Je suis fan de ma Marmite Norvégienne !

La Marmite Norvégienne est un principe de cuisson millénaire : on porte à feu vif puis on laisse cuire sans feu ni flamme, simplement en calfeutrant, protégeant, isolant le contenant dans une caisse pleine de foin, dans le lit sous des couvertures, etc. On connaît le principe du thermos qui garde au chaud, ici on utilise l’isolation pour maintenir assez chaud pour poursuivre longtemps la cuisson. La Marmite Norvégienne, ou caisse à cuire, était très populaire au début du 20e Siècle puis de nouveau dans les années 40, mais aussi en continu dans les campagnes.

Publicité parue en 1917 dans Le Pays de France, Etats Généraux du Tourisme
Affiche pendant la Grande Guerre

Maintenant qu’on souhaite réduire sa consommation d’énergie, la Marmite Norvégienne revient à la mode. Elle a une fervente avocate francophone : Mireille Saimpaul, alias Cerise.
Toute l’histoire de la cuisson en MN, liée à l’économie domestique à travers les âges, est racontée d’une façon absolument délectable dans ce livre :

Il est malheureusement épuisé, mais l’auteur est généreuse et nous l’offre en PDF, avec l’espoir d’avoir en retour un commentaire sur son blog ou un don. Bien sûr, cet article va lui être signalé.

Autre livre de Cerise, je viens d’acheter l’avant-dernier exemplaire sur Amazon :

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Des astuces pour aménager sa cuisine très simplement, en évitant la plupart des appareils électriques… Vers une sobriété heureuse… avec du temps et quelques efforts quand même !  Je ne suis pas prête à me séparer du lave-vaisselle comme Cerise… Je finis de le lire et le passe ensuite à ma fille !

De nombreux bricoleurs font des caisses isolantes, d’autres utilisent des anoraks ou de vieilles couettes pour entourer leur cocotte… Je n’étais pas prête à ça.

Réseau social des Colibris, Faire sa part : cocotte bien protégée par des galettes de chaise dans un sac de courses.
Cuiseur sans flamme à bricoler, avec comme isolant du foin. C’est la pratique la plus populaire chez nos amis anglophones.
Futée, la boîte en carton avec isolant en paille de Nadine

En revanche, ceci m’a attirée :

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesMijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesMijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesMijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Ces Marmites Norvégiennes ont été conçues par mon amie Chantal, une Abeille de la Ruche des Quilteuses (voir Bee Chantal). Elles sont belles et parfaitement opérationnelles. Chacune a un socle isolant en liège, un épais matelas isolant en chanvre et une belle housse déhoussable & lavable en coton. Elle appelle joliment sa création une Mijot’in. Avant ma commande, j’ai eu la chance de pouvoir tester si mes cocottes préférées entraient dans sa « petite taille » : oui, sans problème !

Pour utiliser une Mijot’in, il faut avoir une cocotte à couvercle qui rentre dedans !! Ces deux-ci sont parfaites, l’une en inox, l’autre en fonte. Sinon, il faut une casserole à manche amovible… toujours avec un couvercle bien adapté. Chantal propose deux tailles, j’ai la plus petite, la plus grande étant pour les grands faitouts.

Un petit tour dans mon atelier pour chercher le tissu que je voulais (privilège d’être amie avec Chantal !) et je lui commande en décembre ma Mijot’in en tissu Andover de Renee Nanneman, collection French Farmhouse de 2009, dans lequel je n’arrivais pas à couper tellement je l’aimais ! Chantal l’a terminée à temps pour que je la reçoive en cadeau à Noël. La voici sur le quilt fait en octobre dernier pour Les Nouvelles (modèle dans le n° 135) :Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesJ’ai commencé timidement à l’utiliser, difficile de prendre de nouvelles habitudes. Mais à présent, un bon mois plus tard, je l’utilise quotidiennement et je suis réellement conquise, la Mijot’in n’a que des qualités comme toute MN bien conçue. Je craignais l’encombrement, mais elle est si belle qu’elle reste bien en vue dans la cuisine 🙂

