L’effet vitrail est saisissant ! Ce géant fut initié et organisé par Youngmin Lee, spécialiste du pojagi, vivant actuellement en Californie. C’est le plus grand pojagi du monde, validé par le Guinness Book des records. Il mesure plus de 20 mètres carrés… Il date de 2014, cousu par beaucoup de néophytes, mais l’enthousiasme a permis sa réussite !
Michelle Braun est une de mes amies alsaciennes, bien sûr c’est notre passion commune qui nous a réunies !
Ses quilts sont gais, originaux, souvent avec une pointe d’exotisme asiatique et assez sophistiqués techniquement. Mais Michelle est généreuse, ses ouvrages sont souvent expliqués dans la partie Modèles des Nouvelles (magazine de France Patchwork).
Elle faisait partie de la délégation FP67 précédente avec Esther et Claire : trois amies très dynamiques, efficaces et sympathiques qui nous avaient si bien accueillies à Sélestat pour les 30 ans de notre association France Patchwork. Mais il y a une vie après la délégation 😉 et Michelle le prouve !
Langensoultzbach, au nord des Vosges, à 10 km de la frontière allemande : un village de carte postale concentré sur une rue principale, à l’architecture alsacienne bien typique.
L’association créée dans son village, Les Petites Mains, fête ses 10 ans cette année ! Mue par sa passion, Michelle organise pour cet anniversaire une exposition en mai et un concours sur le nombre 10. C’est graphique, c’est symbolique… A vous de vous en inspirer pour participer ! Michelle aimerait recevoir des quilts de toute la France !… Voici les conditions :
concours ouvert à tous
toutes techniques acceptées
périmètre entre 2 et 4 m (longueur + largeur x 2)
date limite de réception : 15 avril 2018
exposition : du 10 au 13 mai 2018 à Langensoultzbach
Pour tout renseignement complémentaire, pour vous inscrire sans tarder, contactez Michelle : michellebraun arobase hotmail point fr
La menaçante Corée du Nord a quitté la une de nos journaux, on souffle un peu, d’autant plus que des pourparlers engagés entre les frères coréens ont abouti ! Dans plusieurs disciplines en effet, les athlètes des deux côtés de la frontière seront réunis sous une bannière commune aux Jeux Olympiques qui ouvrent dans 16 jours. Une grande avancée diplomatique qui rappelle la diplomatie du ping-pong, c’est ainsi qu’on appelle le début du dégel entre la Chine et des USA en 1971-72 réussi lors d’une compétition de tennis de table… Quand le sport est au service de la paix : une vieille idée qui porte parfois ses fruits !
Révisons un peu d’histoire contemporaine pour aborder le problème coréen. Il y eut une très sanglante guerre à la fin du 19e siècle entre la Chine et le Japon, notamment sur les terres de la péninsule coréenne qui était alors un Empire depuis des siècles. Elle se termina au début du 20e siècle par l’annexion de la Corée par le Japon. Ce fut une domination coloniale cruelle et impitoyable. A l’issue de la seconde guerre mondiale, les armées russes et américaines convinrent d’expulser l’occupant japonais et de créer en urgence un protectorat nord-sud, partagé autour du 38e parallèle, lors de la conférence de Yalta. Hélas le début de la guerre froide empêcha la création d’un Etat coréen unique ; Corée du Nord et Corée du Sud se créèrent et revendiquèrent chacune l’ensemble de la péninsule. Il s’ensuivit l’abominable Guerre de Corée de 1950 à 1953 qui fit 2,8 millions de victimes et se termina sans vainqueur ni vaincu, avec un peuple toujours séparé par 4 km de no man’s land et des univers diamétralement opposés.
Les JO aideront-ils à pacifier les relations internationales ? Rêvons !
Au Pays du Matin Calme… Photo Maryse Allard
Revenons à nos chers textiles. Nous sommes de plus en plus nombreux en France à avoir rencontré Maryse Allard au détour d’un Salon ou lors d’un stage ou encore une Journée de l’Amitié organisée par des délégations France Patchwork.
