Quiltmania réédite le livre de la regrettée Jacqueline Morel, artiste si talentueuse, spécialiste du patchwork à la française et du bel appliqué. Si vous ne l’avez pas déjà, vous vous ferez plaisir et ferez également un geste pour les malades de l’Association Mieux-Être à Saint-Jean, car tous les droits d’auteur leur sont reversés. C’est une très louable décision ! De plus, ce livre peut devenir un cadeau de Noël, vous en serez très heureuse !
Les envois se feront à partir du 16 octobre. Vous pouvez le commander directement dès aujourd’hui sur le site deQuiltmania en cliquant ici.
Une Valise France Patchwork, ce sont des mini-quilts faits par des adhérentes d’un département à partir d’un thème donné qui voyagent pendant deux ans… dans une valise ou un carton. Celle que nous avons lancée sur le thème des lisières en Haute-Garonne est au bout de son voyage et les quilteuses vont retrouver leur bébé. Elle a été baptisée la Valisière, contraction de Valise et Lisières (idée de Maïté) et a beaucoup voyagé durant 2 ans ! Pour le plaisir et pour toutes celles/ceux qui ne l’ont pas vue, en voici des photos.
Merci infiniment à toutes ces quilteuses qui se sont prêtées au jeu des lisières avec enthousiasme !
Mais attention, cette passion des lisières a des chances de repartir avec le livre très attendu de Riel Nason :
Un peu de patience est nécessaire, il ne sort aux USA qu’en avril 2016 ! En attendant, collectez, encore et toujours, vos lisières et celles des copines qui les jettent ! Et allez voir son blog : The Q and the U, elle travaille beaucoup aussi avec les couleurs de l’arc-en-ciel… et c’est une fan absolue de la couleur orange, et donc des décos d’Halloween !
Surprise ! C’est aujourd’hui l’anniversaire d’une très fidèle lectrice, Pascale Genevée (Facebook me l’a soufflé), je lui dédie donc cet article, qui passe du coq à l’âne… ou plutôt de la pâtisserie à la tapisserie.
Quand c’est l’anniversaire d’une amie quilteuse, j’aime bien depuis quelques mois accompagner mon petit mot d’une photo de gâteau, mais pas n’importe lequel ! Grâce à Internet, je trouve des photos de gâteaux d’anniversaire spectaculaires, souvent made in USA.
Il en existe qui reprennent des blocs ou même un quilt :
(attention, je n’ai pas vérifié la sûreté de chaque lien, les photos viennent de Pinterest)
Des chefs d’oeuvre de minutie, ces pâtisseries ! Mais elles ne me donnent pas forcément l’eau à la bouche, on se demande même ce qui est comestible… Tous ces colorants me donnent le tournis ! Alors je donne une mention particulière pour ceux qui me sont les plus appétissants, car je les imagine au chocolat noir, aux oranges confites, à la nougatine, à la cannelle ou la pâte d’amande… mais je me trompe peut-être !
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Photographie de 1887
Au cours de mes petites recherches sur les gâteaux liés au patchwork, j’ai trouvé une Association à la mémoire de William Morris (1834-1896), célèbre Britannique génial touche-à-tout qui dessina tant de motifs dans la mouvance Art Nouveau (il fut membre fondateur d’Arts & Crafts). Ses dessins font irrésistiblement penser aux tapisseries du Moyen-Âge.
Tenture de La Dame à la licorne : Le Toucher, vers 1500, Paris, musée de Cluny – musée national du Moyen ÂgeDessin de William MorrisTapisserie du XVe siècleTapisserie de William Morris
C’est tout le paradoxe de cet homme, à la fois attiré par le passé et passionné par le présent et l’avenir. Vivant au cœur de la Révolution Industrielle, il voulait que les objets fabriqués en masse soient également beaux, qu’on respecte le patrimoine et l’écologie, qu’on se soucie des conditions de travail des ouvriers… Dans son livre L’Art et l’Artisanat, il écrivit :
J’affirme à présent, sans ambages, que le but des arts appliqués aux articles utilitaires est double : premièrement, ajouter de la beauté aux résultats du travail de l’homme qui, le cas échéant, serait laid ; et deuxièmement, ajouter du plaisir au travail lui-même qui sinon serait fastidieux et rebutant. Si tel est le cas, nous devons cesser de nous étonner que l’homme se soit toujours efforcé d’ornementer le travail de ses mains, qu’il ait besoin d’avoir autour de lui chaque jour et chaque heure, ou bien qu’il se soit toujours efforcé de transformer les affres de son labeur en plaisir quand cela lui semblait possible.
