C’est souvent très court, mais suffisant pour faire office de pense-bête. Bravo pour cette initiative !
Madame Lebasque et sa fille cousant à la fenêtre, peinture de Henri Lebasque (1911), dans un style intimiste évoquant bien le passage du savoir de mère à fille…
Depuis des mois, depuis même des années, des bateaux traversant la Méditerranée causent beaucoup de soucis, à la fois humanitaires et politiques. On parlait de Boat People il fut un temps, dans les années 1970-1980, pour traiter de l’exode des Vietnamiens qui voulaient une vie meilleure.
1984 – Boat People vietnamiens- Photo Phil Eggman
Dans le désespoir, ces gens fuyant coûte que coûte une douloureuse vie vers un avenir meilleur ne peuvent laisser indifférents ; prendre la mer est un moyen d’exil utilisé depuis la nuit des temps.
Couverture de livre (voir aussi ici) montrant un navire allant d’Europe vers l’Amérique.
Pour l’espoir, des voyages en bateau véhiculent le rêve de nouvelles terres, l’envie de grandes explorations, d’aventures ou le commerce d’un continent à l’autre… De l’Antiquité jusqu’au milieu du XXe siècle, les voies fluviales et maritimes étaient le majeur moyen pour transporter de nombreuses personnes et/ou marchandises à la fois, jusqu’à l’arrivée des lignes aériennes.
La tapisserie de Bayeux, brodée sur lin, raconte comme une bande dessinée la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Normand, devenu le Conquérant en 1066… surnommé le Bâtard par les Anglais. Les navires étaient issus directement de l’expertise Viking.
Ce n’est donc pas étonnant que tant de quilts montrent des thèmes marins ! Il suffit d’une Rose des Vents pour évoquer la traversée d’un océan…
Extraordinaire quilt de notre amie Any Vieussens, ayant nécessité des milliers d’heures de travail tout à la main ! Modèle américain magistralement interprété évoquant de longs voyages entre ciel et mer…
La population actuelle de l’ensemble du continent américain descend en grande partie de boat people des siècles passés, venant d’Angleterre ou de Russie, de Pologne ou de Chine, d’Irlande ou d’Afrique, d’Espagne ou du Portugal, d’Italie ou de France… Volontaires ou contraints, leurs descendants sont maintenant les Américains d’aujourd’hui.
Un des bateaux mythiques de l’Histoire des Etats-Unis est le Mayflower, qui le premier amena des personnes qui s’établirent sur ces terres « indiennes » (nous l’évoquions ici).
Comment ne pas avoir un petit mot ici pour « la frégate de la liberté », l’Hermione, dont la réplique vient de prendre le chemin de l’Amérique ? C’est un fameux Trois-Mâts fin comme un oiseau Hissez haut…, sorti de l’Arsenal de Rochefort (non loin de Brouage, info spécial quilteuses), passé à la postérité principalement pour avoir transporté le Marquis de La Fayette en 1780 vers les Etats-Unis en guerre. Le traité d’Indépendance (vis-à-vis de la Grande-Bretagne) avait été signé le 4 juillet 1776 mais la guerre entre Anglais et nouveaux Américains, menés par Washington, dura jusqu’en 1783. La France, ennemie des Britanniques, fut du côté des Indépendants. La magnifique frégate l’Hermione vient d’être répliquée et vogue vers l’Amérique : vous avez ici le blog de ce voyage qui se poursuit actuellement. Voici un quilt réalisé par un groupe de quilteuses françaises il y a déjà quelques années :
Au XIXe siècle, les échanges entre l’Europe et l’Amérique sont intenses et les quilteuses de la côte Est sont nombreuses à faire figurer des bateaux sur leurs ouvrages, en particulier dans les blocs de style Baltimore, nommé d’après la grande ville portuaire (malheureusement dans l’actualité en ce moment). Cherchez le bateau !!
Il est amusant de voir tant de blocs de fleurs encadrer quelques blocs plus symboliques (voilier, personnage, la Bible…). Ce quilt est au Musée de la Marine en Virginie. Description détaillée de ce quilt ici !Quilt de 1845 environSi vous comprenez l’anglais, un excellent article sur les quilts Baltimore est disponible ici.« Pride of Baltimore », quilt contemporain de Barbara Burnham (2011). Cette spécialiste du Baltimore vient d’exposer et donner des cours pendant le Salon de Paducah.
