A Rouen, samedi dernier devant la Cathédrale, les passants ont pu admirer une oeuvre extraordinaire, une copie inédite de ce tableau si connu :
Claude Monet, 1886 (au Musée d’Orsay).
Un projet ambitieux de l’association Citémômes, Tricote un Sourire, a encouragé petits et grands à tricoter des carrés dans des couleurs bien définies dans le but de réaliser une oeuvre d’envergure. Son nom vient d’une citation de l’Abbé Pierre : « un sourire coûte moins cher que l’électricité mais donne autant de lumière ». A chaque carré, c’est un sourire de plus :
Et il en a fallu 10 000 de 5 cm de côté pour réaliser cette immense oeuvre de fils tricotés mis sur des carrés de tissus de soutien :
Mathilde Milot, directrice de Citémômes – Photo Ouest-FranceJ’imagine tout le travail de l’assemblage ! (photo d’ici)
Quelle merveilleuse manière de mettre en valeur notre patrimoine artistique ! Mille bravos à chaque participant, de 2 à 102 ans… Illustration idéale de la passation du savoir-faire entre les générations !
Vous n’avez aucun besoin d’être connecté à Facebook pour faire des quilts, c’est une évidence. C’est du temps passé devant l’écran, des contacts avec des inconnus (pour quoi faire ?), des publicités indésirables, des rumeurs infondées…
Oui Facebook c’est tout ça et bien d’autres nuisances.
Mais c’est aussi le partage à la vitesse éclair de notre passion ! Sans vouloir vous convertir au dieu Facebook, je vous signale quand même la création hier de deux groupes francophones que je soutiens et qui pourraient vous intéresser. Que les personnes anti-Facebook, ou simplement non concernées, me pardonnent de consacrer ici ces lignes pour les présenter !
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Reconnaissez-vous cette esthétique ? C’est un quilt hyper-simple à faire qui enthousiasme tant de monde ! Rappelez-vous, vous l’avez admiré dans le numéro 122 des Nouvelles (magazine France Patchwork, automne 2014). L’original de Martine Cade-Moret a fait de nombreux petits, chaque interprétation faisant dire : oh moi aussi je voudrais bien m’y mettre ! C’est pourquoi Claude Bechtold et Pascale Genevée ont lancé un groupe pour partager les photos, aider les novices, encourager toutes celles qui souhaitent faire ce quilt à leur tour.Ce groupe est ici.Bravo pour cette initiative !
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Le Projet 70273 vous est maintenant familier. Vous pouvez lire les conditions de participation dans ce document tout-en-un, avec l’adresse d’envoi en France et y trouver le formulaire de provenance des blocs (pour votre envoi). Mais il n’intègre pas la toute nouvelle information : le groupe francophone Facebook est créé !Chloe l’a finalisé cette nuit (quelle énergie chez cette femme !) et voici le lien pour nous joindre.
Tout au long du mois de septembre, que vous soyez sur Facebook ou pas, vous aurez, sur les blogs de Patchwork Inspirations et La Ruche, des précisions sur ce gigantesque projet, la possibilité notamment de créer des groupes pour faire un des quelque 1 100 quilts prévus pour exposer les 70 273 blocs… Nous vous expliquerons également les dessous de cette organisation : quand on sait pourquoi et comment, c’est mieux n’est-ce pas ?
Le projet 70273 prend de l’ampleur en France, merci à chacun d’entre vous ! Je vais continuer à montrer sur ce blog les photos de mes blocs et ceux de mes amies proches comme ci-dessous, mais sachez que très bientôt vous aurez VOTRE espace francophone pour suivre cette grande aventure ! Chloe, Anglaise-en-Normandie, prépare une Page Facebook francophone pour nous. Vous y trouverez tous les renseignements nécessaires pour comprendre ce projet, l’espace pour vous exprimer librement et poster les photos de vos croix.
Donc en attendant, si ce n’est déjà fait, vous pouvez vous inscrire à Facebook pour nous rejoindre quand la Page sera créée.
