Tous les ans, Hélène fait un quilt ou deux pour l’exposition Récup’Art qui a lieu à Saint-Gaudens en même temps que le festival de Jazz. Elle y déploie toute son inventivité, c’est à chaque fois une surprise et un régal ! Rappelez-vous ses précédentes oeuvres :
Cette année, Hélène a collecté des petites lingettes « décolor’stop » usagées. Quelle drôle d’idée… Elle a sollicité les copines pour en avoir toute une collection, de toutes les couleurs. Dans ce cas, on dit : vive les tissus qui dégorgent !!!
Voici dans son atelier le résultat de sa collecte. Quelle richesse de camaieux !
A l’exposition qui a cours en ce moment jusqu’à la fin du mois à l’Espace Marmignon de St-Go (Saint-Gaudens !), Hélène a laissé une petite corbeille remplie du reliquat de son quilt :
Et voici donc son quilt sur le thème de l’année, le be bop :
Au lever du jour, les instruments qui ont joué toute la nuit se dépêchent de rentrer… C’est la BD du be bop !« Le jour se lève ! vite, vite… rentrons ! »Unique et étonnant !
La semaine dernière, montrant à mes amies du club de Colomiers le quilt en cours destiné à Marielle (ici), j’ai suggéré de faire un mini-stage pour expliquer cette technique si facile. Ce fut vite-fait bien-fait hier mardi ! Nous penserons à cette technique pour un prochain quilt en commun…
Au club de patchwork de Colomiers, explications de la création des blocs « carrés recoupés ». Les essais sont faits avec des tissus de récupération.
Alors maintenant, c’est à votre tour !!
Les carrés recoupés sont parfaits pour mettre en valeur des imprimés qui seront disposés aux quatre coins. Quelle que soit la manière de nommer la méthode « disappearing nine-patch », celle-ci vous donnera de très beaux résultats. A ma connaissance, la première à en avoir fait un tuto en français est Liliane(ici). Pour le quilt Ensemble, c’est tout, j’ai d’abord coupé beaucoup de carrés de 24 cm dans tous les tissus choisis (il en faudra 4 fois moins du tissu uni que des roses et des bleus imprimés), recoupés en rectangles de 12 x 24 cm. Ceux-ci sont assemblés ainsi :
– un rectangle bleu uni entouré de 2 rectangles roses – un rectangle rose entouré de 2 rectangles bleus (2 fois plus de cette configuration que la précédente)
Cela permet de faire très rapidement des nine-patch en coupant ces pavés en 2.
Ce n’est pas très clair ? Non, je ne vous laisse pas en plan comme ça ! Pour mieux comprendre, voici une petite reconstitution de ma technique à partir de grands carrés pour faire 4 blocs à la fois :
Pour 4 carrés roses et 4 carrés bleus imprimés, il me faut un seul carré uni. Ils sont coupés à 24 cm de côté pour le quilt Ensemble, c’est tout (ici j’ai coupé plus petit pour la démonstration).Tous ces carrés ont été coupés en 2 en rectangles de 12 x 24 cm (on peut superposer 4 à 6 carrés pour les couper ensemble : nouvelle lame de cutter requise !!). Ces rectangles sont cousus ainsi : un rectangle rose de part et d’autre de chaque rectangle bleu uni (2 en tout), puis des rectangles bleus imprimés de part et d’autre des rectangles roses restants (4 en tout).
On assemble toutes les bandes de 3 carrés en blocs « nine-patch », avec toujours un carré bleu uni au centre. Il y a tout juste le compte avec ce qu’on a découpé. Peu importe si les tissus se répètent dans le même bloc ! Coupe en « + » de chaque nine-patch. On obtient 4 « unités » par bloc, terme que j’utilise plus loin dans cet article.
On fait pivoter deux morceaux (en diagonale) pour obtenir ce dessin. C’est le bloc le plus commun formé avec cette technique. Bien sûr, avant de les coudre ensemble, on peut agencer les unités avec celles des autres blocs coupés, on évite ainsi les imprimés semblables qui se touchent.
