La petite rubrique sur les drôles de signes vous a bien amusées le mois dernier avec les thèmes : &, @, # et xoxo.
Corinne, fidèle lectrice de la Ruche et trésorière de la délégation FP 68, vient de m’adresser une photo prise à Shanghai la semaine dernière :
Merci pour ce clin d’œil 😉 Et dire qu’on pense à mes articles même en étant au bout du monde…Cela me fait vraiment plaisir ! A mon avis, il doit y avoir d’autres boutiques au même nom dans les pays anglophones : c’est court, c’est graphique… Tout pour plaire !
Et Kristine l’Abeille a fait un panneau de piqué libre que j’adore :
Quelle bonne idée… et quelle maîtrise du piqué libre !
Peace for Paris, dessiné par Jean Jullien, graphiste français vivant à Londres.
Mes chéries adorées – mes filles, mes sœurs, ma nièce – étaient réunies le 13 au soir dans le 18e arrondissement de Paris, en sécurité. Tant d’autres sont dans la peine extrême après le Vendredi de Cauchemar, toutes mes pensées vont vers les victimes, leurs proches, les témoins… Dans le monde entier, des témoignages montrent l’indignation face à ces attaques ignobles.
Expression de Sujata Shah
Le post suivant, écrit il y a quelques jours pour vous amuser, peut paraître indécent, mais je choisis de l’éditer malgré tout parce qu’ils ne doivent pas réussir à nous terroriser.
Drôle de Signe : xoxo
XOXO = gros bisous !
Affectueux les xoxo !
Longtemps je me suis demandée d’où venaient ces signes, ce qu’ils signifiaient. Je voyais bien que c’était gentil… Ils me rappelaient les croix de mes penpals (correspondantes anglophones) de mon adolescence, quand j’échangeais des lettres avec des Anglaises pour le plaisir de la découverte et de l’amitié… Par exemple, en fin de lettre, je lisais :
Allison xxx
Amitié Trois Etoiles, me disais-je. Pas mal, un hôtel *** est plutôt confortable et même luxueux, n’est-ce pas ? Devais-je surenchérir, jusqu’au 5 étoiles ? Je n’ai pas osé, ne connaissant pas les codes !
Les xoxo sont arrivés plus tard aux USA. Une bébête qui veut dire « Hugs & Kisses », « je te serre dans mes bras et t’embrasse ». Cela reste populaire dans l’écriture à la main, s’écrit aussi maintenant en fin d’e-mail pour une personne qu’on aime bien.
Le X a une longue histoire en Europe, d’abord religieuse. La croix symbolise le Christ non seulement en raison de la crucifixion mais aussi en tant que première lettre du mot christ, ΧΡΙΣΤΟΣ en grec. Le X est donc une lettre qui suggère respect, amitié et amour. C’est d’ailleurs ce X qu’on retrouve dans l’abréviation de Christmas (Noël) en anglais, communément écrit Xmas, faussement utilisé parfois pour laïciser Christmas.
Le X servait aussi de signature, dès le Moyen-Âge, pour les gens analphabètes. Signer X engageait la personne, car c’était un signe « sacré ». Cette croix – ou la signature pour les personnes sachant écrire – était ensuite symboliquement scellée avec un baiser, tout comme les croyants embrassent (font un baiser sur) les livres sacrés. Le baiser est signe d’allégeance, de vénération, d’amour, de contrat scellé… Il en reste par exemple le baiser échangé au mariage, qui scellait le contrat d’union du temps des Romains. Et puis, si on a l’âme romantique, on peut embrasser une lettre destinée à un être cher avant de la confier à la Poste… Sealed with a Kiss (Scellée par un baiser, chanté ici par Brian Hyland, 1962) est d’ailleurs une chanson très connue… mais si, mais si, vous la connaissez, écoutez-là iciaussi dans une plus récente version (Jason Donovan)!!!
Toujours est-il que X et baiser sont intimement liés depuis des siècles en Europe. Beaucoup plus récent est l’ajout du O. Il est possible que cela vienne de la signature des immigrants juifs qui ne voulaient pas utiliser une croix. On suggère aussi l’influence du jeu du morpion (tic-tac-toe game) !