Les couturières, quilteuses, bricoleuses (mettre aussi bien sûr au masculin) peuvent se créer leur propre Marmite Norvégienne : une fois qu’on a compris le principe, les possibilités sont infinies et les exemples foisonnent sur internet pour s’en faire une sans trop dépenser.  Mille détails dans le blog et le livre de Mireille Saimpaul.
Pour moi l’esthétique compte autant que l’efficacité. Les Mijot’in de Chantal sont de conception, de matières premières et finitions parfaites, cela a un coût que je trouve parfaitement justifié.

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Vous pouvez voir les réalisations de Chantal en vente sur son blog et la contacter: voir contact. Elle participe à des expos-ventes autour de Toulouse sous le nom de Couleurs Bobines.

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses
Mijot’in utilisée quotidiennement !  Je pense à Chantal avec gratitude chaque jour…

 

La Lune Bleue cette nuit

Cette nuit, si nous avons un ciel dégagé, nous pourrons voir la pleine lune, qualifiée de super-lune bleue de sang (Sciences & Avenir) ! En résumé, la lune sera très proche pour tout le monde sur Terre (grosseur et brillance), nous sommes dans une année de 13e Lune (lune bleue = lune rare) et elle sera couleur sang pour beaucoup de monde en raison d’une éclipse totale de la Lune… mais non visible en Europe.

© LAURENT THEILLET / SUD OUEST : prise au Pont-de-Pierre à Bordeaux le 4/12/17

On redécouvre les noms des pleines lunes attribuées naguère par les civilisations proches de la Nature. Les Américains ont traduit les noms donnés par les Amérindiens, ce qui donne par exemple ceci :

Si la Lune a des effets incontestés par les scientifiques (les marées), d’autres font partie des croyances profondément ancrées dans l’imaginaire, et surtout liés aux femmes. Vrais ou faux peu importe, ces liens supposés font rêver et titillent la créativité ! Hier j’ai vu un quilt parfaitement adapté à aujourd’hui :

Lunes d’Hiver, de Monique, blog Il était une fois des points comptés

J’ai plusieurs fois aimé faire figurer la pleine Lune, comme ici :

La Lune Blanche, Katell

Et ici, un quilt que j’aurais pu appeler Les Lunes de Brocéliande :

Forêt de Brocéliande, Katell

Il existe une multitude de quilts artistiques sur la Lune, par exemple celui-ci d’Helen Knott, très japonisant :

De la même artiste, Le Chant à la Lune :

Moonsong, Helen Knott

Un de mes préférés dans ce style reste les Météores (qui ne sont pourtant pas des lunes…) de Sophie, Luna Love Quilts :

Météores, Sophie Zaugg

Mais connaissez-vous le bloc de La Lune sur la Montagne (Moon over the Mountain) ?

 Moon over the Mountain, Quiltscape de Rebecca Barker

Il peut donner ceci en variantes modernisées dues à Jean Wells :

Brenda Gael Smith
Rebecca Rohrkaste
Moon Over The Mountain par Robin Halprin, quilté par Kathy Ritter. Photo de ce blog

A vous de jouer !

Mais tant d’autres quilts sont aussi sur le thème de la pleine lune ! Ce sera pour une autre fois… En attendant vous pouvez replonger dans l’univers poétique de Valériane qui peint si bien la Lune :

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Moutons sous la Lune, Valériane Leblond

 

 

 

 

 

La couronne de Maïté

Si vous étiez à la Journée de l’Amitié France Patchwork à Balma le 17 novembre dernier, vous avez sûrement vu notre amie Maïté déguisée… en sapin de Noël :

Sa couronne en patchwork a fait sensation, beaucoup lui ont demandé les explications.
Edit de l’après-midi : C’est un modèle de Marie-Clémence Duguet paru dans Florilège de Patchwork, volume de Noël qui est le tome 2 sur 5 parus, édition l’Inédite. Merci à toutes celles qui m’ont renseignée et Marie-Clémence en particulier !

