Les quilteuses du Vieux Sud, qui utilisaient les ultimes restes de tissus dans leurs quilts aux carrés pliés en triangles, n’auraient jamais imaginé qu’un jour leur savoir-faire serait érigé en œuvres d’art… Les quilts qui ont survécu sont pour la plupart trop fragiles pour être transportés. Heureusement, la rencontre de Betty avec Miss Sue a changé la donne : Betty a appris la technique simple et agréable du Pine Cone quilt telle que le faisaient les femmes qui devaient garder leur famille au chaud…
Ancien Pine Cone quilt
… et grâce à son sens des couleurs, sa ténacité et sa fidélité à l’amitié, Betty a remis au goût du jour ce genre presque oublié. Il fait un écho profond dans le goût de l’harmonie, avec ses cercles qui apaisent, tout comme un Mandala (sommairement : formes circulaires incitant à la méditation dans le bouddhisme).Le quilt que m’a offert Betty, que je montre toujours avec fierté, se promène sous forme de timbre aux Etats-Unis !!
Et en ce moment, ses grands quilts continuent de faire sensation à Paducah. Betty a vécu les premiers jours de l’exposition très intensément, elle sentait en elle l’approbation des deux femmes qui ont tant compté pour elle, sa mère et Miss Sue. Voici un extrait de son album-photos :
Climat très différent de la Floride ! A gauche, Betty & Butler Cuckleburr Quilt, au centre Purple for Katell et à droite Caribbean DreamsDerrière Betty, Rings of Time, son deuxième quilt fait de chutes de tissus à la manière traditionnelle, fait en compagnie de Miss SuePréparation pour la vidéo que vous pouvez voir par iciToulouse, sa première exposition !
Betty raconte l’histoire de ce quilt quelle a cousu en pensant aux précieuses rencontres lors de son séjour chez nous en Occitanie. Elle n’oublie aucune d’entre nous. Toulouse est son dixième grand Pine Cone quilt.Toujours active, de nouveaux quilts sont en cours !
Pexiora est un village qui fait parler de lui depuis 10 ans, avec son Salon si sympathique où se retrouvent tous les fêlés de fils, les mordus de rubans, les babas de boutons, les fanas de tissus… Il est assez petit, mais la densité d’exposants intéressants est impressionnante ! Bien sûr l’équipe organisatrice veut présenter de nouveaux exposants chaque année, et pourtant nous sommes toujours heureux d’y retrouver des visages connus d’une année sur l’autre et compléter notre petite mercerie personnelle.
Situé entre Castelnaudary et Carcassonne, Pexiora est finalement très bien placé, chacun a son petit bout de route à faire, qu’on habite en Ariège, dans les Pyrénées Orientales, dans le Tarn, en Haute-Garonne, dans l’Hérault, tous ces départements voisins. Il n’est cependant pas rare de voir des Bordelaises en visite, des Espagnoles ou des Marseillaises en goguette, tellement ce Salon est attractif !
Gene et son équipe de bénévoles nous attendent cette semaine, d’où qu’on vienne le séjour sera gai et ensoleillé ! A mon habitude, j’irai vendredi avec mes Amies Abeilles me régaler de petits riens qui font tout dans la vie d’une quilteuse : rencontrer d’autres passionnés, acheter de nouvelles petites choses in-dis-pen-sa-bles, admirer les ouvrages exposés… Vivement vendredi !
Hier Jeanne Hewell-Chambers fêtait son anniversaire, mais surtout les trois ans du Projet 70 273. Un rêve insensé lancé sans imaginer un instant le défi que cela représentait d’honorer les victimes de la folie nazie, la plupart des handicapés, cobayes pour mettre au point les chambres à gaz. 70 273 personnes sacrifiées pour en tuer des millions d’autres, tout aussi innocentes.
Parmi les plus récents quilts de France, celui de Danielle Michon (31), si beau…… et ces œuvres collectives assemblées par Annie Labruyère (Des Tulipes et des Coeurs) mesurant chacune environ 3 mètres.
