Valerie est Britannique (c’est pourquoi il n’y a pas d’accent sur son prénom), elle vit dans l’ouest toulousain tout près de chez moi et a intégré notre groupe avec enthousiasme il y a quelques mois. Elle n’apprend pas le quilting avec nous -c’est plutôt elle qui peut nous enseigner- mais en revanche nous pouvons l’aider à apprendre le français ! C’est donc un échange enrichissant et très amical.
Valerie avait déjà présenté ici un de ses quilts. Pendant cet été, son séjour en Angleterre tout autant que les multiples visites chez elle, l’ont empêchée d’avancer comme elle l’aurait souhaité son Médaillon à la manière de Gwennie. Famille et amis anglais aiment tant notre région que tout le monde défile non stop chez elle !! Elle apprécie ces visites bien sûr, mais elle attendait aussi l’accalmie pour reprendre le chemin de son atelier. Mais voici les deux premières étapes franchies et Valerie m’a adressé cette photo, en attendant les retrouvailles prochaines de la rentrée.
Le centre (thème : le panier) rappelle Gwen Marston et aussi Sue Spargo, puis vient la première bordure sur le thème de l’enfance (ici un ruban de réglisse). L’appliqué central est thermocollé puis consolidé avec un petit point de feston machine avec des fils ton sur ton. Vous pouvez cliquer sur la photo pour en voir les détails. Qu’en pensez-vous ? C’est un magnifique début, n’est-ce pas ?…
Le Log Cabin et les Etoiles arriveront prochainement !
Les Anglais connaissent bien toutes sortes de bonbons à la réglisse multicolores, évocation de leur enfance !
En dépit du plaisir de nous retrouver après un été plutôt chaud et actif pour ma part et qui, je l’espère, fut beau pour vous tous, nous allons commencer par un sujet grave mais aussi un projet exaltant. Cécile, une fois de plus, a été la première en France à faire connaître sur son blog un challenge lancé pour commémorer une page fort sombre de l’Histoire. C’est donc avec ce projet hors norme que commence l’année – car je reste comme les enfants et les enseignants, l’année commence en septembre – fou pour l’organisatrice, inconcevable par l’évocation du thème, mais si raisonnable à suivre pour nous…
Participer à un quilt « pour une cause » est affaire courante aux Etats-Unis. Seul on est impuissant, ensemble on est si fort… Ici le but est de réunir 70 273 blocs. Non, je ne me trompe pas, malheureusement…
Jeanne Hewell-Chambers a un jour découvert une des horreurs de la seconde guerre mondiale, en 1940-41 : 70 273 personnes, adultes, ados et enfants, furent exécutées lorsque deux docteurs les désignaient handicapés (moteur ou mental) au vu de leur fiche médicale ; il s’agissait de se débarrasser de gens « qui ne méritaient pas de vivre », « des fardeaux inutiles pour la société ». Une horreur de normalisation concrétisée par une croix rouge sur la feuille. Deux croix signaient l’arrêt de mort. Cette absurde haine de l’autre différent, orchestrée par les Nazis, fait partie du passé, mais l’homme ne change pas et notre présent est rempli de toutes sortes de risques d’embrasements, ici et ailleurs.
Bloc de Catherine Hill, Royaume-Uni.
Pour des infos historiques détaillées, vous pouvez voir la présentation sur ce blog. C’est le quotidien avec sa belle-sœur handicapée qui a sensibilisé Jeanne à cette horreur, mais je ne connais personne qui puisse rester indifférent à la monstruosité de ces faits historiques.
Le but du projet est de faire 70 273 blocs représentant chaque mort.
OUI, Jeanne se rend compte de l’énormité du travail ! C’est pourquoi elle fait appel au monde entier pour l’aider à réaliser ce rêve fou. Pas besoin d’être quilteuse accomplie, il faut juste, sur un tissu blanc de la dimension choisie entre les trois données et d’y appliquer deux croix. Toute liberté ou presque est laissée pour le choix des matériaux. Cela peut faire l’objet d’un atelier, autant avec des enfants qu’en maison de retraite, et bien sûr en club de patchwork !
couper un tissu blanc (blanc comme la feuille de papier) d’une de ces 3 tailles : 3.5″ x 6.5″ ou 6.5″ x 9.5″ ou 9.5″ x 12.5″. Ces mesures ne tombant pas juste en centimètres, je ne les convertis pas (convertisseur sur le site France Patchwork). Les fantaisies sont permises : tissus de récup’ appréciés, tant qu’ils sont blancs, aux bonnes dimensions et pas trop épais.
