Betty Ford-Smith à la recherche de ses racines

Une complicité s’est établie entre trois personnes qui échangèrent de nombreux mails ces dernières semaines, trois quilteuses qui ont tant à partager : LeeAnn de Seattle (Washington), Betty de Sebring (Floride) et moi-même de Toulouse (France). Le fil qui nous lie est le patchwork avec la passion des tissus, mais aussi un état d’esprit, le plaisir de l’inattendu, du non conventionnel, l’admiration devant nos ressemblances tout autant que nos différences… Nous avons oublié que nous étions devant nos ordis et on a papoté comme si nous étions assises autour de la même table !

Lucien Andrieu
Peinture de Lucien Andrieu (peintre de l’Ecole de Montauban), Etude de femmes autour d’une table

Ayant vécu en Afrique (mes plus belles années de fac d’anglais furent à l’Université de Cocody à Abidjan en Côte d’Ivoire), j’ai une sensibilité marquée pour ce que ce continent a pu offrir à notre monde occidental, de gré… ou de force, car nous savons tous plus ou moins comment les Noirs furent déracinés d’Afrique vers l’Amérique, comment nous avons pillé leurs ressources, tout en pensant parfois « bien faire » en leur imposant notre culture occidentale, notre éducation, nos religions… C’est un sujet toujours sensible, en particulier en France.
Alors imaginez ce que peuvent ressentir les Afro-Américains à la recherche de leurs racines.

Betty m’a raconté avec confiance son parcours, ses passions… que je suis heureuse de partager ici avec vous.

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Pour les personnes utilisant Google Translate : I am sorry that Google always says « his » instead of « her » in its automatic translation, please correct it yourself in your head!

Betty Ford-Smith a 63 ans et une vie bien remplie, ancrée dans la société américaine actuelle mais curieuse de ses lointaines origines depuis son enfance. Professeur d’économie familiale pendant 38 ans, notamment spécialisée dans la prise en charge des enfants nécessitant des soins spéciaux, couronnant sa carrière en devenant proviseur, elle a parallèlement nourri sa passion sur les arts d’origine africaine.

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A l’âge de 12 ans, Betty cherchait de l’inspiration dans un livre d’art africain ; elle fut encouragée par sa prof d’art à faire le portrait d’Idia, la Reine Mère du Bénin. Ce tableau sur carton est la première manifestation d’une longue passion.
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Plus tard, Betty voudra s’offrir cette reproduction en bronze. Cette opportunité se présentera l’année de la mort de sa mère, et pour elle c’est un signe précieux… Il n’y a oas de hasard quand on croit aux signes.

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Celle-ci est exposée au Bristish Museum et date du 16e siècle. C’est toujours Idia, reine et mère du Bénin, qui vécut de 1504 à 1550. La beauté des femmes du Bénin est célébrée dans toute l’Afrique de l’Ouest. Notre ravissante Miss france 2014 en est d’ailleurs originaire !

Elevée près de New-York, la petite Betty n’aimait rien tant que passer ses vacances scolaires auprès de sa grand-mère et son arrière-grand-mère en Caroline du Sud, terre où sévissait encore l’esclavage il y a 150 ans. Elle y puisa maintes histoires du temps passé et comprit grâce à elles l’âme africaine qui ne les avait pas quittées. Les femmes de sa famille connaissaient les secrets des plantes et des esprits, le tout s’accompagnant de mystère, de magie et de rituels, certaines avaient des dons… Une fascination pour Betty ! Pour plonger dans l’ambiance des Etats du Vieux Sud, nous avons des livres, des films

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C’est dans cet Etat de Caroline du Sud, dans l’entre-deux-guerres, que se passe l’intrigue de l’opéra de Gerchwin Porgy and Bess. L’affiche des premières représentations (à New-York) est bien représentative de l’art pictural de l’époque (1935). Même si cet opéra véhicule nombre de stéréotypes quasi inévitables à l’époque, c’est une oeuvre aux musiques et chansons inoubliables. Vous pouvez entendre ici une version de Summertime chantée par Ella Fitzgerald que j’ai eu l’immense chance de rencontrer en 1980, mais ceci est une autre histoire…