Hug
Quoi qu’il en soit, O signifie maintenant le hug américain, O étant la forme des bras quand on embrasse quelqu’un littéralement, qu’on l’entoure de ses bras. Hugs & Kisses pourrait se traduire par embrassades et baisers, mais le glissement d’embrasser vers le sens de donner un baiser complique un peu les choses… et en français le second sens de baiser en verbe ne simplifie rien, ni la connotation de X pour les films censurés…
Dans l’art épistolaire anglais, xx sont depuis longtemps marque d’affection, d’amour, qui étaient utilisés par exemple par Winston Churchill. Les xo, plus récents, se sont épanouis dans les années 80-90 et sont considérés comme un langage plutôt féminin. La plupart des quilteuses américaines les ont donc largement utilisés dans leur vie et on retrouve ces signes pleins d’amour dans leurs ouvrages !
Ce tissu Moda (First Crush, Sweetwater) donne le ton Tout d’abord, ce joli coussin plein de bisous !Des blocs venus du monde entier pour soutenir une quilteuse souffrant d’un cancer (Confort Stitching)Regardez bien ici : x et o se suivent, s’imbriquent… Une tessellation toute simple mais bien jolie !Modèle en vidéo ici.Très beau et classe, ce quilt pour la Saint-Valentin !
Gros bisous,
XOXO,
Katell
Pour revenir à la terrible actualité, les dessins aident à s’exprimer.
Hashtag, ce croisillon signalant un mot-clé dans notre monde moderne informatisé, devient peu à peu connu de tous. Il a été question de le franciser… mais c’est déjà peine perdue, les habitudes sont prises. Au Québec dans cette utilisation, il s’appelle pourtant mot-clic ou mot-dièse ! Ce croisillon s’appelle hash car il ressemble à du hachage (une coupe en petits morceaux avec de multiples entailles).
Do dièse en clé de sol
J’aurais aimé qu’on dise plutôt dièse, mais ce n’est pas si simple ! Le dièse, signe musical signalant l’altération d’un ton vers le haut (qui se dit sharp en anglais), n’est pas tout-à-fait le même signe :
Moi qui suis gauchère, je suis sûre que je ferais le signe spontanément dans un autre sens encore si je l’écrivais à la main ! Tout aussi parlant, ce tableau :
A noter que la touche « dièse » du téléphone est un hashtag 😉 Ce croisillon des réseaux sociaux rejoint l’histoire de l’arobase inusité du clavier, mais pour # il y a surdose d’utilisations maintenant !
En anglais, si on veut écrire n° 1, on le figure ainsi : #1, il s’appelle alors sign number, signe de nombre.
Mais ce croisillon vient de bien plus loin et, le croirez-vous ? encore du latin ! Il vient du systèmeavoirdupois. Mais non, le ciel ne m’est pas tombé sur la tête, c’est bien le nom du système de poids anglophone avec les livres, les onces, les grains (pound env. 453 g, ounce env. 28 g, grain env. 65 mg) et autres divisions qui nous sont inconnues… Cela vient du vieux français avoir de peis/pois (selon les régions), quand on pesait tout avec des poids. Le pound (= la livre) vient de libra pondo, « le poids d’une livre », abrévié lb (LiBra). Pour singulariser cette unité, on lui a souvent ajouté une barre et à force de mal l’écrire, c’est devenu #. Ce # symbolise donc très souvent l’unité de poids « pound » dans le système avoirdupois et a mérité ainsi une place sur le clavier de machine à écrire. Vous suivez encore ? Bravo ! Encore une petite précision : même origine « libra » pour la livre (Pound) £, unité de monnaie britannique (on pesait 12 deniers pour une livre). Si vous avez lâché en cours de route, je ne vous en voudrai pas…
Vitrail de la cathédrale de Chartres, montrant la pesée de pièces (baie 41)… sur fond de bleu de Chartres…
# est source de confusion même pour les Anglophones qui l’utilisent encore pour d’autres cas, comme la valeur calorique d’un aliment ! Alors, un peu plus ou un peu moins, on a pris # pour de nobles causes informatiques… A quoi pourra servir un jour notre signe °, qui marque les degrés Celcius et les numéros (n°) ? Et § (paragraphe) ?…On aura peut-être un jour la surprise de les voir débarquer dans le nouveau monde informatique… ###
En patchwork, ce sont des croisillons bien droits qui ont la cote :
Il y a quelques jours, alors que je préparais cette rubrique « drôle de signe », j’ai bien apprécié l’article des Conteuses (Il était une fois les points contés) faisant en coussins de beaux exercices de style tridimensionnels :
Ce bloc est bien plus sophistiqué qu’il n’y paraît, bravo mesdames ! L’effet tridimensionnel est saisissant.
