Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux…

Toute sa vie, du moins depuis ma naissance, ma grand-mère de Bretagne avait dans la cuisine deux perruches, une verte et une bleue. Qu’elles étaient mignonnes ! J’y étais très attachée, pendant les vacances c’était moi qui leur remplissais le réservoir d’eau, mettais de longs épis de millet à grignoter, rapportais de la plage des os de seiche pour qu’elles s’y frottent le bec… Leur cage possédait deux balançoires, c’était fort décoratif, très mignon…

Volière à perruches ondulées

Malgré leur longévité, il arrivait que l’une meure, alors ma grand-mère remplaçait la manquante avant mon arrivée par une nouvelle quasi-identique, mais je devinais la substitution !

Et puis il y a eu la chanson de Pierre Perret (paroles iciqui me mit un doute sur le bien-fondé de cette cage aux oiseaux de la cuisine de ma grand-mère. Oui, les pauvres oiseaux en cage… Mais je les aimais tant ! Je me souviens d’une émission de radio racontant que plusieurs enfants avaient suivi le conseil de Pierre Perret, donnant la liberté aux oiseaux… ce qui n’était pas une bonne idée, puisque ceux-ci étaient incapables de trouver seuls à manger, ni de survivre à l’hiver de nos latitudes…

Ma grand-mère disparue, ma tante s’est occupée des perruches mais ne les a jamais remplacées, leur fin venue. Et moi, malgré la tentation, je n’ai jamais voulu avoir une cage aux oiseaux chez moi…

C’est probablement pour cela que, cet été, j’ai tant aimé préparer ces petits oiseaux qui ne souffriront aucunement :

J’attends l’automne pour couper dans le jardin les branches qui leur serviront de support ! La majorité des tissus sont de la gamme qui me servira pour le Sampler Grandmother’s Choice. Cela tombe bien, ma grand-mère était une sacrée Bretonne qui illustrait bien la force du matriarcat dans cette région !

Les Droits de la Femme

Nous sommes déjà de nombreuses Françaises à avoir décidé de suivre pendant une année des épisodes d’Histoire des Droits de la Femme, distillés samedi après samedi par la grande historienne du Quilt Barbara Brackman. Cet hebdo-blog ne nous laissera pas inactives puisqu’à chaque page d’histoire correspondra un bloc à coudre.
  Toutes celles qui vont se lancer dans ce joyeux travail cherchent leur gamme de tissus, fouillent dans leurs tiroirs, rendent visite à leurs magasins préférés… Et puis il faut finir par se décider !
  Après moultes hésitations, je vais faire ce sampler avec des tissus qui ne rappellent aucunement le début du XXe siècle, maintes quilteuses s’en acquitteront bien mieux que moi. Honneur aux jeunes femmes de la maison, je vais faire plaisir à mes filles en utilisant des tissus plutôt modernes, plutôt ethniques…  Inspiration des tissus achetés au printemps dernier sur un vrai coup de foudre pour la styliste Dear Stella (gammes Indochine et Maasai Mara principalement) :

En France, nous n’avons eu le droit de vote qu’en 1944, ce sera donc avec l’achèvement de ce quilt en 2014, une manière de fêter les 70 ans de cette avancée (tardive !) de la condition féminine française.

Illustration trouvée dans le blog 1-Jour

Ces tissus d’inspirations diverses me rappelleront aussi, tout au long du Sampler, qu’encore et toujours il y a beaucoup à faire pour la dignité des femmes dans le monde.

Certains tissus disparaitront peut-être de la pile, d’autres les rejoindront certainement, notamment des tissus japonais, ikats ou indigo…  A voir où l’inspiration me portera !

Rendez-vous donc sur le blog Grandmother’s Choice dès le 1er septembre pour découvrir la première histoire choisie par Barbara Brackman…et le bloc qu’elle nous propose of course !

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Vous pouvez lire ici le premier article paru dans la Ruche des Quilteuses à ce sujet. Je ne suis pas du genre à crier cocorico à tout-va, mais je suis très heureuse de voir que plusieurs Françaises sont aussi partantes pour ce BOW (Block Of the Week, autrement dit un bloc par semaine) :

France : http://passionpatchwork.wordpress.com/
Mamifleur : http://mamifleur.canalblog.com/
Céline : http://lespetitsbonheursdeceline.over-blog.com/
Aline : http://www.alinepassionpatchwork.com/
Joséphine : http://newsdelaferme.canalblog.com/
Claudine : http://papillonvole.canalblog.com/
Domy : http://robertetdomy.canalblog.com/

Badiane (Marie-Christine)
Cathybon
Patchie13
Ma sans Pa (Américaine en France ?)