Du côté de la Gironde, plusieurs personnes se sont lancées ensemble dans un modèle de Baltimore d’Ellen Sienkiewicz. Michel (Le Thé à Coudre) a terminé le sien :
Superbe navire de Marie-Christine Chasseraud ! Ton quilt est-il fini Marie-Christine ? Si oui, donne-nous le lien vers une photo !
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Un couple d’artistes conceptuels fort renommés, les Kabakov, russes ukrainiens d’origine mais vivant aux Etats-Unis, créent des événements marquants comme le « Ship of Tolerance ». Plusieurs sont faits au fil des ans à des fins pédagoqigues, bateaux éphémères aux voiles piécées de dessins d’enfants :
Le concept est de demander à des enfants d’une ville de dessiner leur conception de la tolérance. A New-York en 2013 par exemple, près de mille enfants des cinq arrondissements (Manhattan, Brooklyn, Queens, Bronx et Staten Island) âgés de 5 à 13 ans et provenant de multiples communautés à l’image de la population de cette ville, ont offert leur vision de la tolérance. 150 peintures ont été sélectionnées pour faire la voile du bateau, les autres ont été exposés dans divers lieux de la ville. Expérience menée dans divers pays pour diffuser l’espoir d’un monde meilleur, la connaissance et le respect de l’autre par l’art.
Je ne suis pas allée au Salon « Pour l’Amour du Fil » et les blogueuses parlent beaucoup des Molas d’une Japonaise… Si vous recherchez des informations sur cette technique et l’artiste Fumiko Nakayama, vous pouvez lire ou relire cet article : Fumiko Nakayama, créatrice de Molas ainsi que Des tissus imprimés inspirés des Molas.
Twinkling Now, Fumiko Nakayama, présenté à Tokyo en 2010.
Vous le savez peut-être, la technique principale des Molas est l’appliqué inversé. Savez-vous que cette technique est souvent utilisée par Bernadette Mayr ? Vous trouverez cette technique très futée, ressemblant à la pose d’un passepoil dans le domaine de la couture, dans plusieurs de ses livres. Je vous en reparlerai peut-être bientôt !
Ici les arcades sont facilement faites en appliqué inversé, c’est bien malin ! (livre Häuser-Patchwork)
Une connaissance m’a montré des tissus japonais achetés, ne sachant comment les mettre en valeur. Son envie était d’avoir un plaid pour couvrir un fauteuil fatigué. Avec mes nombreux projets – dont un quilt à faire pour le mariage de l’amie d’enfance de mon aînée – je n’avais aucune intention de me charger d’un ouvrage supplémentaire. Mais ces tissus m’ont parlé, je n’ai pas su refuser !
Le challenge était de faire quelque chose de ces trois tissus. Les deux dessus sont des tissus japonais tissés pour en faire des kimonos d’été (Yukata), ils ont donc, de lisière à lisière, la largeur de 35-36 cm. Il y en a 120 cm de chaque. Le tissu de dessous est, lui aussi, un coton teint à l’indigo de manière artisanale. Ses parties blanches comportent par endroits encore des restes de la cire posée pour que la teinture ne se fasse pas à cet endroit (technique de la réserve). J’en ai un peu plus : 2 mètres en 90 cm de large. Que faire pour ne pas dénaturer ces tissus beaux par eux-mêmes et plutôt rares et précieux ?
J’ai acheté du tissu marine pour compléter, ainsi que du blanc naturel pour le dos. J’ai lavé tous les tissus, ouf aucun indigo ne déteint ! Les résidus de cire ne sont pas entièrement partis, je laisse ainsi. Après quelques recherches dans les livres qui pouvaient m’aider, j’ai décidé de faire en centre un bloc présenté dans un livre de Susan Briscoe, idéogramme d’origine chinoise je crois pour dire « Bonne chance » !
Ce même idéogramme est présenté ici, signifiant « good luck » !
Voici le mien, avec des bandes ajoutées afin d’arriver à 35 cm de côté (largeur du tissu imprimé) :
Puis j’ai continué avec des bandes de tissu en coton marine intercalées pour mettre en valeur chaque imprimé et quelques variantes de montage pour faire ce top :
Le top fait 140 cm de côté, j’avais promis de faire un plaid d’au moins 120 cm, mission accomplie ! C’est bien indigo foncé, même si la photo fait penser à du noir ! Ces tissus ne sont-ils pas superbes ?