Vous voyez, comme promis c’est facile et rapide 😀
En choisissant bien ses couleurs, on a un effet de carrés superposés, un bel effet d’optique qu’on peut voir par exemple sur le lien donné par Béatrice :
On dirait que les carrés multicolores sont posés sur les carrés gris ! Chaque nine-patch avait un centre gris et du blanc était utilisé là où j’ai mis des tissus roses. Ici on a en outre une disposition très harmonieuse sur la pointe. Voir le blog ici.
Jo de l’Iowa a fait plusieurs « disappearing nine-patch », en voici un disposé comme Ensemble, c’est tout, mais sans tenir compte des couleurs. Cela donne un très beau scrap-quilt :
On peut aussi obtenir des quilts très sages avec une disposition unidirectionnelle. Celui-ci est toujours de Jo Kramer de l’Iowa :
Oui, c’est la même méthode, on a simplement disposé chaque unité dans la même direction (au lieu de faire pivoter en diagonale). C’est une manière très rapide de faire des carrés ET des bandes tout à la fois ! Quilt de Jo’s Country Junction.
Quant à Adrianna, elle a fait ce quilt avec la même technique, avec une autre disposition des couleurs et des unités :
Les carrés recoupés par le « + » sont alternativement gris et blancs, avec autant de nine-patch au centre blanc qu’au centre gris. Ensuite, il est facile de reconstituer ce dessin ! Beaucoup d’autres exemples sur son blog : On the Windy Side . En revanche, il y a beaucoup de coutures qui doivent correspondre ! Superbe, n’est-ce pas ?…
Les variations sont sans limite. On peut doubler le travail pour avoir 3 tailles différentes de carrés comme ici :
Il m’a fallu deux semaines bien denses pour faire le cadeau de mariage pour ma chère Marielle, dès lors que j’ai décidé le modèle, reçu les tissus… Il m’a fallu bien moins de temps pour décider que j’allais le baptiser comme le titre d’un livre d’Anna Gavalda (devenu film), car cette petite phrase correspond si bien pour un couple formé depuis déjà une décennie !
La jeune mariée est l’amie d’enfance de ma fille aînée et nous, parents, sommes également très proches. Le mariage a eu lieu à la Bergerie, déjà ornéed’un petit chemin de table présenté ici. Marielle a même pris des cours de patchwork avec moi à plusieurs reprises, d’abord en atelier juste après la cantine à l’école (en CE1 et CE2) puis bien plus tard quand elle était étudiante : elle aime et apprécie un travail de patchwork !
Etiquette brodée et fixée au dos par le quilting machine.
Je voulais donc lui offrir un quilt aux couleurs de son mariage, bleu et fuchsia. Comme le temps me manquait (évidemment, je m’y prends au dernier moment…), j’ai opté pour un « disappearing 9-patch ». On traduit à moitié par nine-patch déstructuré, nine-patch évanoui, nine-patch fantôme ou encore carrés décalés, carrés cachés… Tout ceci pour un principe hyper simple ! Un bloc de neuf pièces (le fameux nine-patch) va être coupé et redistribué pour faire un visuel différent. Ici il est fait de simples carrés de 12 cm de côté, agencés toujours de la même manière :
Pile de blocs avant la recoupe – Un bleu uni au milieu, toujours le même, des tissus bleus aux imprimés variés aux quatre coins et quatre tissus roses complètent ce bloc appelé « nine-patch » (neuf pièces).
Il m’en fallait 25, avec un peu d’organisation le top a été fait en peu de temps.
Pas de photos des étapes (dans l’effervescence du travail, j’ai oublié !), mais le prochain post vous donnera quelques explications, trucs et variantes de ce fameux bloc auquel il faut vraiment penser pour un ouvrage rapide et spectaculaire.
