Les Moulins de la Ruche !

Le jour est venu ! Dès aujourd’hui, vous allez pouvoir commencer à fouiller dans vos tissus, tracer votre gabarit… et pourquoi pas déjà coudre vos premiers Moulins ! Je vous avais déjà alléchées (voir ici , aussi ici et ) à la perspective de cet atelier en ligne ; Béatrice et moi-même vous proposons cet ouvrage, nous n’avons pas inventé le bloc mais nous avons rapproché plusieurs modèles afin de vous donner le choix entre plusieurs tailles et surtout plusieurs placements de tissus. Pour vous permettre de commencer sereinement, tout est décrit pour les débutantes. C’est long, technique, mais vous aurez l’assurance de réussir vos blocs.

C’est parti pour les Moulins de la Ruche (MDLR pour les intimes) !

Les Moulins de Béatrice (Une Aiguille dans une Botte de Foin) avec un « Honey Bun », ligne Aviary de 3 Sisters,  Moda. Ce modèle est directement inspiré de Crackling Palms de Carrie Nelson (voir ci-dessous).

Présentation des modèles qui nous ont inspirées

Le bloc est une répétition de 4 modules semblables, très faciles à coudre : 2 rectangles simples et un rectangle bicolore coupé en son milieu à 45°. C’est cette partie qui nécessitera un gabarit si vous suivez ma façon de faire, car d’autres quilteuses préfèrent d’autres méthodes de coupe. Ces MDLR ont été inspirés  par :

– un modèle de Françoise Rey, du Petit Comptoir à Toulouse, dont le modèle fut édité par Quiltmania (n° 37). Avec ses tissus japonais il a eu un succès considérable. Lorsque je me réfèrerai à ce modèle en particulier, je mettrai QM (= QuiltMania)

Indigo Blues, devenu un grand Classique !

– deux modèles du livre A Touch of Rosie (Ed. Leisure Arts, 2010), l’un en couleurs vives, aux blocs montés sur la pointe et l’autre en pastel monté droit. Pour ce modèle, je mettrai Rosie !

– et dans la blogosphère française, j’ai vu récemment ce modèle traité encore différemment chez Cocopatch : il s’agissait là d’un ouvrage proposé par Magic Patch (Pop Corn d’Elly Prins). Elle m’a très gentiment offert cette photo de son ouvrage qu’elle va transformer en Quillow (quilt plié dans une poche cousue au dos et qui devient une sorte de taie d’oreiller : voir cette vidéo que j’adore !). Voici son top en tessellation (= les blocs s’imbriquent) :

Magnifique modèle en tessellations de Cocopatch, merci de nous offrir cette photo Coco ! Ces beaux tissus sont de la gamme Fusion de Kaufmann, où vous avez 85 nuances à votre disposition !

Enthousiasmant tout ça, n’est-ce pas ? Leur montage était expliqué différemment mais le résultat est le même. C’est justement une variante en tessellation ce que j’ai moi-même commencé spontanément avec mon Jelly Roll. L’accumulation de ces exemples vous donne déjà des idées des variantes possibles…

Je m’étais inspirée du modèle QM en variant les tissus clairs, cela donne une tessellation proche du modèle suivi par Cocopatch !  Tissus de Blackbird Designs, acheté en Jelly Roll (bandes prédécoupées de 2 1/2 inch)

Choisir la taille de son bloc

Je vous propose quatre tailles de bloc : 12 cm, 18 cm, 24 cm ou 30 cm. Pourquoi ? Ce sont des multiples de 6 qui vous faciliteront les mesures.

  • 12 cm : les bandes de base pour coudre le bloc seront coupées à 3,5 cm de hauteur. Ce sera mini !
  • 18 cm : les bandes de base pour coudre le bloc seront coupées à 4,5 cm de hauteur.
  • 24 cm : les bandes de base pour coudre le bloc seront coupées à 5,5 cm de hauteur.
  • 30 cm : les bandes de base pour coudre le bloc seront coupées à 6,5 cm de hauteur. Ce sera grand et vite fait !

Avec des coupes commerciales de Moda, il vous faut un seul paquet de Honey Bun (bandes de 1  inch 1/2 de haut qui fera un bloc d’environ 15 cm) ou de Jelly Roll (bandes de 2  inch 1/2  donnant un bloc de 30 cm environ) pour 25 moulins. Mêmes explications générales !

Préparer le gabarit

Voici un schéma pour vous aider à dessiner l’unique gabarit que je vous recommande de préparer ; les autres coupes se feront directement avec la règle et le cutter. Ce gabarit facilitera la position de la règle pour couper la diagonale. C’est un gabarit avec marges de couture de 0,75 cm incluses.

Vous pouvez agrandir la photo en cliquant dessus.

Coupe

Pour un bloc, il vous faudra de 2 à 5 tissus différents (voir ci-dessous). Pour ces explications, je choisis l’option de deux tissus. Il faudra couper, dans chacun des deux tissus :

  • A – 4 rectangles de : 3,5 x 7,5 cm (pour bloc de 12 cm), 4,5 x 10,5 cm (pour bloc de 18 cm), 5,5 x 13,5 cm (pour bloc de 24 cm), 6,5 x 16,5 cm (pour bloc de 30 cm)
  • B – 2 rectangles de : 3,5 x 9,5 cm (bloc de 12), 4,5 x 12,5 cm (18),  5,5 x 15,5 cm (24),  6,5 x 18,5 cm (30) pour faire les rectangles bicolores. Cela vous fera les 4 pièces de la forme du gabarit. Pour faire la bonne découpe au milieu à 45°, je vous conseille d’utiliser le gabarit correspondant à la taille du bloc que vous avez choisi (voir ci-dessus).

Voyez ici comment je positionne la règle et le gabarit sur le rectangle B pour couper en diagonale :

Position pour une droitière (je me suis forcée à réfléchir un peu, moi la gauchère !)

Observez l’alignement du trait à 45° de la règle le long du bord du tissu.

Le gabarit est sous la règle. On peut tout aussi bien le mettre à l’opposé, les côtés étant les mêmes en tête bêche.