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Comme le patchwork nous fait toujours voyager, comment ne pas penser au signe 井, si proche du hashtag mais venant de la si lointaine Asie ?
Bloc igeta de Susan Briscoe, vu sur son blog et dans plusieurs de ses livres.Armoirie familiale igeta
井 est un signe commun au chinois et au japonais ; ce caractère kanji signifie source d’eau et c’est un des dessins les plus populaires en ikat japonais (appelé kasuri), associé ou non avec d’autres motifs. Susan Briscoe le nomme igeta , qui est plus précisément le croisillon de la margelle en bois entourant un puits :
Dans les campagnes japonaises, il était très commun de trouver cette construction au cadre de bois nommé igeta.
Notre chère Andrée a une magnifique collection de tissus qu’elle veut utiliser au mieux. Tout comme moi elle apprécie beaucoup ce livre de Susan Briscoe ci-contre, plein de belles idées sur le thème du Japon.
Andrée a choisi le bloc igeta pour s’amuser à mixer différents tissus, avec la base d’un beau batik aux feuilles de ginko.
L’ensemble fait automnal avec ses couleurs chaudes et Andrée réfléchit à une bordure pour faire chanter ses blocs ! Nous avons une petite idée… alors à bientôt pour le quilt fini !
Le top, bientôt encadré d’une bordure, puis quilté !
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Prochainement, rendez-vous avec un signe très affectueux…
Après l’esperluette, voici un autre signe qu’on croit très récent, symbole de la modernité liée à internet et les emails : @. C’est pourtant encore un signe très, très ancien…
Tout comme &, sa première écriture viendrait de l’écriture onciale qui lie a+d, ad en latin, qui signifie « à, chez » (il nous reste notamment l’expression peu réjouissante envoyer quelqu’un ad patres ou mieux ad libitum, à volonté).
Ecriture cursive du VIe siècle, nouveauté du siècle avec des lettres de différentes hauteurs. Les lettres d sont bouclées vers la gauche et non droites comme aujourd’hui. Il ne reste pas de très ancien manuscrit latin avec ce signe @, mais son dessin vient très probablement de là pour écrire à ou chez, d’un seul trait de plume. D’après certains linguistes, @ (ad latin) daterait du VIe siècle – tout comme & (l’esperluette).
Dans toute l’Europe latine à partir de la Renaissance, ce signe déjà connu est utilisé pour signifier « à », tout autant « chez » que le prix unitaire, mais aussi des unités de mesure… Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le monde anglophone utilise @ pour at. En tout cas, au XIXe siècle aux Etats-Unis, @ était très fréquemment utilisé chez les commerçants : on écrivait à la main par exemple sur une pancarte 3 apples @ 2 ¢ (on vend les pommes par 3, le prix unitaire est 2 cents). On le voit parfois dans les westerns bien reconstitués ! Alors ce signe comptable utilisé et connu a été ajouté à partir de 1883 sur certains claviers de machine à écrire aux lettres, chiffres et autres signes. Puis @ tomba peu à peu en désuétude, mais resta sur les claviers.
La Sholes & Glidden type writer, devenue après rachat du brevet la Remington #1, est la première machine à écrire commercialisée avec succès. Elle n’avait pas le signe @ sur le clavier, ni même des lettres minuscules.Cette superbe FORD de 1895 a bien une arobase avec la lettre Z ! Les premiers claviers avec l’@ datent de 1883. Allez voir de très belles photos de machines à écrire anciennes, aux incroyables diversités techniques, sur ce blog.
C’est en 1971, il y a déjà 44 ans, que l’informaticien Ray Tomlison cherche un signe de séparation entre le nom du destinataire et le nom de l’ordinateur pour un premier message expédié à l’ordinateur d’à côté. Ce signe désuet @, qui par chance signifie chez, à, at en anglais, est sur son clavier… L’adresse-mail spécifique est née !
@@@
Signe devenu universel, il a un petit nom parfois bien folklorique dans diverses langues : queue de singe, escargot, rollmops, pâtisserie roulée, trompe d’éléphant… Chez nous, le mot arobase fait l’objet de plusieurs hypothèses quant à son origine, mais la plus fréquente est celle de l’unité de mesure arroba. Cette interprétation et d’autres continuent d’agiter de nombreux blogs ! Il semble pourtant acquis que, parallèlement au ad latin, ce même signe était utilisé localement pour différentes mesures de masse ou de volume, de l’ordre de 10 à 15 kg ou de 10 à 15 litres. Ainsi chez les Florentins c’était l’amfora, en Espagne et au Portugal, l’arroba (pluriel arrobas, de l’arabe ar-rub, signifiant le quart – ici le quart d’un quintal). Le commerce d’envergure européenne favorisait la circulation de ce signe ! Actuellement dans quelques régions espagnoles, on parle encore d’arrobes de vin ou d’huile, dont le signe est toujours @.
