Brique et Pastel, mon nouveau-né

Après vous avoir fait admirer des chefs-d’oeuvre de mes copines (et vous en verrez d’autres ces prochains jours), je vous fais entrer à petits pas dans un autre domaine, le monde du scrap, dans lequel je m’épanouis. 

Le quilt que je viens de terminer comporte de nombreux tissus très divers : quelques japonais, beaucoup de petites fleurs, quelques cachemire, des « repros » du XIXe américain et d’autres inspirés du XVIIIe français (French General), d’autres plus intemporels… tout un méli-mélo de tissus que j’aime et qui miraculeusement vont bien ensemble. Est-ce un hasard, je suis la plupart du temps habillée dans ces couleurs, beaucoup de ces tissus pourraient être des chutes de mes chemisiers !

WELSHJ’avais hérité des beaux restes de tissus du quilt « Bouquets d’Hiver » de ma chère Madeleine car nous avions mis en commun tous ceux qui pouvaient lui servir dans la réalisation de ses appliqués. On avait quasiment oublié lesquels étaient à elle, lesquels à moi ! J’étais contente de les utiliser à mon tour et j’avais l’intention de faire des « petits tours du monde scrappy » à la manière de Bonnie Hunter. Puis en pleine confusion, j’ai tout mis en attente, car je ne savais plus comment le monter, ni même si je voulais le terminer… C’est ce que je vous racontais ici.

Vint au mois dernier le coup de cœur du quilt gallois dessiné par Valériane, ce quimédaillon central me rappela que j’avais ces blocs de carrés scrappy en attente, précisément dans ces couleurs ! J’ai donc rouvert ce carton et cherché à donner une touche personnelle. J’ai voulu m’approcher de la tradition du Médaillon à la galloise en créant un petit centre… et voici la petite maison qui sera au milieu de mon tour du monde :

Elle est vraiment faite de bric et de broc, elle ne tombait jamais juste car je travaillais hors de mon atelier, en papotant avec les Abeilles, très (trop) décontractée… Ce sera donc le centre de mon médaillon, un peu à la manière des Galloises.

Puis le top a pris de l’ampleur, j’ai complété mes premiers « carrés scrappy » par une dizaine d’autres et  j’ai aimé inventer ces coins aux « étoiles de l’amitié » imbriquées dans la bordure. Sur la photo, vous apercevez le dos qui, tout comme les Bouquets d’Hiver, est un drap de La Redoute aux motifs de toile de Jouy :

coin-étoile katell

Un psy se régalerait d’analyser un Tour du Monde entouré d’Etoiles de l’Amitié avec une maison en son centre, m’a fait remarquer Martine. Oui, j’assume ! Comme je vous l’avais expliqué précédemment, les couleurs choisies sont celles de mon environnement, le rouge rosé des briques  toulousaines et le bleu pastel qui l’accompagne si bien… Bref, c’est une expression très personnelle !

Il restait à matelasser ce top. Le temps filant si vite, je l’ai quilté à la machine mais j’ai tenu à y mettre encore un peu de l’esprit gallois en quiltant le centre de manière indépendante du motif en patchwork. J’ai beaucoup aimé partir du dessin central qui déborde du médaillon piécé, comme le font les Galloises. Un grand cœur  sur la maison, allô le psy !
Ensuite, j’ai continué l’improvisation avec une aiguille double pour suivre le mouvement « voyage autour du monde », puis j’ai remis le piqué libre pour faire une guirlande de fleurs sur les carrés bleus. De l’improvisation et de l’amusement, vous disais-je !

quilting médaillon

J’ai l’habitude de quilter des lignes avec le double entraînement de ma Pfaff, mais en piqué libre, c’est un de mes premiers essais. C’est un quilt destiné à rester chez moi pour être, sauf l’été, quotidiennement sur mon lit ; ce n’est pas une bête de concours mais un quilt qui vivra de longues années avec nous  ! J’ai râlé la semaine dernière contre mon inexpérience du quilting machine et les multiples imperfections, mais il faut bien s’entraîner quelque part pour s’améliorer, n’est-ce pas ? D’ailleurs, pour avoir les conseils avisés d’une pro, je viens de m’offrir le DVD préparé pour nous sur le quilting machine par Nathalie Delarge. Bientôt dans ma boite aux lettres, alors le prochain sera donc forcément mieux !! Mais je dois avouer que je suis heureuse du rendu des couleurs et des dessins, il me correspond bien.

