Le dernier week-end de juin est devenu synonyme de festivités à Lacaze (dans le Tarn), je vous ai déjà longuement parlé de cet événement créé par Cécile Milhau par ici. Voici l’agenda pour cette année :
L’exposition des Charm Quilts dans l’ancien Temple est une exposition France Patchwork des départements 31 et 81. Elle a lieu du 23 au 25 juin. Voir l’article de Patch31.
Défilé de Mode
Nombreuses sont les personnes qui m’ont demandé à quelle heure aurait lieu le défilé de mode de Joëlle Vétillard, ce sera à 16 heures dimanche 24 juin. A ce propos, Joëlle recherche d’urgence pour le défilé de mode des personnes pouvant se rendre disponibles. Voici son message :
Essayage le samedi 23 et le dimanche matin au château
mannequins femmes (entre 13 et 75 ans…) taille 34-46, 3 hommes de moins de 25 ans, 2 petites filles
Un agréable moment d’échange multi-générationnel dans une ambiance conviviale mais néanmoins « professionnelle ».
A chaque trimestre c’est une jolie tranche de bonheur qui arrive dans notre boîte aux lettres, un soleilqui se joue de la météo : le magazine des Nouvelles pour les adhérents de France Patchwork !
Il est ce mois-ci aux couleurs d’un quilt de Patricia Belyea, Gilded Garden (Jardin Doré). Vous connaîtrez mieux cette artiste en lisant l’interview qu’elle m’a accordée (pages 54-55). Vous pourrez également vous essayer à une de ses méthodes expliquées dans son livre, car j’ai eu l’aimable autorisation d’une responsable de la maison d’édition (Abrams Books) et le soutien de Monique Lopez-Velasco notre rédactrice en chef pour adapter Good Fortune en français pour vous (pages 88-91).
Thank you so much for your patience Patricia! It has been such a pleasure to prepare these pages with you and Traci!
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Dans notre revue vous trouverez vos rendez-vous habituels avec un focus sur les anneaux de mariage. Il y a tant à dire que Christiane Billard, Cécile Denis et moi-même avons toutes traité ce thème sur la proposition de Monique, chacune à notre manière.
Avec Christiane, je révise sans cesse mes certitudes, son savoir est immense et sa plume sait nous intéresser aux détails les plus pointus de la riche histoire des quilts. Ici, Christiane attire notre attention sur la versatilité du bloc, ses effets multiples et, ce qui nous touche forcément, le soin apporté par des générations de quilteuses pour réussir, même dans l’adversité de la crise économique des années 1930, ces merveilles d’élégance et de précision.
Quilt Erika Ray
Cécile et son savoir-faire nous aident à déjouer les embûches de ce bloc spectaculaire et délicat dans Les Blocs de Garance. Elle connaît très bien le sujet puisqu’elle a fait un quilt d’anneaux de mariage il y a quelques années pour célébrer les 20 ans de son union.
Avant que Cécile n’écriveson propre blog et participe à la rédaction des Nouvelles, elle m’avait confié la photo de son superbe quilt en anneaux de mariage,à retrouver ici.
Pour ma part, je rappelle dans Modern Quilt ce qui n’est plus à démontrer, que les quilteuses contemporaines s’inspirent directement de la tradition. Un merci particulier à Victoria Findlay Wolfe, Keiko Goke, Tara Faughnan et Rachael Daisy pour leurs photos de quilts, leur générosité et leur compréhension quand il me faut les photos « pour hier »…
Clin d’œil surprise page 19 avec le quilt que mes amis adhérents de Haute-Garonne et des départements avoisinants ont fait dans le plus grand secret en automne dernier !
Ce quilt très cher à mon cœur m’a été offert le 17 novembre dernier, lors de la dernière JA que j’organisais avec ma délégation FP31.