Bee Kristine a préparé déjà de très jolies XX :
Vous pouvez cliquer pour voir tous les détails intéressants de ces croix : messages, matériaux, techniques…
En cette rentrée, ce projet facile mais si important symboliquement vous tend les bras, à faire dès que vous avez 5 mn, à la main ou la machine !
Ma chère amie Maïté m’a envoyé des photos au cœur de l’été au sujet d’une histoire insolite, méconnue (du moins en France), triste et touchante. On se croirait dans un roman exotique, mais Lili’uokalani a bien existé et voici un pan de sa vie.
Lili’uokalani, ici en 1891, eut un destin unique.
Hawaï, Hawaii ou Hawai’i, au choix, est un archipel de 137 îles nommé d’après l’île principale, perle américaine du Pacifique, paradis de vacances au son du ukulélé, réserve de merveilles de la nature, spot de surf, lieu de naissance de Barack Obama en 1961… et je n’en savais pas grand chose d’autre.
Je ne m’étais jamais demandé comment cette île avait bien pu rejoindre le géant étasunien.
Paysages paradidiaques…
Pour faire court, ces îles polynésiennes furent découvertes par l’Occident par le grand explorateur James Cook en 1778. Il les baptisa les Îles Sandwich : il aurait aussi pu les nommer Îles Ananas, tant qu’à faire !
L’ananas, soleil d’or de Hawaii!
James Cook mourut à Hawaii un an après, battu à mort par les natifs (on dit qu’il fut ensuite mangé… mais rien n’est sûr). Cela ne lui a pas porté chance de baptiser ces îles en hommage à John Montagu, comte de Sandwich (Angleterre), diplomate et amiral, mais aussi joueur invétéré corrompu ! La légende veut que ce comte ne voulait pas perdre de temps à se mettre à table pour manger, d’où la préparation avec une tranche de bœuf au milieu de deux tranches de pain nommée ensuite sandwich…
Les îles s’unifièrent en royaume en 1810, dynastie qui perdurera jusqu’en 1893 pour laisser place à une République éphémère et troublée, puis elles devinrent territoire américain jusqu’à devenir en 1959 un Etat des Etats-Unis à part entière, le 50e. C’est le destin du dernier monarque qui nous intéresse aujourd’hui, une femme nommée Lili’uokalani.
Lili’uokalani régna de 1891 à 1893. Tableau de William Cogswell.
Lili’uokalani (1838-1917) succéda légitimement à son frère au trône d’Hawaii en 1891. Elle avait à cœur de restaurer les prérogatives de son peuple vis-à-vis des Américains et des Européens de plus en plus « envahissants » ; le port de Pearl Harbor est idéalement situé comme base économique du Pacifique pour les USA… Hélas, les haoles (les riches blancs) contestèrent donc rudement l’autorité de Lili’uokalani et ne la laissèrent pas longtemps en place : la Reine fut destituée deux ans après. Les troubles durèrent jusqu’en 1895, date à laquelle elle fut arrêtée, soupçonnée de rébellion, et gardée de force dans une chambre de son ancien palais royal à Honolulu. Enfermée une année, cette femme très pacifique (chrétienne mais aussi proche des bouddhistes et shintoïstes d’Hawaii) avait une âme d’artiste qui l’aida à passer le temps : elle écrivit des poèmes, ses mémoires, composa des chants devenus célèbres… et fit un quilt à sa manière ! Elle sera réhabilitée et dédiera sa fortune dans son testament pour sa Fondation pour les enfants orphelins et déshérités d’Hawaii.
Voici le quilt fait par la Reine durant sa captivité, quilt qui n’a rien de commun avec les habituels quilts hawaïens actuels mais tout à voir avec son époque :
Quilt crazy victorien de Lili’uokalani, fait en 1895. De fait, dépêchée par son frère, Liliuokalani avait mené la délégation royale hawaïenne vers Londres pour le Jubilée d’Or de la Reine Victoria en 1887. Les toilettes colorées des Hawaiennes y firent sensation et c’est peut-être là qu’elle vit et aima ce genre de quilts à la mode !