pastel brique katell

Tout juste lavé (à la machine à 30°, cycle synthétique, essorage doux, avec du savon noir liquide à  la place de la lessive) il sèche à plat, lentement…

Le voici prêt à être accroché à l’exposition du club de Colomiers*! Ouf, je doutais d’y arriver…

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* A Colomiers, ouest de Toulouse (à 12 km de la Place du Capitole) : exposition  jusqu’au 28 mars de 10 h à 18 h, salle Gascogne (de la N 124, sortie n° 5), du Club de Patchwork Léo Lagrange de Colomiers qui fête ses 20 ans.

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A la recherche de la sérénité

Si vous avez la chance d’aller (ou d’être) à Paris, vous aurez peut-être la joie d’aller visiter l’exceptionnelle double exposition :

Van-Gogh-et-Hiroshige-Pinacotheque

Hiroshige a créé de nombreuses séries d’estampes au cours de voyages réalisés ou imaginaires dans le Japon de la première moitié du XIXe siècle.

fleuve

Cette composition en diagonale, très fréquente au Japon, inspirera les Impressionnistes et leurs successeurs

Son style magnifie les paysages comme d’un coup de baguette magique, les intempéries deviennent belles, la pluie argentée, le brouillard attractif, la lune une complice de nos rêves…

Hiroshige-Famous_Places_In_Edox800

Une estampe de Hiroshige parmi tant d’autres (une Vue de Edo) : on apprécie ici quelques caractéristiques comme la succession de plans et la perspective profonde, l’activité humaine en premier plan,  les dégradés célestes, la pleine lune,  l’indigo mis en valeur par quelques touches de couleurs chaudes et, tiens, une certaine couleur neutre gris taupe !

J’ai adoré examiner les détails minutieux des maisons « minka » de Edo (ancien nom de Tokyo) ou de la campagne, tous les précieux renseignements de la vie quotidienne dans ce Japon naguère totalement fermé à l’Occident… Les centaines de paysages, si poétiques, sont les grandes vedettes de ces estampes. La palette est restreinte aux couleurs naturelles alors disponibles (végétales ou minérales), ce qui confère une douceur très raffinée.  Il y a beaucoup à voir, prenez votre temps pour apprécier cette expo, elle est extraordinaire. Si vous n’en avez pas la possibilité, vous pouvez apprendre à mieux connaître cet immense artiste ici.

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J’adore Van Gogh (c’est banal, je sais ;-)), mon premier argent économisé fut pour un voyage seule à Amsterdam pour visiter LE musée Van Gogh… et j’y goûterai alors des gâteaux à la cannelle, saveur de mes premières libertés ! On peut donc voir actuellement à Paris une quarantaine de tableaux superbes, à la palette et au coup de pinceau reconnaissables entre tous :

herbe

Carré d’herbe, 1887 – Petit tableau (30 x 40 cm) qui me fait irrésistiblement penser aux broderies de Liz Maidment !

Asile

Le jardin de l’asile de Saint-Rémy – 1889 (91 x 72). Comment imaginer que l’artiste était interné en asile alors qu’il était capable au même moment de peindre une oeuvre aussi  raffinée, paisible et positive ?

allée

Allée dans un parc – 1888 (72 x 93 cm). Palette restreinte, effet maximum !

troncs

Troncs d’arbre dans l’herbe – 1890 (72 x 91 cm). Cadrage bien peu académique ! Il nous permet de baisser les yeux comme si on était dans ce bois et remarquer les humbles pissenlits et autres fleurs printanières.