Le quilting à la machine s’imposait pour le finir à temps. N’étant pas experte, j’ai commencé avec un matelassage bien plus dense que prévu… j’ai dû continuer pour garder une harmonie. Pour mieux voir ce que je faisais, j’ai quilté sur l’envers, j’avais donc le tissu uni comme toile de fond, bien plus reposante que les imprimés du devant. Le dessin quilté est un peu n’importe quoi, j’ai fait comme un dessin-doodle, mais je me suis inspirée du motif « Paisley » (= mot anglais pour le dessin qu’on appelle Cachemire, voir l’article sur la poire galloise ) de ce livre d’Angela Walters que je recommande :
… et de la démonstration de l’auteur ici : Paisley Feather Tutorial. Inutile de nous dire que je n’ai pas encore acquis la fluidité d’Angela !! Avec une machine « normale », on n’a pas non plus la place requise pour être aussi à l’aise. Cependant, je suis satisfaite du résultat global, à condition de ne pas m’arrêter sur les détails… J’estime le temps de quilting à environ 15 heures, mais je n’ai pas vraiment compté ; en tout cas, une bobine entière de fil Aurifil Mako 50 y est passée pour le piéçage et le matelassage (1 300 m !).
Terminé la veille du mariage, le voici à la lumière du soir.De dos, mais on voit mal le matelassage !Quilt plié pour voir à la fois le dos et le devant. J’ai acheté quelques tissus, mais une bonne moitié était déjà dans mes boîtes.Plié, prêt à être empaqueté !
Offert le jour J au jeune couple à qui je souhaite tout le bonheur du monde !
Peut-être projetez-vous d’aller, en ce week-end viaduc, d’aller à Brouage ? Alors, passez votre chemin pour garder intact le goût de la surprise ! Mais si vous êtes trop loin, regardez donc cette vidéo mise sur You Tube par Michel (33) : Brouage 2015, puis la suite ici. Merci à Françoise Saint-Martin qui me l’a signalé !
Et non loin de Brouage, se tient une autre exposition :
Avis de naissance de faux-jumeaux !
Pas à Londres, mais au coeur de notre Ruche ! Martine et Karine sont deux abeilles très actives de la Ruche des Quilteuses, l’une préfère généralement le rouge, l’autre le bleu, mais toutes deux partagent le goût des tissus de reproduction du 19e siècle, les tissus à carreaux de style country, les tissus de récupération… Parfois, comme toutes les quilteuses, elles se demandent : mais que faire de tous mes restes de tissus sans y passer trop de temps ?…
Martine a commencé à essayer une technique très ludique expliquée dans un Simply Vintage, suivie par Karine complètement enthousiaste… Ni tout-à-fait les mêmes, ni tout-à-fait différents, voici les faux-jumeaux de la Ruche :
Celui de KarineCelui de MartineMéli-mélo de blocs de Karine, simplement noués « à l’ancienne »…Des blocs de Martine, quiltés à la machine !
Ce joyeux fouillis de tissus est un extraordinaire sampler de leurs trésors amassés au fil des ans !
Voici un bloc de Martine. Voyez-vous le zigzag ? Cela fait partie du charme du modèle… et du secret de fabrication. « Scrappy Nest Quilt » est le nom de l’original.
Les deux amies se sont bien amusées et ces quilts ont fait le bonheur de leur famille… Ce modèle vous intrigue-t-il ? Vous avez raison, chaque bloc est contruit d’une drôle de manière qu’on vous laisse découvrir dans le n° 7 de Simply Vintage (été 2013) !
C’est souvent très court, mais suffisant pour faire office de pense-bête. Bravo pour cette initiative !
Madame Lebasque et sa fille cousant à la fenêtre, peinture de Henri Lebasque (1911), dans un style intimiste évoquant bien le passage du savoir de mère à fille…
Depuis des mois, depuis même des années, des bateaux traversant la Méditerranée causent beaucoup de soucis, à la fois humanitaires et politiques. On parlait de Boat People il fut un temps, dans les années 1970-1980, pour traiter de l’exode des Vietnamiens qui voulaient une vie meilleure.
1984 – Boat People vietnamiens- Photo Phil Eggman
Dans le désespoir, ces gens fuyant coûte que coûte une douloureuse vie vers un avenir meilleur ne peuvent laisser indifférents ; prendre la mer est un moyen d’exil utilisé depuis la nuit des temps.
Couverture de livre (voir aussi ici) montrant un navire allant d’Europe vers l’Amérique.
