Rencontre des deux Reines du Pine cone quilt

Red Thread Studio, c’est le magasin en Floride d’une passionnée d’ouvrages à la main, avec une prédilection pour les broderies comme le sashiko, le patchwork à l’anglaise, mais aussi toute la vague moderne main et machine.

Pourquoi Red Thread, Fil Rouge ? Un ancien proverbe chinois dit qu’un fil rouge invisible relie les personnes qui sont destinées à se rencontrer malgré le temps, la distance ou les circonstances. Le fil peut s’étirer ou se vriller mais il ne cassera jamais. C’est donc la mission que s’est donnée Jen, relier les personnes aux passions communes.

Fin mars-début avril, RachaelDaisy va passer une semaine complète en Floride, à Stuart, petite ville balnéaire et grand port de plaisance, à animer des ateliers sur sa manière bien particulière d’utiliser l’appliqué, les yoyos, le croquet, le Pine cone…  Des dizaines de quilteuses auront la joie d’apprendre ces techniques avec la pétulante Australienne !

Samedi 4 avril 2020, ce sera une rencontre qui devait absolument arriver, car un Fil Rouge les relie depuis des années :

Betty Ford-Smith et RachaelDaisy ensemble pour un Trunk Show* !

*Trunk show : on montre sans façon tous ses quilts sortis de sa malle…

Je souhaite à chacune de surmonter les difficultés actuelles, pour RachaelDaisy les ravages climatiques – dans ses Blue Mountains australiennes, elle a été envahie par les fumées, heureusement pas par les flammes, puis c’est le déluge…- et pour Betty, des ennuis de santé qui tardent à se résoudre. Mais le Fil Rouge va faire son travail, réunir les Reines du Pine Cone ! 

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Vous pouvez lire leurs portraits respectifs dans Les Nouvelles de mars 2017, je les avais déjà mises en relation à cette époque et depuis, chacune espérait LA rencontre…

Pour aller plus loin :

La nonentaine heureuse et la vingtaine glorieuse dans le Tarn

Aujourd’hui-même Hugues Aufray, notre troubadour folk, fête ses 90 ans. Sa longue vie est comme un roman, pleine de péripéties, commençant enfant à la santé fragile, à présent Lion fort à la blanche crinière, à qui on commanda déjà en 2007 ses secrets de santé ! C’est un modèle de résilience, « ce qui ne me tue pas me rend plus fort » ainsi que disait Nietzsche. Je ne me rendais pas compte de son âge, et c’est à la suite d’une interview en juillet dernier que j’ai eu la curiosité de lire ce livre, pour mieux le connaître.

J’ai lu attentivement son livre où le chanteur se dévoile avec simplicité. J’aime son authenticité et son ouverture d’esprit. C’est un homme curieux du monde, respectueux des traditions d’autres peuples et de la nature. Il reste optimiste et positif, ça conserve !

Bob Dylan with Hugues Aufray. (Photo by Bertrand Rindoff Petroff/Getty Images)Tout ce que je savais de lui, c’étaient ses chansons à succès qui entraient immédiatement dans notre patrimoine, son amitié avec Bob Dylan, sa passion pour les chevaux et les USA, et je savais aussi qu’il avait passé une partie de sa jeunesse dans le Tarn, à Sorèze. C’est là qu’il fêtera ses 90 ans avec son public… J’en ferai partie ! Mieux le connaître par son livre m’a donné grande envie de participer à cet événement :

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Quand j’étais petite, on disait parfois à mon cousin doué mais oh combien turbulent : « si tu continues, je te mets à Sorèze ! ». A Sorèze, il y avait un pensionnat pas comme les autres, ex-école militaire royale (fermée en 1793), puis école-abbaye dominicaine jusqu’en 1991, où bien sûr la discipline régnait, mais aussi l’épanouissement de l’enfant par le sport et la culture. C’est là que le jeune Hugues découvrit l’équitation et y vécut, malgré des difficultés scolaires, les plus belles années de sa vie au beau milieu de la guerre !

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Sorèze, photo Pascale Walters CDTTarn

L’établissement de Sorèze est devenu musée des tapisseries de Dom Robert, musée de l’Ecole et hôtel-restaurant. Si vous êtes dans la région, une visite s’impose… Et sa prochaine métamorphose viendra peut-être d’Hugues, qui souhaite ardemment y refaire une école, probablement liée à l’équitation…

Curieusement, Hugues Aufray me rappelle à deux titres l’article écrit grâce à mon amie Betty contenant deux sujets hors du commun : le Bennett Junior College de Betty qui n’a pas eu la chance de Sorèze puisqu’à l’abandon, et le mythique Festival de Woodstock il y a pile 50 ans, où Bob Dylan était le grand absent… Ironie suprême, Bob habitait justement à Woodstock même !… Il justifiera son absence par une période difficile (grave accident de moto puis décès de son père et son fils Jesse gravement malade) mais avouera plus tard qu’il était excédé par tous les hippies qui squattaient chez lui à Woodstock… Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas à cause du domicile de Bob Dylan à Woodstock qu’on appelle ce concert Woodstock, pour l’éternité, alors qu’il se passa à 75 km de cette petite ville !!

