Des livres entiers sont consacrés aux pantalons en blue jeans, leur fabuleuse histoire… Mais aujourd’hui c’est son recyclage qui nous intéresse !
Recyclage industriel
A Brassac dans le Tarn, des personnes se sont lancées dans le recyclage des fibres de blue jean. Un brevet a été déposé il y a 8 ans, car il faut du savoir-faire pour récupérer les fibres de coton déjà tissées. Les pantalons en fin de vie sont récupérés dans des centres de tri Relais, ils sont découpés (les parties hautes sont envoyées en Afrique pour être portées en short) et les parties jambes, le plus souvent les plus abîmées, sont donc recyclées.
FABRICE LODETTI, PATRON DES FILATURES DU PARC, RECYCLE DES VIEUX JEANS POUR REFAIRE DU JEAN RECYCLE (photo La Dépêche du Midi)
Ces nouveaux jeans, baptisés « Rebirh », Renaissance, vont très prochainement être commercialisés par la célèbre marque française Bonobo. Bravo pour cette brillante initiative !
Cela fait un moment que je ne vous ai pas présenté un artiste travaillant très, très bien cette matière première si facile à trouver : le blue jean de récupération ! Cette denrée n’est pas prête de s’épuiser…. Après Denimu et So-Young Choi , voici Carol Arnott !
Le style est plutôt naïf et me rappelle les peintures sur bois de Valériane Leblond.
Carol ne vit pas en Pays de Galles comme Valériane mais dans le nord-est de l’Ecosse et les rivages ont des points communs, la culture reste gaélique, d’où les inspirations voisines de ces deux femmes !
Ciel et mer sont en blue jeans, les appliqués sont coupés et mis à cru sur le fond, puis brodés pour donner vie au tableau… Superbe !
Drapeau de l’Ecosse (la croix de Saint-André). Si l’Ecosse devenait indépendante, le drapeau britannique serait très différent sans son bleu…
Puisqu’on évoque l’Ecosse, je suis en train de lire une trilogie policière qui nous plonge dans la vie rude du nord de ce pays : lecture qui m’envoûte, pleine de détails de la vie traditionnelle et celle qui change vite avec la nouvelle génération… Mais l’âme de l’homme ne change pas, on y trouve le pire et le meilleur, ici et là-bas…
Photo : Peter May en quilt traditionnel, recevant en 2010 un prix à Strasbourg pour le 1er tome de la trilogie écossaise.
L’ananas, comme nous l’avons vu, est aux Etats-Unis non seulement un fruit de choix mais aussi un symbole d’hospitalité. C’est pour les quilteuses un bloc fait de bandes, qui pour beaucoup reste difficile ou mystérieux. Nous sommes là pour éclaircir les choses !
Voici un bloc tout seul :
On peut trouver ce bloc décoratif mais ne pas bien comprendre pourquoi on le nomme ananas !
Seul l’assemblage d’au moins 4 blocs ensemble fait comprendre pourquoi il peut évoquer l’ananas :
Ma première envie de faire un quilt ananas est due à un article dans ELLE ! Une journaliste (Françoise Tournier) présentait avec talent l’émergence du patchwork en France – et aussi de France Patchwork ! Elle proposait en « ouvrage d’été » ce quilt : Je l’avais adoré dès le premier coup d’œil. Le fond était en draps blancs plus ou moins anciens, les couleurs grises ou bleues de restes de vêtements. C’était l’été 1991, et la journaliste annonçait aussi pour la fin de cette année la première exposition européenne d’art textile contemporain de France… à Toulouse ! Je connais quelques-unes de ces téméraires qui ont organisé cette expo qu’on pourrait refaire aujourd’hui à l’identique, tellement elle était belle et novatrice !
Après cet article, j’ai fait un quilt-ananas à mon tour, en tissus bleus-jaunes-blancs majoritairement de Souleillado pour une ambiance résolument provençale. Il doit être encore quelque part chez mes parents ! Puis j’ai acheté ce livre qui est pour moi la Bible de l’Ananas :
Ensuite un excellent dossier sur ce bloc a été publié dans Quiltmania n° 10 (mars 1999)… Ce modèle, très populaire, est pourtant aussi parfois le cauchemar de quilteuses chevronnées ! Les blocs ont souvent une fâcheuse tendance à gondoler… La solution « magique » pour un rendu parfait est la couture sur papier (ou fondation en non-tissé qui reste ou se déchire) :
Les modèles de grilles pullulent sur internet ! A vous les blocs parfaits ! Il faut demander à Mr. Google quelque chose comme paper piecing pineapple block. Les numéros sont l’ordre de couturedes bandes.
