Il n’est pas trop tard pour rejoindre le challenge de Barbara Brackman de cette année : faire une étoile, toujours sur le modèle de l’Etoile Variable, pour découvrir tous les secrets des tissus anciens, semaine après semaine. Etoile facile et si polyvalente, d’où son nom « variable » ! Ici les explications pour ce bloc.
Dans l’article précédent, j’évoquais ces deux livres pour mieux connaître les tissus au fil du temps :
En suivant le blog de Civil War Quilts tout au long de 2015, vous aurez des cours particuliers de Barbara sur les couleurs aussi mystérieuses que le vert poison, le cheddar ou le double rose, des idées d’agencements de blocs conçus par les quilteuses au fil du temps… Les Anglophones sont encore une fois favorisé(e)s !
Cela vaut la peine de rechercher des logiciels de traduction si vous ne maîtrisez pas la langue. Evidemment, les résultats sont parfois absurdes, mais c’est mieux que rien ! Pour des vérifications rapides quand j’écris un texte en langue étrangère, j’apprécie le site reverso. Pour des blogs en langue étrangère que je ne connais pas, je me laisse porter par les suggestions de mon navigateur…
J’avoue ne pas coudre les étoiles mais je ne manque aucun article paraissant le mercredi, c’est passionnant !
Barbara Brackman est une des femmes que je vénère dans le monde du patchwork. L’accès à internet m’a fait connaître ses formidables livres, ses blogs, ses thèmes autour de samplers à suivre toute une année… et elle m’a complètement « contaminée » ! Je suis devenue accro à l’histoire du patchwork telle qu’elle me l’a fait découvrir, tenant compte du contexte économique et social, des disponibilités des tissus et des modèles, et surtout en pensant à la vie de ces femmes américaines participant à la création, puis l’essor de leur pays. Son blog principal, très éclectique, s’appelle Material Culture. Les quilts du présent et du passé s’y succèdent, présentés parfois avec une pointe d’humour inimitable…
Lorsque Barbara entreprend de traiter un thème, un blog spécifique est créé pour proposer un sampler dont chaque bloc sera lié à un aspect de ce thème. J’ai suivi avec elle le monde de l’esclavage, la Guerre Civile, l’émancipation des femmes, la vie de Jane Austen… Le sérieux, le dramatique succèdent au frivole, à l’inattendu… Ces thèmes donnent souvent lieu à des livres. Mais là encore, il faut comprendre l’anglais ! A ma connaissance, un seul livre de Barbara Brackman a été traduit en français :
Les Editions de Saxe ont édité ce livre signé Barbara Brackman. C’est en fait le 1er tome de son Histoire des quilts américains : il s’arrête en 1890. Le tome 2, édité uniquement en anglais, évoque des thèmes qui lui sont particulièrement chers : l’Art Nouveau et le mouvement Arts & Crafts avec William Morris, puis le modernisme, jusqu’aux quilts créatifs du monde rural qui annoncent les quilts contemporains « libérés ».
Loin de se cantonner à l’histoire des quilts antiques et à la conception de gammes de tissus de reproduction (ce qui est déjà beaucoup !), Barbara s’intéresse aussi à d’autres formes artistiques, en particulier le design qui concerne tout l’environnement domestique : les vêtements bien sûr, mais aussi la vaisselle, le mobilier, l’architecture, etc. L’été dernier, elle a visité à Paris le Musée des Arts Décoratifs, ce qui n’est pas le tout premier auquel on pourrait penser ! Cette facette moins connue d’elle est dévoilée dans son blog Historically Modern.
Cerise sur le gâteau, Barbara est attentive aux autres. Elle n’est pas enfermée dans sa tour d’ivoire, s’intéresse à l’évolution du patchwork actuel. Elle sait donner le coup de pouce décisif pour faire connaître un événement, une quilteuse, avec une telle gentillesse… J’ai eu la chance d’en bénéficier plusieurs fois, lors de la recherche d’une illustration ou d’une précision historique, puis récemment pour faire connaître le blog Crayon & Pencil… Chère Barbara, merci encore !
Alors j’ai été vraiment ravie de lire son interview en tête du dernier Quiltmania : pour moi aussi, elle est mon Paul Mc Cartney du patchwork !
