Evelyne fait mon admiration, toujours aventureuse dans ses dessins ou ses couleurs… Vendredi dernier, elle nous a montré un quilt tout juste terminé, prêt à être offert à une jeune femme. Elle a gentiment accepté de le partager avec vous.
La photographe (moi-même) n’est pas à la hauteur ! Il est encore vraiment plus beau en vrai, j’avais malheureusement seulement un appareil photo de poche. Cependant on voit quand même l’esprit du quilt, ses multiples couleurs denses et osées, et un quilting formidable fait avec une machine à coudre domestique. Comme vous le voyez, il ne s’agit QUE de carrés bicolores ou de carrés simples mais il en résulte une oeuvre virtuose. le tissu d’inspiration japonaise est un imprimé complexe, fait de bandes comportant des vagues, des rayures, des fleurs, oui, tout ceci dans un seul tissu d’import japonais.Le dos fait tout autant notre admiration ! On dirait un quilt de Gwen Marston… C’est le meilleur compliment que je puisse faire personnellement !Détail du quilt baptisé GOSPEL : comme des voix simples et sincères deviennent de beaux chants spirituels, ici les couleurs chantent à l’unisson et donnent la chair de poule…
Grâce au choix du titre du quilt d’Evelyne, accordez-vous 3 mn 16 de sourire en visionnant cet extrait de Sister Act et le chant Gospel le plus connu du monde,Oh Happy Day!
En matière de beaux quilts originaux, Evelyne n’en est pas à son coup d’essai : vous pouvez voir par ici d’autres quilts déjà admirés dans la Ruche, par elle ou pour elle. Sous ce lien, n’y figure pourtant pas un de mes préférés, un quilt de Fibre Occitane que voici :
Hier je vous montrais deux sets de mug rugs, mais il y en avait beaucoup plus lors de notre réunion régionale destinée à préparer le Patch d’Oc (bulletin régional France Patchwork) ! Très vite j’ai reçu dans ma boîte mail des photos pour compléter et rendre hommage à toutes les participantes. Voici la galerie de photos de Marie-Jo, déléguée FP du Tarn (mille mercis !) :
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Toutes ces photos vous donneront peut-être des idées de cadeaux rapides pour Noël… ou des idées d’échanges entre amies !
Dans le monde de la peinture, une technique picturale est appelée le Cloisonnisme.
Détail d’un tableau d’Emile Bernard, maître du cloisonnisme
Le cloisonnisme est né grâce à la liberté offerte par l’impressionnisme, alors que techniquement c’est à peu près son contraire. De quoi parle-t-on ? Avant l’impressionnisme, les peintres apprenaient toutes les techniques pour donner une image semblant réelle, avec des fondus et mélanges de couleurs. Avec l’avènement de la photographie qui rendait le réel sur papier – même en noir et blanc – des peintres ont révolutionné leur approche en juxtaposant des touches de peinture, faisant confiance à notre cerveau pour mixer les couleurs à une certaine distance et donner des impressions de luminosité inédites. L’effervescence à la suite de l’impressionnisme a donné de multiples courants post-impressionnistes hétérogènes comme le pointillisme (chaque touche rendue à sa plus petite expression, le point), le fauvisme et les Nabis (exagération des aplats de couleurs violentes) ou le cloisonnisme.
Femme à l’ombrelle de Louis Anquetin. Ce peintre est l’initiateur du cloisonnisme ; sa notoriété est cependant bien moindre que d’autres qui l’ont suivi : Emile Bernard, Paul Gauguin, Vincent Van Gogh, Henri de Toulouse-Lautrec et tant d’autres, qui utilisèrent le cloisonnisme un jour ou l’autre…Femme au bord de l’eau, Louis Anquetin, 1889.