De nombreuses autres surprises vous attendent dans la revue ! A chaque fois je dis que c’est la plus belle…
Ce numéro 137 est très spécial, vous le remarquerez, car c’est le dernier de Monique qui a tenu le rôle exigeant de rédactrice en chef pendant 10 ans. Ce n’est que lorsqu’on participe à la rédaction qu’on a une petite idée du travail phénoménal qu’elle a accompli avec son binôme Nicole Dewitz et toutes les autres bénévoles. Le petit rôle que j’y ai tenu m’a comblée : appartenir à ce groupe sous l’égide de Monique ne fut que du plaisir !
Lors de l’AG de l’association qui s’est tenue vendredi dernier à Angers, Monique a reçu un superbe top imprimé de photos emblématiques et les couvertures de tous ses numéros ! Ce très beau cadeau concocté par notre Présidente Catherine Bonte lui rappellera bien des souvenirs… De gauche à droite : Sylvie, Danielle, Catherine, Monique, Dominique et Edith, qui consacrent bénévolement une énergie folle pour France Patchwork !
Une nouvelle équipe nous régalera de ses reportages, modèles et surprises en septembre. C’est Sylvie Bedu, ancienne déléguée départementale et artiste très talentueuse, qui va mener la danse. Sylvie, je te souhaite beaucoup de satisfactions pour la naissance de chaque nouveau bébé, et ce pour notre plus grand plaisir !
Un jour j’ai écrit sur la broderie doodle et je me suis alors rendu compte de la vigueur des brodeuses connectées dans notre pays :cet articlefait partie des plus populaires de ce blog ! Je crois que le blog demon amie Geney est pour quelque chose… J’ai rendu visite récemmentà leur club de Pexiora, c’était formidable !
A la fin de l’article, je vous promettais une broderie doodle inspirée de Dijanne Cevaal et Els Gauchotte. Ce fut une aventure collective proposée par l’ancienne délégation FP31 (France Patchwork Haute-Garonne) dans le cadre d’une exposition itinérante appelée Fibre Occitane.
Ce quilt en broderie doodle est très cher à mon cœur, presque 100 personnes y ont participé (100 blocs, mais quelques adhérents en firent plusieurs), le thème était simplement l’évocation d’une fleur, même imaginaire :
Le top est fait de blocs en blue jean recyclé, d’un bout de soie blanche (récupération de restes de robes de mariées, tissus offerts par notre amie Annick Subra de Salafa) et d’un assortiment de fils moulinés couleurs brique et pastel (les couleurs de Fibre Occitane). J’ai fait l’assemblage en « doodle patchwork », sans gabarit ni mesure exacte, juste pour voir comment cela rendrait… Personne n’a critiqué le manque de régularité des bandes d’assemblage, du moins ouvertement !
Après la doodle-broderie et le doodle-patchwork, reste à évoquer le doodle-quilting. Comme pour la broderie et le patchwork, on abandonne les modèles, on se donne de la liberté. Il y a environ 12 ans, j’avais fait mon premier matelassage à main levée, c’est-à-dire que j’inventais mon dessin de quilting point après point. Le top était on ne peut plus simple, des carrés de très beaux tissus achetés chez Quilt & Patch (Toulouse) :
C’est une nappe qu’on utilise en pique-nique ! Voici un détail du quilting vu de dos :
De tout petits points en fil de quilting YLI traditionnel avec un dessin inventé au fur et à mesure.
Aujourd’hui, je suis en train de doodle-quilter en écho, à la manière deSherri Lynn Wood, un quilt très luxuriant, chargé d’imprimés et de courbes irrégulières. Si j’étais anglophone, je l’aurais appelé Organic, mot-clé qu’on utilise pour nos notions organique, biologique, écologique… Alors je l’appelle simplement Vivant & Naturel, bizarre pour un quilt, mais j’y revendique dans mes courbes le droit à la différence, le non-calibrage, et dans mes points de quilting la joie de voir grandir le dessin de manière unique, au fil de mon bon-vouloir. Ce quilt ne sera pas du goût de chacun, mais il sera unique pour rappeler l’absolue nécessité de protéger la biodiversité, le vivant et le naturel.
Quelle est la technique du doodle quilting ? Simple, je vous assure !