Pour l’espoir, des voyages en bateau véhiculent le rêve de nouvelles terres, l’envie de grandes explorations, d’aventures ou le commerce d’un continent à l’autre… De l’Antiquité jusqu’au milieu du XXe siècle, les voies fluviales et maritimes étaient le majeur moyen pour transporter de nombreuses personnes et/ou marchandises à la fois, jusqu’à l’arrivée des lignes aériennes.
La tapisserie de Bayeux, brodée sur lin, raconte comme une bande dessinée la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Normand, devenu le Conquérant en 1066… surnommé le Bâtard par les Anglais. Les navires étaient issus directement de l’expertise Viking.
Ce n’est donc pas étonnant que tant de quilts montrent des thèmes marins ! Il suffit d’une Rose des Vents pour évoquer la traversée d’un océan…
Extraordinaire quilt de notre amie Any Vieussens, ayant nécessité des milliers d’heures de travail tout à la main ! Modèle américain magistralement interprété évoquant de longs voyages entre ciel et mer…
La population actuelle de l’ensemble du continent américain descend en grande partie de boat people des siècles passés, venant d’Angleterre ou de Russie, de Pologne ou de Chine, d’Irlande ou d’Afrique, d’Espagne ou du Portugal, d’Italie ou de France… Volontaires ou contraints, leurs descendants sont maintenant les Américains d’aujourd’hui.
Un des bateaux mythiques de l’Histoire des Etats-Unis est le Mayflower, qui le premier amena des personnes qui s’établirent sur ces terres « indiennes » (nous l’évoquions ici).
Comment ne pas avoir un petit mot ici pour « la frégate de la liberté », l’Hermione, dont la réplique vient de prendre le chemin de l’Amérique ? C’est un fameux Trois-Mâts fin comme un oiseau Hissez haut…, sorti de l’Arsenal de Rochefort (non loin de Brouage, info spécial quilteuses), passé à la postérité principalement pour avoir transporté le Marquis de La Fayette en 1780 vers les Etats-Unis en guerre. Le traité d’Indépendance (vis-à-vis de la Grande-Bretagne) avait été signé le 4 juillet 1776 mais la guerre entre Anglais et nouveaux Américains, menés par Washington, dura jusqu’en 1783. La France, ennemie des Britanniques, fut du côté des Indépendants. La magnifique frégate l’Hermione vient d’être répliquée et vogue vers l’Amérique : vous avez ici le blog de ce voyage qui se poursuit actuellement. Voici un quilt réalisé par un groupe de quilteuses françaises il y a déjà quelques années :
Au XIXe siècle, les échanges entre l’Europe et l’Amérique sont intenses et les quilteuses de la côte Est sont nombreuses à faire figurer des bateaux sur leurs ouvrages, en particulier dans les blocs de style Baltimore, nommé d’après la grande ville portuaire (malheureusement dans l’actualité en ce moment). Cherchez le bateau !!
Il est amusant de voir tant de blocs de fleurs encadrer quelques blocs plus symboliques (voilier, personnage, la Bible…). Ce quilt est au Musée de la Marine en Virginie. Description détaillée de ce quilt ici !Quilt de 1845 environSi vous comprenez l’anglais, un excellent article sur les quilts Baltimore est disponible ici.« Pride of Baltimore », quilt contemporain de Barbara Burnham (2011). Cette spécialiste du Baltimore vient d’exposer et donner des cours pendant le Salon de Paducah.
Du côté de la Gironde, plusieurs personnes se sont lancées ensemble dans un modèle de Baltimore d’Ellen Sienkiewicz. Michel (Le Thé à Coudre) a terminé le sien :
Superbe navire de Marie-Christine Chasseraud ! Ton quilt est-il fini Marie-Christine ? Si oui, donne-nous le lien vers une photo !
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Un couple d’artistes conceptuels fort renommés, les Kabakov, russes ukrainiens d’origine mais vivant aux Etats-Unis, créent des événements marquants comme le « Ship of Tolerance ». Plusieurs sont faits au fil des ans à des fins pédagoqigues, bateaux éphémères aux voiles piécées de dessins d’enfants :
Le concept est de demander à des enfants d’une ville de dessiner leur conception de la tolérance. A New-York en 2013 par exemple, près de mille enfants des cinq arrondissements (Manhattan, Brooklyn, Queens, Bronx et Staten Island) âgés de 5 à 13 ans et provenant de multiples communautés à l’image de la population de cette ville, ont offert leur vision de la tolérance. 150 peintures ont été sélectionnées pour faire la voile du bateau, les autres ont été exposés dans divers lieux de la ville. Expérience menée dans divers pays pour diffuser l’espoir d’un monde meilleur, la connaissance et le respect de l’autre par l’art.