Autre possibilité pour la perfection : des règles en plexiglas.Nathalie Delarge vend les sets de règles de Marti Michell pour de parfaits ananas sans perte de tissu :
Je crois que le gondolage des blocs se produit surtout en travaillant à la main, le travail étant très souple. Solution partielle : il faut aussi veiller à couper le plus possible de bandes le long de la lisière (et non dans le sens de coupe habituel du tissu) pour avoir une bande peu déformable. Mais cela m’est aussi arrivé à la machine ! Le souci vient que souvent on coud avec la nouvelle bande dessus : le bloc dessous a tendance à bouger, les bords à s’effacer (de moins d’1 mm, mais cela se répète rangée après rangée), d’où gondolage. La solution est de coudre la bande en la mettant dessous, on peut alors surveiller la rectitude du bloc, ou bien de mettre des épingles. Et puis, indispensable, un bon repassage (ou pressage pour de rien déformer) entre chaque tour de couture !
Je ne peux m’empêcher de me souvenir d’un quilt fait en commun pour le Loto France Patchwork à Balma en mai 2014, aux blocs cousins germains de l’ananas :
Boules de Cocagne,quilt fait par des Abeilles de cette Ruche. Blocs cousus sur non-tissé. Au lieu de 8 directions de bandes à coudre autour du centre, il y en a ici 6. La forme du centre, les longueurs de bandes, la disposition des couleurs font de ce modèle un trésor ! Est-ce que la gagnante de ce quilt lit notre blog ?…
Sophie, une de nos lectrices canadiennes, m’a adressé cet été des photos de sa première courtepointe. Devinez quel bloc ? Gagné, c’est un ananas, tout frais tout beau !
Mille mercis pour avoir pensé à m’offrir ces photos Sophie, c’est une impressionnante première courtepointe ! Cela me rappelle la réflexion de Michelle Therrien, autre lectrice québécoise de ce blog, qui me demandait pourquoi on utilisait le mot « quilt » en France au lieu de « courtepointe »… Je crois que si Sophie Campbell avait été Canadienne francophone, cela aurait été le cas, mais le pli a été pris d’utiliser un vocabulaire résolument mixte franco-anglais. Et puis après tout, quilt vient bien de couette ! Mais j’avoue que le mot courtepointe fleure bon notre campagne d’antan et véhicule un brin de nostalgie !
Ces beaux exemples ne vous donnent-ils pas envie de vous lancer dans l’ananas ?…
Au terme de cet article où se sont invités quelques souvenirs personnels, vous pouvez vous demander : et pourquoi est-ce le moment de faire des blocs ananas ? Pour suivre l’élan international, rien de moins !!! C’est ce que je vous ferai découvrir prochainement 🙂 avec quelques libertés proposées par des jeunes quilteuses !
Pour la dégustation, nous attendrons l’hiver, quand nos réserves de fruits locaux s’épuiseront… Regardez, il faut les laisser encore un peu mûrir :
Champ d’ananas au Bénin (Afrique de l’Ouest). Le climat de cette région, tout comme en Asie tropicale, est propice à de belles récoltes, même si cette plante poussait d’abord à l’état sauvage en Amérique centrale, Caraïbes et nord du Brésil principalement.
L’ananas est un délice originaire d’Amérique et découvert pour notre monde par Christophe Colomb. Les Indiens de cette région le nommaient nanà nanà, signifiant « parfum des parfums ». Tout un programme !
Christophe Colomb décrivit ce fruit découvert en Guadeloupe lors de son deuxième voyage (1493): « Il a la forme d’une pomme de pin, mais il est deux fois plus gros, et son goût est excellent. On peut le couper à l’aide d’un couteau, comme un navet, et il paraît très sain. » (source Wikipedia). Les ananas rapportés en Europe eurent de suite un succès phénoménal auprès des puissants et on n’eut de cesse de s’en procurer. On les cultiva donc partout où le climat s’y prêtait, d’abord en Inde et Java grâce aux Portugais, puis dans d’autres colonies ou terres tropicales connues… mais il fallut presque deux siècles d’essais pour en réussir la culture dans des serres chauffées en Hollande puis en Angleterre !
