Des potirons pour Halloween

Cela fait maintenant six ans que j’ai fêté Halloween à New York City avec ma famille, c’était bien dépaysant ! Quelle débauche de costumes, de rires et de fantaisie ! Les Américains adorent cette fête, héritage des traditions celtiques d’Irlande et d’ailleurs, pendant laquelle on aime se moquer un peu de notre crainte de la mort, afin de mieux la supporter…

Combien de millions de « pumpkins » américains sont-ils récoltés chaque année pour fêter Halloween ?…

Malheureusement, cette année, l’ouragan Sandy balaie cette fête des enfants, petits et grands… Tant de travail est nécessaire pour se remettre de ce terrible accident climatique qui dévaste cette partie si peuplée… Je suis de tout coeur avec vous, amis américains, ce qui vous atteint me touche personnellement.

Aujourd’hui, c’est la Pennsylvanie qui va voir passer le gros de cette tempête. Même si des Amish vivent dans de nombreux Etats, c’est là qu’est leur berceau américain. A noter que les Amish, fidèles à leurs spécificités, ne fêtent pas Halloween, tout au plus décorent-ils leur intérieur de quelques potirons  (non creusés) qui attendent d’être consommés… Ces cultivateurs, souvent bios ou presque, fournissent les fameuses boules orange à des milliers de familles ! Leur propre cuisine automnale est également bien riche en soupes, cakes et tourtes au potiron… Pour savoir un peu comment se nourrissent les Amish, vous pouvez lire ce petit article. Leur nourriture est proche de la cuisine campagnarde allemande, très riche… mais ils se dépensent physiquement toute la journée, d’où une surcharge pondérale quasi inexistante chez eux ! En tout cas, le potiron est excellent pour la santé…

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En Europe continentale, en France en particulier, nous avons maintenant un certain rejet pour cette fête car elle a été accompagnée dans les années 90 d’une débauche de petits objets parfois de très mauvais goût et d’un pâle copié-collé des traditions américaines dont la greffe n’a pas pris.

Idée de jolie décoration pour Halloween (Google)

Il n’en reste pas moins que l’on peut se réjouir de célébrer le milieu de l’automne avec de belles décorations, des bouquets de feuilles aux couleurs chaudes, des marrons, des pommes de pin… et des potirons !  A l’origine, les Irlandais utilisaient des navets ou des rutabagas pour faire des lanternes* ; les émigrants ont profité de ce merveilleux gros ballon orange, découvert sur place en Amérique, pour adapter leurs traditions du vieux continent.

Moi j’aime retrouver des décorations saisonnières, vous aussi peut-être ? Je vous propose donc deux modèles de potirons que vous pourrez sortir avec joie tous les ans ! La famille orange pourra même s’agrandir d’année en année…

En premier plan, le potiron inspiré du modèle Quiltmania. Et parmi les vrais potimarrons du jardin, vous avez une « citrouille de Cendrillon », aux côtes plus marquées.

1. Le potiron Quiltmania

Dans un très ancien Quiltmania (le n°7, automne 1998), vous avez un superbe modèle de potiron aux tranches habituellement marquées par une ficelle. Pour ma part, j’ai cherché plusieurs coloris pour faire une petite fantaisie, à vous de choisir ! Le modèle est signé Marie-Thérèse Bazin. Ce numéro étant épuisé depuis longtemps, j’espère ne froisser personne en vous photographiant cette double page explicative :

Les tranches ne sont pas tout-à-fait symétriques. Agrandissez en cliquant pour recopier !

2. La citrouille de Cendrillon

Il y a quelques années, Maïté recherchait désespérément un modèle de grosse citrouille avec les côtes saillantes. C’est dans un ancien Burda allemand des années 80 que j’ai trouvé ce modèle provenant directement des Etats-Unis. Pour toutes les Abeilles, j’en avais alors fait une fiche, en voici la copie et les gabarits. 

Le Bon Potiron pour Maïté

Fournitures :

Tissu  couleur potiron : 20 cm en 140 cm
Tissu vert : carré de 16 cm
Fil machine (orange si vous avez, sinon gris ou beige foncé)
Fil solide (à quilter par exemple) vert et roux pour la couture à la main
Ouatine de rembourrage
Facultatif : ciseaux cranteurs

 

Ce gabarit mesure, de pointe à pointe de croissant (en ligne droite) 18 cm environ. Vous pouvez à volonté agrandir le modèle pour faire des citrouilles géantes !

A – Avec le tissu potiron

Plier le tissu en deux, endroit à l’intérieur, afin de pouvoir dessiner 8 fois le gabarit A (en croissant de lune) en séparant chacun d’1,5 cm minimum. Ne pas oublier de marquer aussi le repère du milieu.

