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Des Ariégeois en Amérique

Madeleine est une Abeille de la Ruche, même si le patchwork ne fait plus partie de son quotidien, son Sampler de Mariage de Sylvia* étant un peu en panne… tout comme le mien. Et pourtant, que de belles réalisations en quelques années ! Avant de lui laisser la plume… heu, le clavier, je vous montre quelques-uns de ses quilts déjà publiés sur ce blog, juste pour le plaisir.

*de Jennifer Chiaverini, livre en français chez Éditions de Saxe

Le Haras, 2008, présent dans cet article et celui-ci.
Bouquet d’Antan, 2010, article ici.
Mini-quilt aux dés, 2011, voir article ici
Jeu de Cubes, 2012, voir article ici
Bouquets d’Hiver, 2013, voir article ici

Madeleine a participé à la Délégation France Patchwork 31 de 2012 à 2017, à tous nos quilts en commun… Nous avons beaucoup de souvenirs toutes ensemble et une amitié sincère nous lie pour toujours.

L’article Y Cwilt entrait en résonance avec ma dernière lecture, je m’en suis confiée à Katell qui m’a demandé d’écrire sur ce livre pour la Ruche, ce dont je m’acquitte avec joie.

Anne Icart, Parisienne d’adoption mais toujours Ariégeoise de cœur.

Son auteure, Anne Icart, est Ariégeoise comme moi et je viens de la découvrir avec son 5e roman, Lettres de Washington Square. Paru en février 2020, il a manqué de publicité en raison de la tourmente mondiale qui nous secoue cette année.

Dès que j’ai eu vent de ce roman sur Radio-Couserans, notre radio locale de Saint-Girons, je me suis précipitée dans ma librairie car son histoire se passe en partie à Ercé, dans une vallée ariégeoise que je connais bien ; j’ai lu le livre presque d’une traite. Émue, j’y ai revécu les souvenirs de la génération de mes parents, la rude vie à la montagne. Une partie de ma famille par alliance est partie, comme les grands-parents d’Anne Icart, à New-York. Ma belle-sœur y est née : ses parents, originaires d’Ercé, s’étaient exilés avec d’autres membres de leur famille tenter leur chance à New-York, pour travailler dans la restauration.  Certains s’y sont installés de façon définitive, d’autres sont revenus dans leur village d’Ercé.

La maïzoun* du roman garde le souvenir de l’odeur de la croustade, cette tarte aux pommes dont chaque famille garde jalousement la recette… Mes amies Abeilles connaissent bien ma version !

*maison

Ercé, carte postale ancienne.

Voilà pour les connexions personnelles. Mais je ne recommanderais pas ce roman si son seul atout était de me faire revivre des souvenirs. Le roman dévoile une belle richesse historique sur la vie des exilés du début du 20e siècle et montre, une fois de plus, que les secrets de famille, cachotteries faites un jour sans en mesurer les conséquences à long terme, impactent les descendants.

L’envie d’une vie meilleure, le courage de vivre ses rêves malgré ce qu’il en coûte, la liberté qu’on s’accorde ou pas, c’est ce qu’écrit Baptiste, celui qui est parti en Amérique. Une histoire d’exil, d’adaptation et de résilience vécue par des millions de personnes mais une expérience unique pour chacun, comme dans le petit livre de Valériane Leblond et bien d’autres romans sur ce thème.

La liberté, mon fils, la liberté. Celle de partir ou de rester.
Celle de bâtir ou de détruire.
Celle de s’envoler ou de s’enterrer.
Celle d’aimer ou de haïr…
Baptiste, dans Lettres de Washington Square

Les femmes de mon pays ont du caractère, forgé par la rudesse des éléments et la frugalité de la vie montagnarde. Elles ont un cœur gros comme ça, mais il leur arrive d’être rancunières… Je vous laisse découvrir l’amour filial, les secrets trop longtemps gardés, et aussi la vie de ces Ariégeois, ceux qui sont restés et ceux qui sont partis…

Madeleine,
Ariégeoise pour toujours

Je ne suis pas la seule à avoir aimé ce livre dépaysant, si bien écrit : il a gagné plusieurs prix littéraires. Ne passez pas à côté.

26 réflexions au sujet de “Des Ariégeois en Amérique”

  1. Je vais enfin le lire ce livre que j’ai acheté cet été lors de mes vacances ariégeoises. Région que j’ai découverte et adorée…

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    1. Oui, c’est une belle région, très animée en été, et endormie en hiver, au climat parfois rude, comme le décrit Anne Icart dans ce livre.
      Bonne lecture

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  2. Sûrement un très beau livre ! J aime sentir à travers les mots écrits la vie de nos ancêtres ! Merci !