Un rectangle donnera deux pièces de la même couleur, à assembler ensuite chacune avec l’autre tissu. Important : ayez toujours votre gabarit dans le même sens (la même face visible) et vos tissus endroit visible. Vous pouvez superposer les rectangles pour les couper ensemble, mais pas plier la même bande en 2, sinon une coupe sera dans le mauvais sens !

A savoir qu’avec le modèle « 30 cm », une bande de tissu de 6,5 cm coupé de lisière à lisière est suffisante par couleur, mais il n’y a pas de reste, pour la bordure par exemple.

Couture

La seule couture demandant de l’attention est celle-ci :

On doit bien superposer endroit contre endroit en laisant dépasser un petit triangle. Celui-ci finit exactement où commence la couture ! Il mesure donc 0,7 cm le long de l’autre pièce. Vous pouvez utiliser une mini-règle pour vérifier, ou bien préparer tout simplement un carton fin en témoin de marge. Très vite, vous aurez l’oeil !

Le tissu de dessous est le tissu du moulin central.

Ici, j’ai  marqué exceptionnellement le trait de couture pour montrer qu’on part du creux entre les 2 tissus et on arrivera au creux du bas. Ces bandes sont coupées en zig-zag car ce sont des bandes prédécoupées de « Jelly Roll » (kit de tissus préparé par Moda).

Le reste est tout simple : on coud chaque élément pour faire quatre pavés à assembler ensuite entre eux comme sur la photo du bloc ci-dessous. Il faut privilégier l’alignement des pièces côté centre, afin de pouvoir ensuite bien équerrer l’extérieur de bloc sans trop perdre en taille. Privilégiez aussi la couture organisée à la chaine, cela va vite et on se trompe moins !

Vous pouvez aussi agrandir la photo de QM au-dessus, la page de droite comporte un schéma très clair (et une autre manière d’assembler la pièce centrale, sans gabarit !).

Faites autant de blocs que vous le souhaitez ! Je peux juste vous dire qu’un nombre impair de blocs par rangée est très flatteur.

Options de couleurs et de tissus

C’est là que vous pouvez vous amuser et créer, les variantes sont infinies ! Voyons quelques possibilités :

* Faites un quilt bicolore : chaque moulin au centre du bloc est rouge par exemple, les tissus tout autour sont écru. Succès assuré !

* Les moulins centraux sont d’une couleur qui variera d’un bloc à l’autre, le tissu de fond reste le même. C’est l’idée du modèle de QM, qui a raffiné son quilt avec un carré central de fond plus clair. Les Abeilles Simone et Christiane l’ont commencé ainsi :

* Chaque moulin central a sa couleur et on veut faire une tessellation : les couleurs du fond varient à chaque coin et se retrouveront dans les blocs juxtaposés : c’est le cas du bloc bleu/blanc-beige au-dessus ou le modèle de Cocopatch.

* Plus « scrappy », plus audacieux, plus libre : l’idée chez Rosie, suivie par Béatrice, de choisir deux tissus, faire un bloc avec eux, sans se préoccuper de ce qui le côtoiera ! En couleurs pastel, le résultat reste doux, mais en couleurs vives cela donne un résultat très dynamique ! C’est la bonne occasion de se jeter sur son sac de chutes et de réaliser un quilt rempli de souvenirs. Au montage des blocs, on veillera juste à ne pas laisser deux tissus identiques l’un à côté de l’autre. Si on ne se soucie même plus de mettre toujours au même endroit clair et foncé, cela donne beaucoup de charme !

* Encore plus scrappy : faire de toutes vos chutes 2 paquets, un clair et un foncé. En faire des bandes et piocher sans choisir, juste en respectant la position clair/foncé ! Cela vous fera un effet de ce genre :

Quand je vous disais qu’il y avait maintes possibilités !… Et n’oubliez pas que vous pouvez créer, encore et toujours, d’autres variantes…

Montage des blocs

Vous allez équerrer vos carrés. Ne vous inquiétez pas si vous devez les couper un peu plus petits que prévu, cela ne se remarquera pas. L’essentiel est que tous soient de la même dimension avant l’assemblage.

Le plus évident est de monter ces MDLR par rangées horizontales. Ce ne sera pas au hasard si vous avez l’option « tessellation », mais beaucoup plus spontané si vous l’avez fait « scrappy » comme Béatrice et Rosie. Mais vous pouvez aussi les monter sur la pointe, il vous faudra alors calculer les triangles manquant en bout de rangée.

Bordure

Faites des essais ! La bordure de Béatrice et Rosie est superbe et permet d’utiliser tous les restes de bandes. Pour ma part, ce sera un tissu marine de la même ligne Blackbird Designs qui finira le mien. En effet, je n’ai pas de restes 😉  🙂

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Alors, allez-vous succomber au charme de ces Moulins de la Ruche ?

J’ai choisi de me pacser avec Béatrice pour vous présenter ce modèle car nous avions déjà fort bien fonctionné lors de l’aventure des crumb quilts ! Cet article est donc conjointement présenté sur nos deux blogs. Nous souhaitons voir l’avancement de vos Moulins de la Ruche et allons donc ouvrir un groupe Flickr. Kesako ? C’est la possibilité de regrouper toutes nos photos dans une sorte d’album. Pour cela, vous devez vous inscrire à Yahoo avec un identifiant (un nom) et un mot de passe. C’est gratuit. Nous pourrons ainsi partager l’avancement de nos moulins, mettre des commentaires… Tout le monde pourra voir vos photos mais personne ne pourra les enregistrer, copier ou imprimer, c’est la particularité de Flickr. Nous vous reparlerons de ce groupe Flickr dès qu’il fonctionnera,  en fin de semaine sans doute !

Béatrice et moi-même espérons que vous serez nombreuses à apprécier cette proposition, vous pouvez vous amuser seule ou en groupes à faire ces MDLR et dites-nous, chez l’une ou l’autre, ce que vous pensez de ce petit atelier en ligne. Notre récompense sera de voir vos Moulins de la Ruche avancer sur Flickr, sur vos blogs ou les prochaines expositions !