Ensuite, dans l’ordre que vous préférez : découpage des croissants (en laissant mini 8 mm autour en marge de couture) puis piquage de chaque courbe interne ou bien : couture des courbes internes puis découpage (ce que je préfère, c’est plus rapide, le tissu ne glisse pas). Chaque couture doit commencer et finir par un point d’arrêt, sans empiéter dans les marges. Réglez bien votre machine, la tension doit être forte pour qu’on ne devine pas trop les points quand vous rembourrerez ; de même réglez la longueur de point à 2 maximum. Si vous avez des ciseaux cranteurs, profitez-en !

Marquez les milieux de croissant, simplement en pinçant les deux épaisseurs au niveau de la marque. On va maintenant assembler les courbes extérieures en épinglant juste au niveau du centre.

A la dernière couture, laissez un espace d’une dizaine de cm (pas à une extrémité) pour pouvoir retourner et remplir le potiron, mais auparavant fermez chaque extrémité avec une « couture sauvage » qui sera cachée ultérieurement.

Retourner, puis bourrez de ouatine ; si vous faites un très gros potiron, n’hésitez pas à remplir le centre de restes de coupes de tissus, de fils divers, de collants filés, de bouts de molletons… Refermez l’ouverture au fil roux.

B – Avec le tissu vert

Avec le gabarit B, découpez le tissu pour faire la tige. Plier le tissu endroit contre endroit, coudre la couture droite et le sommet à la machine. Bourrez souplement et appliquez au fil vert au sommet du potiron : cela cachera la jonction des 16 coutures ! 
Et pour cacher la base, coupez un rond d’environ 4 cm de diamètre dans le reste de tissu vert, faire à la main un rentré de 5 mm tout autour et appliquez sur la base du potiron.

HAPPY HALLOWEEN  !

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*Pour en savoir plus sur les origines d’Halloween, vous pouvez lire ces deux articles de guide-irlande.com :
Samain : la fête celtique
Jack o’ Lantern : le conte de la lanterne

A pois ou à rayures

En juillet dernier à Bourg Dun, lors du Festival du Lin, il y eut le vote pour le concours France-Patchwork « A pois ou à rayures ? ». Le thème était l’utilisation de tissus en lin imprimés à pois et à rayures, rouge et écru, de fabrication française. Quelle bonne idée ! Nous sommes effectivement les premiers producteurs de lin au monde (même si on l’exporte souvent en Chine pour le tisser et le teindre…) et c’est une plante qui pousse si facilement qu’on n’a pas besoin d’arroser les plantes de pesticides. Et puis, les champs en fleur sont divins !

Champ de lin en juin en pays de Caux

C’est notamment en Normandie que le lin trouve son environnement idéal : terres riches et profondes, hygrométrie importante… Les tiges sont si ligneuses qu’on les arrache plutôt que de les couper ; elles auraient vite raison des lames les plus tranchantes ! On compte habituellement 100 jours entre le semis et l’arrachage ; pour plus de renseignements, cliquez ici !

Lors du Salon des Loisirs Créatifs de Toulouse, nous avons eu la chance d’avoir pu exposer une quinzaine d’oeuvres tirées de ce concours. Cet aspect des Arts Textiles a plu à tout le monde ! Ce plébiscite est bien compréhensible, chaque ouvrage était très soigné, inventif, racontait son histoire… Cela changeait des ouvrages de facture traditionnelle tout en plaisant aux amatrices de classique.

Sur le blog de France-Patchwork 31, mon amie Callale a mis en ligne les photos de tous les ouvrages exposés à Toulouse. En ce qui me concerne, je prends le parti de vous présenter seulement trois ouvrages, je sais que c’est dommage pour les autres, mais j’assume !

Voici tout d’abord celui qui passionnait les enfants (mais pas que) :

Et mille et autres choses, Brigitte MARCO

En voilà une belle manière d’exposer les mille utilités du lin ! Quand des enfants se présentaient, je les prenais parfois à part (le temps que les parents profitent de l’expo) et je leur présentais certains quilts. Celui-ci captivait l’attention ! Ensuite on recherchait dans chaque oeuvre un bout de tissu à pois et à rayures, puis chacun apprenait ce nouveau mot : hexagone…

Des hexagones se trouvaient en effet dans deux quilts, dont celui-ci :

De lin à l’autre, Dominique Briet

C’est le quilt qui attirait le plus l’attention des adultes, quilteuses ou non, hommes et femmes, alors qu’il n’a pas eu la chance d’obtenir un Prix. J’avance l’explication qu’au Concours, les quilts étaient présentés sur un mur blanc alors que le noir met particulièrement en valeur celui-ci, avec sa toile de jute lâche et ses petits boutons… Ce sont des mini-quilts reliés par des bandes, un Sampler de facture moderne présentant des idées de pliages et de techniques diverses fort inspirantes !

Ci-dessus, quelques détails, photographiés sur fond blanc… C’est très beau quand même !!

Laissez-moi maintenant vous présenter mon préféré :

 Palmyrus Linus écarlate, Christine Mahé. Je suppose que le titre, apparemment savant, est totalement fantaisiste, je connais le palmier chanvre (Trachycarpus, j’en ai deux dans mon jardin, et il est très commun en Gascogne)  mais pas le palmier lin !!  En attente de confirmation… Invention pure de l’artiste sans doute !