… Et tant d’autres que j’espère, vous aurez l’occasion d’aller découvrir ! L’exposition est ouverte jusqu’à la Saint-Patrick (17 mars), donc si vous allez à l’Aiguille en Fête en février, ce ne sera pas trop tard…

Cependant, malgré toutes ces superbes peintures, j’étais de prime abord un peu bêtement déçue de ne pas y voir certains tableaux témoignant de manière plus évidente l’amour de Van Gogh pour l’esthétique japonaise… Pour comprendre ce petit manque, vous pouvez aller voir quelques exemples sur ce blog. Sur les grands panneaux explicatifs de l’expo, certains rapprochements entre estampe de Hiroshige et tableaux de Van Gogh me semblaient également parfois un peu « tirés par les cheveux »…

Mais en réalité, cette expo est bien plus subtile qu’une simple série de reproductions de scènes « à la japonaise ». Elle démontre les leçons de composition, de simplification que Vincent a retenues de l’observation attentive de l’art japonais. Elle donne aussi à réfléchir sur l’attraction de Van Gogh, à l’esprit si tourmenté, irrésistiblement attiré par ce Japon représenté par les estampes de Hiroshige, à l’atmosphère si légère, sereine et paisible…

Vincent à la recherche de la sérénité, c’est ce que je retiendrai peut-être finalement de cette expo.

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Récup’ sur un air de Jazz

Les blue jeans sont un des vêtements les plus emblématiques du XXe siècle… et cela ne semble pas changer au cours du XXIe. On en porte maintenant dans le monde entier et il y a beaucoup à raconter, de la création de la toile de Nîmes (denim) à l’emblématique Levi’s 501, du froc de travail aux podiums de haute-couture féminine…
La semaine dernière, j’ai beaucoup aimé l’article de Barbara Brackman sur les premières tentatives féminines pour porter le pantalon, bien plus commode. Cela donnait lieu a ce genre de réactions, si étroites d’esprit :

On n’a aucune envie de connaître l’homme qui fit ce dessin…
Illustration du blog « Grandmother’s Choice » de Barbara Brackman

Le bloc que j’ai fait la semaine dernière à ce sujet ne restera pas dans les annales, mais j’y ai mis mon « dress code » personnel : dans la vie quotidienne, je porte généralement un blue jean… avec n’importe quoi. J’aime bien le contraste du bleu indigo sobre avec un imprimé féminin, le nec plus ultra étant un chemisier en Liberty of London of course !

Du bleu indigo avec « n’importe quoi »,  cela fait des décennies que je m’habille ainsi !

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Hier, quand le soleil était déjà bien bas, je suis allée avec mon mari voir l’exposition du club Calicot Patch de Villeneuve-de-Rivière, tout au sud de la Haute-Garonne, près de Saint-Gaudens. Juste avant  d’arriver à La Serre-de-Villeneuve, nous étions déjà enchantés de notre petit périple : le panorama est époustouflant de beauté ! Le village est sur la petite crête qui longe la chaîne abrupte des Pyrénées, le dernier bourrelet avant les cimes ; Les Romains y avaient construit une voie et une bastide, n’en déplaise à Obélix ils n’étaient pas si fous que cela… J’ai pu passer tranquillement une bonne heure à admirer les quilts pendant que mon mari contemplait l’extraordinaire coucher de soleil, avec les Pyrénées en contre-jour et le ciel mauve-indigo-pourpre-rouge-orange-rose…

Dans la salle des Fêtes de La Serre, le club Calicot Patch expose jusqu’à ce soir leurs ouvrages de l’année. Des challenges bien choisis entretiennent la créativité, bravo à toutes ! Je voudrais surtout partager avec vous un ouvrage fait par Hélène Vispé, celle que tout le monde a envie d’avoir comme amie… A toutes celles qui se demandent que faire avec tous les blue jeans usagés, voici une réponse très artistique :

Recyclage de blue jeans et d’étiquettes tissées issues de vêtements pour répondre à un challenge de « Récup’ Art » sur le thème du Jazz. Création d’Hélène Vispé.

Si vous aussi l’art de la récup vous démange, lancez-vous, cela apporte tant de satisfaction !