Je ne suis pas allée au Salon « Pour l’Amour du Fil » et les blogueuses parlent beaucoup des Molas d’une Japonaise… Si vous recherchez des informations sur cette technique et l’artiste Fumiko Nakayama, vous pouvez lire ou relire cet article : Fumiko Nakayama, créatrice de Molas ainsi que Des tissus imprimés inspirés des Molas.
Twinkling Now, Fumiko Nakayama, présenté à Tokyo en 2010.
Vous le savez peut-être, la technique principale des Molas est l’appliqué inversé. Savez-vous que cette technique est souvent utilisée par Bernadette Mayr ? Vous trouverez cette technique très futée, ressemblant à la pose d’un passepoil dans le domaine de la couture, dans plusieurs de ses livres. Je vous en reparlerai peut-être bientôt !
Ici les arcades sont facilement faites en appliqué inversé, c’est bien malin ! (livre Häuser-Patchwork)
Une connaissance m’a montré des tissus japonais achetés, ne sachant comment les mettre en valeur. Son envie était d’avoir un plaid pour couvrir un fauteuil fatigué. Avec mes nombreux projets – dont un quilt à faire pour le mariage de l’amie d’enfance de mon aînée – je n’avais aucune intention de me charger d’un ouvrage supplémentaire. Mais ces tissus m’ont parlé, je n’ai pas su refuser !
Le challenge était de faire quelque chose de ces trois tissus. Les deux dessus sont des tissus japonais tissés pour en faire des kimonos d’été (Yukata), ils ont donc, de lisière à lisière, la largeur de 35-36 cm. Il y en a 120 cm de chaque. Le tissu de dessous est, lui aussi, un coton teint à l’indigo de manière artisanale. Ses parties blanches comportent par endroits encore des restes de la cire posée pour que la teinture ne se fasse pas à cet endroit (technique de la réserve). J’en ai un peu plus : 2 mètres en 90 cm de large. Que faire pour ne pas dénaturer ces tissus beaux par eux-mêmes et plutôt rares et précieux ?
J’ai acheté du tissu marine pour compléter, ainsi que du blanc naturel pour le dos. J’ai lavé tous les tissus, ouf aucun indigo ne déteint ! Les résidus de cire ne sont pas entièrement partis, je laisse ainsi. Après quelques recherches dans les livres qui pouvaient m’aider, j’ai décidé de faire en centre un bloc présenté dans un livre de Susan Briscoe, idéogramme d’origine chinoise je crois pour dire « Bonne chance » !
Ce même idéogramme est présenté ici, signifiant « good luck » !
Voici le mien, avec des bandes ajoutées afin d’arriver à 35 cm de côté (largeur du tissu imprimé) :
Puis j’ai continué avec des bandes de tissu en coton marine intercalées pour mettre en valeur chaque imprimé et quelques variantes de montage pour faire ce top :
Le top fait 140 cm de côté, j’avais promis de faire un plaid d’au moins 120 cm, mission accomplie ! C’est bien indigo foncé, même si la photo fait penser à du noir ! Ces tissus ne sont-ils pas superbes ?
Et voilà le top ! Il faut encore que je le quilte puis je rendrai ces tissus, quelque peu mis en scène, à leur propriétaire !
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En prenant la photo du top ci-dessus dehors, je n’ai pas résisté à l’envie de photographier aussi une des fiertés de mon jardin : une pivoine arbustive à l’histoire passionnante (pour moi en tout cas).
Cette pivoine s’étale maintenant sur 2 mètres ! Cette année elle porte moins de fleurs que l’année dernière, mais je le lui pardonne bien volontiers. Les fleurs étaient simples à la première floraison, elles sont maintenant doubles et dégagent un merveilleux parfum, ce qui est rare chez les pivoines.