Tout le monde connaît le cloisonnisme, sans pour autant utiliser ce mot. Visuellement, on le retrouve dans beaucoup d’arts et artisanats : la mosaïque, la marqueterie, le vitrail, mais aussi les estampes japonaises, la peinture sur soie, les images d’Epinal, les bandes dessinées… et bien sûr, comment l’oublier, le patchwork! Leur point commun ? Vous le devinez peut-être, c’est l’utilisation de la matière ou de la couleur par zones définies, parfois cloisonnées d’un trait surligneur… Nous y voilà !
Il y a quelques semaines, j’ai essayé une technique qui me faisait de l’œil depuis bien longtemps : l’appliqué « moderne » (coupé à cru, collé au thermocollant) surligné de deux traits de fil noir, justement pour accentuer le cloisonnisme et l’impression de dessin de page de coloriage. Je dois avouer que pour mon premier essai, je n’ai fait aucun effort de création et ai entièrement copié sur une artiste que j’aime, Laurraine Yuyama. La réalisation est très facile, pour peu que vous soyez familiarisée avec le quilting en piqué libre (à la machine).
Voyez ici l’un vu recto, l’autre verso :
Ce sont deux mug rugs (mini-tapis de table servant de dessous de tasse, avec la place pour une douceur) faits pour un échange tiré au sort entre copines. Je me suis complètement inspirée de la photo d’ici. Heureusement, celle qui les a tirés au sort les aime bien je crois, tant mieux pour Maïté !
Ensuite, c’est la question rituelle : thé ou café ?…
Moi j’ai eu la chance de recevoir des mug rugs d’une autre gamme de couleurs, mais qui me réjouissent tout autant ! Ils viennent de Claude, qui a passé plusieurs années au Canada. Son bloc préféré est donc la Feuille d’Erable dans toutes ses nuances ! Ici les feux de l’été indien se retrouvent dans son cadeau :
Grâce à Claude, ce matin notre petit déjeuner était très ensoleillé !
Malheureusement, j’ai oublié de prendre en photo la table pleine de mug rugs échangés… Vous ne verrez donc que ces deux paires, dommage car toutes les amies réunies hier avaient préparé de petits bijoux de technique, de poésie ou de créativité !
Hier, pour la dernière fois, le Président Obama s’est plié au protocole présidentiel : gracier une dinde qui, la chanceuse, ne sera pas rôtie pour ce soir !
C’est le grand repas de famille et l’hymne à un beau sentiment : la gratitude.
Un merveilleux quilt de LeeAnn de Nifty Quilts, parfait pour célébrer Thanksgiving.
Les premiers colons anglais s’installant sur ce territoire ont voulu, en fin d’année 1621, remercier Dieu… et les Indiens qui leur avaient permis de ne pas tous mourir de faim. Les autochtones leur ont appris à connaître ce qui se mangeait dans ce nouveau monde et de savoir les cultiver ou chasser : la légende imagine un repas de maïs, de haricots verts, de canneberge, de potiron, de patates douces et surtout, de la dinde ! Si vous ne connaissez pas bien cette fête si typiquement américaine, vous pouvez en savoir un peu plus notamment par ici.
Aujourd’hui, de l’autre côté de la Terre, vraiment à l’opposé c’est-à-dire en Australie, RachaelDaisy est elle aussi pleine de gratitude : elle vient de recevoir le nouveau Simply Moderne édité par Quiltmania qui lui consacre un grand article ! Allez voir ses nombreuses photos, vous serez convaincues que, décidément, Simply Moderne (déjà le numéro 7) est vraiment unique. Ne manquez donc surtout pas ce nouveau numéro si vous avez envie de nouveauté, de couleurs et de bonne humeur : tant de quilteuses modernes sympathiques et talentueuses y participent ! Ah quel bonheur…
La jolie RachaelDaisy, toute heureuse de se voir dans Simply Moderne !
Il est évident que les travaux d’aiguille nous font du bien. Se plonger dans le monde des couleurs et des belles matières, sélectionner une idée d’ouvrage, qu’il soit modèle ou invention, crocheter, tricoter, coudre à la main ou à la machine… Autant de gestes précis qui nous soignent des petits et grands aléas ou maux de la vie.