J’ai établi cette liste à partir des inscrites sur Flickr, si vous le souhaitez nous pouvons continuer à nous « repérer » mutuellement grâce à nos noms, pseudos… et notre langue ! Quoique l’usage de l’anglais est, dans ce groupe, tout de même bienvenu… Alors ensemble, suivons les épopées des Droits de la Femme avec Barbara Brackman dès samedi 1er septembre !

Le dé curieux de Conques (Aveyron)

A Conques

A Conques, un des plus beaux villages de France, Nature, Architecture et Culture se conjuguent pour évoquer des coquillages. C’est en effet dans un méandre de rivière ressemblant à un coquillage qu’est bâti le village, d’où son nom (Concha en latin, conca en occitan). C’est aussi une halte célèbre du chemin de Compostelle pour les pélerins ornant leur sac d’une coquille St-Jacques, même si la logique voudrait, comme à l’origine, qu’ils n’en aient une qu’au retour de St-Jacques de Compostelle ! Quoi qu’il en soit, on en trouve un peu partout dans le village :

Et puis admirez les toits de lauzes (schistes taillés) :

Ne dirait-on pas le motif de patchwork « les coquilles » ? J’aime bien cette carte postale de Rebecca Barker qui évoque avec talent le patchwork et les vaguelettes de la mer :

Oui, je sais, je vois des motifs de patchwork partout, me dit-on, mais parfois comme ici c’est vraiment évident :-)… et je sais que je ne suis pas la seule affectée par cette obsession, vous aussi peut-être ?

L’abbatiale romane de Conques est superbe et a conservé son incroyable tympan du Jugement Dernier (vous pouvez trouver de nombreux détails ici) ; quatorze anges, nommés les Curieux, surplombent cette pièce de théâtre sur le bandeau  juste au-dessus :

Très curieux :

En souvenir de cette belle visite et pour agrandir ma collection d’un élément exceptionnel, mon mari m’a offert ce dé en argent aux signes distinctifs de Conques :

Sur une boîte peinte par mon amie Huguette, le dé au Curieux.

Un petit dernier…

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Eloge de la Curiosité

Si ces petits anges facétieux nous font sourire, leur nom me rappelle une expression contre laquelle je m’insurge : « la curiosité est un vilain défaut ». On la confond simplement avec l’indiscrétion ! Moi qui suis depuis toujours curieuse de tout, je ne m’en suis jamais mordu les doigts, j’aime apprendre, comprendre et transmettre, d’où mon plaisir d’écrire ce blog 🙂

La curiosité met en état constant de réflexion et de recherche. C’est effectivement le moteur des chercheurs, savants de toutes les disciplines. Pas étonnant que le robot extrêmement sophistiqué qui a récemment « amarsi » ait été baptisé Curiosity !

Alors, continuons à être curieuses, à explorer de nouvelles techniques, de nouveaux styles, même s’il ne s’agit que de fil et de tissu ! Mais, entre nous, nous savons bien qu’il s’agit de choses bien plus importantes qu’il n’y paraît…

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Les quilts des aide-jardiniers (Irlande)

Lors de mon séjour en Irlande en juin dernier, j’ai visité Kylemore Castle :

Au coeur du Connemara, ce château de conte de fées fleure le romantisme européen du XIXe siècle et a une histoire bien touchante. Imaginez un homme dont le père fit fortune en important du coton brut des US vers l’Angleterre puis revendant les tissus imprimés… dont certains finiront en quilts 🙂 Homme bienveillant qui, par amour pour sa femme, fit construire ce château sur le lieu de leur voyage de Noces. Ce grand chantier sauvera des centaines de familles irlandaises, dramatiquement touchées par la Grande Famine (due à la maladie de la pomme de terre). Mr. Mitchell Henry était reconnu pour son soin à améliorer les conditions de vie des ouvriers. De même, ce château bénéficiera de toutes les innovations modernes accordant plus de confort : eau courante à tous les étages, éclairage au gaz, monte-charges, etc.

