Nous avons passé une année sous le signe du vert, l’avez-vous vu ? Nous en parlions en tout début d’année. Pour ma part, j’ai apprécié les photos mettant en scène cette couleur dans les magazines de décoration intérieure.
Pantone vient de dévoiler LA couleur de l’année 2018. C’est une couleur profonde, mystérieuse, spirituelle, que l’on peut aussi détester. Moi je suis ravie que la couleur Pantone de l’année 2018 soit :
Son nom, ultra-violet, ne plaira pas aux scientifiques car les rayons ultraviolets sont invisibles pour nos yeux, mais l’idée est là, le violet profond sera à la mode ! Je rappelle que Pantone a créé cet événement à des fins événementielles et commerciales, mais comme cela touche ce que j’aime, les couleurs, j’y suis sensible sur le moment !
Je n’ai pas attendu 2018 pour avoir de nombreux objets violets car j’adore cette couleur. De plus, la plus timide des fleurs, la violette, est un emblème de Toulouse, ma ville de naissance et de cœur :
Les deux années se suivent harmonieusement : la Nature ne se trompe pas, le violet va si bien avec le vert.
En France, nous n’aurons peut-être jamais des timbres-poste montrant des quilts, comme il en existe aux Etats-Unis où ils font partie du patrimoine. Je vous en avais montré une collection entièresur les quilts de Gee’s Bend, le hameau où les femmes font, depuis des décennies, des quilts sans règle ni règle (je m’explique : sans norme ni réglet).
Il y en eut aussi pour des quilts Amish :
L’Etoile de Bethléem ou l’Etoile Solitaire fait aussi un très beau timbre :
Mais aussi parfois, un seul bloc inspire une série de timbres comme ici :
Il y en a sûrement plein d’autres ! Mais tous sont faits de papier…
J’ai eu une superbe surprise d’Hélène qui m’a offert des timbres de collection français d’une finesse inédite, nécessairement des timbres à tirage très limité puisqu’ils sont faits… en dentelle réelle, pas juste une photo ! Je n’en croyais pas mes yeux ! Les voici, pour notre plaisir à toutes :
Naturellement c’est bien plus beau « en vrai » ! C’est faire un bel hommage à notre patrimoine en fil… et c’est pour moi un beau souvenir de ma chère Hélène, si proche du groupe des Abeilles de la Ruche des Quilteuses ! Seuls quelques kilomètres nous empêchent de nous voir plus souvent… Elle et ses amies, Mireille, Yolande et Nelly, forment les Filles du Vent du Sud, un formidable groupe dynamique et si sympa au sud de la Haute-Garonne, autour de Saint-Gaudens.
Pour revoir quelques quilts d’Hélène, voir ici… et aussi sur Instagram où ses photos ont beaucoup de succès !
C’est une bien longue histoire que le Underground Railroad, ce réseau de chemins de terre qu’empruntaient clandestinement des esclaves fuyant leur condition et voulant se réfugier dans le Nord non-esclavagiste, si possible au Canada. C’était un chemin d’espoir, de liberté qui hélas devenait bien souvent un chemin de souffrances et de déceptions. Ils étaient pourtant bien aidés par des personnes de bonne volonté, principalement Quakers, ces protestants tellement évolués, libres dans leur tête et leur vie et qui étaient les principaux Abolitionnistes. Pour ce Chemin de Fer souterrain fictif on avait un vocabulaire rappelant le réseau ferré avec ses gares (les lieux sûrs) et les chefs de gare qui aidaient sur le chemin. Le Underground Railroad eut cours durant des décennies, jusqu’à la Guerre de Sécession (1861-65).
Cette année, un roman prend une place considérable dans le rappel de cette époque d’esclavage (qu’on aimerait tant être uniquement un drame du passé). Il s’appelle simplement Underground Railroad. Ce roman a raflé plusieurs Prix littéraires prestigieux, grâce à son écriture visuelle et son héroïne tellement touchante. L’originalité est que l’auteur New-yorkais imagine un VRAI chemin de fer souterrain pour passer plusieurs endroits difficiles… Ce roman risque fort de transformer l’imaginaire américain et cette fiction deviendra peut-être, pour beaucoup, une réalité du passé !
Connaissez-vous les quilts codés ?