Par amitié, la dame de compagnie de la reine resta tout le long de l’assignation à résidence avec elle. La fidèle servante ne partait que le dimanche pour rendre visite à sa famille. Le quilt fut probablement fait par les deux femmes ensemble. Vu dans son ensemble, ce n’est pas le crazy le plus esthétique du monde, mais il témoigne de tant de choses et de près, il est somptueux. Il est immense (presque 2,50 m de côté), fait de chutes de vêtements féminins d’alors, principalement de soie, velours, rubans, lin… Il est extrêmement fragile et est à présent exposé sous verre dans sa chambre de détention. La différence esthétique entre les blocs provient du fait que l’ex-reine assembla des parties faites au fur et à mesure, sans savoir quand son incarcération finirait. L’avait-elle commencé avant son arrestation ? L’a-t-elle assemblé après sa libération ? Je l’ignore. En tout cas, Lili’uokalani ne remonta jamais sur le trône et vécut jusqu’en 1917.
Bill Clinton, 1993
Bill Clinton, au nom des USA, présentera tardivement un texte d’excuses (Apology Resolution) au peuple hawaiien en 1993. Le revenu médian des ménages est nettement au-dessus de la moyenne dans cet Etat, la population est très diversifiée et il fait bon y vivre ! Pourtant l’indépendance d’Hawaii est un sujet épineux pour une partie de la population et des revendications d’indépendance restent d’actualité.
Voici des photos de détail, les premières proviennent de Mary Agnes Howard, l’amie de Maïté qui a visité le palais d’Honolulu cet été. On a donc quelques reflets inévitables, mais le quilt est bien visible. Merci à toutes deux !
La bordure noire encadre bien les carrés de styles variés et donnent une unité, ce qui n’empêche pas mille et une fantaisies !Faune et flore de l’archipel sont bien présents, très joliment brodés.
Le quilt de style victorien est extrêmement bien brodé et recèle de nombreuses allusions au peuple hawaiien, mais aussi tout ce que l’on trouve habituellement dans un ouvrage de ce genre (livre).(livre)(livre)
La reine déchue mit dans son quilt tout son amour pour Hawaii, pour sa famille… Un livre montre de nombreuses photos détaillées du quilt avec son histoire et certaines photos ci-dessus proviennent de cette source :
Et voilà comment, une fois de plus, la grande histoire s’apprend grâce aux quilts !
EDIT à 10 h : je viens d’apprendre que le Président Obama vient de quadrupler, à l’ouest de l’archipel d’Hawaï, une zone protégée de la planète qui devient ainsi la plus grande du monde, à lire ici en français. La pêche commerciale, l’utilisation des fonds sous-marins sont désormais interdites, mais la pêche traditionnelle hawaïenne reste autorisée. Protection de la Nature : Yes we can!
Petit clin d’œil à Bécassine en passant, que seuls les francophones connaissent !
En prévision d’un voyage en voiture de quelques heures, j’ai préparé du tissu et du fil pour ce projet.
Bécassine se prépare pour un voyage en automobile.
J’ai découpé une bande de 6.5 inch d’un coupon de tissu Hawthorne Threads, imprimé digitalement sur une étoffe de coton blanc bien plus large que l’impression.Je vous en avais parlé ici et plus récemment ce matin. J’ai marqué des zones au crayon de 9.5″ et 3.5″, pour satisfaire les consignes.
Bécassine a des bouts de tissus rouges en vrac et du tissu blanc coupé d’une longueur de 6 pouces et demi.
J’ai ensuite sélectionné dans mon tiroir-bazar-de-restes-rouges quelques bouts de tissus que j’ai coupés à main levée en bandes de 2 cm environ, ainsi que quelques-unes coupées aux ciseaux cranteurs.
Bécassine prépare ses petites affaires pour le voyage.
Des aiguilles, des petits ciseaux, du fil rouge du fil à broder… et me voilà prête à ne pas perdre mon temps en voiture !
Bécassine est prête pour son voyage, en route !
