Un Pine Cone Quilt exquis

Betty a acquis, vous l’avez lu, un quilt issu de la Grande Dépression, fait de restes d’autres quilts. Aujourd’hui, c’est un quilt qui a eu beaucoup de chance que je vous montre, Betty me l’a signalé et rêverait de l’acquérir !

Il a passé les décennies sans broncher, protégé chez une famille d’antiquaires conscients de sa valeur ! Rendez-vous compte, ce quilt a presque 100 ans, fait pendant les années folles, juste avant la Grande Dépression. Il est remarquable par sa fraîcheur, mais aussi par sa composition : il est fait à l’envers, c’est à dire commencé par les bordures et continué jusqu’au centre.

L’immense variété de tissus le rend encore plus précieux. Le centre est un autre sujet d’émerveillement, oh une rose ! 

il_570xN.1398529092_r91h
Vous pouvez aussi y voir un nénuphar, une pivoine… En tout cas c’est superbe !
On voit bien ici les changements de direction, décidément ce quilt est unique !

Ce merveilleux quilt est en vente à près de 4 000 €,  il est digne d’un musée…

Une petite pause pour les Abeilles… A bientôt !

Le courage des femmes dans la Grande Dépression

La Mère Migrante est LE visage de la Grande Dépression, photo mythique de Dorothea Lange prise en 1936 :

Femme longtemps anonyme dont on ne connaissait que l’âge -32 ans seulement- et qu’on supposait fermière blanche chassée de ses terres devenues incultes en raison de la crise et du dust bowl, sur la route avec ses enfants mourant de faim… Un symbole poignant.

1024px-Dust_Bowl_-_Dallas,_South_Dakota_1936.jpg
Dans les grandes plaines, là où naguère des herbes aux puissantes racines fixaient le sol, les nouveaux Américains labourèrent des milliers d’hectares… Un mauvais alignement des étoiles et voilà la bonne terre soumise à des sécheresses, des vents… La bonne terre s’envole en énormes nuages, le dust bowl, qui tue et met sur la route des milliers de familles qui n’ont plus rien… en pleine récession économique.
Cette peinture de Rebecca Barker (Quiltscapes) rappelle que les Grandes Plaines étaient naturellement plantées d’herbes que broutaient les bisons… Sur ce territoire poussaient quelque 3 000 espèces de plantes qui étaient le garde-manger et le réservoir médicinal des Indiens.

On a longtemps parlé de la puissance de la photo de Migrant Mother, le regard courageux malgré le poids de la misère.  Effectivement, en plein dans la période décrite dans Les Raisins de la Colère de Steinbeck, cette femme souffrait comme des millions de personnes de pauvreté mais elle n’était pas celle qu’on croyait…  Des suppositions erronées font de ce portrait un malentendu que la protagoniste Florence Owens racontera bien plus tard. Pour des détails, voir par exemple cet article en français.

En 1979, Florence Owens entourée de ses filles qu’on voit sur la photo mythique. Elle aura en tout 10 enfants.

Dans tous les Etats-Unis, les 10 ans de Grande Dépression sont restés dans les mémoires comme une vilaine cicatrice mais aussi, rétrospectivement, comme la preuve du pouvoir de résilience et de rebond des Américains. Florence Owens en est malgré tout un bon exemple, avec ses sept enfants à 32 ans, déjà veuve, remariée, soucieuse de l’avenir de ses enfants et surtout de leur présent, c’était une femme courageuse.

Pour survivre on s’inquiète toujours de la nourriture, mais dormir au chaud est une autre nécessité de la vie. Que vous inspire ce quilt ?

image[23].png
Un quilt unique et bizarre…

On n’en connaît pas l’origine mais, avec toutes les précautions d’usage, on peut essayer d’en deviner une bonne partie. Mon amie Betty, devenue collectionneuse de quilts anciens utilisant la technique de la pomme de pin, l’a acheté à une spécialiste chevronnée du Nouveau-Mexique qui en fit une appréciation et estimation. 

Il est certain que ce quilt est du Vieux-Sud américain, d’origine afro-américaine. On peut voir qu’il est fait de morceaux très différents : des portions en pine-cone : trois longues bandes verticales ininterrompues et plusieurs plus petits morceaux constituant une quatrième bande.  Parfois en lignes droites, parfois en courbes, les carrés pliés n’ont pas la même taille. En encadrement sur trois côtés, de larges pièces de tissus ainsi que des string blocks (blocs faits de bandes de tissus cousus) agrandissent ce quilt un peu bancal (12 cm d’écart entre les côtés). Ce qui est en pine-cone n’a pas de molleton, juste un tissu de fond, alors que l’encadrement est molletonné. Le quilt est matelassé de manière lâche, à grands points.

image[3].png
A gauche on voit la partie en bandes, un des blocs les plus populaires de la Grande Dépression : couture rapide, utilisation de toutes les chutes. 
vintage pine cone quilt 011[2].jpg
Les trois bandes de pine-cone ont une certaine unité, car ils étaient faits des tissus recyclés disponibles venant de vêtements et linge de maison : on y voit de la diversité mais des dominantes fortes de ce qu’on avait sous la main dans chaque foyer.
vintage pine cone quilt 023[2].jpg
Cette partie avec beaucoup de rouges est très jolie !