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Quilting selon la technique Amish – Seconde partie

Patricia, notre Abeille Argentine Ariégeoise, nous a déjà relaté son expérience de quilting avec Esther Miller. Voici ci-dessous des précisions techniques et des photos montrant, le plus fidèlement possible, comment on peut quilter dans tous les sens et ainsi pouvoir utiliser un métier à quilter, même le plus rustique avec quatre planches, comme les quilteuses du XIXe siècle. Il est évidemment presque impossible de tout apprendre juste avec les informations trouvées dans cet article, mais Patricia a fait ici de son mieux pour vous transmettre son savoir-faire en quelques lignes et photos. Sachez que vous retrouverez Patricia avec Esther Miller à Saine-Marie-aux-Mines en septembre prochain et que Patricia peut vous organiser un stage : dans le sud-ouest, ce sera facile, plus loin vous pouvez quand même lui poser la question ! Laissez un commentaire, je lui transfèrerai votre requête et votre adresse mail.

Katell

Texte en français, anglais et espagnol à la suite, avec quelques photos descriptives en fin d’article. Merci Patricia !

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Comme nous l’avions promis, voici la suite. Malgré les possibles difficultés à s’habituer au changement et aux nouvelles habitudes, apprendre c’est toujours une aventure gratifiante ! La technique traditionnelle Amish nous permet de quilter dans tous les sens, et les outils modernes nous permettent d’éviter les doigts piqués ! Esther nous a montré ce qu’elle a découvert dans le domaine des outils au fil des années, ça ne veut pas dire que les Amish utilisent ces dés actuellement.

Les outils pour quilter : le métier ou le tambour et 3 dés ! L’avantage du métier est qu’on n’a pas besoin de bâtir. La difficulté : on ne peut pas changer le patchwork ‘en route’, il faut le finir avant de l’enlever du métier. L’autre souci, la place que ça peut prendre dans la maison. Il était fréquent, dans les maisons américaines, d’avoir un système de poulies pour monter le métier avec son quilt au plafond ! Le quilt que vous voyez sur la photo est bâti parce que je l’ai commencé avant mon stage avec Esther Miller.

Les dés : pour le doigt majeur (main droite pour les droitiers), j’utilise le ‘dé à quilter ouvert’ de Clover, c’est réglable et mon doigt ne transpire pas. Pour moi, le plus important en tant que ‘découverte’ c’est le dé pour le pouce pour quilter vers le haut (sans se faire mal !). J’ai un ‘dé bague’ ouvert et réglable de Clover aussi. Il y a aussi le ‘Thumb Thimble’ de Ted Storm, pour quilter vers le haut, en s’éloignant de soi, sans se blesser le pouce. L’autre découverte, c’est le 3° dé, celui du dessous, (main gauche) qui pousse les tissus vers le haut, et me permet de faire de très petits points. L’aiguille ‘plonge’ contre le bord du dé, et pas contre mon doigt, et puis ‘remonte’ pendant que le dé glisse sous le tissu. (pas évident la description du mouvement !) J’ai un dé en porcelaine que j’adore (voir site d’Esther Miller); mais il y a aussi un dé en plastique (Marian’s Magic Thimble, vendu par Cotton & Color), l’aiguille accroche et marque un peu le plastique, mais ça marche aussi.

Le fil, un élément très important. J’avais essayé plusieurs marques et dans le stage d’Esther Miller, elle nous a fait travailler avec les fils YLI ; depuis, c’est celui que j’utilise. La fibre du coton utilisée est longue et grâce à ça on peut faire des aiguillées plus longues sans avoir un fil usé ou entortillé.

Les aiguilles : j’ai découvert pendant le stage, les aiguilles Roxanne (les Between n° 11) ; elles sont plus grosses et en conséquence plus solides que les autres et quand il s’agit de piquer à travers les 3 épaisseurs et aller contre un dé en porcelaine, on a besoin d’une aiguille de bonne qualité. N’hésitez pas à jeter à la poubelle les aiguilles abîmées ou tordues !

Début et fin de l’aiguillée : pour commencer, on fait un nœud qu’on va cacher entre les trois épaisseurs comme d’habitude. Mais pour finir, Esther nous a montré comment s’assurer que le fil ne va pas ‘sortir’ du quilt, sans avoir fait de nœud. On va faire un zig zag avec l’aiguille, en passant le fil d’un côté et l’autre de la ligne quilté, comme si on tissait le fil de l’aiguille et le fil du quilt.

Les pauses : pour moi c’est important de prendre de petites pauses quand je quilte. A peu près une heure et quart de quilting et 5 à 10 minutes pour m’étirer ou marcher un peu. C’est important de ne pas se fatiguer. Personnellement, dès que je commence à me fatiguer, je le vois dans la longueur de mes points.

La lumière : C’est important de travailler avec une bonne lumière, soit naturelle ou artificielle.

J’espère que vous profiterez de ces images et n’oubliez pas : prenez plaisir à essayer cette technique !

Bon quilting !

Patricia

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QUILTING ACCORDING TO THE AMISH TECHNIQUE (Part Two)

As promised, here is the second part. In spite of the possible difficulties of getting used to changes and new practices, to learn is always a gratifying adventure! The traditional Amish technique allows us to quilt in all directions, and the modern tools enable us to avoid the hurt fingers! Esther had showed us what she has discovered regarding tools over the years, that doesn’t mean that Amish employ these thimbles today.

Tools for quilting: the frame or the standing hoop and 3 thimbles! The advantage of the frame is that the quilt doesn’t need to be basted. The difficulty: we cannot change the patchwork ‘while quilting’; it should be finished before removing it from the frame. The other concern: the place that it can take in the house. Frequently, in the American houses, they have a system of pulleys to elevate the frame with the quilt to the ceiling! The quilt you can see on the pictures is basted because I had already started it before my training course with Esther Miller.

Thimbles: for the middle finger (right hand for right-handed people), I use the ‘Open Sided thimble’ from Clover; it is adjustable and my finger doesn’t perspire. For me, the most important new discovery is the thimble for the thumb. I have the ‘Adjustable ring thimble’, from Clover. There is another one ‘Thumb Thimble’ from Ted Storm, to quilt away from myself, without hurting myself. The other discovery is the 3rd thimble: it’s still ‘under the fabric’, it pushes fabrics upwards and allows to make very small stitches; the needle ‘dives’ against the edge of the thimble, and not against my finger, and then `goes up’ while the thimble slips under the fabric. (it’s not easy to describe this motion!). I have a porcelain thimble that I love (see Esther Miller’s website), but there is also a plastic thimble (Marian’s Magic Thimble, sold by Cotton & Color), the needle catches and scratches a little bit, but it works anyway.

