Au Salon pour France Patchwork/3

Les Valises

Tant qu’on n’a pas participé à une Valise France Patchwork, on ne sait pas trop ce que c’est. On en voit exposées en JA (Journée de l’Amitié, Quilt Day) surtout, en exposition départementale ou en Salon parfois…
Nous avons exposé deux Valises à Toulouse. Comme toujours, elles ont dévoilé des trésors de minutie, de création, des petites merveilles à montrer le plus possible !

L’éclairage a ruiné mes photos des Valises… A gauche, les Cercles et Cie du Puy-de-Dôme, à droite Récup’ Jeans des Landes avec le quilt d’Hélène au centre (les saxos, faits en blue jeans et Wax africains). Ces deux Valises sont extraordinaires ! Je n’ai jamais été déçue par la qualité des Valises, bravo à tous les adhérents FP qui y participent.

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France Patchwork
Les Valises

 Les Valises France Patchwork sont des expositions itinérantes. A l’initiative d’une Délégation départementale France Patchwork, un thème est proposé aux adhérents du même département ; à eux de créer leur quilt en suivant toutes les consignes. Les quilts sont de taille réduite pour faciliter leur transport et leur exposition.
Pendant deux ans, la Valise sera à la disposition des autres délégations et voyagera dans toute la France, ainsi qu’en Belgique et en Suisse.

Nous avons aujourd’hui la chance d’exposer une sélection de deux Valises, des Landes (Récup’ Jeans) et du Puy-de-Dôme (Le Cercle et Cie).

Au Salon pour France Patchwork/2

Voici la suite des fiches accrochées au Salon des Loisirs Créatifs de Toulouse, à améliorer et à utiliser !

Pourquoi adhérer à France Patchwork

Beaucoup nous demandent : France Patchwork m’apporterait quoi de plus que mon club ?
Question fort légitime quand on se sent bien dans son club, avec les magazines et livres qui entrent régulièrement dans la bibliothèque. Que demander de plus ? 

Autre question : je suis autodidacte, peut-on apprendre plus avec France Patchwork ? Ou bien : il n’y a pas de délégation dans mon département, cela vaut-il quand même la peine d’adhérer ?

Pour toutes ces situations et facettes autour de ce que nous apporte France Patchwork, j’ai juste un peu condensé ce que j’ai trouvé sur le site FP, vous y trouvez l’inspiration pour bien répondre !

Trois quilts déjà présentés dans La Ruche encadrent la fiche Pourquoi adhérer à France Patchwork : à gauche un quilt fait par les Abeilles pour notre amie Evelyne, modèle expliqué dans Les Nouvelles n° 124 sous le nom de La Ruche de l’Amitié, au centre le tableau de Chantal et à droite la forêt faite par Evelyne sur un modèle de notre styliste chouchou Bernadette Mayr.

France Patchwork : Pourquoi adhérer ?

Pour une quilteuse, un quilteur débutant ou confirmé, simple amateur ou passionné, l’adhésion à France Patchwork procure de nombreux avantages.  

  • Recevoir la revue trimestrielle Les Nouvelles – Patchwork et Création Textile : revue associative, rédigée par des bénévoles, réservée aux adhérents et de ce fait, indépendante du circuit commercial de la Presse.
  • Participer aux Journées de l’Amitié réservées aux adhérents organisées dans les départements, les régions et au niveau national une fois par an.
  • Participer aux concours organisés par France Patchwork.
  • Lors des manifestations et des salons de loisirs créatifs où l’association est présente, se faire connaître et être reconnue en tant que membre : on n’est plus un visiteur anonyme.
  • Fréquenter l’Espace, siège de l’association à Paris (initiation au patchwork gratuite, bibliothèque, ateliers…) 
  • Participer à des échanges culturels, des débats, des rencontres tels que les cafés-patch.
  • Accéder au dossier du Quilt Mystère proposé sur le site.
  • Assister aux conférences, aux stages et aux cours organisés par les délégations.
  • Bénéficier d’une initiation gratuite à différentes techniques lors d’interventions de membres de la délégation.
  • Bénéficier d’une assurance gratuite pour 4 quilts par personne lors d’expositions nationales ou départementales.
  • Bénéficier d’une assurance gratuite pour 10 quilts lors d’exposition personnelle.
  • Bénéficier d’informations concernant le monde du patchwork et du textile en général.