Des napperons anciens pour tissu de fond chargé d’histoire…
appliquer dessus 2 croix rouges, de la couleur de l’encre qui condamnait (en tissu découpé, en broderie, en ruban, feutrine ou autre, même en peinture si vous voulez) en laissant un cadre blanc d’au minimum 7 mm libres tout autour pour la couture d’assemblage. Cela peut être rustique ou sophistiqué.
on nous demande de ne pas signer sur le bloc, mais d’épingler la feuille de participation remplie (ce PDF) au bloc.
adresse d’envoi : sur le PDF, à Jeanne Hewell-Chambers, en Caroline du Nord, USA.
EDIT : suite à la demande en commentaire, je suis donc à la recherche d’une personne qui pourrait traduire en français le PDF de Jeanne. Merci de me laisser un message si cela vous semble possible de réaliser ce travail de traduction bénévole ! Notez la couleur verte, couleur de l’espoir…
Sophistication extrême : un texte a été écrit en piqué libre pour former les croix. Fait par MJ Kinman. Photo FBBrenda Shimshick a habilement mêlé ruban et bordure de dentelle. Photo FBAutre participation : chaque bloc est important ! Photo FBLe début du premier top. Les 70 273 blocs seront assemblés par des volontaires en plusieurs quilts bien sûr, qui seront exposés un peu partout. Un jour peut-être en France ?… Si nous sommes nombreuses en Europe à y participer, pourquoi pas à Sainte-Marie-aux-Mines ?… Jeanne attend également vos témoignages et dédicaces, le cas échéant (voir le PDF, pour le moment uniquement en anglais). Outre l’expo itinérante, ce grand projet aboutira aussi à un livre.
Bien sûr, j’y participerai et espère récolter dans mon entourage quelques blocs… Je vous les montrerai avant leur envoi !
Les bénévoles Kitty Sorgen et MJ Kinman avec le premier top, espoir de la réussite du projet 70273. Photo FB. Admirons le quilt du mur, invraisemblable scrap-quilt de récup’ !!! C’est un quilt de MJ Kinman, à droite. Avec de telles quilteuses, on comprend qu’un projet aussi fou et grandiose puisse aboutir un jour… avec l’aide de nous tous.Le quilting du premier top commence. Tant de bonnes volontés pour ce projet… Je souhaite une participation massive de la France et des amies francophones !
De cette tragédie du milieu du XXe siècle, Jeanne veut en faire une oeuvre d’art collective pour ne pas oublier.
Démarche assez similaire finalement, en 2014 un artiste a entièrement recouvert de miroirs un bunker édifié par les Allemands en 1944 sur une plage des Flandres.
Un bunker parmi d’autres, vestige de la 2e Guerre mondiale, avant sa transformation extraordinaire par un artiste anonyme.
D’une grosse verrue hideuse de béton mais qui finissait pas devenir invisible aux yeux de tous, l’artiste en a fait une oeuvre énigmatique et poétique nommée « Réfléchir » :
Anonyme (c’est ainsi que se fait appeler l’artiste qui reste justement anonyme, voir son site ici) explique sa démarche :
« Réfléchir renvoie à un aspect plus politique du blockhaus, on ne peut ignorer que sur cette terre, il y a plus de 70 ans une guerre a eu lieu, des hommes se sont affrontés. Par son projet, Anonyme nous questionne sur le contexte social et politique actuel, la montée de l’extrémisme. Le passé est-il réellement révolu ? Saurons-nous tirer les enseignements de l’Histoire ? »
« Entre les mains de l’artiste, le bunker ainsi indéfinissable, universel, nous transporte loin, très loin de Dunkerque, vers un ailleurs, une terre inconnue. »
Cela fait bien plaisir d’être nominée dans cette chaîne de blogs de patchwork version été 2016. Merci à toi, chère Sophie de Suisse, d’avoir pensé à moi. Ton blog, Luna Love Quilts, regorge de magnifiques quilts modernes… Tu sais comme je les admire! Je crois que tu es actuellement à Birmingham… Quelle chance !
Sophie nous a dévoilé 7 faits la concernant, des « petits secrets » dévoilés qui créent de la proximité avec elle et toutes celles qui ont eu la gentillesse de se confier au cours de ce tour des blogs. A condition que ce ne soit pas trop fréquent, c’est effectivement une joie de faire une chaîne d’amitié qui permet de nous dévoiler un peu, beaucoup, juste ce que nous avons envie et en même temps faire découvrir d’autres blogueuses.
Voici les règles de ce Lovely Blog Award :
– Remercier la personne et ajouter un lien de son blog. – Lister les règles. – Ajouter l’image de One Lovely Blog Award. – Lister sept faits nous concernant. – Nominer (jusqu’à) 15 blogueurs.
Il me reste donc à citer 7 faits me concernant et à sélectionner quelques blogs !
Commençons par tenir une promesse. Dans l’article précédent, j’ai promis de vous dire un jour pourquoi ma maison s’appelle Rozven. C’est un mot breton, la plupart du temps traduit La Rose des Vents… Joli mais faux ! Je n’ai fait que copier sur une maison évoquée notamment dans un beau roman, Le Blé en Herbe… Colette passa de longs séjours en Bretagne dans cette maison près de Saint-Malo, heureuse, épanouie, profitant de la nature sauvage de la côte, de 1910 à 1924 (détails notamment sur ce blog).