La couronne est identique recto-verso.

Voici les gabarits à redessiner d’après les cotes de ce dessin, ou à agrandir pour avoir les droites qui mesurent 4 cm afin d’obtenir une couronne de la même taille que Maïté  :

Cliquez sur la photo pour agrandir.
Le gabarit où figure l’angle 110° est ici en tissu blanc, à couper 24 fois (les pointes de la couronne) et l’autre gabarit est alternativement coupé en rouge et vert, 12 de chaque. Ajouter les marges de couture. Maïté l’a cousue « à l’américaine » mais vous pouvez aussi la faire « à l’anglaise », méthode où l’on bâtit chaque pièce sur un gabarit (comme pour les hexagones). A l’américaine : assembler les pièces formant le recto, puis le verso de la couronne, en laissant ouverte une seule couture entre un rouge et un vert. Ensuite assembler l’extérieur de la couronne endroit contre endroit (les pointes blanches) en faisant coïncider les deux ouvertures et finir par l’assemblage de l’intérieur de la couronne toujours endroit contre endroit ; retourner par l’ouverture, bourrer de ouatine par l’ouverture et fermer à points glissés.
Une bien jolie couronne !

En bonus, Maïté nous ouvre sa porte, les décorations sont prêtes pour la venue des nombreux petits-enfants et une chaleureuse fête familiale !

Les lutins sont de retour !
Les sabots sont déjà au pied du sapin…
Sur le mur, le si beau quilt créé par la regrettée Jacqueline Morel, paru dans Marie-Claire Idées.

Merci Maïté  pour ce partage !

Dala

DALA, ces quatre lettres symbolisent la Suède ! C’est ainsi qu’on appelle le cheval de bois coloré et peint artisanalement au cœur de la Suède, qu’on voit souvent en décoration de Noël version scandinave.

Illustration Aina Stenberg-MasOlle (1885-1975). God Jul signifie Joyeux Noël !

Pendant des siècles les bûcherons suédois profitèrent de l’inactivité hivernale pour travailler à l’intérieur et sculpter notamment des jouets.

Le cheval de trait étant l’animal le plus précieux pour les transports des choses et des personnes, pour la traction dans les champs, ils fabriquaient des chevaux simplifiés en bois brut. La peinture rouge traditionnelle des maisons servait aussi pour les jouets… Le petit cheval de la région de Dalarna (Dalécarlie en français) était né ! Au XIXe siècle on l’ornait déjà de pointillés et d’arabesques pour le rendre plus mignon, on en voit deux sur cette peinture du peintre Carl Larsson :

En voici un, artistiquement peint par un enfant selon le modèle devenu classique :

Dans la région de Dalarna, ce cheval est la star locale :

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Les Dala se déclinent en bois, en biscuit, en tissu, en fil… La simplicité de la forme est typique d’une philosophie du juste ce qu’il faut typiquement suédois, qui nous arrive en déferlante cette année sous le nom de Lagom (voir quelques livres par ici).

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Bienvenue !
Superbe quilt de Yoko Saito qui apprécie particulièrement la Suède. Lagom et esthétique  japonaise ont de nombreux points communs !
Des tissus Kaffe Fassett pour un beau bloc, cheval appliqué.

urban threads

En couture sur papier, on peut le faire grâce à un modèle de Juliana par ici. Il peut se transformer en beau coussin.

http://jednoiglec.blogspot.fr/2014/12/christmas-blocks-16.html
Dresden Lane Designs
Voici celui-ci, superbe, fait par Laetitia Sirop 2 Citrouille.
Adorable panneau de Mamifleur !