Nous aimons faire des ouvrages pour soi ou ses proches (ah les ateliers du Père Noël sont à fond en ce moment !), mais nous aimons parfois aussi participer à des projets collectifs, pour le plaisir ou par conviction. Alors se dégage une formidable énergie positive !
C’est ainsi que le Projet 70273 intéresse tant de monde : avec relativement peu d’efforts personnels on peut participer à la commémoration de victimes d’un courant de pensée qu’on ne veut plus jamais voir se développer, l’eugénisme poussé à son extrême logique par le régime nazi.
Nous sommes quatre Ambassadrices du Projet 70273 en France, veillant à répondre aux questions qui se posent, animant la page Facebook francophone, récoltant les blocs de la Francophonie européenne, les répertoriant de manière à ce que les efforts de chacun ne soient pas vains. Ce sont Chloe, Cécile, Marie-Christine et moi-même. Chacune, nous avons la chance d’avoir de nombreuses bonnes volontés autour de nous et même des professionnelles comme Chantal Baquin qui offre ses services pour quilter bénévolement quelques tops.
La créatrice et organisatrice du Projet 70273, Jeanne Hewell-Chambers, a voulu organiser le Projet de manière professionnelle, afin que chaque participant se sente respecté d’un côté, et que les futurs partenaires (fondations, musées, municipalités) qui exposeront les quilts du Projet aient les preuves que tout aura été fait dans les règles de l’art. Cela comprend la clause nécessaire qu’aucune personne ne risque, un jour ou un autre, de réclamer le retour de son ou ses bloc(s) ! Tout peut exister…
Une partie ou l’ensemble des quilts seront exposés sur les cinq continents (à ce jour, les participants répartis dans… 101 pays !). Compte-tenu des différences culturelles, il est difficile d’organiser de tels projets. En France, la résistance à laquelle nous faisons face est le remplissage de la Fiche de Provenance. Elle est absolument nécessaire pour les raisons évoquées ci-dessus (le don définitif des blocs et l’impossibilité de réclamer son retour, car ce sera une exigence des futurs exposants). Si vous ne voulez pas vous engager à cela, inutile de faire des blocs !
Cependant, nous avons entendu vos réticences, nous en avons débattu longuement et dorénavant, nous limitons les renseignements de la fiche à l’extrême minimum. C’est fastidieux à lire sans doute, mais je me dois de vous expliquer en détails ce dont nous avons besoin.
Prénom et nom : ce n’est pas une fiche de police, vous pouvez mettre votre surnom si vous le souhaitez (Maïté au lieu de Marie-Thérèse par exemple, Cathy au lieu de Catherine, etc.). Merci toutefois de respecter le Projet 70273 en mettant votre vraie identité, pas un pseudo farfelu.
Département en 2 chiffres : c’est pour montrer la diversité des provenances en France. Avec le nom de votre Ville, c’est aussi un bon moyen pour séparer les homonymes. Pour la Belgique ou la Suisse, merci de mettre votre code postal, sans oublier de préciser votre pays !
Ces renseignements se trouveront au dos de chaque quilt (noms mis par ordre alphabétique) dans lesquels vos blocs seront présents. Nous pourrons notamment vous citer sur ce blog et celui de Jeanne, en tant que participant.
Vous conservez évidemment la possibilité de demander à ne pas être cité, pour cela cochez la case correspondante. Dans ce cas, vous figurerez en fin de liste de l’étiquette du quilt où votre bloc est mis de cette manière : + 1 anonyme.