Un botaniste américain d’origine autrichienne, Joseph Francis Rock, a découvert en 1925 dans une lamasserie de l’ouest tibétain une pivoine à nulle autre pareille, blanche au coeur pourpre, à l’envoûtant parfum. C’est une pivoine sauvage venant d’une vallée retirée dans la région de Ganzu (Chine), lui disent les Lamas. Malgré tous ses efforts, ses expéditions, ses recherches, il n’en trouvera aucune autre trace, ni lui ni personne. Toutes les pivoines Rockii du monde descendent des graines de cette unique plante ! Nous avons acheté la nôtre dans le Gers (La Pivoine Bleue). Une pivoine Rockii était rare voilà quelques années encore, maintenant on peut en trouver facilement.
Cet homme n’était pas seulement botaniste, c’était un incroyable aventurier qui a à la fois parcouru tous les dangers et vécu en Dandy, excentrique et génie scientifique, extrêmement doué et roublard, errant de par le monde, botaniste, journaliste, espion, explorateur, sorcier… Sa vie est un roman palpitant qui a inspiré à la fois cinéastes et romanciers :
Horizons Perdus, film de Franz Capra d’après le livre de James Hilton
Connaissez-vous le Shangri-La, ce nom qu’on voit maintenant un peu partout pour évoquer un lieu serein ? C’est dans Lost Horizon, roman de J. Hilton, que ce lieu utopique fut inventé à la suite des récits de ce fameux Joseph Rock !
En France, Irène Frain, notre Bretonne amoureuse de l’Inde, de l’Asie et des aventuriers, a aussi écrit deux livres sur l’homme sauveur de pivoine :
Alors je regarde ma pivoine arbustive avec beaucoup de bonheur, pensant aux mille péripéties du botaniste-aventurier…
Il vient de pleuvoir, elle reste quand même magnifique ma chère pivoine Rockii…
Aujourd’hui, j’entame ma cinquième année de blogueuse. Et c’est pour annoncer du nouveau en France !
Oui, ceci est bien un gâteau d’anniversaire au chocolat !! Il est mis en scène d’une manière incroyable… Je me l’octroie aujourd’hui, mais il vient de ce blog.
Je vous avoue ici avoir personnellement contacté Carol Veillon (Quiltmania) et Viviane Rousset (Editions de Saxe) pour tenter de faire éditer en français les livres de mes amies Sujata Shah et Bernadette Mayr dont je vous parle si souvent, qui font des quilts différents de ceux qu’on voit en France. Les réponses sont chaleureuses, j’espère que cela aboutira chez l’une ou l’autre… Mais j’ai senti un petit flou dans la réponse de Carol, comme si elle me cachait quelque chose… Aujourd’hui, je comprends pourquoi ! Je ne suis pourtant pas à Nantes au Salon de Pour l’Amour du fil (malheureusement) mais j’ai acheté ceci, où j’ai découvert le pot aux roses :
L’édito de Carol Veillon est clair ! Après la création de Simply Vintage qui célèbre le country, un Simply Moderne va voir le jour. Ce sera un magazine fait pour attirer la jeune génération avec « leurs » tissus, « leurs » stylistes, « leurs » inspirations issues du traditionnel, mais chut, les jeunes croient que tout est nouveau ! La réussite éclatante du patchwork pour les jeunes est bien visible ailleurs, en Angleterre notamment. Je suis abonnée au mensuel britannique (oui, mensuel, je ne me trompe pas !!) Love Patchwork & Quilting, il est devenu le n° 1 des ventes de magazines de patchwork après 6 mois d’existence ! A un an et demi maintenant, il est incontournable, il fait la mode, il ne se bat pas contre les blogs mais s’appuie sur eux. C’est frais, c’est sympa, j’y trouve de l’inspiration pour les ateliers d’enfants ou des quilts pour des jeunes… et je désespérais de ne rien voir venir en France.
Quelques modèles montrent le changement en douceur dans ce magazine de transition, dernier des hors-séries saisonniers :
Alors longue vie à Simply Moderne, futur magazine qui, j’espère, attirera la nouvelle génération de Françaises -et bien d’autres- vers le patchwork!