Kristine , dans une autre vie, créait des grilles de point de croix. Elle vous offre ce modèle :

A consommer sans modération ! Faites des ouvrages Dala de toutes sortes, adressez-moi les photos à quilteuseforever (arobase) orange (point) fr, je les publierai pendant l’Avent 2018 !

Dalalement Vôtre,
Katell 

Un quilt codé pour délivrer un beau message d’amitié…

C’est une bien longue histoire que le Underground Railroad, ce réseau de chemins de terre qu’empruntaient clandestinement des esclaves fuyant leur condition et voulant se réfugier dans le Nord non-esclavagiste, si possible au Canada. C’était un chemin d’espoir, de liberté qui hélas devenait bien souvent un chemin de souffrances et de déceptions. Ils étaient pourtant bien aidés par des personnes de bonne volonté, principalement Quakers, ces protestants tellement évolués, libres dans leur tête et leur vie et qui étaient les principaux Abolitionnistes. Pour ce Chemin de Fer souterrain fictif on avait un vocabulaire rappelant le réseau ferré avec ses gares (les lieux sûrs) et les chefs de gare qui aidaient sur le chemin. Le Underground Railroad eut cours durant des décennies, jusqu’à la Guerre de Sécession (1861-65). 

51Z7g5QzZdL._SX210_Cette année, un roman prend une place considérable dans le rappel de cette époque d’esclavage (qu’on aimerait tant être uniquement un drame du passé). Il s’appelle simplement Underground Railroad. Ce roman a raflé plusieurs Prix littéraires prestigieux, grâce à son écriture visuelle et son héroïne tellement touchante. L’originalité est que l’auteur New-yorkais imagine un VRAI chemin de fer souterrain pour passer plusieurs endroits difficiles… Ce roman risque fort de transformer l’imaginaire américain et cette fiction deviendra peut-être, pour beaucoup, une réalité du passé !

Connaissez-vous les quilts codés ?

A la fin des années 1990, les magazines de quilting, puis les actualités généralistes, et enfin des livres d’Histoire du niveau Collège racontaient que des quilts mis dehors, comme s’ils étaient aérés sur le fil d’étendage, cachaient des messages codés pour aider les fugitifs à passer les obstacles. Beaucoup veulent encore y croire même si les plus sérieuses historiennes, comme Barbara AC003677lBrackman ou Christiane Billard en France, sont d’accord pour assurer qu’il n’y a absolument aucune trace de quilt, aucun écrit et surtout que c’était irréaliste, ne serait-ce que parce que certains blocs n’existaient pas encore, mais aussi parce qu’il aurait été bien difficile de faire circuler les infos sur la signification des blocs sans attirer l’attention… Franchement, cette histoire a été crue car elle est très belle et correspond aussi à l’imaginaire américain, on aurait aimé qu’elle fût vraie ! Cette belle histoire, racontée par une femme soutenant qu’elle la tenait de tradition orale de sa famille sur plusieurs générations, provient bien plus probablement de souvenirs de livres d’enfants des années 1980 et en particulier le très mignon Sweet Clara and the Freedom Quilt.

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Un quilt d’apparence normale, un nine-patch, cache des informations cartographiques pour préparer le voyage des fugitifs. Sweet Clara est un très joli livre et on a envie de croire que cette idée a bien existé…

61-IHxC+OML._SX258_BO1,204,203,200_Au début des années 2000 d’innombrables quilts ont été faits d’après un livre d’Eleanor Burns et Sue Bouchard, un manuel pour réaliser un Sampler donnant les clés des codes. Il raconte la rencontre avec Ozella Williams sur un marché, heureuse d’avoir l’oreille attentive d’une femme quilteuse historienne. L’histoire fait rêver certes, mais il est clairement écrit d’une manière que je dirais légère, pour être gentille. Cet immense succès de librairie manque cruellement de justifications historiques. Il n’en reste pas moins que le sampler est très harmonieux et c’est l’occasion de raconter la jolie fable des quilts codés. Mais l’exploitation de cette histoire donnée alors pour vraie par des spécialistes du patchwork traditionnel me laisse un goût amer. C’est un grand succès de librairie, certes. Il suffisait de dire que c’était un jeu, une fable ou un mythe, et tout allait bien !