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Parallèlement à son travail, Betty devint donc spécialiste des arts africains et afro-américains. Elle vécut dans les années 70 dans les Caraïbes à la recherche des racines de son peuple. C’est à Haïti qu’elle trouva les pratiques les plus proches des origines africaines (le vaudou). Elle y découvrit également des arts populaires très vivaces comme les « drapos vodou » (écrit ainsi en anglais), ces tableaux textiles figuratifs ou géométriques, iconographie de l’esprit haïtien avec son héritage africain, son passé d’esclave, son ancrage catholique… Rappelons que le Vaudou est une religion de déracinés, un mélange des cultes animistes d’Afrique avec les rituels et les saints de la religion catholique imposée. Ces drapeaux, tels qu’ils sont appelés là-bas, sont destinés à accueillir les esprits du vaudou lors des cérémonies. Ce sont des oeuvres d’abord dessinées sur tissu, puis cousues de perles et de sequins… de l’art textile pur ! Ils deviennent pour le reste du monde des objets de décoration et de collection. Betty possède une bonne cinquantaine de drapos qu’elle a exposés dans diverses maisons de culture, des écoles, des musées… Elle fait autorité dans ce domaine et donne volontiers des conférences sur le symbolisme de ces oeuvres.

Collection Betty Ford-Smith Collection Betty Ford-Smith Collection Betty Ford-Smith Collection Betty Ford-Smith

Collection Betty Ford-Smith

Collection Betty Ford-Smith
Betty devant deux drapos vodou, lors d’une exposition en 2012

 Même les bouteilles sont recyclées en oeuvres d’art par les artisans haïtiens, comportant souvent des symboles vaudou :

Collection Betty Ford-Smith

Betty se sentit naturellement très éprouvée par le terrible séisme du 12 janvier 2010. Elle fit partie de ces personnes qui se démenèrent pour apporter du soutien au peuple en souffrance, en faisant notamment cette exposition d’art haïtien.

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Keeping Haïti in Our Hearts fut une des expositions de soutien pour le peuple haïtien. Betty et son mari posent devant des peintures haïtiennes, en compagnie d’une des organisatrices.

A l’extrême droite de la photo ci-dessus, vous pouvez deviner une sculpture en fer découpé, spécialité du village haïtien Croix-des-Bouquets. Ces artisans travaillent magnifiquement cette matière dans un style unique, toujours lié aux pratiques vaudou. J’ai chez moi, au-dessus de la cheminée, un Arbre de Vie haïtien :

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J’ai eu un coup de coeur pour ce travail de fer découpé, martelé, embossé… Mon mari me l’a offert l’été dernier car cet arbre « me parlait ». Nous l’avons découvert dans une jolie boutique de la ville close de Concarneau (Finistère) qui soutient ainsi les artisans de ce pays. Cliquez sur la photo pour l’agrandir et voir les détails !

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Pour aller à la source, Betty fit également plusieurs voyages en Afrique : en Gambie et au Sénégal en 1986, en accompagnant un groupe de collégiens new-yorkais, puis au Nigeria en 2009 pour aider une amie à monter une école.

Collection Betty Ford-Smith

Collection Betty Ford-Smith
Au Nigeria, les enfants apprennent tous l’anglais, langue officielle nationale qui côtoie des langues locales. Ainsi, la communication était facile ! Cinq ans après, ces enfants ont grandi mais se souviennent sûrement encore du passage de la dame américaine qui leur a fait la classe !

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Son intérêt pour l’artisanat afro-américain la mena aussi en 2008 en Alabama où fut découvert, dans un hameau nommé Gee’s Bend, un groupe de quilteuses utilisant toutes sortes de tissus de récupération de façon souvent très libre. Leur notoriété leur permet maintenant de vendre les quilts qui n’étaient que couvertures utilitaires il y a 10 ans encore.