Charles II, roi d’Angleterre, se fait offrir un précieux ananas, le premier cultivé dans les serres anglaises par ce jardinier, John Rose (tableau de Hendrick Danckerts, 1675). En raison de sa forme rappelant le pomme de pin, les anglophones le nomment pine apple, littéralement pomme de pin (laquelle se dit pine cone, cône de pin)
Actuellement, le développement des transports fait qu’on peut facilement acheter un ananas, cultivé dans les pays au climat approprié. Ce fruit frais, ici rare et cher quand j’étais enfant, est devenu produit de consommation presque courante. J’ai un faible pour ceux qui viennent de Côte d’Ivoire, car ils me rappellent tant de bons souvenirs dans ce pays !
Scène d la vie quotidienne, les femmes vendent des ananas absolument partout… après les avoir transportés sur la tête ! Combien de dizaines de kilos peuvent-elles porter ?… Photo d’ici.
Avez-vous remarqué, dans certains magazines américains de décoration, le goût développé pour les centres de table ? Dans les temps coloniaux, pour combler des manques culturels ou le mal du pays, l’art de la réception se développa grandement avec l’envie d’exposer une maison à la fois luxueuse et chaleureuse ; l’ananas trônait souvent pour faire honneur aux invités. La décoration opulente devint même une compétition entre femmes !
Tout comme les couronnes, l’ananas est devenu un fort symbole de l’hospitalité :
… et l’ananas est devenu un élément décoratif très prisé !
Il fut donc inévitable que l’ananas inspirât les quilteuses :
Il est un bloc très connu des quilteuses qui porte également le nom de ce divin fruit, bloc de la famille des log cabin. C’est celui que nous verrons très bientôt ensemble !
C’est la rentrée et on subit de nombreuses publicités… Parmi elles, celle d’un stylo dont on entend beaucoup parler aussi dans le monde du patchwork.
Beaucoup d’entre nous pensent avoir trouvé la panacée en terme de marquage de tissus : le stylo Pilot Frixion, disponible en plusieurs couleurs, à la mine très fine, parfait pour tracer sur tissu ! Utile pour marquer l’emplacement des appliqués, pour les lignes de broderie, de couture, de sashiko, de quilting, etc. Comment enlève-t-on les traces ? Par simple passage au fer à repasser, la chaleur faisant s’évanouir les traits comme par magie !
Autres avantages : leur coût est réduit et on les trouve partout.
Mais il y a un mais. La quilteuse Jenny K. Lyon a fait des recherches pointues, insistant sur le fait que ce stylo rend d’énormes services mais qu’il n’est pas conçu au départ pour être utilisé ainsi sur tissu. Dans certaines conditions, il peut y avoir des lignes ombrées qui réapparaissent. Elle a contacté le centre technique de Pilot et a reçu toutes les infos nécessaires pour que chacun agisse en connaissance de cause.Son article (en anglais) est ici. En résumé, l’encre de ce stylo est composée de deux matières, l’une sensible à la chaleur qui semble disparaître ainsi, l’autre qui reste, invisible… mais pas toujours ! Une trace réapparaît en cas d’exposition au froid ! Un quilt reste généralement à température ambiante, mais on oublie parfois des circonstances comme un envoi par la poste en hiver… Donc de manière générale, ces stylos sont formidables en (presque) toutes circonstances, mais gardons bien en tête qu’ils n’ont pas été faits pour cela et que des réactions bizarres peuvent toujours arriver, surtout sur des tissus non lavés, pleins de produits chimiques invisibles.
Deux produits enlèvent toute trace d’encre en cas de problème (voir l’article), recommandés par Pilot. C’est bon à savoir ! De mon côté, pour les tâches difficiles je ne jure que par le savon au fiel de bœuf (beu-eurk ? Non, ça ne sent pas mauvais, c’est juste plein d’enzymes gloutons naturels), mais pour les réactions chimiques je ne sais pas si ça peut aider.