Je n’ai encore jamais rencontré Christine Mahé, mais c’est la deuxième fois que je tombe sur un de ses tableaux qui me ravit (voir ici une autre oeuvre de cette artiste). Que dire, sinon mon admiration devant cette technique parfaite, l’alliance inattendue de tissus japonais avec nos lins français, l’humour dans certains détails de quilting… Bravo Christine !

Pour le plaisir, voici un détail du quilting machine parfait, vu de dos :

Si on détaille le matelassage, on trouve des grenouilles, des oiseaux… On croit voir une oeuvre « sérieuse » mais elle est pleine de fantaisie !

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En petit dessert, pour les utilisatrices de lisières, voici un détail de L’Un et L’Autre :

Bandes coupées à cru, qui peuvent s’effilocher, mêlées à des lisières, une frangée, l’autre aux pastilles de couleurs.
On dirait ainsi une boule de Noël !
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Ici la Galerie de tous les quilts ayant concouru : Le Bourg Dun, Concours 2012. Un immense bravo à toutes les participantes !

Un bloc spécial pour le sampler sur les Droits de la Femme

La semaine dernière, les Abeilles et moi-même étions fort occupées au Salon des Loisirs Créatifs de Toulouse. Quel plaisir de partager avec les visiteurs la magnifique exposition « A pois ou à rayures » ! Je vous en reparlerai bientôt, vous pouvez en voir déjà  de belles photos ici par exemple.

Stand France-Patchwork au Salon des Loisirs Créatifs de Toulouse (18-21 octobre 2012)

Un autre stand, juste à l’entrée, a particulièrement retenu l’attention : l’expo-vente des broderies afghanes par l’association créée par Pascale Goldenberg, tenu avec brio par Françoise Rouppert et des bénévoles de la Haute-Garonne. En bref, il s’agit d’aider des femmes d’Afghanistan à acquérir une petite indépendance financière et favoriser la scolarisation des filles tout en conservant une très belle tradition de broderie. Pascale et ses amies récoltent des broderies (souvent carrées, mais de nouveaux formats sont maintenant disponibles), les paient et les revendent, principalement en France et en Allemagne via leur Association  DAI. Les résultats sont là, ces femmes peuvent ainsi obtenir un petit pécule pour payer le médecin ou autres dépenses vitales. Des femmes aident d’autres femmes, c’est le sens de cette initiative.

Les lecteurs anglophones trouveront un dossier explicatif ici. English readers can find  here a file about this association.

Je me suis offert plusieurs carrés, ainsi que cette belle frise !
(La brodeuse s’appelle Fatuba)

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En plein dans mon aventure avec les quilteurs (oui, des hommes font aussi cet ouvrage !) qui suivent le sampler proposé par Barbara Brackman et au vu de mes tissus volontairement « ethniques », je ne pouvais que soutenir concrètement l’initiative de Pascale ! Le bloc de cette semaine est donc dédié aux femmes afghanes, dont la condition est certes moins catastrophique que du temps des Talibans au pouvoir, mais toujours très difficile.

Le bloc d’origine s’appelle « Rocky Road to Kansas », la route rocailleuse -pleine d’embûches ?- vers le Kansas. Il évoque aujourd’hui pour moi la difficile route des femmes afghanes (et aussi tant d’autres malheureusement) vers l’éducation, la considération… bref une place digne dans leur pays. Alors je rebaptise exceptionnellement ce bloc « Rocky Road to Kabul »
La brodeuse de ce carré s’appelle Benapha.

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Vous pouvez voir ici mon album de blocs « Grandmother’s Choice ».

Marie et Michel

C’est l’histoire de Marie qui, après des années de réunions hebdomadaires de « patch & tchatche » autour d’une tasse de thé, décide d’ouvrir avec une amie un magasin dédié au patchwork faisant également salon de thé. Ainsi est né « Le Thé à Coudre » à Mérignac, du côté de Bordeaux, lieu de rendez-vous incontournable pour de nombreuses passionnées de la région.

C’est aussi l’histoire de Michel, son mari, qui décide d’essayer de coudre lui aussi un bloc après sa visite à Ste-Marie-aux-Mines en 2009 ; il en a envie à force d’admirer tant de quilts et de voir toutes ces femmes tirer l’aiguille dans la bonne humeur ! S’ensuit son implication dans le magasin en remplacement de la partenaire de Marie et la décision de commencer fort : il s’attaque au Sylvia’s Bridal Sampler*, un grand quilt imaginé à partir de la saga de Jennifer Chiaverini** ! On lui prédit un abandon rapide, mais c’est sans connaître la pugnacité de Michel et le plaisir authentique qu’il prend à la couture à la main… Sitôt fini, c’est sur le mythique « Dear Jane » qu’il jette son dévolu… Il suit le plus fidèlement possible les couleurs de l’original, travaille seul ou en groupe au Thé à coudre… Son top, presque fini, l’a suivi jusqu’à Toulouse la semaine dernière :

Voici le couple sur leur stand avec le Dear Jane en cours de Michel. Je l’ai regardé très attentivement (le top ;-)), il est vraiment très bien cousu !

