Un nouveau défi de Joelle !

Régulièrement, Joëlle Vétillard propose aux quilteuses de participer à la création d’une robe de mariée et elle s’en tire toujours haut la main, travaillant avec les triangles ou les ronds, ses derniers défis… Ses défilés de mode sont époustouflants, inventifs et nous donnent furieusement envie d’être moins sages, d’oser porter des pièces de patchwork, de customiser, avec autant de grâce qu’elle, nos vêtements quotidiens ou d’exception (qui parle de vêtements du dimanche à présent ?…). Ici les photos de Lacaze en juin dernier.

Perles de verre Millefiori, mille fleurs en italien. La ville de Murano s’en est fait une spécialité.

Cette année, c’est parti pour le défi Millefiori, les fleurs dans tous leurs états en un bloc de 10 cm de côté sur fond blanc. Toutes les techniques textiles sont permises mais seules les couleurs vives sont autorisées, pour faire une robe éclatante.

L’idée lui est venue cette fois au cours de la lecture de La Dame à la Licorne de Tracy Chevalier qui se passe à l’aube de la Renaissance, du temps où les mariées ne portaient jamais de blanc… Ce roman est paru juste après le phénoménal succès de La Jeune Fille à la Perle, on suit l’histoire imaginée par Tracy sur la création de la fameuse tapisserie du même nom. C’est très érudit, nous nous plongeons dans le foisonnement de l’époque, nous découvrons les artisans-artistes qui créaient toutes les étapes d’une tapisserie…

La Dame à la Licorne est composée de 6 grands panneaux dédiés aux cinq sens et le sixième, appelé « A mon seul désir », a fait couler beaucoup d’encre ! Cela nous change des thèmes habituels, religieux, guerriers ou encore des scènes de chasse… La Dame à la Licorne est mystérieuse, elle est entourée d’une nature qui ressemble au paradis – les jardins clos de Perse n’ont-ils pas donné le mot paradis ?… C’est dans le fond que nous trouvons les mille et une fleurs décoratives.

La Dame à la Licorne, la Vue. Lors de votre prochaine visite à Paris, allez voir ces chefs-d’oeuvre au Musée de Cluny (5e arrondissement).

Autre chef-d’oeuvre Millefiori, toujours avec une Licorne (tellement à la mode en ce moment chez les petites !), une série de vénerie avec la conclusion, la licorne capturée :

Cette tapisserie (la dernière de 7) fut vraisemblablement commandée par Anne de Bretagne, reine de France. Elle est antérieure de quelques années de la Dame à la Licorne et fut faite également dans l’actuelle Belgique (Bruxelles ou Liège).

La licorne en captivité est visible tout au nord de Manhattan (oui, à New-York !). Cela vaut le long déplacement en bus, l’endroit est superbe ; des cloîtres français sont entièrement reconstitués, tout comme nous avons dans nos musées des œuvres du monde entier (cela pose de nombreuses questions…). Dépaysement assuré, après les gratte-ciels !… Quand j’y suis allée, je venais de lire le livre de Tracy Chevalier et je m’attendais à voir La Dame ! Déception de courte durée, la visite est prenante et j’ai alors appris que La Dame était… à Paris ! J’ai été lui rendre visite peu après et j’ai été émue, conquise, éblouie…

Alors allez lire l’article de Joëlle qui souhaite ardemment vous convaincre de participer ! Lancé en octobre dernier, ce défi a besoin d’un petit coup de pouce jusqu’au 20 mars, jour du printemps ! Faire des fleurs peut être le thème d’une sympathique journée entre amies, maintenant que l’opération Maisons pour Paradise touche à sa fin… L’adresse postale est :

Joëlle Vétillard
Charrière
24220 Castels et Bézenac

Retrouver le bon sens

Nous sommes 19 ans après l’An 2000, cette date qui me semblait tellement magique quand j’étais jeune ! Le temps passe et le présent que nous vivons n’est aucunement le futur que nous rêvions ou craignions, il est différent, à la fois pire et bien meilleur.

J’aime la prise de conscience de nombre d’entre nous voulant reprendre sa vie en main, résistant à ce qu’on veut nous faire penser et consommer. C’est pour cela que le premier livre de Dominique Loreau, l’Art de la Simplicité, a eu tant de succès il y a 14 ans, avec cette idée : simplifier sa vie, c’est l’enrichir. Etre plus, Avoir moins mais mieux.