Le dos est constitué principalement de feed sacks, ces sacs ayant contenu des denrées alimentaires. Des coutures d’assemblage ont lâché.

vintage pine cone quilt 018[2].jpg
Cette partie du dos montre un sac de sel  utilisé comme doublure.
vintage pine cone quilt 020[2].jpg
Ce sac contenait du sucre de canne. Quelques taches sont visibles sur le dos.
vintage pine cone quilt 019[2].jpg
Couture entre deux bandes de pine cone
image[19].png
Dos du quilt

Comment rester indifférent devant un tel quilt ? Certes, il ne gagnera aucun concours d’élégance. Mais son examen suggère fortement qu’il est fait de restes d’autres quilts, peut-être de pine cone quilts trop tachés ou usagés pour les garder tels quels, faits des années plus tôt par la mère ou la grand-mère de la quilteuse… Les parties en pine-cone ne sont pas molletonnées, simplement parce qu’elles sont déjà très chaudes, avec les multi-couches de tissus qui emprisonnent l’air ! Ce quilt est pour moi une poignante évocation du courage des femmes de l’époque qui savaient à quel point il fallait se battre pour survivre. 

Enrichie par mes lectures et les témoignages de Betty, je ne peux m’empêcher d’imaginer une mère de nombreux enfants devant, en pleine Grande Dépression, fournir le plus vite possible des couvertures pour sa famille avant l’hiver…

Bien sûr je peux me tromper, comme la photographe, mais ce quilt semble me parler…

Smitty a de bien bonnes idées…

Je vous ai souvent parlé de Betty, ma grande amie de Floride qui, inlassablement, hisse bien haut le patrimoine afro-américain et plus particulièrement les pine-cone quilts. Ces jours-ci elle expose à la Highland Art League en Floride des grands et petits pine cone quilts, des poupées, des vêtements afro-américains du XXe siècle (de Miss Sue)… et un tapis en hook-rug fait par sa maman dans les années 1970 !

Betty a un supporter indéfectible, son mari ! L’année dernière, il a choisi une gamme bien particulière de tissus, des blancs et noirs, avec des pointes de couleurs rouge vif incluses dans un imprimé. Ce très beau quilt a été cousu par Betty, le voici, tout juste terminé le 21 décembre dernier au Solstice d’hiver :

Il y a quelques mois, Betty assemblait patiemment ses petits carrés :

Mais pour le faire, elle avait une aide discrète mais oh combien utile :

Smitty utilise un cutter qui glisse dans le rail de la règle, une technique bien connue des encadreurs pour couper le carton, maintenant proposée aux quilteurs.
En plus d’avoir suggéré les couleurs, Smitty met la main à la pâte… ou plutôt au cutter, quelle bonne idée !

Après le douloureux épisode de la tempête Irma, Betty & Smitty ont pris une décision lourde de conséquence : vendre leur magasin d’antiquités…

Dans son magasin, Betty avait disposé son premier quilt avec des poupées aux longues jambes qu’elle avait faites dans les années 1980.
Vue du magasin, réputé dans la région, avec de beaux éventails au premier plan.

En décembre, il a fallu dire bye-bye aux antiquités, c’est un choix qui néanmoins fait un serrement au cœur… 

camion.jpg
Le camion, qui a tant transporté de meubles et objets pendant 14 ans…

Le magasin vendu, Smitty s’est dit qu’il fallait faire quelque chose de peu commun pour aider à tourner la page, comme… Go & meet Katell, dit-il. Quelle bonne idée encore Smitty, de répondre à mon invitation !! Je suis extrêmement heureuse à l’idée d’accueillir Betty & Smitty en juin prochain ! Je sais que cette rencontre sera inoubliable, Betty est une belle personne que j’admire tant ! Nous visiterons ensemble chaque jour un nouveau coin de l’Occitanie et, qui sait, peut-être pourrons-nous rencontrer des quilteuses au cours de leur semaine de séjour ?

Hi Betty, see you soon!

Prochainement, nous verrons ensemble un quilt antique  acheté par Betty dont on ne connaît pas vraiment l’histoire, mais qui pourtant raconte tant de l’époque de la Grande Dépression… A bientôt !

Évocation d’une vie/Anne

C’est aujourd’hui Caroline qui nous raconte l’histoire d’un quilt qu’elle a rêvé… et que  Kristine a fait !…

Tout est parti de ce quilt de Kristine réalisé l’an passé, découvert lors de mon passage en terre toulousaine en février dernier et pour lequel j’ai eu un véritable coup de foudre visuel, mais aussi pour l’histoire de sa genèse… Là est le véritable point de départ de ma commande spéciale à Kristine.​ il s’agit du quilt « médaillon à la manière de Gwen Marston »​ :