D’une manière générale, adhérer vous permet de participer à toutes les activités proposées par l’association, de nouer des contacts, de faire des rencontres dans votre département mais aussi à l’étranger grâce à EQA, la guilde européenne, grâce également aux forums de discussions de France Patchwork.

Rappel : vous pouvez télécharger et imprimer le bulletin d’adhésion ici.

 

Au Salon pour France Patchwork/1

France Patchwork et les Quilts Traditionnels

La semaine dernière se tenait le Salon des Loisirs Créatifs à Toulouse, rendez-vous commercial important pour toute une région à l’heure où les magasins intéressants disparaissent les uns après les autres.

En tant que Délégation France Patchwork , mes amies et moi avons tenu un Stand et une Galerie. L’occasion était belle pour montrer diverses facettes de notre Association qui est souvent mal connue, en dépit de leur dynamisme. Je me suis donc permis de faire quelques panneaux explicatifs. Bien sûr, à côté de beaux quilts, les écrits n’ont que peu d’intérêt et sont peu lus, alors en quelques jours je vais vous les montrer ici ; ce n’est pas une vision exhaustive de l’Association, juste quelques aspects illustrés la semaine dernière.

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Vue de notre stand. Maïté montre un Livre Textile en appliqué traditionnel qu’elle a fait sur les Fables de La Fontaine, j’aurai l’occasion de vous le présenter un autre jour. Sur le mur à droite, un quilt traditionnel et cependant modernisé de Madeleine.

Notre exemple de quilt traditionnel est Bouquets d’Hiver de Madeleine. Il est traditionnel par sa symétrie, son rappel du style Baltimore, sa réalisation entièrement à la main ; il est revisité par d’autres couleurs que les traditionnels rouges et verts vifs, par la taille surdimensionnée des blocs. C’est un modèle de Blackbird Designs et vous pouvez trouver l’histoire de ce quilt par ici. Je l’adore et tenais à l’accrocher pour notre dernier Salon !

Voici notre fiche sur les quilts traditionnels, forcément perfectible. Je me suis largement inspirée de la présentation du site France Patchwork.

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France Patchwork et la passion du patchwork traditionnel

Au départ étaient les courtepointes, aussi décoratives qu’utiles pour tenir sa famille au chaud. Cette tradition européenne traversa l’Atlantique par vagues successives de migration. Mais c’est aux Etats-Unis que les quilts se diversifient et deviennent un art populaire majeur.
De nombreuses quilteuses continuent de créer des dessus-de-lit pour leur esthétique et leur forte valeur symbolique. France Patchwork favorise la conservation du patrimoine et de la qualité du travail traditionnel, notamment par sa section Quilts de Légende.

 

Le traditionnel, c’est le patchwork tel que l’ont pratiqué les pionnières.

Les quilts, ces petits morceaux de tissus différents assemblés et cousus à la main en d’audacieuses géométries colorées, font partie de l’histoire de l’art Nord-américain.

A l’origine, simples courtepointes confectionnées à partir de récupération de tissus et de matelassages, les émigrantes vers le nouveau monde ont su faire évoluer leurs traditions par une nouvelle manière de faire. Au fil du temps, ces femmes ont imaginé, dessiné, assemblé de nombreux motifs auxquels elles donnaient un nom. Véritable espace de liberté pour ces femmes déracinées, le quilting mêle à la fois valeurs familiales, mémoires d’une communauté, expression d’une actualité politique et sociale, au-delà de la simple valorisation du travail féminin domestique…. 

Et aujourd’hui ?

Faire du patchwork traditionnel ne veut pas dire forcément recopier des ouvrages anciens. On peut utiliser un motif créé par une de ces femmes américaines, en connaître la symbolique ou son histoire, et se le réapproprier pour exprimer des sentiments ou des moments de vie comme ces femmes l’ont fait bien avant nous. Le patchwork peut être aussi un moyen d’expression artistique et, à partir de motifs traditionnels et de réflexions personnelles, nous inventons alors des compositions originales directement inspirées de nos émotions ou d’évènements de la vie, véritables œuvres d’art ayant perdu toute trace d’utilité comme dans les ouvrages traditionnels.

Au cœur des quilts, du chemin de l’émigration… au chemin de la création, Dominique Herbay

De nouveaux tissus en sourdine

Dans ma tentative de tout traduire en français – alors que je n’ai pas encore réussi à traduire correctement patchwork, c’est dire, sauf si vous êtes prêtes à parler de mosaïques de tissus – j’avais évoqué il y a quelque temps la mode des quilts en sourdine. C’est aussi bizarre en français qu’en anglais, je vous rassure ! Articles ici, ici et.