Toujours dans le monde hispanophone et aussi lusophone, on a trouvé une utilisation bien futée de l’@ : la nouvelle solution jeune et sympathique d’écrire un mot masculin et féminin, par exemple amigos y amigas, ami(e)s, est d’écrire amig@s, avec à la fois le o et le a compris dans le signe @.
@ 🙂 , les symboles ont une vie surprenante et bien agitée !
Je n’ai pas trouvé de quilt mettant le signe @ en valeur, en connaissez-vous ? A la place, pour célébrer malgré tout l’esprit scientifique, voici quelques quilts :
Nous avons un alphabet et quelques signes qui s’y ajoutent. Notre français est un défi pour les étrangers qui souhaitent apprendre notre langue avec ses spécificités comme la cédille (ç, qu’on partage avec le portugais), les voyelles a et o qui embrassent un e ( œ et æ), les accents et trémas de toutes sortes é, è, ê, ë, à, â, ù, û, ü, ô, î, ï… Aidez-moi, j’en oublie sûrement !
Et puis il y a des signes qui sont anciens et communs à plusieurs langues, comme &. J’adore son nom en français, l’esperluette ! Rime avec pirouette, cacahuète… chanson de mon répertoire de berceuses…
Certaines polices rendent l’esperluette plus « lisible ».
& date de l’époque mérovingienne, union du e et du t pour écrire et (qui se prononce ette en latin), c’était même jusqu’au XIXe siècle la vingt-septième lettre de l’alphabet : après Z, on disait « et, per se, et » ce qui signifie en français « et, en soi, et » , dit pour plus de compréhension en franco-latin « et, per lui, et » … déformé en esperluette. Pareil en anglais, « and, per se, and » donne le mot ampersand.
Curieusement bien plus utilisé en anglais, ce signe donne lieu à de bien beaux ouvrages:
Fan de scrap quilts, j’adore l’Ampersand de Thomas Knauer, visible dans son livre Modern Quilt Perspectives et sur son blog.
Surprise ! C’est aujourd’hui l’anniversaire d’une très fidèle lectrice, Pascale Genevée (Facebook me l’a soufflé), je lui dédie donc cet article, qui passe du coq à l’âne… ou plutôt de la pâtisserie à la tapisserie.
Quand c’est l’anniversaire d’une amie quilteuse, j’aime bien depuis quelques mois accompagner mon petit mot d’une photo de gâteau, mais pas n’importe lequel ! Grâce à Internet, je trouve des photos de gâteaux d’anniversaire spectaculaires, souvent made in USA.
Il en existe qui reprennent des blocs ou même un quilt :
(attention, je n’ai pas vérifié la sûreté de chaque lien, les photos viennent de Pinterest)
Des chefs d’oeuvre de minutie, ces pâtisseries ! Mais elles ne me donnent pas forcément l’eau à la bouche, on se demande même ce qui est comestible… Tous ces colorants me donnent le tournis ! Alors je donne une mention particulière pour ceux qui me sont les plus appétissants, car je les imagine au chocolat noir, aux oranges confites, à la nougatine, à la cannelle ou la pâte d’amande… mais je me trompe peut-être !
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Photographie de 1887
Au cours de mes petites recherches sur les gâteaux liés au patchwork, j’ai trouvé une Association à la mémoire de William Morris (1834-1896), célèbre Britannique génial touche-à-tout qui dessina tant de motifs dans la mouvance Art Nouveau (il fut membre fondateur d’Arts & Crafts). Ses dessins font irrésistiblement penser aux tapisseries du Moyen-Âge.