Comme pour le quilting traditionnel à la main, on peut utiliser un cercle ou bien un poids (comme de nombreuses quilteuses japonaises). En revanche, maintenant j’utilise un fil plus épais et ma préférence va vers le coton perlé n° 8 avec une aiguille à broder pointue n° 7. Le dessin peut suivre librement les coutures ou faire un tout autre motif, c’est votre choix ! Le geste est le même qu’avec de fines aiguilles between, mais les points sont plus longs. Ce quilting est apparenté aux traditions multiples qui utilisent le simple point avant, longuement évoqué ici. J’avoue avoir du mal à garder mes points aussi longs que j’aimerais, comme du sashiko. C’est pourtant plus adapté au style de ce matelassage. C’est peut-être mon 10e quilt quilté au coton perlé mais certainement pas le dernier !
Dos du quilt en cours pour lequel je suis partie d’un petit oiseau imprimé que j’ai entouré d’un cercle, ce qu’on aperçoit sur la photo précédente, puis je continue en écho avec beaucoup de liberté.
Quant au plaisir de quilter à la main, il reste intact mais plus rapide ! Avez-vous envie d’essayer vous aussi le doodle quilting, ou matelassage vivant et naturel ?
Toutes les personnes qui assistent aux JA de France Patchwork savent que ce sont des rendez-vous toujours sympathiques et stimulants, avec des habituées et des nouvelles, des adhérentes et quelques personnes invitées à découvrir l’association, et toujours une nouvelle animation concoctée par la délégation. Il en faut de l’imagination pour, à chaque rendez-vous, capter l’attention des quilteuses, la plupart riches d’une vingtaine d’années d’expérience en patchwork !
En tant qu’ex-déléguée, je sais que trouver une salle et un nouveau thème sont les principales inquiétudes qui monopolisent l’attention de la déléguée… C’est ainsi qu’Evelyne Laminette, déléguée FP des départements de la Meuse, de la Moselle et du Pays de Luxembourg m’a contactée pour parler des quilts modernes. Je connais le sujet, la date du 14 avril me convenait, nous nous sommes donc vite mises d’accord pour une intervention à Creutzwald (57), tout près de la frontière allemande.
Comme souvent, tout est passé bien vite, l’accueil par le club de Creutzwald et chaque membre de la délégation (Evelyne, Véronique, Françoise et Anne) était très sympathique et de plus en plus chaleureux au fil de la journée. J’ai pris beaucoup de plaisir à discuter avec de nombreuses adhérentes, certaines déjà conquises par le patchwork moderne grâce à Bernadette Mayr, Nadia Stumpf ou Birgit Schüller ; d’autres préfèrent les country quilts ou les traditionnels mais toutes ont eu la gentillesse d’écouter ma vision des quilts modernes et adhérer avec le sourire à mes exercices en atelier !
Voici un petit quilt appelé Creutzwald, avec un bloc simple créé pour l’occasion, invitant à utiliser les lisières.J’ai insisté sur mon goût de la simplicité, des quilts sans autre prétention que faire plaisir, en voici une illustration ! La journée était aussi sous le signe de la couleur du printemps et de la forêt proche, le vert. J’ai été désolée d’apprendre qu’une adhérente n’est pas venue, n’aimant pas du tout cette couleur… Pour en savoir plus sur cette couleur ambivalente, adorée ou détestée, rien de mieux que le livre Vert de Michel Pastoureau !
A Creutzwald, la forêt n’est pas loin, tout comme la frontière allemande, à 500 mètres de la salle ! Ces deux arbres symbolisent l’amitié franco-allemande qui me tient à cœur, ils sont au dos du quilt Creutzwald ci-dessus.
J’espère avoir donné de nouvelles idées, l’envie de s’aventurer dans la création, et perpétué l’esprit de communauté des quilteuses réunies par France Patchwork ! Amies de la Moselle, de la Meuse, de la Meurthe-et-Moselle, du Luxembourg — und von Hamburg und Polen 🙂 — merci pour cette belle journée !