OHHH ! De nouveaux tissus en sourdine ! (photo Zen Chic)

J’ai présenté ce mouvement un peu différemment dans Les Nouvelles n° 125 en montrant des quilts urbains avec des tissus low-volume, avec une belle galerie de quilts de Sarah Sharp, maintenant très connue. Low-volume, c’est mettre le son bas, le mettre en sourdine.

C’est la talentueuse Malka Dubrawsky qui inventa le vocable low volume appliqué aux couleurs de tissus dans un article de Quilting Arts (Avril 2009). Elle se disait momentanément fatiguée des couleurs saturées et intenses (encore des références aux sons pour des couleurs) et voulait se reposer avec des tissus à base blanche ou claire, avec cependant des impressions en couleurs non-dominantes mais présentes quand même.

Quelle différence avec le style shabby chic ? Le shabby est du vintage clair, alors que le low-volume est du moderne clair. Je vous donne cette définition à l’emporte-pièce, mais c’est assez juste je crois.

Cette idée lumineuse des tissus clairs de couleurs pour faire des fonds semblait se tarir, laissant place aux blancs ou gris en Quilt Moderne. Faute de tissus adéquats ?

Nouveau tissus Zen Chic

Alors réjouissons-nous, Brigitte Heitland a pensé à nous ! Elle vient tout juste de recevoir les premiers tissus de sa collection que nous pourrons acheter en février 2018. Ils sont parfaits pour des tissus de fond, à assembler par exemple avec des unis qui claquent. Voici ses premiers essais via son logiciel, qui n’attendent qu’à devenir en tissus :

Que d’enthousiasmantes perspectives ! En attendant leur venue, d’autres tissus de Brigitte nous attendent. Sa nouvelle gamme est bleue :

True Blue de Zen Chic, un assortiment très doux de bleus et gris avec des touches orange qui donnent des accents chaleureux à l’ensemble. Disponible Au Fil d’Emma notamment.

Celle-ci sera disponible en automne, elle est dans ces tons chauds et froids, très inspirants également :

De quoi vous inspirer de nouveaux quilts pour la rentrée !

Pour mieux connaître cette formidable créatrice, lisez l’article qui lui est consacré dans Simply Moderne #9 et l’interview qu’elle a eu la gentillesse de m’accorder dans Les Nouvelles n° 133 (juin 2017). En plus d’être créative et intelligente, elle est si sympathique ! Ce fut un immense plaisir de partager quelques heures avec elle. Danke Dir meine liebe Brigitte!

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Après Queenie, Betty au Florida Folk Festival

Avant-hier je vous montrais une photo de Queenie Udell remportant un franc succès avec sa démonstration de yoyos en 1978. Précisément 39 ans après, exactement au même endroit (le Florida Folk Festival existe depuis 65 ans), Betty Smith a tenu un grand stand de démonstration d’une autre tradition populaire textile, les Pine Cone quilts. Il y faisait une chaleur accablante (36°) mais l’ambiance n’a pas faibli durant 3 jours avec des danses, des musiques, des artistes de toutes disciplines…

Le panneau rappelle l’héritage de cette technique de femme à femme, de Miss Sue à Betty Smith.

Betty s’est sentie un peu la Queenie (la reine) avec toutes les femmes autour d’elle, curieuses d’apprendre son savoir-faire !

Le quilt violet qu’elle m’a dédié attirait beaucoup le regard, alors que beaucoup d’autres étaient au moins aussi attractifs. Aux plus intéressées, Betty sortait un exemplaire du magazine Les Nouvelles (France Patchwork n° 132) pour montrer l’article qui lui était consacré. Elle ne le laissait pas traîner sur la table, de crainte qu’il ne disparaisse !

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Les Nouvelles, le magazine France Patchwork, a consacré deux pages d’interview de Betty dans son n° 132. On y trouve aussi les explications pour faire des Pine Cone quilts avec un mini-quilt baptisé… Betty ! J’ai eu un immense plaisir à écrire ces quelques pages.