The thread, a very important element. I had tested several brands but during the training course with Esther Miller, she had us work with the YLI’s threads; since then this is the one I use. The fibre of cotton is long and that is why we can make longer the length of thread without having a worn or twisted thread.

Needles: I discovered during the training course, Roxane’s needles (Between n°11); they are thicker and consequently more solid than the others, and when we go through the 3 fabric layers and against the porcelain thimble, we need a good quality of needles. Do not hesitate to throw the damaged or twisted needles in the garbage can!

Beginning and end of the quilting line: to start, we make a knot which will be hidden in the middle of the three layers as usual. But to finish, Esther showed us a technique to keep the thread between the layers without making a knot. We will make a zigzag with the thread from one side to the other of the quilted line, as if the thread of the needle and the thread of the quilt were woven.

Pauses: for me, it is important to have small breaks when I quilt. About an hour and fifteen minutes quilting and 5 to 10 minutes to stretch or walk for a little while. It is important not to get tired. Personally, as soon as I start feeling tired, I can see my stitches getting longer.

Light: it’s important to work with a good lighting, be it natural or artificial.

I hope you will enjoy looking at these images and don’t forget: have fun testing this technique!

Happy Quilting!

Patricia

Many thanks to Anne-Marie, our Bee from Colorado, who helps us with the English text!

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QUILTING CON LA TÉCNICA AMISH (segunda parte)

Tal como habíamos prometido, aquí está la segunda parte. ¡A pesar de las posibles dificultades para acostumbrarse al cambio y a las nuevas técnicas, aprender es siempre una aventura gratificante! ¡La técnica tradicional Amish nos permite hacer el acolchado en todas las direcciones, y los útiles modernos nos evitan los dedos pinchados! Esther nos mostró lo que ella descubrió con respecto a los útiles a lo largo de los años,  pero eso no quiere decir que los Amish utilicen estos dedales actualmente.

 Las útiles para acolchar: el bastidor del tamaño del quilt (o sobre caballetes) o el bastidor sobre pie y 3 dedales! La ventaja del bastidor es que no necesitamos hilvanar el quilt. La dificultad: no se puede cambiar el quilt que estamos haciendo, es necesario terminarlo antes de retirarlo del bastidor. Otra dificultad, el lugar que puede ocupar en la casa. Antiguamente, era frecuente ver en las casas americanas un sistema de roldanas para subir el bastidor hasta el cielorraso! El quilt que ven en las fotografías está hilvanado porque lo comencé antes de mi aprendizaje con Esther Miller. 

Los dedales: para el dedo mayor (mano derecha para los diestros), yo utilizo el ‘dedal abierto para quilt’ de Clover, es ajustable y mi dedo no transpira. Personalmente como novedad, el dedal más importante es el dedal para el dedo pulgar,  para acolchar hacia arriba (sin hacerse mal!). Yo tengo un ‘dedal anillo’ abierto y ajustable también de Clover. Hay otro dedal para el pulgar, el ‘Thumb Thimble’ de Ted Storm para acolchar alejándose de uno mismo sin lastimarse el pulgar. La otra novedad es el 3° dedal, que utilizo por debajo del quilt (mano izquierda) y empuja el quilt hacia arriba; esto me permite hacer puntadas muy pequeñas. La aguja ‘se hunde’ atravesando los tres espesores del quilt contra el borde del dedal y no contra mi dedo, y luego ‘sube’ de nuevo mientras que el dedal se desliza  por debajo del quilt (no es muy fácil la descripción del movimiento!). Yo tengo un dedal en porcelana que adoro (ver pagina web de Esther Millar), pero hay también un dedal de plástico (Marian’s Magic Thimble, se vende en Cotton & Color), la aguja se engancha un poco y raya el plástico, pero de todas maneras funciona.

El hilo, un elemento muy importante. Yo había utilizado varias marcas y durante el curso, Esther Millar nos hizo trabajar con los hilos YLI; a partir de ese momento, es el hilo que utilizo. La fibra del algodón utilizada es larga y gracias a eso se pueden hacer hebras largas sin tener un hilo gastado o enroscado.

Las agujas: en el curso descubrí las agujas Roxana (Between n°11); son más gruesas y en consecuencia mas sólidas que las otras  y cuando se trata de pinchar a través de  3 telas y de ir contra el dedal en porcelana, se necesita una aguja de buena calidad. ¡No olviden de tirar a la basura las agujas dañadas o torcidas!

Principio y terminación de las hebras: para comenzar, se hace un nudo que se va a ocultar entre los tres espesores como siempre. Pero para terminar, Esther nos mostró cómo garantizar que el hilo no ‘se escape’ del quilt sin hacer nudos. Vamos a hacer un zig zag con la aguja, pasando el hilo de un lado y del otro de la línea que acabamos de hacer en el matelaseado, como un entretejido entre el hilo de la aguja y el hilo del quilt.

Las pausas: para mi es importante tomar pequeñas pausas cuando hago un acolchado. Alrededor de una hora y cuarto de quilting y 5 a 10 minutos para estirarme o caminar un poco. Es importante no cansarse. Personalmente, en cuanto comienzo a cansarme, veo que mis puntadas son cada vez mas largas.

La luz: es importante trabajar con una buena luz natural o artificial.

Espero que disfruten de las imágenes y no lo olviden: disfruten practicando está técnica!

Buen quilting!

Patricia

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Illustrations de Patricia

1 Dé pour le doigt majeur (de Clover) Il y a un autre modèle chez Roxanne.

2 Dé pour l’index en porcelaine (pour la main qui est par-dessous du patch, vendu dans le site d’Esther). Il y a un autre modèle, en plastique : Marian’s Magic Thimble.