Pojagi dans un lieu si zen ! Photo Maryse Allard
Après 25 ans de pratique du patchwork comme vous et moi, Maryse découvrit par hasard, en 2005, le patchwork coréen dans un livre. La graine était plantée, les étoiles se sont alignées pour diverses rencontres et Maryse Allard est devenue la véritable Ambassadrice européenne du patchwork coréen, ou Pojagi.
Une telle réussite ne se construit pas sans un travail patient et acharné, sans passion, intelligence et finesse. Maryse a d’abord maîtrisé seule une des techniques d’assemblage en s’inspirant d’une photo de pojagi et elle a trouvé dans la transparence et la couleur une émotion qui ne l’a plus quittée. Quand on la rencontre, elle en parle si bien ! Réservée mais aussi chaleureuse, Maryse est en accord intime avec le caractère à la fois jovial et respectueux des Coréennes que j’ai pu rencontrer.
Maryse avec Chunghie Lee et une autre amie coréenne à Sainte-Marie-aux-Mines en septembre 2017.
Grâce à l’accueil et l’amitié d’artistes coréennes qui font écho à la qualité d’écoute de Maryse, notre artiste française a acquis de nombreuses connaissances autour du pojagi, son histoire mais aussi l’organisation sociale des femmes, encore bien éloignée de la nôtre. Son récent voyage au Pays du Matin Calme lui a confirmé, s’il en était besoin, la sincérité et la profondeur de son engagement dans cet art.
Quelques photos issues de la page Facebook de Maryse Allard :
Son livre est de nouveau disponible directement auprès de Maryse Allard, voir son adresse mail ci-dessous.Ce livre écrit avec Hubert Valeri est toujours disponible également .
Pour partager avec nous l’histoire du pojagi, nous faire connaître l’agenda autour du patchwork coréen, Maryse nous offre un bulletin mensuel nommé Les Nouvelles du Pojagi.
Si la beauté des pojagi vous touche, si cet univers résonne en vous, je vous recommande de vous inscrire à cette newsletter écrite par Maryse. C’est simple, adressez-lui votre demande à : maryseallard arobase gmail point com.
Pojagi antique exposé à l’International Quilt Study Center & Museum dans le Nebraska, en 2008. Voir la galerie ici.
La vie des princesses est souvent bien moins belle qu’il n’y paraît. Le film l‘Echange des Princesses, actuellement en salles, le rappelle, elles n’étaient que des pions sur l’échiquier politique.
Qui a vu ce film?
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Des ronds pour des princesses !
En ce mois de janvier à la météo agitée, on est bien au chaud à faire ce qu’on aime, agiter nos doigts manipulant fils & étoffes, et peut-être même dentelles & falbalas ! L’occasion nous est donnée par Joëlle Vétillard qui attend nos ronds pour faire des robes de princesses, mais pour d’heureuses princesses de conte de fées, des princesses déambulant gracieusement dans un château au fin fond du Tarn…
Journée costumée à Lacaze en septembre dernier.
Il est certain que Joëlle va encore nous étonner, nous nous interrogeons toutes sur le résultat final dévoilé le 24 juin ! Si vous avez oublié de quoi il s’agit, cliquez ici pour relire les instructions. C’est facile, ludique et c’est une belle chaîne de créativité.
Exemple de rond noir.
Je suis très heureuse que le club de Colomiers se mobilise en organisant fin janvier une journée entière d’atelier réservée à la couture des ronds de princesse ! Ce sera un beau moment de convivialité. A votre tour, vous pouvez proposer à vos amies de club quelques heures de mise en commun des tissus et petits accessoires – rubans, boutons perles, dentelles, et bien plus si vous avez l’audace des artistes textiles – organisés en trois couleurs : blanc et blanc cassé, jaune, or et ocre, noir et presque-noir.