A la fin des années 1990, les magazines de quilting, puis les actualités généralistes, et enfin des livres d’Histoire du niveau Collège racontaient que des quilts mis dehors, comme s’ils étaient aérés sur le fil d’étendage, cachaient des messages codés pour aider les fugitifs à passer les obstacles. Beaucoup veulent encore y croire même si les plus sérieuses historiennes, comme Barbara Brackman ou Christiane Billard en France, sont d’accord pour assurer qu’il n’y a absolument aucune trace de quilt, aucun écrit et surtout que c’était irréaliste, ne serait-ce que parce que certains blocs n’existaient pas encore, mais aussi parce qu’il aurait été bien difficile de faire circuler les infos sur la signification des blocs sans attirer l’attention… Franchement, cette histoire a été crue car elle est très belle et correspond aussi à l’imaginaire américain, on aurait aimé qu’elle fût vraie ! Cette belle histoire, racontée par une femme soutenant qu’elle la tenait de tradition orale de sa famille sur plusieurs générations, provient bien plus probablement de souvenirs de livres d’enfants des années 1980 et en particulier le très mignon Sweet Clara and the Freedom Quilt.
Un quilt d’apparence normale, un nine-patch, cache des informations cartographiques pour préparer le voyage des fugitifs. Sweet Clara est un très joli livre et on a envie de croire que cette idée a bien existé…
Au début des années 2000 d’innombrables quilts ont été faits d’après un livre d’Eleanor Burns et Sue Bouchard, un manuel pour réaliser un Sampler donnant les clés des codes. Il raconte la rencontre avec Ozella Williams sur un marché, heureuse d’avoir l’oreille attentive d’une femme quilteuse historienne. L’histoire fait rêver certes, mais il est clairement écrit d’une manière que je dirais légère, pour être gentille. Cet immense succès de librairie manque cruellement de justifications historiques. Il n’en reste pas moins que le sampler est très harmonieux et c’est l’occasion de raconter la jolie fable des quilts codés. Mais l’exploitation de cette histoire donnée alors pour vraie par des spécialistes du patchwork traditionnel me laisse un goût amer. C’est un grand succès de librairie, certes. Il suffisait de dire que c’était un jeu, une fable ou un mythe, et tout allait bien !
Exposition dans une bibliothèque en Oklahoma : l’histoire des quilts codés est instruite comme une certitude historique (voir ici)
De cette histoire controversée est née une très belle idée chez Denyse Saint-Arroman : à partir des noms si riches et variés des blocs de patchwork, pourrait-on délivrer un message codé ? Oh que cette possibilité est excitante ! Denyse a préparé ce projet, l’a soumis à son groupe de quilteuses parmi lesquelles deux vraies débutantes.
Le grand bonheur, c’est que j’en suis la très heureuse destinataire !
Superbe Sampler traditionnel quilté à la main. Les couleurs sont harmonieuses, les bleus sont réchauffés par quelques touches vives.
La dominante bleue, c’est pour me faire plaisir car ce n’est pas la couleur favorite de Denyse 😉 Bravo à chacune (surtout les débutantes !) pour ces beaux blocs qui cachent donc un message qui me fait un plaisir fou… et un peu rougir, à chaque fois que je le lis :
Cette Journée de l’Amitié (Friendship Star) marque la fin de notre route ensemble (End of the Road). Notre groupe de couturières (Sewing Circle) s’est réuni pour te dire au revoir (Good Cheer). Nous sommes tristes de te perdre (Bleeding Heart). Avec l’aide de tes abeilles (Honey Bee) tu as été la meilleure déléguée qu’on pouvait souhaiter (Best of All) et nous ne t’oublierons jamais (Forget me Not). Tu as fait de ton mieux pour resserrer les liens d’amitié (Links of Friendship) entre les membres de France Patchwork et tu as encouragé avec impartialité (Fair Play) toutes les quilteuses. Nous t’offrons donc ce bouquet (Friendship Bouquet) pour te remercier de tout ce que tu as fait pour nous. Nous te prenons dans nos bras (Hug Block) pour t’embrasser très affectueusement (Kiss Block) et nous te souhaitons chance (Lucky Clover) et prospérité (Prosperity) dans tes activités à venir.
Les blocs du sampler sont dans l’ordre de ce beau message et entre parenthèses vous avez les noms des blocs. Mais n’oublions pas que plusieurs blocs peuvent avoir le même nom, et inversement un bloc pouvait être nommé de maintes façons ! C’était la liberté des quilteuses d’antan…
Mille mercis à chacune et surtout à toi Denyse, ce quilt est plein de douceur et d’ondes positives, il m’enchante chaque jour !