Je ne suis pas mécontente d’avoir rentabilisé le temps passé en passagère :
Au retour, Bécassine montre à ses copines ce qu’elle a fait pendant son voyage. Ma Doue benniget*, mais c’est un bon début !Voici les croix faites à la main, avec tissu appliqué avec des points de broderie pour les 3 grands blocs (6.5 x 9.5 pouces) et juste en broderie (stitching) pour les 3 petits (3.5 x 6.5 pouces). Rustique, facile, rapide… demain j’en ferai d’autres à la machine !
*Une des expressions favorite des Bretons, littéralement Mon Dieu béni !
Les croix sont fixées avec divers points, au fil rouge.La suite de la bande de croix à la main, du simple et rustique fait dans la voiture.
Bien sûr, Bécassine en fera d’autres tout au long de l’année et y entraînera ses copines. Mon petit doigt me dit que certaines ont déjà commencé !
Pour vous qui souhaitez participer à ce projet, Cécile D. a fait la traduction du PDF de Jeanne, vous pouvez trouver la traduction intégrale dans ce post. Merci à toi Cécile pour les nombreuses quilteuses françaises qui ne lisent pas l’anglais !
Merci également à Chloe qui accepte volontiers de faire la boîte aux lettres des Francophones, elle recevra tous vos blocs et les transmettra aux Etats-Unis, à moins qu’un pôle européen de quilting ne se mette en place, qui sait ? Nous avons déjà une proposition de Chantal, Je Quilte pour Vous.
Nouveauté, vous avez sous le titre de ce blog La Ruche des Quilteuses une Page nommée LE PROJET 70273 : vous y trouvez un texte à copier-coller pour diffuser les explications de ce projet… et l’adresse de Chloe !
De plus, Chloe ouvrira une page Facebook francophone pour Le Projet 70273 dans quelques jours. Nous vous tiendrons informés, bien sûr.
Pourquoi une si grande organisation ? Simplement parce que nous souhaitons la réussite du pari fou de 70 273 blocs de deux croix rouges. Ce n’est pas rien, je crois que personne n’imagine vraiment ce que cela représente… Restez connecté(e)s pour de futures informations !
Sur le blog de Jeanne en colonne de droite, vous avez un schéma mis quotidiennement à jour montrant le nombre exact de blocs reçus… et vous avez une idée précise du nombre qui manque pour atteindre le but. Aujourd’hui nous en sommes à 3 167 blocs reçus… sur 70 273. C’est un travail gigantesque pour lesquelles toutes les bonnes volontés sont à prendre. Par exemple, n’hésitons pas à rendre ce projet pédagogique en faisant participer des classes de CM2, la Seconde Guerre Mondiale étant dans leur programme officiel.
Parfois le matin dans ma boîte @, je reçois une vidéo qui me met de bonne humeur, un monde enchanté avec des enfants souriants, un beau jardin… et de beaux tissus ! C’est Hawthorne Threads qui fait ces vidéos. Aujourd’hui c’est pour Nectar, une gamme qui convient bien pour la Ruche des Quilteuses, n’est-ce pas ?
Non, je ne suis pas sponsorisée, je partage juste pour le plaisir !
France Patchwork propose aussi un thème de concours directement lié à ce sujet : les détails sont par ici ! Il vous reste encore du temps pour cogiter et participer. J’ai déjà vu une superbe réalisation de Cécile Milhau, pour le moment son oeuvre reste secrète mais vous vous régalerez les yeux !
Pour rester dans le thème Pascale Piete propose dans sa boutique une Ruche de la Quilteuse, pour avoir joliment sous la main le petit nécessaire de couture. Ne résistez pas, c’est un beau cadeau à (se) faire pour la rentrée !
Elle est pas belle la vie ? Ou si elle ne l’est pas pour vous en ce moment, profitez quand même de ces instants enchanteurs…
Valerie est Britannique (c’est pourquoi il n’y a pas d’accent sur son prénom), elle vit dans l’ouest toulousain tout près de chez moi et a intégré notre groupe avec enthousiasme il y a quelques mois. Elle n’apprend pas le quilting avec nous -c’est plutôt elle qui peut nous enseigner- mais en revanche nous pouvons l’aider à apprendre le français ! C’est donc un échange enrichissant et très amical.
