Toutes les personnes qui assistent aux JA de France Patchwork savent que ce sont des rendez-vous toujours sympathiques et stimulants, avec des habituées et des nouvelles, des adhérentes et quelques personnes invitées à découvrir l’association, et toujours une nouvelle animation concoctée par la délégation. Il en faut de l’imagination pour, à chaque rendez-vous, capter l’attention des quilteuses, la plupart riches d’une vingtaine d’années d’expérience en patchwork !
En tant qu’ex-déléguée, je sais que trouver une salle et un nouveau thème sont les principales inquiétudes qui monopolisent l’attention de la déléguée… C’est ainsi qu’Evelyne Laminette, déléguée FP des départements de la Meuse, de la Moselle et du Pays de Luxembourg m’a contactée pour parler des quilts modernes. Je connais le sujet, la date du 14 avril me convenait, nous nous sommes donc vite mises d’accord pour une intervention à Creutzwald (57), tout près de la frontière allemande.
Comme souvent, tout est passé bien vite, l’accueil par le club de Creutzwald et chaque membre de la délégation (Evelyne, Véronique, Françoise et Anne) était très sympathique et de plus en plus chaleureux au fil de la journée. J’ai pris beaucoup de plaisir à discuter avec de nombreuses adhérentes, certaines déjà conquises par le patchwork moderne grâce à Bernadette Mayr, Nadia Stumpf ou Birgit Schüller ; d’autres préfèrent les country quilts ou les traditionnels mais toutes ont eu la gentillesse d’écouter ma vision des quilts modernes et adhérer avec le sourire à mes exercices en atelier !


A Creutzwald, la forêt n’est pas loin, tout comme la frontière allemande, à 500 mètres de la salle ! Ces deux arbres symbolisent l’amitié franco-allemande qui me tient à cœur, ils sont au dos du quilt Creutzwald ci-dessus.
J’espère avoir donné de nouvelles idées, l’envie de s’aventurer dans la création, et perpétué l’esprit de communauté des quilteuses réunies par France Patchwork ! Amies de la Moselle, de la Meuse, de la Meurthe-et-Moselle, du Luxembourg — und von Hamburg und Polen 🙂 — merci pour cette belle journée !

Evelyne et moi avons spontanément tissé des liens d’amitié, renforcés par de nombreux points communs, y compris la fascination des abeilles ! Photos de Marie-Anne Renon dans notre jardin.
Comme les abeilles, ayons le cœur à l’ouvrage avec les beaux jours !











Révisons un peu d’histoire contemporaine pour aborder le problème coréen. Il y eut une très sanglante guerre à la fin du 19e siècle entre la Chine et le Japon, notamment sur les terres de la péninsule coréenne qui était alors un Empire depuis des siècles. Elle se termina au début du 20e siècle par l’annexion de la Corée par le Japon. Ce fut une domination coloniale cruelle et impitoyable. A l’issue de la seconde guerre mondiale, les armées russes et américaines convinrent d’expulser l’occupant japonais et de créer en urgence un protectorat nord-sud, partagé autour du 38e parallèle, lors de la conférence de Yalta. Hélas le début de la guerre froide empêcha la création d’un Etat coréen unique ; Corée du Nord et Corée du Sud se créèrent et revendiquèrent chacune l’ensemble de la péninsule. Il s’ensuivit l’abominable Guerre de Corée de 1950 à 1953 qui fit 2,8 millions de victimes et se termina sans vainqueur ni vaincu, avec un peuple toujours séparé par 4 km de no man’s land et des univers diamétralement opposés.








Ne croyez pas que c’est parce que je quitte la délégation France Patchwork 31 que je suis enchantée !! Ce furent six années très denses, très riches en rencontres, en amitiés devenues fidèles, en confidences… Je ne quitte pas cette fonction sans un pincement de cœur, mais je suis également consciente que c’est bien de laisser la place pour que le ronronnement ne s’installe pas et que d’autres idées émergent – et la succession est au top !










Cette année, un roman prend une place considérable dans le rappel de cette époque d’esclavage (qu’on aimerait tant être uniquement un drame du passé). Il s’appelle simplement Underground Railroad. Ce roman a raflé plusieurs Prix littéraires prestigieux, grâce à son écriture visuelle et son héroïne tellement touchante. L’originalité est que l’auteur New-yorkais imagine un VRAI chemin de fer souterrain pour passer plusieurs endroits difficiles… Ce roman risque fort de transformer l’imaginaire américain et cette fiction deviendra peut-être, pour beaucoup, une réalité du passé !
Brackman ou Christiane Billard en France, sont d’accord pour assurer qu’il n’y a absolument aucune trace de quilt, aucun écrit et surtout que c’était irréaliste, ne serait-ce que parce que certains blocs n’existaient pas encore, mais aussi parce qu’il aurait été bien difficile de faire circuler les infos sur la signification des blocs sans attirer l’attention… Franchement, cette histoire a été crue car elle est très belle et correspond aussi à l’imaginaire américain, on aurait aimé qu’elle fût vraie ! Cette belle histoire, racontée par une femme soutenant qu’elle la tenait de tradition orale de sa famille sur plusieurs générations, provient bien plus probablement de souvenirs de livres d’enfants des années 1980 et en particulier le très mignon Sweet Clara and the Freedom Quilt.
Au début des années 2000 d’innombrables quilts ont été faits d’après un livre d’Eleanor Burns et Sue Bouchard, un manuel pour réaliser un Sampler donnant les clés des codes. Il raconte la rencontre avec Ozella Williams sur un marché, heureuse d’avoir l’oreille attentive d’une femme quilteuse historienne. L’histoire fait rêver certes, mais il est clairement écrit d’une manière que je dirais légère, pour être gentille. Cet immense succès de librairie manque cruellement de justifications historiques. Il n’en reste pas moins que le sampler est très harmonieux et c’est l’occasion de raconter la jolie fable des quilts codés. Mais l’exploitation de cette histoire donnée alors pour vraie par des spécialistes du patchwork traditionnel me laisse un goût amer. C’est un grand succès de librairie, certes. Il suffisait de dire que c’était un jeu, une fable ou un mythe, et tout allait bien !



Toujours à Balma le 17 novembre dernier, Florence a préparé pour chacune de la délégation un très joli cadeau bien gai et utile. Il était présenté dans cette grande corbeille à couvercle…

Chacune a maintenant sa cocotte marque-page à « ses » couleurs : de la gaieté et de la bonne humeur nous accompagnent désormais, même si nous lisons le plus noir des polars… Alors je vais bientôt lire le nouveau Maxime Chattam ou encore un polar suédois, avec ma cocotte je ne crains rien…

