3 Dé pour le pouce Clover (c’est celui que j’utilise)

4 Dé pour le pouce (Ted Storm Thumb Thimble, photo prise pendant le stage avec E. Miller)

5 Esther Miller en train de montrer une des positions des mains pour quilter selon la technique Amish
6 Chez moi, avec le tambour Hinterberg
7 vers la gauche (position traditionnelle… pour les droitiers. Pour les gauchers, il n’y a aucun problème, il suffit de voir les images ‘en miroir’)
8 vertical, vers moi
9 vers le bas, à droite.
10 vers le haut, à gauche (même position pour faire vers le haut tout droit, vertical)
11 vers le haut, à droite
12 Métier à quilter fait maison
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Liens pour vous renseigner et  trouver les fournitures
Video démonstration : http://www.youtube.com/watch?v=ZeSSyueipPw&feature=related (youtube Hand’s quilting avec Aunt’s Becky  protecteur du doigt de dessous)
Et voilà ! N’hésitez pas à poser des questions à Patricia qui se fera un plaisir de vous renseigner, elle est si heureuse de partager cette passion avec nous toutes !
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Une Crapaudine

On ne s’en rend pas compte tous les jours, mais notre pays n’a presque plus de mares : par souci de propreté, de sécurité, de rentabilité, les fermes ont asséché leur petite mare aux canards où s’abreuvaient, pondaient (comme les crapauds) et vivaient toutes sortes d’animaux. Combien d’enfants d’aujourd’hui ont vu un crapaud ailleurs que dans leur livre d’images ? Ils ont certainement plus facilement approché un lion de zoo ou de cirque !

Photo du site www.grenouilles.free.fr – Un crapaud commun

Cet animal en voie de disparition pour maintes raisons est pourtant le grand ami du Jardinier bio (mon mari en particulier !) car il se nourrit de limaces, escargots et autres bestioles qui nuisent à la pousse de nos légumes…

Dans l’imaginaire des enfants, le crapaud est souvent le mari de la grenouille, évoque la sorcellerie ou simplement la laideur (les pauvres !). Il donne aussi  l’image d’objets de forme écrasée, ou bas sur pattes comme ces crapauds, fauteuils capitonnés bas parus à partir du XIXe siècle de ce style :Photo du site La Redoute

En cuisine, on prépare des morceaux de viande « à la crapaudine » en les battant,  les aplatissant (pauvres animaux, maltraités encore après leur mort !) pour leur donner une allure de… crapaud.

Cet animal jadis si commun a aussi donné son nom à un drôle de sac… à la forme aplatie quand on le pose ! C’est un modèle ancien de nos campagnes, appelé crapaudine, oublié puis reparu. Ma grand-mère en avait un en « tapisserie », c’est-à-dire brodé au demi-point. Il figurait par ailleurs dans un livre d’origine japonaise traduit en français et édité par LTA en 1995 :

Cela ne m’étonne pas qu’il ait plu aux Japonaises, il est dans l’esprit des Furoshiki, ces carrés de tissus, savamment pliés et noués de maintes façons afin de transporter ou offrir des objets.

Affiche japonaise rappelant l’Art du Furoshiki qui a failli disparaître. Le Gouvernement veut promouvoir cette pratique afin de lutter contre les sacs en plastique… et cela fonctionne ! Les magasins vendent de nouveau de nombreux furoshiki.

Pourquoi ce rapprochement avec les furoshiki ? Parce que sac crapaudine et furoshiki ont une base commune : un simple carré de tissu. Voici ma chère crapaudine qui me suit partout :

Sur cette photo elle n’est pas du tout écrasée car elle contient des petites affaires de couture ! Vous souhaitez faire la vôtre ? Prenez un carré de tissu (le mien mesure 60 cm de côté), faites des plis plats ou des fronces sur 2 côtés opposés pour que ces côtés ne fassent plus que la moitié (30 cm pour moi), ajoutez une bande de bordure pour fixer l’ensemble (pensez à glisser une attache pour fermer). Ensuite faites de même avec les deux autres côtés. Cette fois-ci la bande de bordure se prolongera afin de faire aussi les anses. Je ne développe pas ces explications car il y en a de nombreuses, en français, en passant par Google (demandez : sac crapaudine), vous avez même sur un site une fiche d’explications pour 12€ (!!!).

Naturellement, ce carré peut être un tissu d’un seul tenant ou un patchwork : ce modèle très facile est idéal pour avoir un sac à ouvrages très personnalisé ! Quant au tissu qui compose ma crapaudine, patience, je vous en parlerai en février… et j’essaierai d’en faire une plus jolie photo !

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Une ligne de tissus faite pour moi… et pour mes Moulins !

Lorsque j’ai lu cet article chez Blackbird Designs en juin dernier, je suis tombée amoureuse (Love at first sight !) de cette ligne de tissus que Alma Allen promettait pour novembre 2011. Ces bleus font partie de ma gamme préférée, on dirait qu’ils ont été teints par du vrai pastel de Toulouse ! Le style fleuri suranné, intemporel et campagnard, ainsi que les imprimés de points de croix, étaient faits pour moi 🙂 Dès leur sortie, je les ai commandés sous forme de Jelly Roll… devinez pour quoi faire : les Moulins de la Ruche ! Vous avez donc un indice supplémentaire, nous couperons nos morceaux à partir de bandes. Pour des mini-moulins et un mini-quilt, on utilisera des bandes coupées à 3,5 cm de hauteur, mais vous serez sans doute plus tentée par les bandes coupées à 4,5 cm, 5,5 cm ou 6,5 cm  (c’est-à-dire à peu près 2 inch 1/2, comme les Jelly Rolls qui sont des bandes de tissus assortis prédécoupés proposés par Moda) pour des moulins plus grands.

Photo du blog Blackbird Designs

Vous aurez autant de plaisir avec ces Moulins en choisissant des couleurs chaudes, vives, des batiks, vos anciens tissus de style japonais aux imprimés vifs et colorés etc., mais prévoyez des tissus contrastés, des clairs et des foncés, c’est la clé du succès ! N’ayez crainte, Béatrice et moi vous guiderons. Et je vous rappelle que vous aurez une variante très scrappy, pour faire baisser vos éventuels sacs/tiroirs/cartons/armoires (?!) de chutes de tissus…

Vous verrez que ce modèle est accessible à toutes, se monte vite…

Je ne l’ai pas inventé, donc vous le connaissez peut-être déjà, mais des variantes amusantes vous séduiront peut-être.

