Des expositions et stages en Occitanie

Aujourd’hui, je vous fais part de quelques manifestations qui se passeront dans les semaines à venir en Occitanie.

Tout est sur l’affiche !

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Deux stages avec Ina sont organisés pendant l’exposition (vendredi 29 et samedi 30 avril), veuillez contacter Mijo avant le 20 avril pour renseignements et inscriptions, au n° de téléphone sur l’affiche.

Je connais bien les organisatrices de ces deux manifestations : outre de très belles œuvres à admirer, vous serez chaleureusement accueillis !

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Dans le même village que l’exposition d’Ina Statescu, deux semaines plus tard :

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Bien sûr, nous aurons notre rendez-vous ARTPELHOT à Lacaze (81) les 25-26 juin, mais cette année nous aurons également la grande joie d’avoir de nouveau La Fête du Fil à Labastide-Rouairoux (81 aussi) les 13, 14 & 15 août : là aussi, chaleur et bonne humeur règnent dans ce Festival !

En espérant que la grande vague froide ne va pas anéantir les promesses de fruits dans nos vergers…
Patchamicalement,
Katell

Des Ariégeois en Amérique

Madeleine est une Abeille de la Ruche, même si le patchwork ne fait plus partie de son quotidien, son Sampler de Mariage de Sylvia* étant un peu en panne… tout comme le mien. Et pourtant, que de belles réalisations en quelques années ! Avant de lui laisser la plume… heu, le clavier, je vous montre quelques-uns de ses quilts déjà publiés sur ce blog, juste pour le plaisir.

*de Jennifer Chiaverini, livre en français chez Éditions de Saxe

Le Haras, 2008, présent dans cet article et celui-ci.

Bouquet d’Antan, 2010, article ici.

Mini-quilt aux dés, 2011, voir article ici

Jeu de Cubes, 2012, voir article ici

Bouquets d’Hiver, 2013, voir article ici

Madeleine a participé à la Délégation France Patchwork 31 de 2012 à 2017, à tous nos quilts en commun… Nous avons beaucoup de souvenirs toutes ensemble et une amitié sincère nous lie pour toujours.

L’article Y Cwilt entrait en résonance avec ma dernière lecture, je m’en suis confiée à Katell qui m’a demandé d’écrire sur ce livre pour la Ruche, ce dont je m’acquitte avec joie.

Anne Icart, Parisienne d’adoption mais toujours Ariégeoise de cœur.

Son auteure, Anne Icart, est Ariégeoise comme moi et je viens de la découvrir avec son 5e roman, Lettres de Washington Square. Paru en février 2020, il a manqué de publicité en raison de la tourmente mondiale qui nous secoue cette année.

Dès que j’ai eu vent de ce roman sur Radio-Couserans, notre radio locale de Saint-Girons, je me suis précipitée dans ma librairie car son histoire se passe en partie à Ercé, dans une vallée ariégeoise que je connais bien ; j’ai lu le livre presque d’une traite. Émue, j’y ai revécu les souvenirs de la génération de mes parents, la rude vie à la montagne. Une partie de ma famille par alliance est partie, comme les grands-parents d’Anne Icart, à New-York. Ma belle-sœur y est née : ses parents, originaires d’Ercé, s’étaient exilés avec d’autres membres de leur famille tenter leur chance à New-York, pour travailler dans la restauration.  Certains s’y sont installés de façon définitive, d’autres sont revenus dans leur village d’Ercé.

La maïzoun* du roman garde le souvenir de l’odeur de la croustade, cette tarte aux pommes dont chaque famille garde jalousement la recette… Mes amies Abeilles connaissent bien ma version !

*maison

Ercé, carte postale ancienne.

Voilà pour les connexions personnelles. Mais je ne recommanderais pas ce roman si son seul atout était de me faire revivre des souvenirs. Le roman dévoile une belle richesse historique sur la vie des exilés du début du 20e siècle et montre, une fois de plus, que les secrets de famille, cachotteries faites un jour sans en mesurer les conséquences à long terme, impactent les descendants.

L’envie d’une vie meilleure, le courage de vivre ses rêves malgré ce qu’il en coûte, la liberté qu’on s’accorde ou pas, c’est ce qu’écrit Baptiste, celui qui est parti en Amérique. Une histoire d’exil, d’adaptation et de résilience vécue par des millions de personnes mais une expérience unique pour chacun, comme dans le petit livre de Valériane Leblond et bien d’autres romans sur ce thème.

La liberté, mon fils, la liberté. Celle de partir ou de rester.
Celle de bâtir ou de détruire.
Celle de s’envoler ou de s’enterrer.
Celle d’aimer ou de haïr…
Baptiste, dans Lettres de Washington Square

Les femmes de mon pays ont du caractère, forgé par la rudesse des éléments et la frugalité de la vie montagnarde. Elles ont un cœur gros comme ça, mais il leur arrive d’être rancunières… Je vous laisse découvrir l’amour filial, les secrets trop longtemps gardés, et aussi la vie de ces Ariégeois, ceux qui sont restés et ceux qui sont partis…

Madeleine,
Ariégeoise pour toujours

Je ne suis pas la seule à avoir aimé ce livre dépaysant, si bien écrit : il a gagné plusieurs prix littéraires. Ne passez pas à côté.