisanales. Ce sont souvent de purs joyaux. Dans l’espace étroit qui les contraint, le tissage, le fil, le point brodé se trouvent soudain éclairés d’une intention particulière qui les isolent et les rend intensément signifiants. Sans trop y penser, j’ai commencé à les conserver, par admiration pour ces objets et par attachement pour ceux qui me les avaient expédiés.
Ce matin, une idée m’est venue. Elle a été validée par la Maison des Toiles, l’écomusée du lin de Saint-Thélo, en Bretagne.
J’invite ceux qui le souhaitent à m’envoyer une carte de vœux, ainsi qu’une carte de visite mentionnant (au moins) leur nom. Cette collection sera exposée à la Maison des Toiles, dès que nous aurons atteint la centième carte. Nous publierons également un catalogue numérique dont je rédigerai le texte. Il n’est pas exclus de faire voyager un peu cette collection ensuite.
Nulle contrainte particulière pour la composition de votre oeuvre. Même si la saison y est propice, il n’y a pas de date limite pour l’expédition! Le textile ou le geste textile doit être présent sur votre carte. Elle doit être réalisée manuellement. Un format 10 x 15 cm est conseillé (mais non imposé).
Vous pouvez faire suivre cet appel autour de vous aux artistes textiles de votre connaissance. Je me réjouis à l’avance de voir ma boîte aux lettres envahie de merveilles…
Amitiés
Anne Guibert-Lassalle plasticienne, sociologue de l’art
Addendum Voici des précisions apportées par Anne : « Merci, Katell, pour ce relai sur votre blog. J’ai choisi Carte blanche comme intitulé, parce que le contenu de ces cartes est laissé au libre choix des artistes (mais ils peuvent y mettre des mots doux s’ils le souhaitent). A noter cependant que ma collection, enrichie de vos récents envois sera exposée à la Maison des Toiles, mais n’y restera pas. Je la garderai précieusement et j’espère bien la montrer dans d’autres beaux endroits où toutes les facettes de notre passion textile seront bien accueillies. »
Alors, vous sentez-vous l’âme d’une chroniqueuse TV ?… Je ne fais que transmettre les infos trouvées par Kris the Bee sur le blog de Ma Petite Mercerie, tous les renseignements s’y trouvent !
Si le coeur vous en dit, voici l’adresse pour postuler !
… sont, chaque premier week-end d’avril, 3 jours uniques pour découvrir des métiers d’exception avec un credo :
IMMERGEZ-VOUS DANS LE MONDE DES METIERS D’ART !
En France, l’Institut National des Métiers d’Art invite le grand public à aller à la rencontre d’hommes et de femmes de passion en atelier ou hors des murs.
Cette année, le thème est « le temps de la création« . Un thème très parlant pour nous quilteuses ! Je pense en particulier à mes amies qui cousent à la main, avec patience, passion et précision, des chefs d’oeuvre traditionnels :
Bel Air, par Aline Joulin, qui est une des « aiguilles d’or » des « Quilts de Légende » France Patchwork.Quilt en appliqué « Fleurs Rouges » d’Annick Huet, voir aussi ici.
Mais aussi des quilteuses aux oeuvres plus contemporaines qui, elles non plus, ne comptent pas leur temps :
Oeuvre récente d’Anne Woringer (voir aussi ici) qui teint, coud et brode à la main.
Je ne veux certainement pas opposer celles qui travaillent à la main et celles qui préfèrent la machine à coudre, mais il est vrai que lorsqu’on parle des quilteuses à l’infinie patience, je pense en premier lieu à celles qui participent aux fameux Quilts de Légende, exposition itinérante initiée par France Patchwork !
Les 4, 5 et 6 avril prochains donc, plus de 4 000 artisans/artistes ouvrent la porte de leur atelier en France pour partager avec nous leurs passions, leurs petits secrets, montrer l’intimité de leur lieu de création en vous montrant leurs outils, leurs matières premières… Parallèlement, 400 manifestations en France vous incitent à approcher ces personnes qui travaillent les matières avec talent et y consacrent « le temps qu’il faut », « le juste temps ».
Extrait du communiqué de presse :
La qualité exige du temps. Valeur commune et fondamentale des métiers d’art, le temps se retrouve à chaque étape d’une « vie métiers d’art » : le temps de la formation et de la transmission, le temps du geste au service de la recherche, de l’innovation et de la créativité, le temps de la rencontre qui régit le sur-mesure, le temps d’une fabrication pérenne. (voir le texte complet ici)
Des artistes travaillant avec les mêmes matières premières que nous quilteuses (couturiers stylistes, artistes textiles) sont inscrits dans ces Journées. Vous pouvez consulter le site officiel, il comporte une carte des régions cliquable pour savoir ce qui existe près de chez vous.
Cette immense manifestation européenne très dynamique (voir ici le programme européen) est destinée à la valorisation professionnelle de l’artisan d’art, la préservation des savoir-faire rares… En Europe, les quilts sont bien trop rarement considérées comme des « objets d’art vendables », d’où notre quasi-absence dans ces manifestations. Un jour, peut-être…
Merci àCorinne Berthéas-Dumontde m’avoir signalé ces Journées. C’est une artiste textile et plasticienne de Pibrac, ma petite ville à l’ouest de Toulouse. Comme on peut le deviner sur la photo ci-dessus, elle manie autant l’aiguille que le pinceau… pour notre plus grand plaisir ! Son atelier sera ouvert pendant les JEMA.