Depuis 1920, cette propriété appartient aux Bénédictines, d’où le nom d’Abbaye. Ce fut un collège de jeunes filles renommé jusqu’en 2010 et reste chambre d’hôtes pour des retraites, ainsi que pour les activités méditatives ou actives des nonnes. Elles fabriquent notamment des cakes, confitures, bougies, ainsi que de charmantes poteries aux fuschias :

Poteries aux fuchsias dans une serre du jardin victorien.

A un mile (1,6 km) du château se trouve un splendide jardin, à la fois prestigieux (promenade) et utilitaire (potager, serres). Les jardins à la Française côtoient un ensemble de serres chauffées par un système de tuyaux rappelant nos modernes chauffages au sol ! Ce système permettait de servir des melons, des bananes, du raisin pour agrémenter les repas de la famille et des invités.

Dans la serre poussent des bananiers, des raisins le long de la vitre. La serre est orientée plein sud et le chauffage au sol aide à la maturation des fruits… quand d’aventure le soleil vient à manquer !

En le visitant, on comprend bien l’organisation de cette vie quasi-autarcique avec l’immense potager et verger qui fournissent nourriture et matières premières pour les confitures à vendre. En pleine terre on voit le quotidien de la table irlandaise : surtout des choux, des pommes de terre, beaucoup de rhubarbes, de petits fruits rouges… et, pour se soigner, un coin d’herbes médicinales.

Tout ce qui est en bois ou en fer est peint de la même couleur turquoise, mais il semble que cette couleur sera progressivement remplacée par du gris 😦

Cette belle maison était celle du Jardinier en Chef ( le premier était Français, James Garnier) :

Dans ces bâtiments vivaient des aide-jardiniers :

Et oh surprise, sur leurs lits étroits sont posés des quilts :

Vus de plus près, on remarque que l’un est usé, quilt naguère utilisé, avec quelques taches qui persistent malgré le lavage :

Voyez le point faible principal d’un quilt utilisé : la bordure ! C’est pour cela que l’on conseille soit un biais (l’usure est répartie sur tous les fils) soit une bande double. Cette finition en vis-à-vis est particulièrement vulnérable.

Faute d’un autre quilt authentique pour le second lit, on a cousu avec des restes de chemises actuelles un dessus de lit volontairement « mal fait », aux coutures parfois décousues, non quilté. La bordure, ici, ne dévoile aucune usure.

A la fin de cette visite, rien ne vaut une petite halte au Salon de Thé :

Salon de thé très agréable, où l’on retrouve la fameuse poterie fabriquée à quelques centaines de mètres.

Les enfants ne sont pas oubliés, regardez ces jeux très couleur locale !

Bien sûr, on peut visiter une (petite) partie du château qui retrace en détails l’histoire de cette propriété et montre de belles pièces richement meublées, ainsi que son église.

J’ai la nostalgie de l’Irlande…

Le Textile à Labastide-Rouairoux (Tarn)

Dans cette petite ville tournée principalement vers l’industrie textile se trouve un musée dans une ancienne filature dédiée aux tissus luxueux de la haute-couture française ; Chanel, Dior et bien d’autres étaient leurs clients !

Le bâtiment est au bord de la rivière qui fournit à la fois sa force hydraulique et l’eau nécessaire à la teinture. Plutôt que de longues explications, je vous laisse rêver au fil des clichés…

La spécialité de cette filature était le fil cardé. On y voit d’imposantes machines, mais aussi celle-ci toute simple, remplie de cardères naturelles ! Le cardage de la laine donnera des étoffes feutrées, duveuteuses…

Un coin de l’atelier de teinture…

Et maintenant, place au tissage !

Un très bel atelier à la lumière naturelle grâce aux grandes baies vitrées

Les navettes font, comme leur nom l’indique, les aller-retour sur le métier à tisser et font la trame des tissus. Les machines montrent toute l’ingéniosité consacrée à la fabrication des tissus, j’aime voir « comment ça marche » et dans cette filature tout est visible ! C’était ainsi avant la fabrication des tissus assistés par ordinateurs, là où l’électronique nous cache les rouages du fonctionnement…

Dans un coin de l’atelier de tissage se trouve ce métier rustique : je rêvais d’en avoir un lorsque j’étais adolescente…

Si vous passez dans la Montagne Noire, ancien massif au sud-est du Tarn, ne manquez pas cette visite, elle est passionnante.