Transmission du savoir dans la bonne humeur :

Fierté d’avoir appris une nouvelle technique :

Le bonheur de partager de bons moments ensemble :

Le plaisir de goûter une spécialité locale, des cœurs de palmier cuits :

Le nouveau quilt en cours de Betty a bien avancé pendant ces trois jours :

Et voilà, inlassablement Betty continue de faire connaître son art appris par son ancienne voisine, Miss Sue, dont j’ai longuement raconté la vie précédemment.

Sa dernière idée lui est venue comme une illumination (vous savez, la petite ampoule qui s’allume dans une bulle de BD) : utiliser des petits carrés de cette technique pour orner son t-shirt, histoire de revendiquer son savoir-faire et d’égayer sa tenue :

Une de ses élèves du Folk Festival lui a apporté son carré fini quelques jours plus tard, l’idée a plu à Merri McKenzie et voilà la mode est lancée !

L’époustouflante Christiane Billard

Je ne vous raconterai pas tout ce que nous avons découvert en deux journées charentaises, d’autres ont pris bien plus de photos que moi et vous feront vivre ces temps forts comme si vous y étiez ! Sachez seulement que c’était la grande réunion nationale de l’association France Patchwork : vendredi dernier pour l’Assemblée Générale annuelle à Brouage, puis samedi à Royan pour la Journée Nationale de l’Amitié. Grâce à l’équipe de bénévoles menée par Aline Joulin, nous avons été reçues comme des princesses !

brouage17Ce département de Charente Maritime est le centre névralgique des Quilts de Légende et Brouage est leur écrin. Je conçois cette manifestation comme l’hommage respectueux des quilteuses d’aujourd’hui aux quilteuses d’antan, avec la reproduction fidèle d’ouvrages anciens qui ont pu parvenir jusqu’à nous. Dominique Husson en est l’incarnation, créatrice et organisatrice de cette exposition de très haute qualité qui porte haut et fort les talents de nos patientes adhérentes.

Il est une figure discrète qui garantit le respect du choix judicieux des œuvres, une caution historique habituellement dans l’ombre, je veux parler de Christiane Billard. Cette ancienne élève et grande amie de Sophie Campbell s’est inlassablement instruite sur le monde des quilts et leur contexte. Même si elle est spécialisée dans les quilts du passé, les déchiffrant avec passion, je sais qu’elle garde un œil sur les meilleurs quilts d’aujourd’hui et reste attentive aux évolutions marquantes, c’est un signe d’ouverture d’esprit qui me touche !

Nous avons eu le bonheur de suivre, samedi matin, une conférence de deux heures sur l’histoire raisonnée des quilts anciens, projetant pour chaque période un contexte historique, économique, social ou politique. Christiane Billard a passé de très nombreux messages, articulant les diverses tendances et innovations, expliquant ces changements, balayant quelques certitudes erronées… Avec brio, précision et une pointe d’humour, Christiane nous a fait partager deux siècles de créations avec un bonheur inouï. 

Son intervention a été unanimement célébrée, longuement applaudie et remerciée par une belle standing ovation !

Vous qui avez apprécié cette magistrale présentation, vous avez un moyen très simple de vous replonger dans de multiples épisodes de cette conférence et obtenir bien plus de précisions : prenez votre pile de magazines Les Nouvelles – Patchwork & Création Textile et lisez, relisez ses articles dans la rubrique Traditionnel ! Je suis sûre que, maintenant que vous connaissez Christiane, vous apprécierez encore plus ses articles, tous faits bénévolement depuis de longues années pour nous, les adhérents de France Patchwork.

Pour vous qui avez manqué ce grand moment, je ne peux que vous donner le même conseil : lisez attentivement les articles de Christiane ! Ah, quel dommage si vous n’êtes pas abonnée… Vous pouvez y remédier en adhérant à France Patchwork, code 1 (Pourquoi adhérer ?Bulletin d’adhésion).

Et si vous en redemandez, voici quelques articles de la Ruche qui vous rappelleront des épisodes de la conférence :

Ce n’est qu’un tout petit aperçu des thèmes évoqués par Christiane Billard. Mille mercis à France Patchwork pour ces journées de bonheur et encore bravo Christiane !

Justement, le magazine de l’été vient de paraître : à vos lunettes (de vue ou de soleil), appréciez les photos, projetez de faire un modèle… et lisez-le !

 

 

Fibre Occitane à Aiguilles en Luberon

Alors que la fête bat son plein à Aiguilles en Luberon, on commence à voir de belles photos sur les réseaux sociaux. Que de variété chez les exposants qu’on découvre de village en village !