C’est la grande cause de sa vie, exposer un jour dans un lieu qui a du sens 70 273 duos de croix rouges en tissu, symbolisant les croix apposées par le corps médical, signifiant ainsi que ces personnes ne « méritaient » pas de vivre. Ce Projet est conduit bien sûr pour son résultat, mais aussi pour toutes les actions d’éducation induites par ce mouvement pour que, plus jamais, les handicapés ne soient dépréciés en tant que personnes.
Ce merveilleux quilt aux 101 vies commémorées est de Bee Maïté Findeling (31)
Une telle organisation ne se fait pas sans des hauts et des bas, sans excitations et découragements, Jeanne a tout vécu ! Mais je crois bien que les milliers de rencontres de personnes de bonne volonté qui ont jalonné son parcours effacent l’épuisement de ce travail gigantesque.
Alors la grande question est : où en sommes-nous dans le comptage ? Pour vous donner une idée, nous en étions déjà (ou seulement !) à 15 % du but après l’exposition de Lacaze (Tarn). Hier, Jeanne nous a fièrement annoncé que nous en sommes à :
XX XX XX 72 055 XX XX XX
Oh OUI, nous avons dépassé le but grâce à tous les efforts autour de ce projet magnifique !
Badge à partager !
Un peu partout dans le monde des croix sont encore cousues, des expositions s’organisent, pour continuer l’effort de pédagogie.
Vous êtes si nombreuses en France à avoir généreusement participé, merci du fond du cœur ! Bientôt des nouvelles sur la concrétisation de ce Projet, l’annonce de la date et du lieu de l’exposition de ces centaines de quilts !
Jeanne et Tari envahies par l’émotion en entrant dans le Temple de Lacaze, en arrière-plan Cécile et moi.Devant le château de Lacaze…
Un immense merci aux quilteuses occitanes qui ont tellement œuvré dès le début de l’aventure, au Maire de Lacaze dans le Tarn qui nous a donné les clés du Temple pour la première exposition mondiale, à ma chère Cécile… Oui nous avons réussi ce pari fou ! Et surtout, bravo à Jeanne et sa fidèle amie Tari ❤
Kristine m’a signalé hier un quilt qui colle à l’actualité – pas la fin du monde, du moins je l’espère, mais la St-Valentin ! Tout le monde le sait, on n’y coupe pas, à moins de vivre en ermite sans aucun média ni réseau social…
La Fin du Monde est le titre de ce beau quilt qui renouvelle les modèles de cœurs :
Que de courbes, me direz-vous ! C’est justement la beauté de ce modèle. Celles qui ont suivi un stage avec moi savent qu’elles peuvent coudre les courbes à la machine sans effort avec 100% de réussite !
Le quilting en spirale à la machine est une épreuve pour les épaules, mais cela vaut l’effort… Je vous donnerai un jour tous les conseils pour vous lancer.
Pourquoi s’appelle-t-il la Fin du Monde ? La créatrice canadienne, Libs Elliott, explique que, parfois, on a besoin de se plonger dans un projet réconfortant pour se dire que, non ce n’est pas la fin du monde même si certains jours on en a l’impression…
Que vous fêtiez la St Valentin ou pas, faites du patchwork, vous aurez le moral !!
Libs Elliott, une artiste qui crée des quilts dits modernes en les considérant comme les quilts traditionnels de demain. Bien vu !
Bee’s comme venant des abeilles, Wrap comme emballage, c’est du tissu ciré pour emballer.
Je viens de découvrir, grâce à mon gendre, une nouvelle manière de protéger les aliments ou les restes en évitant l’aluminium et le film plastique qu’on jette vite. C’est imperméable, réutilisable et donc bien sûr lavable, joli et original. Cela se prépare avec un cercle, un carré ou rectangle de tissu, de la cire d’abeille en pastilles, du papier-cuisson et… c’est tout, sinon de la chaleur pour imbiber le tissu de cire !