À l’est de Sorèze se trouve une vallée naguère très industrieuse dans le domaine du textile, avec en son centre Labastide-Rouairoux. Un petit groupe autour de Patricia Cathala organise tous les ans un Festival qui prend chaque année de l’ampleur. Pour connaître un peu mieux cette valeureuse équipe, suivez ce lien.

J’y étais le 15 août avec des Bees (mes amies Abeilles) et on peut dire que cette édition des 20 ans fut une fameuse réussite, un enchantement avec la douceur de vivre occitane, des artistes invités tellement disponibles, des rencontres très inattendues (ah Claudine, si contente de t’avoir revue !) et tant d’autres tout aussi chaleureuses ! J’ai pris bien trop peu de photos, mais d’autres l’ont fait pour moi : allez voir les centaines de photos sur Facebook  par Flo Volsul, Les Jolis Instants  par exemple… Quaquie a commencé une série de reportages sur son blog et bientôt d’autres blogs s’en feront aussi l’écho certainement dans les jours qui suivent.

Toute la journée, un air vénitien flottait à la Fête du Fil, donnant une touche féerique :

Chacun souhaite se faire photographier auprès de ces personnages aux somptueux costumes…
… moi aussi : même si ma robe n’a rien de celle d’une princesse, je suis accompagnée d’un prince charmant !
Petites et grandes nous font rêver…

Les masques énigmatiques assurent d’être incognito et s’amuser sans barrière. A Venise dès la Renaissance, la République aristocratique jouait à la démocratie où chacun a les mêmes droits pendant quelques jours par an…

Pour ma part j’ai décidé de ne vous présenter que trois univers, centrés autour de la Méditerranée, même si j’ai des regrets de laisser temporairement de côté tant d’autres beaux artistes…

Tout d’abord, Dimitri Vontzos, qui anima la Journée Nationale de l’Amitié à Vichy en juin dernier pour France Patchwork ; il était à Labastide avec son plus beau chef d’oeuvre, sa fille, tout aussi souriante et sympathique que son père ! Mais j’ai admiré aussi ses créations d’étoles et ses nouvelles broderies, toujours axées sur sa culture méditerranéenne.

Dimitri est un artiste qui sait se renouveler et c’est à chaque fois un plaisir de l’entendre parler de ses inspirations ! Lui et bien d’autres (Pascal Jaouen et les brodeuses comme Monik Paugam avec la broderie glazik de Bretagne et plus généralement nos artistes textiles françaises, si nombreuses à mêler patch & broderie créative…) donnent un élan de créativité avec bien peu de choses : du fil, du tissu, une aiguille… La simplicité des matières premières donne libre cours à l’imagination !

Ensuite, je souhaite vous présenter un autre homme, venu de l’autre côté de la Méditerranée, l’Égyptien Ekramy Al Farouk, un des éminents tentmakers du Caire, ces hommes qui sauvent la tradition des khayamiya, tentures textiles qui offraient un raffinement certain à l’intérieur des tentes des nomades tout en renforçant la protection contre la chaleur, le froid et le vent. Je crois que je ferai un article à leur sujet prochainement, tellement je suis admirative de leur chemin parcouru. Lors de leur précédente exposition, je n’avais pas osé m’offrir la toile dont j’étais tombée amoureuse : je l’ai regrettée, oh combien !

J’ai tellement regretté d’avoir été raisonnable en 2016…

Je n’ai toujours pas succombé à une des plus grandes toiles, mais je me suis tout de même fait un plaisir immense en choisissant des oiseaux de paradis sur fond bleu :

Merci à la photographe, la bénévole bastidienne du stand, Krystyna ! Pour le plaisir, voici d’autres photos du stand, avec une mention spéciale pour l’histoire contenue dans ce quilt qui se lit de droite à gauche, contée avec talent par Krystyna :

« Un jour, un homme arrive à la ville, juché avec son fils sur son âne. On dit de lui : oh quelle honte, pauvre âne, l’homme pourrait marcher quand même ! Le lendemain, le fils est sur l’âne, l’homme marchant à côté. On dit : ah c’est comme ça qu’on élève les enfants, c’est du propre ! Le jour suivant, l’homme est sur l’âne, son enfant marchant à côté. On dit : ben voyons, il se prend pour qui celui-là ? Pauvre enfant ! Le jour suivant, l’homme et l’enfant marchent à côté de l’âne. On dit : ridicule, ils ne profitent même pas de l’âne ! Le dernier jour, l’homme porte l’âne. On dit : ah on avait bien fait de se méfier de lui, il est complètement fou ! Moralité : n’écoute pas le qu’en dira-t-on… »
Une vue des ouvrages exposés : des tableaux rappelant la splendeur des mosaïques symétriques arabo-musulmanes ou leur calligraphie, des harmonies de couleurs toujours réussies, des dessins enrichis par leur culture devenue cosmopolite (certaines ont bénéficié de l’influence des tapisseries de Dom Robert de Sorèze que Ekramy avait vues en 2016 !)
Un des Arbres de Vie féeriques du stand…
… et un détail !