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Il y a du choix dans les quilts à vendre à Gee’s Bend !
Alabama Road Trip to Gees Bend and Tuskegee University 207[2]Collection Betty Ford-Smith
Une des acquisitions de Betty : celui-ci est très traditionnel !

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Betty a acheté 2 quilts pour sa collection, celui-ci est signé Betty Seltzer.

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Sebring est une très jolie ville au centre historique, au bord d’un immense lac, au centre-sud de la péninsule de la Floride. Le climat est sub-tropical humide, on devine la luxuriance de la végétation !

sebring postcardIl y a peu, la retraite étant pesante pour une femme si active, Betty monta un magasin d’antiquités à Sebring et cette grande boutique porte le joli nom de Miss Ruby’s Den. On y trouve un sympathique bric-à-brac multi-culturel qui fait le bonheur des collectionneurs. Je trouve l’ambiance particulièrement féminine, avec des dentelles, des poupées anciennes, des éventails, des tableaux…

wpid-marineandrew-tom-red-sofa-miss-rubys-040-jpgCollection Betty Ford-Smith
Si d’aventure vous allez en Floride, voici l’adresse de ce magasin : 619 North Pine Street, Sebring, FL 33870

wpid-miss-rubys-den-025-jpgCollection Betty Ford-Smith

Les objets ont une âme, c’est la croyance intime de Betty… et finalement beaucoup de gens le sentent aussi ! Un objet fait à la main ou celui qui a la patine du temps dont vous pouvez tomber amoureux, sont bien autre chose qu’une simple matière inerte !
Et vous, les objets vous parlent-ils parfois ?

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Dans un coin de sa boutique se trouve un lit avec un quilt extraordinaire… Vous connaîtrez son histoire très prochainement !

 Dear Betty, just hoping you will not be disappointed by this summary of all the documents you gave me about you and all your interests! You know that we are now connected… Soon comes a post about your dear friend Miss Sue!

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Quelques dictons de quilteuses…

under quilt sleeping
Celui qui dort sous un quilt est entouré d’amour…

Ancrés dans la tradition et la vie quotidienne américaines, les quilts ont inspiré de nombreuses petites phrases proverbiales. On les accompagne souvent de dessins nostalgiques et kitchissimes ! Les traductions sont parfois fastidieuses en raison des jeux de mots… Ci-dessus, on peut ajouter que les quilts traditionnels utilitaires s’appellent des « comforters », ce qui signifie aussi « donneurs de confort » : le quilt réchauffeur, mais aussi le consolateur, la consolatrice… et par extension la sucette/tétine qu’on donne aux bébés !

Si vous comprenez l’anglais et aimez ces « sayings », allez par ici ! Parfois un peu « guimauve », d’autres fois franchement sympas, ils valent le coup d’oeil.

Véronique Requena en avait utilisé quelques uns qu’elle ajouta avec bonheur dans ses créations, comme « a house without quilts is like a sky without stars » (une maison sans quilts c’est comme un ciel sans étoiles)…

Je regrette qu’on n’ait pas cette facilité de création de dictons, pourtant nous avons beaucoup de proverbes… à actualiser sans doute !

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J’aime celui-ci !

Dans le mode humoristique, je ne me lasse pas des  aventures de Mrs. Bobbins qu’on trouve maintenant très facilement.

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Accrochez-vous ! Mon GPS vient de me signaler un nouveau magasin de patch par ici ! (exemple de vacances réussies ?…)

La Bitchy Sticher (que je ne traduirai pas) va parfois bien plus loin, son humour parfois grinçant se retrouve dans les colonnes du magazine de quilting moderne Generation Q Magazine et la compil’ de ses articles se trouve dans son livre : Quilting isn’t funny.

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Si vous quiltez, ne buvez pas ou bien boire ou quilter, il faut choisir…

A propos, savez-vous qu’on nous a un peu menti au sujet des « humility blocks »  ? Je vous raconterai cela un jour…

La métamorphose du petit cheval rose

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La Comtesse de Ségur, née Rostopchine, ainsi qu’on nous le rappelle dans chacun de ses livres, est née le 1er août 1799 à Saint-Pétersbourg (décédée en 1874 à Paris).