Celles qui ont été confrontées à un déménagement ou le vidage de la maison de leurs parents savent de quoi je parle : que de choses nous accumulons, que de questions et de soucis finalement avec ces milliers d’objets devenus inutiles, encombrants, dérangeants… Moi la première, j’ai une âme de collectionneuse, mais je me soigne !

Pour entretenir notre intérieur, nous sommes nombreuses à avoir (re)découvert qu’on peut faire le ménage avec du savon noir, du vinaigre blanc et du bicarbonate de soude, évitant ainsi des eczémas ou des problèmes respiratoires pour petits et grands.

Pour notre santé, je suis convaincue que moins on utilise de chimie, plus elle sera efficace le moment où on en aura vraiment besoin. Les petits maux hivernaux se soignent chez moi à l’homéopathie, aux huiles essentielles ou au simple jus de citron allongé d’eau chaude, une cuillerée de miel et une pincée de cannelle. Toujours pour notre santé, manger sain est évident, n’est-ce pas ? Là aussi, le bon sens nous recommande de consommer bio. En fait, on devrait dire manger normalement, en toute rigueur ce sont les produits non bio qui sortent de la norme, pas l’inverse. Tout était naturellement bio il y a 60 ans et ce, depuis la nuit des temps. Réussir à nourrir plus de monde tout en évitant les produits nocifs et les modifications OGM est un objectif ambitieux mais certainement réalisable, en prenant les vraies bonnes décisions.

Pour nos soins cosmétiques, je préconise encore la logique millénaire : n’utilise sur ta peau que ce que tu peux manger… ou presque. On mange tellement n’importe quoi parfois que ce n’est même plus un critère !! Mais c’est dans cette mouvance que ma sœur a créé une petite boutique de produits utilisant les bienfaits de la nature, Passionaturel. Si je n’étais pas ravie de ses choix, je n’en parlerais pas ! Concrètement je prends soin de moi avec de l’huile (oui, cela pourrait même être l’huile d’olive et de sésame de la cuisine, mais je garde un minimum de glamour avec les huiles proposées par le site !), un savon basique naturel (de Marseille, d’Alep, ayurvédique...), de l’eau de rose, de l’aloe vera (hydratant puis, quand il sèche, tenseur pour une peau lisse toute la journée) et mon indispensable dentifrice ayurdédique gourmand. De nombreux autres soins vous sont proposés, vous pouvez contacter Véro pour des conseils personnalisés.

Je me permets cette mise en lumière de ce site car je connais ma sœur, vous pouvez commander en toute sécurité !

Pour vous inciter à découvrir la slow cosmétique, Véro vous offre une promotion rien que pour vous, belle surprise à la suite de mon article d’hier :

15% sur tout le site avec le code promo QUILTEUSE, valable jusqu’au 31 janvier !

Jolis cadeaux entre amies

Nous aimons le recyclage des tissus, c’est tendance mais surtout nous nous réapproprions la sagesse de nos ancêtres qui n’avaient même pas de mot pour la poubelle, car elle n’existait simplement pas.
Le terme poubelle voit le jour en 1884 et provient du nom de son inventeur éponyme, le préfet de la Seine, Eugène Poubelle (source Wikipédia).

Cette poubelle fait actuellement le tour du Net pour sa ressemblance (tirée par les cheveux… jaunes) avec un certain Président. 

Je ne vais pas vous faire une leçon Zéro Déchet, mais simplement partager l’initiative de Maïté, notre amie Abeille, qui en ce début d’année a offert à chaque Abeille une pochette remplie de carrés démaquillants lavables et réutilisables ! La règle du jeu est d’utiliser des tissus de chez elle, ne rien acheter. Alors elle a choisi de jolies étoffes et des parties intactes de serviettes en bouclette éponge usagées. Oh que nous avons apprécié ce geste ! Nous sommes nombreuses dans la Ruche du vendredi et chacune a été gâtée…

La semaine suivante, c’est Andrée, désireuse aussi de vider ses tiroirs tout en nous faisant plaisir, qui nous apporte des pochettes aux bordures de dentelle blanche crochetée à la main par sa grand-mère en 1953… remplies d’autres lingettes démaquillantes ! Pour elle, la face pour le démaquillage est en doux molleton de coton tissé (comme pour les tables de repassage ou les alèses) retrouvé dans un tiroir.