Evelyne et moi avons spontanément tissé des liens d’amitié, renforcés par de nombreux points communs, y compris la fascination des abeilles ! Photos de Marie-Anne Renon dans notre jardin.
Comme les abeilles, ayons le cœur à l’ouvrage avec les beaux jours !
Femme à l’éventail, Gustav Klimt, 1918. Son dernier tableau (inachevé), avant de succomber à la grippe espagnole. Le centenaire de sa disparition est célébré cette année à Vienne (Autriche).
Naguère les élégantes sortaient rarement sans leur éventail. Ici dans le Sud-Ouest, l’été, certaines femmes renouent avec cette habitude perdue au cours du 20e Siècle, celui du progrès où l’on misait plutôt sur la climatisation. Pourtant, agiter un éventail est si simple, écolo, efficace… et gracieux !
Jeudi dernier à Balma, la délégation France Patchwork 31 nous a invitées à une conférence extraordinaire sur les éventails. Nous avons appris leur extrême ancienneté, admiré la variété des styles et matières, découvert leur lexique aux mots étranges, leur langage et tant d’autres choses ! Leur raffinement, leur beauté fragile ont conquis tous les cœurs.
Les intervenants, Madame Yvette Ferran et son frère Jean Bisson, ont tout au long de leur vie collectionné des éventails de toutes sortes, de toutes époques, de tous lieux. Leur grand-mère et arrière-grands-parents étaient éventaillistes chezDuvelleroy ! Avec passion et non sans humour, ils nous ont fait aimer pour toujours ces petits objets qui allient l’utile à l’agréable. Je ne vous dévoilerai pas tout ce que nous avons appris mais je peux vous montrer quelques exemples de leur fabuleuse collection :
L’après-midi, nous avons bien sûr abordé le bloc de l’éventail, que chaque membre de la délégation avait déjà décliné avec de belles idées !
Bravo et merci pour cette très belle journée printanière, où nous avons pu aussi admirer de nombreux quilts sur le thème des fleurs :
Je voulais faire des photos de chaque quilt, mais je n’ai pas eu le temps 😉 J’ai tellement apprécié retrouver les amies sans me soucier de l’intendance…
Les deux Arbres de Vie de Caohagan vous seront montrés de près dans quelques jours, le temps d’en faire de belles photos.
La menaçante Corée du Nord a quitté la une de nos journaux, on souffle un peu, d’autant plus que des pourparlers engagés entre les frères coréens ont abouti ! Dans plusieurs disciplines en effet, les athlètes des deux côtés de la frontière seront réunis sous une bannière commune aux Jeux Olympiques qui ouvrent dans 16 jours. Une grande avancée diplomatique qui rappelle la diplomatie du ping-pong, c’est ainsi qu’on appelle le début du dégel entre la Chine et des USA en 1971-72 réussi lors d’une compétition de tennis de table… Quand le sport est au service de la paix : une vieille idée qui porte parfois ses fruits !
Révisons un peu d’histoire contemporaine pour aborder le problème coréen. Il y eut une très sanglante guerre à la fin du 19e siècle entre la Chine et le Japon, notamment sur les terres de la péninsule coréenne qui était alors un Empire depuis des siècles. Elle se termina au début du 20e siècle par l’annexion de la Corée par le Japon. Ce fut une domination coloniale cruelle et impitoyable. A l’issue de la seconde guerre mondiale, les armées russes et américaines convinrent d’expulser l’occupant japonais et de créer en urgence un protectorat nord-sud, partagé autour du 38e parallèle, lors de la conférence de Yalta. Hélas le début de la guerre froide empêcha la création d’un Etat coréen unique ; Corée du Nord et Corée du Sud se créèrent et revendiquèrent chacune l’ensemble de la péninsule. Il s’ensuivit l’abominable Guerre de Corée de 1950 à 1953 qui fit 2,8 millions de victimes et se termina sans vainqueur ni vaincu, avec un peuple toujours séparé par 4 km de no man’s land et des univers diamétralement opposés.
Les JO aideront-ils à pacifier les relations internationales ? Rêvons !