Voir son histoire par ici

J’ai rencontré ​K​ristine il y a plus de 20 ans lors de notre aventure commune de l’association Paris Point de Croix et, depuis cette époque, nous conjuguons nos mains et nos idées pour des petites aventures textiles : ​Kristine est une fée couturière et moi je suis une fée bavarde, un peu brodeuse et qui utilise cet art modeste comme alibi pour immiscer de l’écriture sur le textile!
L’amitié constitue l’autre rouage de cette aventure : j’ai le bonheur de tisser des liens continus avec mes amies d’enfance du Vésinet depuis presque 50 ans et avec mes amies brodeuses parisiennes.
Deux d’entre elles habitant maintenant la région de Toulouse (Anne la graphologue et Kristine la brodeuse), l’occasion s’est vite présentée de les faire se rencontrer et d’imaginer un pont textile entre nous trois !
L’idée de raconter une histoire via un patchwork m’avait tellement emballée qu’en juin 2017, j’apportais à Kristine dans mes bagages une sélection de tissus et autres brimborions textiles pour réaliser non pas un, mais deux quilts en patchwork qui retraceraient à l’aiguille notre amitié !

de tout.jpg
Un ensemble de tissus, rubans, dentelles, broderies, monogrammes, souvenirs à inclure dans la mesure du possible dans le quilt d’amitié pour Anne.

Voici donc le premier volet de ce roman à quatre mains, destiné à Anne…
Les lettres et l’écriture y tiennent une place de choix car elles incarnent au mieux mon amie Anne (monogramme ancien chiné à Toulouse, imprimés textiles, phrases quiltées, enveloppe pour symboliser nos échanges épistolaires, livres…).

Quilt ancien américain rapporté de Boston par Anne.
Superbe, mais certains tissus ont souffert et devront être remplacés, Kristine aura la charge et l’honneur de le rénover.

Ce patchwork s’imposait également car Anne a vécu quelques années à Boston et en a rapporté de nombreux souvenirs (dont un quilt ancien et une merveille de machine à coudre…) et même l’art des cabanes en bois nord-américaines puisqu’Anne et son mari en ont installé une dans leur prairie commingeoise ! Ce patchwork y trouvera certainement son écrin rêvé 🙂

la cabane.jpg
La Cabane d’Anne, futur écrin d’un quilt unique…

Il convenait également d’évoquer la passion du Bleu, de Matisse, des fleurs et des lieux qui ont jalonné son existence, d’où cette pétillante guirlande de fanions que personnellement j’applaudis car elle nous embarque en voyage dans cette caravane de rêves !

quilt AnneD CD-CT-2018
L’écriture, la lecture, les voyages avec l’évocation de la cabane en bois avec un bloc de log cabin sous le bouquet de fleurs, le drapeau américain suggéré, le bonheur des Pyrénées proches, les aventures épistolaires, trois enfants symbolisés par trois oiseaux à la Matisse… Mille et un messages et souvenirs sont cachés dans ce quilt !

quilt AnneD CD-CT-2018.jpg

Bravo encore à Kristine d’avoir traduit le brouillon de mes idées et à très vite pour le second volet de l’aventure…..

Caroline Lecointre Delvert

Je suis fan de ma Marmite Norvégienne !

La Marmite Norvégienne est un principe de cuisson millénaire : on porte à feu vif puis on laisse cuire sans feu ni flamme, simplement en calfeutrant, protégeant, isolant le contenant dans une caisse pleine de foin, dans le lit sous des couvertures, etc. On connaît le principe du thermos qui garde au chaud, ici on utilise l’isolation pour maintenir assez chaud pour poursuivre longtemps la cuisson. La Marmite Norvégienne, ou caisse à cuire, était très populaire au début du 20e Siècle puis de nouveau dans les années 40, mais aussi en continu dans les campagnes.

Publicité parue en 1917 dans Le Pays de France, Etats Généraux du Tourisme
Affiche pendant la Grande Guerre

Maintenant qu’on souhaite réduire sa consommation d’énergie, la Marmite Norvégienne revient à la mode. Elle a une fervente avocate francophone : Mireille Saimpaul, alias Cerise.
Toute l’histoire de la cuisson en MN, liée à l’économie domestique à travers les âges, est racontée d’une façon absolument délectable dans ce livre :

Il est malheureusement épuisé, mais l’auteur est généreuse et nous l’offre en PDF, avec l’espoir d’avoir en retour un commentaire sur son blog ou un don. Bien sûr, cet article va lui être signalé.

Autre livre de Cerise, je viens d’acheter l’avant-dernier exemplaire sur Amazon :

51iW42IYE9L._SX354_BO1,204,203,200_.jpg
Des astuces pour aménager sa cuisine très simplement, en évitant la plupart des appareils électriques… Vers une sobriété heureuse… avec du temps et quelques efforts quand même !  Je ne suis pas prête à me séparer du lave-vaisselle comme Cerise… Je finis de le lire et le passe ensuite à ma fille !

De nombreux bricoleurs font des caisses isolantes, d’autres utilisent des anoraks ou de vieilles couettes pour entourer leur cocotte… Je n’étais pas prête à ça.

Réseau social des Colibris, Faire sa part : cocotte bien protégée par des galettes de chaise dans un sac de courses.
Cuiseur sans flamme à bricoler, avec comme isolant du foin. C’est la pratique la plus populaire chez nos amis anglophones.
Futée, la boîte en carton avec isolant en paille de Nadine

En revanche, ceci m’a attirée :

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesMijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesMijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesMijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Ces Marmites Norvégiennes ont été conçues par mon amie Chantal, une Abeille de la Ruche des Quilteuses (voir Bee Chantal). Elles sont belles et parfaitement opérationnelles. Chacune a un socle isolant en liège, un épais matelas isolant en chanvre et une belle housse déhoussable & lavable en coton. Elle appelle joliment sa création une Mijot’in. Avant ma commande, j’ai eu la chance de pouvoir tester si mes cocottes préférées entraient dans sa « petite taille » : oui, sans problème !