Ces lingettes démaquillantes passent bien sûr à la machine à laver et prennent une place insignifiante dans le tambour mais on peut aussi les laver au fur et à mesure à l’eau savonneuse. Stars de la slow cosmétique en vogue, les lingettes s’achètent, les patrons aussi : ces petits travaux de couture font le bonheur des jeunes femmes avides de solutions écologiques et font de parfaits cadeaux ! Alors mille mercis à Maïté et Andrée, éternellement jeunes et généreuses 💗

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A gauche, la pochette faite par Andrée provient de bordures d’étagères faites par sa grand-mère et les lingettes sont en tissu damassé blanc et molleton de coton ; Maïté a choisi du lin et du tissu d’ameublement fin aux tons très féminins pour la pochette. Un pur bonheur !

A nous l’écologie dans la salle de bain ! Je les utilise avec reconnaissance pour essuyer les pchitts d’eau de rose achetée sur le site Passionaturel : un peu de pub au site de ma sœur ne fait pas de mal non plus !

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Passionaturel, c’est par ici !

 

Des Arbres de Vie d’une île paradisiaque

Les Abeilles font un vrai petit village de maisons à offrir aux quilteuses de Paradise, nous nous donnons encore une semaine avant d’expédier le tout à Cécile (Patchwork Inspirations). Kristine, Maïté, Evelyne, Christophe, Eliane, Andrée, Simone et moi avons déjà fait des blocs, d’autres arriveront vendredi prochain ! Toutes sont à 27 cm, c’est l’équerrage des photos qui fait paraître les deux dernières plus grandes 🙂

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Autre idée du paradis, Caohagan, une petite île des Philippines où la vente de quilts joue pour un tiers dans l’économie locale. C’est une histoire racontée sur ce blog il y a plusieurs mois, que j’ai eu envie de raconter de nouveau à l’auditoire attentif des Bouches-du-Rhône la semaine dernière, vous pouvez la retrouver ici.

En relisant l’article, je me suis aperçue que je n’avais jamais publié les quilts promis !

Alors voici ces Arbres de vie que j’ai choisis parmi des dizaines de quilts aux thèmes variés, parce que le symbole me plaît tout simplement. Je ne m’en lasse pas, ils sont intemporels comme les Arts Premiers, gais comme des quilts modernes d’aujourd’hui, spontanés comme des quilts afro-américains… Bref je les aime, les beaux cadeaux de mon mari❤️!

Le premier est fait par NARDA, il a la couleur de l’année en fond principal (voir la nuance corail vivant de Pantone ici).

Sous le doux soleil hivernal les couleurs font bien plus pâles qu’en réalité.

Comme tous les autres quilts, tout est cousu main hormis le biais rouge qui ferme le sandwich. Des broderies au coton perlé enrichissent le dessin, les tissus sont choisis avec beaucoup de liberté. Tous ne me semblent pas être 100% coton, mais l’ensemble est extrêmement harmonieux et très bien fait.

Le second a été créé par AKANG, un des hommes quilteurs de l’île.

Ici le fond principal est jaune pâle. Même si le patchwork est de guingois, élément décoratif sympathique, le quilt est parfaitement équerré et les manchons sont cousus. On a affaire à des connaisseurs !

A l’évidence le quilteur a l’œil artistique, l’harmonie des bandes d’encadrement l’atteste et les appliqués sont vraiment réussis.

Vous le remarquez, tous les quiltings sont faits de la même façon, des lignes parallèles de 1 cm d’écart. C’est justement le nouveau quilting à la mode chez les artistes américaines mais… à la machine à coudre !

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Un Arbre de Vie d’Eliane de Vitrolles

Eliane de Vitrolles était une des enthousiastes participantes à la JA organisée par FP13 samedi dernier. Comme j’avais exposé mon arbre de vie en lisières, elle m’a parlé de son quilt qui représente également un Arbre où elle a aussi utilisé des lisières ! Alors bien sûr je lui ai demandé des photos… Comme vous pouvez le voir, il est magnifique !