 

Une des splendeurs du stand ! Sans limitation de budget, j’aurais eu du mal à choisir entre ces deux derniers… Étant près de la porte, il y a un contre-jour un peu gênant, mais on voit la beauté de la tenture tout de même…

Terminons par une femme qui a surpris tous les visiteurs, Paule François. Sa matière première est la laine, sa technique est un cadre de bois sur lequel est créé un métier à tisser sur mesure pour chaque création, son inspiration vient de ses propres photos. Elle vécut cinq ans sous le soleil du Maroc et y trouva une inspiration majeure pour ses ouvrages, ses voyages lui inspirent également de très belles scènes, et enfin la côte méditerranéenne française, auprès de laquelle elle vit à présent, lui offre d’autres sources d’inspiration tout aussi lumineuses. Quand on voit un de ses tableaux de loin, on croit voir une photo ou un tableau réaliste, éclatant de couleurs et à la profondeur de champ parfaitement maîtrisée. Quand on s’approche, ce sont de grands points de fils de laine qui font le tableau ! Inutile de dire que ce travail est bien plus long que ne le serait un tableau en peinture… Son art est bien sûr apprécié dans le monde où elle évolue (le monde des galeries d’art), mais trop souvent du bout des lèvres… Ce n’est que du fil… Sa notoriété bondira si elle entre dans le monde de l’art textile où son art sera bien plus apprécié, comme à Labastide-Rouairoux !

Nous avons aussi tendu des laines pour faire des tableautins dans notre enfance, la technique n’est pas franchement nouvelle, mais le résultat de Paule est tout autre (encore bien plus beau que sur mes photos!) :

Merci aux Bastidiens pour cette formidable édition 2019! Terminons en beauté avec quelques vues du Musée du Textile, au cœur de la ville de Labastide-Rouairoux :

 

T’as d’beaux dos tu sais !

Quand je pense à Violaine, je vois un grand sourire, une belle spontanéité, un sens artistique inné, le genre de personne que j’aimerais côtoyer bien plus souvent.  Vous pouvez relire l’article qui lui est consacré dans La Ruche par ici.
Aujourd’hui, c’est elle qui nous régale ! Notre reportrice du jour nous donne son ressenti sur un événement récent.
 

Par un beau dimanche de juillet j’ai assisté, pour la première fois de ma vie, à un défilé de mode ! J’en suis encore toute émerveillée…


En Dordogne, à Villefranche-de-Lonchat, c’était la fête du village et Joëlle Vétillard, artiste textile de renom dont je ne voulais pas manquer la prestation, présentait ses créations vestimentaires avec en prime une robe de mariée décorée de mille fleurs !
Cette robe était bien sûr attendue avec impatience, mais les mannequins (de 4 à 77 ans) savaient si bien mettre en valeur les tenues (toutes plus originales les unes que les autres) que le public, très attentif accueillait chaque modèle avec des exclamations admiratives comme on le fait à un feu d’artifice…
Personnellement ce qui m’a le plus frappé dans ce riche et talentueux défilé c’est la créativité apportée par Joëlle aux dos de ses vêtements… Nous avons pu apprécier des dos de toutes sortes : humoristiques, informatifs, surréalistes, ravissants, brodés, patchés… C’est donc avec cet angle de vision que j’ai sélectionné quelques photos pour partager avec vous ce beau moment de juillet que j’ai envie d’appeler :

Bravo Joëlle, T’AS D’BEAUX DOS TU SAIS !

Violaine

Rappelons le site de Joëlle Vétillard : http://www.leblogdejoelino.com/2019/08/defile-villefranche-de-lonchat.html

Mille Fleurs et la Fête du Fil

Pour nos retrouvailles en beauté à la mi-août, remontons un peu le temps : je vous l’avais promise, la voici, la sublime robe millefiori de notre amie Joëlle Vétillard :

Photo Frédérique Proust sur son blog Patch d’Ours.
Photo de Ghislaine Lesueur, publiée sur le forum France Patchwork (Facebook)

Ne manquez pas les articles de Frédérique et Joëlle, avec d’autres photos de ce superbe défilé et de la belle fête de village !

 

Autre enchantement occitan à partir de demain et pendant 3 jours, La Fête du Fil à Labastide-Rouairoux (81) :

Le programme est par ici !

Tracy Chevalier, son nouveau livre et autres nouvelles

Lisez-vous beaucoup l’été ?

 

La connivence continue entre Texte et textile… Les quilteuses sont souvent de bonnes lectrices ; depuis le début de ce blog, j’ai le plaisir d’écrire souvent à propos de Tracy Chevalier, romancière-artiste, qui mêle presque toujours ses histoires à des activités artistiques : peinture, tapisserie, cirque, poésie, patchwork, prose… 

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Je crois bien que dernier roman de Tracy Chevalier n’a pas trouvé son public en France. Le Nouveau, transposition du drame d’Othello dans une école de Washington en 1974, traite de sujets toujours brûlants comme la jalousie, le traitement de la différence, le racisme, en l’occurrence un élève noir dans une classe blanche. Malgré une très belle écriture, les détails vintage, je n’ai pas apprécié ce roman à sa valeur sans doute, car je n’ai jamais lu Othello et ne peux donc pas évaluer la transposition, probablement virtuose. Sans ce point-clé, une certaine distance reste entre le lecteur et l’histoire…

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Allons de l’avant : le nouveau roman est prêt, il sortira en anglais en septembre, puis en français en 2020. Violet, une jeune femme pleurant la perte de son fiancé et son frère lors de la Grande Guerre, va assumer son indépendance en s’installant dans la ville de Winchester. Elle entrera dans un groupe de femmes qui brodent des coussins pour la cathédrale. Je n’en sais pas plus, mais que j’ai hâte de le lire !

