De nos jours, nous sommes nombreux à lutter contre l’encombrement, le trop-plein de nos armoires et nos étagères… Pas vous ? Alors, grande lectrice, j’achète beaucoup de lectures sur ma tablette, ainsi que ma fille aînée (voir cet article).
Enfant, je me souviens qu’on faisait des jaquettes pour protéger les belles couvertures. C’est ce que nous avons fait le mois dernier pour des carnets en Journée de l’Amitié France patchwork 31. Il en est résulté beaucoup de petites merveilles ! J’ai reçu celles-ci en photos venant des 4 coins du département :
Carnet de Suzanne, du club de Cazères. L’attache est une languette de cannette de boisson, vive le recyclage ! Tout en douceur et romantisme, carnet d’Annick du club de Balma.Carnets des Filles du Vent du Sud, les amies de l’extrême-sud du département (dont une habite en Hautes-Pyrénées)
Trop souvent aussi maintenant, je trouve que les couvertures manquent de souffle, de beauté, d’inspiration. Est-ce si difficile d’illustrer un livre ?… Des éditeurs étrangers ont fait appel à des brodeuses pour faire leur couverture : idée bien maligne, les femmes étant les plus grandes lectrices, brodeuses, quilteuses… et que c’est beau !
Bien sûr, les broderies originales sont photographiées avec soin. Qui va oser s’en inspirer en France ? Nous avons bien assez de talents hexagonaux pour fournir des ouvrages pour remplir des bibliothèques entières !
Ces trois premiers livres font partie de la littérature classique anglophone, couvertures brodées par Jillian Tamaki, édition Penguin Books – Threads DeLuxe Classics. En voici d’autres, brodés par Rachel Sumpter :
Le titre français est : Les Quatre Filles du Docteur March
… et les 4e de couverture sont des prolongations des broderies du devant ! Les voici avec les rabats déployés :En Suède aussi, un éditeur a fait appel au talent de la brodeuse suédoise Karin Holmberg :J’aimerais tant que cette tendance arrive en France !
Brouage est une petite citadelle injustement tombée dans l’oubli, merveille historique, berceau de Samuel Champlain, fondateur du Canada… Heureusement, des milliers d’admirateurs se pressent dans cette Cité de pierre et d’eau tous les deux ans grâce à l’initiative de Dominique Husson qui, infatigablement depuis 16 ans, est l’âme de l’exposition biennale des Quilts de Légende.
Les Quilts de Légende sont des ouvrages sélectionnés par un comité et répondant à toute une série de critères bien précis. Le but est de montrer au public uniquement le meilleur, l’exceptionnel en matière d’art textile traditionnel. Cette exposition commence toujours à Brouage et, pendant deux ans, ces merveilles voyageront au gré des salons et expositions d’exception.
Brouage, cité remaniée par Vauban, rénovée depuis les années 1980, joyau de pierre et d’eau…
Je ne manquerai pas d’y aller, sans doute en mai, et vous présenterai mes coups de foudre ! En attendant, vous pouvez lire ou relire les cinq articles écrits il y a deux ans lors de la précédente édition :
Bonne lecture… et, j’espère, bonne balade à Brouage pour vous aussi ! En souvenir, n’hésitez pas à vous offrir le catalogue édité par France Patchwork, disponible sur place.
Kristine a des petits-fils qui aiment les voitures… et les camions de pompiers ! Alors Kris a craqué pour un modèle d’Edyta Sitar, Sweet Ride, qu’elle a adapté.
Une mamie séduite par un modèle, c’est déjà de l’amusement dans l’atelier :
Mademoiselle Violette la fleuriste va ouvrir son magasin de bon matin…
Jour de marché, on y va ! Pin-pon, une urgence ! Une autre urgence, complètement à l’ouest !
Pour l’un, c’est celui-ci :
… et pour son frère, celui-là :
…à accrocher le long de leur lit. Chacun a sa petite voiture de pompier, mais pas au même endroit ! Vroum-vroum!