A pois ou à rayures

En juillet dernier à Bourg Dun, lors du Festival du Lin, il y eut le vote pour le concours France-Patchwork « A pois ou à rayures ? ». Le thème était l’utilisation de tissus en lin imprimés à pois et à rayures, rouge et écru, de fabrication française. Quelle bonne idée ! Nous sommes effectivement les premiers producteurs de lin au monde (même si on l’exporte souvent en Chine pour le tisser et le teindre…) et c’est une plante qui pousse si facilement qu’on n’a pas besoin d’arroser les plantes de pesticides. Et puis, les champs en fleur sont divins !

Champ de lin en juin en pays de Caux

C’est notamment en Normandie que le lin trouve son environnement idéal : terres riches et profondes, hygrométrie importante… Les tiges sont si ligneuses qu’on les arrache plutôt que de les couper ; elles auraient vite raison des lames les plus tranchantes ! On compte habituellement 100 jours entre le semis et l’arrachage ; pour plus de renseignements, cliquez ici !

Lors du Salon des Loisirs Créatifs de Toulouse, nous avons eu la chance d’avoir pu exposer une quinzaine d’oeuvres tirées de ce concours. Cet aspect des Arts Textiles a plu à tout le monde ! Ce plébiscite est bien compréhensible, chaque ouvrage était très soigné, inventif, racontait son histoire… Cela changeait des ouvrages de facture traditionnelle tout en plaisant aux amatrices de classique.

Sur le blog de France-Patchwork 31, mon amie Callale a mis en ligne les photos de tous les ouvrages exposés à Toulouse. En ce qui me concerne, je prends le parti de vous présenter seulement trois ouvrages, je sais que c’est dommage pour les autres, mais j’assume !

Voici tout d’abord celui qui passionnait les enfants (mais pas que) :

Et mille et autres choses, Brigitte MARCO

En voilà une belle manière d’exposer les mille utilités du lin ! Quand des enfants se présentaient, je les prenais parfois à part (le temps que les parents profitent de l’expo) et je leur présentais certains quilts. Celui-ci captivait l’attention ! Ensuite on recherchait dans chaque oeuvre un bout de tissu à pois et à rayures, puis chacun apprenait ce nouveau mot : hexagone…

Des hexagones se trouvaient en effet dans deux quilts, dont celui-ci :

De lin à l’autre, Dominique Briet

C’est le quilt qui attirait le plus l’attention des adultes, quilteuses ou non, hommes et femmes, alors qu’il n’a pas eu la chance d’obtenir un Prix. J’avance l’explication qu’au Concours, les quilts étaient présentés sur un mur blanc alors que le noir met particulièrement en valeur celui-ci, avec sa toile de jute lâche et ses petits boutons… Ce sont des mini-quilts reliés par des bandes, un Sampler de facture moderne présentant des idées de pliages et de techniques diverses fort inspirantes !

Ci-dessus, quelques détails, photographiés sur fond blanc… C’est très beau quand même !!

Laissez-moi maintenant vous présenter mon préféré :

 Palmyrus Linus écarlate, Christine Mahé. Je suppose que le titre, apparemment savant, est totalement fantaisiste, je connais le palmier chanvre (Trachycarpus, j’en ai deux dans mon jardin, et il est très commun en Gascogne)  mais pas le palmier lin !!  En attente de confirmation… Invention pure de l’artiste sans doute !

Je n’ai encore jamais rencontré Christine Mahé, mais c’est la deuxième fois que je tombe sur un de ses tableaux qui me ravit (voir ici une autre oeuvre de cette artiste). Que dire, sinon mon admiration devant cette technique parfaite, l’alliance inattendue de tissus japonais avec nos lins français, l’humour dans certains détails de quilting… Bravo Christine !

Pour le plaisir, voici un détail du quilting machine parfait, vu de dos :

Si on détaille le matelassage, on trouve des grenouilles, des oiseaux… On croit voir une oeuvre « sérieuse » mais elle est pleine de fantaisie !