Certains de ses dessins sont édités sur tissu par Liberty of London et aussi par Moda, grâce à Barbara Brackman. Plusieurs collections les rééditent : The Morris Jewels, The Morris Apprentice, Best of Morris, Morris Modernized… et j’en oublie peut-être !
Revenons-en à l’Association canadienne qui célèbre tous les ans l’anniversaire du grand homme et fait appel aux talents de pâtissiers s’inspirant des dessins de Morris :
Merveilleux gâteaux, n’est-ce pas ? Vous pouvez les voir tous par ici : WM cakes.
“Have nothing in your house that you do not know to be useful, or believe to be beautiful.” « Ne gardez rien chez vous qui ne soit utile, ou du moins que vous ne croyez être beau. » ― William Morris
La Ruche fait son miel du patrimoine régional, celui de Midi-Pyrénées. C’est donc aujourd’hui une drôle d’histoire locale que je vous conte.
Si les briques justifient facilement le nom de Ville Rose à Toulouse, la persistance du rouge et noir est moins connue. Nougaro l’évoquait ainsi : … D’une fleur de corail que le soleil arrose C’est peut être pour ça malgré ton rouge et noir C’est peut être pour ça qu’on te dit ville rose…
(Chanson Toulouse, 1967)
Le Rouge et Noir : non pas pour faire plaisir à Jeanne Mas (chanteuse à la célébrité éphémère dans les années 80-90, avec notamment le titre « En rouge et noir« ), ni même à Stendhal (Le Rouge et le Noir), mais sans aucun doute en souvenir des Capitouls. Toulouse avait un statut original et indépendant et, du Moyen-Âge jusqu’à la Révolution de 1789, les Capitouls étaient des notables élus, en quelque sorte des membres du conseil municipal de la ville, avec une administration cohérente et organisée. Traditionnellement, ils étaient vêtus de rouge et noir à chaque réunion, au Capitole.
Très officiellement, c’est en l’honneur des Capitouls, ces hommes braves, renommés, indépendants du pouvoir royal centralisé, que l’équipe sportive prit les mêmes couleurs comme emblème. Mais Madeleine nous a bien amusées hier en nous apprenant l’origine du logo de l’équipe de rugby de la Ville Rose, qui est, comme les maillots des rugbymen du Stade Toulousain, rouge et noir :
Le S rouge entourant le T noir fait partie de notre environnement. Notre équipe est souvent gagnante, les Toulousains sont fiers de leur équipe et arborent souvent ces couleurs et le logo :
Une équipe bénie des Dieux ? Oui, ou presque, puisqu’elle est sous la protection de St-Thomas d’Aquin finalement ! C’est une histoire qui commence au cœur du Moyen-Âge. Les Dominicains toulousains avaient récupéré la dépouille de ce Saint italien, patron du Savoir et des Universités, et la déposèrent à St-Sernin.
La basilique de St-Sernin, merveille d’architecture romane en briques.
Depuis 1974, sa sépulture est aux Jacobins, mais de son long repos à St-Sernin, il reste une belle mosaïque en son honneur, dans la Chapelle des Esprits :
C’est en visitant la basilique qu’un certain Lucien Cézéra eut, dans les années 50, l’idée du logo du club sportif !
Mosaïque magnifique qui n’est pas pour le Stade Toulousain mais S pour Saint, T pour Thomas !
Et cela inspire également des quilteuses : Florence fit ce porte-plateau à son fils fan du Stade Toulousain, il y a quelques années !
Bel appliqué de deux symboles bien connus ici : la croix occitane et le logo du Stade Toulousain !
Merci à Madeleine et Florence sans qui cet article ne serait pas !
Avez-vous remarqué que, depuis quelque temps, je parle souvent de quilteurs au lieu de quilteuses afin d’inclure les hommes ? Ils restent minoritaires, mais ceux qui ont la même passion que nous suscitent notre entière admiration car ils sont hyper-doués ! En voici trois, des amis quilteurs français de styles différents, mais chacun excelle dans son domaine.
J’ai déjà parlé de Michel de la région bordelaise, Mimi du Tac.
Je ne suis pas la seule à le connaître, ce bel homme jovial aux gilets-maison qui arpente les expositions et les salons ! C’est un fou du patchwork minutieux, des blocs minuscules, des appliqués Baltimore incroyables… mais ses œuvres sont gigantesques ! A lui le Sampler de Sylvia, le Dear Jane, le sampler de la femme du fermier… Et en ce moment, il coud le Quilted Diamond de Linda Franz :
Vous pouvez le suivre sur son blog, Le Mimi du Tac. Ne manquez pas ses vidéos sur son compte You Tube présentant les principales expositions de France et de Navarre !