C’est un quilt fait d’après une technique simple et ludique de Bernadette Mayr. Cette artiste nous a permis de présenter les explications de ce modèle dans le magazine de France Patchwork n° 124 (printemps 2015). Ce modèle semble plaire, c’est tant mieux ! Si vous n’êtes pas adhérente de France Patchwork, vous pouvez acheter ce magazine lors de salons, au stand France Patchwork. Le mieux est bien sûr d’adhérer, ici la page qui vous explique comment faire ! Attention, pour recevoir les 4 numéros par an de la revue Les Nouvelles – Patchwork et Création Textile, il faut choisir code 1.
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Arbre-mur, vu sur Facebook… L’art est partout !
Evelyne a donc adoré son cadeau, tant et si bien qu’elle a voulu faire un petit frère au quilt de feuilles. Et même un grand frère, puisqu’elle s’est attaquée à une forêt ! C’est avec beaucoup de plaisir que nous l’avons découvert quilté vendredi dernier. J’en ai fait des photos peu artistiques, avec un petit appareil-photos devant notre salle de réunion, mais je tiens pourtant à vous montrer ce magnifique quilt !
Dans des couleurs similaires au quilt de la Ruche de l’Amitié, cette forêt sera un beau plaid pour notre fan de vert et de verdure ! Vu d’un peu plus près, vous pouvez cliquer pour voir les détails du quilting machine. Impossible de deviner qu’Evelyne est débutante en la matière, elle a osé de multiples motifs.
Evelyne s’est auparavant entrainée au piqué libre en s’inspirant tout particulièrement de ce livre de Dijanne Cevaal. A recommander également, celui de Fanny Viollet : Piqué libre : la machine à coudre créative. Faisons des stages, des essais, c’est en pratiquant qu’on y arrive !
Un coup d’oeil sur le dos, piécé lui aussi : pour un plaid, le recto-verso est un plaisir multiplié ! Evelyne étant une personne très sensible, elle nous a raconté l’histoire de certains de ces tissus, des souvenirs de femmes de sa famille…
Il est écrit : « Quand la vie est une forêt chaque jour est un arbre »…
Jacques Prévert (voir le poème complet ici). Et bien sûr, Evelyne n’a pas oublié le crayon du souvenir.
Cette forêt fait partie des modèles d’un livre maintenant épuisé de Bernadette Mayr (Garten Patchwork), mais vous pouvez d’ores et déjà acheter son petit dernier, plein d’idées nouvelles tout aussi enthousiasmantes :
En 2006, un livre traduit en français m’a grandement intéressée, il était signé Bernadette Mayr que je ne connaissais pas encore, malgré des articles sur elle dans les Nouvelles de France Patchwork ! Je n’avais simplement pas retenu son nom. Ensuite avec les Abeilles, nous avons fait plusieurs ateliers ensemble, découvrant diverses techniques de coupe et couture rapides, au coup d’oeil et à main levée… Quel changement avec l’exactitude requise en patchwork traditionnel où un millimètre de décalage nous fait recommencer un bloc !
Dans l’exposition actuelle de Colomiers, nous pouvons voir encore deux quilts issus de ces années de découverte du « style Bernadette », comme nous disons entre nous :
Des coquelicots faits par Christiane Goffeney, une version sur fond anthracite très simple et graphique, avec un beau quilting main en croisillons.Prairie d’Or de Chantal Bommier, avec une très belle étude de dégradés. Cette technique donne une mosaïque impressionnante de petits bouts de tissus, mais la pratique est plus ludique qu’on ne le pense !
Bernadette Mayr vient de sortir son sixième livre. Elle se renouvelle tout en gardant son goût pour l’utilisation des jeans (denim), les coupes originales, l’appliqué inversé… Nous le trouvons vraiment formidable, mais beaucoup préfèreraient pouvoir le lire en français…Comme pour le livre de Sujata Shah, j’espère que le nouveau livre de Bernadette trouvera un éditeur francophone !
Celui de Martine Roigt, à gauche sur la photo, a un style très américain, à la fois traditionnel mais aussi « baltimore » par sa très belle bordure créée par Ellen Sienkiewisz Rita Frizzera (voir commentaire de Martine ci-dessous !) :
Pour des appliqués parfaits, Martine utilise les outils d’Appliquick, la jeune entreprise espagnole dynamique qu’on rencontre dans les grands Salons français et espagnols, voir aussi sur leur site.Ici le quilting machine est visible, fait par Martine avec beaucoup de maîtrise.