Merci à vous deux pour votre accueil, à l’année prochaine au Salon de Toulouse… ou peut-être bien avant, qui sait ?

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* Livre en français, avec les explications des 140 blocs, édité aux Editions de Saxe.

** Série de romans, voir ici.

Nous sommes au Salon des Loisirs Créatifs à Toulouse

Ce blog va faire une petite pause, car les Abeilles vont butiner du côté de :

Nous vous accueillerons avec grand plaisir sur le stand France-Patchwork ainsi que dans la Grande Galerie : vous y admirerez  une sélection de quilts issus du concours de juillet dernier « A Pois ou à Rayures ». Quilteuses, tricoteuses, cocheteuses, bricoleuses de Midi-Pyrénées, venez y faire un tour !

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Matelassage en éventail baptiste

Dans le domaine du patchwork, certaines personnes déplorent l’emploi de mots anglais. Je compatis avec les quilteuses frustrées de ne pouvoir tout lire dans les livres américains ; il est cependant fastidieux de tout traduire systématiquement…

Coca-Cola at Quilting Bee : on ne peut plus américain !!

Mais dans tout apprentissage on apprend du vocabulaire ! Si vous faites de la voile, certains mots viennent du hollandais, si c’est du karaté vous apprendrez des mots japonais… En patchwork, nous apprenons quelques mots anglais. Certes, nos amies québécoises préfèrent parler de courtepointe plutôt que de quilt, mais par ces quelques illustrations je souhaite vous montrer à quel point quilter est une pratique sociale reconnue aux Etats-Unis. C’est vrai aussi que les Américaines anglophones ne s’offusquent pas lorsqu’elles parlent d’appliqué, mot en français non anglicisé ! Et puis souvenons-nous que le mot latin culcita signifiant matelas, coussin puis couverture, a donné à la fois l’anglais quilt et le français couette…

Tableau de « Grandma Moses », Quilting Bee, peint en 1950

Alors il me semble qu’on peut continuer à employer les mots en anglais puisque cet art a été largement développé aux Etats-Unis et c’est là que les choses ont été nommées : les noms des blocs, les outils, les techniques… On traduit ce qui l’est facilement (bloc pour block) et on peut garder les mots et expressions spécifiques (patchwork, log cabin, cutter et autres…). A chaque domaine sa langue dédiée ! Savez-vous quelle est la langue internationale pour la Poste Universelle ? C’est le français, auquel a été ajouté l’anglais seulement en 1994. Je l’ai appris lorsque ma cousine habitant en Suède m’envoya un « envoi recommandé » (écrit en français, tout comme la mention « par avion ») lorsque j’habitais en Allemagne. De même, en danse classique ou en escrime par exemple, les termes techniques sont en français dans le monde entier.

Quilting Bee – Fred Weaver  (gouache, 1969)

Ecrivant en « premier jet » le titre : Quilting en baptist Fan, dans ce franglais que comprennent quand même beaucoup de quilteuses francophones, je me suis dit que c’était un peu too much, alors je l’ai francisé, mais ce débat est finalement moins intéressant que le sujet lui-même ! Alors je vais continuer à écrire comme je parle…

Tableau de Bob Pettes – En vente en puzzle de 500 pièces !
Ces quelques illustrations de quilting bees montrent leur place dans la vie sociale américaine !

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Le quilting de mon quilt en dés est l’un des modèles les plus populaires de la fin du XIXe/début du XXe siècle aux Etats-Unis. Il fait partie des « overall », dessin qui se répète sur tout le top sans tenir compte du dessin du patchwork ou de l’appliqué. Pour nous, ce modèle a le charme de l’ancien ; pour les quilteuses de ce temps-là, il avait aussi beaucoup d’avantages techniques.

Tout d’abord, le dessin :

Ces cercles concentriques sont faciles à répéter, il en suffit d’un, dessiné par exemple avec une assiette ou un gobelet, qui sera répété en l’agrandissant ou le rapetissant selon un espace constant. Cet espace sera au choix : l’épaisseur du pouce, la longueur d’une phalange, la hauteur du dé à coudre… et puis le coup d’oeil de la quilteuse ! Il faut se souvenir qu’une fois les trois épaisseurs tendues dans le cadre à quilter, on ne l’enlèvera que terminé, on comprend alors que les dessins les plus faciles à suivre avec le minimum de marquage sont les plus populaires !

Ensuite le quilting en arrondi :

A cette époque donc, les femmes quiltaient sur un cadre fixe, souvent à plusieurs, lors des « quilting bees » (réunions d’abeilles quilteuses) et je crois que cela bourdonnait comme dans une ruche ! Ce dessin en quarts de cercles peut se commencer à plusieurs endroits à la fois, il est facilement ajustable et le quilting en ligne arrondie, qui suit le mouvement du bras, est particulièrement agréable.