Maïté fit une autre découverte cet été : outre donc la chambre des Petites Filles Modèles qui rappelle que nous venons de célébrer les 215 ans de la naissance de la Comtesse de Ségur (dont les petites-filles Camille et Madeleine vécurent dans la région toulousaine), elle a redonné une nouvelle jeunesse à un petit cheval à bascule !

Si les meubles de la chambre sont typiquement français, cette fois-ci, une étiquette atteste que le cheval sauvé vient d’Espagne. Ce n’est pas étonnant, Toulouse est à deux pas de la frontière ! Maïté a oublié de faire une photo avant rénovation, mais elle nous décrit ici l’état initial, ainsi que ses réparations :

« Ce petit cheval espagnol était peint en rose et décoré de fleurs blanches. Il avait une crinière et une queue faites dans une « mantille »  blanche très poussiéreuse que je me suis empressée d’arracher en arrivant à la maison ! Il n’avait plus d’oreilles et il avait une patte folle que Zorro* a réparée. Je l’ai tout de suite imaginé en naturel avec une crinière faite dans 3 bandes de toile de jute superposées que j’ai effrangées et  une queue en ficelle de 2 couleurs que j’ai détortillées. 
Les oreilles sont taillées dans une chute de cuir. »
*Un cavalier, qui surgit hors de la nuit… C’est bien évidemment Mike son mari bricoleur !
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A défaut des photos du petit cheval abandonné, nous avons celles du cheval métamorphosé et vite adopté par de nouveaux cavaliers… Non, pas Zorro, mais les petits-enfants de Maïté !

coucou
Coucou les Amis !
queue de sisal
Admirez ma jolie queue de sisal…
une bonne tête
Voulez-vous faire un tour avec moi ?
cheval à bascule tout beau !
La vie est belle !

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Pour les lecteurs de la région toulousaine : vous êtes peut-être surpris d’apprendre que les Petites Filles Modèles vivaient en Haute-Garonne ! Voici donc pour vous un texte extrait d’un blog « Alexandrines.fr – Sur les pas d’un évrivain » :

La comtesse de Ségur à Verfeil
par Alain Lanavère
(extrait)

 

La comtesse de Ségur, née Rostopchine (1799-1874), l’auteur bien connu des vingt livres de la Bibliothèque rose, n’avait guère de raison de venir à Verfeil, puisque, née en Russie et fixée à Paris depuis 1820 par son mariage avec le comte Eugène de Ségur, elle se partageait entre la capitale et sa résidence d’été, « les Nouettes », en Normandie, non loin de Laigle. Elle vendit ce domaine en 1872, sans regret semble-t-il, préférant depuis dix ans passer l’été chez l’une de ses filles, Henriette, vicomtesse Fresneau, aux portes d’Auray, en Bretagne. On sait que la plupart des romans de Mme de Ségur se déroulent en Normandie, quelques-uns en Bretagne (Les Deux Nigauds ou Jean qui grogne et Jean qui rit), mais aucun aux parages de Toulouse.

Pourtant, au soir de sa vie, elle vint plusieurs fois à Verfeil, et même y passa des hivers entiers.

C’est que sa fille Nathalie la quatrième de ses huit enfants, avait épousé en 1846, à Paris, Paul de Martin, baron d’Ayguevives de Malaret, beau jeune homme de vieille noblesse toulousaine. Paul de Malaret était un ami intime de Gaston de Ségur, le fils aîné de la comtesse ; ils s’étaient connus enfants, tous deux pensionnaires dans un collège de la région parisienne ; les Ségur recevaient le dimanche le petit Paul de Malaret qui encouragé par son ami Gaston, finit par jeter son dévolu sur sa soeur, la fort jolie Nathalie. La noblesse du jeune marié était recommandable : descendant de capitouls, le grand-père de Paul, Joseph de Malaret avait été, dans de difficiles conditions, un excellent maire de Toulouse de 1811 à 1815.