Attention, il faut les envoyer à Joëlle à la mi-février au plus tard !
Wanted ! Qui dit défilé dit mannequins… Joëlle recherche des mannequins, taille 34 à 44, pour le défilé du dimanche 24 juin au Château de Lacaze. La contacter par ici !
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Ronds, Cercles & Bulles
A propos de ronds, cercles et bulles : c’est le nouveau défi pour l’année 2018 dans le groupe Quilt contemporain & Art textile sur Facebook. Les idées fusent déjà, il n’est pas trop tard pour vous inscrire et participer… ou juste admirer ! Voici quelques idées rien que pour vous :
Comme beaucoup d’entre vous je suis très sensible à la connaissance de l’histoire du patchwork. Les bons livres sont indispensables, mais avoir accès à l’armoire d’une quilteuse est un enseignement sans pareil ! Je ne peux mieux commencer l’année : vous montrer une partie de la production d’une Américaine du XXe siècle, une parmi tant d’autres, qui fit des quilts toute sa vie. Cette personne n’est pas n’importe qui, c’est la grand-mère de Jeanne Hewell-Chambers du Projet 70273.
En recevant un mail de Jeanne le mois dernier, je me suis rendu compte une fois de plus que les quilts font partie de la vie et de l’histoire de presque chaque famille américaine. Sa grand-mère a d’abord fait des quilts pour chez elle, pour assurer à sa famille d’être bien au chaud, puis la vie avançant, les enfants quittant le foyer, elle en fit pour les offrir. Ainsi chacun de ses 5 enfants reçut deux quilts et les 14 petits-enfants, dont Jeanne, en eurent un. Pour réunir ces trésors familiaux, Jeanne invita un jour sa famille avec la demande expresse d’apporter son ou ses quilts faits par Grand-Mère Ballard. Elle s’est rendu compte qu’à part elle — et des passants qui jetaient un coup d’œil en passant, attirés par la beauté des quilts — personne de sa famille n’en mesure la richesse…
« Here are photos of some of the quilts made by my maternal Grandmother Ballard. None of her 5 children or 14 grandchildren are the least bit interested in her quilts . . . except for me! She made each child 2 quilts and each grandchild 1 quilt. She embroidered our names in a corner of the quilt (I’ve included a photo of mine). I held a family reunion in my backyard one year, specifically to get these photos, and only when they were held up and people looked at them from across the yard did many of them say aloud, « She really was an artist, wasn’t she? » (I suppose that is a good reason to build a design wall, right?!) With big love to you always – Your forever friend, Jeanne »
Jeanne m’a donc adressé ces quelques photos, pensant à juste titre que les lecteurs de la Ruche y trouveraient de l’intérêt. C’est un témoignage qu’on ne peut avoir en France, car ce n’est pas notre tradition séculaire !
Celui destiné à Jeanne, comme tous les autres, a le nom de la destinataire brodé dessus. Oui, on voit qu’un quilt peut être fait de velours ou autres tissus de recyclage !
Cette diversité de styles, cette liberté de choix des tissus me rappellent les racines des quilts populaires : avec ce qu’on a sous la main, faire des beaux quilts pour avoir chaud ! Ce qu’on catégorise maintenant (scrap-quilt, quilt improvisé, quilt traditionnel, quilt moderne…), ce qu’on nomme maintenant (les noms de chaque bloc, de chaque technique) n’avait pas lieu alors et je reste sûre que, parmi les 22 millions* de quilters actifs actuels (hommes et femmes) des USA, beaucoup continuent de suivre juste leur envie au gré de leur inspiration.
*Edit : estimation de 2003, malheureusement les chiffres ont baissé depuis.