Valerie avait déjà présenté ici un de ses quilts. Pendant cet été, son séjour en Angleterre tout autant que les multiples visites chez elle, l’ont empêchée d’avancer comme elle l’aurait souhaité son Médaillon à la manière de Gwennie. Famille et amis anglais aiment tant notre région que tout le monde défile non stop chez elle !! Elle apprécie ces visites bien sûr, mais elle attendait aussi l’accalmie pour reprendre le chemin de son atelier. Mais voici les deux premières étapes franchies et Valerie m’a adressé cette photo, en attendant les retrouvailles prochaines de la rentrée.
Le centre (thème : le panier) rappelle Gwen Marston et aussi Sue Spargo, puis vient la première bordure sur le thème de l’enfance (ici un ruban de réglisse). L’appliqué central est thermocollé puis consolidé avec un petit point de feston machine avec des fils ton sur ton. Vous pouvez cliquer sur la photo pour en voir les détails. Qu’en pensez-vous ? C’est un magnifique début, n’est-ce pas ?…
Le Log Cabin et les Etoiles arriveront prochainement !
Les Anglais connaissent bien toutes sortes de bonbons à la réglisse multicolores, évocation de leur enfance !
En dépit du plaisir de nous retrouver après un été plutôt chaud et actif pour ma part et qui, je l’espère, fut beau pour vous tous, nous allons commencer par un sujet grave mais aussi un projet exaltant. Cécile, une fois de plus, a été la première en France à faire connaître sur son blog un challenge lancé pour commémorer une page fort sombre de l’Histoire. C’est donc avec ce projet hors norme que commence l’année – car je reste comme les enfants et les enseignants, l’année commence en septembre – fou pour l’organisatrice, inconcevable par l’évocation du thème, mais si raisonnable à suivre pour nous…
Participer à un quilt « pour une cause » est affaire courante aux Etats-Unis. Seul on est impuissant, ensemble on est si fort… Ici le but est de réunir 70 273 blocs. Non, je ne me trompe pas, malheureusement…
Jeanne Hewell-Chambers a un jour découvert une des horreurs de la seconde guerre mondiale, en 1940-41 : 70 273 personnes, adultes, ados et enfants, furent exécutées lorsque deux docteurs les désignaient handicapés (moteur ou mental) au vu de leur fiche médicale ; il s’agissait de se débarrasser de gens « qui ne méritaient pas de vivre », « des fardeaux inutiles pour la société ». Une horreur de normalisation concrétisée par une croix rouge sur la feuille. Deux croix signaient l’arrêt de mort. Cette absurde haine de l’autre différent, orchestrée par les Nazis, fait partie du passé, mais l’homme ne change pas et notre présent est rempli de toutes sortes de risques d’embrasements, ici et ailleurs.
Bloc de Catherine Hill, Royaume-Uni.
Pour des infos historiques détaillées, vous pouvez voir la présentation sur ce blog. C’est le quotidien avec sa belle-sœur handicapée qui a sensibilisé Jeanne à cette horreur, mais je ne connais personne qui puisse rester indifférent à la monstruosité de ces faits historiques.
Le but du projet est de faire 70 273 blocs représentant chaque mort.
OUI, Jeanne se rend compte de l’énormité du travail ! C’est pourquoi elle fait appel au monde entier pour l’aider à réaliser ce rêve fou. Pas besoin d’être quilteuse accomplie, il faut juste, sur un tissu blanc de la dimension choisie entre les trois données et d’y appliquer deux croix. Toute liberté ou presque est laissée pour le choix des matériaux. Cela peut faire l’objet d’un atelier, autant avec des enfants qu’en maison de retraite, et bien sûr en club de patchwork !
couper un tissu blanc (blanc comme la feuille de papier) d’une de ces 3 tailles : 3.5″ x 6.5″ ou 6.5″ x 9.5″ ou 9.5″ x 12.5″. Ces mesures ne tombant pas juste en centimètres, je ne les convertis pas (convertisseur sur le site France Patchwork). Les fantaisies sont permises : tissus de récup’ appréciés, tant qu’ils sont blancs, aux bonnes dimensions et pas trop épais.