Nous ne demandons plus l’adresse postale ni l’adresse email. Celle-ci a fait couler beaucoup d’encre virtuelle et nous a pris beaucoup de temps réel. En France en particulier, de nombreuses femmes ont un email conjoint avec leur compagnon et, ne gérant pas la boîte email elles-mêmes, elles hésitent donc à la divulguer. Il y a également des craintes de ventes de données. C’est pourquoi les adresses email ne sont plus demandées, elles l’étaient pour un envoi de remerciements à chaque participant pour lui témoigner respect et gratitude, une fois le projet réussi. Cela ne se fera donc pas. Dernière précision : à votre demande écrite, je peux mettre un trait de feutre noir sur cette indication des fiches déjà en notre possession, si cela peut vous rassurer. (katellpointfp31arobasegmailpointcom)
La nouvelle Fiche de Provenance simplifiée, les explications et précisions se trouveront dans le dossier Projet 70273 dans quelques jours, mais vous pouvez dès à présent remplir la Fiche, sans mettre votre adresse email. Toutes ces précisions étaient nécessaires pour pouvoir aller de l’avant !
Tout comme le Vendée Globe est considéré comme l’Everest des courses en mer, le Projet 70273 est un Everest avec ses 70273 blocs à réunir !
Le Projet 70273 a le vent en poupe ! En France, les blocs arrivent par centaines chez Chloe et prochainement, nous ferons un bilan provisoire des blocs de la francophonie européenne arrivés chez elle. N’oubliez pas que nous tentons de récolter 70273 blocs pour octobre 2017 et nous en sommes encore bien loin ! Pour ma part, avec mes nombreuses amies dévouées, je centralise les blocs des départements 09-12-31-32-81-82, correspondant à l’ouest de l’Occitanie. Pourquoi ? Parce que cela crée une synergie régionale qui nous est propre, mais en revanche étendre le territoire serait au-dessus de nos capacités, car nous voulons fournir non pas des blocs, mais des quilts finis au Projet 70273. Avant de partir aux Etats-Unis, ils seront exposés dans un village du Tarn fin juin 2017, à Lacaze.
Cette semaine, j’ai reçu un colis qui m’a fait bien plaisir : le club de Caussens (32, Gers) nous a adressé 60 blocs ! Caussens est un village plein de charme situé sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle au milieu des vignes. La douceur de vivre à la française ! Merci à chacune. Nous mettrons vos magnifiques blocs ensemble dans un quilt, assemblés avec quelques-uns de notre équipe pour faire un bel ouvrage à votre image. Bien sûr, il sera montré sur ce blog, sur nos pages Facebook du projet francophone et anglophone, et bien sûr aussi sur le blog principal du Projet, chez Jeanne.
Quelques-uns des blocs Christiane de Caussens, tous faits avec beaucoup de soin. Nous avons vérifié, les traits s’effacent à la chaleur du fer (stylos Frixion), ouf !! Mille mercis à chacune d’entre vous !
En Occitanie, à ce jour, nous avons réuni 421 blocs et nous allons en récolter d’autres en fin de semaine ! Certains sont déjà montés :
Ce quilt porte le numéro 23, il a entièrement été fait par Maïté (31) notre chère Abeille de cette Ruche. Il est riche de 96 blocs, plusieurs sont sur broderie anglaise, ce qui lui confère beaucoup de raffinement.
Voici le quilt entièrement fait par Cécile Milhau (81) avec 100 blocs, qui porte le numéro 24 du Projet 70273. Je le verrai « en vrai » vendredi prochain !
Prise rapidement au club de Colomiers, voici une photo de ce top qui sera bientôt quilté. Il mêle croix appliquées (tissus, rubans, croquet), croix peintes et croix brodées, d’où le surprenant mélange d’épaisseurs. Il réunit des blocs d’Abeilles de la Ruche des Quilteuses : Brigitte, Kristine, Andrée, Evelyne, Maïté et moi-même. Andrée & Evelyne ont monté le top Ce sera le numéro 25 du Projet 70273.
Dans notre grande campagne de simplification, nous allégeons aussi le processus d’enregistrement des blocs. Cela permettra à des groupes/clubs d’Occitanie qui le souhaitent (et d’ailleurs !) de faire leur(s) quilt(s) de A à Z. Merci de me laisser une semaine pour mettre noir sur blanc la version simplifiée du projet !