Au Pays du Matin Calme… Photo Maryse Allard
Revenons à nos chers textiles. Nous sommes de plus en plus nombreux en France à avoir rencontré Maryse Allard au détour d’un Salon ou lors d’un stage ou encore une Journée de l’Amitié organisée par des délégations France Patchwork.
Pojagi dans un lieu si zen ! Photo Maryse Allard
Après 25 ans de pratique du patchwork comme vous et moi, Maryse découvrit par hasard, en 2005, le patchwork coréen dans un livre. La graine était plantée, les étoiles se sont alignées pour diverses rencontres et Maryse Allard est devenue la véritable Ambassadrice européenne du patchwork coréen, ou Pojagi.
Une telle réussite ne se construit pas sans un travail patient et acharné, sans passion, intelligence et finesse. Maryse a d’abord maîtrisé seule une des techniques d’assemblage en s’inspirant d’une photo de pojagi et elle a trouvé dans la transparence et la couleur une émotion qui ne l’a plus quittée. Quand on la rencontre, elle en parle si bien ! Réservée mais aussi chaleureuse, Maryse est en accord intime avec le caractère à la fois jovial et respectueux des Coréennes que j’ai pu rencontrer.
Maryse avec Chunghie Lee et une autre amie coréenne à Sainte-Marie-aux-Mines en septembre 2017.
Grâce à l’accueil et l’amitié d’artistes coréennes qui font écho à la qualité d’écoute de Maryse, notre artiste française a acquis de nombreuses connaissances autour du pojagi, son histoire mais aussi l’organisation sociale des femmes, encore bien éloignée de la nôtre. Son récent voyage au Pays du Matin Calme lui a confirmé, s’il en était besoin, la sincérité et la profondeur de son engagement dans cet art.
Quelques photos issues de la page Facebook de Maryse Allard :
Son livre est de nouveau disponible directement auprès de Maryse Allard, voir son adresse mail ci-dessous.Ce livre écrit avec Hubert Valeri est toujours disponible également .
Pour partager avec nous l’histoire du pojagi, nous faire connaître l’agenda autour du patchwork coréen, Maryse nous offre un bulletin mensuel nommé Les Nouvelles du Pojagi.
Si la beauté des pojagi vous touche, si cet univers résonne en vous, je vous recommande de vous inscrire à cette newsletter écrite par Maryse. C’est simple, adressez-lui votre demande à : maryseallard arobase gmail point com.
Pojagi antique exposé à l’International Quilt Study Center & Museum dans le Nebraska, en 2008. Voir la galerie ici.
Ne croyez pas que c’est parce que je quitte la délégation France Patchwork 31 que je suis enchantée !! Ce furent six années très denses, très riches en rencontres, en amitiés devenues fidèles, en confidences… Je ne quitte pas cette fonction sans un pincement de cœur, mais je suis également consciente que c’est bien de laisser la place pour que le ronronnement ne s’installe pas et que d’autres idées émergent – et la succession est au top !
Photo DDM, E. Vaksmann. A côté de moi, Brigitte Gaston, ancienne Présidente du club de patchwork de Balma, prendra en charge la délégation FP31 à partir du 1er janvier 2018. Voir les détails sur cette montagne de coeurs par ici.
L’enchantement vient de la grande vague d’émotions et de témoignages de sympathie qui font si chaud au cœur ! J’ai encore à vous montrer deux cadeaux faits en commun, organisés par mes amies de la délégation.
Découverte d’un quilt fait pour moi par de nombreuses amies !
J’ai toujours aimé les scrap quilts, c’est l’essence même du patchwork pour moi. J’aime le foisonnement des tissus différents qui s’harmonisent comme par magie tous ensemble. Les amies du département 31, mais aussi 09, 12, 32, 81 et 82 ont suivi les consignes (un bloc en forme de crazy avec du bleu et du blanc, puis n’importe quelle couleur) et j’ai donc hérité d’un merveilleux quilt de 109 blocs et… 1 035 tissus différents ! Il réchauffe mes soirées, un livre -ou un bon verre de vin !!- à la main et j’y découvre chaque soir de jolis détails 🙂 Le dos est également artistiquement fait, un quilt moderne tel que j’aime. Encore merci à chaque participante à toutes celles qui ont organisé, assemblé, quilté ce très beau quilt !