Toujours à Balma le 17 novembre dernier, Florence a préparé pour chacune de la délégation un très joli cadeau bien gai et utile. Il était présenté dans cette grande corbeille à couvercle…
Chaque quilteuse de la délégation a plusieurs points communs, parmi lesquels le goût immodéré pour la lecture… et Florence le sait bien ! Voici donc ce que chacune a reçu de Florence (qui nous régale souvent d’ouvrages superbes) :
Nous sommes une grande délégation… Quel travail !! Vous pouvez apercevoir les regards facétieux des cocottes…
Chacune a maintenant sa cocotte marque-page à « ses » couleurs : de la gaieté et de la bonne humeur nous accompagnent désormais, même si nous lisons le plus noir des polars… Alors je vais bientôt lire le nouveau Maxime Chattam ou encore un polar suédois, avec ma cocotte je ne crains rien…
Régulièrement, je vous donne des nouvelles de mon amie Betty de Floride, cette historienne et quilteuse érudite qui protège de l’oubli le savoir-faire du Pine-Cone quiltdans le grand Sud-Est des Etats-Unis et en particulier en Floride.
Le week-end dernier Betty se trouvait à Naples, non pas en Italie mais tout au sud de la Floride, au nord des Everglades (zone humide sub-tropicale du sud de la Floride). Ses pères fondateurs en 1880 trouvaient cet endroit magnifique « surpassant la beauté de Naples en Italie » mais cet endroit ne commença à être prospère qu’avec l’arrivée -tardive, dans les années 1920- du chemin de fer et de la route est-ouest du sud de la péninsule, le Tamiami Trail (de Tampa jusqu’à Miami, en passant par Naples). Cette route est spectaculaire, on longe une nature encore sauvage, on y voit beaucoup d’animaux… par exemple, des alligators… Naples est aujourd’hui une superbe station balnéaire peuplée de retraités et de touristes. Bien sûr, on chérit l’histoire et, non loin du centre de la ville, le musée en plein air du Comté célébrait le week-end dernier le passé de cette région sous forme d’un grand festival de deux jours.
Cette maison, construite en 1926, était la première maison qu’on voyait quand on entrait dans la ville. Menacée de destruction, elle a été déplacée pour être conservée dans ce musée de plein air. Les murs sont de bois local, une sorte de pin, et les fondations étaient faites de sable de la plage et de coquilles d’huîtres pilées et brûlées. Lors de la reconstruction, cela a été fait un peu plus solidement !
Dans une des maisons historiques datant de 1928, Betty avait toute la place pour accueillir les visiteurs et montrer son savoir-faire :
Ce nouveau quilt noir et blanc avec des touches de rouge est une idée de son mari. Il est presque fini !
Les nouvelles recherches de Betty sont sur les vêtements portés par les quilteuses dans la période 1890-1930. Vous avez déjà vules robes incroyables portées par Miss Suejusqu’au début du XXIe siècle ! Alors Betty va tenter de se faire des tenues aussi proches que possible de ces femmes qui ne jetaient rien, réutilisaient le moindre bout de tissu pour des résultats toujours uniques. Pour ce Festival, elle n’avait pas encore de matériel historique, elle s’est donc confectionné une robe à mi-chemin entre une de Miss Sue et une de Namibie. Sa tenue a été faite de chemises et jupes de l’Armée du Salut. La prochaine fois, elle espère en savoir plus sur les vêtements des femmes africano-américaines de la période 1890 à la veille de la Seconde Guerre Mondiale.
Betty a par ailleurs achetéle livre sur les yukatas car tout ce qui est textile ancien réutilisé la passionne. Et elle va suivre avec attention, m’a-t-elle confié, le résultat des robes de princessepour Lacaze ! Ce projet lui plaît beaucoup car on va faire du neuf, et même du féerique, avec des bouts de tissus de récupération.
Vendredi dernier à Balma on pouvait voir un drôle de quilt moderne fait par Karine. En voici l’histoire !
Panneau admiré lors de la JA FP31 de Balma vendredi dernier. On ne voyait pas que c’était un coussin !
Depuis quelque temps, j’ai en tête un cadeau que je souhaite réaliser pour une jeune fille qui va fêter ses 18 ans. En quête d’inspiration, je suis sa maman dans sa chambre refaite à neuf et admire le superbe jaune avec lequel les murs ont été peints. J’aime cette couleur puissante : elle dynamise cette chambre aux lignes simples et droites et en réchauffe l’ambiance contemporaine. Deux pans de mur gris clairs et deux pans jaunes : un équilibre parfait.