Style plus français, puisque c’estAnnick Huetqui est ici l’inspiratrice :
Directement inspirée des Fleurs Rouges d’Annick Huet, Simone Flores a su restituer la qualité de travail requise pour de si fins appliqués ! Une bordure travaillée en seminole finit harmonieusement l’ouvrage.Autres doigts de fée, Maïté l’Abeille a encore prouvé ici sa maîtrise parfaite de l’appliqué et de la broderie ! Les planches botaniques de fruits rouges sont réhaussées par les différents tons de tissus anciens : des lins, métis, ramie et cotons aux tons naturels, aux fils parfois irréguliers, traces d’un filage traditionnel. Ici le montage discret en « fenêtres » (Attic Windows), surlignées d’un discret passepoil rouge, donne beaucoup de classe à ce quilt mural.
En janvier dernier, je vous avais intrigués avec le stage proposé par Kristine au club de Colomiers : La Nature en Fil et en Peinture. Comme promis, la plupart d’entre eux sont exposés en ce moment à Colomiers, en voici quelques photos :
Les 21 quilts terminés forment une belle harmonie très douce.
Les détails, peints et brodés, sont difficiles à mettre en valeur en photo. mais voici quelques clichés à agrandir en cliquant dessus :
Certains, à droite, ont été encadrés, la classe !
Ils sont tous plus beaux les uns que les autres, ensemble ils se mettent mutuellement en valeur quand on prend le temps de détailler toutes ces belles broderies. Dire que plusieurs disaient qu’elles ne savaient ni peindre ni broder ! Vous pouvez cliquer sur la photo pour bien l’agrandir et profiter des détails.Un parmi d’autres, celui de Marie-Jo Dimas (photo piquée à notre copain Christolchuk!) La seule ayant travaillé à l’horizontale est Evelyne, avec un champ de pissenlits ! Réminiscence de quilts d’Elsbeth Nusser-Lampe que nous avions tant aimés en septembre dernier, en Alsace… Comment ne pas s’émerveiller devant la richesse des broderies de Christophe ? Son imagination et la qualité de son travail nous laissent bouche bée ! Cliquez ci-desssus sur son prénom et vous lirez tout son processus de création !
En 2011, j’ai commencé quelques blocs de tulipes à la suite d’un coup de foudre chez Nifty Quilts, déjà,j’en faisais part dans cet article en 2011. L’origine de son bel ouvrage est un quilt de 1960, d’une quilteuse de la campagne géorgienne (dans le vieux-sud américain si cher à mon coeur). Il fait partie de ces ouvrages utilitaires souvent pleins de fantaisie sur lesquels j’ai écrit dans les Nouvelles n° 124 (pages 32-33 du dernier magazine de France Patchwork).
Quilt d’Annie Howard avec les tulipes piécées par sa mère Mary Lizzie Parham (1883-1955) – Quilté main par Julia Ford, une de ses amies.
L’histoire de ce quilt est raconté dans le livre Georgia Quilts. Au décès de sa chère maman, Annie Howard décida d’utiliser les tulipes faites de bandes piécées, laissées par sa mère. Elle fit les blocs sur fonds rouges, ajoutant tiges et feuilles, les agença en colonnes. La description de cette petite bonne femme me fait irrésistiblement penser à Miss Sue! Ce sont des femmes ayant eu la vie dure au cours du XXe siècle, issues de familles très nombreuses, dans cet Etat de Géorgie encore empreint de l’histoire autour de la culture du coton et de l’esclavage… Encore une femme de caractère : obligée de quitter l’école à l’âge de 7 ans, elle apprit à lire… à 77 ans ! C’est un quilt auquel elle tenait puisqu’il lui rappelait sa mère, et malheureusement il fut perdu lors de son dernier déménagement, 2 ans avant sa mort survenue en 1999.
Les tulipes de LeeAnn ont l’air de danser sous la brise printanière ! Différents fonds de blocs, tous rouges mais certains à pois, donnent une belle modernité à ce quilt. De tous ses ouvrages, c’est sans doute un de mes préférés !