Exposition dans une bibliothèque en Oklahoma : l’histoire des quilts codés est instruite comme une certitude historique (voir ici)

De cette histoire controversée est née une très belle idée chez Denyse Saint-Arroman : à partir des noms si riches et variés des blocs de patchwork, pourrait-on délivrer un message codé ? Oh que cette possibilité est excitante ! Denyse a préparé ce projet, l’a soumis à son groupe de quilteuses parmi lesquelles deux vraies débutantes.
Le grand bonheur, c’est que j’en suis la très heureuse destinataire !

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Superbe Sampler traditionnel quilté à la main. Les couleurs sont harmonieuses, les bleus sont réchauffés par quelques touches vives.

La dominante bleue, c’est pour me faire plaisir car ce n’est pas la couleur favorite de Denyse 😉 Bravo à chacune (surtout les débutantes !) pour ces beaux blocs qui cachent donc un message qui me fait un plaisir fou… et un peu rougir, à chaque fois que je le lis :

Cette Journée de l’Amitié (Friendship Star) marque la fin de notre route ensemble (End of the Road). Notre groupe de couturières (Sewing Circle) s’est réuni pour te dire au revoir (Good Cheer).
Nous sommes tristes de te perdre (Bleeding Heart). Avec l’aide de tes abeilles (Honey Bee) tu as été la meilleure déléguée qu’on pouvait souhaiter (Best of All) et nous ne t’oublierons jamais (Forget me Not).
Tu as fait de ton mieux pour resserrer les liens d’amitié (Links of Friendship) entre les membres de France Patchwork et tu as encouragé avec impartialité (Fair Play) toutes les quilteuses. Nous t’offrons donc ce bouquet (Friendship Bouquet) pour te remercier de tout ce que tu as fait pour nous. Nous te prenons dans nos bras (Hug Block) pour t’embrasser très affectueusement (Kiss Block) et nous te souhaitons chance (Lucky Clover) et prospérité (Prosperity) dans tes activités à venir.

Les blocs du sampler sont dans l’ordre de ce beau message et entre parenthèses vous avez les noms des blocs. Mais n’oublions pas que plusieurs blocs peuvent avoir le même nom, et inversement un bloc pouvait être nommé de maintes façons ! C’était la liberté des quilteuses d’antan…

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Mille mercis à chacune et surtout à toi Denyse, ce quilt est plein de douceur et d’ondes positives, il m’enchante chaque jour !

Lire et garder un souvenir de Florence

Toujours à Balma le 17 novembre dernier, Florence a préparé pour chacune de la délégation un très joli cadeau bien gai et utile. Il était présenté dans cette grande corbeille à couvercle…

Chaque quilteuse de la délégation a plusieurs points communs, parmi lesquels le goût immodéré pour la lecture… et Florence le sait bien !
Voici donc ce que chacune a reçu de Florence (qui nous régale souvent d’ouvrages superbes) :

Nous sommes une grande délégation… Quel travail !! Vous pouvez apercevoir les regards facétieux des cocottes…

Chacune a maintenant sa cocotte marque-page à « ses » couleurs : de la gaieté et de la bonne humeur nous accompagnent désormais, même si nous lisons le plus noir des polars… Alors je vais bientôt lire le nouveau Maxime Chattam ou encore un polar suédois, avec ma cocotte je ne crains rien…

Un coussin moderne fait par Karine

Vendredi dernier à Balma on pouvait voir un drôle de quilt moderne fait par Karine. En voici l’histoire !

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Panneau admiré lors de la JA FP31 de Balma vendredi dernier. On ne voyait pas que c’était un coussin !