Sachant que cette jeune fille se prépare au métier d’orthophoniste, je visualise immédiatement un modèle paru dans le livre Zen chic inspired de Brigitte Heitland qui m’avait beaucoup plu. Je viens de trouver exactement ce que je cherchais !
Enthousiaste, je démarre immédiatement et décide de réaliser un coussin qui devrait trouver naturellement sa place sur le grand lit laqué blanc et donner un peu de peps à la parure de lit blanche et grise. Kristine appelée à la rescousse, comble illico mes manques en tons de jaune et gris et me donne quelques conseils techniques. Je réalise et quilte rapidement à la machine le top qui servira de base. Ce modèle a en effet une particularité : le top doit être terminé et quilté avant qu’on y pratique la partie appliquée.
Je choisis ensuite une police de caractères, détermine la taille requise pour les lettres et l’imprime sur papier. Sur les conseils de Kristine, je veille à décalquer les lettres à l’envers sur mon papier collant double face afin d’éviter l’effet miroir (je décalque les lettres au verso de la feuille imprimée : les lettres papier sont donc à l’envers au début du processus).
Je les applique sur le tissu gris anthracite et les découpe soigneusement au cutter rotatif et aux ciseaux pour les finitions. L’exercice demande du soin et de la concentration : les lettres sont souvent courbes ou avec des angles rentrants.
Je dispose et applique les lettres sur le top et les fixe alors d’un coup de fer à repasser. J’ai fait quelques essais auparavant et ai choisi pour l’appliqué, un fil anthracite ton sur ton et un point de feston adapté. Je pourrai en faire varier la taille, ce qui devrait me faciliter la tâche dans les coutures courbes.
Je démarre l’appliqué machine et veille à soigner les angles très nombreux des différentes lettres : pas toujours facile mais j’aime beaucoup le résultat ! Le montage du patch en coussin est ensuite très simple (même pour moi qui suis une piètre couturière). Je le complète d’une courte étiquette brodée et le tour est joué.
Karine
L’apprentie orthophoniste va être comblée avec ce superbe coussin !
Vous pouvez retrouver des détails sur le livre très riche en modèles originaux par ici.
Quand on est dans un Château Renaissance, à quoi pensent les filles ? A des Robes de Princesse évidemment !
Après sa Robe de Mariée, Joëlle Vétillard nous propose dans le même esprit un nouveau challenge pour faire un défilé de robes de princesse !
Lieu et date : le Château de Lacaze (Tarn) le dimanche 24 juin 2018.
Oui, même lieu et même date que l’exposition France Patchwork de Charm Quilts !
Voici ses consignes :
Il s’agit de faire des ronds, à partir desquels je vais faire des robes, le nombre dépendra du nombre de ronds reçus. Chaque rond sera bien visible, il doit être à lui seul une petite œuvre originale.
Diamètre mini 8 cm max 22 cm
3 couleurs au choix mais une seule couleur par rond : noir, blanc à blanc cassé, jaune à ocre.
Quelle que soit la couleur choisie, il peut y avoir une touche de doré. Le top du rond est fait sur une base de textile, avec une technique libre, patchwork traditionnel main ou machine, art textile, broderie main ou machine, appliqué, collage… Il peut y avoir autre chose que du textile, papier, carton ou tout autre matière, avec ou sans relief. Il faut juste que cela ne soit pas trop fragile. Le doubler de la même couleur que le dessus, noir pour le noir, idem pour le blanc à blanc cassé et le jaune à ocre, avec un beau tissu uni ou faux-uni, l’envers se verra. Coudre la doublure à la machine, endroit sur endroit en laissant une ouverture pour le retourner avec une marge de couture de 1.5 cm à l’endroit de l’ouverture. Le retourner mais ne pas recoudre le trou, c’est moi qui le ferai après. Attention si vous recousez, brodez ou collez quelque chose après l’avoir retourné, ne pas coudre ou coller la doublure en même temps car je vais glisser quelque chose dedans avant de fermer le rond. Si besoin 05 53 28 29 84
Mon adresse : Joëlle Vétillard Charrière 24220 Castels et Bezenac
Date limite de réception le 15 février 2018
Pour des photos et des renseignements complémentaires (une adresse de dépôt au centre de Toulouse !) rendez-vous sur le blog de Joëlle !
Question subsidiaire : comment dessiner un rond ? Bien sûr avec un compas ou un bol, une assiette… Mais j’ai souvent un problème dès que mon rond dépasse l’écartement de mon compas et je manque parfois de l’assiette « parfaite ». Alors connaissez-vous la règle qui remplace la ficelle et le crayon ?