Pourquoi s’appelle-t-il Baptist Fan ?

A fan est un éventail, bien sûr on comprend tout de suite en voyant le dessin. Baptist est une des branches du protestantisme, parfois on appelle ce modèle aussi  Methodist (autre branche du protestantisme) ou Bishop (évêque), l’appellation des Amish je crois. C’est tout simplement parce que les quilting bees se constituaient la plupart du temps au sein de la congrégation religieuse.

Une bonne raison supplémentaire de choisir ce modèle de quilting :

Avec le recul d’un siècle d’utilisation et d’usure, on se rend compte que les quilts matelassés ainsi restent plus longtemps intacts !! Les quiltings serrés qui ne tiennent pas compte des dessins du top sont les plus efficaces pour préserver les fibres de tissu du déchirement. Autres exemples de quiltings traditionnels conservant longtemps les quilts : les clamshells (motif des coquilles) et les croisillons serrés.

Ma méthode de marquage de ce modèle :

Je n’ai pas fait ce quilting de façon très spontanée, j’ai marqué mes lignes, intimidée sans doute par cet exercice nouveau pour moi. Munie d’un compas et d’un carton, j’ai dessiné ceci :

puis découpé chaque arc de cercle. Je l’ai fait en 2 exemplaires car je craignais l’usure des gabarits ! C’était superflu. J’ai fait cinq arcs comme le conseillait Bonnie Hunter ; un nombre impair dans ce cas est plus futé car on se retrouve du « bon côté » à la fin d’un éventail. Et puis, comme les fleurs dans un bouquet, c’est plus esthétique sans doute !

Photo empruntée à Bonnie Hunter, Quiltville. Son dessin montre comment on avance dans le quilting de ce modèle.

Mon outil de marquage sur le sandwich était le Hera marqueur de Clover, cet outil génial issu de la tradition japonaise. C’est une spatule à bord tranchant comme un couteau. Les authentiques sont en bambou, les nôtres en plastique dur, ils marquent le tissu en faisant un petit creux et en lustrant légèrement le tissu. Cela suffit largement pour ce genre de dessin ! Je marquais 3 ou 4 éventails à la suite, et même après une pause, je retrouvais facilement le dessin .
On peut détourner des objets pour marquer de la même manière : ainsi, un petit couteau à beurre, à la lame arrondie au bout, marque aussi bien le tissu qu’un Hera.  En revanche, les plioirs d’encadrements et de cartonnage n’ont pas la tranche assez affûtée. Une bonne prise en main est importante, le Hera est parfaitement ergonomique et donc imbattable pour cela !

Bien sûr, chacune a ses préférences de traçage (crayon, feutre, savonnette, craie…), je vous signale juste cette possibilité.

Voici une simulation sur mon quilt fini pour vous montrer la progression des éventails. Je n’utilise pas le plus petit gabarit du centre car j’utilise le n° 2 pour dessiner le 1er arc. On fait ces premiers arcs puis on quilte peu à peu l’ensemble.

Fil et aiguille

J’ai surtout quilté ce quilt aux dés avec des aiguilles « between Piecemaker n° 12 », agréables mais j’en ai cassé beaucoup ! Vers la fin de ce quilting, j’ai découvert les « Between Roxane n° 11 », je les préfère. Quant au fil, je prends le YLI (pour faire chic, prononcez ouaille-elle-aïe) 100% coton. Solide et même fibre végétale que le tissu, c’est parfait. J’avais quilté la plupart du temps avec un tambour, parfois sans mais avec un poids comme Yoko Saito… J’ai tout essayé, je trouvais ainsi le temps moins long ! Mais je suis impatiente de quilter avec la technique d’Esther Miller que j’ai apprise grâce à Patricia mais que j’ai encore peu pratiquée, je vous dirai quand je m’y mettrai !

Avancement

Le premier arc de cercle quilté, vous allez au plus près pour commencer un autre : ce sera soit à gauche, soit au-dessus. Puis, lors d’un changement d’aiguillée, vous pouvez entamer une autre direction. Les arcs se succéderont jusqu’au coin en haut à gauche. Variante : tourner tout autour et finir vers le centre comme le dessin de Bonnie Hunter (voir son article en référence ci-dessous). Tout est permis, c’est votre quilt…

Voilà, vous en savez autant que moi !

Références :

Quilting avec Patricia à la manière d’Esther Miller : articles ici et

Articles qui m’ont inspirée pour ce sujet :
http://quiltville.blogspot.fr/2010/05/questions-on-fans.html : évidemment Bonnie Hunter, pour le quilting spontané et la constatation que ce quilting préserve mieux les quilts !
http://minickandsimpson.blogspot.fr/2009/06/fuss-free-hand-quilting.html : Minick & Simpson, pour l’historique.

Vous êtes arrivée au bout de cette longue lecture ? Félicitations ! La prochaine fois que vous devez commencer un quilting, demandez-vous si le Baptist Fan ne serait pas, par hasard, une bonne idée !…

Katell, Quilteuse Forever

Mon activité favorite !

