Des Dames de Habsbourg

 Depuis mon voyage à Vienne il y a deux mois, je ne peux m’empêcher de me documenter sur les personnages et mouvements artistiques liés à cette ville : le baroque, le Jugendstil, Klimt, Hundertwasser, et puis plusieurs figures féminines au destin hors du commun de la famille des Habsbourg comme Marie-Antoinette, Marie-Louise et bien sûr Elisabeth d’Autriche…

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Elisabeth d’Autriche en 1865, à 27 ans – Peintre : Winterhalter. Sa robe est signée du célèbre couturier Worth, fondateur de la Haute-Couture française ; elle est de satin et de tulle blancs, brodée de lames d’or. Les bijoux de cheveux sont des étoiles  en diamants du bijoutier Köchert, dynastie de bijoutiers toujours établis à Vienne.

 

Cette femme est fascinante par sa complexité et son destin, sa personnalité si singulière que mes premières recherches me donneraient presque envie d’y consacrer beaucoup plus de temps ! Son histoire familiale colle à la grande histoire de l’Europe que je comprends mieux au fil des lectures récentes, car, hormis quelques éclairages partiels, ma vision des Cours d’Europe se focalise plutôt sous le prisme français ou anglais et mes lectures historiques sont depuis des années centrées sur les artistes, les découvreurs, les gens ordinaires devenant extraordinaires…

L’empire de Franz-Joseph et d’Elisabeth, au coeur du XIXe siècle, englobe une immense partie de l’Europe. Après la folie expansioniste de Napoléon puis sa déchéance, l’empire des Habsburg s’étend de nouveau en gros pavé au centre de notre continent, englobant des peuples aussi divers que des Polonais, des Italiens, des Croates, des Hongrois, des Allemands, des Serbes… chez qui monteront des nationalismes engendrant d’innombrables guerres. N’oublions pas que c’est l’assassinat du successeur désigné de Franz-Joseph (mari d’Elisabeth) qui précipitera la première Guerre Mondiale…

IMG_5503Plus tôt dans l’Histoire, il y eut Marie-Antoinette. Jusqu’en avril dernier, je n’en connaissais que l’écume de sa vie française. En visitant Vienne, j’ai appris que sa mère, Marie-Thérèse la Grande, fut une remarquable chef politique, une  très grande impératrice qui régna pendant plus de 40 ans sur une grande partie de l’Europe. Le merveilleux château de Schönbrunn, le « Versailles viennois », conserve son empreinte.

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Côté cour et entrée, le château jaune et vert sombre pour les boiseries (couleurs qu’on retrouve dans toute la ville) nous accueille. Les parterres sont entretenus simplement, d’un coup de tondeuse, sans gazon sélectionné et  chèrement désherbé : un naturel qui fait du bien !
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La visite du château de Schönbrunn (= la belle source) nous laisse une impression d’harmonie : le bâtiment le plus visité d’Autriche était fin avril très calme et nous avons pu en profiter pleinement ! La grande visite des pièces est passionnante.
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Vue du balcon principal, côté jardin. A l’horizon, la gloriette. On ne voit pas toutes les dépendances, elles aussi fort intéressantes : orangerie, grandes serres tropicales, zoo, musée des carosses, des kilomètes d’allées ombragées…
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Le château vu de la gloriette. Le centre ville se trouve à l’extrême droite de la photo. Schönbrunn était la résidence d’été et Hofburg (en centre ville, à environ 5 km de là) le palais d’hiver. Marie-Antoinette y passa une jeunesse heureuse !
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Le parc de Schönbrunn peint par G. Klimt (en 1916) qui, à la fin de sa vie, avait son atelier à 3 stations de métro de là. Il y avait ses habitudes et donnait souvent rendez-vous à ses copains à la buvette de la gloriette !

Marie-Antoinette, avant-dernière des 16 enfants de Marie-Thérèse, n’était pas destinée à être dans la lumière, son éducation fut donc légère : elle savait à peine lire à 10 ans. Elle vivait heureuse à Vienne, vive et insouciante, apprenant le maintien, la danse, la musique… Elle assista à la visite à la Cour de Vienne du jeune prodige Mozart, de quelques mois son cadet : ils avaient tous deux 7 ans !