Depuis quelque temps, j’ai en tête un cadeau que je souhaite réaliser pour une jeune fille qui va fêter ses 18 ans. En quête d’inspiration, je suis sa maman dans sa chambre refaite à neuf et admire le superbe jaune avec lequel les murs ont été peints. J’aime cette couleur puissante : elle dynamise cette chambre aux lignes simples et droites et en réchauffe l’ambiance contemporaine. Deux pans de mur gris clairs et deux pans jaunes : un équilibre parfait.

Sachant que cette jeune fille se prépare au métier d’orthophoniste, je visualise immédiatement un modèle paru dans le livre Zen chic inspired de Brigitte Heitland qui m’avait beaucoup plu. Je viens de trouver exactement ce que je cherchais !

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Enthousiaste, je démarre immédiatement et décide de réaliser un coussin qui devrait trouver naturellement sa place sur le grand lit laqué blanc et donner un peu de peps à la parure de lit blanche et grise. Kristine appelée à la rescousse, comble illico mes manques en tons de jaune et gris et me donne quelques conseils techniques. Je réalise et quilte rapidement à la machine le top qui servira de base. Ce modèle a en effet une particularité : le top doit être terminé et quilté avant qu’on y pratique la partie appliquée.

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Photo_3.jpgJe choisis ensuite une police de caractères, détermine la taille requise pour les lettres et l’imprime sur papier. Sur les conseils de Kristine, je veille à décalquer les lettres à l’envers sur mon papier collant double face afin d’éviter l’effet miroir (je décalque les lettres au verso de la feuille imprimée : les lettres papier sont donc à l’envers au début du processus).

Je les applique sur le tissu gris anthracite et les découpe soigneusement au cutter rotatif et aux ciseaux pour les finitions. L’exercice demande du soin et de la concentration : les lettres sont souvent courbes ou avec des angles rentrants.

Je dispose et applique les lettres sur le top et les fixe alors d’un coup de fer à repasser. J’ai fait quelques essais auparavant et ai choisi pour l’appliqué, un fil anthracite ton sur ton et un point de feston adapté. Je pourrai en faire varier la taille, ce qui devrait me faciliter la tâche dans les coutures courbes.

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Je démarre l’appliqué machine et veille à soigner les angles très nombreux des différentes lettres : pas toujours facile mais j’aime beaucoup le résultat ! Le montage du patch en coussin est ensuite très simple (même pour moi qui suis une piètre couturière). Je le complète d’une courte étiquette brodée et le tour est joué.

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Karine

L’apprentie orthophoniste va être comblée avec ce superbe coussin !
Vous pouvez retrouver des détails sur le livre très riche en modèles originaux par ici.

Les Fables de La Fontaine en Art Textile

Dimanche 5 novembre 2017, à Sorèze dans le Tarn,
Exposition de livres Art Textile !

Ce dimanche, les Fables de La Fontaine seront à l’honneur. Ce ne sera pas à Houston et pourtant quelle qualité et quelle créativité attendent les visiteurs de l’Abbaye-Ecole de Sorèze ! Cette exposition aura lieu dans le cadre de la Fête du Livre :

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Pour vous donner un aperçu, j’ai demandé à mon amie Maïté de m’adresser quelques photos de son livre textile, car c’est bien ce genre sous-exploité qui sera exposé.

Cette couverture en lin rouge montre l’emblème de Maïté, une des Abeilles de cette Ruche ! Elle n’a pas voulu écrire « Les Fables de La Fontaine » car le sien en offre six et non un recueil complet.