Tenture de La Dame à la licorne : Le Toucher, vers 1500, Paris, musée de Cluny – musée national du Moyen ÂgeDessin de William MorrisTapisserie du XVe siècleTapisserie de William Morris
C’est tout le paradoxe de cet homme, à la fois attiré par le passé et passionné par le présent et l’avenir. Vivant au cœur de la Révolution Industrielle, il voulait que les objets fabriqués en masse soient également beaux, qu’on respecte le patrimoine et l’écologie, qu’on se soucie des conditions de travail des ouvriers… Dans son livre L’Art et l’Artisanat, il écrivit :
J’affirme à présent, sans ambages, que le but des arts appliqués aux articles utilitaires est double : premièrement, ajouter de la beauté aux résultats du travail de l’homme qui, le cas échéant, serait laid ; et deuxièmement, ajouter du plaisir au travail lui-même qui sinon serait fastidieux et rebutant. Si tel est le cas, nous devons cesser de nous étonner que l’homme se soit toujours efforcé d’ornementer le travail de ses mains, qu’il ait besoin d’avoir autour de lui chaque jour et chaque heure, ou bien qu’il se soit toujours efforcé de transformer les affres de son labeur en plaisir quand cela lui semblait possible.
Certains de ses dessins sont édités sur tissu par Liberty of London et aussi par Moda, grâce à Barbara Brackman. Plusieurs collections les rééditent : The Morris Jewels, The Morris Apprentice, Best of Morris, Morris Modernized… et j’en oublie peut-être !
Revenons-en à l’Association canadienne qui célèbre tous les ans l’anniversaire du grand homme et fait appel aux talents de pâtissiers s’inspirant des dessins de Morris :
Merveilleux gâteaux, n’est-ce pas ? Vous pouvez les voir tous par ici : WM cakes.
“Have nothing in your house that you do not know to be useful, or believe to be beautiful.” « Ne gardez rien chez vous qui ne soit utile, ou du moins que vous ne croyez être beau. » ― William Morris
Grâce àMaryline Collioud-Robert, nous découvrons Stephen Sollins, artiste new-yorkais qui fait des œuvres très classiques d’un point de vue géométrique mais modernes par leurs couleurs tournant autour des gris :
Le gris est une nouvelle couleur de base en patchwork moderne !
Sauf que… devinez… Stephen ne travaille pas ici avec des tissus, non, même si on croit que ce sont des chemises recyclées… Il s’agit d’un autre recyclage :
Ce ne sont que des papiers, et plus précisément des enveloppes recyclées ! Au moment où la Poste n’envoie presque plus que des factures, des publicités et des paquets, cela donne envie de refaire un stock de belle papeterie et d’adresser de belles lettres, comme au temps jadis…
Tous les ans, Hélène fait un quilt ou deux pour l’exposition Récup’Art qui a lieu à Saint-Gaudens en même temps que le festival de Jazz. Elle y déploie toute son inventivité, c’est à chaque fois une surprise et un régal ! Rappelez-vous ses précédentes oeuvres :
Cette année, Hélène a collecté des petites lingettes « décolor’stop » usagées. Quelle drôle d’idée… Elle a sollicité les copines pour en avoir toute une collection, de toutes les couleurs. Dans ce cas, on dit : vive les tissus qui dégorgent !!!
Voici dans son atelier le résultat de sa collecte. Quelle richesse de camaieux !
A l’exposition qui a cours en ce moment jusqu’à la fin du mois à l’Espace Marmignon de St-Go (Saint-Gaudens !), Hélène a laissé une petite corbeille remplie du reliquat de son quilt :
Et voici donc son quilt sur le thème de l’année, le be bop :
Au lever du jour, les instruments qui ont joué toute la nuit se dépêchent de rentrer… C’est la BD du be bop !« Le jour se lève ! vite, vite… rentrons ! »Unique et étonnant !
Puisque l’emblème de la France est le coq, c’est aujourd’hui qu’on peut pousser son cri ! Non, je ne vous amène à aucun match sportif, mais au site créé pour le nombre Pi : The Pi Project. Aujourd’hui, c’est le D-Day du Pi-Day ! Aux dernières nouvelles, le nombre de décimales a dépassé 1 500 et le mille cinq centième vient de France, il est superbe mais anonyme :
Qui reconnaîtra son bloc ? Il est absolument magnifique !
Autre sentiment de fierté : dix écoles ont participé au projet, faisant chaque fois bondir le nombre de participants, dont deux écoles françaises. Cette mobilisation de la France, par le blog du Fil à Malice de Fabienne et celui-ci, a été célébrée par les organisateurs qui remercient ici pour notre enthousiaste participation : Vive la France !
Alors, oui, cocorico ! Et merci à vous tous qui avez joué le jeu du nombre Pi ! C’est aujourd’hui (en fin de journée pour nous, en raison du décalage horaire) que sera déployé le long ruban des décimales… Combien mesurera-t-il ? Nous le saurons bientôt !
Ici les articles précédents pour mieux comprendre ce Pi Day :