La Fierté des Femmes au PAF 2022

Il soufflait un vent doux et multicolore au Salon de l’Amour du Fil, qui répandait joie et fierté d’être là, nous les femmes artisanes ou artistes, bricoleuses ou brodeuses, couturières ou quilteuses. Des femmes qui ont des talents et s’affirment en étant simplement là, avec simplicité et fierté. C’est du moins ainsi que je l’ai ressenti. Bien sûr, il y avait quelques Boys, chevaliers servants de quelques dames, membres du staff d’organisation ou hommes aimant les mêmes arts que nous, mais c’était quand même une sacrée majorité de Girls qui arpentaient les allées !

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Quilts traditionnels et contemporains au PAF 2022

Je ne choquerai personne en disant que la majorité des quilts exposés à Nantes étaient traditionnels – mais quelle beauté ! Traditionnel ne veut pas dire sombre ni ennuyeux ni attendu ni terne ni fade, et ces quilteuses de haut vol qui aiment créer avec des tissus de reproduction ou de récupération, comme avant, acceptent aussi avec intelligence qu’on ne fasse pas comme elles 😊 : il y a de la place pour tout le monde !

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Au Coin des Blogueuses au PAF 2022

Nantes est la ville de mon adolescence et j’y reviens toujours avec plaisir. Le Parc des Expositions de La Beaujoire se trouve au bord de l’Erdre, une des plus jolies rivières de France, juste en face de mon ancien club nautique où j’ai passé tous mes mercredis et samedis pendant 5 ans. J’étais devenue monitrice à 14 ans, déjà j’aimais enseigner. Les plus petits sur Optimist, les plus débutants sur Caravelle, puis sur 420 ou 470, les plus sportifs sur Laser, et puis nous faisions aussi du canoë, du kayak, alors que la planche à voile faisait tout juste son apparition…

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Sous des cieux inédits avec Vincent

Ayant besoin de quelque temps pour mettre de l’ordre dans mes beaux souvenirs de Pour l’Amour du Fil, je vous propose de patienter en reprenant notre balade amoureuse avec Vincent van Gogh.

Vincent van Gogh passa une année au pied des Alpilles, son talent exacerbé par la beauté des paysages, malgré ses crises qui survenaient tous les trois mois. Entre-temps, ses visions géniales et inédites se concrétisent sur toile, son talent s’épanouit dans la lumière provençale… Après Arles, je me devais de suivre Vincent van Gogh à St-Rémy-de-Provence, là où il s’est volontairement fait interner. Homme préférant la nature à la ville, il savait qu’il s’y sentirait mieux qu’à l’hospice arlésien.

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Un jour, un quilt de Bee Maïté/4

Pour quelques jours, je cède ma place à Maïté, notre chère amie quilteuse. C’est sans doute la plus productive de nous toutes, ce n’est pas peu dire ! Nous admirons sa reconversion : elle qui préférait les appliqués minutieux à la main et les fines broderies, Maïté continue autrement, avec sa machine, détournant ses problèmes de dextérité… Même le quilting machine ne lui fait pas peur ! Un jour, un quilt…

Quand nous jouions à la marelle…

J’ai été emballée par le stage proposé par Katell pour piécer des lettres de façon rapide et ludique : coupe au cutter de façon plus ou moins aléatoire, couture, équerrage etc. d’après Tonya Ricucci. Cela avait donné une jolie brochette de quilts bavards faits par les Abeilles, exposés d’abord à Lacaze, puis au Salon des Tendances Créatives de Toulouse l’année dernière.

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Un jour, un quilt de Bee Maïté/3

Pour quelques jours, je cède ma place à Maïté, notre chère amie quilteuse. C’est sans doute la plus productive de nous toutes, ce n’est pas peu dire ! Nous admirons sa reconversion : elle qui préférait les appliqués minutieux à la main et les fines broderies, Maïté continue autrement, avec sa machine, détournant ses problèmes de dextérité… Même le quilting machine ne lui fait pas peur ! Un jour, un quilt…

Poussières d’étoiles

Pendant les confinements et surtout le premier, j’ai surmonté mon angoisse en passant beaucoup de temps dans mon atelier. Nous sommes nombreuses à avoir eu le même réflexe !

Voici Poussières d’étoiles pour les 50 ans de mon fils aîné Antoine avec la méthode rapide au cutter que nous a expliquée Chantal (voir le très beau patchwork réversible qu’elle a fait avec les tissus de sa maman).


Je vous assure que c’est très rapide et ludique et beaucoup plus facile qu’il n’y paraît.

Bonne journée, quiltez avec joie,
Maïté

Bonus : comme je suis sûre que vous allez nous demander la technique, la voici, avec pour vous la joie de la découverte en avançant au fur et à mesure. Car c’est une méthode intuitive avec des surprises !