Des coussins de Winchester Cathedral, photo du site de Tracy Chevalier.

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Sur son site, Tracy Chevalier annonce aussi le thème du livre sur lequel elle travaille : une grande histoire autour de la fabrication et la vente des perles de verre de Murano (près de Venise)… Un autre délice à venir !!

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Autre nouvelle extraordinaire : la création d’un Opéra à Zürich (Suisse) sur l’histoire de la Jeune Fille à la Perle ! La musique, de style avant-gardiste, est signée Stefan Wirth, la Première aura lieu le 24 mai 2020, les autres dates par ici.

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Texte et textile encore : Tracy Chevalier est devenue quilteuse, après avoir voulu simplement se renseigner sur cette activité pour mieux écrire La dernière Fugitive. Mais elle continue ! Toujours cousant à la main, elle aime se reposer des mots en travaillant les tissus. Elle a fait plusieurs quilts elle-même mais elle fait bien plus : organiser des expositions ! A ma connaissance, elle a initié deux événements, l’un avec des quilteuses du Yorkshire, l’autre avec des détenus dans diverses prisons anglaises.

Le quilt des soeurs Brontë est rarement exposé, pour le préserver. Il mesure 187 x 214 cm.

Dans le Yorkshire, c’était  en 2016 la commémoration des 200 ans de la naissance de Charlotte Brontë (son roman le plus connu : Jane Eyre, monument de la littérature britannique). Or, elle et ses sœurs avaient cousu un quilt en soie, taffetas, velours et coton, qu’on imagine venir de leurs propres robes. Bien sûr, la technique est « à l’anglaise » et des papiers (lettres, journaux) restent emprisonnés dans cet ouvrage… qui n’est pas un vrai quilt puisqu’il n’est pas quilté (tout comme celui de Jane Austen, voir ici l’article que je lui ai consacré). Une exposition de mini-quilts sur le thème a été organisée en 2016, mais je n’ai pas trouvé de lien très intéressant fonctionnant encore, juste cette affiche montrant une reproduction de l’ouvrage des trois sœurs Charlotte, Anne et Emily :

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Enfin, texte et textile toujours : dans le cadre d’une exposition sur « ce qu’on fait dans son lit » (naître, dormir, faire l’amour, être malade, mourir), Tracy a, avec l’aide de l’association Fine Cell Work, encouragé des détenus à s’exprimer sur le sommeil et les rêves, avec des consignes : un bloc de 25 cm de côté et une dominante en bleu et blanc. Les blocs sont faits par des experts, car cette association, Fine Cell Work, enseigne les arts de l’aiguille et fait travailler les prisonniers volontaires (une forte majorité d’hommes) contre une rémunération équitable ; cela favorise le goût du travail bien fait, donne une expertise, apprend à acquérir l’estime de soi… Les ouvrages faits par les prisonniers sont en vente ici. Vous pouvez y admirer un remarquable artisanat ! Donc pour le projet de Tracy, un quilt a été fait avec les 63 blocs reçus :

J’ai acheté le livre sur cette expérience : sur un tout petit format (un carré de 14,5 cm seulement), on y lit le contexte de cette aventure mais on voit aussi des détails des blocs, souvent + grands que nature, on apprécie la justesse de la broderie mais aussi, surprise, on voit que le thème est exploré en profondeur. S’y retrouvent naturellement des comptines enfantines, des lunes et des étoiles, mais aussi des versets de la Bible, des mots de Shakespeare, des évocations de tableaux comme le Cri de Munch… Les photos montrent la qualité du travail de ces brodeurs pas comme les autres, et leur envie de s’en sortir dans la vie. Quoi qu’ils aient fait, ils purgent leur peine envers la société et ensuite il faut se réinsérer, s’habituer à travailler, à penser positivement… On ne sait jamais quelle révolution intérieure peut s’enclencher quand on se met à faire de l’art ! Leurs réflexions, en fin de livre, montrent à quel point on peut transférer son agressivité en canalisant son énergie positivement dans le travail manuel. Certains évoquent aussi l’indépendance gagnée en mettant de l’argent de côté, la perspective de trouver un travail en sortant, ou simplement la fierté du travail bien fait.
Les bénéfices du livre vont à Fine Cell Work, l’association qui promeut les arts de l’aiguille en prison. 

Ce n’est pas une expérience unique : on peut rappeler l’histoire du Rajah quilt (1841) mais aussi maintes initiatives de par le monde.

Un excellent article en français (d’une brodeuse suisse) présente également ce livre : https://www.letempsdebroder.com/articles/quilt-sommeil-chevalier/

Tracy Chevalier a dit à propos de cette expérience dans The Guardian :

Cela semble bête de dire que coudre peut aider des gens, mais c’est une action très thérapeutique, très reposante. Et c’est l’occasion pour ces gars de faire quelque chose de beau, d’être félicités et payés pour cela. Certains ont commencé cette activité pour gagner de l’argent, mais la plupart continuent parce qu’ils aiment coudre… Cela semble invraisemblable, mais coudre a bien déclenché quelque chose en eux.

Voici le quilt entier, plein de symboles, d’histoires personnelles, d’espoirs :

Voilà les nouvelles que j’ai pu récolter sur cette femme que j’admire beaucoup !