Rozven, photo prise de la plage de la Touesse (Saint-Coulomb). Voir d’autres clichés sur ce blog, ainsi que quelques scoops : ainsi apprend-on que Colette se cousait pendant ses vacances de simples chemises de nuit en baptiste bordées de crochet de couleur contrastée !
Mon oncle prof d’anglais et de breton m’assura que Rozven voulait dire la colline blanche (et au bord de la mer : la dune blanche), mais que cela pouvait tout autant se traduire par la rose blanche (corruption de roz gwen). Alors, amoureuse de la Bretagne, de Colette et des roses blanches, j’ai osé baptiser notre maison Rozven… même si elle n’est pas en Bretagne !
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J’aime tout autant la Bretagne et l’Occitanie, régions de chacun de mes parents. Depuis toujours, la Bretagne est pour moi terre de vacances et de réunions familiales. Quant à Toulouse, c’est ma ville natale et à chaque fois que je la quitte, c’est pour mieux y revenir !
Au bord de la Garonne, vue sur les quais à partir de la prairie des filtres, photo trouvée sur internet.Les Rêveurs (1906), Henri Martin. Cette célèbre fresque géante de 36 m de long est fixée au premier étage du Capitole de Toulouse. Malheureusement, en cette période troublée, on ne peut plus visiter le bâtiment librement. J’y trouve une nette ressemblance avec la photo ci-dessus, mais ici les promeneurs sont connus ! Jean Jaurès est à droite en manteau beige, canotier et mains dans le dos. Les autres personnages ont aussi un look délicieusement rétro et les spécialistes savent encore y apposer des noms.
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Nous sommes 4 sœurs, toujours proches et solidaires mais rarement réunies… Nous avons eu le bonheur de nous retrouver le mois dernier, quelque part en Bretagne :
Je suis l’aînée de la tribu et la plus jeune a 13 ans 1/2 de moins que moi… J’étais sa « petite maman » !
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Déléguée France Patchwork de mon département (Haute-Garonne) depuis bientôt 5 ans, j’apprécie grandement cette association au service de notre passion. Une délégation est d’abord une aventure humaine avec un groupe de personnes bénévoles se dévouant pour offrir des activités aux membres FP du département. Autour de moi, j’ai des amies oh combien précieuses qui constitue l’équipe de délégation ! A chacune ses spécialités, nous nous complétons et surtout chacune est bien sympathique ! C’est un plaisir de nous retrouver presque chaque semaine de l’année scolaire. Notre travail est mille fois récompensé par les liens d’amitié tissés avec nos adhérents. Toujours bénévolement pour France Patchwork, j’écris des articles dans le magazine Les Nouvelles, dirigé par Monique Lopez-Velasco. J’admire ses compétences de rédactrice en chef, si délicat et chronophage ! En feuilletant chaque magazine, on n’imagine pas le travail qu’il cache… mais l’important, c’est le résultat et la satisfaction des membres de France Patchwork.
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Depuis mon adolescence, j’ai une forte fibre écologique. J’ai souvent eu la tentation de m’engager pour faire bouger les choses au-delà de mon cercle familial et je soutiens quelques associations, pas assez malheureusement. Mon engagement actuel dans le patchwork prend tout le temps que je pourrais y consacrer. M’engager politiquement ? La rudesse du monde politique m’en a vite dissuadée : pour y survivre il faut d’abord avoir le goût du pouvoir, ce qui m’est étranger. Je comprends Nicolas Hulot ! J’ignore s’il aurait pu être bon président, mais sa présence aurait fait sortir les débats hors du cadre (out of the box, disent les anglophones) et on y aurait gagné en qualité… Comme le dit Bertrand Piccard, il faut associer économie, écologie et humanité (livre Changer d’altitude). Ces deux années 2016-2017 sont cruciales pour notre avenir, en fonction du traitement du Brexit, de la refonte nécessaire de l’Europe, des réponses au terrorisme, des résultats des élections des USA et de la France…
Si je n’ai pas transmis à mes filles le goût du patchwork, elles ont des convictions écologiques fortes et s’engagent de plusieurs manières. Ma fille cadette est notamment rédactrice à Sauvons la Forêt. Je suis très fière de ses actions et ses écrits.
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Citadine jusqu’à mes 35 ans, je me suis rattrapée sur le tard en devenant passionnée de botanique. Reines des fleurs, les roses, les pivoines me ravissent. Mes découvertes préférées ont été cependant les plantes médicinales et les bonnes-mauvaises herbes… Dans une autre vie, j’étais herboriste… ou sorcière !
Plantes vertueuses ou plantes de sorcières, elles m’envoûtent toutes !