Pour utiliser une Mijot’in, il faut avoir une cocotte à couvercle qui rentre dedans !! Ces deux-ci sont parfaites, l’une en inox, l’autre en fonte. Sinon, il faut une casserole à manche amovible… toujours avec un couvercle bien adapté. Chantal propose deux tailles, j’ai la plus petite, la plus grande étant pour les grands faitouts.

Un petit tour dans mon atelier pour chercher le tissu que je voulais (privilège d’être amie avec Chantal !) et je lui commande en décembre ma Mijot’in en tissu Andover de Renee Nanneman, collection French Farmhouse de 2009, dans lequel je n’arrivais pas à couper tellement je l’aimais ! Chantal l’a terminée à temps pour que je la reçoive en cadeau à Noël. La voici sur le quilt fait en octobre dernier pour Les Nouvelles (modèle dans le n° 135) :Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesJ’ai commencé timidement à l’utiliser, difficile de prendre de nouvelles habitudes. Mais à présent, un bon mois plus tard, je l’utilise quotidiennement et je suis réellement conquise, la Mijot’in n’a que des qualités comme toute MN bien conçue. Je craignais l’encombrement, mais elle est si belle qu’elle reste bien en vue dans la cuisine 🙂

Les couturières, quilteuses, bricoleuses (mettre aussi bien sûr au masculin) peuvent se créer leur propre Marmite Norvégienne : une fois qu’on a compris le principe, les possibilités sont infinies et les exemples foisonnent sur internet pour s’en faire une sans trop dépenser.  Mille détails dans le blog et le livre de Mireille Saimpaul.
Pour moi l’esthétique compte autant que l’efficacité. Les Mijot’in de Chantal sont de conception, de matières premières et finitions parfaites, cela a un coût que je trouve parfaitement justifié.

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Vous pouvez voir les réalisations de Chantal en vente sur son blog et la contacter: voir contact. Elle participe à des expos-ventes autour de Toulouse sous le nom de Couleurs Bobines.

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses
Mijot’in utilisée quotidiennement !  Je pense à Chantal avec gratitude chaque jour…

 

Un quilt très zen d’Esther

A la suite d’un commentaire de l’article sur la pleine Lune, j’ai eu un échange de mails avec Edissa, Esther du Québec. Elle m’a présenté le quilt qu’elle a fait pour sa sœur qui habite non loin de Boston (Massachusetts).  Avant de le lui offrir, elle avait fait des photos. J’ai trouvé sa lettre charmante et son quilt japonisant magnifique ! J’ai son autorisation pour le partager avec vous. Il ne deviendra jamais un modèle avec toutes les mesures, mais vous pouvez vous en inspirer pour en faire un dans le même esprit !

Cette courtepointe est une création pour ma sœur.

Voici donc sa photo. Pas ce qui est le mieux comme décor, le but de la photo était de la présenter toute entière. Ou presque… Il manque un petit morceau de la courtepointe à gauche où se trouve la 5e petite bande rouge. On peut la voir sur la seconde photo qui a été prise avant l’assemblage.

Le gris en dominante était demandé par ma sœur de même que le petit soupçon de rouge. Elle désirait aussi quelque chose de très sobre et calme, autant par les motifs des quelques imprimés (uniquement du non-figuratif), les teintes et le mouvement proposé avec l’assemblage des diverses pièces. Le piquage (quilting) est réduit au minimum, uniquement « in the ditch », même si cela laisse de vastes espaces sans aucun point. Chez ma sœur il est posé sur un lit japonais une place en bois.

Travailler ainsi était tout nouveau pour moi, tellement plus habituée au « scrappy » et aux imprimés variés. Et le gris est une couleur pas facile à mélanger/accorder avec elle-même ! Gris-bleu, gris-rose, gris-beige, gris-vert… Toute une école !

Bien amicalement,
Esther

J’adore son utilisation du mot courtepointe, typiquement québécoise !
Merci Esther pour le partage 🙂

Trois Occitanes/3

La troisième Occitane, c’est Patricia Cathala, je la connais depuis peu, nous avions bien discuté sur le stand de Sheila Frampton-Cooper en octobre dernier, puis nous avons tissé des liens grâce à un Anglais, pas n’importe lequel, notre cher Ian Berry ! Patricia a en effet participé au Secret Garden, alors que moi j’avais dû décliner l’offre, faute de temps. Nous nous étions auparavant croisées plusieurs fois, mais toujours très brièvement. A présent je sais combien Patricia est chaleureuse et très sympathique !
Je suis allée bien souvent, le 15 août, à sa Fête du Fil ! C’est LA sortie textile dans la torpeur estivale, quand déjà on voit poindre la rentrée…  Je regrette encore une tapisserie des Tentmakers que j’ai eu la sagesse de ne pas acheter… Quelle idée d’écouter cette fichue sagesse, j’aurais dû être moins raisonnable !
Comme les deux autres manifestations, à Pexiora et à Lacaze, c’est la bonne ambiance occitane qui prévaut. On se balade tranquillement du parc à la salle des sports en passant par le magnifique Musée Départemental du Textile, on mange à la bonne franquette… et on ne voit pas le temps passer !
J’étais donc très intéressée de connaître un peu plus de cette manifestation et l’âme du projet. Vous allez le constater, comme toujours, c’est un noyau dur d’amis qui travaillent bénévolement avec ardeur.
BENEV7
Sur le chemin en venant de Toulouse, on est frappé par le nombre d’usines textiles à l’abandon et voir l’animation de cette ville en plein mois d’août fait vraiment chaud au cœur !
IMG_3022
Patricia en élégante compagnie !

