J’ai beaucoup aimé les photos de Marie Christine Chasseraudsur Facebook, montrant la semaine dernière le paysage enchanteur dans les Pyrénées Atlantiques. La neige à peine tombée est d’une féerie bleutée :
Changeons de climat mais pas de couleur, Ian Berry vient de réaliser plusieurs tableaux absolument époustouflants ! Je vous en montre un :
Cet hyper-réalisme bleuté montre un hôtel de Los Angeles, le Roosevelt sur Hollywood Boulevard. Ian le garantit, il ne retravaille jamais le blue jean avec de la peinture ou de l’eau de Javel : il sélectionne la bonne teinte dans son immense palette de tissus denim, découpe et colle, c’est tout ! Sa technique est parfaite, son œil d’artiste infaillible, le résultat est génial (je pèse mes mots). A chaque fois je le crois au sommet de son art, à chaque fois il me surprend encore et m’éblouit.
Grâce à ses expositions en France, vous êtes nombreuses à l’avoir rencontré à Biarritz, à Sainte-Marie-aux-Mines ou à Labastide-Rouairoux. Je suis sûre que vous attendez comme moi avec impatience une autre exposition chez nous !
Chaque année à partir du 26 décembre, des milliers de Français vont à Londres profiter des soldes : so chic!
Avec la féerie de Noël, peut-être apercevrez-vous Peter Pan à Londres… (voir ici)
Si je pouvais y aller dans les prochains jours, je n’irais pas à Londres pour les soldes mais pour voir la devanture d’un magasin à nul autre pareil :
Oui, un magasin de disques en vinyle, comme dans notre jeunesse ! Ce magasin est plein de 33 Tours mythiques et de réminiscences d’un temps où tout le monde voyait la vie en… rose bleu !
Le grand magicien a encore frappé, c’est bien sûr la nouvelle oeuvre de Ian Berry, un magasin en trompe l’œil en plein dans le quartier qui bouge toujours, Soho.
On voit la boutique par la fenêtre, 24 h sur 24 jusqu’au 20 janvier :
Comme toujours avec Ian, mille et un détails attirent l’attention :
Ah que de souvenirs émus avec certains de ces albums !
Le vernissage avait lieu hier soir et l’exposition dure jusqu’au 20 janvier 2019. Rendez-vous à The Smallest Gallery (La Plus Petite Galerie, la bien nommée !), 62 Dean Street à Londres. Cette galerie veut promouvoir l’Art dans la rue, l’Art gratuit pour tous puisque tout se voit par la vitrine et le concept du magasin de Ian lui va comme un gant.
Congratulations Ian, you are the Best Forever!
Pour ceux qui hésitent à en croire leurs yeux, oui, tout est fait en denim !
J’ai des amies qui, loin de l’actualité des gilets jaunes, ont pris la mer hier. Une croisière en Méditerranée, pendant laquelle elles ne risquent pas de s’ennuyer puisqu’elles vont assouvir leur passion des arts textiles ! Très banale aux Etats-Unis, cette proposition l’est beaucoup moins en France, c’est pourtant une idée de dépaysement très sympathique, surtout avec des animatrices comme Sheila Frampton-Cooper, Maryse Allard, Ina Statescu et Gabrielle Paquin que, chacune, je connais et admire, ainsi que Cyriaque. Que la croisière s’amuse !
Hier soir : embarquement immédiat ! Photo de Frédérique Proust, heureuse participante de la croisière (photo Facebook)
Cet événement est organisé par Pascale Bebronne et son équipe. Beaucoup d’entre nous connaissent cette femme volontaire et énergique, qui participe activement à l’animation du monde du patchwork en France.
Son nom vous dit quelque chose sans savoir d’où ça vient ? Je vous aide : vous lisez son nom dans le magazine La Pratique du Patchwork. Ce magazine (à présent édité en version à mi-chemin entre le magazine et le livre) a indéniablement sa patte, sa culture et son énergie. Les explications de modèles, avec de nombreux pas-à-pas photographiés, sont faciles à appréhender. Quant aux dossiers, ils sont toujours complets, comme dans le dernier numéro (La Pratique + n°2) avec le quilting machine, qui répond à toutes vos questions sous la plume de la spécialiste Chantal Baquin, ou des perspectives historiques (La 1ère Guerre Mondiale et les hexagones) écrites par ma fidèle amie haute-garonnaise Denyse Saint-Arroman. Et bien sûr de nombreux portraits d’artistes viennent compléter la revue de 146 pages. Dans celui-ci, le fabuleux Ian Berry, rencontré de nouveau l’été dernier à Labastide-Rouairoux, est minutieusement portraituré par Pascale Bebronne. D’habitude, c’est lui le portraitiste, ici il en est le sujet. Son succès mondial ne lui fait pas la grosse tête, il reste si amical, accessible, humble… Il est toujours mon chouchou, un mot qui le fait toujours rire aux éclats !