Je précise que je bloque sans état d’âme les messages et commentaires anonymes (rien à voir avec la demande de rester anonyme pour les participants !)
Le dernier article chez Nifty Quilts me rappelle un beau travail en commun, il y a plus de 3 ans.
Cela avait commencé par un quilt antique montré sur Nifty Quilts. Sans encore connaître LeeAnn, ce blog me plaisait déjà beaucoup, je le suivais avec assiduité car j’y trouvais la liberté de créer qui me manquait, l’audace de la modernité qui s’appuie sur des quilts d’antan : pas des gagnants de concours, mais ceux qui ont été créés avec les moyens du bord, ceux qui ont été utilisés, ceux qui ont été aimés. Ce quilt ancien, le voici :
Quilt montré sur le blog Nifty Quilts pour la première fois ici.
Parallèlement dans notre club nous devions faire des lots de tombola pour notre future exposition… et on voulait proposer un stage sur le crazy. Unissant les deux demandes, nous avons préparé un quilt en commun en prenant cette photo comme modèle, chacune ayant la responsabilité d’une branche d’étoile, broderie comprise.
Une fois les branches réunies, le grand dilemme a été de choisir le tissu de fond, et je constate que LeeAnn a eu les mêmes interrogations… pour un résultat unique et fort différent du nôtre ! C’est Callale qui nous a offert le très beau coupon de tissu saumon aux imprimés « sampler de point de croix » issu d’une gamme de Blackbird Designs. Dès lors nous avons pu le terminer, en gardant l’idée d’une bordure en crazy pour encadrer l’étoile.
Si vous avez la chance de ne pas avoir de nuage ce soir, où que vous soyez dans le monde, regardez par le ciel : la Lune sera pleine et extraordinairement grosse et brillante ! Des explications sur Sciences & Avenir.
Les plus belles beautés sont dans la Nature, nous l’oublions trop souvent ! Je la regarderai en oubliant que des hommes sont allés sur la Lune, essayant de me mettre dans la situation de nos ancêtres qui aimaient et craignaient ce qu’ils pouvaient y voir… Tant de contes & légendes confèrent à la Lune des pouvoirs, des habitants…
Depuis la nuit des temps, les hommes aiment imaginer des animaux ou personnages à partir des tâches de la Lune.
Ce sera la nuit pour faire blanchir le linge au clair de lune, surveiller les loups-garous… Plein de choses à faire puisqu’on dort mal les nuits de pleine lune !
Les épingles à nourrice étaient presque tombées en désuétude avec les couches jetables. Nommées aussi épingles de sûreté, elles sont maintenant souvent achetées par les quilteuses pour faire le sandwich de leurs ouvrages. Après les Punks, on assiste depuis quelques mois à un renouveau des épingles revendicatives. Faisons le point.
Leur ancêtre est la fibule, broche décorative et pratique pour fermer les vêtements :
Fibule romaine qui rappelle une boucle de ceinture
C’est un Américain qui, tortillant un fil de fer, inventa en 1849 l’épingle à nourrice que nous connaissons, avec le petit ressort et le capuchon qui empêche de se piquer. Cette épingle permet d’assembler temporairement deux pièces, même épaisses. La précision du geste pour ouvrir et fermer empêche l’ouverture accidentelle, c’est pourquoi elle était utilisée pour maintenir les langes des bébés avant l’invention des couches jetables (d’où le nom d’épingle à nourrice).
Dans les années 70-80, l’épingle à nourrice a été détournée par le mouvement Punk, l’utilisant partout pour marquer leur rébellion. D’un objet anodin utilitaire, ils en firent un symbole identitaire.