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Mais heureusement, toutes les filatures ne sont pas devenues musées, il en existe encore en activité à Labastide-Rouairoux ! L’une d’entre elles vend une partie de sa production sur place dans un magasin à l’ambiance désuette :

On vend dans ce grand magasin les toiles tissées 200 m plus loin ! C’est aussi un mini-musée, avec ses tampons-imprimeurs, ses navettes, ses bobines…

Ces fils teints au Bleu de Lectoure sont tissés ici !

Quel plaisir de trouver encore du tissu traditionnel, entièrement fabriqué en France sans aucun produit chimique…

Soin du linge à l’ancienne…
Je vous avoue préférer mon fer à repasser quand même !

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Encore une bonne idée de Barbara Brackman

L’année dernière, dès le 1er Janvier 2011, Barbara Brackman célébrait à sa façon les 150 ans du début de la Guerre de Sécession, telle que nous l’appelons en France (Civil War pour les Américains) : ce fut, pour des centaines de quilteuses à travers le monde, l’occasion de suivre des articles passionnants postés par cette historienne renommée, et aussi bien sûr de faire un Sampler qui restera cher dans leur mémoire. 52 blocs, un par semaine, ont jalonné cette année-là. C’est ensuite l’assemblage, le quilting… Mes amies Abeilles (Martine, Karine) qui ont partagé cette aventure en sont à cette étape, puis Isabelle qui les a rejointes en route  avance ses blocs. Courage les filles, bientôt la récompense d’un superbe ouvrage !

L’année dernière donc, quelques Françaises ont relevé ce challenge du Civil War Quilt : France A., qui ajoute des blocs pour en faire un Sampler extraordinaire Mamifleur qui a très élégamment assemblé ses petits blocs (12 cm) —  Patchie, qui a cousu d’extraordinaires mini-mini-mini-blocs de 5 cm seulement… Beaucoup de participantes françaises sans doute m’échappent… C’était en tout cas un événement dans le monde du patchwork traditionnel, un livre paraîtra prochainement sur ce thème.

Eh bien Barbara Brackman la tentatrice nous propose une nouvelle aventure ! En voici le thème :

Bref, vous l’avez sans doute compris, elle va nous conter l’histoire des Droits de la Femme, les combats des Suffragettes, des Féministes… Elle ne parlera pas de la France, mais nous apprendrons beaucoup sur la détermination des femmes américaines, britanniques et autres femmes du monde anglophone.

Le mois de septembre est, avec celui de janvier, un mois de bonnes résolutions : pourquoi pas celui de faire partie de l’aventure du Grandmother’s Choice ?

Le premier bloc sera dévoilé le 1er septembre sur le nouveau blog (ici) spécialement dédié à ce thème. Vous avez le temps de cogiter, choisir votre gamme de tissus… Oui, moi aussi je suis fortement tentée !…

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Les illustrations viennent du blog de Barbara Brackman.

Cathedral Windows

Juste avant les vacances d’été, des Abeilles de mon groupe me demandaient des idées d’ouvrage à coudre à la main pour l’été… Les hexagones c’est bien, les appliqués c’est parfait, mais, comment dire, parfois on a envie de nouveauté…

Cette « nouveauté » tant désirée, je l’ai dénichée dans mes « vieux » souvenirs des années 80 ! Les vitraux de Cathédrale ont été balayés par une autre technique qui donne presque le même aspect, les « carrés dans les cercles japonais ». Très populaire, un modèle de sac signé Edith Bouilly circulait de club en club il y a une dizaine d’années et ringardisait lesdits vitraux.

J’utilise toujours beaucoup ce sac, il n’a pas vocation à être suspendu ainsi dans le jardin…
Mais en ce matin déjà caniculaire je voulais vous montrer nos grenades… En général elles ne sont pas encore mûres quand arrive le froid.

J’ai donc ressuscité mes essais de plus de 20 ans (devenus alors des couvertures de poupées de mes filles) et expliqué « les trucs à savoir ». Oh la quantité de tissu utilisé fait peur ! Mais il n’y a ni tissu de doublure, ni molleton… Etrange technique de pliage ! Nous avons passé l’après-midi à discuter de cette technique qui rappelle les cocottes en papier de l’enfance mais qui vient sans doute du pays de l’origami… Impossible de trouver des textes formels sur internet.

Quelques jours après cette journée à la Ruche, le Magic Patch sortait avec… un ouvrage avec cette technique détaillée en photos ! J’ai déjà parlé de la synchronicité des idées qui éclosent, je m’en amuse toujours ! Si vous souhaitez vous lancer, procurez-vous ce magazine, les explications sont très claires.