Sa mère, cependant, fit comme les autres monarques de son temps en utilisant le mariage de ses enfants comme gage de paix et alliance avec d’autres pays : à cette jeune fille il incomba d’épouser le futur roi de France…

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Maria Antonia, 12 ans, peinte par Van Meytens (1767). C’est la dernière fille de l’impératrice d’Autriche Marie-Thérèse et François 1er de Lorraine. Deux ans plus tard, elle sera promise au futur Louis XVI de France. On la connaît mieux sous son prénom français, Marie-Antoinette !
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Marie-Antoinette pendant sa coiffure – Heinrich Lossow
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Marie-Antoinette, reine de France, en 1783 (à 27 ans). Sa robe d’apparat est extravagante !

Tel un puzzle qui se met en place, mieux connaître les Habsburg me fait mieux comprendre notre Histoire. Il est passionnant de comparer les grandes figures féminines. Marie-Antoinette, arrière-grand-tante par alliance de Sissi, avec qui elle partage de nombreux points communs, a grandi dans les mêmes châteaux que ceux où vécut l’impératrice Elisabeth. Mais là où Marie-Antoinette, dernière fille de l’Impératrice Marie-Thérèse, avait une jeunesse plutôt libre et joyeuse avant de subir l’étiquette à la Française, Elisabeth subira de plein fouet les devoirs dus à son rang, imposés par sa belle-mère, après son enfance libre et joyeuse en Bavière… Pour chacune, le mariage à 15 ans est décidé pour l’alliance entre deux peuples… Elles vécurent dans le luxe de leur rang, pas toujours aimées du peuple… et moururent toutes deux très violemment. Autre pays, autre dynastie, autre époque, on ne peut s’empêcher de faire des rapprochements entre ces deux femmes et Lady Diana. Les comparaisons fusent : leur destin tragique, leur beauté, leur élégance favorisent des raccourcis dont il faut tout de même se méfier.

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Mariage le 2 avril 1810 de Napoléon et Marie-Louise. Peinture de Louis Rouget (Château de Versailles)


Quant à Napoléon, qui se souvient qu’il fut l’oncle de Sissi puisqu’il épousa la douce Marie-Louise ? De leur union naîtra Napoléon II, enfant écartelé entre la France et l’Autriche, mort à 21 ans.

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Voici Marie-Louise que Napoléon épousa pour avoir un fils que ne put lui offrir sa première épouse Joséphine… Le petit Napoléon II fut revendiqué par les deux pays (France et Autriche), rudement éduqué et mal aimé. Héros romantique et poignant dont la mort à 21 ans reste mystérieuse, il entra dans la Légende avec des poèmes de Victor Hugo, puis une pièce d’Edmond Rostand (l’Aiglon, joué par Sarah Bernhard).

Maria Ludovica ( surnommée Luisi) naquit à Vienne en 1791 au palais impérial viennois, son père devint Empereur d’Autriche alors qu’elle avait 2 mois. Elle est éduquée de manière plutôt simple, apprend plusieurs langues dont le français, première langue internationale de l’époque, aime la broderie, le jardinage et toutes activités des jeunes filles de famille aisée de son temps. Durant son adolescence, l’Autriche perdait bataille sur bataille contre Napoléon qui humiliait son pays. Alors imaginez quand on lui apprit sa future alliance avec celui qu’elle appelait « l’ogre corse » lequel, fort peu élégamment, dit « j’épouse un ventre » [pour avoir un fils]. La pauvre dit « se sacrifier pour le bien de l’état »… Bref cela commence plutôt mal !

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Marie-Louise épousa à 18 ans Napoléon (40 ans), qui voulait allier sa famille corse à l’une des plus prestigieuses dynasties européennes.