Et voilà le top ! Il faut encore que je le quilte puis je rendrai ces tissus, quelque peu mis en scène, à leur propriétaire !
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En prenant la photo du top ci-dessus dehors, je n’ai pas résisté à l’envie de photographier aussi une des fiertés de mon jardin : une pivoine arbustive à l’histoire passionnante (pour moi en tout cas).
Cette pivoine s’étale maintenant sur 2 mètres ! Cette année elle porte moins de fleurs que l’année dernière, mais je le lui pardonne bien volontiers. Les fleurs étaient simples à la première floraison, elles sont maintenant doubles et dégagent un merveilleux parfum, ce qui est rare chez les pivoines.
Un botaniste américain d’origine autrichienne, Joseph Francis Rock, a découvert en 1925 dans une lamasserie de l’ouest tibétain une pivoine à nulle autre pareille, blanche au coeur pourpre, à l’envoûtant parfum. C’est une pivoine sauvage venant d’une vallée retirée dans la région de Ganzu (Chine), lui disent les Lamas. Malgré tous ses efforts, ses expéditions, ses recherches, il n’en trouvera aucune autre trace, ni lui ni personne. Toutes les pivoines Rockii du monde descendent des graines de cette unique plante ! Nous avons acheté la nôtre dans le Gers (La Pivoine Bleue). Une pivoine Rockii était rare voilà quelques années encore, maintenant on peut en trouver facilement.
Cet homme n’était pas seulement botaniste, c’était un incroyable aventurier qui a à la fois parcouru tous les dangers et vécu en Dandy, excentrique et génie scientifique, extrêmement doué et roublard, errant de par le monde, botaniste, journaliste, espion, explorateur, sorcier… Sa vie est un roman palpitant qui a inspiré à la fois cinéastes et romanciers :
Horizons Perdus, film de Franz Capra d’après le livre de James Hilton
Connaissez-vous le Shangri-La, ce nom qu’on voit maintenant un peu partout pour évoquer un lieu serein ? C’est dans Lost Horizon, roman de J. Hilton, que ce lieu utopique fut inventé à la suite des récits de ce fameux Joseph Rock !
En France, Irène Frain, notre Bretonne amoureuse de l’Inde, de l’Asie et des aventuriers, a aussi écrit deux livres sur l’homme sauveur de pivoine :
Alors je regarde ma pivoine arbustive avec beaucoup de bonheur, pensant aux mille péripéties du botaniste-aventurier…
Il vient de pleuvoir, elle reste quand même magnifique ma chère pivoine Rockii…
Aujourd’hui, j’entame ma cinquième année de blogueuse. Et c’est pour annoncer du nouveau en France !
Oui, ceci est bien un gâteau d’anniversaire au chocolat !! Il est mis en scène d’une manière incroyable… Je me l’octroie aujourd’hui, mais il vient de ce blog.
Je vous avoue ici avoir personnellement contacté Carol Veillon (Quiltmania) et Viviane Rousset (Editions de Saxe) pour tenter de faire éditer en français les livres de mes amies Sujata Shah et Bernadette Mayr dont je vous parle si souvent, qui font des quilts différents de ceux qu’on voit en France. Les réponses sont chaleureuses, j’espère que cela aboutira chez l’une ou l’autre… Mais j’ai senti un petit flou dans la réponse de Carol, comme si elle me cachait quelque chose… Aujourd’hui, je comprends pourquoi ! Je ne suis pourtant pas à Nantes au Salon de Pour l’Amour du fil (malheureusement) mais j’ai acheté ceci, où j’ai découvert le pot aux roses :
L’édito de Carol Veillon est clair ! Après la création de Simply Vintage qui célèbre le country, un Simply Moderne va voir le jour. Ce sera un magazine fait pour attirer la jeune génération avec « leurs » tissus, « leurs » stylistes, « leurs » inspirations issues du traditionnel, mais chut, les jeunes croient que tout est nouveau ! La réussite éclatante du patchwork pour les jeunes est bien visible ailleurs, en Angleterre notamment. Je suis abonnée au mensuel britannique (oui, mensuel, je ne me trompe pas !!) Love Patchwork & Quilting, il est devenu le n° 1 des ventes de magazines de patchwork après 6 mois d’existence ! A un an et demi maintenant, il est incontournable, il fait la mode, il ne se bat pas contre les blogs mais s’appuie sur eux. C’est frais, c’est sympa, j’y trouve de l’inspiration pour les ateliers d’enfants ou des quilts pour des jeunes… et je désespérais de ne rien voir venir en France.