Et enfin ! Notre cher magazine renoue avec des modèles plus variés ! Il y en a pour tous les goûts : de l’appliqué, du traditionnel, du moderne, BRAVO! Et j’applaudis aussi au quilt mystère français, profitons des talents de notre pays…
Le monde de l’imprimerie les déteste, tout autant que les lecteurs. De nos jours chaque blogueur se doit aussi de traquer ces erreurs involontaires d’écriture. Pas facile, j’en sais quelque chose ! On peut lire et relire un texte, mais parfois seul un œil neuf trouvera le détail qui cloche… Pourquoi les nomme-t-on coquilles ? L’origine est incertaine, mais cela date naturellement de l’imprimerie traditionnelle, avec les caractères de plomb ou de fonte indépendants. Les coquilles provenaient en général d’une erreur de rangement dans les cassetins, ces petites cases de séparation :
Je ne résiste pas à l’envie de vous inviter à lire, dans le blog Projet Voltaire, la synthèse des hypothèses de l’origine de la coquille d’impression : certaines sont savoureuses !
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Naissance de Vénus, par S. Botticelli, 1485-85. Symbole de la féminité, une coquille est ici le berceau d’une Vénus née adulte dans toute sa splendeur.
Dès le Moyen-Age, après une succession de miracles, les pèlerins européens affluèrent vers un port de Galice (Espagne) où, d’après une légende, un des Apôtres de Jésus (Jacques le Majeur) y fut enterré. Arrivés au but, les pèlerins « jacquets » se régalaient sur la plage de la nourriture offerte et gardaient en souvenir une coquille, preuve de leur but atteint, pour leur retour. Puis la coquille devint le signe-même du pèlerin, même à l’aller (!) et la marque des chemins et hébergements tout au long du chemin. Les chemins vers Compostelle sont de nouveau balisés depuis le regain d’attrait pour ce long périple qui séduit tant de marcheurs occasionnels ou acharnés, en quête spirituelle ou sportive. C’est un Brésilien, Paulo Coelho, qui donna envie à des milliers de personnes de marcher sur ces routes anciennes (livres Le Pélerin de Compostelle, 1987 en portugais, l’Alchimiste, 1988 en portugais et 1994 en français). Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié ce livre de J-C Rufin : Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi (2013).
Tous les chemins mènent-ils à Rome ? Ceux-ci vont vers le Finis Terrae espagnol, Saint-Jacques de Compostelle. Toulouse est une étape bien connue, puis un chemin passe près de chez moi, quelques kilomètres plus à l’ouest ! Vous pouvez aussi lire ici un article sur l’étape de Conques en Aveyron.
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Dans le monde du patchwork, le motif de la coquille ne cache pas son origine : sa forme évoque de suite la fameuse coquille Saint-Jacques, elle-même populaire à la fois en gastronomie (sa noix !) et en signe religieux ou culturel, en particulier pour le fameux pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle. En anglais, ce modèle s’appelle shell (coquille) ou clam (coque, palourde)… ou clamshell !
Autre coquille, celle de l’huître… dont je ne mange que l’intérieur, contrairement à Obélix (Astérix et les Normands page 12, Texte de René Goscinny, Dessin d’Albert Uderzo)
Ce motif est universel, j’avais déjà évoqué le seigaiha dans cet article. Je n’essaierai pas d’être exhaustive au sujet des coquilles en patchwork, car on trouve de nombreuses manières de les préparer, de les assembler… On pourrait écrire un livre entier ! Un quilt en coquilles, c’est beau comme ça :
Photo des pages 32-33 de Marie-Claire Idées n° 33 (juin 1999). Un quilt de rêve qui évoque le bonheur d’un pique-nique à la campagne…
Au hasard des publications dans les magazines et les blogs, on a envie de s’y mettre ! La Châtaigne qui pique a lancé ce thème dans son club avec succès, vous en voyez des résultats ici. Le principe est de préparer un gabarit et d’appliquer, ligne après ligne, les coquilles qui se chevauchent.
Espace ou pas d’espace entre les coquilles ? Comment faire les préparatifs pour les rentrés ? Comment coudre et sur quel support ?… Je n’ai pas de réponse unique à toutes ces questions, tout est histoire de choix personnels ! Il faut bien y réfléchir car ce sont ces multiples petits problèmes potentiels qui font que ces ouvrages sont souvent abandonnés.
J’ai cependant un truc peu connu. Je peux chaleureusement vous conseiller d’essayer le point d’échelle invisible. Qu’es acò ? me demanderaient mes amies occitanes. Eh bien c’est simplement le point qu’on fait un peu instinctivement quand on ferme un coussin, un point qui va d’un bord à l’autre et qu’on serre ensuite. Adapté à l’appliqué, ce point a des atouts indéniables : il est absolument invisible et permet de coudre en suivant le trait dessiné à la fois sur le fond et sur la pièce. Ami Simms l’a « inventé », l’a développé dans ce petit livre (dont un chapitre est justement consacré aux coquilles). Nathalie Delarge fit une petite vidéo de présentation de ce point pour l’appliqué il y a quelques années : c’est ici. On se sent un peu maladroite au début, mais le résultat est particulièrement parfait, surtout pour les coquilles (pour lesquelles on n’a aucun besoin de faire les incisions du tissu de fond).