Pour ma part, à chaque fois que c’est possible, je privilégie le hera marker de Clover, cela me suffit car je ne fais que des quilts simples ! Il est quasiment inusable, propre… J’adore !
Si vous utilisez ces stylos, merci de partager votre expérience ! Ou bien donnez-nous vos autres trucs et astuces de marquage !
Il est de 9 blocs au lieu des 16 prévus, pour rester en deçà des 140 cm de côté exigés pour les expositions Fibre Occitane, dont je vous parlerai prochainement. Il me reste à appliquer une croix occitane dessus ! Ce top est réalisé avec la technique expliquée dans le livre suivant :
Je ne vous aurais pas montré ce top en cours de réalisation si je n’avais pas eu cette excellente nouvelle : la talentueuse quilteuse Sujata Shah, qui avait contracté la maladie de Lyme, a été guérie par une intensive thérapie d’antibiotiques ! Ainsi elle peut poursuivre son tour d’Amérique, ses stages, ses conférences… Jamais elle n’aurait cru que la publication de son livre la mènerait à un tel succès ! De nouveau, avis aux éditeurs français !…
Oui, ce sont d’heureuses Abeilles, abonnées à Quiltmania, qui peuvent d’ores et déjà lire le magazine avec quelques jours d’avance sur la parution officielle… Déjà le numéro 109 ! Chez moi les 108 précédents s’alignent bien sagement dans des boites en bois clair IKEA… quand je ne suis pas en train de les feuilleter et les éparpiller, à la recherche d’une info ou d’un modèle qui, je le sais bien, est quelque part… Et à chaque recherche, ce sont mille et une redécouvertes !
Ce numéro est spécial pour nous car deux pages nous sont consacrées : la Ruche des Quilteuses a été invitée dans le Coin des Blogueuses en pages 96-97 (uniquement en version française). Nous en sommes réellement très honorées.
Le magazine est comme d’habitude riche et élégant, avec un édito de Carol Veillon qui m’amuse bien. Oui, grâce à notre passion nous vieillissons mieux, qu’on se le dise ! C’est la thérapie la plus complète, je le dis souvent moi aussi !
Si vous n’êtes pas abonné, rendez-vous en kiosque à partir du 14 septembre.
Merci Quiltmania, et tout particulièrement Mathilde qui m’a invitée à la rubrique du Coin des Blogueuses !
C’était par ici, je vous signalais l’initiative de Marie-Christine, un Quilt Along pour fans de chiens et chats. Flo, une amie de la Ruche, a été séduite par le modèle des chats. Comme à son habitude, c’est vite et bien qu’elle a fait le quilt à sa manière ! Je lui laisse volontiers nous raconter la petite histoire de son quilt !
Je ne suis pas une grande fan des chats, mais quand j’ai vu le modèle ‘’ feline frenzy’’ dans la Ruche des Quilteuses et dans le blog Carrément Crazy, cela m’a donné envie de le faire pour l’anniversaire d’une amie qui adore les chats. Ça a été un ouvrage très amusant et agréable à faire, assez rapide, en couture sur papier. J’ai utilisé mes restes de tissus, le rayé noir et marron et le brodé qui m’avaient servi pour faire du crazy avec Katell (une jupe pour ma fille) ; celui du chat orange en haut à droite est un ancien double rideau de la maison, il y a aussi des tissus pastel et brique du patch Midi-Pyrénées (projet France Patchwork qui sera bientôt présenté).
Pour faire les yeux et les museaux des chats et des souris, c’est en appliqué. Cela a été un peu plus compliqué pour les queues des souris ! Comme on voit sur les photos ci-dessous, avant de les appliquer, j’ai d’abord coupé mes morceaux avec une petite marge de couture, puis j’ai posé le patron sans marge de couture pour marquer en faufil le contour de la queue et pour finir avant de l’appliquer sur la souris, j’ai faufilé, après avoir un peu cranté dans les courbes, l’ourlet tout autour, puis repassé.
J’ai brodé les moustaches et les sourcils, en essayant de donner une expression différente à chaque chat, les yeux aussi sont dans des directions différentes, c’était très amusant à faire !!! J’ai fait le quilting du tour des blocs et des chats et souris à la machine (hé oui moi aussi je m’y mets !!) et le quilting des yeux, museaux et queues à la main. Je suis assez contente du résultat et j’espère que cela plaira à mon amie, j’ai essayé de mettre les couleurs qu’elle aime bien !