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Photo Anna Huix, Sunday Times

Quant à son mari que j’ai déjà présenté, Jonathan Drori, son livre est enfin édité en français ; je l’ai offert au mien – de mari – lui qui a planté une centaine d’arbres chez nous, par passion… juste répartition des choses ! Dans la forêt de livres sur les arbres, je vous le recommande chaleureusement, Ce que nous disent les arbres du monde : enchanteur, intelligent, informatif et si poétique… Un merveilleux livre sur la prodigieuse intelligence de la nature ! 

Avec Jonathan Drori, nous faisons un tour du monde sans jamais nous ennuyer, en apprenant à mieux connaître ces compagnons de l’humanité.

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Info finale, en rapport avec le livre ci-dessus : Cosabeth Parriaud nous informe sur Facebook que, jusqu’au 20 novembre, une belle exposition a lieu à Paris sur les arbres, vus par des scientifiques, des philosophes, des artistes. Cela semble très intéressant, mais aussi très salutaire pour tenter de sauver ce qui peut l’être : l’Amazonie est décapitée, la Sibérie brûle (des centaines de milliers d’hectares en ce moment-même), ainsi que l’Alaska et bien d’autres forêts, on a une pensée aussi bien sûr pour nos amis portugais… C’est tout sauf anecdotique, du sauvetage des arbres dépendra notre avenir et peut-être notre survie. J’écoute la jeunesse qui ne regarde pas ailleurs… Notre monde bleu et vert va-t-il survivre ?

Fondation Cartier, 261 boulevard Raspail, Paris 14e

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Petite pause estivale… Prenez soin de vous et de votre environnement, attention à la chaleur, lisez, rêvez les yeux ouverts… à l’ombre !
À bientôt !

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BeeBook : c’est parti !

Désormais, BeeBook vit sa vie !…

Nombreuses sont les quilteuses à avoir reçu leur exemplaire samedi dernier à Vichy : près de 400 exemplaires déjà distribués ce jour-là !

Ma première séance de dédicace !

C’était la journée idéale, puisque c’était la Journée Nationale de l’Amitié organisée par la délégation de l’Allier autour de Lydie, avec l’aide des départements voisins. Ces JNA sont toujours des journées de découverte et de partage, on n’imagine pas le gros travail de préparation en amont… et le stress ! Merci à toutes ces bonnes volontés qui nous offrent ces belles rencontres… Le brodeur-poète Dimitri Vontzos faisait partie de la fête, avec cette sensibilité qui le caractérise. Nous sommes toutes admiratives de son talent ! 

Dimitri était à Toulouse en automne dernier au Salon des tendances créatives, j’avais pu longuement l’écouter sur ses inspirations, c’était passionnant !

Rendez-vous à Gap en juin 2020 pour la prochaine rencontre nationale des quilteuses et quilteurs passionnés !

logoFPN’oublions pas que l’association vit grâce à nos adhésions et je ne conçois pas l’appartenance à l’association France Patchwork sans l’abonnement à la revue, si riche et éclectique, qui est notre vitrine mais surtout notre meilleur moyen de communication, notre lien… N’hésitez jamais à proposer un article, un modèle, une idée… Faites vivre la revue vous aussi si vous le voulez !

Voici notre revue de l’été 2019, si belle !

Les Éditions France Patchwork sont nées avec BeeBook et je voulais évidemment remercier les bonnes fées qui se sont penchées sur son berceau ! J’ai donc tenu à offrir des ouvrages contenus dans BeeBook à Monique Lopez-Velasco, Nicole Dewitz et Catherine Bonte.

Présentation de BeeBok sur scène (photo Édith Bouilly)
Me voici entourée de mes fées qui ont permis la création de BeeBook : Monique au micro, puis Nicole et Catherine à droite sur la photo (de Kristine)

Monique m’a aidée à façonner BeeBook, à le créer pour en faire un bel objet. Nous avons eu maintes petites et grandes décisions à prendre, tant sur le format que le titre, les maquettes, la reliure… et tout ce qui est à l’intérieur ! Même si certains textes et modèles y sont depuis le début, le résultat n’a rien de commun avec le premier jet écrit l’été dernier. L’apport de Monique est bien plus grand encore, vous n’imaginez pas sa patience, sa rigueur (si nécessaire !!), son bon goût -car nous sommes aussi dans le domaine de l’esthétique… Nos échanges ont toujours été constructifs, un vrai bonheur. Et surtout, nous nous comprenons, nous nous apprécions… Monique a reçu un très beau quilt, dont les blocs ont été faits par toutes les stagiaires du stage d’Angers l’année dernière, elle en faisait partie ! Il s’appelle la Ruche Angevine. Assemblé par les Abeilles Kristine et Évelyne, superbement quilté à la long arm par Noëlle Joannes (déléguée FP49), il est tout frais et tout beau, un vrai quilt made in France Patchwork !

Je n’en ai pas d’autre photo que celle prise à Vichy que voici, mais vous verrez ce quilt aussi bien sûr dans le livre :

La Ruche Angevine est typique du lâcher-prise qu’on s’autorise dans la Ruche des Quilteuses : si le bloc est trop petit, on ajoute simplement des bandes et ça ira ! En effet, certains carrés avaient été coupés à 7 ou 7,5 cm au lieu de 8 cm, mais on les a tout de même intégrés sans problème. On dirait presque que ces accents sont faits exprès, en tout cas ils ne nuisent pas à l’impression d’ensemble.