Voici un Arbre de Vie aux belles feuilles déployées.
Quelques feuilles sont même bavardes !
Ici le tronc est bien visible, un travail de remplissage à la machine. Il est très bien fait et les couleurs sont très lumineuses. On voir aussi le quilting du fond, une harmonieuse guirlande de feuilles.
Oh surprise, on peut soulever les feuilles !!
Voilà donc une superbe utilisation de lisières, regardez la bordure si décorative !

Bravo Eliane, merci pour ta confiance !

Des Maisons pour Paradise

Des blocs de maisons de 27 cm se construisent avec ardeur un peu partout en France à la suite de l’appel de Cécile (Blog Patchwork Inspirations). Les quilteuses de Paradise en Californie seront extrêmement touchées de cette solidarité au-delà de l’Océan… Vous êtes formidables ! Paradise va se reconstruire, car les bonnes volontés et les ondes positives aident la population à redonner vie à leur petite ville !

 

Les liens parfois mystérieux de l’inspiration

Ma chère amie Sujata Shah vit à présent en Californie, non loin de San Diego, elle a fort heureusement été épargnée par les incendies de l’automne dernier. Elle vient de terminer un quilt que j’adore, inspiré directement d’un ouvrage du XXe siècle venant d’Alabama, du hameau de Gee’s Bend (voir la petite histoire ici). Quand on tombe amoureuse d’un quilt, on a tellement envie de se l’approprier, mais c’est dur de trouver la bonne idée ! Sujata a utilisé une gamme de couleurs différente et a choisi de faire son quilt aux coutures régulières mais cela reste un véritable hommage à la quilteuse Magdalene Wilson, qui vécut 103 ans !

Le nouveau quilt de Sujata Shah
Le quilt de Magdalene Wilson qui l’a inspirée.

Sujata préfère l’original, mais le sien a beaucoup de peps également !

Dans cet esprit, si vous êtes intéressée par un Quilt Along très souple, juste motivé par l’envie de suivre un exemple de quilteuses de Gee’s Bend ou des anonymes qui quiltèrent les quilts de la collection de Roderick Kiracofe, cela a commencé hier sur le blog de Sujata par ici ! La couverture du livre montrant la collection de Roderick est ci-contre.

Le Quilt Along s’appelle U and U, Unconventional and Unexpected (non conventionnel et inattendu). En toute confidence, j’en ai commencé un l’année dernière, belle coïncidence, le top est fait et je vous le montrerai bientôt… Ce sera un U and U très typique que je pourrai vous montrer plus tard.

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Parfois les liens de l’inspiration sont bien plus mystérieux et improbables. Ainsi deux quilts se répondent au-delà des années et des océans. Voyez plutôt, le thème est le meilleur ami de la femme d’après Marylin Monroe (video ici).

Depuis que j’ai vu le film Blood Diamond j’en suis moins sûre…

Dans ce magazine sorti des oubliettes il y a quelques jours se trouve un diamant…

Voici le Diamant de Nadine Rogeret paru en 1985 :

Et, surprise l’année dernière, quand j’ai vu un des quilts vedettes du QuiltCon 2018, une merveille tout en économie de couleurs et pourtant si lumineux, cousu sur papier : 

Bling de Katherine Jones, de Tasmanie (Australie)

Chaque oeuvre a sa propre brillance et le quilt australien est à couper le souffle, mais je dois dire que j’ai un faible pour celui de la Française, avec ses touches de bleu-glacier et de jaune… Son livre, Ma vie en patchwork, édité en 1991, fut un grand succès, puis elle a disparu du devant de la scène. Aux dernières nouvelles, Nadine vit à présent dans le Sud-Est et se consacre au boutis. Mais peut-être en savez-vous un peu plus ? 