Dans le monde de la créativité, nous connaissons bien les épingles de sûreté fines et courbes qui évitent le faufilage fastidieux des sandwichs., mais les idées de bricolage sont infinies ! Ici 24 idées parmi lesquelles :
312style.comBracelet d’épingles de sûreté sur lesquelles sont enfilées des perles de rocaille.
Mais depuis quelques mois, ce petit objet utilitaire banal est devenu un emblème autre que les revendications des punks, d’abord en Grande-Bretagne. On en a vu beaucoup dans les défilés de modes, mais c’est le peuple qui s’en empare comme un signe pour dire : je suis sûr pour toi. Cela s’adresse aux étrangers sur le sol britannique, en réaction au BREXIT, en réaction aux incivilités et même aux déchaînements de haine constatés dans le pays.
Ce n’est pas le signe d’une couturière ni d’une punk, mais celui d’une personne contre les violences succédant au BREXIT.
C’est maintenant aux Étasuniens d’arborer des épingles pour montrer leur désarroi par rapport aux résultat des récentes élections.
A woman holds a poster regarding safety pins as a sign of solidarity against intolerance during a protest against US President-elect Donald Trump at Union Square on November 12, 2016, in New York. Americans spilled into the streets Saturday for a new day of protests against Donald Trump, even as the president-elect appeared to back away from the fiery rhetoric that propelled him to the White House. AFP Read more: http://newsinfo.inquirer.net/843733/safety-pins-a-pointed-show-of-solidarity-after-trump-election#ixzz4Psi23hIN Follow us: @inquirerdotnet on Twitter
L’idée se répand comme une traînée de poudre grâce aux réseaux sociaux.
Ne vous étonnez donc pas si vous voyez des personnes, dès demain même en France, qui portent une épingle de sûreté en broche, ce n’est pas un signe de folie douce mais un signe politique !
Dans 50 jours commence 2017. Dans 50 jours le Canada entre dans une grande fête de commémoration de ses 150 ans d’existence en confédération !
Tout le pays va le fêter avec la couleur emblématique, le rouge, présent dans leur beau drapeau. Une collecte d’histoires, pour se remémorer comment le Canada s’est construit et s’est développé, est en cours de fabrication sur ce site.
Le drapeau canadien que nous connaissons bien, avec sa feuille d’érable, n’a que 51 ans. C’est sans doute pour cela qu’il est si moderne et attractif :
De nombreux logos pour symboliser les 150 ans ont vu le jour (la bataille fait rage !) et j’aime beaucoup celui-ci, plus que l’officiel qui n’est pas tout rouge & blanc :
Logo de Greg Muhlbock. Peut-être pas assez lisible, la feuille d’érable n’est pas assez mise en valeur… mais j’aime bien !
Le logo officiel est malheureusement celui-ci, avec un arc-en-ciel à la mode de ces dernière années :
Tant qu’à faire, j’aurais bien mieux aimé la superbe feuille d’érable en quilt de Sarah Elizabeth :
Un fond clair aux imprimés inattendus, un design repensé, des couleurs arc-en-ciel bien plus subtiles, en tissus Liberty… J’adore ce tableau textile !
Du côté des quilteuses, Mary Elizabeth Kinch a signalé sur sa page Facebook le début d’un sampler quilt-along (à faire ensemble au fur-et-à-mesure) organisé par la boutique Sew Sister Quilt Shop. En voici le modèle :
Chaque bloc est la création d’une quilteuse canadienne.
A suivre si vous le souhaitez, mais manifestement c’est la partie canadienne anglophone qui organise ceci. Si j’apprends des initiatives de quilteuses francophones, je vous en tiendrai informés ! Rien ne vous empêche de décider de faire le sampler rouge & blanc dont vous avez déjà tant rêvé… Oui, celui-ci, ou celui-là…
Au moment où tant d’Américains, catastrophés par l’arrivée de Trump, cherchent une nouvelle patrie, le Canada n’a jamais été autant sous les feux de la rampe…
Florence est une quilteuse infatigable et talentueuse, qui enchaîne les quilts spectaculaires. Sa contribution à Fibre Occitane est un des quilts les plus admirés lors des expositions :
Elles a fasciné le public à Colomiers en septembre dernier avec sa Parisienne :
Dans la même exposition, son Charm Quilt, également présenté dans les Nouvelles n° 130 en page 16, tirait des AH! d’admiration :
Matelassé à la main en Baptist Fan très fin, ce quilt montre déjà le très bon niveau de Florence en quilting main !Le quilting est bien visible au dos !