Nicole Dewitz, par sa formation scientifique mais aussi sa curiosité intellectuelle, a considérablement contribué à la  cohérence du livre, tout autant que Monique. Elles sont si complémentaires ! Nicole a traqué tout autant la justesse et l’élégance des textes (ah les virgules !!!) que la vérification technique de tous les modèles… et bien plus encore. Pendant ma participation à la revue des Nouvelles pendant 4 ans, nos échanges furent limités, mais grâce à BeeBook, j’ai découvert toutes nos affinités. Je n’ai pas oublié que Nicole avait trouvé L’Indispensable très jolie (une pochette proposée en modèle), alors je la lui ai offerte avec beaucoup de plaisir :

Simplissime à réaliser, découvrez l’Indispensable dans BeeBook !

Quant à notre chère Présidente, je ne pouvais que la remercier avec un quilt qui me tenait à cœur, avec les couleurs typiquement BeeBook, une joyeuse fantaisie dans l’esprit du livre, quilté comme il se doit au coton perlé en toute improvisation :

Vous aviez vu le pavé 2019 (en haut à gauche du quilt), en photo de présentation du blog tout au long du mois de janvier dernier, c’est un emprisonnement de fils par du piqué libre sur de l’hydrosoluble… fait par Kristine bien sûr ! Autant le valoriser dans un quilt (et pas n’importe lequel), il était triste, tout seul sur mon bureau… 

Nous avions bien gardé le secret sur le contenu de BeeBook. À l’entente des premières réactions, il est perçu comme bien différent de tous les autres livres déjà édités sur le patchwork. A sa lecture, beaucoup savent que j’ai simplement répondu à deux questions : pourquoi et comment je quilte ! J’y ai transmis ce que j’ai appris du monde du patchwork, avec l’espoir que mon expérience et mes goûts personnels aideront les quilteuses plus occasionnelles à entrer dans la danse de l’amusement, de l’improvisation, de la créativité… Je l’ai voulu à l’image du patchwork que j’aime, représentant une tradition, évoluant au fil du temps, exprimant ses émotions.

Quatorze quilteuses, des amies Abeilles, ont enrichi le livre de leurs modèles. Merci également à celles qui ont offert une photo d’illustration, appuyant de manière gracieuse les premières parties du livre !

Tous les livres commandés partiront cette semaine, vous pourrez à votre tour le lire et, j’espère, avoir envie de vous lancer dans un nouveau projet !

J’attends vos réactions avec impatience bien sûr…

Un achat de BeeBook en perspective ? Vous avez, sous le titre du blog, un onglet BeeBook avec tous les renseignements, ou bien cliquez ici. Merci !

Notre-Dame, des ouvrages d’Abeilles

Il n’est pas trop tard si vous désirez faire un geste pour la reconstruction de Notre-Dame avec France Patchwork. Nul besoin d’être adhérent, il vous est proposé de faire un ouvrage de 30 x 30 cm (recommandé) représentant Notre-Dame pour vous, cela peut figurer un détail, une ambiance…

J’ai déjà vu de superbes réalisations sur Facebook et Instagram ; comme ce n’est pas un concours, il n’y a aucune raison de ne pas les montrer… et cela peut motiver quelques participations de dernière minute ! Alors voici les contributions de trois Abeilles.

Bee Valerie, notre chère amie anglaise, a été tout autant touchée que nous par cette destruction partielle d’un de nos monuments emblématiques, c’est notre patrimoine européen… Voici son quilt :

Photo pour les Abeilles, juste avant l’envoi à FP. Je l’avais vu avant le quilting et je l’aime beaucoup : on a bien la sensation de l’architecture intemporellement belle. Son travail est, comme toujours, parfait. I love your quilt Val!

Bee Kristine a, elle, utilisé la technique du Pine cone pour figurer une rosace de vitraux, ce que je trouve très pertinent :

Une très fine broderie sur un fil marque le centre.
Kristine na pas manqué d’ajouter une étiquette brodée !

Quant à moi, les tissus unis étalés sur ma table m’ont donné envie de faire ceci, toujours sur le thème de la lumière et des vitraux, même si le lien avec Notre-Dame n’est pas évident.

Blocs de 3 x 4 cm avec une fenêtre bleu foncé, quilting main simple dans les fenêtres. Si j’avais voulu la régularité, j’aurais fait un assemblage sur papier, mais le mouvement me semble plus intéressant… Question de goût !

J’avais relayé les conditions de participation par ici, vous y retrouvez l’adresse d’envoi à France Patchwork (délai : le 30 juin).

 

C’est la Fête du Fil !

Pour qui connaît cet événement, le titre à lui seul évoque la chaleureuse ambiance régnant chaque année les 14 & 15 août à Labastide-Rouairoux, ville trait d’union entre le Tarn et l’Hérault, au cœur de l’Occitanie.

Une part de la France vue par Ian Berry : jamais Labastide-Rouairoux ne fut autant le centre du monde 🙂 … rappelant le centre du monde pour Dali, dans une extase cosmogonique : la gare de Perpignan !