Pourtant le couple fut heureux pendant quatre petites années, même si le peuple français râle contre cette nouvelle Autrichienne qui, en retour, craint ces gens qui ont coupé la tête de sa tante Marie-Antoinette… Douce et docile, elle n’a pas les armes pour se défendre contre la cruauté de la Cour, pas plus que celle du clan corse. Elle aime remplir sa vie simplement, de couture et broderie, de lecture et de promenade. Elle donne un fils à l’Empire pour le plus grand bonheur de son mari et devint même par deux fois Régente de l’Empire français. Elle rentrera en 1814 en Autriche pour se retrouver sous le joug de son père et ne revit jamais son mari exilé (mort en 1821), puis vécut principalement en Italie, Duchesse de Parme durant plus de 30 ans.

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Marie-Louise, en robe Empire (à la taille haute), peinte par Robert Lefèvre. Ces robes sont héritées de la mode gréco-romaine alors en vogue. Elles laissent assez de liberté au corps, sont agréables à porter… mais le corps féminin sera de nouveau corseté vers 1830.

Quelques jours après notre retour de Vienne, nous avons vu avec émotion l’émission « L’ombre d’un doute » sur Vienne, nous y avons retrouvé toute cette ambiance chargée d’histoire et de beaux portraits de ces Dames de Habsbourg.

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Elisabeth d’Autriche m’ayant fortement touchée, je reparlerai d’elle, puis nous continuerons notre balade viennoise du côté de chez Klimt, grand amoureux des femmes…

 

La Dame Blanche des Habsbourg

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Quand j’étais enfant, une collection de livres à jaquette blanche ornait une étagère de la bibliothèque de mes parents… Très jeune donc, vers 10 ou 11 ans, j’ai lu plusieurs de ces livres  à la belle couverture de tissu ivoire et aux dessins choisis (collection Club de la Femme). Celui qui m’a le plus durablement impressionnée est « La Dame Blanche des Habsbourg » de Paul Morand, un curieux document historique parlant… d’un fantôme, ou plutôt d’un spectre d’allure féminine qui aurait hanté des siècles durant la dynastie des Habsbourg. Nous ne sommes pourtant pas en Ecosse !

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Napoléon François Joseph Charles, prince français, Roi de Rome, Prince de Parme, puis de Duc de Reichstadt avant que sa mort prématurée le fasse entrer dans la légende sous le nom de l’Aiglon… Credit: The Art Archive / Museo del Risorgimento Milan / Gianni Dagli Orti

C’était sans doute le premier livre historique que je lisais et ma mémoire a retenu deux personnages : Napoléon II, fils de Napoléon et de Marie-Louise (Autrichienne), dont la destinée est poignante et Elisabeth, plus connue sous le nom de Sissi… 

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Elisabeth, impératrice d’Autriche et de Hongrie, « la plus belle femme d’Europe », ici en 1867.

La Dame Blanche apparaît avant chaque mort violente ou révoltante des membres de cette grande famille. C’est le signe imparable de la fatalité qui marqua les Habsbourg, jusqu’à l’assassinat de l’héritier à Sarajevo en 1914, avec les conséquences que l’on sait… L’auteur raconte ainsi 200 ans de règne des Habsbourg. Contrairement aux Cours de France et d’Angleterre, les souverains autrichiens apparaissent comme très sérieux, travailleurs, vertueux… mais poursuivis par la fatalité.

Si, lors d’un vide-grenier, vous tombez sur ce livre, prenez-le, le talent et l’érudition de l’auteur vous feront passer un étrange moment mêlant Histoire et surnaturel au coeur de l’Europe !

Rendez-vous prochainement ici avec des Dames de habsbourg, qui elles ont incontestablement existé et marqué l’Europe. Elles ne faisaient pas de patchwork mais participèrent, de par leur rang et leur éclat, à l’évolution des arts européens…

Entre mes mains le bonheur se faufile…

… Quelle jolie phrase pour tout créateur ! Entre_mes_mains_le_bonheur_se_faufile_hd

Je viens tout juste de terminer ce livre relatant l’histoire d’Iris, femme trentenaire qui a le cran de vivre sa vie d’artiste en dépit de la vie tracée par ses parents puis son mari médecin. Son talent s’épanouit dans la haute-couture et le stylisme grâce à sa rencontre avec Marthe, son mentor, égérie envoûtante et secrète, et son corps vibre auprès de l’ange noir Gabriel…

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Je ne vous en dirai pas plus, c’est à une lecture lecture très fluide que je vous convie, un roman contemporain plein d’amours et de déceptions, de recherche du bonheur que l’on trouve si on écoute sa petite musique intérieure…
Une lecture d’été idéale !