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Une dernière confidence : il ne se passe pas une année sans que je ne relise un livre d’Agatha Christie !
Je suis heureuse de nominer Alice, notre amie qui a quitté le pays des kiwis pour s’installer en Bretagne, que nous pouvons retrouver sur son blog Blossom, Quilt & Craft. Ayant déjà participé à d’autres chaînes et nominé alors la plupart de mes copines (mais je ne retrouve pas la liste !!), je m’arrêterai là cette fois-ci ! Mais si vous avez un blog et que vous souhaitez participer, inscrivez-vous en commentaire, je vous ajouterai ci-dessous et nous vous rendrons visite !
Seulement, après la bordure si dense, je voulais un peu de calme et de douceur. Mes essais de blocs étaient trop chargés pour me plaire, je les mettrai au dos !
Finalement je me suis arrêtée à une bordure de style log cabin autour du centre, comme l’ont déjà fait plusieurs participantes. Voici donc la bordure bleue, le même imprimé en deux tons avec des dessins de samplers en point de croix (Blackbird Designs), restes de ce quilt Les Moulins de la Ruche.
Cette photo me rappelle de bons souvenirs, Béa et moi avions conjointement donné les explications de ce modèle tout simple et joli. Les souvenirs sont par ici !
Comme il s’agit de log cabin, c’est-à-dire de cabane en rondins qui furent le Home Sweet Home de tant d’Américains, j’en ai profité pour ajouter le nom de ma maison, brodé depuis une éternité et qui n’avait jusqu’alors pas trouvé sa place. Elle s’appelle ROZVEN et ce nom a une histoire que je vous raconterai un jour…
Les liens pour voir toutes les superbes réalisations se trouvent hébergés chez Lori. Que de créativité Mesdames, et quel plaisir de créer toutes ensemble !
In extremis dimanche dernier (dernier jour de juillet !) j’ai partagé ma bordure ayant trait à l’enfance, à la manière de Gwenny, sur le blog de Cynthia qui avait choisi ce thème. Mais je n’avais pas fini mes étagères et piles de livres… Ouf, ça y est ! En voici quelques détails.
J’ai profité de cette bordure pour y glisser quelques lisières :
French General : j’ai inclus beaucoup de tissus de cette gamme dans ce top, ainsi que des tissus Neelam (tissus indiens imprimés artisanalement à la main). Ils se marient très bien ensemble ! Mais mon panier de scraps est rempli de chutes de tissus de beaucoup d’autres provenances…Bonnie Blues vient aussi d’une lisière, ainsi que les petits picots du livre en bas.
Cette écriture très discrète, en allemand, me rappelle mes années hambourgeoises. J’étais adulte, mais mes filles sont nées là-bas et leur petite enfance fut bercée par autant d’histoires françaises que germaniques, leur école maternelle était un Kindergarten et tous leurs amis ne parlaient qu’allemand ! Ce tissu a donc toute sa place ici.
J’ai profité d’une tranche de livre pour signer :
Étiquette tissée sur commande, commandée sur internet.
Puisqu’on en est aux détails et confidences, voici un petit bout fleuri venu de Seattle mis dans la bordure précédente !
LeeAnn, do you remember this fabric? It was in the bundle you offered to me! You are always on my mind!
Un mot important… LIRE !
Avec mes remerciements à Tonya Ricucci qui a apporté au monde du patchwork la liberté d’écrire des mots en piécé, qu’on ose ajouter même si c’est de guingois comme ici! Béatrice a déjà écrit ainsi dans son top moderne, à voir ici.
Gwen Marston écrivit, dans la préface du livre de Tonya, que l’idée du piéçage de lettres ne l’avait jamais effleurée et que cette démarche l’enthousiasmait ! Résultat, Gwenny a utilisé cette méthode pour signer ce très fameux médaillon de style Folk Art :
J’ai appris hier soir sur la page FB de Tonya que le stage de Gwen Marston, programmé en septembre dans le Tennessee, est annulé en raison d’une opération… Souhaitons à Gwen toute la santé pour bien récupérer… Ce stage faisait partie des tout derniers programmés avant sa retraite prévue fin 2016.
Et maintenant, voici le dernier top de Tonya Ricucci, fidèle à sa technique et son univers, plein de noms de personnes qu’elle aime, de mots doux et de bandes irrégulières, un top dense, travaillé et pourtant si joyeusement libéré :
Is is so inspiring and well-balanced, Tonya!
Voici donc où j’en suis de mon médaillon à la manière de Gwennie, à la fois traditionnel et libéré :
Prochain encadrement à faire ce mois-ci avec du log cabin, puis des étoiles !
Depuis le 1er août, nous pouvons admirer la créativité des participantes qui montrent chez Lori leur bordure en log cabin (thème choisi par Cathy de Big Lake). Un bon moment de partage d’une quarantaine de quilteuses passionnées…
Pour le 1er septembre, le thème est : les étoiles. Libérées, bien sûr ! Merci à Katy Quilts pour cette bonne idée !