Le dos du scrap quilt montré par Brigitte-de-Dubaï et Karine : superbement moderne !Découverte de La Ruche des Quilteuses, livre textile de toute beauté.
Et puis j’ai reçu un livre textile, souvenir des JA et des stages proposés tout au long des six années de délégation. Chaque thème est évoqué page après page. Il est parfaitement réalisé (évidemment, mes copines Abeilles sont si talentueuses !!) et il rappelle tant de jalons des six années de délégation ! Il s’appelle simplement La Ruche des Quilteuses, comme ce blog, car c’est l’identité de notre groupe. Pour partager cette oeuvre d’art avec vous, Kristine a fait une vidéo et les fidèles adhérentes FP31 reconnaîtront les thèmes évoqués : https://youtu.be/2b-k6Jhn6O8
Feuilletez ce livre, page après page, par ici !Mon amie Emilie de Neelam ne manquait pas à la fête. Elle et Damien sont jusqu’à fin janvier en Inde, pour choisir les tissus qu’ils nous proposeront tout au long de 2018.Un K, initiale de Katell, en tissu de chez Neelam : quelle belle personnalisation pour un cadeau inestimable… Merci Brigitte pour ton active implication !
La cerise sur le gâteau, une cerise grosse comme une pastèque, est une grosse enveloppe textile pleine de mots doux… et d’une collecte pour m’offrir un rêve : un voyage dédié au patchwork aux Etats-Unis !
Je ne pourrai jamais assez vous remercier toutes, sachez que vous « participerez » à ce voyage avec les articles que je ferai au retour… Les préparatifs d’un beau voyage étant une joie en soi, je partirai en 2019. Ma décision n’est pas encore arrêtée, mais le voyage se fera pour l’un des événements majeurs : l’exposition de la Modern Quilt Guild en février, ou le Festival de Paducah au printemps, ou le festival de Sisters en juillet, ou encore Houston en novembre… Tout me plaît ! Quelle chance j’ai de pouvoir m’offrir, grâce à vous, ce voyage de rêve consacré à ma passion de toujours !
La carte de Danielle symbolise bien les USA, On the Road again…
C’est avec des étoiles pleins les yeux que je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année, avec la meilleure santé du monde et les proches que vous aimez autour de vous…
Cette Pluie d’Etoiles, créée par Chantal Levreau et publiée dans les Nouvelles n° 123 & 124, a été réalisée par Josette de Wintzenheim (68). Une bien belle manière de clore cette année, merci pour le partage !
C’est une bien longue histoire que le Underground Railroad, ce réseau de chemins de terre qu’empruntaient clandestinement des esclaves fuyant leur condition et voulant se réfugier dans le Nord non-esclavagiste, si possible au Canada. C’était un chemin d’espoir, de liberté qui hélas devenait bien souvent un chemin de souffrances et de déceptions. Ils étaient pourtant bien aidés par des personnes de bonne volonté, principalement Quakers, ces protestants tellement évolués, libres dans leur tête et leur vie et qui étaient les principaux Abolitionnistes. Pour ce Chemin de Fer souterrain fictif on avait un vocabulaire rappelant le réseau ferré avec ses gares (les lieux sûrs) et les chefs de gare qui aidaient sur le chemin. Le Underground Railroad eut cours durant des décennies, jusqu’à la Guerre de Sécession (1861-65).
Cette année, un roman prend une place considérable dans le rappel de cette époque d’esclavage (qu’on aimerait tant être uniquement un drame du passé). Il s’appelle simplement Underground Railroad. Ce roman a raflé plusieurs Prix littéraires prestigieux, grâce à son écriture visuelle et son héroïne tellement touchante. L’originalité est que l’auteur New-yorkais imagine un VRAI chemin de fer souterrain pour passer plusieurs endroits difficiles… Ce roman risque fort de transformer l’imaginaire américain et cette fiction deviendra peut-être, pour beaucoup, une réalité du passé !