Plus confidentiel, David du Gers est mon voisin, 15 km à peine nous séparent. Nous avons peu d’occasions pour nous rencontrer cependant mais nous avons, je crois, un respect mutuel et beaucoup de points communs. Le goût des belles rencontres, de la qualité de vie, celle que nous procure notre belle région… Il préfère le patchwork country, les appliqués de Yoko Saito ou Reiko Kato, les points de croix… Tout un univers artisanal et raffiné ! Je crois qu’il trouve beaucoup de bien-être à quilter à la main, tranquillement. Le bonheur est dans le Gers !
Un des ouvrages de David, tout en nuances, un magnifique top en gris taupe et rouge. C’est un modèle 2013 del’Atelier Perdu.Centre de médaillon en broderie perse, modèle de Di Ford présenté dans Quiltmania, réalisation de David.
Si vous vous demandez pourquoi son blog est en anglais, c’est parce qu’il a beaucoup d’amis anglophones qui le lisent et l’anglais lui vient facilement puisqu’il est prof d’anglais ! Pour ses ouvrages, pour ses photos toujours si bien choisies, pour son univers sensible et raffiné, allez voir son blog : David’s Cottage down the Hill.
Christophe, c’est le plus jeune du trio. Il ne fait du patchwork que depuis 2 ou 3 ans mais a une longue expérience de la broderie (depuis 2008). Le point de croix est une de ses grandes détentes, mais également le Hardanger et autres finesses… Les spécialistes apprécieront !
Lui aussi s’est lancé tout de go dans un Dear Jane. Mais depuis presque un an il se consacre, parallèlement à d’autres ouvrages, à la création d’un quilt pour le projet régional France Patchwork, Fibre Occitane. Il y a des contraintes de sujet, de couleurs, de dimensions, mais Christophe y a trouvé un espace de liberté insoupçonné. Il est devenu le créateur qui m’étonne et me fait rire !
Parmi tous les thèmes possibles dans le Patrimoine régional, Christophe a choisi le Museum d’Histoire Naturelle, situé près du Grand-Rond à Toulouse. Après dix années de fermeture, les Toulousains ont à présent un magnifique espace dédié à la découverte de notre monde, présenté d’une manière fondamentalement nouvelle. Christophe a mis en avant tout ce qui singularise ce lieu, en broderie et en patchwork. A chaque rencontre dans notre club, c’étaient des cris d’admiration devant les broderies… et quelques fous rires quand nous tentions de trouver la signification de certains blocs !
Il est beau notre Museum, alliant tradition et modernité, rigueur et fantaisie !
De la fantaisie, je vous dis !
Préparation des blocs de broderie, qui seront mis en alternance avec des blocs de patchwork (vous pouvez cliquer-gauche sur la photo pour voir de plus près).
La partie la plus ardue est le patchwork pour Christophe. Tous les blocs sont créés, montrant la diversité des merveilles de la Terre : des cristaux de minéraux, des palmiers, des volcans en éruption, et quelques dessins mystérieux dont vous connaîtrez la signification en venant à une de nos expositions !
Le top est en cours de montage, les bordures encore à inventer… Le quilting sera intensif ces prochains mois pour qu’il puisse être exposé en 2016 !
Vous avez été nombreux à apprécier la découverte de Miss Sue et Dear Betty l’année dernière sur ce blog.
Pour les nouveaux inscrits de ce blog : nous sommes partis en Floride, en Alabama, en Georgie, ces Etats américains du Sud Profond où vivent de nombreux descendants d’esclaves d’origine africaine. Nous avons remonté le temps avec les précieux documents de Betty Smith, avec les témoignages reçus de son amie Miss Sue, avec ses recherches et ses voyages à Gee’s Bend (petit village d’Alabama devenu célèbre dans le monde des quilteuses) et aussi en Haïti, et même jusqu’en Afrique… Si cela vous tente de faire ce long voyage, installez-vous bien et rendez-vous par ici, en commençant par les Indiens de Floride :
Betty et Miss Sue : tout en conversant, le quilt avance !
Je viens de recevoir des nouvelles de cette chère Betty pour qui j’ai tant d’amitié et de reconnaissance. Grâce à elle j’ai fait un grand pas vers mieux de compréhension de la vie de ces femmes du Sud, leur état d’esprit pendant qu’elles préparent des quilts pour que toute la famille soit au chaud l’hiver… Témoignages qui m’ont mieux fait comprendre l’intérêt du fabuleux livre de Roderick Kiracofe et les inspirations de beaucoup de quilteuses modernes que j’admire sans retenue.