Ce projet continue de me plaire, je me sens si bien dans ce joyeux groupe qui rend hommage à Gwen Marston !
Dernier jour de juillet : n’est-il pas grand temps de partager mon évocation de l’enfance ?
C’est dans le cadre d’un Quilt Along, organisé par cinq quilteuses américaines, que nous nous amusons à faire un Medaillion quilt, quilt médaillon (ou Framed quilt, quilt encadré) à la manière de Gwen Marston. Cela suppose de chercher en soi ce qu’on a envie d’exprimer – et non simplement copier. Je me suis engagée dans la voie d’un top qui rappellera, j’espère, un peu les quilts gallois anciens, souvent en forme de médaillon et faits uniquement de chutes de tissus. Le thème du mois, choisi par Cynthia de Wabi-Sabi Quilts, est une évocation de son enfance. Vous pouvez admirer la créativité de chacune en suivant les liens postés par ici ! La participation francophone est très honorable, grâce aux trois pionnières qui ont su nous motiver : Cécile, Béatrice et Véronique. Merci à chacune !
Je me souviens de jeux de mon enfance, bien sûr, mais aussi de mon avidité à lire ! Dès 3 ou 4 ans j’apprenais les lettres de l’alphabet dans le magazine ELLE, l’hebdomadaire que lisait ma mère. Ensuite, comme beaucoup d’entre vous, j’ai lu la quasi-totalité des livres de la Bibliothèque Rose, puis suivirent des milliers de livres… jusqu’à aujourd’hui ! Alors, cette activité si prenante méritait bien un petit tour dans ce quilt personnel. Seulement, je n’ai pas encore pris le temps de le finir ! Voici donc ma progression :
Autour du panier central aux formes traditionnelles, une bordure irrégulière l’encadre. Irrégulière ? Oui, des pointes sont mangées, les fins de bandes ne tombent pas bien, les tissus sont faits de scraps… mais comme un quilt vintage, ces imperfections n’enlèvent pas l’impression générale d’harmonie. Du moins, c’est mon point de vue. Puis viennent les livres, deux étagères de bouquins et deux piles sur les côtés. Comme vous le voyez, je n’ai pas fini… l’été est plein d’autres activités ! Rendez-vous donc bientôt pour la suite…
Lire nous confirme que la solitude est un trésor.
Sylvain Tesson
Publié au mois de juin, le magazine Les Nouvelles n° 129 de France Patchwork nous offre l’été sur papier glacé dès la couverture :
C’est une Mola éblouissante de Yasuko Kawaguchi qui nous plonge dans l’océan tropical :
Quilt exposé à Nantes en avril dernier à « Pour l’Amour du Fil ».
Les Nouvelles, Patchwork et Création Textile, c’est tout d’abord le magazine d’une association dans lequel sont relayés les événements locaux et nationaux de France Patchwork, les comptes rendus des activités passées et les rendez-vous à venir. Place est faite aux sections comme Les Jeunes Poussent ou Artextures. C’est notre trait d’union indispensable !
Ensuite viennent des articles historiques, techniques, des présentations d’artistes et d’expositions d’envergure et bien sûr, une large rubrique de modèles extrêmement variés. Un agenda, fait des annonces reçues de France et de l’étranger, complète ce magazine trimestriel.
Moi qui aime connaître l’histoire des blocs, j’ai beaucoup appris en lisant l’histoire des Sunbonnet Sue et Overall Bill (article de Christiane Billard). Dans un livre de ma bibliothèque, j’ai la photo du fameux quilt qui relança la mode des Sunbonnets à la fin des années 70, il est très beau et mérite le prix qui lui a été attribué :
A Meeting of the Sunbonnet Children, de Betty Hagerman, 1978. L’artiste a réuni ici de nombreux dessins des petits héros, les mettant en scène avec une certaine perspective (les personnages de la rangée du haut sont les plus éloignés). Le quilting de chaque bloc ajoute des éléments de paysage et le bleu uni encadre ces personnages avec beaucoup de modernité.
Depuis 2 ans, j’ai l’honneur de participer à cette revue en y écrivant quelques pages chaque trimestre. Comme dans ce blog, j’aime à la fois partager quelques techniques, des curiosités historiques liées à notre art textile, mais surtout faire découvrir des aspects du patchwork actuel pour que chacun, à partir de la tradition des quilts anciens, découvre les surprises esthétiques des tendances d’aujourd’hui.
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Pour illustrer le thème des quarts de cercle si utilisés actuellement, Kristine nous offre ici ce quilt, fait d’animaux stylisés en patchwork.
Ce sont des dessins imaginés par une équipe espagnole très talentueuse, Atipo, pour une entreprise de vêtements d’enfants, Animodul. Kristine en a choisi 9 pour un joli quilt fait pour son petit-fils :
Dans un parc de jeux, la Ronde des Animaux de Kristine.