Jeanne m’a confié que l’année 2018 la verrait faire des quilts elle-même… et pas que des croix rouges pour le Projet 70273. Elle a besoin à juste titre de varier les plaisirs et les liens qu’elle a créés avec tant de quilteuses du monde entier lui donnent des fourmis dans les doigts 🙂
Souvenir de l’exposition de Lacaze le 25 juin 2017 qui s’est faite grâce à de nombreuses volontés, en particulier Cécile Milhau et ses amies tarnaises.Nuage de mots pour nous souvenir des quilteuses ayant le plus contribué à cette journée extraordinaire ! Nous n’oublions pas la Mairie de Lacaze qui nous a si bien accueillis 🙂Sur un Middling de Viviane Paupert de Narbonne qui commémore 331 victimes, ce dé que m’a offert Jeanne est un précieux souvenir de l’exposition 2017 à Houston. Parmi les quilts exposés, plusieurs viennent d’Occitanie 🙂 et étaient exposés auparavant à Lacaze (81).
Souhaitons donc à Jeanne un grand avancement du Projet 70273 tout au long de l’année mais aussi beaucoup de plaisir dans la création de ses nouveaux quilts !
Participation d’une Ecole britannique au Projet 70273. Les uniformes font un beau contraste avec les quilts ! Bravo Lucy Iles Horner pour ton infatigable engagement ! En fin de mois de janvier, je parlerai de l’avancement du Projet avec une grande exposition en Angleterre, à Rochester. Mon amie Annie (Des Tulipes et des Coeurs) fait le déplacement et sera notre ambassadrice française !
Merci infiniment pour ta confiance Jeanne, c’est tellement gentil de partager ton album familial avec nous ! Tu as entièrement raison de chérir les quilts de ta grand-mère : elle était une excellente quilteuse, nous en avons la preuve !
En ce début d’année je vous invite à une promenade dans le Jardin Secret d’une romancière et d’un grand artiste contemporain.
Première édition d’un livre important de la littérature enfantine, The Secret Garden de Frances Burnett, 1911.
Pour les Britanniques, The Secret Garden est avant tout un célèbre roman pour enfants écrit au début du XXe siècle, ancré dans la mémoire collective. Il était une fois une fillette non désirée qui n’a jamais appris à sourire ni à aimer… Ses parents disparus, elle découvre la propriété de son oncle et trouve une clé ouvrant un jardin entouré de murs. Cette clé ouvrira aussi son cœur…
Avec l’amitié d’un jeune garçon qui sait parler aux animaux, avec le plaisir de prendre soin du jardin secret, la petite fille revêche s’épanouit, s’embellit…
La jeune Mary découvre l’amour inconditionnel qui peut exister entre des humains et des animaux.
C’est une belle histoire sur l’enchantement de la vie réelle, l’apprentissage de l’indépendance, le pouvoir d’un simple sourire, la force de la patience et de l’endurance dans l’apprentissage, la beauté de la nature… Toute une éducation pleine de bon sens et de sensibilité imaginée par Frances Burnett qui écrivit aussi Le Petit Lord Fountleroy, peut-être plus connu en France.
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Entrons à présent dans le Jardin Secret de mon artiste textile préféré…
Quand Ian Berry se vit confier un lieu d’exposition dans le Musée des Arts pour les enfants à New-York (Manhattan), ce qui ne se refuse pas quand on est comme lui si attentif à l’éducation, il fit spontanément le lien avec le roman initiatique et imagina, pour plaire aux enfants — et à leurs parents — un Secret Garden qui aurait troqué sa couleur chlorophylle pour le bleu divin du denim.
Jardin d’Eden en Denim ! Photo Lucinda Grange
Ce Jardin Secret est conçu pour se promener par un petit chemin, un escalier, et s’immerger dans la nature recréée.