Quilt de Betty Ford-Smith, « Parade des Vétérans en vert » (détail)
Que devient ce quilt qui m’a tant enthousiasmée ? Il était tout juste fini en décembre dernier.
Betty et son mari, devant le quilt disposé de manière à mettre en valeur son côté trimensionnel !
Eh bien, il a été sélectionné pour une exposition exceptionnelle de 5 mois dans un centre culturel de Floride, dédié à la mise en valeur du Patrimoine. Si vous allez en Floride, c’est dans la Galerie Jenkins de Winter Park (Floride du Centre). Plus de 100 quilteuses ont proposé leurs oeuvres, seules 15 ont été retenues, parmi lesquelles Betty Smith. BRAVO BETTY !
Cartel expliquant qui est la quilteuse, puis d’où vient ce modèle rare.
Parmi les visiteurs, les amies de Betty, quilteuses de Gee’s Bend. Ici la mère et la fille, Ronnie et Laura, posant fièrement devant LE quilt.
Entre elles, ce sont des liens d’amitié très fort ! Si vous ne connaissez pas ce mouvement de quilteuses ni leurs quilts extraordinairement libres, vous avez ici un aperçu.
Merci, Betty, d’avoir pensé à me donner de vos nouvelles !
Voici le formidable Pine Burr Quilt de Lee Ann, Nifty Quilts, faits de chutes de tissus des années 70. Un vrai travail de récupération à la manière des Afro-Américaines. N’est-il pas merveilleux ? C’est par l’intermédiaire de LeeAnn que j’ai fait connaissance avec Betty !A la suite de l’expérience de LeeAnn ci-dessus, Karen Griska en a fait un aussi, et a préparé des explications détaillées (en anglais)
Pour ma part, je suis sur le point de terminer un Pine Cone quilt, mais… tout petit, d’environ 50 cm de côté ! J’ai adoré faire les tours, assembler les triangles à la main. Il me reste à terminer les angles. J’espère l’exposer lors de notre futur événement, Fibre Occitane, sur lequel nous communiquerons prochainement.
Le cœur d’un Pine Cone quilt est une petite étoile, n’est-ce pas ravissant ?
Vous connaissez sans doute depuis des années les broderies afghanes, ces petits carrés vendus par Pascale Goldenberg et une pléiade de volontaires.
On voit mille et un exemples de quilts incluant des broderies afghanes au fil des ans…Un quilt parmi tant d’autres avec des broderies afghanes, photo de laChâtaigne qui Pique.
Moins connues mais tout aussi décoratives, d’un rendu différent, vous pouvez aussi trouver grâce à Neelam des broderies venues d’Inde. Je viens de découvrir dans un blog aveyronnais, l’Aiguille Magique (merci Mijo Bessac !) quelques très jolies mises en scène de précieuses broderies du Gujarat (Inde) :
Cet été à Labastide-Rouairoux, des broderies d’Afrique du Sud ont séduit de très nombreux visiteurs.
Broderie TAMBANI
Souvent on recule devant un simple problème : que faire de ces petits trésors ? Si vous manquez d’idées sur le moment, ne vous privez pas d’acheter quelques broderies, elles sont autant de décorations et cadeaux potentiels vite faits : quelques bandes de tissus tout autour et vous avez la base pour un mini-tableau, un sac, un coussin… Les blocs simples et modernes à la manière de Sujata Shah, par exemple, font de parfaits écrins pour des broderies d’ailleurs… Ces pièces sont uniques et vous aidez directement des femmes à la rude vie…
Alors cette année au Salon des Loisirs Créatifs de Toulouse et ailleurs, succombez à la tentation !
Parmi les quilts d’une époque, on y trouve les restes textiles de ce monde. Dans les années 60-70, des femmes ont produit un certain nombre de quilts faits en tissus polyester, mais oui ! Ils semblent sages maintenant, mais alors ils étaient assimilés au mouvement hippy et/ou aux quilts afro-américains, et donc plutôt hors normes :
Dans le monde actuel des quilts, il est un recyclage qui prend de l’ampleur : celui des tee-shirts (ou t-shirts… ou ticheurtes ?…).
Avant le t-shirt, les hommes américains portaient généralement ces combinaisons en tant que sous-vêtement.