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J’adore ce tableau (Roseraie – 1893), dont une reproduction trôna des années dans mon appartement à Hambourg… J’y repense souvent quand je me mets à l’ombre de mon rosier « Albéric Barbier » dont les roses blanches au coeur jaune ressemblent beaucoup à celui de tableau du peintre danois Peter Severin Krøyer… Je reste des heures dans ma chaise longue, livre ou tablette à la main, sans cependant être vêtue aussi élégamment que Marie, la femme du peintre !

Comme les quilteuses sont aussi souvent de grandes lectrices, des fiches de lecture vous seront proposées tout l’été sur le blog « Le Patchwork sur son 31« . Ce sont des fiches élaborées par des adhérentes de France Patchwork à qui je rendrai hommage pour leur sens du partage !

Le premier jour de la vie de la ruche

… pas des quilteuses, mais des vraies abeilles de la ruche de ma fille !

La nuit dernière, elle est allée chercher l’essaim réservé chez un apiculteur du Comminges… Et ce matin, 6 h 20, on assiste aux toutes premières sorties :

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Le grillage est posé pour éviter que notre chienne Kannelle ne se mette à vouloir explorer la maison des nouvelles copines… Elle est déjà toute énervée par les 10 poules du poulailler… et les 3 lapins de garenne recueillis le mois dernier !

 

L’inspiration d’Hélène

A la suite de l’article d’hier, Hélène tient à nous préciser que le portrait qu’elle a fait de Bob Marley vient d’une photo de « Wedha’s pop art« .
Wedha Abdul Rasyid, de nationalité indonésienne, fut le premier à proposer des « photographies géométriques », changeant les visages en formes géométriques très colorées rappelant des portraits d’Andy Wharhol. Il utilise le logiciel Adobe Illustrator et montre volontiers sa technique en stage et dans les écoles ! Il était en France à l’automne dernier :

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Je suis d’autant plus admirative du travail d’Hélène qui a transcrit une photo de Bob Marley retravaillée en Wedha’s Pop Art… en patchwork et appliqué !

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Voici la photo sur laquelle a travaillé Hélène. Chaque morceau de couleur a été numéroté, puis est venu la recherche des tissus… et enfin la couture !
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Voici l’oeuvre complète : portrait de Bob Marley avec le panneau de gauche fait de lisières (… de récupération !), actuellement exposé à Saint-Gaudens.

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Et non loin de là en Ariège, au sud de FOIX, vous avez encore cette fin de semaine l’exposition départementale FRANCE PATCHWORK… Ca bouge bien dans le Sud-Ouest !

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Jazz en Comminges et Récup’Art

En France, quels que soient les découpages administratifs, d’innombrables festivals locaux animent nos régions.

Le Comminges, ancienne province de la France méridionale (territoire démantelé en 1790, à la création des départements), est à cheval sur l’Ariège, le Gers, la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées avec, à sa base, la haute chaîne des Pyrénées. Cette région possède un patrimoine extraordinaire qui, en quelques dizaines de kilomètres, vous fait parcourir des hauts-lieux de l’histoire de l’humanité : des sites préhistoriques de premier plan, la plus grande villa gallo-romaine de France, des joyaux de l’art roman, des chemins de randonnée historiques (chemins de Compostelle), jusqu’aux renommées villes thermales… Cette contrée reste attachée au « bien vivre » et organise de nombreuses animations, dont le Festival Jazz en Comminges à Saint-Gaudens.