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    1. oui, avec ce livre, on se retrouve au début du XXème siècle, et on y découvre la vie de nos ancêtres.
      Bonne lecture !

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  3. Merci Madeleine,je suis heureuse de te lire ,j’avais noté le titre de ce livre pour le demander à la médiathèque .
    J’ai eu beaucoup de plaisir à revoir tes merveilleux ouvrages.
    A bientôt

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    1. Moi aussi Andrée, heureuse de te retrouver !
      Tu me donneras tes impressions après lecture de ce livre !
      Bises.

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  4. Bonjour Madeleine, ravie de ton passage sur la Ruche. Je vais lire ce nouveau roman de cette autrice dont j’ai déjà lu trois romans dont l’histoire se déroule à Toulouse. À bientôt de se revoir quand les jours seront meilleurs bises 😷

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    1. De mon côté, je vais me procurer ses autres romans, en espérant trouver dans leur lecture autant de plaisir que dans ce dernier !
      Bises.

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  5. Oh! Madeleine, quelle coïncidence… je sais à qui je pourrai offrir ce livre après l’avoir lu bien entendu. L’un de mes frères a acheté un chalet à Cominac il y a quelques années. C’est un vrai plaisir de se retrouver là-bas. Je suis curieuse d’en apprendre davantage sur les ex-habitants de ce village.

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    1. Je comprends bien ce plaisir de se retrouver dans un chalet à Cominac ! Un rêve ! Mon rêve !De Massat, en passant par le col de Sarraillé, jusqu’à Ercé, magnifique endroit !
      la vue sur les massifs des Pyrénées …
      Bonne lecture !

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  6. Coucou Madeleine !
    Quelle belle histoire tu nous a racontée ! J’ai hâte de lire ce livre .Tu nous a mis l’eau à la bouche .
    Quand pourrai-je après ma rencontre avec les autres abeilles refaire un détour par chez toi ?
    Maïté-BeeBee

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    1. Coucou Maïté ! je t’ai reconnue !
      J’espère que tu prendras autant de plaisir que moi en lisant ce livre …
      Bises.

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  7. Hola Madeleine,quel plaisir nos « retrouvailles » autour du patchwork et de la lecture !
    Je ne manquerai pas de me plonger dans la lecture du roman d’Anne Icart et surtout de rêver devant les Bouquets d’Hiver si nostalgiques et émouvants.A bientôt.

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    1. Les bouquets d’hiver : quel plaisir à le réaliser …et que de bons souvenirs !
      Quant à la lecture, je te conseille ce beau livre,tellement émouvant …
      Bises.

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  8. Bonjour Madeleine et tous les abeilles, je peux lire très lentement les blogs, l’article est très intéressant, je t’embrasse. Valerie. X

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    1. Hello, Valérie ! J’espère que tu vas bien !
      Ce livre t’intéressera, même si c’est une histoire qui se passe dans les Pyrénées !
      Bises.

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  9. Je vais tout de suite commander ce livre à ma librairie proche …. J’ai très envie de découvrir cette auteure « locale » après tout le bien que vous nous en avez dit.

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  10. Coucou Madeleine, quel bonheur de revoir tes ouvrages et d’admirer à nouveau tes « bouquets ». J’ai pris plaisir à lire ta rubrique littéraire et ce livre va figurer sur la liste de mes prochaines lectures. Merci et bisous d’une 🐝 des sables à une 🐝 ariegeoise. 😘

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    1. Coucou à notre Brigitte des sables, lointaine, bientôt de retour .?
      Brigitte, je pense que tu ne regretteras pas l’achat de ce livre…
      Pour ce qui est des « bouquets », heureusement que j’ai été bien coatchée par Katell,, et bien encouragée par vous toutes …
      Bises, et à bientôt ?

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  11. Coucou Madeleine, tu me tentes avec ce roman. Ce sera une découverte, je ne connais pas cette auteure.
    Tellement ravie d’avoir de tes nouvelles.
    Bises

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    1. Coucou Sylvie, j’espère que tu vas bien ainsi que ta petite famille !
      Tu ne regretteras pas la lecture de ce livre.
      J’ai moi-même découvert cette auteure à partir de l’ interview que lui avait accordé Jean-Joseph Peyronne sur Radio Couserans (Saint-Girons).
      Bises.

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