De préférence, on coupe le tissu avec des ciseaux cranteurs pour éviter l’effilochage. On peut aussi profiter de jolies lisières 😉 un carré d’environ 25 à 30 cm est assez universel, mais on voit à l’usage les différentes tailles dont on a besoin.
On pose le tissu sur une feuille de cuisson, puis on saupoudre de pastilles/paillettes de cire. Deux écoles pour faire fondre : soit sur une plaque au four à 60°, soit on recouvre d’une autre feuille de papier-cuisson et on passe le fer à repasser recto-verso. Vous avez deux vidéos en fin d’article.
Pour une préparation au four : on va simplement laisser fondre les pastilles de cire à 60 – 80 °
Le tissu est devenu uniformément ciré, prêt à l’emploi (la manique qu’on aperçoit à gauche est un cadeau de Brigitte Kéréneur de Bretagne, coucou !)
Pour emballer autour d’un plat, il suffit de mettre ses mains tout autour 3 secondes (le temps de dire abracadabra) et le tissu prend la forme du récipient, grâce à la chaleur des mains.
La limite de l’utilisation de ces protections écolos est qu’on ne s’en sert qu’à froid : pas au four ni au micro-ondes, lavage à l’eau froide éventuellement savonneuse. C’est idéal à température ambiante pour protéger les aliments, transporter des sandwichs, emballer des fruits, et surtout recouvrir les aliments dans le réfrigérateur.
Anthony aime beaucoup les tissus africains, c’est Andrée de la Ruche qui lui en a fourni : la cuisine est très gaie avec ces textiles colorés ! Il est enthousiasmant de pouvoir choisir ses propres tissus, surtout pour les quilteuses ! Les bee’s wraps peuvent aussi s’acheter tout prêts, par exemple chez cette entreprise toulousaine Abeillons qui expédie les commandes partout mais livre à vélo dans le centre de Toulouse !! Commela recette d’origine de la mère de famille américainequi lança ce concept en 2012, ceux-ci ajoutent à la cire de la résine et de l’huile.
J’aime beaucoup utiliser le mien en « vrai » tissu de patchwork, ce qui est étonnant c’est que le tissu devient réversible quand il est imprégné de cire. Vive les tissus cirés pour emballer !
Avez-vous envie de soleil, de quilts, de rencontres sympathiques ? Grâce à notre loisir-passion, nous pouvons remplir notre agenda de projets de voyages et au cœur de l’hiver, quoi de mieux que rêver au petit paradis du Luberon ?
Si vous souhaitez participer à l’expo-concours sur le beau thème de l’olivier, il n’est pas trop tard pour agiter vos mains et vos neurones, la date limite étant le 30 avril. Tous les renseignements se trouvent par ici.
J’ai beaucoup aimé les photos de Marie Christine Chasseraudsur Facebook, montrant la semaine dernière le paysage enchanteur dans les Pyrénées Atlantiques. La neige à peine tombée est d’une féerie bleutée :
Changeons de climat mais pas de couleur, Ian Berry vient de réaliser plusieurs tableaux absolument époustouflants ! Je vous en montre un :
Cet hyper-réalisme bleuté montre un hôtel de Los Angeles, le Roosevelt sur Hollywood Boulevard. Ian le garantit, il ne retravaille jamais le blue jean avec de la peinture ou de l’eau de Javel : il sélectionne la bonne teinte dans son immense palette de tissus denim, découpe et colle, c’est tout ! Sa technique est parfaite, son œil d’artiste infaillible, le résultat est génial (je pèse mes mots). A chaque fois je le crois au sommet de son art, à chaque fois il me surprend encore et m’éblouit.
Grâce à ses expositions en France, vous êtes nombreuses à l’avoir rencontré à Biarritz, à Sainte-Marie-aux-Mines ou à Labastide-Rouairoux. Je suis sûre que vous attendez comme moi avec impatience une autre exposition chez nous !