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Les Moulins de la Ruche seront en ligne lundi 30 janvier sur ce blog ainsi que sur celui de Béatrice, Une Aiguille dans une Botte de foin. Des moulins, une botte de foin, une ruche, nous préparons déjà le printemps !

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D’autres Moulins…

En attendant les Moulins de la Ruche, j’ai envie de faire revivre des souvenirs aux quilteuses confirmées ; vous souvenez-vous du « Square Dance », qu’on pourrait peut-être traduire par notre mot ancien « Quadrille » ?

Ces quilts, petits ou grands, ont déferlé dans le monde du patchwork après la publication d’une drôle de méthode inventée par Martha Thomson (livre Square Dance – 1995). Ils ont été fort populaires en France grâce à Quiltmania qui nous expliquait, dès son n° 5, comment jouer avec les carrés cousus pour obtenir ces jolis moulins !

J’ai été enthousiaste en comprenant ce tour de passe-passe car j’avais admiré dans un livre (Useful Patchwork Gifts – Chuck Nohara – 1993) des petits sacs cousus par une Japonaise peu de temps avant avec ces mêmes blocs, mais réalisés à la main à l’aide d’un gabarit :

Le gabarit m’intriguait et donc m’intéressait, avec ses quatre côtés, deux angles droits… mais deux côtés coupés dans le biais ! J’ai fait une petite trousse pour m’amuser mais trouvais le montage embêtant avec tous ces biais qui n’en faisaient qu’à leur tête… d’où ensuite ma fascination pour l’ingéniosité de la méthode moderne. Celle-ci a pourtant le défaut de gâcher du tissu… Qu’à cela ne tienne, certaines faisaient un mini Square Dance avec les chutes !

Qui a aussi admiré l’ingéniosité du Square Dance Quilt parmi vous? Le plus étrange est que maintenant, mon plaisir serait plus vif de le coudre tranquillement à la main, moi la speedy-quilteuse 🙂

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Comme j’aime beaucoup m’entourer de personnes sympas et efficaces, j’ai proposé à Béatrice d’Une Aiguille dans une Botte de Foin de présenter les Moulins de la Ruche conjointement sur nos deux blogs. Vous en saurez beaucoup plus le 30 janvier ! En attendant, vous pouvez choisir votre gamme de tissus : vous aurez besoin de contrastes ! Soit de beaux tissus assortis, soit vos restes de tissus partagés en « clairs » et « foncés ».  A bientôt !

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Lavande, Chats, Abeilles et Moulins

Les sachets de lavande de son propre jardin font toujours plaisir, qui n’aime pas cette senteur d’été, surtout en plein hiver ? Cette odeur est réputée faire fuir les mites textiles, c’est bien plus agréable et sain que les boules de naphtaline… Cette année j’ai pris le temps d’en faire quelques uns un peu plus élaborés que d’habitude, en reprenant l’idée de Yoko Saito :

Photo du livre « Daily Quilts » édité par Quiltmania

J ‘en ai tout d’abord fait un pour une amie de passage, puis un début de ribambelle pour mes proches :

Un petit monde bien sage parti embaumer quelques armoires… Ma plus jeune soeur, grande voyageuse, le garde en permanence dans sa valise !

Et voici six autres chatons :

Ils  me donnent l’occasion de vous annoncer ma nomination de déléguée France-Patchwork en Haute-Garonne. Je suis consciente de l’honneur qu’on m’accorde… et le travail qui m’attend ! Fort heureusement, pour assurer la promotion du patchwork et des arts textiles dans le département, j’ai le soutien très efficace de six amies qui ont accepté de s’engager avec moi. Vous en connaissez peut-être  déjà les prénoms puisque plusieurs ont participé activement à ce blog : Callale, Marie-Jo, Karine, Martine, Madeleine et bien sûr aussi Maïté ! Ces petits chats parfumés sont donc pour elles. Au lieu d’aller dans une commode ou une armoire, ceux-ci trouveront peut-être leur place dans la boite à couture comme pique-épingles !

Bien sûr, le blog de La Ruche des Quilteuses continue de façon indépendante. Callale va se charger d’un nouveau blog, spécifiquement dédié à notre délégation : Le Patchwork sur son 31. Il est lisible par tout le monde et affirmera sa personnalité au fil des semaines, merci de nous laisser le temps de nous installer !

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NEW…NOUVEAU…NEU…NUEVO… LES MOULINS DE LA RUCHE

Puisque nous en sommes aux annonces de début d’année, j’envisage de vous proposer à la fin du mois un modèle de quilt, « Les Moulins de la Ruche ». Modèle extrêmement simple, réalisable par de vraies débutantes à la main comme à la machine, mais avec de nombreuses possibilités de personnalisation en fonction de vos choix d’échelle, de style de tissus, de valeurs, de couleurs… Un joli jeu créatif en perspective, pour débutantes comme pour quilteuses confirmées ! Gardez donc un peu de temps pour ce projet en février… Je vous en dirai plus fin janvier !

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Amazonia vue de plus près

Ceci est la suite de l’article Amazonia, la forêt d’émeraude.

Ce quilt d’apparence « crazy-moderne », de style « crumb quilt » en anglais, a été vite fait car on ne s’embarrasse pas d’exactitude et, pour ce top, j’ai donc renoncé à défaire quoi que ce soit. Même si les coutures sont nombreuses, tout se fait rapidement !

Par exemple, le papillon qui attire le regard est le résultat d’une erreur. Je voulais en faire un symétrique, tenant dans mon carré de 16 cm. J’ai donc préparé du papier de soie à la taille des ailes… et zut, un papier était du mauvais côté et j’ai fait 2 ailes droites postérieures ! Pas envie de recommencer. Du coup, le papillon devenait plus grand que les 16 cm, d’où son occupation finale sur 4 carrés.

Le papillon de droite, du coup, semble bien sage à côté du grand frère. Les papillons ont une grande place dans cette évocation de l’Amazonie car ma fille a été étonnée par leur nombre et leur variété ; cela m’a bien inspirée !