En vous aidant de la photo, vous pouvez reproduire tous ces animaux à l’aide d’un gabarit de « chemin de l’ivrogne » de la taille que vous voulez. Ici Kristine a utilisé la machine à découper de notre club (AccuQuilt Go!) et les quarts de cercles sont grands, de 15 cm environ de rayon. L’important est d’avoir les deux gabarits, coutures comprises. Ensuite, voyez un animal en détail :
Vous voyez bien le principe du bloc en 4 parties, fait à partir de 4 carrés blancs auxquels on coud des quarts de cercle de couleur et parfois des bandes de tissu blanc.
En voici des explications succinctes sans mesures, celles-ci dépendant de vos gabarits. Selon la photo, on voit qu’il faut couper 3 des 4 carrés blancs en arcs-de-cercle, puis 2 quarts de cercle bleus et un turquoise à l’aide de vos gabarits. Assemblez-les à la machine, c’est facile !
Carré 1 du poisson (en haut à gauche) – Bloc cousu avec le tissu bleu, le positionner comme sur la photo, ajouter à gauche (verticalement) puis en haut (horizontalement) une bande de tissu blanc dont la largeur dépend du gabarit. Équerrer en laissant juste 7 mm, la marge de couture, des deux côtés de l’arrondi (à droite et en bas). Carré 2 (en haut à droite) – Carré blanc Carré 3 (en bas à gauche) – Bloc cousu avec du bleu sans ajout de bande. Carré 4 (en bas à droite) – Bloc cousu avec un quart de cercle turquoise, le positionner comme sur la photo, ajouter une bande blanche en bas (horizontalement), équerrer en laissant 7 mm de tissu blanc à partir du tissu turquoise en haut.
Assembler les 4 carrés, coller l’œil noir (tissu collé au thermocollant double face) au fer à repasser sur le bloc turquoise.
Pour rejoindre notre grande et belle association ou pour tout renseignement complémentaire, lisez son site et son blog !
Hormis le suivi du QAL à la manière de Gwennie, nous allons nous reposer cet été et vous retrouver avec joie dans quelques semaines !
Suite du challenge « à la manière de Gwennie » dont vous pouvez voir les règles du lancement par ici. Pour la deuxième partie de notre médaillon, Cynthiade wabi-sabi quilts nous a proposé d’évoquer un aspect de son enfance en laissant libre cours à notre imagination !
Kristine est de nouveau chez nous la première à avoir terminé le challenge du mois. Elle a coupé des draps de lit des poupées de son enfance : un tissu plein de charme vintage et un vichy rose parfaitement complémentaire… Le bouquet central du médaillon n’est que partiellement entouré, faute de tissu suffisant. Mais après tout, on peut tout se permettre dans ce challenge, c’est que qui en fait le charme !
Un début de médaillon à la manière de Gwennie absolument délicieux !
Suite et fin de la présentation par Alice de quelques-unes de ses chères amies de Nouvelle-Zélande, avec qui elle a tant aimé parler patchwork & quilting… Ces petits portraits sont extrêmement touchants et font écho sans doute, pour chacune d’entre nous, à nos propres belles rencontres grâce à notre passion commune.
Shirley
Shirley travaillait à mi-temps dans la boutique où je travaillais. C’est elle qui m’a appris tant de techniques différentes ainsi que le tricot. Shirley est très bienveillante et aime partager son savoir. Elle est très patiente avec les débutants mais n’hésitera pas à défaire votre travail s’il y a une erreur. Elle m’a appris à être plus exigeante envers mes ouvrages. J’ai désormais un œil plus critique et si je commets une erreur, j’entends la voix de Shirley dans ma tête et je m’empresse d’utiliser mon découd-vite. Elle enseigne des cours de patchwork dans divers clubs et boutiques mais elle participe également, en tant qu’élève, à de nombreux ateliers pour élargir ses domaines de compétences.
Shirley est très dynamique créativement. Elle est sans cesse à la recherche de nouvelles techniques et aime les expérimentations. Dernièrement, elle s’est cousu des robes en coloriant sur du tissu et elle est très intéressée par la technique de tissage avec tissu. J’aime beaucoup discuter avec elle et découvrir sur quoi elle travaille car ça sera à chaque fois différent. Elle partage, dans son blog « Don’t wait to create« , ses expérimentations, les travaux de ses élèves et les expositions auxquelles elle assiste. Shirley est reconnue dans le milieu et la communauté patchwork fait souvent appel à elle pour juger des expositions.