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En petit dessert, pour les utilisatrices de lisières, voici un détail de L’Un et L’Autre :

Bandes coupées à cru, qui peuvent s’effilocher, mêlées à des lisières, une frangée, l’autre aux pastilles de couleurs.
On dirait ainsi une boule de Noël !
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Ici la Galerie de tous les quilts ayant concouru : Le Bourg Dun, Concours 2012. Un immense bravo à toutes les participantes !

Nous sommes au Salon des Loisirs Créatifs à Toulouse

Ce blog va faire une petite pause, car les Abeilles vont butiner du côté de :

Nous vous accueillerons avec grand plaisir sur le stand France-Patchwork ainsi que dans la Grande Galerie : vous y admirerez  une sélection de quilts issus du concours de juillet dernier « A Pois ou à Rayures ». Quilteuses, tricoteuses, cocheteuses, bricoleuses de Midi-Pyrénées, venez y faire un tour !

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A Gênes, Donata Gervasi

Si vous êtes dans la région du sud-est de la France, ou du nord-ouest de l’Italie, vous avez beaucoup de chance ! Surtout ne manquez pas l’exposition de Donata Gervasi à Nervi (à l’est de Gênes) :


J’ai eu le coup de foudre pour les tableaux textiles de Donata lors du Festival du Quilt en Irlande, je vous en avais déjà fait l’éloge ici. Avec nos techniques traditionnelles de patchwork ou d’appliqué et parfois quelques innovations, Donata sait évoquer, avec une palette très lumineuse, ce qui la touche dans l’art -la peinture bien sûr, mais aussi l’architecture ou la littérature- ainsi que des scènes toujours sereines ou réjouissantes.

Donata s’épanouit dans les petits formats ; vue de l’exposition

Autre aperçu de quelques oeuvres parmi les 58 exposées.

Dépêchez-vous, plus que quatre jours d’exposition dans ce lieu enchanteur !

Photos de l’album FB de Donata Gervasi.

IQFOI – Bienvenue aux Voisines !

 Tout près de la République d’Irlande vivent de nombreuses quilteuses qui ont voulu elles aussi participer à ce premier Festival de Galway. Une salle était réservée aux Ecossaises, Nord-Irlandaises, Anglaises et Galloises qui ont exposé des oeuvres de caractère, en voici quelques-unes.

Le chardon, emblème de l’Ecosse, par Ros Pollock

Ouvrage en commun d’Irlande du Nord

Etonnant, non ? Sur un tissu noir, ces deux quilts distincts font un bel effet ensemble !

Exploding the Light Fantastic de Sarah o’Hora et Happy Links de Jean Parrott

Impressionnant quilt figurant le port d’Aberdeen (Ecosse) par Greta Fichett

Quelques détails…

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Pour finir, voici des quilts faits par trois des professeurs de l’Ecole de Patchwork du Festival :

Le patchwork traditionnel est représenté par Jinny Beyer, célébrissime quilteuse et excellentissime professeur. Ce quilt est entièrement fait à la main en un an : 3 mois d’assemblage (elle y travaillait bien sûr très assidûment) et 9 mois de quilting. Plus de 4000 pièces représentent les victimes du 11 septembre 2001 et le centre (ainsi que les bases de rosaces) sont en tissu imprimé « statue de la Liberté ». L’histoire de ce quilt est écrit par l’auteur ici.

Ricky Tims, musicien et quilteur, présente Bohemian Rhapsody à l’appliqué machine parfait

Et ici vous voyez le château magique de la sirène, de Claudia Pfeil, qui doit avoir une aiguille magique montée sur sa machine à coudre…

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Ici se termine mon reportage sur l’IFQOI, je ne vous ai pas pas tout montré, il reste une part qui n’appartiendra qu’aux visiteurs… Mais d’autres blogs montrent certainement d’autres photos, d’autres points de vue… Pour terminer, voici un des arbres du campus universitaire, qui a mis sa petite laine le temps du Festival :

J’ai immensément apprécié ce voyage en Irlande et j’étais heureuse de pouvoir visiter ce Festival ; dès l’année prochaine une nouvelle édition de l’IQFOI est prévue, peut-être aurez-vous le bonheur d’y exposer et/ou d’y aller ?…