Dans une fenêtre-hublot, l’éducation prend le pas sur l’émerveillement : les enfants peuvent voir une branche de coton et le texte les invite à se rendre compte que les pantalons en jean proviennent de cette plante. Joyeux jeu de mots bien à propos pour les amuser : from plants to pants… and then again to plants. Oui, cette expo montre des plantes faites de pantalons faits de plantes, la boucle est bouclée ! Photo Lucinda Grange
Mais le délai entre la décision et l’exposition était diablement court ; le 31 octobre dernier, alors que Halloween battait son plein, Ian cherchait des aides efficaces pour tenir le pari… Ce sont donc des volontaires de plusieurs pays qui ont permis cette exposition parmi lesquels Patricia Cathala, bien connue dans notre région pour sa Fête du Fil à Labastide-Rouairoux à la mi-août.
En novembre Patricia a donc mobilisé sa famille, ses amis et le secours populaire local pour trouver des blue jeans usagés puis a travaillé jour et nuit pour fournir deux douzaines de cactus divers et des feuilles armurées !
Photos Patricia Cathala
Grâce à elle et d’autres amis tout aussi actifs, le Jardin Secret a pu ouvrir ses portes le 13 décembre dernier, alors qu’à une semaine d’intervalle la célèbre laverie de Ian était montée à Miami en Floride. Je le sais depuis longtemps, quel que soit son talent, un artiste qui réussit est une personne qui travaille beaucoup…
Pour mieux convenir aux locaux de Miami, Ian a construit une façade – en denim bien sûr – cela ajoute beaucoup de réalisme à la laverie. A l’intérieur, un grand drapeau des USA en denim complète la personnalisation de cette mise en scène. Photo Antonio Palou
Pour les milliers de feuilles qui tombent en cascade, Ian a eu besoin d’une aide plus technique, la coupe au laser de la société italienne Tonello. C’est impressionnant. Allez le voir sur son site par ici !
Ce jardin gagne en mystère avec ces enchevêtrements de plantes… Hormis la couleur, elles sont réalistes et on peut reconnaître les roses grimpantes et les glycines au milieu d’autres lianes. La coupe au laser était indispensable pour ces milliers de feuilles. Photo Lucinda Grange
En montant ce jardin, Ian a pensé à Alice au Pays des Merveilles – autre monument de la littérature britannique enfantine – avec une vision enchantée de la nature, un côté magique et quasi-mystique qu’on doit bien ressentir quand on emprunte ce chemin…
Est-ce un jardin à l’anglaise, où les jardiniers maîtrisent les plantes pour donner un air de nature sauvage ? Ne serait-ce pas plutôt une cité abandonnée des hommes où la nature reprend ses droits avec vigueur ? Le Secret Garden est un jardin fait pour rêver et inventer sa propre histoire… Photo Lucinda GrangeEst-ce le lapin d’Alice qui est toujours en retard ? Photo Lucinda GrangeChaque détail est un enchantement ! Photo Lucinda GrangeAu premier plan, les cactus de notre amie Patricia Cathala côtoient des fleurs printanières et des feuilles luxuriantes. Les enfants ont le droit de s’approcher, de toucher, tout en apprenant à respecter la composition et le travail des artistes.
A la lumière de sa propre histoire, Ian veut livrer un message important aux enfants : oui l’art peut être l’occupation de sa vie si on sent que c’est sa destinée ! Même si le chemin est semé d’embûches et le travail acharné, il faut avoir confiance en son étoile.
Cette ode à la nature en pleine mégalopole veut rappeler aux enfants la beauté de la nature, la joie de jouer dehors avec trois fois rien, le plaisir d’observer les détails d’une feuille ou le vol d’un papillon… The Secret Garden de Ian Berry rejoint en tous points le message du livre The Secret Garden de Frances Burnett !
Cette superbe exposition se trouve au Children’s Museum of Arts, 103 Charlton St. NYC jusqu’en avril prochain. Juste avant la fin de l’expo, Ian y animera des ateliers avec les enfants.
Ian Berry remplit son agenda avec évidemment des surprises pour 2018 !
Bonjour à vous, heureuse de vous retrouver après cette petite pause !