Les Ségur avaient servi Napoléon Ier, les Malaret de même, et ils allaient derechef servir le neveu, Napoléon III. Paul de Malaret était diplomate; sa jeune femme (qui fut d’abord demoiselle d’honneur de l’Impératrice Eugénie, elle figure sur le célèbre tableau de Winterhalter) le suivit dans sa carrière, qui fut assez brillante.

Nathalie de Malaret donna à Mme de Ségur son premier petit-enfant, Camille, née à Londres en 1848 ; puis vinrent Madeleine (1849), Louis (1856) et Gaston (1862). Camille et Madeleine, nous les connaissons, leur grand-mère en fit les deux petites héroïnes de son premier roman, Les Petites Filles modèles (1857).

[…]

 

Extrait de l’ouvrage : Balade en Midi-Pyrénées, sur les pas des écrivains (c) Alexandrines, mai 2011

 

 

 

La rénovation d’une chambre

chambre avantscriban avantAu cœur de l’été, c’est souvent la période des travaux, des rénovations… A la suite d’un achat en vide-grenier, Maïté et son mari ont passé de nombreuses heures à rénover une chambre… de poupées !

C’est très mignon comme cela, l’ensemble est élégant et on devine que des petites filles modèles ont dû bien jouer et rêver avec cet ensemble conforme aux plus belles chambres d’alors…

La chambre a toutefois subi les assauts du temps, sans doute remisée dans un grenier pour réapparaître à la mi-juillet au vide-grenier de Brax (31)… Bricoleur éclairé, Mike a nettoyé, poncé, rafistolé toutes les parties en bois et puis Maïté est entrée dans la danse…

C’est en pensant à ses petits-enfants qu’elle a non seulement décoré la chambre mais aussi créé un vrai trousseau ! Mieux que des paroles, voici des photos :

scriban rénové
Scriban rénové
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Une bien belle commode

 

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Une armoire pleine à craquer !

Qu’y a-t-il dans cette armoire ?armoire pleine

Maïté nous dévoile tout le trousseau : 7 draps et taies (des points de broderie de la machine à coudre ont été judicieusement utilisés 🙂 ), des torchons, des serviettes et gant de toilette, une nappe avec des serviettes de table, une couette couvre-pieds et deux couvertures… C’est fou ce qu’on peut mettre dans une armoire 😉

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N’hésitez pas à cliquer sur les photos pour admirer tous les détails !

Et voici le lit pour une petite princesse :

un lit de princesse
Sommier et matelas ont été aussi refaits par Maïté…

Et Bébé va faire de beaux rêves…

fais de beaux rêves

Voici donc la chambre qui ravira petites (et grandes) filles !

chambre terminée

 

Photos de Maïté.
Merci de suivre fidèlement les articles des Abeilles de la Ruche et à bientôt pour d’autres promenades dans le monde des quilteuses !

Katell

 

Les Jeux Olympiques sous le signe… du patchwork !

Qui l’eût cru ?

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Pour les Jeux Olympiques de Sotchi qui s’ouvrent demain, il a été choisi comme bannière et thème général de reconnaissance :

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… des motifs de patchwork !!! Des losanges à foison, en dégradés, symbolisent les différentes facettes de la Russie avec une mosaïque de symboles inspirés des différentes cultures et origines ethniques de Russie.

Quoi de plus fédérateur qu’un quilt pour attirer la sympathie ? Bien vu, chers amis russes ! Comme vous, nous souhaitons des Jeux fraternels et pacifiques, joyeux et enthousiasmants, et que tous les grands et nobles principes de l’olympisme soient respectés !

Les médailles elles-mêmes auront des motifs de bloc de patchwork :

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Que dire des participants qui auront eux aussi des vêtements d’Arlequin ?… Ne boudons pas notre plaisir, ils seront superbes !!!map-600x339

Pour en savoir un peu plus sur l’inspiration de ce quilt, voyez ici !

Et que la Fête commence !

Quand l’usuel devient extraordinaire…

Ann Carrington est une artiste britannique qui utilise des objets usuels pour en faire des œuvres d’art, notamment  des boutons et des blue jeans.