Au milieu de cette règle, à la marque 9 inch, il y a un petit trou ainsi que tous les demi-inch vers la droite. Grâce à eux on peut dessiner des ronds jusqu’à 43 cm de diamètre !
Je l’ai achetée à Kréatiss à Colomiers (près de Toulouse), on la trouve vraisemblablement dans le réseau Mondial Tissus aussi. Elle mesure 18 inch sur 2 inch, elle est en plastique souple et transparent ; la particularité qui nous intéresse est qu’elle est percée de trous tous les 1/2 inch. Impossible de la retrouver sur internet, désolée, je n’ai aucune référence. Elle ne m’avait pas paru chère mais je ne me souviens pas de son prix, elle est vieille déjà !
Je vous la montre aussi sur une planche en liège, car pour l’utiliser on peut poser le papier ou tissu à marquer, fixer le centre de cette règle par une punaise et on met une mine de crayon ou de feutre (Frixion de Pilot par exemple) dans le trou qui convient comme rayon du cercle. On tourne autour de l’axe de la punaise : le cercle est propre, parfait, sans aucune difficulté !
Mais ATTENTION, cette règle est trop fine pour être utilisée avec un cutter rotatif, vos doigts seraient en danger !
Vendredi à la Ruche, je ferai des ronds pour Joëlle !
Noir, jaune, blanc : les Abeilles seront dans le thème de la robe de princesse ! Et prochainement vous verrez le dernier ouvrage de Bee Karine qui a utilisé ces mêmes couleurs…
J’ai passé une fin de semaine très émouvante grâce aux membres de la délégation actuelle et à venir FP31, aux adhérentes France Patchwork 31 et aux délégations des départements qui forment le Patch d’Oc (09-12-81-82). Vendredi 17 novembre était la Journée de l’Amitié avec la passation de relais entre les deux délégations de Haute-Garonne, journée pleine d’émotions et de surprises… J’ai reçu tant de témoignages d’amitié que j’en reste encore toute étourdie ! Chaque petit mot, chaque geste amical, chaque cadeau, chaque participation est une immense récompense pour chacune de la Délégation après six années d’organisation de diverses activités autour du patchwork pour les adhérents FP de notre département de Haute-Garonne.
La journée fut riche en expositions, en agapes, en rencontres, en surprises… Suzy a fait de multiples photos tout au long de la journée, je les partagerai avec vous à la fois sur ce blog et celui du Patchwork sur son 31jusqu’à la fin de l’année.
Tel un patchwork, je vous montrerai en cette fin d’année des ouvrages montrés et admirés lors de cette journée au cours de divers articles. Commençons par un ouvrage de papier, carton et bois, mais qui a un lien direct avec le patchwork, la reproduction artistiquement encadrée d’un tableau de Valériane Leblond qui reste sans doute mon préféré à vrai dire :
Je ne suis pas aussi bonne photographe que Suzy, impossible pour moi de faire la photo du cadre sans reflet !
J’ai parlé à de multiples reprises de ce tableau ou du quilt ici, ici et là ; Suzy, amie chère et fidèle lectrice, s’en est bien souvenue et a contacté Valériane pour obtenir une carte originale mais en vain, elles sont toutes vendues depuis belle lurette.
Voici le quilt original vu à Nantes en avril dernier. Il est richement quilté et ces couleurs m’enchantent !
Suzy a obtenu une très belle copie et son parfait encadrement en biseau fou met le tableau si bien en valeur.
Suzy, tu as tapé dans le mille évidemment ! Chez moi, brique & pastel sont déjà ces couleurs qui dominent, j’ai l’embarras du choix pour lui dédier une place…
Heureusement, Suzy a aussi pu me fournir une photo parfaite du tableau !
Cette phrase d’une chanson me trotte dans la tête depuis vendredi, je te la dédie Suzy, et à vous toutes, mes amies quilteuses :
La chanson de Louis Chedid se termine ainsi : Je vous aime !
Encore un livre à vous recommander ! Les éditions américaines nous gâtent encore, ici Abrams, avec un livre rempli de l’esprit de cette créatrice. Les quilts improvisés se diversifient et prennent leur place dans notre petit monde du patchwork moderne.