A son habitude Kristine a préparé une bannière pour vous souhaiter une belle nouvelle année, cette fois-ci en douceur et rondeur, avec un clin d’œil à la couleur Pantone de l’année qui est le violet.
Après 819 articles et 15 229 commentaires, je dois changer mon adresse de blog qui est en fin de capacité ; cela devrait être transparent pour les abonnés car je reste chez WordPress. De https://quilteuseforever.wordpress.com, l’adresse de ce blog devient plus courte :
Le blog reste le même, nous allons cette année encore butiner ensemble dans le monde des quilts !
Si déjà vous avez des fourmis dans les doigts, Cécile et Béa vous invitent à un tout nouveau Quilt Along (chacune travaille sur le même thème et partage ses avancées sur blog ou groupe Facebook). C’est le panier sous toutes ses formes qui vous occupera ces deux prochains mois, avec 16 blocs ou plus à réaliser. Il n’est pas trop tard pour vous inscrire ! Voir la page FB ici ou l’annonce sur le blog de Cécile par là.
Des exemples pour vous faire envie :
La beauté intemporelle des petits paniers alignés chez France AubertPaniers des années 1890 (ebay)Gift Basket quilt, modèle d’Edyta SitarDe joyeux et originaux paniers faits d’après un modèle de Freddy Moran par LeeAnn de Nifty Quilts
Manquez-vous d’inspiration ? Faites de petites recherches sur Pinterest par exemple, vous aurez alors l’embarras du choix !
En avez-vous bien profité pendant ces fêtes ? Je veux parler de ce petit rien au goût divin, ce luxe à la portée de tous, ce souvenir d’enfance, le chocolat…
La tablette de chocolat, encore inconnue en Asie il y a peu, fait son entrée fracassante dans leurs nouvelles habitudes alimentaires. Comment pourrait-on les en blâmer ? C’est une saveur addictive ! Malheureusement les conséquences sont désastreuses à moyen terme puisque plusieurs pays parmi lesquels la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, massacrent leurs forêts primaires pour produire toujours plus de cacaoyères. Et le drame ne s’arrête pas là, des centaines de milliers d’enfants-esclaves étant encore utilisés pour les tâches les plus ingrates… Quand on y pense, le chocolat devient bien amer.
Il est loin le temps où l’on offrait avec cérémonie un unique carré de chocolat aux enfants quand ils avaient été sages… Qu’il était bon, ce carré !! Là encore, il faudrait revenir à une heureuse sobriété.
Heureux chocolat, qui après avoir couru le monde, à travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche. Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755- 1826)
Chocolat, c’est aussi une belle couleur brune. Il y a déjà presque 10 ans, Hélène Vispé avait imaginé un bel exercice dans son club, en vue du premier lot de tombola de leur club de patchwork de Villeneuve-de-Rivière (tout près de Saint-Gaudens, au sud de la Haute-Garonne).
Les premiers blocs furent faits par les quatre Amies du Vent du Sud, alors que la tempête faisait rage dehors… Souvenirs indélébiles ! Le jeu était de faire des blocs, tous différents, avec les couleurs gourmandes crème et chocolat, sur le thème du cœur.Le voici en cours de montage, avec la participation de plusieurs amies. Chaque bloc est superbe.Tel que je l’ai admiré pendant l’exposition… Il a fait sensation, cerise sur le gâteau à la fin d’une des plus belles expositions du département ! … Cliquez sur la photo pour en admirer les détails ! …
C’est avec ces cœurs quiltés que je vous souhaite une année 2018 pleine d’amour et d’amitié !
Ne croyez pas que c’est parce que je quitte la délégation France Patchwork 31 que je suis enchantée !! Ce furent six années très denses, très riches en rencontres, en amitiés devenues fidèles, en confidences… Je ne quitte pas cette fonction sans un pincement de cœur, mais je suis également consciente que c’est bien de laisser la place pour que le ronronnement ne s’installe pas et que d’autres idées émergent – et la succession est au top !