Cette technique de couture réduit le travail de préparation : ni faufilage, ni colle, ni rentré au fer à repasser, ni même emprisonnement du tissu autour du gabarit à l’aide d’un papier aluminium… (Oui, ceci est une possibilité ! Son avantage est que l’arrondi est mieux qu’avec un faufil, voyez ici comment faire chez Poppy Makes.)
Si vous voulez faire un quilt de coquilles en utilisant ce point d’échelle, il vous suffit de marquer au crayon fin votre gabarit sur chaque tissu, sur le devant. Vous suivez parallèlement les deux lignes, en suivant bien les conseils de Nathalie Delarge et cela va tout seul, je vous l’assure ! Le gabarit se fait tout simplement dans un carton ou un rhodoïd, à l’aide d’un compas. Si ce n’est pas clair, je vous ferai un petit tuto en mars !
Quels que soient vos choix techniques, vous aimerez peut-être comme moi ces réalisations qui vous donneront des envies de coquilles :
Antiquité visible au Victoria & Albert Museum à Londres, présenté par Kaffe Fassett dans un de ses livres. La bordure verte, très sophistiquée, rythme la masse de coquilles. Il est presque aussi ancien que ce quilt, le plus ancien d’Angleterre, puisque celui-ci date de 1730-1750.Ce coussin a été édité dans un de mes magazines préférés, Love Patchwork & Quilting (n° 4). On y préconise la feuille alu pour obtenir de belles coquilles !Anne, des Avalon Quilters, nous donne envie de sortir nos tissus provençaux…
Molly Flanders a essayé plusieurs techniques de préparation, donc celle de l’assemblage à l’anglaise. Sa préférée est finalement à l’aide de colle. J’aime beaucoup son quilting noir à la main !
Matilda Quilt, par Heidi Pridemore. Beaucoup d’élégance !
Si vous lisez l’anglais et que vous souhaitez faire un « quilt-along » (un quilt fait par vous et pour vous, en suivant la dynamique d’un groupe) sur le thème des coquilles, rejoignez Rachel dans Stitched in Color, cela commence tout juste en ce moment !!
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Et pour terminer, voici les coquilles mal élevées, les renéguates qui n’ont même pas fait rentrer leurs marges de couture. C’est encore Rachel qui montre le chemin :
Un ravissant panier décoré de cercles donnant l’illusion de coquilles… Il s’ébouriffera avec le temps !
Kristine l’Abeille s’en est inspirée pour faire chanter les couleurs brique et évoquer un toit toulousain tout en tuiles :
Il sera exposé lors des expositions du Patrimoine, préparées par les délégations France Patchwork du patch d’Oc. Comme la trousse de Rachel, les tuiles sont des disques qui se chevauchent, fixés à la machine… Il faut bien la maîtriser pour un beau résultat comme ici ! Son étiquette, au dos, comporte un crayon du souvenir :
En plein hiver, je me prends à rêver de fleurs de toutes les couleurs… Mon rêve est devenu réalité entre les doigts de Kristine qui vient de finir le quilting de son petit dernier :
Pushpanjali, tel est son nom, ce qui signifie Offrande de Fleurs… Ce mot indien convient bien à ces couleurs vives qui dansent si bien ensemble, mais aussi parce que l’inspiratrice de ces blocs est Sujata Shah, auteur de ce livre :
Le blog principal de Sujata est The Root Connection.Le bloc aux coutures légèrement arrondies est utilisé ici pour faire des moulins ; Sujata l’a décliné de maintes autres manières dans son livre que je vous recommande !
Qui se soucie de l’exactitude de chaque bloc ? Pas moi en tout cas ! Les pétales légèrement arrondis n’ont pas la même taille, les différences existent sans être dérangeantes. En revanche, le quilting minutieux, dense pour le fond, confère au quilt beaucoup de classe. Telle est la tendance du patchwork libéré !
Voici des détails du quilting machine de Kristine :
Et de dos :
On y voit bien le changement de couleur de fil en fonction de la zone matelassée.