Maïté a interprété des illustrations d’un livre ancien. Son expertise en appliqué est bluffante ! Notons qu’Anne A. l’a aidée pour faire une reliure professionnelle en textile que les visiteurs pourront aussi admirer. En voici deux illustrations, les autres… eh bien, rendez-vous à Sorèze 🙂

Le Loup et l’Agneau
La Cigale et la Fourmi

Vous pourrez admirer de nombreuses autres interprétations, modernes comme traditionnelles, je crois que nous aurons près de 30 ouvrages à découvrir ! Cécile Milhau est à l’origine de ce thème d’exposition et de nombreuses quilteuses d’Occitanie ont travaillé avec passion – et parfois découragement, la tâche étant rude… – pour  arriver à des résultats remarquables !

Dans la même veine, Maïté avait déjà reproduit des illustrations des Petites Filles Modèles pour Fibre Occitane :

Hier chez Maïté, trois de ses petits-enfants (modèles) fêtaient Halloween devant ces tableaux des Petites Filles Modèles :

Bouh j’ai peur !

Au Salon pour France Patchwork/2

Voici la suite des fiches accrochées au Salon des Loisirs Créatifs de Toulouse, à améliorer et à utiliser !

Pourquoi adhérer à France Patchwork

Beaucoup nous demandent : France Patchwork m’apporterait quoi de plus que mon club ?
Question fort légitime quand on se sent bien dans son club, avec les magazines et livres qui entrent régulièrement dans la bibliothèque. Que demander de plus ? 

Autre question : je suis autodidacte, peut-on apprendre plus avec France Patchwork ? Ou bien : il n’y a pas de délégation dans mon département, cela vaut-il quand même la peine d’adhérer ?

Pour toutes ces situations et facettes autour de ce que nous apporte France Patchwork, j’ai juste un peu condensé ce que j’ai trouvé sur le site FP, vous y trouvez l’inspiration pour bien répondre !

Trois quilts déjà présentés dans La Ruche encadrent la fiche Pourquoi adhérer à France Patchwork : à gauche un quilt fait par les Abeilles pour notre amie Evelyne, modèle expliqué dans Les Nouvelles n° 124 sous le nom de La Ruche de l’Amitié, au centre le tableau de Chantal et à droite la forêt faite par Evelyne sur un modèle de notre styliste chouchou Bernadette Mayr.

France Patchwork : Pourquoi adhérer ?

Pour une quilteuse, un quilteur débutant ou confirmé, simple amateur ou passionné, l’adhésion à France Patchwork procure de nombreux avantages.  

  • Recevoir la revue trimestrielle Les Nouvelles – Patchwork et Création Textile : revue associative, rédigée par des bénévoles, réservée aux adhérents et de ce fait, indépendante du circuit commercial de la Presse.
  • Participer aux Journées de l’Amitié réservées aux adhérents organisées dans les départements, les régions et au niveau national une fois par an.
  • Participer aux concours organisés par France Patchwork.
  • Lors des manifestations et des salons de loisirs créatifs où l’association est présente, se faire connaître et être reconnue en tant que membre : on n’est plus un visiteur anonyme.
  • Fréquenter l’Espace, siège de l’association à Paris (initiation au patchwork gratuite, bibliothèque, ateliers…) 
  • Participer à des échanges culturels, des débats, des rencontres tels que les cafés-patch.
  • Accéder au dossier du Quilt Mystère proposé sur le site.
  • Assister aux conférences, aux stages et aux cours organisés par les délégations.
  • Bénéficier d’une initiation gratuite à différentes techniques lors d’interventions de membres de la délégation.
  • Bénéficier d’une assurance gratuite pour 4 quilts par personne lors d’expositions nationales ou départementales.
  • Bénéficier d’une assurance gratuite pour 10 quilts lors d’exposition personnelle.
  • Bénéficier d’informations concernant le monde du patchwork et du textile en général.

D’une manière générale, adhérer vous permet de participer à toutes les activités proposées par l’association, de nouer des contacts, de faire des rencontres dans votre département mais aussi à l’étranger grâce à EQA, la guilde européenne, grâce également aux forums de discussions de France Patchwork.

Rappel : vous pouvez télécharger et imprimer le bulletin d’adhésion ici.