Puis le 15 août à Labastide-Rouairoux, j’ai eu le plaisir de rencontrer une gentille dame du club de la ville, bien avancée dans son ouvrage de vitraux. Je suppose qu’elle a été inspirée par le Magic Patch ; elle le personnalise avec des tissus bien français, de la toile de Jouy pour le fond et des imprimés provençaux pour le remplissage des carrés.

Ravissants, ces vitraux « à la française » !
Admirez la nappe, qui vient de la filature située à dans le même bâtiment que la salle d’expo de patchwork à Labastide-Rouairoux !

J’ai eu ensuite le même jour la -presque- preuve de l’origine asiatique des Cathedral Windows, « presque » car rien n’est simple ni définitif dans les recherches dilettantes…  Au centre du continent asiatique, aux confins de la Birmanie, du Laos, du Vietnam et de la Chine, des femmes cousent depuis « toujours » des… vitraux de cathédrales. Comment les nomment-elles ? J’imagine que ce peut être le nom d’une fleur à quatre pétales par exemple, leur vie est tellement en symbiose avec leur environnement…

Chaque carré mesure moins de 3 cm ! Les intersections sont ornées de fleurettes. A droite, le porte-bébé dans son ensemble, au panneau de mini-vitraux, pour porter le bébé dans le dos.

Sac et pendentif fabriqués par des femmes Yi de Chine.
Une association est née à Toulouse pour aider cette ethnie (voir leur blog ici)

Cependant, rien n’est certain, car leurs cousines Hmongs font de l’appliqué inversé « depuis toujours », d’autres cousines, les Lolos, font des appliqués renversants, ainsi que les Yi de Chine avec leur point de contour unique et leur mini-points de prairie… Ainsi, au fil des siècles ont éclos un peu partout dans le monde des techniques similaires…

Si ces costumes vous intriguent et que la vie de ces femmes vous attire, ce livre vous passionnera :

Successivement édité en 2007 et 2010, ce beau livre se lit comme un roman palpitant !

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A tire d’aile

C’est à tire d’aile que s’ouvre la Ruche des Quilteuses après cette pause estivale, puisque je vais vous parler d’oiseaux !

Ce tableau de Matisse est évocateur de ciel, de mer, de voyage et de liberté…

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En juin dernier en Irlande, j’ai découvert de belles légendes comme celle de St-Kevin, ermite du VIe siècle qui préférait la compagnie des animaux à celle des humains. Un jour, priant Dieu les paumes tournées vers le ciel, un merle se posa dans sa main et… pondit des oeufs.

Sculpture de Tim Schmalz

St-Kevin resta des jours et des nuits immobile, l’oiseau couvant dans sa main, jusqu’à l’envol des oisillons ! C’est pourquoi ce Saint est toujours représenté avec un oiseau dans la  main. A Glendalough (« Les deux lacs »), région magnifique où vivait St-Kevin,  on fait une très jolie promenade aux nombreux vestiges catholico-celtiques et, au détour d’un chemin, on tombe sur cette petite statue qui semble toute récente :

Cette niche de granit résume l’essentiel : la tête à l’auréole, une main, un oiseau…

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« Bird-in-Hand » (oiseau dans la main), expression connue des Anglophones, ne se réfère pourtant pas à cette si belle histoire mais provient plutôt de la pratique ancienne de la fauconnerie :

et la phrase complète est : « A bird in the hand is worth two in the bush », ce qui équivaut à notre « un tien vaut mieux que deux tu l’auras »… « Bird-in-Hand » est même le nom d’un village touristique en Pennsylvanie, au coeur du pays Amish !

Pas étonnant donc que cette locution ait inspiré des quilteuses comme Renée Plains qui l’a prise comme titre de son livre consacré à des ouvrages d’esprit country… avec des oiseaux bien sûr. Il figurait dans la liste de mes livres préférés l’année dernière. J’ai craqué pour le modèle le plus simple, prêt en quelques dizaines de minutes :

 Pique-aiguilles dans des tissus de la gamme Indochine (Dear Stella) posé sur ma boîte à couture.

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Notre garage était au printemps une pouponnière à hirondelles qui virevoltent à présent dans le jardin, c’est un bonheur de savoir qu’elles se régalent des moustiques qui pulluleraient sans elles ! Ces ballets gracieux m’ont conduite à chercher d’autres modèles d’oiseaux en tissus. J’ai ainsi découvert de délicieux passereaux, tels que je les rêvais, aux couleurs d’oiseaux de paradis :

Charmant mobile d’oiseaux, réalisé par Spoolsewing.