Marie Christine m’a très gentiment adressé des photos de l’exposition Fibre Occitane, celle que France Patchwork fait voyager depuis le 1er avril 2016. C’est ici la 9e exposition, toujours dans un lieu privilégié : le château de la Tour d’Aigues.

Merci à toutes celles qui ont rendu cette exposition possible, Catherine Bonte la présidente de France Patchwork, Marèse Cayet la responsable régionale, Monique Lopez-Velasco qui aide à assurer la permanence, ainsi que toutes les bénévoles… et bien sûr Nathalie Locquen qui a conçu ce Festival et le fait vivre avec tant de fougue!

Aiguilles en Luberon, c’est jusqu’à demain soir !

Le Pojagi avec Maryse Allard

Le Pojagi (prononcez-le pojagui), souvent écrit Bojagi en anglais et 보자기 en coréen, est l’art du patchwork en Corée. Notre spécialiste nationale est Maryse Allard. Depuis plus de 10 ans, elle y trouve inspiration et sérénité.

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Maryse Allard, entourée de quelques-unes de ses œuvres, le 5 mai dernier à Pibrac.

Nous l’avons sollicitée pour animer une Journée de l’Amitié France Patchwork en Haute-Garonne ; le 5 mai dernier nous avons pu apprendre le contexte historique bien particulier de cet art coréen du quotidien et de l’exception. Il a un riche passé et rejoint le souci du beau, de l’utile, de la protection que je connais un peu dans la société nippone par l’utilisation des Furoshiki ou des Tenugui.

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Ce pojagi rappelle le bloc des Marches du Palais. Nous avons pu voir (ou justement ne pas voir !) la finesse des points : ici Maryse a utilisé une autre technique que celle qu’elle enseigne en stage-découverte.

A présent, la renaissance du Pojagi se fait essentiellement dans le domaine de la décoration, faisant de subtils jeux de transparence grâce aux tissus choisis (organdi, ramie, soie etc.) et les techniques de couture employées. Un Pojagi peut se faire de diverses manières, à la main ou à la machine. Celle enseignée par Maryse fait l’unanimité : beauté du résultat, facilité de la technique, que demander de plus ?…

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Voici le travail d’apprentissage pour s’approprier la technique avant de se lancer dans une création.

Si à votre tour vous souhaitez enrer dans le monde du Pojagi, n’hésitez pas à contacter Maryse Allard pour connaître les dates et lieux de ses prochains stages – ou la faire venir pour votre propre groupe. Pour ce faire, allez sur son blog, onglet Contact ou sur Facebook, laissez-lui un message. Sa patience, sa pédagogie vous accompagneront tout au long de votre apprentissage.

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Deux Pojagi particuliers de Maryse Allard avec à gauche l’utilisation de soies et à droite la complexité des lignes courbes, la subtilité des appliqués… Du grand art !

 La Ruche des QuilteusesDepuis plusieurs mois, je collecte des photos de pojagi tous azimuts, vous pouvez les consulter sur ce tableau Pinterest avec des exemples du monde entier. A vos tissus et vos aiguilles pour entrer dans ce monde merveilleux ! Si vous ne pouvez pas prendre de cours avec Maryse, je ne peux que vous conseiller de vous procurer son superbe livre : Le Pojagi, art du patchwork coréen, édition Carpentier, ou aussi Boutis de France, La tradition revisitée, édition LTA, écrit en collaboration avec Hubert Valeri (alliance du boutis et du pojagi, de la transparence et de l’opacité, des traditions française et coréenne… Que d’inspirations !)

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Cerise sur le gâteau de certains pojagi : ce tout petit noeud fait avec un carré de tissu de 2 cm ! C’est bien sûr très minutieux et les Coréennes se régalent de ce signe porte-bonheur. Bien sûr, Maïté et Kristine, les doigts d’or de la délégation, l’ont appris pour en mettre dans leurs futurs Pojagi !
Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Séance-photos pour les stars du jour, les pojagi de Maryse Allard.

Un grand merci à Suzy pour toutes ces photos !

Dans Les Nouvelles il y a…

… beaucoup de jolies choses !

Bien entendu il s’agit des Nouvelles, Patchwork & Création Textile. Vous ne le trouverez pas en kiosque puisque c’est le magazine des membres de l’association France Patchwork, dont je suis fière de faire partie depuis… des décennies.