Connaissez-vous les quilts codés ?
A la fin des années 1990, les magazines de quilting, puis les actualités généralistes, et enfin des livres d’Histoire du niveau Collège racontaient que des quilts mis dehors, comme s’ils étaient aérés sur le fil d’étendage, cachaient des messages codés pour aider les fugitifs à passer les obstacles. Beaucoup veulent encore y croire même si les plus sérieuses historiennes, comme Barbara Brackman ou Christiane Billard en France, sont d’accord pour assurer qu’il n’y a absolument aucune trace de quilt, aucun écrit et surtout que c’était irréaliste, ne serait-ce que parce que certains blocs n’existaient pas encore, mais aussi parce qu’il aurait été bien difficile de faire circuler les infos sur la signification des blocs sans attirer l’attention… Franchement, cette histoire a été crue car elle est très belle et correspond aussi à l’imaginaire américain, on aurait aimé qu’elle fût vraie ! Cette belle histoire, racontée par une femme soutenant qu’elle la tenait de tradition orale de sa famille sur plusieurs générations, provient bien plus probablement de souvenirs de livres d’enfants des années 1980 et en particulier le très mignon Sweet Clara and the Freedom Quilt.
Un quilt d’apparence normale, un nine-patch, cache des informations cartographiques pour préparer le voyage des fugitifs. Sweet Clara est un très joli livre et on a envie de croire que cette idée a bien existé…
Au début des années 2000 d’innombrables quilts ont été faits d’après un livre d’Eleanor Burns et Sue Bouchard, un manuel pour réaliser un Sampler donnant les clés des codes. Il raconte la rencontre avec Ozella Williams sur un marché, heureuse d’avoir l’oreille attentive d’une femme quilteuse historienne. L’histoire fait rêver certes, mais il est clairement écrit d’une manière que je dirais légère, pour être gentille. Cet immense succès de librairie manque cruellement de justifications historiques. Il n’en reste pas moins que le sampler est très harmonieux et c’est l’occasion de raconter la jolie fable des quilts codés. Mais l’exploitation de cette histoire donnée alors pour vraie par des spécialistes du patchwork traditionnel me laisse un goût amer. C’est un grand succès de librairie, certes. Il suffisait de dire que c’était un jeu, une fable ou un mythe, et tout allait bien !
Exposition dans une bibliothèque en Oklahoma : l’histoire des quilts codés est instruite comme une certitude historique (voir ici)
De cette histoire controversée est née une très belle idée chez Denyse Saint-Arroman : à partir des noms si riches et variés des blocs de patchwork, pourrait-on délivrer un message codé ? Oh que cette possibilité est excitante ! Denyse a préparé ce projet, l’a soumis à son groupe de quilteuses parmi lesquelles deux vraies débutantes.
Le grand bonheur, c’est que j’en suis la très heureuse destinataire !
Superbe Sampler traditionnel quilté à la main. Les couleurs sont harmonieuses, les bleus sont réchauffés par quelques touches vives.
La dominante bleue, c’est pour me faire plaisir car ce n’est pas la couleur favorite de Denyse 😉 Bravo à chacune (surtout les débutantes !) pour ces beaux blocs qui cachent donc un message qui me fait un plaisir fou… et un peu rougir, à chaque fois que je le lis :
Cette Journée de l’Amitié (Friendship Star) marque la fin de notre route ensemble (End of the Road). Notre groupe de couturières (Sewing Circle) s’est réuni pour te dire au revoir (Good Cheer). Nous sommes tristes de te perdre (Bleeding Heart). Avec l’aide de tes abeilles (Honey Bee) tu as été la meilleure déléguée qu’on pouvait souhaiter (Best of All) et nous ne t’oublierons jamais (Forget me Not). Tu as fait de ton mieux pour resserrer les liens d’amitié (Links of Friendship) entre les membres de France Patchwork et tu as encouragé avec impartialité (Fair Play) toutes les quilteuses. Nous t’offrons donc ce bouquet (Friendship Bouquet) pour te remercier de tout ce que tu as fait pour nous. Nous te prenons dans nos bras (Hug Block) pour t’embrasser très affectueusement (Kiss Block) et nous te souhaitons chance (Lucky Clover) et prospérité (Prosperity) dans tes activités à venir.