Shirley est pétillante de créativité mais sait rester organisée: elle n’a jamais plus de deux ou trois projets en cours et elle sait les terminer avant d’en commencer un autre. Rigueur que peu d’entre nous possèdent, n’est-ce pas? Elle encourage toujours ses copines de patch à finir les projets inachevés. Elle m’a ainsi aidé à finir tous mes « WIP » (Work In Progress = travaux en cours) avant que mon bout de chou pointe son nez. Shirley a le cœur sur la main, elle prête souvent ses outils à ses amis et ses élèves. Pour la naissance de ma fille, elle m’a offert deux ensembles magnifiques faits main. Elle a également organisé une baby shower party surprise en invitant toutes les personnes citées. J’étais très touchée par ce geste.
Voici le dernier ouvrage de Shirley, un sample pour sa classe de « quilt as you go ».
Wendy
Si vous suivez mon aventure de la Round Robin dans mon blog, vous avez peut-être déjà entendu parler de Wendy. Le projet de la Round Robin a été créé avec des personnes sur internet (chacune d’entre nous possédait un blog de patchwork). Quand nous avons réalisé que nous habitions la même ville avec Wendy, nous avons décidé de nous rencontrer autour d’un café pour nous échanger les quilts du projet. Nous avons lié une amitié et il nous arrivait de nous rencontrer régulièrement autour d’un café en dehors du projet de la Round Robin. J’ai présenté Wendy au reste du groupe. Elle est désormais inscrite à la Guild de Wellington et en est la secrétaire. Elle a également effectué des petites conférences avec Shirley sur leur projet quilt de la Passacaglia.
Wendy aime les projets très minutieux. Elle travaille souvent plusieurs années sur un projet. J’admire sa patience. Elle aime tous les travaux d’aiguilles: le quilting main, la broderie en fil d’or, le point de croix, le sashiko et la « broderie à jours ». Vous pouvez voir davantage de projets dans son blog « Wendy quilts and more« . Wendy aime beaucoup la couleur bleue et verte et raffole des tissus de Kaffe Fasset.
Nous avons des goûts très différents avec Wendy, notre situation de vie est également différente ainsi que notre démarche créative (ex: elle suit des patrons scrupuleusement, j’aime improviser). Je me suis souvent demandé pourquoi nous étions amies malgré toutes nos différences. Dans le monde du patchwork, on oppose souvent moderne à traditionnel. Je suis plutôt vers la tendance moderne à réaliser des projets assez rapides mais j’apprécie également le traditionnel et les projets qui requièrent des patrons précis. Je ne pense pas qu’il y ait une bonne et une mauvaise façon de voir les choses. J’aime échanger avec Wendy qui me fait découvrir une autre facette de cet art textile.
Deb
Deb habite dans l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande à Christchurch. Nous nous sommes rencontrées virtuellement par les réseaux sociaux à travers son blog et sur Instagram. C’est marrant comme des amitiés peuvent se développer de cette façon. Deb partage beaucoup sa vie quotidienne et ses sentiments dans son blog « Work In Progress« . De ce fait, j’ai l’impression de la connaître comme une copine proche. Elle m’avait beaucoup émue lorsqu’elle relatait la catastrophe des tremblements de terre de Christchurch et de toutes les implications au quotidien que ces tremblements de terre ont eu sur tous les habitants. Cinq ans après, le centre ville est toujours en ruine. C’est vraiment poignant comme spectacle. Sa fille de 6 ans ne se rappelle de la ville qu’en chantier. Deb se sert des barricades de chantier pour photographier ses quilts. Les quilts sont une explosion de couleurs qui fait du bien parmi tous les chantiers de reconstruction.
Deb possède une énergie débordante et communicative. Je l’ai suivie et encouragée à travers beaucoup de challenges personnels: une opération importante de la hanche, la reprise de ses études, un divorce. Elle partage également ses succès personnels sur les réseaux sociaux comme son voyage seule à New-York (rêve de longue date), son double diplôme obtenu récemment. J’admire énormément Deb, elle entreprend toujours beaucoup de choses qui ne sont pas évidentes. Malgré sa vie déjà bien chargée, elle est extrêmement attentive au bien-être de sa communauté patch. En apprenant mon arrivée en Nouvelle-Zélande, elle m’a envoyé un gros colis de chutes de tissus. J’ai été très émue par sa générosité. J’ai utilisé ses chutes à maintes reprises pour mes projets quilt. Deb aime les chutes de tissus et a horreur du gaspillage. Elle aime utiliser les bouts de tissus délaissés ou les mal-aimés pour créer des quilts :
En 2014 Deb a été inspirée par un nouveau livre de patchwork « Beyond Neutral » par John Q. Adams. Elle a décidé de se lancer un challenge créatif avant sa grande opération : créer tous les quilts du livre! Les quilts ont tous un look moderne avec des formes géométriques épurées qui donnent la parole aux tissus choisis. Pendant ce challenge, Deb devait également finir son double diplôme tout en s’occupant de la maison et de ses quatre enfants. Je n’arrive pas à comprendre comment c’est possible mais elle a réussi à relever tous ces défis (elle a obtenu son double diplôme avec mention bien). Bravo Deb!