Des Maisons pour Paradise

Vue aérienne d’un quartier résidentiel de Paradise (Californie), jeudi 8 novembre 2018, après le passage du feu. Photo Josh Edelson. AFP

Hier, je terminais mon article par un très beau dessin d’Edith Raymond, trois jolies maisons…

Trois Maisons, Edith Raymond, 2019 (gouache)

…et quelques heures après je lisais l’initiative de Cécile, relayant l’appel des Américaines Debbie et Lori : donner aux quilteuses de Paradise, la ville la plus durement touchée par les incendies de novembre dernier en Californie, un petit témoignage de sympathie, susciter l’envie de s’y remettre… Une goutte d’eau sans doute, près de 14 000 habitations sont détruites, 85 morts sont à déplorer… Debbie était la gérante du Quilt shop de la ville, il sera reconstruit et jouera de nouveau son rôle culturel et social, lieu de rendez-vous et de bien-être…

Il est demandé aux quilteuses qui le souhaitent de faire un bloc avec une maison (dimension : un carré de 10 1/2 inch, soit 26,7 cm faites 27 cm !) et un petit mot à l’encre indélébile, tout simplement. Les blocs seront redistribués à Paradise, nous aurons des nouvelles très probablement à la fin de cette opération de solidarité. 

J’ai déjà vu que plusieurs de mes amies y participent, en particulier Annie qui a déjà fait ses deux maisons :

Kristine de la Ruche a aussi fait les siennes :

Frédérique fait également écho de cette initiative et montre de nombreuses sources d’inspirations, très utiles… Enfin sur Pinterest le choix est immense, Francine Rog a fait un beau tableau de maisons modernes.

Pour tous les détails lisez l’article de Cécile et laissez un commentaire sur son blog pour obtenir son adresse postale, c’est elle qui centralise les blocs pour la France. On peut faire des maisons très simples ou plus sophistiquées, traditionnelles ou modernes… Participons avec notre cœur !

Ce quilt a été fait par le club de Balma, après un stage de la délégation FP31 sur les maisons à la manière de Bernadette Mayr.

Autre sujet, mais toujours dans le partage, notre lectrice Huguette d’Alsace propose d’envoyer son exemplaire ELLE sait faire (voir article précédent) à la première personne qui en fait la demande en commentaire ci-dessous, juste pour le plaisir (voir son commentaire dans l’article précédent). Ce n’est pas plus juste qu’un tirage au sort, mais il faut bien choisir un mode de sélection…

A la (re)découverte d’Edith Raymond

Peut-être la connaissez-vous, peut-être pas… Edith Raymond fut parmi les premières artistes quilteuses modernes de France, nous étonnant avec ses fameux labyrinthes et ses masques déjantés vus si souvent dans les magazines des années 1980-90. Je crois que c’est dans celui-ci que j’ai admiré son audace pour la première fois :

Ce magazine est un trésor, datant de 1985, numéro unique polyvalent traçant notamment l’histoire du patchwork et où l’on titre déjà sur le patchwork moderne.
Le Temps et l’Espace Intérieur, 1982. Ce quilt mesure 1.90 m de côté, ses grands points bien visibles, à l’époque où on ne connaissait pas le sashiko en France, me fascinent.
Recto aussi beau que le verso, labyrinthe violet et noir profond. Edith a un faible pour le noir en couleur à part entière ou en délimitation de couleurs. Elle dessinera ainsi de très nombreux coloriages et dessins pour enfants pour Bayard et Milan.
J’ai souvent lu à mes enfants des BD dessinées par Edith édités dans les magazines Picoti, Toupie, Toboggan, ils ont longuement feuilleté leurs petits livres…

Edith Raymond a une solide formation artistique mais elle a vite, comme vous le voyez, favorisé la simplicité graphique, l’apparente naïveté, la restriction des couleurs. Rarement a-t-elle usé de tissus imprimés, découpant les formes dans les tissus comme dans du papier, équilibrant les forces du clair et de l’obscur tout en jouant… L’âme d’enfant et l’humour ne sont jamais loin !

Le quilt suivant, Le Petit Poucet dans la forêt vosgienne (1992) est particulièrement beau à mes yeux, le bleu et le noir me fascinent, l’économie de formes constituant cette forêt est superbe… et ce quilt est aussi, on le devine aux inscriptions, l’arbre généalogique d’Edith ! Ne lui trouvez-vous pas un air bien amish ?

Plus récemment, Edith lança des expositions collectives remarquées : Des chiffres et des lettres, Ex-voto, La Vache qui Rit sous toutes ses coutures…

Voilà, il était donc grand temps que je rende hommage à cette artiste qui a d’autres facettes (broderie notamment)… J’espère qu’elle ne m’en voudra pas de partager ici sa carte de vœux qui est tellement Elle :

Que ces trois petites maisons nous apportent joie, lumière et couleurs pour cette année 2019. Edith Raymond, gouache, 2019

Et merci pour tous vos témoignages de sympathie pour ce blog ! 