Depuis, de nombreuses tulipes piécées ont vu le jour, parmi lesquelles mes toutes récentes Nifty Tulips. Elles s’appellent ainsi bien sûr pour rappeler que sans LeeAnn, je n’aurais peut-être jamais connu ce quilt qui m’a inspirée à mon tour. Et puis on peut traduire cela par « de chouettes tulipes », ce qui me va très bien ! Si vous souhaitez en chercher d’autres sur internet, tapez « string tulips » (tulipes de bandes).
Quilting en coton perlé n° 8, motifs fantaisie pour chaque bloc. Comme vous le voyez ici peut-être, les tissus de fond sont bordeaux de plusieurs teintes.
Les tulipes sont restées 4 ans au nombre de 4 dans un carton, pas assez pour une belle plate-bande printanière. J’ai donc vite avancé le top ces dernières semaines, lui donnant un air scrappy décontracté que j’affectionne, n’achetant aucun tissu pour cet ouvrage. Des lisières deci-delà renforcent l’esprit de récup. Je n’ai pas oublié le crayon, simplement brodé au point avant, en rappel detout ce qu’on peut faire avec ce point basique.
En cours de matelassage, tout en coton perlé ! J’ai fait le tour des tulipes en vert côté tige et feuille et d’une autre couleur autour de la tulipe, puis le fond est quilté de diverses façons, en rouge foncé dégradé.
Quelques lisières se promènent dans la bordure…… et un crayon, mais la photo est floue, je devrai en reprendre une !
Et voilà, c’est le printemps !
La bordure est d’un style dont je ne me lasse pas, Karen Griska l’utilise souvent aussi !
Ce quit est actuellement exposé, parmi beaucoup d’autres, à Colomiers.
Bientôt d’autres posts sur d’autres ouvrages inédits de cette expo… après les fêtes de Pâques que je vous souhaite joyeuses !
Nifty… C’est un mot que je ne connaissais pas avant de tomber sur ce blog : Nifty Quilts… C’est un mot très positif puisqu’il signifie à la fois « qui a du chic, de la classe », mais aussi « sympa, malin, astucieux, chouette ». LeeAnn, qui écrit ce blog, mérite les deux interprétations du mot ! Vous saurez bientôt pourquoi ce titre de post…
La tulipe est une fleur très graphique, symbole de la Hollande où en ce moment, les champs explosent de couleurs. Son nom signifie « fleur-turban ». Elle se prête si bien à des interprétations artistiques !
Hollande en avril, c’est une explosion de couleurs ! Je vous conseille la visite du parc de Keukenhof… J’en ai un souvenir ébloui !
Les tulipes ont une histoire folle. La tulipomanie, vous connaissez ?
Au début du XVIIe siècle, ce qui deviendra les Pays-Bas était certes en guerre d’indépendance contre l’Espagne (pendant 80 ans…) mais aussi en pleine gloire coloniale très rentable avec la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales : les valeureux navigateurs rapportaient toutes sortes de denrées d’Asie : soies, porcelaines, épices… les Hollandais colonisaient aussi de nouvelles terres en Amérique, parmi lesquelles un territoire baptisé Nouvelle-Amsterdam en 1625 qui deviendra New-York… Max Weber (en 1905) attribuera les valeurs du protestantisme (la valorisation du travail) à la création du capitalisme en Europe du Nord, ce n’est sans doute pas le facteur unique mais il règne en Hollande, en ce début de XVIIe siècle, un sentiment de modernité, une effervescence tous azimuts… et les tulipes auront leur place dans cette histoire !
Hans Bollongier, Bouquet de tulipes, 1639, Rijksmuseum Amsterdam. Bel exemple de l’âge d’or des natures mortes flamandes.
De l’Empire Ottoman, des bulbes furent introduits en Hollande à la fin du XVIe siècle. Les fleurs de tulipes prospérèrent dans ce climat européen humide et devinrent si populaires que les oignons se volaient en pleine terre ! Mais ce qui mit le feu aux poudres, c’est un virus de l’oignon. Je m’explique : les tulipes sont d’une seule couleur éclatante quand tout va bien. Un virus transmis par les pucerons peut les rendre bicolores de manière flamboyante mais très aléatoire, et à l’époque ces transformations étaient bien mystérieuses… C’est ce virus la cause partielle, pendant l’hiver 1636-37, d’une forte spéculation puis de l’effondrement de la valeur des bulbes.