Pièces de vêtement bon marché qui virent le jour à l’aube du XXe siècle en tant que sous-vêtements dans l’US Navy, les t-shirts se sont inspirés des « tricots de peau » vus en Europe. Leur nom vient de leur forme en T majuscule (qu’on dit tii en anglais et qu’on écrit tee), leur matière était d’une moindre qualité de fil de coton non teinté (donc écru), tricoté pour la souplesse et l’élasticité, sans col et à manches courtes : facile à faire, facile à porter, facile à laver et très bon marché !
Charlie Chaplin dans les Temps Modernes, 1936. L’ouvrier porte un t-shirt sous sa salopette de travail.Sexy et viril, Marlon Brando en tee-shirt trempé de sueur ! (Un tramway nommé Désir, 1951)Beau gosse symbole de toute une génération (et même plusieurs…) James Dean en tee-shirt, 1955. Le tee shirt devient symbole de la jeunesse décontractée et moderne de l’après-guerre.
Il devint vêtement universel « de dessus » pour homme, vêtement qu’on montre, à la faveur de l’engouement de la bourgeoisie pour le sport (et donc l’adoption de ces vêtements pratiques) et de leur popularisation via le cinéma, les GIs, les équipes de sport… C’est devenu le complément parfait des pantalons en blue jean. On connaît ces petits hauts maintenant le plus souvent ornés d’impressions, et de toutes les couleurs.
Il ne commença à devenir vêtement féminin que dans les années 60 (ici, Jean Seberg, A bout de Souffle, 1960)
Leur recyclage, plusieurs tendances !
Je trouve très futée l’idée de couper les t-shirts en lanières pour les réutiliser, notamment en les tricotant ou en les crochetant. Beaucoup d’idées notamment ici.
Je vous présenterai un autre jour bien plus précisément le monde d’Alabama Chanin, de la haute-couture américaine très « slow stitching« , aux pièces uniques faites à la main en maille jersey, aux appliqués inversés précieusement rebrodés, initialement faits de tee-shirts récupérés au fin fond de l’Alabama… Une belle success-story !
Mais aujourd’hui arrêtons-nous à une forme bien plus simple de revalorisation des tee-shirts, l’utilisation des devants imprimés, parfois laids, parfois sympas et colorés, souvent publicitaires ou identitaires, exceptionnellement magnifiques.
Quilt commémoratif à partir des tee-shirts de toute la jeunesse d’un jeune homme, offert par sa mère le jour de sa graduation (remise de diplôme).
Pour vous donner mille et une idées, vous avez de nombreux livres (tous en anglais) parmi lesquels :
Ici sur ce blog, vous avez quelques conseils généraux : sélection, lavage, entoilage, découpage… Le but est d’utiliser cette matière molle, le coton tricoté en jersey, comme un tissu de coton habituel.
Gardez-vous vos tee-shirts usagés ? Moi pas… jusqu’à présent !
Ce quilt en tee shirts est bouleversant : Sherri Lynn Wood l’a fait avec les vêtements confiés par la mère d’un jeune homme qui s’est donné la mort à 17 ans. Cette oeuvre d’art est chargée de souvenirs à la fois gais et douloureux… C’est un Quilt de Mémoire, ce qui se fait très peu en Europe.
Aujourd’hui c’est un post un peu spécial puisque c’est un avis de recherche de quilt. En l’an 2000, Cécile Milhau et son équipe ont réalisé un quilt en commun de 2,20 m de côté sur le thème du Pastel. Quilt exceptionnel de près comme de loin, exposé à Albi lors d’une grande exposition saluant le renouveau du pastel en Pays de Cocagne. Il a eu les honneurs des Nouvelles, magazine de France Patchwork, puis a suivi un circuit d’expositions dont toutes les personnes jusque là contactées ont perdu trace. Je fais donc appel à votre mémoire : avez-vous vu ce quilt ? Quand ? Merci de contacter directement Cécile Milhau : cecile(point)milhau (arobase) free(point)fr.
J’ignorais que les ananas étaient aussi dans l’air – ou plutôt dans l’atelier – à 5 km de chez moi ! Florence a eu le coup de foudre pour un modèle présenté récemment dans Elena Patchwork. Celui-ci permet d’utiliser beaucoup de tissus vifs, mis en valeur sur un fond noir.
Voici les photos transmises par Flo ce matin :
Couverture du magazine comprenant le modèle, édité cet été.Schéma du modèle dans le magazine Elena Patchwork.Le top de Florence en cours. Je devine sa joie de travailler avec ce festival de couleurs ! 23 blocs finis.
Bravo Florence, à bientôt pour les 61 blocs terminés et ton couvre-lit de 2 m de long !