  • Apprenez à dessiner une étoile à cinq branches, sur un papier, sans lever votre crayon. Si cela ne vient pas, regardez Wikihow par ici, la méthode 1. Que votre main et votre cerveau enregistrent cette figure !
2 carrés de 25 cm
  • Prenez 2 tissus carrés (exemple 25 cm pour s’entrainer, c’est plus facile quand c’est grand). Les superposer, endroits dessus.
Première coupe
  • Le principe est de couper ces deux carrés empilés cinq fois avec le cutter, tout comme on a dessiné l’étoile à 5 branches au crayon, et ce dans le même ordre. N’hésitez pas à faire des coupes un peu irrégulières, de travers…
  • MAIS après chaque coupe, on coud ! Après la première ligne de coupe au cutter, la partie gauche dessus sera assemblée à la partie droite dessous, et réciproquement.
2e coupe, après avoir fait la 1ère couture et superposé les deux blocs obtenus
  • N’oubliez pas, après chaque coupe, deux coutures où on intervertit les deux parties de blocs.
3e coupe, jusque là, tout le monde suit
  • Faire de même pour chaque droite qui dessine l’étoile à 5 branches et qui coupe vos carrés superposés.
En général, 4e coupe, c’est panique à bord. On n’y comprend plus rien. On se calme. On superpose bien les deux blocs… et on coupe en suivant le schéma de l’étoile, avec confiance.
La 5e coupe rassure, on aperçoit le résultat…
  • On obtient deux blocs, deux étoiles, à équerrer au mieux.
Même en faisant exprès de m’éloigner du dessin de l’étoile régulière et symétrique, j’ai réussi à faire 2 blocs équerrés à 20 cm. Les pointes sont coupées ? Pas grave !! Si vous faites le dessin régulier, cela ne vous arrivera pas.

Je vous parlais de surprise : parfois, un bout d’étoile se retrouve vers le bord du bloc, si votre dessin n’est pas régulier. Ne luttez pas, acceptez cette bizarrerie, c’est même joli, on dirait des étincelles !

Un immense merci à Bee Chantal qui a créé ces étoiles bicolores à partir des étoiles scrappy de jmday.com !

Et bravo à Maïté !

Un jour, un quilt de Bee Maïté/2

Pour quelques jours, je cède ma place à Maïté, notre chère amie quilteuse. C’est sans doute la plus productive de nous toutes, ce n’est pas peu dire ! Nous admirons sa reconversion : elle qui préférait les appliqués minutieux à la main et les fines broderies, Maïté continue autrement, avec sa machine, détournant ses problèmes de dextérité… Même le quilting machine ne lui fait pas peur ! Un jour, un quilt…

C’EST NOËL, IL EST GRAND TEMPS DE RALLUMER LES ÉTOILES

J’ai cousu cette étoile éclatée pour les 40 ans de ma plus jeune fille Florence pendant le confinement.

Mon défi était de varier au maximum les couleurs que je voulais très pétantes et de n’utiliser que des unis et faux unis que j’avais dans mon atelier.


Le matelassage machine suit tout simplement les branches des étoiles.


Pour la bordure, je me suis amusée à tracer de petites étoiles à main levée que j’ai matelassées machine avec du fil blanc, bleu ou rouge.

Coudre et quilter pour une personne qui nous est chère, cela aide à surmonter les aléas de la vie.

Bonne journée, quiltez avec joie,
Maïté

Un jour, un quilt de Bee Maïté/1

Pour quelques jours, je cède ma place à Maïté, notre chère amie quilteuse. C’est sans doute la plus productive de nous toutes, ce n’est pas peu dire ! Nous admirons sa reconversion : elle qui préférait les appliqués minutieux à la main et les fines broderies, Maïté continue autrement, avec sa machine, détournant ses problèmes de dextérité… Même le quilting machine ne lui fait pas peur ! Un jour, un quilt…

Noces d’Or

Nous vivons une période très troublée depuis 3 ans.
L’épidémie du Covid a donné une impression de suspension du temps. Et pourtant, la roue continue de tourner et les anniversaires de se succéder.
Je vous avais présenté le Kaffe Fassett 100 000 chemises, 50 ans de bonheur réalisé pour les 50 ans de mariage de mon amie Marie-Hélène avec essentiellement les chemises de son mari.

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Rencontres en Corrèze

Martine m’a invitée à partager une journée avec des quilteuses de son entourage ; ce fut l’occasion de visiter une toute petite partie de la Corrèze que je connais bien trop peu.

En rencontrant plusieurs personnes du village de Martine, j’ai eu la douce impression de vivre dans la seconde partie d’un roman lu l’année dernière.

Souvent, ce livre d’Ève Gabrielle revient dans mes conversations, il m’a marquée… Voir ici aussi.