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Boutons

En Angleterre on peut admirer, dans les fêtes caritatives londoniennes, des personnes aux costumes incroyablement ornés de boutons :

London Pearlies

L’origine vient de l’idée de Henry Croft, pauvre jeune homme londonien, qui profita de l’échouage d’un bateau dans la Tamise pour récupérer une caisse entière de boutons de nacre en provenance d’Asie.

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1ères photos connues de Henry Croft dans son habit de nacre

Suivant à l’extrême l’exemple des marchands des quatre saisons (pittoresques vendeurs à la criée) qui cousaient  les boutons trouvés en décoration sur les coutures de leurs costumes élimés, Henry cousit des milliers de boutons sur ses pauvres vêtements.

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Dans le dessin animé Mary Poppins de Walt Disney (1964), on aperçoit ces Londoniens aux boutons de nacre.

Henry Croft se montra la première fois ainsi vêtu à une fête pour récolter de l’argent pour l’hôpital local. Son costume tout brillant fit sensation et permit de réunir de fortes sommes. Sa popularité grandit vite dans le monde populaire des Cockneys et bien au-delà. Il devint un personnage de la capitale et fut même présenté au Roi Edward VII en 1907. Il mourut pauvre en 1930, ainsi qu’il a toujours vécu, mais il a permis de récolter une vraie fortune pour les œuvres charitables !

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« Fier d’être né Cockney », cockney désignant les personnes de l’est de Londres, ainsi que leur situation sociale et leur langage. 

Depuis, la tradition perdure dans les quartiers londoniens, toujours étroitement liée avec des manifestations caritatives et le souvenir vivace de la générosité populaire.

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La relève est assurée !

Ann Carrington interprète cette tradition en cousant des milliers de boutons :

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Reproduction d’un timbre poste britannique par Ann Carrington (140 x 170 cm).

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Ici avec des boutons de diverses couleurs. Vous pouvez en voir d’autres versions ici. Les vues de près sont impressionnantes  !

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Blue Jeans

Traversons l’Atlantique avec Ann Carrington. Ici, au pays du blue jeans, le drapeau est interprété par tous, mais toujours avec respect. Voici une des versions de notre artiste :

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Immense cadre pour un hommage au blue jean américain ! 172 x 262 cm

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Même présentation pour la carte des USA  (218 x 218 cm)

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Inspiration Cuba !

Voici l’artiste en plein travail :

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Allez sur son siteVous verrez qu’elle joue avec tout autant de talent avec des épingles à nourrice, des pneus ou des fourchettes…

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Des Abeilles racontent des histoires… d’abeilles

Hier Christine, Abeille de cette ruche, m’a transmis ce lien vers la Dépêche du Midi qui relate la création de nouveaux essaims d’abeilles ces jours-ci… carrément n’importe où, en plein centre-ville de Toulouse ! Alors espérons que la ruche de ma fille aura la même « chance » que la voiture visible dans l’article… C’est en tout cas la bonne période !

Encore plus près de chez nous, à 3 km de notre jardin à vol d’abeille, nos amies ont joué à la coiffeuse l’année dernière le jour de la Pentecôte (le 27 mai 2012) :

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Statue de Ste-Germaine de Pibrac, avant l’intervention des coiffeuses (photo de Stéphane Bonneel)

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« L’essaim de la Sainte », photo d’Anne Garrigues

Anne Garrigues 2

Le hasard fait bien les choses à Pibrac !

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Patricia, notre Amie Abeille Argentine Ariégeoise qui est aussi notre prof de quilting Amish*, s’est souvenue à la lecture de l’article précédent d’un ouvrage textile de M. Joan Lintault présenté l’année dernière à Sainte-Marie-aux-Mines :

Quilt Joan Lintault

C’est une oeuvre cousue et peinte, avec des trous hexagonaux figurant les alvéoles. Cette artiste avait l’intention de se documenter auprès d’un ami apiculteur pour mieux réussir ce tableau. Lors de la visite, au moment où l’ami ouvrit la ruche, un nuage d’abeilles se rua sur Joan qui se tenait pourtant à une distance respectable. Elle fut piquée 51 fois… N’étant pas rancunière, elle termina ensuite cet ouvrage mais le baptisa en souvenir : « When the Bee Stings », Quand l’Abeille pique

Patricia Valentini

Détail de « When the Bee Stings », 1993 – Photos de Patricia Valentini

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M. Joan Lintault a écrit un livre sur son art qui mêle souvent appliqué, peinture et écriture. Plusieurs de ses tableaux sont dans des musées américains ou dans de grandes collections privées. Quelques photos  ici.