Quand L’Est rencontre l’Ouest, c’est le thème d’un tout nouveau livre de quilts, quand les tissus et l’esprit japonais sont interprétés par une Américaine infiniment passionnée par le Pays du Soleil Levant. Patricia Belyea vit à Seattle et de cette ville côtière de l’Océan Pacifique, quand elle regarde vers le large son esprit voyage sans doute tout droit, vers le Japon, pays qui la fait rêver depuis son enfance… Le petit paradoxe est que le Japon est pour elle plein Ouest !
Rêve devenu réalité, elle travaille maintenant dans ce domaine qu’elle aime tant. Patricia est maintenant connue pour son commerce de tissus Yukata, destinés normalement à la confection de légers kimonos d’été. Les tissus sont originalement larges de 14 inch de large (35,5 cm), typiquement pour faire des kimonos, et sont vendus au yard chez Patricia. Elle collectionne à la fois ces tissus anciens, vintage et quelques plus modernes et les vend en dispensant généreusement ses connaissances. Parallèlement, elle apprit les règles du patchwork et comprit bien vite que c’était le côté moderne et improvisé qui l’épanouissait.
Oui les tendances sont têtues, les quilts improvisés remplissent les nouveaux livres pour mon plus grand bonheur !
Les quilts de Patricia sont simples, leur raffinement vient de la qualité des tissus. J’aime son idée de départ, choisir le chiffre-chance japonais, le 8, hachi qui signifie à la fois huit et chance, croissance, prospérité. 8 donc comme 8 inch (20 cm), la dimension idéale pour ses blocs. Les larges imprimés japonais ont assez de place pour s’exprimer.
De très belles finitions originales comme du sashiko rendent les quilts plus sophistiqués, les grandes bordures sont omniprésentes, contrairement aux quilts modernes standard, même si on utilise aussi le facing comme finition !
C’est donc un livre que je recommande chaleureusement si vous aimez l’esthétique japonaise, ses couleurs vives, tranchées, contrastées et un design épuré, simplement moderne.
Parmi ceux présentés ci-dessus, celui-ci vient tout juste de sortir et on se l’est arraché sur le stand :
A Houston, les nombreuses séances de dédicaces permettent de rencontrer les auteurs. Ici Rayna Gillman, qui a vite manqué de livres à dédicacer !
Les quilts improvisés intimident, et pourtant de plus en plus de quilteuses me disent avoir envie de se lancer. C’est une démarche bien différente quand on choisit un modèle et on s’astreint à le reproduire fidèlement.
Ce tout nouveau livre, Create your own Improv’ Quilts de Rayna Gilman, peut vous aider à franchir le pas. Après une introduction libératrice (quels tissus choisir…), nous « écoutons » Rayna qui nous explique, nous la bonne copine que nous devenons au fil de la lecture, ses principes et surtout ses non-principes.
Rayna présente son livre non pas comme un recueil de recettes mais un générateur d’idées. La créativité se provoque puis s’entretient !
Mais pour réussir un quilt improvisé, tout ne devient pas beau et harmonieux d’un coup de baguette magique ou d’un coup de cutter, loin de là. Rayna nous fait progresser à partir de ses propres hésitations, ses erreurs et la résolution des problèmes.
Il n’était pas du tout prévu que ces blocs deviennent un centre en forme de médaillon, nous voyons les diverses options page précédente. Mais Rayna nous explique pourquoi c’est son choix final et on se range à son avis, c’est le meilleur !
Comme je baigne dans l’improvisation depuis des années, j’apprécie grandement la quantité et qualité des trucs et astuces que Rayna nous offre dans ce livre. Et j’ai appris une chose évidente à laquelle je n’avais pas encore pensé : la couture sur papier improvisée. Ces deux notions paraissent antinomiques, pourtant c’est d’une évidence simplissime et son truc qui évite trop de coutures prises dans le papier est formidable ! D’autres chapitres font le point sur des techniques aussi diverses que le fusing (utilisation d’un thermocollant double face) ou les bandes irrégulières…
Avec un quilt improvisé, votre ouvrage ne sera jamais le même que celui montré au départ. Il vous viendra sans doute aussi d’autres idées en chemin… C’est ce qui est exaltant dans cette démarche !
Bien sûr ce livre est en anglais et il est peu probable qu’il soit un jour traduit en français. Mais j’ai pour vous une belle solution : Rayna Gillman parle couramment français et sera en Bretagne fin août 2018, comme l’année dernière, pour dispenser un stage ! Pour tout renseignement, veuillez vous adresser à Anne sur le site du clos de Lande Vallée.
Voici le site de Rayna Gillman : https://www.studio78.net/. Les deux premières photos viennent de Facebook/Rayna Gillman.