Des napperons anciens pour tissu de fond chargé d’histoire…
appliquer dessus 2 croix rouges, de la couleur de l’encre qui condamnait (en tissu découpé, en broderie, en ruban, feutrine ou autre, même en peinture si vous voulez) en laissant un cadre blanc d’au minimum 7 mm libres tout autour pour la couture d’assemblage. Cela peut être rustique ou sophistiqué.
on nous demande de ne pas signer sur le bloc, mais d’épingler la feuille de participation remplie (ce PDF) au bloc.
adresse d’envoi : sur le PDF, à Jeanne Hewell-Chambers, en Caroline du Nord, USA.
EDIT : suite à la demande en commentaire, je suis donc à la recherche d’une personne qui pourrait traduire en français le PDF de Jeanne. Merci de me laisser un message si cela vous semble possible de réaliser ce travail de traduction bénévole ! Notez la couleur verte, couleur de l’espoir…
Sophistication extrême : un texte a été écrit en piqué libre pour former les croix. Fait par MJ Kinman. Photo FBBrenda Shimshick a habilement mêlé ruban et bordure de dentelle. Photo FBAutre participation : chaque bloc est important ! Photo FBLe début du premier top. Les 70 273 blocs seront assemblés par des volontaires en plusieurs quilts bien sûr, qui seront exposés un peu partout. Un jour peut-être en France ?… Si nous sommes nombreuses en Europe à y participer, pourquoi pas à Sainte-Marie-aux-Mines ?… Jeanne attend également vos témoignages et dédicaces, le cas échéant (voir le PDF, pour le moment uniquement en anglais). Outre l’expo itinérante, ce grand projet aboutira aussi à un livre.
Bien sûr, j’y participerai et espère récolter dans mon entourage quelques blocs… Je vous les montrerai avant leur envoi !
Les bénévoles Kitty Sorgen et MJ Kinman avec le premier top, espoir de la réussite du projet 70273. Photo FB. Admirons le quilt du mur, invraisemblable scrap-quilt de récup’ !!! C’est un quilt de MJ Kinman, à droite. Avec de telles quilteuses, on comprend qu’un projet aussi fou et grandiose puisse aboutir un jour… avec l’aide de nous tous.Le quilting du premier top commence. Tant de bonnes volontés pour ce projet… Je souhaite une participation massive de la France et des amies francophones !
De cette tragédie du milieu du XXe siècle, Jeanne veut en faire une oeuvre d’art collective pour ne pas oublier.
Démarche assez similaire finalement, en 2014 un artiste a entièrement recouvert de miroirs un bunker édifié par les Allemands en 1944 sur une plage des Flandres.
Un bunker parmi d’autres, vestige de la 2e Guerre mondiale, avant sa transformation extraordinaire par un artiste anonyme.
D’une grosse verrue hideuse de béton mais qui finissait pas devenir invisible aux yeux de tous, l’artiste en a fait une oeuvre énigmatique et poétique nommée « Réfléchir » :
Anonyme (c’est ainsi que se fait appeler l’artiste qui reste justement anonyme, voir son site ici) explique sa démarche :
« Réfléchir renvoie à un aspect plus politique du blockhaus, on ne peut ignorer que sur cette terre, il y a plus de 70 ans une guerre a eu lieu, des hommes se sont affrontés. Par son projet, Anonyme nous questionne sur le contexte social et politique actuel, la montée de l’extrémisme. Le passé est-il réellement révolu ? Saurons-nous tirer les enseignements de l’Histoire ? »
« Entre les mains de l’artiste, le bunker ainsi indéfinissable, universel, nous transporte loin, très loin de Dunkerque, vers un ailleurs, une terre inconnue. »
Cela fait bien plaisir d’être nominée dans cette chaîne de blogs de patchwork version été 2016. Merci à toi, chère Sophie de Suisse, d’avoir pensé à moi. Ton blog, Luna Love Quilts, regorge de magnifiques quilts modernes… Tu sais comme je les admire! Je crois que tu es actuellement à Birmingham… Quelle chance !