Les étoiles sont des « Maverick Stars » à la manière de Bonnie Hunter et autres quilteuses « libérées » : on ne se soucie aucunement des branches trop petites ou trop grandes, et finalement on reconnaît que c’est une étoile quand même…

Autre particularité : je n’ai pas voulu faire d’appliqué dans ce quilt, les formes sont donc un peu « brutes ». J’ai quand même adouci quelques formes qui le méritaient en cousant des coutures courbes pour les hamacs, quelques vagues du fleuve et quelques feuilles.

Ici, vous avez un des quatre coins avec un tissu imprimé de papillons, ainsi qu’une feuille faite de bandes puis piécée aux tissus de fond. Je n’ai pas réussi à faire une photo correcte du quilting des bordures vertes avec des mots, mais si vous agrandissez celle-ci, vous voyez le début de « La selva esmeralda » écrite en vert sur vert.

Et puis j’ai interprété des photos avec toutes ces petites embarcations le long du fleuve Amazone, les maisons souvent peintes en turquoise : certains bateaux sont presque réalistes, d’autres deviennent plutôt des vols d’oie « mal faits » !

Je voudrais finir cette présentation avec les lettres écrites au piéçage intuitif, à la manière de Tonya Ricucci

On peut voir dans le bloc central du haut un très maladroit AMOR, très bancal mais amusant, c’était mon premier essai.

On y voit aussi une baratte avec des restes de tissus divers, une version libre de Log Cabin qui démarre avec un hexagone, une autre forme de coeur, lui aussi inspiré du Log Cabin… J’ai laissé vagabonder mon imagination et mon intuition.

En agrandissant les photos, vous verrez bien que mes points sont grands… et irréguliers. Grands parce que j’ai utilisé pour la première fois du coton perlé n°8, irréguliers parce que j’ai quilté de façon très décontractée, sans ambition d’exposition, et que certaines coutures superposées ne facilitaient pas la tâche ! Soyez donc indulgentes, c’est un cadeau pour ma fille et non une oeuvre pour concours ! 

Puis vous avez ici le titre, bien plus lisible heureusement que mon premier mot piécé : 

Voilà donc quelques photos et explications qui, j’espère, vous donneront l’envie d’exprimer librement vos envies, émotions, tout en utilisant les restes, les miettes, de vos ouvrages précédents .

Quilting selon la technique Amish – Première partie

Dès la naissance de ce blog, une charmante Patricia nous laissait de gentils commentaires… Je me suis vite rendu compte qu’elle habitait le département voisin et, en septembre, elle a souhaité s’inscrire au Club où sévissent les Abeilles. Intégration très rapide de cette Abeille Voyageuse, Argentine d’origine et Ariégeoise d’adoption (elle a le triple A), qui préfère plus que tout assembler et quilter à la main. Elle nous fait le plaisir de nous raconter une expérience marquante toute récente.

NB : texte en français, anglais et espagnol à la suite, Google traduction va être en vacances !

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Quand j’ai lu l’article sur Mme Esther Miller dans « Les Nouvelles, Patchwork et Création Textile » (n°105, Juin 2010)*, je me suis dit : « Je veux rencontrer cette dame : une ex-fille Amish, habitant en Allemagne  depuis plus de 40 ans et qui donne des cours en France…  je n’aurai pas trop d’opportunités comme celle-ci. » J’ai dû attendre le 17° Carrefour Européen à Sainte Marie aux Mines, Alsace, en septembre 2011, pour pouvoir la rencontrer et suivre un stage de deux jours avec elle. Ça a été un de mes plus beaux cadeaux d’anniversaire !

Je dois vous dire que j’adore quilter à la main, c’est presque comme une méditation (quand je suis seule) et un plaisir à partager quand je suis en groupe de quilteuses.

Quilter à la main à la manière Amish, c’est-à-dire avec un métier et dans toutes les directions sans bouger le quilt, était une des choses que je voulais vraiment apprendre. Dans le stage, nous étions douze femmes, six autour de chaque métier, comme dans les ‘quilting bees’ (les groupes de femmes qui se réunissent pour quilter ensemble) mais dans ce cas là, chacune travaillait sur son propre carré.

L’enseignement a été clair et orné d’histoires sur la vie Amish et le ‘pourquoi et comment’ ils font leurs quilts de cette manière.

Une belle rencontre ! Esther est très ouverte, sa pédagogie et sa patience pour enseigner m’ont touchée et le plaisir et la joie de travailler sur mon carré ont été immenses. Bien sûr, je ne vous cacherai pas que le début n’a pas été très évident. Apprendre une nouvelle technique (surtout pour quilter vers le haut)  demande toujours de l’ouverture, l’envie et beaucoup de patience envers soi-même, alors quand mes points n’étaient pas beaux…. je souriais, je respirais profond et je recommençais.

J’ai fini le quilting de mon carré chez moi, avec un tambour sur pied (Homestead quilting hoop, Hinterberg Design, acheté au Petit Comptoir à Toulouse). Je suis ravie de travailler avec ce tambour ; c’est reposant pour mon dos, ça me permet d’avoir la bonne tension du quilt et c’est beau à voir dans mon salon.

La suite de cet article bientôt sur ce blog : quelques astuces et les outils que j’ai appris à utiliser pendant le stage d’Esther Miller.

Patricia

                                           

(photo du site Carrefour Européen 2011)

Photo : pendant le stage, autour des métiers…/During the workshop, around the frames…/Durante el curso, alrededor de los bastidores…

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Quilting according to the Amish technique

When I read the article of Mrs. Esther Miller in `Les Nouvelles, Patchwork et Création Textile’ (n°105, June 2010)*, I said to myself: “I want to meet this lady : a former Amish-girl, living in Germany for more than 40 years who gives workshops in France… I will not have too many opportunities like this one. ” I had to wait until the 17th European Patchwork Meeting, in Sainte Marie aux Mines, Alsace, in September 2011, to be able to meet her and follow a two-day workshop. That was one of my beautiful birthday’s gifts!

I have to tell you, I love hand quilting, it is almost as a meditation (when I am alone) and a pleasure to share when I am in group of quilters.

Hand quilting in the Amish way, meaning, with a frame and in all the directions without moving the quilt, was one of the things I really wanted to learn. In the workshop, we were twelve women, six around each frame, as in the `quilting bees’ (a women meeting to quilt together) but in this case, each one worked on its own square.