Quelques modèles montrent le changement en douceur dans ce magazine de transition, dernier des hors-séries saisonniers :
Alors longue vie à Simply Moderne, futur magazine qui, j’espère, attirera la nouvelle génération de Françaises -et bien d’autres- vers le patchwork!
De nos jours, nous sommes nombreux à lutter contre l’encombrement, le trop-plein de nos armoires et nos étagères… Pas vous ? Alors, grande lectrice, j’achète beaucoup de lectures sur ma tablette, ainsi que ma fille aînée (voir cet article).
Enfant, je me souviens qu’on faisait des jaquettes pour protéger les belles couvertures. C’est ce que nous avons fait le mois dernier pour des carnets en Journée de l’Amitié France patchwork 31. Il en est résulté beaucoup de petites merveilles ! J’ai reçu celles-ci en photos venant des 4 coins du département :
Carnet de Suzanne, du club de Cazères. L’attache est une languette de cannette de boisson, vive le recyclage ! Tout en douceur et romantisme, carnet d’Annick du club de Balma.Carnets des Filles du Vent du Sud, les amies de l’extrême-sud du département (dont une habite en Hautes-Pyrénées)
Trop souvent aussi maintenant, je trouve que les couvertures manquent de souffle, de beauté, d’inspiration. Est-ce si difficile d’illustrer un livre ?… Des éditeurs étrangers ont fait appel à des brodeuses pour faire leur couverture : idée bien maligne, les femmes étant les plus grandes lectrices, brodeuses, quilteuses… et que c’est beau !
Bien sûr, les broderies originales sont photographiées avec soin. Qui va oser s’en inspirer en France ? Nous avons bien assez de talents hexagonaux pour fournir des ouvrages pour remplir des bibliothèques entières !
Ces trois premiers livres font partie de la littérature classique anglophone, couvertures brodées par Jillian Tamaki, édition Penguin Books – Threads DeLuxe Classics. En voici d’autres, brodés par Rachel Sumpter :
Le titre français est : Les Quatre Filles du Docteur March
… et les 4e de couverture sont des prolongations des broderies du devant ! Les voici avec les rabats déployés :En Suède aussi, un éditeur a fait appel au talent de la brodeuse suédoise Karin Holmberg :J’aimerais tant que cette tendance arrive en France !
Brouage est une petite citadelle injustement tombée dans l’oubli, merveille historique, berceau de Samuel Champlain, fondateur du Canada… Heureusement, des milliers d’admirateurs se pressent dans cette Cité de pierre et d’eau tous les deux ans grâce à l’initiative de Dominique Husson qui, infatigablement depuis 16 ans, est l’âme de l’exposition biennale des Quilts de Légende.
Les Quilts de Légende sont des ouvrages sélectionnés par un comité et répondant à toute une série de critères bien précis. Le but est de montrer au public uniquement le meilleur, l’exceptionnel en matière d’art textile traditionnel. Cette exposition commence toujours à Brouage et, pendant deux ans, ces merveilles voyageront au gré des salons et expositions d’exception.
Brouage, cité remaniée par Vauban, rénovée depuis les années 1980, joyau de pierre et d’eau…
Je ne manquerai pas d’y aller, sans doute en mai, et vous présenterai mes coups de foudre ! En attendant, vous pouvez lire ou relire les cinq articles écrits il y a deux ans lors de la précédente édition :
Bonne lecture… et, j’espère, bonne balade à Brouage pour vous aussi ! En souvenir, n’hésitez pas à vous offrir le catalogue édité par France Patchwork, disponible sur place.
Kristine a des petits-fils qui aiment les voitures… et les camions de pompiers ! Alors Kris a craqué pour un modèle d’Edyta Sitar, Sweet Ride, qu’elle a adapté.