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Vous pouvez en voir plus grâce à 116 photos du Festival mises en ligne par Texastanya sur Flickr :
http://www.flickr.com/photos/texastanya/sets/72157630083642980/

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IQFOI – Mini-quilts, maxi-talents

Un mini-quilt n’est pas n’importe quel ouvrage de patchwork ou d’appliqué de petite dimension, il se doit, dans la tradition, d’être le modèle réduit d’un quilt « normal ». Par exemple, un quilt classique aux blocs de 30 cm (12 inch) de côté sera en mini-format divisé par trois, les blocs feront alors 10 cm (4″) de côté… C’est dans cet esprit qu’à Galway étaient exposées 19 miniatures traditionnelles :

Sur certaines photos, vous voyez un dé à coudre dans sa boîte : mon mari le tient pour mieux apprécier l’échelle…

Les trois suivants sont de la même quilteuse, Sue Bouchard (Vista, California) :

 Je crois que celui-ci est le plus petit de tous… Incroyable !

Voici un que j’ai particulièrement apprécié pour la délicatesse de ses couleurs… Tout en soie, il était si beau ! Mini-quilt de Valerie Earnes, Lisbellaw, Irlande :

Tous étaient remarquables, il ne faisait pas bon être jury dans cette catégorie ! Cependant l’un d’entre eux attirait encore plus le regard, suscitait encore plus l’admiration, car il avait tout pour plaire ! Un mini-mini-mini log cabin aux couleurs country traditionnelles, cousus à la perfection, au fil près :

Je vous assure que c’est un mini ! Parfaite illustration de ce que doit être une miniature… Un grand bravo à Kaye Koler ! Elle vit dans l’Ohio et fait partie du groupe  de discussion Yahoo de  Kathy Tracy, « Small Quilt Talk ». Si vous vous passionnez pour ces miniatures (et que vous comprenez l’anglais), ce groupe est fait pour vous ! Tous les thèmes liés au patch traditionnel sont abordés, des challenges sont lancés… Et bien sûr, la lecture du blog de Kathy est indispensable : A Sentimental Quilter est l’un des mieux écrits des Etats-Unis !

IQFOI – Les plus beaux jardins quiltés

C’est la nuit prochaine qui sera la plus courte de l’année dans l’hémisphère nord et ce solstice marque le début de l’été. Fêtons-le en visitant ensemble l’exposition la plus prisée, la plus soignée du festival d’Irlande, chouchoutée comme un jardin aimé ; dès l’entrée, nous sommes dans une ambiance so beautiful :

C’est le château de l’Université de Galway qui abrite l’exposition « The Quilted Garden ». Ce superbe bâtiment carré fut érigé au milieu de XIXe siècle, en pierres calcaires provenant de carrières locales, dans un style gothique Tudor. Un de mes cousins y a passé une année scolaire et a adoré son ambiance sympathique très cosmopolite !

Et voici quelques-uns des quilts de cette exposition :

Ce hall aux arcades gothiques est une salle très lumineuse, parfaite pour une exposition de qualité. Vous voyez à droite une rivière d’organza avec des cailloux… en tissu. Un décor incroyable ! Je me demande soudain si les nénuphars (voir l’article IQFOI- Délégations nationales 2) n’étaient pas faits par la même équipe… Il faut que je me renseigne !

Extraordinaire Jardin de Monet, par Joan Jamieson (VA), un appliqué machine très maîtrisé, du même genre de technique que la gagnante de l’expo The Road less Traveled (à revoir ici).

Ci-dessous, deux quilts de facture classique fort appréciés (celui de droite a d’ailleurs gagné le Prix grâce au vote du public) :

Janet Schuirman, Etat de Washington, a fait un Arbre de Vie en harmonie bleue et Karen Shively, Texas, un Baltimore parfait. Admirez aussi les bouquets de fleurs… tous réalisés en tissus !

Autre vue du quilt gagnant au minutieux quilting machine extrêmement chargé, très apprécié aux Etats-Unis (cliquez sur la photo pour mieux voir !)