Patricia à Labastide-Rouairoux (81)

Je suis née à Labastide-Rouairoux et j’ai grandi dans la filature de mon père au milieu des ballots de laine, des machines, des échantillons de fils fantaisies…

26904575_1613067525441937_4718445867809495951_n

J’ai toujours aimé avoir du tissu, de la laine, du fil, des rubans entre les mains et « bricoler, bidouiller ». Je brode, couds, fais du patchwork, du boutis, et aussi un peu de tricot… J’aimerais avoir plus de temps pour pouvoir avancer tous mes ouvrages en cours et mener à bien tous mes projets !
 

Cette année ce sera la 19ème édition de la Fête du Fil.
Cette animation a été créée avec l’office de tourisme du village. J’y ai travaillé pendant une douzaine d’années avant de rejoindre la mairie.
Nous voulions créer une animation qui mette en valeur notre patrimoine textile et amène par le biais des loisirs créatifs une nouvelle clientèle aux entreprises locales et au Musée Départemental du Textile.

Visite du Musée Départemental du Textile, Labastide-Rouairoux (81)

En 2014, en raison de la nouvelle organisation du tourisme nous avons dû créer une nouvelle association pour pouvoir continuer la Fête du Fil : l’Office d’Animation Bastidien. Nous avons profité de cette occasion pour développer la fête avec deux jours d’animations sur le site du parc municipal et un salon des loisirs créatifs dans la salle des sports tout spécialement aménagée.

tentemaker_2016
L’expo des Tentmakers du Caire en 2016 était magnifique !
Expo_2017_CEPconcours_JI
Exposition de 2017 en partenariat avec le Carrefour Européen du Patchwork (concours 2016 sur le thème de la couleur).

Organiser et développer cette Fête du Fil n’est pas une chose facile.

C’est toute une année de travail bénévole pour deux jours d’animations !
Nous nous efforçons de conserver l’entrée gratuite pour le public. Il faut donc trouver d’autres sources de recettes en sachant que nous n’avons quasiment pas de subventions (certains  considèrent malheureusement que l’art textile n’est pas de l’Art…)
C’est ce côté finances que j’aime le moins : trouver le budget nécessaire pour pouvoir réaliser le programme envisagé.
N’oublions pas la programmation (pas facile de convaincre certains artistes), la  communication, la logistique, le côté administratif…. d’où l’importance d’avoir une équipe de bénévoles efficaces, disponibles, volontaires et sympathiques !
La programmation 2018 est en cours, vous pourrez la suivre ici : 
http://lafetedufil.jimdo.com/
Mais la Fête du Fil c’est surtout de belles rencontres avec les artistes, les exposants, le public. Un tout qui fait que même si le 15 au soir on est complètement épuisés…. on signe à nouveau pour l’année suivante !
OAB_2018.jpg
Tout se termine toujours autour de la table et on signe pour l’année prochaine !
Bien amicalement,
Patricia

La Lune Bleue cette nuit

Cette nuit, si nous avons un ciel dégagé, nous pourrons voir la pleine lune, qualifiée de super-lune bleue de sang (Sciences & Avenir) ! En résumé, la lune sera très proche pour tout le monde sur Terre (grosseur et brillance), nous sommes dans une année de 13e Lune (lune bleue = lune rare) et elle sera couleur sang pour beaucoup de monde en raison d’une éclipse totale de la Lune… mais non visible en Europe.

© LAURENT THEILLET / SUD OUEST : prise au Pont-de-Pierre à Bordeaux le 4/12/17

On redécouvre les noms des pleines lunes attribuées naguère par les civilisations proches de la Nature. Les Américains ont traduit les noms donnés par les Amérindiens, ce qui donne par exemple ceci :

Si la Lune a des effets incontestés par les scientifiques (les marées), d’autres font partie des croyances profondément ancrées dans l’imaginaire, et surtout liés aux femmes. Vrais ou faux peu importe, ces liens supposés font rêver et titillent la créativité ! Hier j’ai vu un quilt parfaitement adapté à aujourd’hui :

Lunes d’Hiver, de Monique, blog Il était une fois des points comptés

J’ai plusieurs fois aimé faire figurer la pleine Lune, comme ici :

La Lune Blanche, Katell

Et ici, un quilt que j’aurais pu appeler Les Lunes de Brocéliande :

Forêt de Brocéliande, Katell

Il existe une multitude de quilts artistiques sur la Lune, par exemple celui-ci d’Helen Knott, très japonisant :

De la même artiste, Le Chant à la Lune :

Moonsong, Helen Knott

Un de mes préférés dans ce style reste les Météores (qui ne sont pourtant pas des lunes…) de Sophie, Luna Love Quilts :

Météores, Sophie Zaugg

Mais connaissez-vous le bloc de La Lune sur la Montagne (Moon over the Mountain) ?