Photo DDM, E. Vaksmann. A côté de moi, Brigitte Gaston, ancienne Présidente du club de patchwork de Balma, prendra en charge la délégation FP31 à partir du 1er janvier 2018. Voir les détails sur cette montagne de coeurs par ici.
L’enchantement vient de la grande vague d’émotions et de témoignages de sympathie qui font si chaud au cœur ! J’ai encore à vous montrer deux cadeaux faits en commun, organisés par mes amies de la délégation.
Découverte d’un quilt fait pour moi par de nombreuses amies !
J’ai toujours aimé les scrap quilts, c’est l’essence même du patchwork pour moi. J’aime le foisonnement des tissus différents qui s’harmonisent comme par magie tous ensemble. Les amies du département 31, mais aussi 09, 12, 32, 81 et 82 ont suivi les consignes (un bloc en forme de crazy avec du bleu et du blanc, puis n’importe quelle couleur) et j’ai donc hérité d’un merveilleux quilt de 109 blocs et… 1 035 tissus différents ! Il réchauffe mes soirées, un livre -ou un bon verre de vin !!- à la main et j’y découvre chaque soir de jolis détails 🙂 Le dos est également artistiquement fait, un quilt moderne tel que j’aime. Encore merci à chaque participante à toutes celles qui ont organisé, assemblé, quilté ce très beau quilt !
Le dos du scrap quilt montré par Brigitte-de-Dubaï et Karine : superbement moderne !Découverte de La Ruche des Quilteuses, livre textile de toute beauté.
Et puis j’ai reçu un livre textile, souvenir des JA et des stages proposés tout au long des six années de délégation. Chaque thème est évoqué page après page. Il est parfaitement réalisé (évidemment, mes copines Abeilles sont si talentueuses !!) et il rappelle tant de jalons des six années de délégation ! Il s’appelle simplement La Ruche des Quilteuses, comme ce blog, car c’est l’identité de notre groupe. Pour partager cette oeuvre d’art avec vous, Kristine a fait une vidéo et les fidèles adhérentes FP31 reconnaîtront les thèmes évoqués : https://youtu.be/2b-k6Jhn6O8
Feuilletez ce livre, page après page, par ici !Mon amie Emilie de Neelam ne manquait pas à la fête. Elle et Damien sont jusqu’à fin janvier en Inde, pour choisir les tissus qu’ils nous proposeront tout au long de 2018.Un K, initiale de Katell, en tissu de chez Neelam : quelle belle personnalisation pour un cadeau inestimable… Merci Brigitte pour ton active implication !
La cerise sur le gâteau, une cerise grosse comme une pastèque, est une grosse enveloppe textile pleine de mots doux… et d’une collecte pour m’offrir un rêve : un voyage dédié au patchwork aux Etats-Unis !
Je ne pourrai jamais assez vous remercier toutes, sachez que vous « participerez » à ce voyage avec les articles que je ferai au retour… Les préparatifs d’un beau voyage étant une joie en soi, je partirai en 2019. Ma décision n’est pas encore arrêtée, mais le voyage se fera pour l’un des événements majeurs : l’exposition de la Modern Quilt Guild en février, ou le Festival de Paducah au printemps, ou le festival de Sisters en juillet, ou encore Houston en novembre… Tout me plaît ! Quelle chance j’ai de pouvoir m’offrir, grâce à vous, ce voyage de rêve consacré à ma passion de toujours !
La carte de Danielle symbolise bien les USA, On the Road again…
C’est avec des étoiles pleins les yeux que je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année, avec la meilleure santé du monde et les proches que vous aimez autour de vous…
Cette Pluie d’Etoiles, créée par Chantal Levreau et publiée dans les Nouvelles n° 123 & 124, a été réalisée par Josette de Wintzenheim (68). Une bien belle manière de clore cette année, merci pour le partage !