 

Ne les trouvez-vous pas adorables ? (photos Spoolsewing)

Je viens de  commencer à coudre avec enthousiasme des oiseaux pour faire un mobile moi aussi. Le modèle est très épuré, tout juste évocateur de la ligne d’un passereau ou d’une perruche. Voici mes premiers bébés :

Quand ils seront accrochés à leur branche, vous pourrez voir leur ventre de couleur contrastée !

 Le modèle est offert par Spoolsewing ici. Quelques minutes sont nécessaires pour les coudre à la main et je vous assure que les enfants les adorent… Vous connaissez peut-être ce modèle car il n’est pas récent (il date de 2008), mais je viens juste de le découvrir… Allez-vous en coudre quelques-uns vous aussi ?

J’en ferai surtout des bleus qui me rappelleront les  Bluebirds, passereaux américains très populaires, de si beaux et joyeux gazouilleurs qu’on leur attribue la vertu de porter chance : 

Leur population décroît malheureusement, en raison des mono-cultures intensives.

Et pour quelques belles références artistiques sur les oiseaux bleus, allez faire un tour chez Mango qui tient un blog littéraire. Bonne balade !

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Pause estivale

Quand les hamacs sont tendus dans le verger, c’est que les enfants sont de retour…

Les Abeilles connaissent rarement le farniente, mais la Ruche des Quilteuses va néanmoins faire une longue pause… pour mieux vous retrouver fin août ! A bientôt, toujours avec l’envie de vous faire partager nos découvertes dans le petit monde du patchwork et des arts textiles !

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Le Grand Déballage

Je vous l’avais promis, le voici, le déballage des quilts sortis de nos armoires !

Evelyne nous dévoile son premier quilt qu’on n’avait jamais vu… Incroyable, comment peut-on faire si bien dès la première fois ?… La technique est déjà parfaite, mais surtout le choix des tissus pour les tulipes est d’une telle liberté qu’on ne peut détacher les yeux de ce quilt !

Le magnifique premier quilt d’Evelyne

Martine en admiration totale devant ce si beau travail

Puis Evelyne nous montre ce top, un colimaçon à la manière de Kathy Doughty entouré par de grandes et belles étoiles de l’Ohio :

Le gris met si bien en valeur les autres couleurs, il faudrait y penser plus souvent !

Puis c’est le tour d’Annie, une de nos Ariégeoises, qui a presque terminé le top d’un Jardin de grand-mère en batik :

Bientôt, ce sera le grand moment d’enlever les faufils !

Parallèlement, Annie suit le quilt-mystère de Yoko Saito proposé par Quiltmania :

 

Un parfait appliqué et des couleurs pimpantes pour ce magnifique modèle !

Continuons avec Yéyé, qui depuis quelque temps délaisse la couture à la main ; du coup, elle nous énerve tellement elle travaille vite et bien :

Celui-ci a été fait après la découverte de la méthode des vols d’oie 4 par 4 ; on ne pouvait plus l’arrêter !

Yéyé et Evelyne tenant à bouts de bras le quilt en cours… Yéyé qui ne fait QUE des dessus de lits !

Voici la nouvelle déco de Pâques que nous avait cachée Callale, toujours dans ses douces teintes :

Et puis voici la version très raffinée des Moulins de la Ruche de Martine :

Ainsi que son dernier panneau appliqué et piécé, qu’elle finira pour sa décoration de fin d’année :

Ce quilt est un modèle de Jan Patek paru dans le magazine « Quilt Country » n°15 d’octobre–novembre 2010. Quiltmania a par ailleurs édité son livre « Country Quilts for your soul »

Vous le voyez, les Abeilles sont productives ! Nous devons cependant mettre les bouchées doubles pour l’exposition de notre Club l’année prochaine car Huguette Papin, qui l’a fondé il y a vingt ans, compte sur nous ! Huguette, c’est une dame qui connaît tout le monde du patchwork, inlassablement elle a voyagé pour voir toutes les expos, suivi tous les stages… C’est notre Impératrice du Patchwork, celles qui la connaissent comprendront qu’elle n’usurpe pas ce titre !
Nous avons été ravies de t’avoir parmi nous Huguette !

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