Teachings were clear and highlighted with stories about Amish’s life and the `why and how’ they make their quilts like that.

A beautiful meeting! Esther is very open, her pedagogy and her patience to teach touched me and the pleasure and the joy of working on my square were immense. Of course, I will not hide you that, at that beginning, it wasn’t easy. To learn a new technique (especially for quilting upwards) is always asking for opening, the desire and a lot of patience towards oneself, so then when my stitches weren’t beautiful…. I smiled, I breathed deeply and I started again.

I finished the quilting of my square at home, with a standing hoop (Homestead quilting hoop, Hinterberg Design, bought at Le Petit Comptoir, Toulouse). I am delighted to work with this hoop ; it is resting for my back, that enables me to have the good tension in my quilt and it looks beautiful in my living room.

Following article: some tips and the tools I learned to use during the master classes with Esther Miller.

Patricia

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Quilting (Alcolchar) con la tecnica Amish.

Cuando leí el articulo de la señora Esther Miller en la revista ‘Les Nouvelles, Patchwork et Création Textile’ (n°105, Junio 2010)* me dije: “Yo quiero conocer a esta mujer. Una ex niña Amish que vive en Alemania desde hace mas de 40 años y que da cursos en Francia… no tendré muchas oportunidades como esta” Tuve que esperar al 17° Carrefour Europeo en Sainte Marie aux Mines, Alsacia, en Septiembre 2011,  para poder conocerla y tomar un curso de dos días con ella. Fue uno de mis mejores regalos de cumpleaños! 

Debo decir que me encanta ‘quilter’ (hacer acolchado) a mano, es casi como una meditación (cuando estoy sola) y un placer compartido cuando estoy con un grupo de quilteuses.

Acolchar a mano, como los Amish, es decir, con un bastidor y en todas las direcciones sin mover el quilt, era una de las cosas que yo mas quería aprender. En el curso, éramos doce mujeres, seis alrededor de cada bastidor, como en los ‘quilting bees’ (los grupos de mujeres que se reúnen para acolchar juntas) pero en este curso, cada una trabajo sobre con su propio cuadrado.

La enseñanza fue clara y  enriquecida con historias y los ‘por qué y como” los Amish trabajan de está manera.

Un hermoso encuentro! Esther es muy abierta, su pedagogía y su paciencia para enseñar me marcaron mucho y fue un placer y una alegría inmensa trabajar sobre mi propio cuadrado. Claro que no voy a negar, al principio no fue fácil. Aprender una nueva técnica (sobre todo para acolchar hacia arriba)  necesita que estemos abiertos, tener ganas y  mucha paciencia consigo mismo, entonces cuando mis puntos no eran muy bonitos…yo sonreía, respiraba profundo y comenzaba de nuevo.

Terminé el acolchado de mi cuadrado en mi casa, con un bastidor sobre pie (Homestead quilting hoop, Hinterberg Design, comprado en Le Petit Comptoir, Toulouse). Estoy muy feliz con mi bastidor, me permite descansar mi espalda, tener la tensión justa en el patchwork para hacer el acolchado et se vé bonito en mi salón.

La continuación de este artículo: algunos consejos y los útiles que aprendí a utilizar durante el curso de Esther Miller.

Patricia

Mon carré fini (35 cm x 35 cm – 14″ x 14″) – My square finished – Mi cuadrado terminado

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* Publié par/published by/publicado por : France-Patchwork

 Site d’Esther Miller : http://www.millersquilting.de/

Site du Carrefour Européen du Patchwork : http://www.patchwork-europe.com/?lang=en

Blog de Patricia : http://spiritualartandbeauty.blogspot.com/

Amazonia, la forêt d’émeraude

L’année 2012 commence dans le vert ! Vert pour la perspective d’un voyage en Irlande et Vert pour le quilt Amazonia, tout juste terminé.

Un « crumb quilt » est une sorte de  quilt crazy moderne. Le terme et l’esprit ont été inventés par Bonnie Hunter de Quiltville.

Aviez-vous lu sur ce blog, en ce début d’automne, l’aventure des crumb quilts initiée par Jo et suivie par des centaines de quilteuses ? Ce fut un grand amusement de s’affranchir des règles académiques du patchwork traditionnel et une occasion unique de nouer des liens avec de grandes artistes quilteuses américaines… et une française, Béatrice.

Très vite, j’ai lié cette création « libérée » au voyage que faisait ma fille à ce moment en Amazonie. Elle me transmettait via internet de superbes photos et, quand l’inspiration venait, j’en interprétais quelques-unes en blocs de patchwork comme ici. Puis j’ai décidé d’en faire son cadeau de Noël, mais pour garder le secret, j’ai dû « squatter » le blog de Béatrice car, je ne vais pas m’en plaindre, ma fille lit tous les articles de La Ruche, même en voyage !

Je l’ai quilté de manière aussi libérée que le piéçage, en coton perlé n° 8 de plusieurs couleurs (1 bleu marine, 1 bleu moyen, 1 bleu ciel, 1 vert, 1 orange, 1 rose, 1 jaune, 1 violet) et apposé quelques mots en espagnol ton sur ton sur la bordure, rappelant des épisodes de ce périple : el infierno verde, muchos barcos, las mariposas, la selva esmeralda… La Forêt d’Emeraude est un vieux souvenir car enfant, elle regarda mille fois ce film qu’on avait en VHS : La Forêt d’émeraude, de John Boorman. Fait divers transformé en conte magnifique sur la vie secrète d’hommes encore en totale symbiose avec leur milieu naturel : je suis sûre que ce film a joué un rôle dans son engagement écologiste actuel !

Les dernières photos de cet ouvrage étaient celles du top sur le blog de Béatrice, voici maintenant le quilt, car « un quilt n’est un quilt que lorsqu’il est quilté », n’est-ce pas ?… Il me reste quelques détails à fignoler (l’étiquette, le manchon d’accrochage) mais j’ai pu le lui offrir le 24 décembre au soir. Sa vive émotion a été ma plus belle récompense !

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Quelques photos montrant des détails de quilting suivront dans un prochain article !