Le voici, ce quilt qui sera une nappe de jardin aux beaux jours à venir :
« A cheval sur l’étiquette » (intraduisible !), Kristine l’a brodée :
Tout y est, même le crayon du souvenir…
Bientôt je vous présenterai un autre quilt : même inspiratrice, même Abeille travailleuse…
Sur plusieurs blogs fleurissent des chiffres, décimales du nombre Pi… Merci d’avoir si bien répondu à l’appel de Sally Sellers par notre intermédiaire (Fabienne et la Ruche) ! Le 14 mars 15 sera donc fêté par les mathématiciens… et nous quilteuses ! Certains petits futés nous donnent même une heure précise :
Ce jour-là, à 9 heures 26 minutes et 53 secondes, on aura 9 décimales !En raison des fuseaux horaires, nous vivrons ce moment unique avant les Etas-Unis, mais après l’Asie…
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Au fil des blogs, nous apprécions l’inventivité des participantes. Le Fil à Malice a récemment montré de magnifiques réalisations et a salué ce matin-même le relais de plusieurs grands blogs français (Marie-Claire Idées, l’atelier d’Emma) que nous remercions chaleureusement !
Voici quelques autres décimales qui seront autant de petits carrés qui flotteront fièrement à Vancouver le 14 mars prochain :
Les Conteuses ont fait ceux-ci : le 2 par Syl, le 4 par Françoise et le 8 par Dominique. Variété des couleurs, des formes et techniques, c’est exactement ce que les Américaines espèrent recevoir !Chantal, proche amie de la Ruche, m’a transmis cette photo juste avant de l’expédier : j’ado-o-ore !Mon amie espagnole Ana Maria Perna en a fait des formidables en scraps, le résultat échevelé est réjouissant ! Allez en voir d’autres photos pour mieux comprendre comment elle les a faits…
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Je suis très heureuse de pouvoir annoncer qu’hier, j’ai expédié mon précieux paquet, fruit du travail de la Ruchemais aussi de trois classes de CM2 dans ma petite ville de Pibrac. Avec l’aide indispensable de Maïté et Brigitte, Abeilles de la Ruche, nous avons réussi, en trois lundis, à faire coudre près d’une centaine de carrés !
C’était lundi une ambiance de grande Finale, avec tous ces carrés terminés, prêts à partir aux Etats-Unis !
Lundi dernier, la veille de l’offensive neigeuse, les enfants ont finalisé leur carré avec les derniers coups de ciseaux et l’écriture au dos de leur prénom, leur âge, leur ville… Certains ont pensé dessiner un crayon, d’autres des fleurs… Mille et une petites attentions touchantes pour montrer leur fierté de participer à un challenge international ! Vous avez le récit détaillé de cette intervention sur le blog de la Mini-ruche en janvier et février 2015.
Les enfants et les Abeilles de la Ruche participent donc à hauteur de 124 décimales !
Voici un joyeux patchwork des chiffres envoyés !Et voici la pile de décimales emballée dans du film plastique… puis du papier bulle et du papier kraft, pour un voyage en toute sécurité.
Le paquet devrait arriver le 9 février, à temps pour être pris en compte (la date limite est le 14 février, un mois avant l’accrochage). Nous souhaitons beaucoup de courage aux petites mains bénévoles de Vancouver pour assembler cette banderole qui, tout comme le nombre Pi, semblera sûrement interminable !
Une chère amie quilteuse du département voisin du Tarn nous a demandé de l’aider à réunir des doudous pour les enfants soignés à l’Hôpital des enfants de Bordeaux, là où sa petite-fille Servane doit se rendre bien trop souvent. Quoi de plus poignant que des enfants souffrants ? Quand on se rend dans ces lieux, on est reconnaissant envers le personnel dévoué, on compatit avec les familles mais aussi (et surtout) on admire le courage de ces enfants…
Doudou de forme très simple, avec un carré de base de 16 cm, des oreilles, 2 bras-pattes et une queue. Le recto est en joli tissu, le verso en tissu doux lavable lui aussi : polaire, piqué de coton, éponge… Nous avons toutes pensé aux enfants en les préparant.
Pour simplifier les choses, notre chère Tarnaise a créé ce modèle, proche de plusieurs doudous vus sur internet, mais réduit à l’essentiel :
Encore une fois, mes amies du club de patchwork de Colomiers ont montré leur générosité. En trois semaines, le carton à doudous s’est rempli puis a débordé !
Le club de la Courtepointe avait déjà bien travaillé et il manquait 25 doudous pour arriver aux 100 escomptés : en voici 57 !
Le modèle ci-dessus est offert. Cet article est purement informatif, nous ne vous demandons pas de nous envoyer de doudous finis. En revanche, si vous le souhaitez, vous pouvez organiser à votre tour une opération doudous pour les enfants soignés dans l’hôpital le plus proche de votre domicile ou club.