Sophie nous a dévoilé 7 faits la concernant, des « petits secrets » dévoilés qui créent de la proximité avec elle et toutes celles qui ont eu la gentillesse de se confier au cours de ce tour des blogs. A condition que ce ne soit pas trop fréquent, c’est effectivement une joie de faire une chaîne d’amitié qui permet de nous dévoiler un peu, beaucoup, juste ce que nous avons envie et en même temps faire découvrir d’autres blogueuses.
Voici les règles de ce Lovely Blog Award :
– Remercier la personne et ajouter un lien de son blog. – Lister les règles. – Ajouter l’image de One Lovely Blog Award. – Lister sept faits nous concernant. – Nominer (jusqu’à) 15 blogueurs.
Il me reste donc à citer 7 faits me concernant et à sélectionner quelques blogs !
Commençons par tenir une promesse. Dans l’article précédent, j’ai promis de vous dire un jour pourquoi ma maison s’appelle Rozven. C’est un mot breton, la plupart du temps traduit La Rose des Vents… Joli mais faux ! Je n’ai fait que copier sur une maison évoquée notamment dans un beau roman, Le Blé en Herbe… Colette passa de longs séjours en Bretagne dans cette maison près de Saint-Malo, heureuse, épanouie, profitant de la nature sauvage de la côte, de 1910 à 1924 (détails notamment sur ce blog).
Rozven, photo prise de la plage de la Touesse (Saint-Coulomb). Voir d’autres clichés sur ce blog, ainsi que quelques scoops : ainsi apprend-on que Colette se cousait pendant ses vacances de simples chemises de nuit en baptiste bordées de crochet de couleur contrastée !
Mon oncle prof d’anglais et de breton m’assura que Rozven voulait dire la colline blanche (et au bord de la mer : la dune blanche), mais que cela pouvait tout autant se traduire par la rose blanche (corruption de roz gwen). Alors, amoureuse de la Bretagne, de Colette et des roses blanches, j’ai osé baptiser notre maison Rozven… même si elle n’est pas en Bretagne !
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J’aime tout autant la Bretagne et l’Occitanie, régions de chacun de mes parents. Depuis toujours, la Bretagne est pour moi terre de vacances et de réunions familiales. Quant à Toulouse, c’est ma ville natale et à chaque fois que je la quitte, c’est pour mieux y revenir !
Au bord de la Garonne, vue sur les quais à partir de la prairie des filtres, photo trouvée sur internet.Les Rêveurs (1906), Henri Martin. Cette célèbre fresque géante de 36 m de long est fixée au premier étage du Capitole de Toulouse. Malheureusement, en cette période troublée, on ne peut plus visiter le bâtiment librement. J’y trouve une nette ressemblance avec la photo ci-dessus, mais ici les promeneurs sont connus ! Jean Jaurès est à droite en manteau beige, canotier et mains dans le dos. Les autres personnages ont aussi un look délicieusement rétro et les spécialistes savent encore y apposer des noms.
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Nous sommes 4 sœurs, toujours proches et solidaires mais rarement réunies… Nous avons eu le bonheur de nous retrouver le mois dernier, quelque part en Bretagne :
Je suis l’aînée de la tribu et la plus jeune a 13 ans 1/2 de moins que moi… J’étais sa « petite maman » !