La Folie Tulipière, Jean-Léon Gérôme, 1882 (Musée Walters, Baltimore, Maryland, USA). Ce peintre français très académique du XIXe siècle illustre la tulipomania du 17e siècle : un Noble protège son précieux exemplaire de tulipe bicolore tandis que les soldats piétinent les tulipes du champ, afin de lutter contre la spéculation.
En fait, la tulipomania a marqué les esprits car il s’agissait d’une simple fleur mais d’après les dernières recherches, elle a été amplifiée a posteriori, symbolisant les errements du capitalisme. Les délires du marché de la tulipe, bien réels, n’ont pas touché tant de monde que cela et n’ont pas anéanti l’économie hollandaise… Si cela vous intéresse, vous pouvez lire quelques articles : Quand les bulbes dégénèrent en bulles Et krach la tulipe La tulipe… interprétation de l’Histoire !
Tulipe Reine de la Nuit, photo du catalogue Meilland
En littérature, on ne peut pas oublier La Tulipe Noire d’Alexandre Dumas, dont l’inspiration est tirée de cette spéculation, mais avec aussi des troubles socio-politiques violents, de l’amour fleur bleue pour une jeune Rosa… Un roman très fleuri !
J’ai lu ce livre enfant, pas vous ?…
Attention, aucun rapport avec le film de cape et d’épée de Christian-Jaque de 1964 avec Alain Delon et Virna Lisi, leur histoire se passe à la Révolution Française !
Vous pouvez admirer des céramiques de style Art Nouveau illustrant cet article : la tulipe convient si bien à ce style…Sacrées nifty tulips (les tulipes ont la classe) !
Elégance de l’Art Nouveau…
De même, dans les peintures paysannes traditionnelles sur bois, coeurs et tulipes sont souvent à la fête ! Occasion rêvée pour faire un coucou à ce blog : des tulipes et des coeurs!
La fleur de tulipe, si ronde et élancée, se plie facilement à toutes les interprétations textiles ; piécées ou appliquées, elles se prêtent à tous les jeux. Entrons donc dans la danse des tulipes…
Les quilts de style Baltimore ont souvent des tulipes. Réminiscence du pays d’origine de tant de personnes de ce coin des Etats-Unis ? Très certainement ! Barbara Brackman a répertorié un nombre impressionnant de blocs aux tulipes dans son encyclopédie des blocs appliqués.
Voici donc quelques photos de quilts anciens et récents avec des tulipes… A vous ensuite d’aller vers d’autres découvertes !
Quilt du XIXe siècleQuilt années 1930Sans date, XXe siècle Ce quilt, comme vous le voyez, est extrêmement raffiné et merveilleusement exécuté. C’est l’oeuvre de Michel Galan… qui souhaitait « juste » s’initier à l »art de l’appliqué ! Quel phénomène !! Vous pouvez voir quelques tulipes en bordure. Le modèle est de la papesse du Baltimore, Ellen Sienkiewisz.Voir détails sur son blog !
Un modèle dans Quiltmania (n° 76, venant de Lucy des Pays-Bas… naturellement !) m’avait vraiment tapé dans l’oeil, Beatrice de l’Aiguille dans une botte de foin l’a fait :
Quel dynamisme dans ces couleurs ! Le Cheddar, cette couleur orange, me fascine et me fait peur à la fois !…
Ce petit quilt de Pasty Moreland montre une des possibilités de faire une tulipe avec un bloc de log cabin…
Ce bloc est proposé avec d’infinies variantes de dispositions… Super pour utiliser beaucoup de petits restes de tissus vifs !Lisa Bonjean a repris un bloc des années 1930, réinterprété avec ses tissus, pour faire ce magnifique quilt dédié à sa mère (détail, voir aussi ici).