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Autour de celui-ci s’articulent de nombreuses manifestations, parmi lesquelles l’expo « Récup’Art ». Nous en avons entendu parler car notre amie Hélène Vispé nous montre depuis quelques années des créations à couper le souffle, inspirées de la musique, qu’elle crée pour cette occasion. Ici je vous avais présenté « Récup’ sur un air de jazz » :

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« Mon jeans a le blues, c’est le blues du blue jeans… » – Hélène Vispé

Ce festival l’incite chaque année à se dépasser ! Hélène participe à chaque fois à l’exposition qui varie les thèmes autour de la musique du XXe siècle : Blues, Swing, New Orleans, et cette année Reggae…

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« Café noir pour nuit blanche », Hélène Vispé – Première participation, récup’ autour du café (sacs de jute pour transporter les grains de café et filtres de papier usagés). Hélène à droite, avec son inséparable amie Mireille.

 

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Swing (2012) – Hélène a cette fois-ci présenté l’initiale de « Swing », le thème de l’année 2012, en récupérant des bandes de papier musique et de magazines sur le jazz. Elle les a découpées, plastifiées, pliées, tissées…

 

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Détail de Swing, H. Vispé – Hélène, Mireille, Yo et Nelly (c’est le quatuor des Filles du Vent du Sud !) ont aussi fait des pochettes avec cette technique qui prend du temps mais fait beaucoup d’effet !

Et puis cette année donc, en ce moment, a lieu l’exposition qui a pour thème le Reggae !

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Nous avons encore quelques jours puisque cette exposition a lieu jusqu’au 7 juin au  Théâtre Marmignon (Saint-Gaudens, 31). Y figure la nouvelle oeuvre d’Hélène :

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Nous avons eu la chance d’avoir ce portrait de Bob Marley en avant-première pour notre Journée à Balma le 23 mai dernier, merci Hélène ! (photo Emilie Forest)

Hélène a créé un autre quilt représentant un orchestre de jazz, mais ce sera pour une autre fois ici, ma photo ne rendant pas justice à ce remarquable ouvrage !

Bravo Hélène !

Notre quilt La Trentenaire

Cela ne vous aura pas échappé, France Patchwork célèbre ses 30 ans cette année 🙂

La belle idée de 30 ans, 30 blocs

Edith Bouilly (webmestre de France Patchwork) a eu la bonne idée de nous proposer pendant 30 semaines un bloc qui symbolise chacune de ces 30 années (modèles encore disponibles ici). C’est toujours du patchwork, simple ou un peu compliqué, rapide ou long, grand ou petit… A nous de nous adapter !

Aucune Abeille de la Ruche n’avait le temps de le faire en entier… mais nous avions bien la possibilité de faire quelques blocs chacune ! Callale nous a fait découvrir les délices d’un tableau Doodle où nous nous inscrivions dès que nous choisissions une semaine, nous avions acheté des tissus mis en commun dans une boîte… et en avant l’aventure !

 

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In extremis nous l’avons fini quelques jours avant le 23 mai ! Cela nous a permis de l’accrocher à Balma le jour J. Les blocs ont été agrandis avec du patchwork « spontané »  avec 6 nuances de bleus puis équerrés à 30 cm. Le quilting machine a été assuré par Kristine. Ce quilt nous rappelle beaucoup de bons moments passés ensemble !
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Ce quilt, comme la veste et le sac, ont été faits avec des tissus Neelam.

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Jane Austen inspire encore…

Meilleurs que, souvent, les Français ne le pensent, les romans de Jane Austen continuent de titiller l’imaginaire des femmes anglophones. Il faut dire que chez nous quelques traductions bâclées ont rabaissé ces histoires au rang de bluettes à l’eau de rose.

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Savez-vous que Jane Austen était, comme la plupart des femmes d’alors, couturière éclairée ? Et que, plus rare, elle avait créé un quilt avec sa soeur ? Vous pouvez ici en apprendre bien plus sur son quilt.

Prise par d’autres occupations, je n’ai pu me lancer avec Barbara Brackman dans son projet qui, depuis le mois d’avril, propose un bloc par semaine pour faire un quilt-sampler fleurant l’air du temps de Jane Austen (voir cet article). Pourtant, à travers chaque bloc, on découvre famille et amis de l’auteur, c’est passionnant !

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Ce blog, écrit par Barbara Brackman, évoque la période « Régence » de l’histoire anglaise, quand le commerce international se développe, l’économie et l’industrie se modernisent… et quand le grand ennemi est Napoléon ! C’est aussi une période de grand raffinement et d’épanouissement culturel.