Des paons celtiques faits par Brenda Maloney, Irlandaise, toujours agrémentés de bouquets en tissus, à gauche, et à droite les fameuses  maisons « Home Sweet Home » interprétées par Caroline Van Maele (Belgique).

Un mini-crazy magnifique très brodé et perlé de Donna Willadsen (Wisconsin) et un appliqué joyeux de Carol Hanson (Wisconsin également).

Voici un quilt qui attirait l’attention par son esthétique et la qualité de son appliqué machine :

 C’est Sandi Fruehling, Aurora, Colorado, qui a eu l’idée de faire d’une chaine irlandaise un support de rosier grimpant !

Cette exposition-concours était la plus riche en quilts (plus de 30 je crois) ; difficile de choisir ! J’ai eu cependant un vrai coup de coeur pour Donata Gervasi qui présentait plusieurs oeuvres :

 Ce quilt m’a beaucoup intéressée, il reprend la technique du watercolor avec grande maestria. Celui-ci est intitulé  Touched by Michelangelo, impression de vitrail noir et imprimés fleuris dégradés pour les couleurs fondues. Belle technique parfaitement maîtrisée avec  une intrigante illusion optique pour les fenêtres sous la rosace !

Grâce à internet, j’ai découvert que Donata Gervasi a fait de nombreux autres quilts utilisant cette technique spectaculaire et mon préféré de sa galerie de quilts en watercolor est :

Mais Donata présentait aussi des quilts très joyeux et très fleuris ! Celui-ci rend hommage aux coquelicots :

Et voici ses hortensias (Hydrangeas), aux couleurs parfois inexistantes dans cette famille botanique, comme un parterre de fleurs rêvées :

C’est un superbe tableau qui attirait beaucoup l’attention des visiteurs ! Nous sommes loin des quilts plus traditionnels qui me plaisent généralement, ici c’est une expression artistique innovante que j’ai beaucoup aimée. Ces fleurs appelaient la caresse des doigts, mais on sait bien qu’il ne faut pas toucher…

… Car au milieu de ce jardin de quilts, une pointe humoristique bienvenue nous rappelle bien à propos qu’il ne faut pas toucher les oeuvres exposées !!!

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IQFOI – Le Quilting est un Art(isanat)

Terre d’artisanat, l’Irlande est un pays qui m’enthousiasme par tous les objets créés en tricot, dentelle, poterie, argent… toutes matières premières naturelles locales. Comme nous, les quilteuses irlandaises profitent des tissus spécialement créés pour le patchwork mais certaines savent bien apposer leur marque celtique et même utiliser des tissus locaux ; Irish Craft Quilt était l’exposition dédiée à ces quilts d’inspiration irlandaise et c’est ici que j’ai vu quelques-uns de mes ouvrages préférés !

Quelle chaleureuse manière d’être accueilli ! Ici la quilteuse a même utilisé des tissus de laine provenant d’Irlande. J’adore ! (Elizabeth Dennon, Letterykerry, Irlande)

Ce mini-quilt est un bijou : vous l’avez ‘presque’ sur votre écran en grandeur nature ! Il reproduit si bien le paysage de la péninsule de Dingle… (Donna Stalaboin, Twin Mountain, New Hampshire, GB)

Je l’ai mal photographié, mais ce quilt est une merveille, assurément un de mes préférés de tout le festival ! Entièrement appliqué sur un tissu damassé (une ancienne nappe peut-être), le biais est minuscule (3 à 4 mm)… Cent Mille Bienvenues en gaélique est son titre, expression typiquement irlandaise, si bien mise en pratique par les habitants ! L’appliqué est parfois agrémenté par de la dentelle au crochet, elle aussi typique de l’Irlande :

Ce trèfle est un vrai petit bijou ! Il enferme un petit bout de dentelle. Quant au carré d’appliqué celtique,vous pouvez admirer sa parfaite réalisation et deviner la minutie qu’il a nécessité : chaque carré ne mesure que 10 cm, pas plus… Toutes mes félicitations à Mary K. Turner de Valrico (Floride), je lui décerne ma médaille d’or !

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