Si vous étiez à la Journée de l’Amitié France Patchwork à Balma le 17 novembre dernier, vous avez sûrement vu notre amie Maïté déguisée… en sapin de Noël :
Sa couronne en patchwork a fait sensation, beaucoup lui ont demandé les explications. Edit de l’après-midi : C’est un modèle de Marie-Clémence Duguet paru dans Florilège de Patchwork, volume de Noël qui est le tome 2 sur 5 parus, édition l’Inédite. Merci à toutes celles qui m’ont renseignée et Marie-Clémence en particulier !
La couronne est identique recto-verso.
Voici les gabarits à redessiner d’après les cotes de ce dessin, ou à agrandir pour avoir les droites qui mesurent 4 cm afin d’obtenir une couronne de la même taille que Maïté :
Cliquez sur la photo pour agrandir.Le gabarit où figure l’angle 110° est ici en tissu blanc, à couper 24 fois (les pointes de la couronne) et l’autre gabarit est alternativement coupé en rouge et vert, 12 de chaque. Ajouter les marges de couture. Maïté l’a cousue « à l’américaine » mais vous pouvez aussi la faire « à l’anglaise », méthode où l’on bâtit chaque pièce sur un gabarit (comme pour les hexagones). A l’américaine : assembler les pièces formant le recto, puis le verso de la couronne, en laissant ouverte une seule couture entre un rouge et un vert. Ensuite assembler l’extérieur de la couronne endroit contre endroit (les pointes blanches) en faisant coïncider les deux ouvertures et finir par l’assemblage de l’intérieur de la couronne toujours endroit contre endroit ; retourner par l’ouverture, bourrer de ouatine par l’ouverture et fermer à points glissés.Une bien jolie couronne !
En bonus, Maïté nous ouvre sa porte, les décorations sont prêtes pour la venue des nombreux petits-enfants et une chaleureuse fête familiale !
Les lutins sont de retour !Les sabots sont déjà au pied du sapin…Sur le mur, le si beau quilt créé par la regrettée Jacqueline Morel, paru dans Marie-Claire Idées.
DALA, ces quatre lettres symbolisent la Suède ! C’est ainsi qu’on appelle le cheval de bois coloré et peint artisanalement au cœur de la Suède, qu’on voit souvent en décoration de Noël version scandinave.
Illustration Aina Stenberg-MasOlle (1885-1975). God Jul signifie Joyeux Noël !
Pendant des siècles les bûcherons suédois profitèrent de l’inactivité hivernale pour travailler à l’intérieur et sculpter notamment des jouets.
Le cheval de trait étant l’animal le plus précieux pour les transports des choses et des personnes, pour la traction dans les champs, ils fabriquaient des chevaux simplifiés en bois brut. La peinture rouge traditionnelle des maisons servait aussi pour les jouets… Le petit cheval de la région de Dalarna (Dalécarlie en français) était né ! Au XIXe siècle on l’ornait déjà de pointillés et d’arabesques pour le rendre plus mignon, on en voit deux sur cette peinture du peintre Carl Larsson :
En voici un, artistiquement peint par un enfant selon le modèle devenu classique :
Dans la région de Dalarna, ce cheval est la star locale :
Les Dala se déclinent en bois, en biscuit, en tissu, en fil… La simplicité de la forme est typique d’une philosophie du juste ce qu’il faut typiquement suédois, qui nous arrive en déferlante cette année sous le nom de Lagom (voir quelques livres par ici).
Bienvenue !Superbe quilt de Yoko Saito qui apprécie particulièrement la Suède. Lagom et esthétique japonaise ont de nombreux points communs !Des tissus Kaffe Fassett pour un beau bloc, cheval appliqué.
Kristine , dans une autre vie, créait des grilles de point de croix. Elle vous offre ce modèle :
A consommer sans modération ! Faites des ouvrages Dala de toutes sortes, adressez-moi les photos à quilteuseforever(arobase)orange(point) fr, je les publierai pendant l’Avent 2018 !