Votre Bébé en dés

Continuons notre avancée vers un quilt en dés.

Vous pouvez voir des quilts de dés faits par mes amies  (cliquez pour retrouver les anciens articles) :

Mini-quilt de Madeleine aux tissus de style repro
Le mini-quilt printanier de Martine
Le quilt « Bord de Mer » en batiks d’Isabelle
le mien, « With Heart & Hands »

Vous voyez ici au centre le quilt de dés bleus cousu par Evelyne, un des superbes lots de tombola de la dernière expo de Colomiers.

Si vous suivez nos styles, vous aurez grosso-modo une alternance de dés clairs et foncés. Comme j’aime m’amuser, j’ai volontairement fait « des erreurs », joué avec les valeurs moyennes, mais le rythme général est quand même respecté. Vous pouvez cependant vous aventurer vers d’autres maquettes, avec tous les dégradés que vous pouvez imaginer…

Vous pouvez détailler toutes mes « erreurs », volontaires ou pas !

En restant dans notre perspective classique, vous avez coupé des dizaines, voire des centaines de dés,  et vous êtes prête à commencer l’assemblage. Commencez par les coudre 2 par 2, un foncé avec un clair, endroit contre endroit, en laissant bien dépasser un petit triangle de la taille de la marge de couture. On commence à coudre pile dans le creux. Cousez des paires à la chaîne,  vous économiserez du fil et du temps. Bien sûr, vous assemblerez ensuite les paires entre elles, et ainsi de suite.

Je me focalise sur les explications à la machine où l’on apprend encore et toujours car mes amies fées quilteuses, celles qui cousent tout à la main, n’ont pas besoin de moi une fois le gabarit donné !

Pour ce top, j’ai deux conseils principaux à vous donner. Si vous les suivez, vous ne saurez jamais à quel point ce sont des conseils d’amie…

Conseil n° 1
Gardez toujours les dés dans le même sens sur votre table : les foncés sont lourds, vous les gardez donc toujours la base large en bas. Les clairs, eux, sont légers, prêts à s’envoler, leur base large est vers le haut.

Conseil n° 2
Chaque rangée aura le même nombre de dés, choisissez-le… impair. Vous éviterez de vous énerver. Vraiment. Cela vous donnera des rangées qui commencent et finissent par soit un clair, soit un foncé. Vous pouvez retourner les bandes (le dé de tête devient le dé de queue), cela n’aura aucune importance, tout sera facilement montable. Le mien avait 42 dés par rangée… que j’ai fini par convertir en 43 !

Puisque vous êtes des lectrices attentives, je vous donne le troisième truc, moins secret mais quand même :

Conseil n° 3
Toutes les rangées qui commencent (et finissent) par un dé foncé seront repassées vers la gauche (n’oubliez pas le conseil n°1), celles menées et terminées par un dé clair (base en l’air, conseil n°1 toujours, qu’on soit à l’endroit ou à l’envers) vers la droite. Ou inversement, mais faites toujours la même chose ! Ainsi, vous aurez un assemblage de rangées très, très facile, les dés s’imbriqueront.

Assemblage
Je ne mets aucune épingle, je prépare intersection après intersection la juxtaposition des marges de couture. Si vous bénéficiez d’une machine à coudre électronique, profitez du progrès en programmant votre aiguille enfoncée automatiquement à l’arrêt. Ne vous inquiétez pas des tissus semblables qui se répètent à proximité, cela ajoute du charme !

Bien sûr, il y a beaucoup de coutures, cet ouvrage nécessite de longues heures en tête à tête avec votre machine, mais c’est un des rares quilts que je garderai toujours pour moi tellement je l’aime ! Le vôtre deviendra peut-être l’un de vos favoris… C’est tout ce que je vous souhaite !

Et bientôt, un article sur le quilting de ce quilt…

Le gabarit d’un dé pour votre Bébé

Inutile d’acheter un gabarit en plexiglas qui coûte sans doute une fortune, le tracé d’un gabarit de dé est tout simple, du moins celui que j’ai fait pour moi. 

Tout d’abord vous choisissez la hauteur du dé (appelé gobelet s’il est grand !) que vous souhaitez. Je coupais mes dés dans des bandes de 6,5 cm (ils mesurent donc 5 cm cousus). J’ai choisi cette taille en raison de quelques bandes de Jelly Rolls (bandes prédécoupées à 2 inch 1/2 de Moda) que j’avais, elles mesurent plutôt 6,35 cm mais cela ne m’a pas gênée. Selon votre patience, vous pouvez choisir un dé  plus grand… ou plus petit ! Sachez tout de même que plus c’est petit, plus c’est mignon, c’est bien connu…

Ensuite, vous pouvez obtenir votre gabarit grâce à un dessin très simple : 2 carrés l’un sur l’autre, chaque carré mesurant la hauteur que vous avez choisie (avec les marges de couture, c’est un gabarit de coupe). Vous cherchez 3 points : les deux angles du bas et le milieu du haut. Vous faites le triangle et voilà, vous avez votre dé dans le carré inférieur :

Ce n’est évidemment pas la seule façon de le dessiner, mais c’est graphiquement la plus parlante ! Veuillez excuser mon écriture de gauchère, cela ne s’arrange pas…

Faites votre gabarit de coupe dans la matière que vous préférez : du rhodoïd, des feuilles plastique de récupération (Florence utilise les intercalaires de classeurs), des feuilles « bristol » ou du carton de récupération…

Il ne vous reste plus qu’à couper d’innombrables bandes de vos tissus, toutes de la hauteur du dé coupé, et utiliser votre gabarit soit directement pour couper, soit pour marquer la ligne de coupe.