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Le nouveau magazine est arrivé en plein black-out de ma Box internet, mais il n’est pas trop tard d’en raconter des bribes d’histoires, car si vous n’êtes pas abonnée vous pourrez l’acheter sur le stand France Patchwork de la plupart des grandes manifestations de patchwork de France (prochainement par exemple à Quilt en Sud et Quilt en Luberon).

Je participe avec joie à la rédaction de ce magazine, écrivant quelques pages sur des aspects méconnus du monde du patchwork. Cette fois-ci j’y ai développé la technique du Pine Cone, la Pomme de Pin. On la connaît un peu pour faire une pomme de pin de Noël en piquant les triangles sur un œuf de polystyrène ou pour faire des maniques épaisses et donc isolantes. C’est en fait un pliage universel, vu à la fois à Madagascar et en Thaïlande, en France et en Grèce, en Afrique et aux Etats-Unis. Dans ce dernier pays, on manque de littérature à ce sujet mais il semble établi que les quilts faits de triangles de tissus de récupération remontent au temps des esclaves.

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Le Pine Burr Quilt de LeeAnn est fait de tissus de récupération, dans la plus pure tradition.

Le temps a passé et cette technique intéressante resurgit parfois sporadiquement. Mais depuis le quilt fait par LeeAnn et grâce à internet, les Pine Cone (ou Pine Burr) quilts regagnent l’attention des quilteuses ! C’est pourquoi vous trouverez l’interview de Betty Smith  et celle de Rachael Daisy, l’une suivant la tradition avec patience et passion, l’autre la renouvelant avec peps et talent. Pour compléter le sujet, vous trouverez les explications de cette technique dans la rubrique des Modèles.

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Voici un nouveau Pine Cone fait par Betty. Elle est devenue la personne incontournable, la référente pour ces quilts de tradition du Vieux Sud.
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Des cours sont donnés de plus en plus souvent pour refaire vivre cette technique. Ici à la Folk School du Musée Maritime de Floride. L’apprentissage se fait comme avant, à la main.

En même temps, de l’autre côté du monde en Australie, Rachael Daisy donne elle aussi des cours de Pine Cone Quilts ! 

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Cours de Rachael Daisy avec les premiers résultats des stagiaires qui apprennent cette technique à la machine.

Autre sujet que j’ai abordé dans ce magazine de mars 2017, le Modern Quilt. C’est le présent et l’avenir de notre activité. Il ne faut pas en avoir peur, ce style se construit avec nous, utilisant des tissus différents, des techniques souvent simples, des maquettes graphiques, des expressions personnelles… On le confond souvent avec les Artextures, cela méritait un éclaircissement !

Luna Love Quilts
Mini quilt de Sophie (Lunalovequilts) qui a récemment participé à un challenge Log Cabin moderne sur internet.

Beaucoup d’autres thèmes, traditionnels ou modernes, sont traités dans chaque numéro. Devenez membre de France Patchwork, abonnez-vous au magazine, participez, donnez votre avis, ce magazine est celui des adhérents !

Fibre Occitane chez Bohin (61)


1202278Fibre Occitane est une exposition itinérante France Patchwork mettant en valeur les particularités patrimoniales de l’ex-région Midi-Pyrénées et l’amour des quilteuses (et d’un quilteur super doué !) pour leur pays d’origine ou d’adoption. L’idée de faire un projet régional commun nous est venu en 2014, 2015 fut l’année d’interrogations, de recherches, de travail, puis 2016 et 2017 sont la récompense avec de nombreuses expositions, tout d’abord en Occitanie, puis ailleurs en France… et même, en août prochain, en Lettonie !

C’est donc la première fois que des quilts Fibre Occitane sortent d’Occitanie, tous n’ont pas pu voyager par manque de place (nous en avons 70 en tout) mais ceux qui sont à la Manufacture de Bohin jusqu’à la fin du mois sont représentatifs du travail de qualité fourni pour ce travail qui réclamait un effort d’imagination. En voici de belles photos :

Les photos sont de Catherine Bonte, Présidente de France Patchwork, qui tient à remercier et féliciter l’ensemble des participants à ce défi régional. Tous les quilts envoyés n’ont pas trouvé leur place par manque de murs, mais ils seront exposés au mois de mai à :

Ici vous trouverez les détails du lieu d’exposition de Fibre Occitane !

C’est dans ce merveilleurx château que seront exposés les quilts Fibre Occitane…