Vous l’avez compris, Florence est une artiste qui s’épanouit dans l’expression avec un patchwork issu du traditionnel, tout en mettant une touche de plus en plus personnelle.
Cependant, rien de vaut d’avoir des bases solides traditionnelles. Florence s’est donc inscrite à un stage-événement qui avait lieu à 15 km de chez nous, chez David. Je lui laisse le clavier et la souris pour exprimer son ressenti.
Stage de quilting Amish chez David
Jeudi 27 et vendredi 28 novembre David a organisé chez lui, dans une jolie petite ville occitane, un magnifique stage de quilting Amish .
Nous avions comme professeur Alexia Rosfelder, ancienne élève et maintenant collaboratrice d’Esther Miller. Esther Miller est une femme née dans une famille Amish qui vit maintenant en Allemagne. Elle a consacré une grande partie de sa vie au perfectionnement du quilting main et maintenant elle vient de dessiner de merveilleux métiers à quilter fabriqués par son fils.
Le matin nous avons été accueillies chaleureusement par David avec le café ou le thé et avons pu faire connaissance. Nous avons passé un petit moment à récupérer nos commandes de dés faites auprès d’Alexia avant le stage et voir tous les petits trésors qu’elle avait apportés : fils, aiguilles à quilter, etc. Nous avons également admiré trois quilts faits par notre animatrice Alexia, deux quiltés main et un quilté machine, tous splendides.
Le vif du sujet a commencé par l’installation des ouvrages sur les métiers à quilter, semblables à ceux utilisés par les Amish en quilting bee, à plusieurs tout autour. Il y avait 3 métiers, un fabriqué par le fils d’Esther Miller, magnifique et deux faits avec un cadre en bois et des tréteaux, bien moins jolis mais tout aussi pratiques.
Le montage avance, c’est simple mais un peu long. En revanche, pas besoin de faire un sandwich !Montage sur un des métiersA plusieurs, c’est mieux !
Puis le cours a commencé tout d’abord par un petit conseil d’Alexia écrit sur une pancarte : ‘’Keep Calm and Quilt on‘’ !!!
Nous avons eu des explications claires et précises pour nous servir du dé en porcelaine que l’on utilise derrière le quilt pour tendre l’ouvrage et guider l’aiguille qui quilte, nous nous sommes servi sur le dessus soit d’un dé semi ouvert pour quilter vers l’avant soit d’un dé de pouce pour quilter vers l’arrière. Ce fut un grand challenge pour moi qui d’habitude ne me sers jamais d’un dé pour quilter !! Petit à petit, avec un peu d’entrainement tous les jours, je commence à m’habituer à tous ces petits outils.
Explication et démonstration d’AlexiaDavid au travailTout le monde au métierNos petits outils à apprivoiser !
A midi nous avons déjeuné tous ensemble en partageant ce que chacune avait apporté, tout était excellent et comme d’habitude en grande quantité, du coup nous avons fini les plats le lendemain !!!
L’après-midi a été consacré à travailler sur les métiers en profitant de tous les conseils d’Alexia.
Ces deux jours ont été un vrai bonheur et une belle expérience, je suis vraiment prête à recommencer !
Merci donc à David, notre hôte à nos petits soins, d’avoir organisé ce beau stage, à Alexia de nous avoir appris ces techniques avec beaucoup de professionnalisme et de décontraction et à toutes les participantes à ce stage , très sympathiques !