 L’Austenmania ne s’éteignant pas, deux livres conjuguant quilts et personnages de ses romans viennent de sortir.

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Ce livre, en anglais, est tentateur pour toute Austenista, mais hélas pour moi il ne tient pas ses promesses. Le quilt de couverture est, certes, une variante en carrés de celui des soeurs Austen, ce qu’on peut envisager… mais les autres quilts ont surtout des titres empruntés de la bibliographie de l’auteur, sans en avoir le charme ni le style : ce sont des quilts classico-modernes en tissus contemporains pour la plupart…

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Pride and Prejudice Quilt, Karen Goeggler. C’est un très joli quilt, mais qui ne correspond pas à ce que j’attends dans un livre consacré à Jane Austen (1775-1817)

Si vous voulez entrer dans le monde austenien via la couture, la broderie et les quilts avec esprit et légèreté, procurez-vous plutôt ce livre-ci :

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Même s’il n’est pas historiquement  strictement conforme (les tissus utilisés rappelant plutôt la seconde moitié du XIXe siècle), ce livre joue avec notre imaginaire féminin, plein de broderies et de tissus, de poupées et de nécessaires à couture… C’est une fantaisie délicate aux modèles raffinés attribués à des personnages rencontrés dans la littérature austenienne. Un petit régal original écrit par une Française ! Bravo Bénédicte Maurin ! Edité par Quiltmania, ce livre est bilingue, en anglais et français 🙂

La dévoreuse de livres qu’est Bénédicte Maurin n’en est pas à son premier essai d’union entre quilts et littérature, elle a notamment été inspirée par les soeurs Brontë :

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Landes & Bruyères, voyage au pays des soeurs Brontë – Quilt de Bénédicte Maurin  (vu sur Pinterest) 

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Journée festive à Balma !

Impossible parfois pour les Abeilles de séparer leurs activités de celles de la délégation FP31 ! La question qu’on m’a maintes fois posée est : mais combien êtes-vous ?…

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L’entrée du hall a été poétiquement décorée par Françoise, du club de Balma : 200 papillons de tissu ont pris leur envol !

Les Abeilles sont une bonne quinzaine de quilteuses, amies de longue date ou copines plus récemment adoptées, dont le noyau est devenu la délégation France Patchwork du département de la Haute-Garonne. Promis, un jour nous ferons une photo de groupe, même si notre tête n’a pas grande importance ! Et nous faisons partie d’un club de patchwork, celui de Colomiers (31), fort d’une bonne cinquantaine d’adhérentes, qui sont elles aussi des amies motivantes et supportrices, bref nous avons de la chance !

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La pièce montée ne nous a pas fait prendre un gramme et a décoré notre buffet : merci Maïté et Kristine ! Structure préparée par Marie-Jo. Les décorations de la base sont d’après le bloc des 30 ans… Admirez aussi le mini quilt tout en haut !

Aujourd’hui je vous propose un retour sur la Journée du 23 mai que nous avons longuement préparée avec le club de patchwork de Balma et les délégations Patch d’Oc (FP 09, 12, 81, 82) en faisant un petit tour de blog en blog. Les mises en lumière sont variées, chacun ayant vécu sa propre histoire au milieu de 350 autres personnes, mais toujours bienveillantes, ce dont nous vous remercions de tout coeur ! Vous y verrez de nombreuses photos, à la fois de l’expo « Patch d’Oc » et celle des lots exposés, jusqu’à ce que ceux-ci soient gagnés ! Voici donc quelques réactions et illustrations :

Les News de France Patchwork
Fil de Garonne 33-47
Mary Passion Patchwork
Patchwork 29
Christolchuk 1
Christolchuk 2
Neelam
Le Patchwork sur son 31 – 1
Le Patchwork sur son 31 – 2

J’ajoute au fil des réponses et découvertes :

Le terrier de Marmotte
Christolchuk 3
Patch d’Oc Tarn 1
Patch d’Oc Tarn 2
Patch d’Oc Tarn 3
Patch d’Oc Tarn 4
Patch d’Oc Tarn 5
Patch d’Oc Tarn 6
Patch d’Oc Tarn 7
Patch d’Oc Tarn 8
Patch d’Oc Tarn 9… Mille mercis Bernie !