Avec Les Nouvelles, Patchwork & Création Textile, unique en son genre puisque fait pour et par les adhérents de France Patchwork, les éditions de Quiltmania, celles d’Editions de Saxe, celles de Burda avec divers magazines d’Outre-Rhin traduits en français (Sabrina, Elena) et La Pratique du Patchwork +, nous quilteuses et quilteurs francophones avons une chance inouïe !
Soutenons nos associations et éditions sur le patchwork et arts textiles, elles sont de grande qualité !
Pour qui connaît cet événement, le titre à lui seul évoque la chaleureuse ambiance régnant chaque année les 14 & 15 août à Labastide-Rouairoux, ville trait d’union entre le Tarn et l’Hérault, au cœur de l’Occitanie.
Une part de la France vue par Ian Berry : jamais Labastide-Rouairoux ne fut autant le centre du monde 🙂 … rappelant le centre du monde pour Dali, dans une extase cosmogonique : la gare de Perpignan !
Les organisateurs nous gâtent particulièrement cette année avec les incontournables puces des couturières et l’espace commercial, la boutique des Toiles de la Montagne Noire dans le village et aussi des ateliers, démonstrations… Mais ce qui déplace les foules, ce sont les artistes exceptionnels que nous dénichent chaque année Patricia et ses amis !
Ian Berry exposera son nouvel univers textile, en denim toujours, dans cette ville naguère industrielle au savoir-faire textile qui fit la réputation de la région… Attendons-nous à un spectacle époustouflant !
Ian Berry, l’artiste qui fait chanter et danser le denim, se prépare à une grande route vers Paducah avec son Jardin Secret, tout juste décroché de New-York.
Son agenda est difficile à gérer, vous vous en doutez. Il lui faut aussi du temps pour se reposer, pour créer…
Ainsi, l’invitation de Patricia, lancée en automne pour que Ian vienne en Occitanie, restait en suspens… Nous l’espérions tellement fort que, oui, Ian vient à Labastide-Rouairoux (81) pour la Fête du Fil les 14 & 15 août 2018 ! Patricia avait été une aide précieuse et indispensable pour le succès du Secret Garden aux délais presque impossibles à tenir, la voici pleinement remerciée. Ian est une personne qui n’oublie pas ses amis !
Ian, I’ll be so happy to meet you again!
Ce sera une édition vraiment exceptionnelle, allez voir le programme par ici. Comme c’est le moment où on commence à penser aux vacances d’été, je vous conseille de programmer un tour en Occitanie en août. Nous avons tout: la montagne, la mer, un riche passé, de charmants villages, de très belles villes… et un Jardin Secret !
C’est donc ainsi que Patricia annonce la venue du Printemps :
En ce début d’année je vous invite à une promenade dans le Jardin Secret d’une romancière et d’un grand artiste contemporain.
Première édition d’un livre important de la littérature enfantine, The Secret Garden de Frances Burnett, 1911.
Pour les Britanniques, The Secret Garden est avant tout un célèbre roman pour enfants écrit au début du XXe siècle, ancré dans la mémoire collective. Il était une fois une fillette non désirée qui n’a jamais appris à sourire ni à aimer… Ses parents disparus, elle découvre la propriété de son oncle et trouve une clé ouvrant un jardin entouré de murs. Cette clé ouvrira aussi son cœur…
Avec l’amitié d’un jeune garçon qui sait parler aux animaux, avec le plaisir de prendre soin du jardin secret, la petite fille revêche s’épanouit, s’embellit…
La jeune Mary découvre l’amour inconditionnel qui peut exister entre des humains et des animaux.
C’est une belle histoire sur l’enchantement de la vie réelle, l’apprentissage de l’indépendance, le pouvoir d’un simple sourire, la force de la patience et de l’endurance dans l’apprentissage, la beauté de la nature… Toute une éducation pleine de bon sens et de sensibilité imaginée par Frances Burnett qui écrivit aussi Le Petit Lord Fountleroy, peut-être plus connu en France.
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Entrons à présent dans le Jardin Secret de mon artiste textile préféré…
Quand Ian Berry se vit confier un lieu d’exposition dans le Musée des Arts pour les enfants à New-York (Manhattan), ce qui ne se refuse pas quand on est comme lui si attentif à l’éducation, il fit spontanément le lien avec le roman initiatique et imagina, pour plaire aux enfants — et à leurs parents — un Secret Garden qui aurait troqué sa couleur chlorophylle pour le bleu divin du denim.