EDIT à 10 heures : Je viens de recevoir un email d’Edith Raymond me remerciant très chaleureusement pour cet article. Elle aurait aimé répondre à tous vos commentaires, mais son ordi ne semble pas être d’accord, alors je vous transmets collectivement sa gratitude.

Petite précision : le labyrinthe photographié dans ELLE sait faire n’est pas violet et noir mais violet et vert, ce qui n’est pas facile à deviner mais le savoir donne encore une autre vision de cette oeuvre !

La nouvelle année en couleurs !

C’est tout d’abord un immense plaisir de vous retrouver pour une nouvelle année pleine de projets ! Même si la fréquentation de nombreux blogs s’essouffle, je reste fidèle à cet outil de communication, c’est celui qui me va le mieux pour rester près de vous. Ecrire ici, et surtout échanger avec confiance et bienveillance, illumine ma vie !

Comme les années précédentes, nous commençons l’année avec les couleurs élues pour nous faire la vie plus belle.

Pantone nous propose une couleur sensée inspirer confiance, évoquer la chaleur des contacts réels et, ajouterai-je, suggérer un brin de féminité : le corail !

Lumineuse et vivifiante, douce et chaleureuse, la couleur Corail vivant sera-t-elle dans vos prochains quilts ?

 

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Chaque année, notre autre attente est la couleur de l’année choisie par Robert Kaufman Fabrics parmi sa gamme de tissus unis Kona Cotton (340 couleurs). Nous espérons toujours que les deux couleurs, Pantone et Kaufman, iront bien ensemble. Cette année, le corail est peut-être un ton trop doux pour supporter sa turbulente concurrente (mais néanmoins amie doit-on dire)…

Mesdames et Messieurs, cette année nous sommes conviés à faire un grand Splash dans l’eau turquoise !

J’adore le turquoise, je l’utilise de plus en plus. J’ai écrit en 2011 sur son affinité avec les gammes orange ici et

Bien sûr Kristine nous a préparé une banderole pour bien commencer cette année :

Que 2019 vous apporte de la joie et beaucoup d’envie de jouer avec les couleurs !

 

Pour une belle table de Noël

Autre coup de cœur de Maïté issu d’un ancien Marie-Claire Idées, cette nappe de noël crée par Christl Exelmans, présentée en décembre 2003 (n° 51) :
Photo Marie-Claire Idées

Après le quilt Douce Nuit et autres décorations faites au fil du temps, il me fallait une grande nappe de Noël pour compléter l’ambiance de Noël à la maison.
Marie-Claire Idées (encore !) proposait un modèle qui  m’emballait par son côté simple, naïf et charmant. Trois ans après sa parution, je me lançai donc tête baissée dans l’appliqué des pans de la nappe !
Surprise désagréable au moment d’installer le couvert et les chaises : on ne voyait plus rien… Seul le tissu de lin rustique était visible sur le plateau de table.
Qu’à cela ne tienne !
Je dessinai le centre de table après avoir mis le couvert, une deuxième danse des rennes et des sapins à faire.
Deuxième contrariété : coudre un renne ou un sapin devient très difficile car il faut tenir dans la main gauche une grosse quantité de ce lourd tissu de lin.
Gros découragement…
Katell me redonna le petit coup d’aiguillon : « je te connais, ce sera long mais tu y arriveras ! »
C’était reparti.
Mais la réalisation de l’ouvrage a traîné sur plusieurs années, car j’avais bien d’autres projets en cours.
Voilà ! Un petit coup de spray anti-taches et la nappe a été étrennée l’an dernier.

Les pans de nappe et le centre de table se répondent : belle décoration de près comme de loin.
Et voilà, la décoration 2018 est prête dans la salle à manger !
Maïté

Les Amies Abeilles de la Ruche des Quilteuses
Vous souhaitent de chaleureuses Fêtes de fin d’année
Et un bon départ dans l’aventure de l’année 2019 !

Photo prise à Alban (81) au bord de la route !