Une mamie séduite par un modèle, c’est déjà de l’amusement dans l’atelier :
Mademoiselle Violette la fleuriste va ouvrir son magasin de bon matin…
Jour de marché, on y va ! Pin-pon, une urgence ! Une autre urgence, complètement à l’ouest !
Pour l’un, c’est celui-ci :
… et pour son frère, celui-là :
…à accrocher le long de leur lit. Chacun a sa petite voiture de pompier, mais pas au même endroit ! Vroum-vroum!
C’est un quilt fait d’après une technique simple et ludique de Bernadette Mayr. Cette artiste nous a permis de présenter les explications de ce modèle dans le magazine de France Patchwork n° 124 (printemps 2015). Ce modèle semble plaire, c’est tant mieux ! Si vous n’êtes pas adhérente de France Patchwork, vous pouvez acheter ce magazine lors de salons, au stand France Patchwork. Le mieux est bien sûr d’adhérer, ici la page qui vous explique comment faire ! Attention, pour recevoir les 4 numéros par an de la revue Les Nouvelles – Patchwork et Création Textile, il faut choisir code 1.
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Arbre-mur, vu sur Facebook… L’art est partout !
Evelyne a donc adoré son cadeau, tant et si bien qu’elle a voulu faire un petit frère au quilt de feuilles. Et même un grand frère, puisqu’elle s’est attaquée à une forêt ! C’est avec beaucoup de plaisir que nous l’avons découvert quilté vendredi dernier. J’en ai fait des photos peu artistiques, avec un petit appareil-photos devant notre salle de réunion, mais je tiens pourtant à vous montrer ce magnifique quilt !
Dans des couleurs similaires au quilt de la Ruche de l’Amitié, cette forêt sera un beau plaid pour notre fan de vert et de verdure ! Vu d’un peu plus près, vous pouvez cliquer pour voir les détails du quilting machine. Impossible de deviner qu’Evelyne est débutante en la matière, elle a osé de multiples motifs.
Evelyne s’est auparavant entrainée au piqué libre en s’inspirant tout particulièrement de ce livre de Dijanne Cevaal. A recommander également, celui de Fanny Viollet : Piqué libre : la machine à coudre créative. Faisons des stages, des essais, c’est en pratiquant qu’on y arrive !
Un coup d’oeil sur le dos, piécé lui aussi : pour un plaid, le recto-verso est un plaisir multiplié ! Evelyne étant une personne très sensible, elle nous a raconté l’histoire de certains de ces tissus, des souvenirs de femmes de sa famille…
Il est écrit : « Quand la vie est une forêt chaque jour est un arbre »…
Jacques Prévert (voir le poème complet ici). Et bien sûr, Evelyne n’a pas oublié le crayon du souvenir.
Cette forêt fait partie des modèles d’un livre maintenant épuisé de Bernadette Mayr (Garten Patchwork), mais vous pouvez d’ores et déjà acheter son petit dernier, plein d’idées nouvelles tout aussi enthousiasmantes :
En 2006, un livre traduit en français m’a grandement intéressée, il était signé Bernadette Mayr que je ne connaissais pas encore, malgré des articles sur elle dans les Nouvelles de France Patchwork ! Je n’avais simplement pas retenu son nom. Ensuite avec les Abeilles, nous avons fait plusieurs ateliers ensemble, découvrant diverses techniques de coupe et couture rapides, au coup d’oeil et à main levée… Quel changement avec l’exactitude requise en patchwork traditionnel où un millimètre de décalage nous fait recommencer un bloc !
Dans l’exposition actuelle de Colomiers, nous pouvons voir encore deux quilts issus de ces années de découverte du « style Bernadette », comme nous disons entre nous :
Des coquelicots faits par Christiane Goffeney, une version sur fond anthracite très simple et graphique, avec un beau quilting main en croisillons.Prairie d’Or de Chantal Bommier, avec une très belle étude de dégradés. Cette technique donne une mosaïque impressionnante de petits bouts de tissus, mais la pratique est plus ludique qu’on ne le pense !
Bernadette Mayr vient de sortir son sixième livre. Elle se renouvelle tout en gardant son goût pour l’utilisation des jeans (denim), les coupes originales, l’appliqué inversé… Nous le trouvons vraiment formidable, mais beaucoup préfèreraient pouvoir le lire en français…Comme pour le livre de Sujata Shah, j’espère que le nouveau livre de Bernadette trouvera un éditeur francophone !