Il est des jumelages hautement profitables, tel celui de la petite ville médiévale de Gaillac (Tarn, Occitanie) connue pour ses vignobles alentour, avec une autre ville du Sud-Ouest, de la Chine cette fois, Zigong (un peu plus grande : 3 millions d’habitants).
Gaillac, au bord du Tarn comme sa grande voisine Albi. Il fait bon vivre dans cette ville, il y a même un grand magasin de tissus de patchwork fort bien achalandé : Josie Patchwork. Les quilteuses sont nombreuses alentour… Quand je vous disais qu’il fait bon y vivre !
Nous profitons pendant 2 mois, entre Toulouse et Albi, d’un spectacle féerique la nuit tombée, une promenade sur près de 4 hectares dans la Chine éternelle mise en scène avec des structures en métal, de la soie (40 000 mètres carrés cette année !!) et des lampes LED. Je suis heureuse d’en avoir profité un soir sans pluie, avec une température clémente. Une merveille qui, j’espère, sera réitérée l’année prochaine. Je ne montre qu’une petite partie des merveilles du parc !
De belles allées ornées de milliers de lanternes rouges nous mènent vers une balade inoubliable.Cette reproduction de bateau rappelle la Route maritime de la Soie et les échanges si anciens entre l’Orient et l’Occident.Les éventails… Je suis déçue par mes photos, c’est bien plus beau en vrai !!Hommage au safran.Les poteries de Giroussens ne sont pas oubliées ! Giroussens est un village à visiter et le restaurant en surplomb de la rivière Agout est excellent !Des rhinocéros blancsLes pandas sont adorables et, comme l’année dernière, un des tableaux préférés des petits et grands !Exception, les éléphants ne sont pas en soie mais en petits bols à thé étonnamment utilisés! Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine… mais ici sans dégât !La plus majestueuse des fleurs, la pivoine…
Toute bonne chose ayant une fin, le dernier jour de ce Festival est mercredi 6 février, le lendemain du Jour de l’An chinois. Nous entrerons dans l’année du cochon de terre ce mardi, que nous réservera cette année ?
Betty acquiert enfin le statut qu’il lui convient : la Reine incontestée des pine cone quilts ! Malgré des soucis de santé qui ont émaillé ce début d’année, elle a pu se déplacer pour aller dans le Kentucky, à Paducah, un des centres les plus prestigieux consacrés au patchwork, plus précisément au National Quilt Museum. Pour celles qui l’ont rencontrée en juin dernier, vous serez sans doute heureuses de réentendre sa voix :Video 1 de Betty Ford-Smithetvideo 2 de Betty Ford-Smith.
Son exposition s’appelle « Keeping Tradition alive », Garder la tradition vivante, et c’est bien le credo de notre amie qui actualise cette tradition ancestrale et mondiale avec des tissus actuels. Nous lui souhaitons un magnifique séjour à Paducah et beaucoup de très belles rencontres ! L’exposition est à voir jusqu’au 16 avril.
Kristine est une grande brodeuse, même si elle fait plus de patchwork depuis quelques années, elle n’oublie pas sa passion première.
Lors d’une Nuit de la Broderie dans les locaux du Ver à soie (102 Rue Réaumur, 75002 Paris), devant la finesse et l’originalité de l’ouvrage, mon amie Caroline a craqué pour ce joli kit de 3 pissenlits qui a vu le jour grâce à une une création de l’ Atelier Lua en collaboration avec Once upon une fois et Au ver à soie.
Les tiroirs qui débordent d’ouvrages à réaliser, le manque de temps…. une occasion… j’ai reçu en cadeau le kit de Caroline. A mon tour d’apprécier la légèreté du sujet, je me suis mise à l’ouvrage avec plaisir, une toile de Chambray, de la soie d’Alger, du métallisé tressé et le résultat est là sous vos yeux, une fois n’est pas coutume, je n’ai rien changé…. jusqu’au système d’encadrement qui sont des tambours à broder.
Ouvrage rapide, sans difficulté, très agréable à broder.