M6info/AFP – Orages : une femme est morte à Montauban.
Nous venons d’apprendre que plusieurs amies quilteuses de Montauban et banlieue (Tarn-et-Garonne) ont subi de très gros dégâts au cours des violents orages de lundi soir. Elles sont courageuses et dignes, mais le coup est bien rude… De tout coeur avec elles…
Avant une mini-pause de la Ruche pendant une semaine, j’ai le plaisir de vous présenter un quilt terminé cet étépour ma nièce Rose, née voilà un an.
Ma première idée était de faire un cœur pixelisé, comme on en voit beaucoup sur le Net :
Il me semble que la première à avoir lancé ce modèle est Jolene, la talentueuse Canadienne qui tient le blog Blue Elephant Stitches.
Pour le personnaliser, j’avais l’intention de faire ce cœur en tissus roses Liberty of London achetéschez Reine, dans le 18e arrondissement de Paris, non loin du domicile de Rose, puis le fond avec beaucoup de tissus gris différents, le tout formantun grand motif de Voyage autour du Monde. Mais je n’ai pas pris le temps de trouver suffisamment de nuances de gris clair, alors j’ai fait avec ce que j’avais à la maison, avec un tissu « Quilter’s Linen » gris perle très clair de Robert Kaufman, achetéchez Josie Patch. Ainsi, seul le cœur évoque un Voyage autour du Monde… Un peu dommage, l’idée de départ sera à faire un autre jour !
Il fallut ensuite se décider pour le quilting, la surface grise pouvait bien de multiples manières être décorée. Ma matière grise décida pour une déco inédite : des fleurs comme une de mes artistes préférées, Bernadette Mayr !
Paru en mars dernier, ce livre me plaît autant que les précédents ! Rien de bien difficile, mais beaucoup de techniques agréables à suivre, qui changent les habitudes et suscitent l’envie de créer à son tour !
Les fleurs sont inspirées de ce livre que je vous recommande chaleureusement. Il est en allemand, mais de nombreux schémas illustrent bien les techniques.Merci de laisser un commentaire si vous souhaitez que ce livre soit traduit !On ne sait jamais…
Ici le top est fait, j’ajoute quelques rectangles de tissu identique sur le tissu de fond gris perle… Vous allez comprendre pourquoi !
En route donc pour des de fleurs originaux !
Pour faire les fleurs comme celles de Bernadette, il faut oser… faire des trous ! Le tissu bleu est ma nappe…A travers la fenêtre… et le top, un bout de jardin !
Je ne vous donnerai pas ici le mode d’emploi en détail car j’espère bien que ce livre sera traduit en français dans les mois qui viennent. Sachez simplement que c’est la technique du passepoil, bien connue des couturières ! Cela remplace ici l’appliqué inversé, bien difficile pour un petit cercle. Dans un ancien magazine des Nouvelles de France Patchwork (n° 58, sept. 1998), on détaillait aussi cette technique, peu appliquée en patchwork – sauf en Allemagne ! Je me souviens bien duquilt Chocolatte de Birgit Schüller, admiré en Irlande: ses trous sont faits grâce à cette même technique.
Une fois fini, j’ai découvert ce qu’on peut appelermon bloc d’humilité – en l’occurrence ma bande d’humilité, un tissu mis à l’envers ! C’est à peine décelable et ne mérite pas que j’en fasse toute une histoire… Rose ne m’en voudra certainement pas !
Quasi-indécelable, une bande de tissu est cousue à l’envers… Un peu plus claire, un peu plus duveteuse, un peu moins structurée quand même…
Quant à la bordure en pétales, c’est une idée maintes fois vue dans les « Penny Rugs » comme ceux-ci :
Les languettes de tissu en laine sont une finition amusante des petits tapis de tablecomme celui-ci. Leur nom vient du fait qu’on utilisait des pièces de monnaie pour bien dessiner les arrondis ! Pour ma part, je les ai faits volontairement irréguliers.
Mais comme les bonnes idées fleurissent en plusieurs endroits dans le monde, les Américaines n’ont pas l’exclusivité des languettes ! Un exemple parmi d’autres, les ouvrages français en languettes de drap de laine brodés… à voir notammentsur le blog de Cécile ! J’en ai vu aussi sur des quilts suédois du XIXe siècle. Les idées circulaient même avant internet bien sûr !