1. Appartiens-tu à un club ou patchworkes-tu seule ?
J’ai la fibre associative, j’ai toujours fait partie d’un groupe, (réel-virtuel), basé sur les échanges de savoirs. Pour le domaine du patchwork, je fais partie d’une association nationale FP depuis 18 ans et d’un club depuis 3 ans. Au gré des déménagements, c’est en solo ou accompagnée que je m’adonne aux travaux de loisirs textiles et autres.
Mini-quilt paru dans les Nouvelles n° 124 (magazine France Patchwork).
2. Combien de temps passes-tu, moyenne journalière, sur tes bouts de tissus ?
Ma moyenne journalière est très variable, mais en général tous les après-midis sont consacrés à mes travaux textiles, ainsi qu’une journée par semaine.
3. Es-tu vieux tissus de récupération ou dépenses-tu une bonne partie de ta tirelire dans l’achat ?
Initiée dès mon plus jeune âge par ma maman, j’ai appris à faire du neuf avec du vieux. A l’époque pas de boutique spécialisée et la VPC se résumait aux 3 Suisses avec le catalogue des travaux manuels – je ne crois pas que l’on parlait déjà de « loisirs créatifs ». Je récupère, recycle, chine et achète aussi des tissus neufs !
J’ai le souvenir d’une adolescence heureuse grâce à l’arrivée d’un magazine attendu avec joie chaque mois, le bien nommé 100 Idées ! Il y a toujours eu au moins un ouvrage réalisé dans chacun des numéros. Et oui sans internet, téléphone, chaînes de télévision…
Il me reste un top à quilter, cela ne saurait tarder, j’aime le quilting à la machine.
En général, je finis les ouvrages commencés. Mais dans ma tête se profile le quilt que je vais faire très prochainement, je cogite et je demande conseil à la Ruche ou à Katell qui m’a fait découvrir un monde de quilts aux techniques libérées, inconnu pour moi jusqu’à peu, je suis devenue addict !
Parce que j’ai un coup de cœur pour un tissu, je l’achète, et je fais des calculs improbables pour réussir à faire un quilt, alors que je devrais faire l’inverse, choisir le modèle et acheter les tissus ensuite !
5. Où les entreposes-tu ? Malle, armoire, boîtes…
J’ai une boite remplie d’essais que je recycle aussi.
J’utilise mes quilts dans mon intérieur ou je les intègre dans la déco, en effectuant une rotation. Certains prennent l’air sur un « chevalet ». D’autres ont trouvé leur place sur les murs.
6. Raconte-nous l’endroit où tu couds… Atelier ou petit coin ? Bien rangé ou désordonné ?
J’ai la chance aujourd’hui d’avoir un atelier, je peux donc laisser l’ouvrage en cours sur ma table sans devoir tout ranger pour laisser place nette par nécessité pour le quotidien. Sinon je suis sur mon canapé ou dehors sur la terrasse quand il fait beau. Mon atelier est très encombré, d’objets chinés, de cadeaux offerts par mes amies, de broderies, de tableaux… Eloignée de mes fidèles amies, j’ai besoin de vivre avec les objets qui nous relient, les souvenirs… Je dois être maniaque du rangement… toute la mercerie est dans des boîtes étiquetées… et les tissus rangés par couleurs et des boites pour les chutes et j’adore ranger !
7. L’art textile, le patchwork classique, est-ce une vieille histoire d’amour ou est-ce une passion récente ?
C’est une vieille histoire qui date de mon enfance, je dirai vers 7 – 8 ans, j’ai testé différents travaux textiles avec plus ou moins de réussite, on faisait avec ce que l’on avait ! j’ai toujours eu une trousse, une boite à couture.
8. Essaies-tu de convertir tes amies ? Celles qui sont bricoleuses mais pas couturières.
Oui cela m’est arrivé de convertir des amies à la broderie, au patch, à la couture…
9. Offres-tu tes ouvrages ou gardes-tu le tout précieusement et amoureusement ?
J’offre mes ouvrages quand je sais que la personne destinataire saura apprécier. J’ai plaisir à retrouver mes ouvrages adoptés par mes amies dans leur maison.
10. Ton dernier ouvrage ? Couleurs, motifs, dimensions…
Mon dernier quilt moderne m’a été inspiré par Sujata Shah.