Il fait mauvais un peu partout, alors un peu de poésie picturale nous aide à passer ces sombres journées :
Retrouvez l’univers enchanteur (même par mauvais temps !) de Valériane Leblond sur son site !
Et puis fin janvier à Tokyo, c’est la grande fête des quilts. Cette année, il y avait un thème très porteur, la Petite Maison dans la Prairie ! Je suis impatiente d’en voir des photos. En attendant, voici un retour sur les Maisons Minka du Japon :
Sur un patchwork préparé à la maison, en tissus batik majoritairement vert d’eau et gris-bleu (achetés chez Josie Patch et au Petit Comptoir), nous avons peint des fleurs, des branchages, uniquement avec du jaune et du blanc (peintures spécial tissu). Certaines avaient apporté de la documentation pour se donner du courage ! Nous avions à notre disposition des pinceaux, des bouchons de liège, des coton-tige, des bouts d’éponge… C’était une première pour presque tout le monde.
Pour fixer la peinture, il faut laisser sécher puis repasser au fer très chaud (sans vapeur). Nous avons activé le séchage au sèche-cheveux :
Christophe en pleine action séchage !
… puis bien repassé, tout en protégeant avec une feuille de papier absorbant :
Janine au repassage
Puis, chacun à son rythme, à la maison ou au club, nous brodons les dessins pour rehausser le tableau :
Florentine commence à broder son ouvrage monté sur molleton fin (nuage).
C’est le moment d’admirer un des premiers miniquilts finis, pris en photo la semaine dernière :
Admirez la libellule qui s’échappe du tableau :
et l’étiquette brodée :
Maïté a fini ce tableau un jour qui restera comme un souvenir immensément triste, et donc un crayon rouge s’imposait…
Bientôt d’autres tableaux finis ! Tout le club remercie chaleureusement Kristine pour son sens de l’organisation, sa patience et le partage de son savoir !
Je suis vraiment pleine de reconnaissance envers ma nouvelle amie « de l’autre côté de l’Océan ». Sujata est une femme exquise, extrêmement sensible et d’une admirable ténacité tout en douceur.
Ce que vous n’avez pas vu de ce quilt, c’est le matelassage à la main :
Un coton perlé fin et coloré anime tout le miniquilt. Sujata ne l’a fait qu’une fois le tirage au sort effectué : ainsi, elle m’a dit avoir pensé à moi, l’heureuse destinataire, à chaque point, et donc aussi un peu à la France…
Ni le tissu de dos :
Un magnifique tissu indien avec des éléphants a été choisi par Sujata pour le dos : merci, quel raffinement !
Et le savez-vous ? En décembre, c’était le livre de patchwork le plus vendu sur amazon.com ! Les quilteuses savent ce qui est vraiment bien et le bouche à oreille (ou le blog à blog) fonctionne à fond !
Après la richesse des décorations de Noël, j’avais envie de gaieté et de modernité, j’ai donc ressorti un quilt fait d’après Bernadette Mayr, les coquelicots. Ils vont si bien ensemble !
Mon premier tableau de coquelicots est sur fond noir et ressemble beaucoup à l’original de B. Mayr (Patchwork Fleuri, SAEP, 2006). Il est maintenant dans la chambre de ma fille à Paris. Celui-ci, sur fond gris, a été fait en tandem avec Madeleine : nous avons partagé les tissus et fait des faux-jumeaux !
Voici Sujata à la sortie de son livre, toute émue d’être éditée !
Nous n’avons pas fini d’être contaminées par sa joyeuse manière de faire du patchwork, c’est si agréable ! Déjà, Claude Allard a créé une trousse pleine de gaieté, sans mesure ni stress (coupant au cutter, juste au coup d’oeil et à main levée), au lendemain de la réception de son exemplaire de Cultural Fusion Quilts :
Merci de nous inspirer Sujata, et bon séjour en Inde, ton pays natal !
Depuis des siècles les femmes américaines cousent des quilts (patchworks). Cette technique dont l’origine se perd dans la nuit des temps est devenue le symbole de l’Amérique et un art à part entière accueilli par les musées.
Mais il témoigne aussi de la vie des femmes qui les ont réalisés. Simples ou sophistiqués, maladroits ou inspirés , il se sont transmis de génération en génération. C’est un art vivant qui nous émeut justement parce qu’il évoque la vie familiale, la chaleur du foyer.
A travers quelques exemples de « crazy » victorien nous allons plonger dans l’histoire de ces femmes , ressentir comment elles ont exprimé leur besoin de création et d’évasion en réalisant ces objets utilitaires indispensables à la survie de leur famille.
Je note date et heure dans mon agenda et espère pouvoir y aller !