Personnellement je n’ai jamais envisagé de coudre cet ouvrage à la main… mais c’est possible ! Dans ce cas, il vous faut un 2e gabarit pour marquer les lignes de couture.

Quels tissus ? Prenez ceux que vous avez déjà chez vous, ainsi ce quilt sera à l’image de ce que vous aimez ! Séparez-les en clairs et foncés. Certains seront moyens et conviendront aux 2 catégories.

Viendra ensuite l’assemblage. Puisque vous êtes nombreuses à vous intéresser à cet ouvrage, je vous donnerai TOUS mes trucs prochainement !

Heureux patchwork à vous, bientôt un nouveau Bébé chez vous…

Petit gabarit et grand bébé

Les quilts que je fais sont un peu mes bébés, pas vous ? J’ai eu la chance d’avoir des grossesses heureuses, de même j’adore la fébrilité qui m’accompagne quand je décide de commencer un quilt…

Comme j’adore les scrapquilts, ces ouvrages aux multiples tissus sortis du sac à chutes, j’ai souvent envie d’en commencer un nouveau… surtout quand je tombe sur un nouveau modèle qui me fait de l’oeil ! Et cela porte moins à conséquence qu’un nouveau vrai bébé, n’est-ce pas ?…

Vous connaissez déjà mon admiration pour Bonnie Hunter qui, à partir de tissus de toutes sortes (et souvent des moches !), réussit à faire de magnifiques scrapquilts. Aujourd’hui, laissez-moi vous présenter deux femmes à la passion commune : faire d’immenses quilts (leurs bébés!), inspirés d’antiquités ayant un point commun : de tout petits gabarits ! Ces deux quilteuses, Mary Elizabeth Kinch & Biz Storms, ont édité deux livres formidables :

Du premier édité, sous l’impulsion de Supergoof, j’ai fait avec jubilation le quilt que vous apercevez sous les livres… et j’ai commencé deux autres !
Du tout nouveau livre, celui qui m’inspire en premier est un méli-mélo de four-patch et de bandes. J’ai commencé, je continuerai ! Mon choix s’est porté sur des bandes et carrés coupés à 4 cm. L’original est plus petit puisque tout est coupé à 2,5 cm, une véritable pixellisation du top…
Voici l’inspiration :

Et ici mes vaillants débuts :

Oui je m’amuse, que demander de plus ?… La gestation durera sûrement plus de 9 mois car je couds ces blocs en dilettante en poursuivant d’autres ouvrages, mais ce n’est pas grave !

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Références des livres de B. Storms et M. E. Kinch, tous deux édités chez Martingale – That patchwork Place :

– Small blocks, stunning quilts
– Small pieces, spectacular quilts

Il y a dans chaque livre de nombreux quilts très intéressants ; certains quilts anciens présentés ont également inspiré des quilteuses sélectionnées à Brouage !

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Diamonds en Bretagne

J’ai le privilège d’avoir beaucoup d’Abeilles quilteuses autour de moi, nous nous réunissons le vendredi dans l’ouest toulousain et chacune peut prendre l’espace de ce blog pour s’exprimer. Aujourd’hui, c’est Chantal qui nous raconte toute l’histoire de son quilt « Diamonds » (ce qui signifie Losanges en anglais). Un bel exemple !
Katell

 

Tout commence par une envie d’offrir un cadeau à des amis…
Lorsque, début 2011, ils émettent l’idée d’un patchwork mural pour habiller le salon de leur maison de vacances en Bretagne, je saute sur l’occasion.
J’envoie des photos de mes précédentes réalisations pour donner des idées, ainsi que d’autres modèles piochés tous azimuts , en précisant que je peux adapter tant les couleurs que les motifs…Reste à attendre le choix de nos amis !


Au cours de l’été, ils partent visiter New-York. Je leur transmets, à tout hasard, l’adresse de l’unique magasin de patch de Manhattan (merci Katell !). Et malgré le programme touristique chargé, ils prennent le temps d’y entrer.
Leurs yeux sont immédiatement attirés par un quilt exposé dans le magasin. Mais non, il n’est pas à vendre ! En revanche, ils peuvent acheter le patron (Diamond, Diamonds and More Diamonds de Viv Smith) ainsi que les tissus. Un grand choix leur est offert dans la boutique… Une quinzaine de tissus batik sont choisis et puis traversent l’Atlantique au retour.