En avez-vous d’autres à nous signaler s’il-vous-plaît ?

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Ce quilt aux maisons est d’après Bernadette Mayr (voir ici et ) et les oiseaux sont un modèle Spoolsewing.

 

 

 

 

L’Anniversaire de Claire

Claire Storrer est venue de loin pour assister à la Journée de Balma, pour l’AG et le Loto des 30 ans, c’était une des deux Alsaciennes présentes (avec Martine Molet-Bastien). Claire est secrétaire de la délégation du Bas-Rhin et tout naturellement, je me suis tournée vers Esther Muths (déléguée de ce département) il y a quelques mois pour connaître les goûts de celle qui allait fêter son anniversaire le jour-même, le 23 mai. « Du traditionnel, du rouge et de l’écru » m’a confié Esther !

En effet, pour ne pas avoir un Loto interminable, nous avons choisi de ponctuer l’après-midi d’animations entre chaque partie (quine, double quine, carton plein… nous n’oublierons pas la présentation formidable de Danielle Brient FP12 !).

Balma Vintage, Annie Lautard
Balma Vintage, Annie Lautard

La générosité d’Annie, du club de Balma, faisait que nous étions en possession d’un quilt qui pouvait parfaitement convenir… et donc Claire est repartie avec le quilt d’Annie, dans un sac customisé par Maïté et Kristine.

Voici les remerciements que nous venons de recevoir de Claire :

Le 23 mai est pour moi une date particulière :
c’est le jour de mon anniversaire !
Quelle plus belle fête pouvais-je espérer,
que celle de Balma, si bien préparée,
placée sous le signe de l’amitié,
du sourire et de la convivialité !
Le loto restera gravé dans toutes nos mémoires :
que d’émotions, de stress, d’espoir
de gagner tous ces beaux lots mis en jeu,
dont tant de patchs merveilleux
qui ornaient joliment la salle jusqu’au moment
où ils étaient remis aux heureux gagnants.
Je n’ai pas, avec mes jetons,
pu remplir de carton ;
ma chance est venue de cette date du 23 mai,
unique sur le calendrier.
Tout d’un coup, avec beaucoup d’émotion,
j’ai entendu Catherine prononcer mon nom.
À moi, si timide, elle a demandé d’avancer,
sous les chants de toute l’assemblée
et c’est en tremblant
que j’ai reçu en ce formidable moment
des mains de Katell un cadeau exceptionnel :
un magnifique patchwork traditionnel.
J’étais bien trop émue pour prendre le micro
et dire, de l’estrade, quelques mots.

À la personne qui a réalisé cet ouvrage,
j’adresse donc aujourd’hui ce message :
« Un énorme merci plein d’émotion ;
votre patchwork sera dans ma maison
un peu de vous et de votre amitié,
je ne l’oublierai jamais ! »

Merci Katell
Merci Annie (de Balma)
Merci toutes les personnes ayant participé à l’organisation
Merci Catherine et les amies du CA
Merci à tous les adhérents pour leurs chants
Merci France Patchwork (dont je suis fière de faire partie) !

Balma restera (et je suis sincère)
un de mes plus beaux anniversaires !

Claire
(qui sait qu’elle a gagné le gros lot !)

Merci à toi Claire… Cette Journée a été si riche en magnifiques rencontres et moments d’émotion !

N’oubliez pas que cette délégation prépare pour le 17 septembre une Journée Nationale de l’Amitié exceptionnelle pour cette année festive à France Patchwork ! La Délégation FP67 demande notre contribution pour faire de cette JNA un moment d’échanges : consacrons donc quelques heures pour faire un mini-quilt représentant notre région ! Chacune repartira alors avec l’ouvrage d’une autre adhérente. Il faut jouer le jeu pour que ce soit réussi : à vos fils, tissus et aiguilles ! Tous les renseignements se trouvent sur le blog des News de France Patchwork.