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Déléguée France Patchwork de mon département (Haute-Garonne) depuis bientôt 5 ans, j’apprécie grandement cette association au service de notre passion. Une délégation est d’abord une aventure humaine avec un groupe de personnes bénévoles se dévouant pour offrir des activités aux membres FP du département. Autour de moi, j’ai des amies oh combien précieuses qui constitue l’équipe de délégation ! A chacune ses spécialités, nous nous complétons et surtout chacune est bien sympathique ! C’est un plaisir de nous retrouver presque chaque semaine de l’année scolaire. Notre travail est mille fois récompensé par les liens d’amitié tissés avec nos adhérents. Toujours bénévolement pour France Patchwork, j’écris des articles dans le magazine Les Nouvelles, dirigé par Monique Lopez-Velasco. J’admire ses compétences de rédactrice en chef, si délicat et chronophage ! En feuilletant chaque magazine, on n’imagine pas le travail qu’il cache… mais l’important, c’est le résultat et la satisfaction des membres de France Patchwork.
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Depuis mon adolescence, j’ai une forte fibre écologique. J’ai souvent eu la tentation de m’engager pour faire bouger les choses au-delà de mon cercle familial et je soutiens quelques associations, pas assez malheureusement. Mon engagement actuel dans le patchwork prend tout le temps que je pourrais y consacrer. M’engager politiquement ? La rudesse du monde politique m’en a vite dissuadée : pour y survivre il faut d’abord avoir le goût du pouvoir, ce qui m’est étranger. Je comprends Nicolas Hulot ! J’ignore s’il aurait pu être bon président, mais sa présence aurait fait sortir les débats hors du cadre (out of the box, disent les anglophones) et on y aurait gagné en qualité… Comme le dit Bertrand Piccard, il faut associer économie, écologie et humanité (livre Changer d’altitude). Ces deux années 2016-2017 sont cruciales pour notre avenir, en fonction du traitement du Brexit, de la refonte nécessaire de l’Europe, des réponses au terrorisme, des résultats des élections des USA et de la France…
Si je n’ai pas transmis à mes filles le goût du patchwork, elles ont des convictions écologiques fortes et s’engagent de plusieurs manières. Ma fille cadette est notamment rédactrice à Sauvons la Forêt. Je suis très fière de ses actions et ses écrits.
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Citadine jusqu’à mes 35 ans, je me suis rattrapée sur le tard en devenant passionnée de botanique. Reines des fleurs, les roses, les pivoines me ravissent. Mes découvertes préférées ont été cependant les plantes médicinales et les bonnes-mauvaises herbes… Dans une autre vie, j’étais herboriste… ou sorcière !
Plantes vertueuses ou plantes de sorcières, elles m’envoûtent toutes !
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Une dernière confidence : il ne se passe pas une année sans que je ne relise un livre d’Agatha Christie !
Je suis heureuse de nominer Alice, notre amie qui a quitté le pays des kiwis pour s’installer en Bretagne, que nous pouvons retrouver sur son blog Blossom, Quilt & Craft. Ayant déjà participé à d’autres chaînes et nominé alors la plupart de mes copines (mais je ne retrouve pas la liste !!), je m’arrêterai là cette fois-ci ! Mais si vous avez un blog et que vous souhaitez participer, inscrivez-vous en commentaire, je vous ajouterai ci-dessous et nous vous rendrons visite !
Seulement, après la bordure si dense, je voulais un peu de calme et de douceur. Mes essais de blocs étaient trop chargés pour me plaire, je les mettrai au dos !
Finalement je me suis arrêtée à une bordure de style log cabin autour du centre, comme l’ont déjà fait plusieurs participantes. Voici donc la bordure bleue, le même imprimé en deux tons avec des dessins de samplers en point de croix (Blackbird Designs), restes de ce quilt Les Moulins de la Ruche.
Cette photo me rappelle de bons souvenirs, Béa et moi avions conjointement donné les explications de ce modèle tout simple et joli. Les souvenirs sont par ici !
Comme il s’agit de log cabin, c’est-à-dire de cabane en rondins qui furent le Home Sweet Home de tant d’Américains, j’en ai profité pour ajouter le nom de ma maison, brodé depuis une éternité et qui n’avait jusqu’alors pas trouvé sa place. Elle s’appelle ROZVEN et ce nom a une histoire que je vous raconterai un jour…
Les liens pour voir toutes les superbes réalisations se trouvent hébergés chez Lori. Que de créativité Mesdames, et quel plaisir de créer toutes ensemble !