Les organisateurs nous gâtent particulièrement cette année avec les incontournables puces des couturières et l’espace commercial, la boutique des Toiles de la Montagne Noire dans le village et aussi des ateliers, démonstrations… Mais ce qui déplace les foules, ce sont les artistes exceptionnels que nous dénichent chaque année Patricia et ses amis !

Voyez ici le programme complet avec de très nombreuses expositions de prestige.

Bien sûr, cette année on ne parle que de lui :

Ian Berry Labastide Rouairoux

Ian Berry exposera son nouvel univers textile, en denim toujours, dans cette ville naguère industrielle au savoir-faire textile qui fit la réputation de la région… Attendons-nous à un spectacle époustouflant !

La Fête du Fil

The Secret Garden

En ce début d’année je vous invite à une promenade dans le Jardin Secret d’une romancière et d’un grand artiste contemporain.

Première édition d’un livre important de la littérature enfantine, The Secret Garden de Frances Burnett, 1911.

Pour les Britanniques, The Secret Garden est avant tout un célèbre roman pour enfants écrit au début du XXe siècle, ancré dans la mémoire collective. Il était une fois une fillette non désirée qui n’a jamais appris à sourire ni à aimer… Ses parents disparus, elle découvre la propriété de son oncle et trouve une clé ouvrant  un jardin entouré de murs. Cette clé ouvrira aussi son cœur…

Avec l’amitié d’un jeune garçon qui sait parler aux animaux, avec le plaisir de prendre soin du jardin secret, la petite fille revêche s’épanouit, s’embellit…

La jeune Mary découvre l’amour inconditionnel qui peut exister entre des humains et des animaux.

C’est une belle histoire sur l’enchantement de la vie réelle, l’apprentissage de l’indépendance, le pouvoir d’un simple sourire, la force de la patience et de l’endurance dans l’apprentissage, la beauté de la nature… Toute une éducation pleine de bon sens et de sensibilité imaginée par Frances Burnett qui écrivit aussi Le Petit Lord Fountleroy, peut-être plus connu en France.

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Entrons à présent dans le Jardin Secret de mon artiste textile préféré…

Quand Ian Berry se vit confier un lieu d’exposition dans le Musée des Arts pour les enfants à New-York (Manhattan), ce qui ne se refuse pas quand on est comme lui si attentif à l’éducation, il fit spontanément le lien avec le roman initiatique et imagina, pour plaire aux enfants — et à leurs parents — un Secret Garden qui aurait troqué sa couleur chlorophylle pour le bleu divin du denim.

Jardin d’Eden en Denim ! Photo Lucinda Grange

Ce Jardin Secret est conçu pour se promener par un petit chemin, un escalier, et s’immerger dans la nature recréée.

Dans une fenêtre-hublot, l’éducation prend le pas sur l’émerveillement : les enfants peuvent voir une branche de coton et le texte les invite à se rendre compte que les pantalons en jean proviennent de cette plante. Joyeux jeu de mots bien à propos pour les amuser : from plants to pants… and then again to plants. Oui, cette expo montre des plantes faites de pantalons faits de plantes, la boucle est bouclée ! Photo Lucinda Grange

Mais le délai entre la décision et l’exposition était diablement court ; le 31 octobre dernier, alors que Halloween battait son plein, Ian cherchait des aides efficaces pour tenir le pari… Ce sont donc des volontaires de plusieurs pays qui ont permis cette exposition parmi lesquels Patricia Cathala, bien connue dans notre région pour sa Fête du Fil à Labastide-Rouairoux à la mi-août. 

En novembre Patricia a donc mobilisé sa famille, ses amis et le secours populaire local pour trouver des blue jeans usagés puis a travaillé jour et nuit pour fournir deux douzaines de cactus divers et des feuilles armurées ! 

Grâce à elle et d’autres amis tout aussi actifs, le Jardin Secret a pu ouvrir ses portes le 13 décembre dernier, alors qu’à une semaine d’intervalle la célèbre laverie de Ian était montée à Miami en Floride. Je le sais depuis longtemps, quel que soit son talent, un artiste qui réussit est une personne qui travaille beaucoup…

Pour mieux convenir aux locaux de Miami, Ian a construit une façade – en denim bien sûr – cela ajoute beaucoup de réalisme à la laverie. A l’intérieur, un grand drapeau des USA en denim complète la personnalisation de cette mise en scène. Photo Antonio Palou

Pour les milliers de feuilles qui tombent en cascade, Ian a eu besoin d’une aide plus technique, la coupe au laser de la société italienne Tonello. C’est impressionnant. Allez le voir sur son site par ici !

Ce jardin gagne en mystère avec ces enchevêtrements de plantes… Hormis la couleur, elles sont réalistes et on peut reconnaître les roses grimpantes et les glycines au milieu d’autres lianes. La coupe au laser était indispensable pour ces milliers de feuilles. Photo Lucinda Grange

En montant ce jardin, Ian a pensé à Alice au Pays des Merveilles – autre monument de la littérature britannique enfantine – avec une vision enchantée de la nature, un côté magique et quasi-mystique qu’on doit bien ressentir quand on emprunte ce chemin…

Est-ce un jardin à l’anglaise, où les jardiniers maîtrisent les plantes pour donner un air de nature sauvage ? Ne serait-ce pas plutôt une cité abandonnée des hommes où la nature reprend ses droits avec vigueur ? Le Secret Garden est un jardin fait pour rêver et inventer sa propre histoire… Photo Lucinda Grange
Est-ce le lapin d’Alice qui est toujours en retard ? Photo Lucinda Grange
Chaque détail est un enchantement ! Photo Lucinda Grange
Au premier plan, les cactus de notre amie Patricia Cathala côtoient des fleurs printanières et des feuilles luxuriantes. Les enfants ont le droit de s’approcher, de toucher, tout en apprenant à respecter la composition et le travail des artistes.