 Moon over the Mountain, Quiltscape de Rebecca Barker

Il peut donner ceci en variantes modernisées dues à Jean Wells :

Brenda Gael Smith
Rebecca Rohrkaste
Moon Over The Mountain par Robin Halprin, quilté par Kathy Ritter. Photo de ce blog

A vous de jouer !

Mais tant d’autres quilts sont aussi sur le thème de la pleine lune ! Ce sera pour une autre fois… En attendant vous pouvez replonger dans l’univers poétique de Valériane qui peint si bien la Lune :

moutons-sous-la-lune-valc3a9riane-leblond.jpg
Moutons sous la Lune, Valériane Leblond

 

 

 

 

 

Trois Occitanes/2

Après le mois de février dans l’Aude à Pexiora, faisons un saut en début d’été dans le Tarn. C’est aussi un département privilégié pour la balade et le tourisme, ne serait-ce qu’Albi, joyau rénové qui a heureusement gardé son authenticité.

Plus secrète, hors des sentiers battus, la vallée du Gigou menant aux Monts de Lacaune est verdoyante même en plein été. Lacaze est sur le chemin, un village au brillant passé, partagé entre catholiques et protestants, avec son lot de gloires et de drames. Après de longues investigations, deux passionnés ont fait revivre le passé de cet endroit magnifique dans  un livre disponible au Château :

Dans cet écrin se succèdent toute l’année des manifestations autour des Arts et, grâce à Cécile, les Arts Textiles sont à l’honneur chaque été !

Cécile, c’est un sacré numéro, une femme qui ne laisse jamais indifférent, du vif-argent au caractère pur & dur qu’elle attribue à l’héritage cathare. C’est avant tout une femme libre, un brin insoumise. Je viens de lire une histoire des femmes accusées bien commodément de sorcellerie, je ne peux m’empêcher d’être heureuse de vivre au XXIe siècle, car à la Renaissance les empêcheuses de ronronner étaient bien vite écartées de la manière la plus brutale qui soit… Non, avant ce n’était pas toujours mieux !

J’admirais déjà ses quilts dans Les Nouvelles quand je vivais en Allemagne (il y a plus de 20 ans) sans la connaître, une affinité avec ses ouvrages qui ne s’explique pas, c’est juste une évidence. Cette affinité s’est confirmée quand nous nous sommes rencontrées il y a 10 ans et nous nous complétons bien quand on organise des choses ensemble. Et puis Cécile est fidèle en amitié et tellement généreuse !
Je sais qu’elle préfère s’exprimer autrement que par écrit, alors je la remercie de s’être prêtée au jeu malgré tout !

Cécile Milhau au milieu, à l’entrée du Temple, exposition du Projet 70273 (Jeanne à droite et moi à gauche)

Cécile à Lacaze (81)

J’ai fait mes premiers pas dans le patchwork avec Jocelyne Leroy, Lucile Moroni, Claude Fabre, alors que déjà je peignais, cousais et brodais depuis toute jeune. En 1993 j’ai créé mon premier atelier, La Courtepointe à Réalmont (81)avec la volonté de mélanger les générations, des grands-mères et des enfants placés que je côtoyais dans mon métier. Je suis entrée dans la délégation France Patchwork Tarn quand Hélène Cornu était déléguée, puis je lui ai succédé pendant 10 ans. Quand Patricia a créé La Fête du Fil à Labastide-Rouairoux, nous y avons participé plusieurs années, accompagnant cet élan formidable et le regain d’intérêt des arts textiles dans notre département.

Expo de Cécile à Labastide-Rouairoux le 15 août 2006. Au centre, la cathédrale Ste-Cécile d’Albi, à gauche des coquelicots, fleur préférée de Cécile

Lacaze. Pourquoi Lacaze ? Simplement ma famille maternelle est originaire de ce village, enfant j’y passais toutes mes vacances. Mon grand-père et mon oncle étaient tailleurs, ma grand-mère et des cousines couturières. Un grand meuble vitré contenant toutes les matières premières, fils & tissus, me fascinait. A l’époque de nombreuses familles possédaient encore un métier à tisser, travaillant à domicile, tandis qu’à Vabre, la petite ville voisine, une usine de tissus en laine embaucha jusqu’à 300 ouvriers pendant 200 ans (jusqu’en 1989). C’est dire l’importance des tissus dans ma vie.

J’ai connu le château du village tombant en ruine, envahi par la végétation, mais depuis 20 ans, la Mairie et l’Association des Amis du Château l’ont métamorphosé, lui rendant ses fastes d’antan. Ce petit bijou Renaissance revit !

costume lacaze.jpg

C’est maintenant un lieu de festivités et de culture, ainsi que le Temple du village, autre belle salle d’exposition. Ces deux lieux chargés d’histoire sont désormais dédiés aux Arts Textiles tous les étés, avec le dernier dimanche de juin comme point d’orgue des manifestations.