C’est avec nostalgie que je clôture ce chapitre de ma vie. La Nouvelle-Zélande m’a offert des amies précieuses dans la communauté du patch que j’admire énormément. Je les remercie du fond du cœur de m’avoir fait une petite place dans leur cercle (déjà bien rempli) d’amis. Grâce à ces personnalités variées, la communauté du patch est très dynamique et pétillante de créativité. J’espère pouvoir faire d’aussi belles rencontres en France.
Rappelez-vous les articles d’Alice, une Française en Nouvelle-Zélande, ici et là… Depuis, vous êtes nombreuses à suivre également son blog ! Alice s’installe à présent en France, vous aurez bientôt de fraîches nouvelles de son installation. Elle compte sur nous pour lui permettre une intégration dans le monde français du patchwork ! Mais avant de tourner la page, Alice souhaitait rendre hommage à ses amies quilteuses du bout du monde. Je lui laisse volontiers nous présenter ses cinq amies, c’est pour nous l’occasion unique de connaître les goûts et les couleurs d’artistes néo-zélandaises.
Bonjour, je m’appelle Alice et voici le dernier volet de mon aventure en Nouvelle-Zélande. Nous avons décidé avec mon mari de rentrer en France pour que notre entourage puisse faire la connaissance de notre fille. J’ai eu la chance de rencontrer de nombreuses personnes très accueillantes dans la communauté du patchwork en Nouvelle-Zélande et je voudrais vous présenter quelques-unes de mes amies. Elles sont toutes très différentes mais notre passion pour le quilt nous réunit. Commençons par Adrianne et Anne.
Adrianne
J’ai l’habitude de voyager et pour se construire un cercle d’amis, je sais qu’il faut être proactive. C’est dans cet état d’esprit que j’ai contacté Adrianne. Adrianne écrit un blog « On the windy side » (qui fait référence au vent très présent de Wellington) et je lui ai simplement écrit un mail pour savoir si l’on pouvait prendre un café ensemble. Elle a gentiment accepté et m’a ensuite présentée à ses copines de couture. J’aime beaucoup le style d’Adrianne, ses quilts sont très colorés et structurés à la fois.
Adrianne a récemment achevé un projet pour ses 30 ans où elle créait un bloc par jour. Cette démarche requiert un certain dévouement. En effet, il ne faut pas se décourager en cours d’année. Adrianne possède une vie professionnelle très prenante et elle se couchait souvent à des heures improbables pour pouvoir finir son bloc du jour. Chaque bloc représente plus ou moins un élément de sa journée (elle coupait parfois un simple carré de tissu lorsqu’elle était très fatiguée mais la plupart des blocs sont assez élaborés).
Adrianne a remporté des prix lors de concours nationaux. Elle est adhérente à la Guild de Wellington et est responsable de l’organisation du bloc du mois (BDM) du club. Elle enseigne également des cours de patchwork dans deux boutiques de tissus locales. Ce quilt fait partie de l’une de ses classes et permet d’apprendre de nombreuses techniques différentes:
Anne
J’ai rencontré Anne par l’intermédiaire d’Adrianne. Anne a vraiment à cœur d’accueillir les nouveaux venus dans la communauté de patchwork de Wellington. Elle m’invitait à chaque événement et m’a même inclus dans son club informel de couture. Nous passions une journée par mois avec nos machines à coudre à avancer sur nos projets. J’aimais beaucoup ces rencontres. Malgré l’inconvénient de devoir déplacer tout son matériel, ces temps sont très motivants. Il est vraiment intéressant de voir sur quels projets les autres travaillent, d’avoir des retours sur son projet et de découvrir des nouveaux gadgets et techniques (sans oublier les bavardages entre copines). Anne veut faire vivre le monde du quilt et encourage les jeunes à participer. Elle aime la couleur et mixer les blocs traditionnels avec les dernières collections de tissus à la mode.
Dans sa pièce de couture Anne possède deux machines dont une Juki (une machine semi-professionnelle point droit). Elle en est follement amoureuse et quilte la majorité de ses quilts avec (en point droit). Anne aime également casser les codes du patchwork, elle a réalisé ces grands quilts à tête de mort.
Anne est la présidente actuelle de la Guild de Wellington qui comporte 180 membres. Malgré son trac pour parler en public, elle assure les réunions avec brio avec cette petite touche d’humour et de sympathie qui la caractérise si bien. Nous habitions dans le même quartier et nous nous voyions régulièrement (moi pour promener ma fille, elle pour promener son chien). Nos rencontres au café du coin vont me manquer! Dire qu’Anne adore les tissus est un euphémisme, elle les collectionne avec une passion sans limite. Elle l’avoue elle -même avec humour, son nom d’ Instagram étant: « I have a fabric problem » (« j’ai un problème de tissus »). Elle a même réalisé un mini quilt avec ce slogan.