En les faisant, j’imaginais la jolie Rose en train de s’amuser avec, c’est si amusant de les tripoter… Ils sont en 2 tissus Liberty différents pile et face, montés un peu comme des triangles « points de prairie » (voir les Nouvelles n° 106, sept. 2010).
Le dos est fait d’un drap. C’est une recette fréquente chez moi : j’achète de nouveaux draps et housses de couette qui me plaisent, souvent pendant les soldes. Je les utilise pendant 2-3 ans puis arrive un jour où, avant qu’ils ne soient trop vieillissants, je découpe les coutures et je les utilise en dos de quilt. Ainsi je renouvelle le plaisir de draps imprimés et j’ai des dos jolis et bon marché. Mon autre solution préférée est le dos en patchwork, avec les restes…
Des fleurs à la manière de Bernadette Mayr parsèment le fond. Les cœurs de fleur sont en tissu Liberty, tout comme les carrés formant le grand cœur.
Le modèle a beaucoup évolué au fil de sa fabrication, mais le résultat me plaît bien !
Gris & rose n’est pas une association de couleurs à laquelle on pense immédiatement pour une petite fille, mais le hasard a bien fait les choses : la table de fête pour le rassemblement familial de l’été, le jour où j’ai offert le quilt, était ainsi :
A l’intérieur puisqu’il pleuvait, la table mise en l’honneur de Rose est… rose et grise !
Dernière touche, le titre quilté à la machine. Le voici maintenant prêt à être offert !
Le futur regroupement de régions pose la question de l’appellation de ces nouvelles entités. La nôtre a toutes les chances de devenir « Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon », au nom plutôt long et lourd, qu’on écourtera peut-être en MiPyLaRo ou autre. Pourtant, même si l’appellation n’est pas historiquement exacte, il serait si joli de la baptiser Occitanie tout simplement ! L’Occitanie est le domaine de la langue d’Oc, un territoire bien plus vaste que cette future région, puisqu’elle englobe notamment l’Aquitaine, le Limousin, l’Auvergne, la Provence… L’Occitanie n’a jamais été une nation, mais elle a une identité culturelle par sa langue aux multiples variantes régionales, par un état d’esprit : c’est aussi ce qu’on appelle la France méridionale ou le Midi, aux habitants réputés pour leur accent chantant et leurs sautes d’humeur notamment contre le pouvoir parisien ! Des clichés de moins en moins vrais avec l’uniformisation de la pensée et de la culture, mais qu’on a du plaisir à rencontrer encore…
Le jaune est la part de la langue occitane, ou grosso modo la France méridionale, les différences résidant dans les parties basque et catalane, aux autres langues.
Seules les deux régions actuelles Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ont déjà comme emblème la Croix Occitane, l’une étant plus modernisée que l’autre :
Sans aucun parti-pris politique (j’ignore encore la position des uns et des autres), je souhaite donc un nom évocateur pour notre belle nouvelle région. On peut objecter donc que l’Occitanie s’étend bien au-delà de ce territoire – mais que penser alors, à l’inverse, de la région Bretagne sans Nantes, capitale historique ? Ces nouveaux découpages administratifs, tout comme les précédents, ne sont pas à un paradoxe près et on peut trouver bien d’autres libertés prises par rapport à l’Histoire et les identités culturelles… Alors, pourquoi nous priver de ce si joli nom, Occitanie ?…
Cliquez sur cette petite photo pour aller au post explicatif de ce Quilt Along.
J’ai donc commencé à coudre des blocs bicolores suivant sa méthode rapide et si agréable dans les couleurs brique, blanc ou beige rosé. Je ne pense pas à des barrières de bois mais plutôt à des jeux de briques couleur locale en cousant ces blocs !
Jeu de briques dans ma cuisine…… et jeu de blocs dans l’atelier. C’est très rapide et amusant à faire ! Comme vous le voyez peut-être, quelques blocs sont tricolores et non bicolores, à chacun d’y apporter sa touche de fantaisie !
Mon projet est de faire un quilt carré de 16 blocs. Ensuite j’y appliquerai une croix occitane… Je cogite encore quelques détails techniques !