Dans ce roman, la France est coupée en deux, la partie Nord étant dirigée par une multinationale, surveillant la population par des puces électroniques, gérant très mal les ravages de notre vie dégradée par la surconsommation passée… Une vie désespérante. En contraste, dans le Sud, on s’est organisé, on vit simplement, à la fois à l’écoute de la Nature et des gens autour de soi ; chacun apporte ses talents pour le bénéfice de tous. Cela rappelle des projets de communautés comme l’île d’Utopie de Thomas More à l’époque de la Renaissance –berceau de nouvelles idées à la recherche de l’harmonie, mais qui pêche beaucoup par la triste uniformisation de la vie de chacun, l’esclavage des coupables… — les espoirs des kibboutz d’Israël ou Auroville près de Pondichéry, le lieu d’une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités*, où vécut une de mes cousines pendant 12 ans dans les années 1970-80…

*Présentation d’Auroville par sa créatrice, une Française surnommée La Mère, Mirra Alfassa Richard (1878-1873)

Dans ce petit village de Corrèze, j’ai donc eu l’impression de vivre dans le fameux Sud de La Part cachée du Monde, sans les dogmes ou contraintes d’une communauté. A Brivezac, on se connaît, on s’apprécie, on s’entraide. On peut être d’ici depuis des générations, ou bien avoir emménagé l’année dernière. L’important est d’avoir le goût de la vie simple entourée de la nature et l’envie de s’intégrer, en respectant les personnes et le patrimoine.

Les deux monuments notoires du village sont l’église romane et la maison de Jeanne d’Albret, figure du protestantisme au XVIe siècle, Reine de Navarre, et duchesse, comtesse et vicomtesse de multiples lieux de France… On la connaît bien sûr pour être la mère d’Henri IV ! Elle aurait dormi une nuit ici, à Brivezac…

Ici, les gens ont trouvé leur raison de vivre. Les uns transforment une maison de village délabrée en coquette Maison d’hôtes, refaite et aménagée avec un maximum de matériaux et meubles récupérés ou recyclés (Carpe Diem). Un autre est musicien. Quant à Louis-Olivier Vitté, il écrit des romans dits « de terroir », 20 livres déjà, la plupart de ses histoires naissent de l’amour du pays et de ceux qui y vivent. Je viens d’acheter La Guérisseuse, évidemment attirée par le titre, ainsi que son dernier, un polar satirique aux accents de San Antonio ! Ils sont nombreux sur ces terres, comme Denis Tillinac, Christian Signol, Michel Peyramaure, Christine Machureau etc., à écrire sur l’histoire locale ou celle du monde. La région fourmille de châteaux, de maisons très anciennes, c’est un paradis d’historien ! Ici on ne peut qu’aimer l’Histoire, avec ces vestiges omniprésents de la vie d’antan, et on ne peut qu’aimer les gens… et cela ne veut pas dire qu’on est passéiste ! Les habitants fourmillent d’idées pour ouvrir des lieux conviviaux, librairie, épicerie… Ils sont riches d’idées innovantes, tout en se préoccupant de l’impact environnemental.

Martine et moi, ce sont de longs mails depuis des années, des confidences, les partages des joies et des peines, alors qu’objectivement nous nous connaissons peu. Mais c’est ainsi l’amitié ! Tout chez elle est souvenirs et artisanats. Voici quelques quilts de Martine, je n’en ai photographié que quelques-uns, trop occupée à discuter !!

Un modèle japonais transformé par des couleurs plus toniques
Un top ancien acheté à Sainte-Marie-aux-Mines, quilté avec amour et patience…
Des essais de teinture à l’indigo avec un kit de chez Emma et des bandes de mille tissus chinois, indiens, japonais, africains… L’artisanat à l’honneur, toujours !
Panneau fait à 4 mains avec une amie, avec le début d’un poème médiéval de Charles d’Orléans.

Ces vers ont inspiré à Michel Polnareff sa plus courte chanson :

Cette musique médiévale me rappelle les trois enfants de Martine que j’ai rencontrés, ils sont de ma génération, curieux de tout, de musique et d’instruments anciens, de photographie, d’écriture, de nature… Passionnés, actifs, souriants malgré tout… Quelle famille, riche de sa diversité !

Ce n’était pas une simple visite à Martine, puisque j’ai partagé lundi dernier avec une petite dizaine de quilteuses l’histoire de Betty Ford-Smith et de Miss Sue, le sauvetage de cette technique du Pine Cone quilt, et puis la transmission… Une journée qui fait du bien !

Des pine cone quilts et de la documentation offerte par Betty
En fin de journée, chacune se réjouit d’avoir appris cette technique !
Il manque Isabelle, la photographe que je remercie beaucoup, ainsi que Jacquotte, partie un peu plus tôt !

Et le même jour, de l’autre côté de l’Atlantique, Betty faisait de même, sous le soleil de Floride…

Une connexion entre quilteuses !

Profitons des bons moments passés ensemble,
Katell

Merci pour tout Martine, et à bientôt !