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* Articles de Patricia sur le quilting Amish :

https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/01/03/quilting-selon-la-technique-amish-premiere-partie/
https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/01/26/quilting-selon-la-technique-amish-seconde-partie/

et aussi :
https://quilteuseforever.wordpress.com/2012/05/26/la-couronne-dapprentissage/

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Si votre préférence va vers les quilts Jardins de Grand-Mère classiques, allez faire un tour sur ce blog, décidément ce sujet est dans l’air !
Et pour le mouvement français Beequilts, c’est par ici : Crazy Broderies et Compagnie. Bravo les filles !

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Oh mais je me rends compte que je ne vous ai encore jamais montré mon tout premier quilt-dessus-de-lit ! En tout début des années 90, mes filles et moi sommes cloîtrées à la maison pour cause de… coqueluche. Desœuvrée et fatiguée, j’ai sorti mes tissus (pas encore de patchwork, mais des provençaux et de la récup) et  j’ai fait une rosette, celle qui se trouve au centre. Puis je me suis prise au jeu, j’ai dessiné la maquette au fur et à mesure (au résultat finalement bien classique) et entre deux quintes de toux j’ai rapidement cousu ce top, il faut dire que mes hexagones étaient de taille respectable ! Pour le terminer, j’ai acheté mes premiers tissus « de patchwork », des bleus bien sûr… et depuis je n’ai jamais cessé !

étoile de Hamburg

Etoile de Hamburg, 1992, Katell – Comme je ne savais pas où acheter du molleton, je l’ai matelassé sur un tissu en coton blanc texturé : du « nid d’abeille » format géant !

Oiseaux et Abeilles

Oiseaux

Vous avez été nombreuses à avoir aimé les oiseaux offerts par Spoolsewing ! J’avais l’intention d’en faire un mobile, mais les problèmes d’accrochage m’ont rendue moins ambitieuse, je les ai simplement suspendus à des branches du noisetier tortueux de notre jardin.

Voici ce noisetier (Corylus Avellana Contorta) aux branches sinueuses, entortillées, avec des feuilles légèrement gaufrées :

noisetier rozven

Il produit naturellement de vraies noisettes mais son intérêt principal est sa beauté en hiver, sans feuilles et avec de longs chatons dès la mi-janvier qui font le bonheur des premières abeilles sorties par temps clément. Vous pouvez voir, en bas, que quelques branches ont été coupées. Les voici à présent dans la maison :

oiseaux noisetier

Arrangement temporaire sans doute, je n’en suis pas pleinement satisfaite !

Les oiseaux multicolores sont également sur cette carte de Rebecca Barker, attirés par un quilt aux étoiles plumetées :

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Abeilles

quilting bee

Si les Abeilles, infatigables travailleuses, sont le symbole des quilteuses réunies en « quilting bees », j’étais loin d’imaginer, au moment du baptême de mon blog, que j’aurais une ruche… dans mon jardin ! Après de longues discussions familiales, nous avons cédé à l’envie de longue date de notre fille aînée. Il est vrai qu’on a un jardin fleuri et très campagnard, avec de la vraie prairie. Cela n’est pas un simple caprice mais la concrétisation d’une passion !

ruche peinte

Alors voilà la future vedette du jardin tout juste peinte à la peinture apicole, encore vide… Nous fixerons les pieds dans la semaine avant de la disposer dans la prairie.

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Bientôt les abeilles butineront chez nous aussi ! Ici toujours, Rebecca Barker et ses magnifiques illustrations…

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