Les barrières en bois font partie du paysage… eh bien, de moins en moins en France et ailleurs, remplacées progressivement par des grillages, efficaces mais oh combien moins esthétiques. Aux Etats-Unis, elles restent mythiques, probablement parce qu’elles symbolisent l’installation d’une famille dans le Wild, Wild West – le Farwest – découvert au fur et à mesure des interminables marches vers l’Ouest. Un jour, un convoi décide de s’arrêter, fait sa cabine de rondins et l’entoure d’un enclos… et une nouvelle vie commence.
Ingéniosité des cow-boys : les barrières en zigzag permettent une construction sans clou ! Ils n’en avaient effectivement sans doute pas facilement…
Les clôtures en forme de zigzag sont les plus construites dans les régions riches en bois : il faut de la matière première (… du bois !) mais presque aucun autre outil qu’une hache : ces barrières se montent et se démontent, se réparent aisément, ne nécessitent aucun trou ni poteau, c’est idéal en pays rocheux ou en terre sèche… Leur défaut ? Elles prennent de la place ! Mais ce n’est pas ce qui manque dans ce pays américain en cours de découverte. Par commodité, les troncs d’arbre étaient débités en tronçons d’environ 3 à 3,5 mètres, fendus dans la longueur autant de fois que le permettait le diamètre du tronc. Ensuite on construisait la barrière en zigzag, en empilant les rondins fendus. Avec des morceaux de bois de 3 m environ mis en zigzag, on savait qu’un zig + un zag mesuraient environ 5 mètres. On pouvait ainsi vite estimer la taille de la propriété.
Naturellement on trouve de nombreuses variantes de construction. Certaines barrières demandent plus de matériel pour les construire, mais moins de bois. Il faut s’adapter ! Voici pêle-mêle quelques clôtures de bois :
Evidemment, ces barrières omniprésentes pour délimiter la propriété, garder les bêtes dans l’enclos, se protéger des dangers extérieurs est source d’inspiration pour les femmes. Tout comme ces barrières simples et ingénieuses, faites de « ce qu’on a à portée de main », les blocs Rail Fence se sont longtemps faits de restes de tissus, coupés « à l’arrache », littéralement déchirés dans le droit fil, assemblés vite fait… mais avec, comme toujours, un souci de simple harmonie. A présent, les jeunes quilteuses adorent toutes les variations de ce modèle !
Quilt pour une petite fille, blog Red Pepper QuiltsToujours de Red Pepper Quilts, un modèle voisin multicolore, avec du blanc placé qui fait toute la différence !Plus ancien, quilt « vintage » trouvé sur PinterestUn look ancien mais un quilting en vermicelle trahit discrètement sa jeunesse pour ce quilt en « homespun fabrics », ce qui signifie à l’origine » tissus aux fils filés à la maison ». Pinterest
Voici un top jamais fini, toujours sur Pinterest...D’une grande beauté, cet Art Quilt inspiré d’une ancienne porte de grange montre comment on peut moderniser avec succès un bloc tout simple. Les tissus utilisés sont issus d’une série de faux-vieux tissus (Grunge de Moda), parfaits ici. Allez voir l’histoire de ce quilt sur le blog The Silly BooDilly. Victoria Gertenbach habite en Pennsylvanie rurale, elle est donc sans doute « habitée » par l’influence Amish que je devine ici… mais aussi par la simplicité japonaise qu’elle revendique plus clairement dans son blog.
Les variations sont infinies !
Sujata Shah, préférant aussi les blocs simples aux coupes et coutures souples avec un peps moderne, a suggéré à ses lectrices de faire chacune sa propre version du bloc Rail Fence présenté dans son livre. Malgré des tas d’autres ouvrages en cours, je m’y suis mise : aucun bloc ne va plus vite qu’avec la méthode de Sujata décrite dans son livre, je vous assure ! Rendez-vous très bientôt pour ma version…
Le livre de Sujata montre en couverture sa version d’un zigzag rail fence. C’est un « look » déjà vu ces dernières années (notamment chez Kathy Doughty) mais la version de Sujata est la plus rapide.
Si vous souhaitez voir les différentes versions des amies de Sujata, allez voir sur le blog spécialement ouvert à cet effet : Cultural Fusion Quilts.