En 2013, j’ai pu exposer avec le sculpteur sur bois René Prestat, puis grâce aux nombreux bénévoles autour de moi, j’organise chaque année une nouvelle exposition : en 2014 Ina Statescu m’a fait l’honneur d’accepter mon invitation, puis en 2015 Pierre Milhau exposa des sculptures en bois flottés, accompagnées de quelques-uns de mes quilts, en 2016 nous accueillîmes l’exposition régionale France Patchwork Fibre Occitane et en 2017 Sophie Furbeyre, grande artiste textile, enchanta le château pendant que le Temple exposait le Projet 70273.

Les Estivales de Lacaze, c’est une expérience tellement enrichissante et une collaboration toujours fructueuse ! Au fil du temps ce rendez-vous festif met en valeur le patrimoine textile et les atouts de ce village. Mais surtout, il entretient un bien précieux que m’apporte le patchwork : l’amitié. C’est aussi ma manière de participer à la conservation d’un peu de vie dans ce petit coin du Tarn qui est dans mon cœur depuis toujours.

Le programme de cet été se profile :

  • au Château pendant trois semaines : Annsan, couple d’artistes issus du théâtre qui créent des tableaux textiles
  • dimanche 24 juin, grand défilé de mode concocté par Joëlle Vétillard : nous verrons l’aboutissement des ronds pour les robes de princesse et la fameuse robe de mariée en triangles.
    Des ronds et des couleurs… Nous étions seize vendredi dernier à travailler pour Joëlle au club de Colomiers, pour notre plus grand plaisir !

    Certains sont simples, d’autres très sophistiqués : en tout une quarantaine de ronds à adresser à Joëlle.
  • le 24 juin toujours, exposition France Patchwork de Charm quilts au Temple
  • Le 24 juin enfin, puces des couturières et espace de ventes !

Mon autre grand projet voit le jour : Le Grenier du Château, un lieu de conservation des arts textiles. En voici la présentation.

Mes amis réservez votre journée du 24 juin prochain pour passer une belle journée avec nous !

Bien amicalement,
Cécile
http://ma.vie.au.fil.et.aux.pinceaux.over-blog.fr/

Trois Occitanes/1

Trois Occitanes organisent chaque année une manifestation pour les passionnés du fil et des tissus, à quelques dizaines de kilomètres les unes des autres, au cœur de la région Occitanie. Ces trois Occitanes dépensent leur énergie sans compter pour notre plus grand plaisir, je voulais donc leur rendre hommage en ce début d’année.

carte-occitanie-politique

L’Occitanie est un nouveau territoire politique ayant réuni les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon en 2016. C’est historiquement une entité linguistique et culturelle qui ne colle pas parfaitement avec ces nouvelles frontières, mais personnellement je suis très heureuse de cette dénomination.

Leurs manifestations sont différentes, vous allez le lire, mais elles ont des points communs très importants. Loin d’être concurrentes, elles agissent en synergie et entretiennent la vitalité artistique de notre petit coin de France.

Grâce à leur manifestation, chacune redonne du dynamisme à un ancien village ou petite ville. Les villages abandonnés sont des crève-cœurs et ces rendez-vous annuels sont des antidotes contre l’oubli et l’abandon.

Ces trois événements méritent les kilomètres qu’on doit faire pour y aller et cela se sait. Les Toulousaines et tant d’autres de toute la région de l’Occitanie n’hésitent pas à s’organiser pour y aller en groupe, elles savent avec certitude qu’elles passeront une belle journée 🙂

A chacun de ces rendez-vous, on sent la jovialité occitane, la chaleur humaine et la décontraction des personnes, même si en coulisses le travail est acharné ! Elles ont l’élégance de ne pas le montrer…

C’est pour toutes ces raisons que chaque rendez-vous est bien inscrit dans la tête des quilteuses de la région. En trois articles nous allons mieux faire connaître l’âme des manifestations de Pexiora, Lacaze et Labastide-Rouairoux, dans l’ordre de parution au fil de l’année.

Geneviève à Pexiora (Aude)

Me présenter en quelques lignes ? Difficile, je suis si bavarde ! Et puis Pexiora et son salon, ce n’est pas que moi !

Bon commençons par moi puisque c’est ce que tu proposes Katell.
Je suis Occitane dans l’âme même si hélas je ne parle pas notre « patois », j’adore ma région où j’ai toujours vécu et dont ma famille est originaire depuis plusieurs générations. Les immenses ciels bleus sans limite dans notre plaine du Lauragais, que j’aime la voir du haut de notre Montagne Noire. Et puis la vue magnifique que j’ai la chance d’admirer presque tous les jours sur nos Pyrénées, bleu sur bleu, bleu charrette, bleu pastel.

Le_village_au_lever_du_jour..jpg
Pexiora : entre Toulouse et Carcassonne, entre la Montagne Noire et les Pyrénées… Au loin le pic de Saint-Barthélémy (photo PascalCath11)

Je dirais aussi que depuis toute petite j’ai toujours eu une aiguille dans les mains grâce aux vacances chez Tatie Marcelle, avec qui j’ai habillé ma Barbie (quel souvenir), tricoté les pulls de mes poupées et aligné mes premiers petits points de tige et petites croix. Tout cela mélangé m’a donné l’amour des fils, des tissus, dont la soie que j’ai peinte pendant plusieurs années, et maintenant de la broderie, point de croix essentiellement.