A la lumière de sa propre histoire, Ian veut livrer un message important aux enfants : oui l’art peut être l’occupation de sa vie si on sent que c’est sa destinée ! Même si le chemin est semé d’embûches et le travail acharné, il faut avoir confiance en son étoile.

Cette ode à la nature en pleine mégalopole veut rappeler aux enfants la beauté de la nature, la joie de jouer dehors avec trois fois rien, le plaisir d’observer les détails d’une feuille ou le vol d’un papillon… The Secret Garden de Ian Berry rejoint en tous points le message du livre The Secret Garden de Frances Burnett !

Cette superbe exposition se trouve au Children’s Museum of Arts, 103 Charlton St. NYC  jusqu’en avril prochain. Juste avant la fin de l’expo, Ian y animera des ateliers avec les enfants.

Ian Berry remplit son agenda avec évidemment des surprises pour 2018 !

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Un projet de Princesse

Quand on est dans un Château Renaissance, à quoi pensent les filles ? A des Robes de Princesse évidemment !

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Après sa Robe de Mariée, Joëlle Vétillard nous propose dans le même esprit un nouveau challenge pour faire un défilé de robes de princesse !

Lieu et date : le Château de Lacaze (Tarn) le dimanche 24 juin 2018.
Oui, même lieu et même date que l’exposition France Patchwork de Charm Quilts !

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Voici ses consignes :

Il s’agit de faire des ronds, à partir desquels je vais faire des robes, le nombre dépendra du nombre de ronds reçus.
Chaque rond sera bien visible, il doit être à lui seul une petite œuvre originale.

Diamètre mini 8 cm max 22 cm

3 couleurs au choix mais une seule couleur par rond : noir, blanc à blanc cassé, jaune à ocre.

Quelle que soit la couleur choisie, il peut y avoir une touche de doré.
Le top du rond est fait sur une base de textile, avec une technique libre, patchwork traditionnel main ou machine, art textile, broderie main ou machine, appliqué, collage…
Il peut y avoir autre chose que du textile, papier, carton ou tout autre matière, avec ou sans relief. Il faut juste que cela ne soit pas trop fragile.
Le doubler de la même couleur que le dessus, noir pour le noir, idem pour le blanc à blanc cassé et le jaune à ocre, avec un beau tissu uni ou faux-uni, l’envers se verra.
Coudre la doublure à la machine, endroit sur endroit en laissant une ouverture pour le retourner avec une marge de couture de 1.5 cm à l’endroit de l’ouverture.
Le retourner mais ne pas recoudre le trou, c’est moi qui le ferai après.
Attention si vous recousez, brodez ou collez quelque chose après l’avoir retourné, ne pas coudre ou coller la doublure en même temps car je vais glisser quelque chose dedans avant de fermer le rond.
Si besoin 05 53 28 29 84

Mon adresse :
Joëlle Vétillard
Charrière
24220 Castels et Bezenac

Date limite de réception le 15 février 2018

Pour des photos et des renseignements complémentaires (une adresse de dépôt au centre de Toulouse !) rendez-vous sur le blog de Joëlle !

Question subsidiaire : comment dessiner un rond ? Bien sûr avec un compas ou un bol, une assiette… Mais j’ai souvent un problème dès que mon rond dépasse l’écartement de mon compas et je manque parfois de l’assiette « parfaite ». Alors connaissez-vous la règle qui remplace la ficelle et le crayon ?

Au milieu de cette règle, à la marque 9 inch, il y a un petit trou ainsi que tous les demi-inch vers la droite. Grâce à eux on peut dessiner des ronds jusqu’à 43 cm de diamètre !

Je l’ai achetée à Kréatiss à Colomiers (près de Toulouse), on la trouve vraisemblablement dans le réseau Mondial Tissus aussi. Elle mesure 18 inch sur 2 inch, elle est en plastique souple et transparent ; la particularité qui nous intéresse est qu’elle est percée de trous tous les 1/2 inch. Impossible de la retrouver sur internet, désolée, je n’ai aucune référence. Elle ne m’avait pas paru chère mais je ne me souviens pas de son prix, elle est vieille déjà !

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Je vous la montre aussi sur une planche en liège, car pour l’utiliser on peut poser le papier ou tissu à marquer, fixer le centre de cette règle par une punaise et on met une mine de crayon ou de feutre (Frixion de Pilot par exemple) dans le trou qui convient comme rayon du cercle. On tourne autour de l’axe de la punaise : le cercle est propre, parfait, sans aucune difficulté !

Mais ATTENTION, cette règle est trop fine pour être utilisée avec un cutter rotatif, vos doigts seraient en danger !

Vendredi à la Ruche, je ferai des ronds pour Joëlle !

Noir, jaune, blanc : les Abeilles seront dans le thème de la robe de princesse ! Et prochainement vous verrez le dernier ouvrage de Bee Karine qui a utilisé ces mêmes couleurs…