En septembre, lorsque je reçois le petit paquet, mon impatience est aussi grande que la surprise de découvrir un patron avec des losanges. Motif que je n’avais jamais travaillé jusqu’alors…
Un vrai défi s’offre à moi . Et devant l’ampleur de la tache,  les consignes d’un patron à respecter (ce que je n’avais jamais fait) et l’utilisation des tissus venant d’outre-Atlantique, je réalise que je n’ai pas droit à l’erreur.

Cependant, j’aime les défis en couture. Je me lance dans l’aventure avec passion.

Après les vérifications d’usage pour un travail géométrique, en particulier, le parallélisme des losanges et  la largeur des bandes intermédiaires, je réalise deux essais avec des tissus « brouillons » pour décortiquer la technique que le patron me propose de suivre.
Tout s’enchaîne assez vite ensuite, les losanges sont coupés, ainsi que les bandes colorées.  Mon mur se recouvre petit à petit de couleurs à associer pour faire ressortir les contrastes. Le défi est bien là. J’utilise mon appareil photos avec l’option N&B pour bien voir les valeurs de chaque tissu :

 

Un vrai travail de peintre sur le mur de ma chambre/atelier ! 

J’ai juste assez de tissu, je ne dois pas faire d’erreur de coupe. Cela ajoute un peu de piment à l’affaire…et m’oblige à être hyper concentrée !
Cela prend forme. Je m’habitue aux couleurs, je joue avec… 

Vient ensuite la coupe des bandes noires, le tissu noir provenant d’un drap neuf de belle qualité. Les grands losanges sont entourés d’une bande noire.   

                 

A la maison, chacun vient donner son avis, plisse les yeux pour voir les couleurs avec ce «filtre» naturel.

C’est la danse des losanges sur le mur…A chaque déplacement d’un losange, c’est l’équilibre de l’ensemble qui est bouleversé et il faut réfléchir à nouveau…
De nombreuses heures de réflexion, les couleurs qui tournent dans la tête. La nuit, je pense à «mes diamonds»: bleus/rose, jaune/fauve, orange/bordeaux… 

Puis vient le temps des triangles des bords. En droit fil ou dans la trame…? Choix cornélien !!

 

Me voici prête pour les premiers assemblages, qui se déroulent sans problème à condition de ne pas tirer sur les coutures car tout est en biais…n’est-ce pas !
Et chaque losange doit avoir la même taille pour la prochaine étape de l’assemblage des losanges entre eux, puis des bandes entre elles.

Noël 2011, le centre du top est achevé après équerrage et pose de la première bande intermédiaire.
Les futurs heureux propriétaires l’aperçoivent, ils sont ravis. Je n’ose pas trop dire que le plus dur reste à faire…En effet, il ne me reste que des petits morceaux de chaque tissus et je dois maintenant couper les losanges de la bande extérieure… Le défi continue…
Mais ce travail de précision me passionne ! 

 

Mi-janvier 2012, fin du top ! Je suis heureuse du résultat. 

 Il va falloir maintenant passer concrètement à l’étape suivante à laquelle je réfléchis depuis des mois : le matelassage !
Ah !! le dessin du quilting, éternel problème ! (Suis-je la seule !?)

Je voudrais un dessin simple mais néanmoins beau, existant mais invisible (car j’ai trop peur de gâcher les tissus), facile et rapide à réaliser car je suis aussi impatiente que mes amis qu’il soit terminé…  

Je prends trois mois de réflexion. Comme souvent, je cherche conseil auprès des « Abeilles », je fais mille dessins, et j’opte finalement pour un quilting « in the ditch » en fil coloré pour chaque losange central et un quilting visible en fil noir, en légère courbe sur les bandes noires, ce qui donne un peu de mouvement à l’ensemble.

De gentils mots doux à ma valeureuse machine qui donne quelques signes de fatigue (petite précision, elle tourne huit  heures par jour car j’ai de nombreux ouvrages en cours en marge de celui-ci…).

Fin avril 2012, tous les fils sont rentrés, le matelassage est  achevé…Je nage dans une bulle de bonheur!!

Les petites opérations de finition se font dans la joie et la bonne humeur !

Environ 130 heures de travail, coupe, couture, quilting machine, sans oublier les rentrés de fils à la main, le manchon pour le fixer au mur et la broderie sur l’étiquette au dos. C’est sans compter les nombreuses heures où seule la tête travaille… 

 Le 6 mai 2012, j’ai le plaisir d’annoncer que la commande est prête…

Petite photo au soleil de Toulouse avant de l’emballer pour sa livraison !

 Le 8 mai 2012, le quilt (1,65m x 1,95m) traverse la France roulé dans un petit Furoshiki (Tiens donc!) pour trouver sa place dans la maison de Bretagne. Il est à l’honneur!!

Plaisir d’offrir !!

Merci Chantal ! Vous pouvez trouver ici son précédent article.