 

Au Salon pour France Patchwork/1

France Patchwork et les Quilts Traditionnels

La semaine dernière se tenait le Salon des Loisirs Créatifs à Toulouse, rendez-vous commercial important pour toute une région à l’heure où les magasins intéressants disparaissent les uns après les autres.

En tant que Délégation France Patchwork , mes amies et moi avons tenu un Stand et une Galerie. L’occasion était belle pour montrer diverses facettes de notre Association qui est souvent mal connue, en dépit de leur dynamisme. Je me suis donc permis de faire quelques panneaux explicatifs. Bien sûr, à côté de beaux quilts, les écrits n’ont que peu d’intérêt et sont peu lus, alors en quelques jours je vais vous les montrer ici ; ce n’est pas une vision exhaustive de l’Association, juste quelques aspects illustrés la semaine dernière.

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Vue de notre stand. Maïté montre un Livre Textile en appliqué traditionnel qu’elle a fait sur les Fables de La Fontaine, j’aurai l’occasion de vous le présenter un autre jour. Sur le mur à droite, un quilt traditionnel et cependant modernisé de Madeleine.

Notre exemple de quilt traditionnel est Bouquets d’Hiver de Madeleine. Il est traditionnel par sa symétrie, son rappel du style Baltimore, sa réalisation entièrement à la main ; il est revisité par d’autres couleurs que les traditionnels rouges et verts vifs, par la taille surdimensionnée des blocs. C’est un modèle de Blackbird Designs et vous pouvez trouver l’histoire de ce quilt par ici. Je l’adore et tenais à l’accrocher pour notre dernier Salon !

Voici notre fiche sur les quilts traditionnels, forcément perfectible. Je me suis largement inspirée de la présentation du site France Patchwork.

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France Patchwork et la passion du patchwork traditionnel

Au départ étaient les courtepointes, aussi décoratives qu’utiles pour tenir sa famille au chaud. Cette tradition européenne traversa l’Atlantique par vagues successives de migration. Mais c’est aux Etats-Unis que les quilts se diversifient et deviennent un art populaire majeur.
De nombreuses quilteuses continuent de créer des dessus-de-lit pour leur esthétique et leur forte valeur symbolique. France Patchwork favorise la conservation du patrimoine et de la qualité du travail traditionnel, notamment par sa section Quilts de Légende.

 

Le traditionnel, c’est le patchwork tel que l’ont pratiqué les pionnières.

Les quilts, ces petits morceaux de tissus différents assemblés et cousus à la main en d’audacieuses géométries colorées, font partie de l’histoire de l’art Nord-américain.

A l’origine, simples courtepointes confectionnées à partir de récupération de tissus et de matelassages, les émigrantes vers le nouveau monde ont su faire évoluer leurs traditions par une nouvelle manière de faire. Au fil du temps, ces femmes ont imaginé, dessiné, assemblé de nombreux motifs auxquels elles donnaient un nom. Véritable espace de liberté pour ces femmes déracinées, le quilting mêle à la fois valeurs familiales, mémoires d’une communauté, expression d’une actualité politique et sociale, au-delà de la simple valorisation du travail féminin domestique…. 

Et aujourd’hui ?

Faire du patchwork traditionnel ne veut pas dire forcément recopier des ouvrages anciens. On peut utiliser un motif créé par une de ces femmes américaines, en connaître la symbolique ou son histoire, et se le réapproprier pour exprimer des sentiments ou des moments de vie comme ces femmes l’ont fait bien avant nous. Le patchwork peut être aussi un moyen d’expression artistique et, à partir de motifs traditionnels et de réflexions personnelles, nous inventons alors des compositions originales directement inspirées de nos émotions ou d’évènements de la vie, véritables œuvres d’art ayant perdu toute trace d’utilité comme dans les ouvrages traditionnels.

Au cœur des quilts, du chemin de l’émigration… au chemin de la création, Dominique Herbay