Les blocs du sampler sont dans l’ordre de ce beau message et entre parenthèses vous avez les noms des blocs. Mais n’oublions pas que plusieurs blocs peuvent avoir le même nom, et inversement un bloc pouvait être nommé de maintes façons ! C’était la liberté des quilteuses d’antan…
Mille mercis à chacune et surtout à toi Denyse, ce quilt est plein de douceur et d’ondes positives, il m’enchante chaque jour !
Toujours à Balma le 17 novembre dernier, Florence a préparé pour chacune de la délégation un très joli cadeau bien gai et utile. Il était présenté dans cette grande corbeille à couvercle…
Chaque quilteuse de la délégation a plusieurs points communs, parmi lesquels le goût immodéré pour la lecture… et Florence le sait bien ! Voici donc ce que chacune a reçu de Florence (qui nous régale souvent d’ouvrages superbes) :
Nous sommes une grande délégation… Quel travail !! Vous pouvez apercevoir les regards facétieux des cocottes…
Chacune a maintenant sa cocotte marque-page à « ses » couleurs : de la gaieté et de la bonne humeur nous accompagnent désormais, même si nous lisons le plus noir des polars… Alors je vais bientôt lire le nouveau Maxime Chattam ou encore un polar suédois, avec ma cocotte je ne crains rien…
J’ai passé une fin de semaine très émouvante grâce aux membres de la délégation actuelle et à venir FP31, aux adhérentes France Patchwork 31 et aux délégations des départements qui forment le Patch d’Oc (09-12-81-82). Vendredi 17 novembre était la Journée de l’Amitié avec la passation de relais entre les deux délégations de Haute-Garonne, journée pleine d’émotions et de surprises… J’ai reçu tant de témoignages d’amitié que j’en reste encore toute étourdie ! Chaque petit mot, chaque geste amical, chaque cadeau, chaque participation est une immense récompense pour chacune de la Délégation après six années d’organisation de diverses activités autour du patchwork pour les adhérents FP de notre département de Haute-Garonne.
La journée fut riche en expositions, en agapes, en rencontres, en surprises… Suzy a fait de multiples photos tout au long de la journée, je les partagerai avec vous à la fois sur ce blog et celui du Patchwork sur son 31jusqu’à la fin de l’année.
Tel un patchwork, je vous montrerai en cette fin d’année des ouvrages montrés et admirés lors de cette journée au cours de divers articles. Commençons par un ouvrage de papier, carton et bois, mais qui a un lien direct avec le patchwork, la reproduction artistiquement encadrée d’un tableau de Valériane Leblond qui reste sans doute mon préféré à vrai dire :
Je ne suis pas aussi bonne photographe que Suzy, impossible pour moi de faire la photo du cadre sans reflet !
J’ai parlé à de multiples reprises de ce tableau ou du quilt ici, ici et là ; Suzy, amie chère et fidèle lectrice, s’en est bien souvenue et a contacté Valériane pour obtenir une carte originale mais en vain, elles sont toutes vendues depuis belle lurette.
Voici le quilt original vu à Nantes en avril dernier. Il est richement quilté et ces couleurs m’enchantent !
Suzy a obtenu une très belle copie et son parfait encadrement en biseau fou met le tableau si bien en valeur.
Suzy, tu as tapé dans le mille évidemment ! Chez moi, brique & pastel sont déjà ces couleurs qui dominent, j’ai l’embarras du choix pour lui dédier une place…
Heureusement, Suzy a aussi pu me fournir une photo parfaite du tableau !
Cette phrase d’une chanson me trotte dans la tête depuis vendredi, je te la dédie Suzy, et à vous toutes, mes amies quilteuses :
La chanson de Louis Chedid se termine ainsi : Je vous aime !