Notre association, La Passion au Bout des Doigts, a démarré il y a plus de 20 ans avec une petite bande d’une dizaine d’amis après avoir constaté qu’il y avait dans notre village des personnes qui pratiquaient différents hobbys, tels que la peinture sur soie, le travail du cuivre, la fabrication de bijoux etc. Nous avons eu alors l’idée de mettre en avant ces savoir-faire en organisant une manifestation dans notre grande salle polyvalente de Pexiora. Pendant plusieurs années nous avons réuni les talents locaux, une première réussite.

Puis est venu Tissus et Lin en Pays d’Aude, titre officiel de notre salon depuis 9 ans maintenant, que beaucoup connaissent tout simplement comme le Salon de Pexiora.

18144124.jpg
Moulin à Pexiora

Pourquoi ce salon et pourquoi chez nous ? Tout bêtement, au début, nous nous sommes dit, pourquoi pas ? Il n’existait rien de similaire au sud de la Loire à part quelques manifestations à Toulouse ou Montpellier, quelques expositions de clubs. Après tout nous avions un savoir-faire acquis avec notre première manifestation qui durait toujours, nous avions une belle salle qui pouvait accueillir facilement pas mal d’exposants et de visiteurs et tout le matériel nécessaire.

Avant de nous lancer, nous avons quand même contacté différentes organisatrices de ce type de salon, nous nous y sommes même déplacées pour voir sur place les bonnes idées que nous pourrions appliquer, etc. Chacune nous a conseillé au mieux, nous évitant certaines erreurs de jeunesse, et je les en remercie encore. Et nous nous sommes lancés, sans aucun soutien financier (ce qui dure toujours), avec seulement pour pécule de départ le petit bénéfice engrangé par nos précédentes manifestations. Le principe étant que si notre idée était bonne, elle devait pouvoir s’autofinancer et même dégager des bénéfices ! On ne doute de rien dans notre midi….
La mairie du village nous a soutenus par le prêt de la salle et du matériel nécessaire, et nous avons démarré avec des appels auprès de créateurs qui ont bien voulu tenter cette expérience osée : un nouveau salon dans le midi dans un petit petit village inconnu de tout le monde. Je me souviens que la première appelée fut Marie-Thérèse Saint-Aubin qui a tout de suite dit oui à mon grand étonnement !

                           Un blog fort sympathique où, cher lecteur, on t’informe et te divertit ! Et jusqu’au 10 février tu peux participer au concours du sac à jouets (voir articles ici)

J’ai en même temps ouvert notre blog : http://lapassionauboutdesdoigts.fr/ et pour soutenir la manifestation, nous avons fait une grosse publicité sur le salon de Toulouse précédent avec tracts, contacts directs des visiteuses à leur arrivée, n’hésitant pas à nous faire remarquer en jouant les femmes sandwich Domi et moi pour la bonne cause, etc. Edition d’une belle affiche accrocheuse et envoi de courriers aussi à tous les clubs concernés dont nous avions pu trouver les adresses.

Photo Les chapeaux avec Domi 1.jpg

Photo Les chapeaux avec Domi 2
Domi & Gene, femmes sandwich au Salon de Toulouse en 2010, pour faire connaître le Salon de Pexiora ! Le ton est donné, de la décontraction et de la bonne humeur cachent le travail en coulisses…

La pub, c’est le nerf de la guerre : se faire connaître, faire savoir, où et quand.

ob_22aedb_vue-enb-2.JPG
Chaque édition est un succès : photo de Vava

Le succès espéré a été au rendez-vous, 1 200 personnes pendant deux jours pour la première édition, des visiteurs heureux et des exposants qui l’ont été tout autant. Que demander de plus ? Depuis nous sommes passés à 3 jours de manifestation, nous avons doublé le nombre d’entrées, nous avons ajouté la vente de nos traditionnels fils spéciaux créés par Atalie, et nous avons comme nous l’espérions augmenté nos bénéfices.

Cet argent récolté chaque année est intégralement reversé à d’autres associations locales ayant un lien avec les enfants malades ou en difficulté. Tout ceci est expliqué et montré en détail sur le blog.

La Passion au Bout des Doigts a démontré notre capacité à travailler ensemble, à dépasser nos différends parfois, à vouloir toujours faire mieux et tout cela a permis de sortir notre village de l’anonymat, de faire travailler nos commerçants locaux ce qui n’est pas rien, de lier de belles amitiés avec des exposants, des visiteurs réguliers du salon ou du blog, de permettre aux amoureuses du fil de notre région sud-ouest (et plus) de trouver pas trop loin de chez elles ce qu’elles souhaitaient pour réaliser leurs ouvrages.

Partage, solidarité, bonne humeur, voilà quelques uns des mots qui résument notre action.

Geneviève
http://lapassionauboutdesdoigts.fr/

Affiche-salon-Pexiora-2018-23au25fev- 2
Rendez-vous dans moins d’un mois à Pexiora, à seulement 65 km de Toulouse en direction de Carcassonne ! Trente exposants nous attendront. Il vous reste juste quelques jours pour participer au concours du sac à jouets, voir les articles sur le blog par ici.