Jardin d’Eden en Denim ! Photo Lucinda Grange
Ce Jardin Secret est conçu pour se promener par un petit chemin, un escalier, et s’immerger dans la nature recréée.
Dans une fenêtre-hublot, l’éducation prend le pas sur l’émerveillement : les enfants peuvent voir une branche de coton et le texte les invite à se rendre compte que les pantalons en jean proviennent de cette plante. Joyeux jeu de mots bien à propos pour les amuser : from plants to pants… and then again to plants. Oui, cette expo montre des plantes faites de pantalons faits de plantes, la boucle est bouclée ! Photo Lucinda Grange
Mais le délai entre la décision et l’exposition était diablement court ; le 31 octobre dernier, alors que Halloween battait son plein, Ian cherchait des aides efficaces pour tenir le pari… Ce sont donc des volontaires de plusieurs pays qui ont permis cette exposition parmi lesquels Patricia Cathala, bien connue dans notre région pour sa Fête du Fil à Labastide-Rouairoux à la mi-août.
En novembre Patricia a donc mobilisé sa famille, ses amis et le secours populaire local pour trouver des blue jeans usagés puis a travaillé jour et nuit pour fournir deux douzaines de cactus divers et des feuilles armurées !
Photos Patricia Cathala
Grâce à elle et d’autres amis tout aussi actifs, le Jardin Secret a pu ouvrir ses portes le 13 décembre dernier, alors qu’à une semaine d’intervalle la célèbre laverie de Ian était montée à Miami en Floride. Je le sais depuis longtemps, quel que soit son talent, un artiste qui réussit est une personne qui travaille beaucoup…
Pour mieux convenir aux locaux de Miami, Ian a construit une façade – en denim bien sûr – cela ajoute beaucoup de réalisme à la laverie. A l’intérieur, un grand drapeau des USA en denim complète la personnalisation de cette mise en scène. Photo Antonio Palou
Pour les milliers de feuilles qui tombent en cascade, Ian a eu besoin d’une aide plus technique, la coupe au laser de la société italienne Tonello. C’est impressionnant. Allez le voir sur son site par ici !
Ce jardin gagne en mystère avec ces enchevêtrements de plantes… Hormis la couleur, elles sont réalistes et on peut reconnaître les roses grimpantes et les glycines au milieu d’autres lianes. La coupe au laser était indispensable pour ces milliers de feuilles. Photo Lucinda Grange
En montant ce jardin, Ian a pensé à Alice au Pays des Merveilles – autre monument de la littérature britannique enfantine – avec une vision enchantée de la nature, un côté magique et quasi-mystique qu’on doit bien ressentir quand on emprunte ce chemin…
Est-ce un jardin à l’anglaise, où les jardiniers maîtrisent les plantes pour donner un air de nature sauvage ? Ne serait-ce pas plutôt une cité abandonnée des hommes où la nature reprend ses droits avec vigueur ? Le Secret Garden est un jardin fait pour rêver et inventer sa propre histoire… Photo Lucinda GrangeEst-ce le lapin d’Alice qui est toujours en retard ? Photo Lucinda GrangeChaque détail est un enchantement ! Photo Lucinda GrangeAu premier plan, les cactus de notre amie Patricia Cathala côtoient des fleurs printanières et des feuilles luxuriantes. Les enfants ont le droit de s’approcher, de toucher, tout en apprenant à respecter la composition et le travail des artistes.
A la lumière de sa propre histoire, Ian veut livrer un message important aux enfants : oui l’art peut être l’occupation de sa vie si on sent que c’est sa destinée ! Même si le chemin est semé d’embûches et le travail acharné, il faut avoir confiance en son étoile.
Cette ode à la nature en pleine mégalopole veut rappeler aux enfants la beauté de la nature, la joie de jouer dehors avec trois fois rien, le plaisir d’observer les détails d’une feuille ou le vol d’un papillon… The Secret Garden de Ian Berry rejoint en tous points le message du livre The Secret Garden de Frances Burnett !
Cette superbe exposition se trouve au Children’s Museum of Arts, 103 Charlton St. NYC jusqu’en avril prochain. Juste avant la fin de l’expo, Ian y animera des ateliers avec les enfants.
Ian Berry remplit son agenda avec évidemment des surprises pour 2018 !
Je n’ai pas eu la chance de pouvoir aller à Sainte-Marie-aux-Mines cette année, et pourtant j’ai été tellement tentée ! Deux hommes m’y attiraient – mais oui ! – l’Américain Luke Haynes et le Britannique Ian Berry.
De Luke, je ne dirai pas grand chose,j’avaisécrit un article quand j’avais découvert son expo de log cabins sur internet. Comme vous le savez, je suis fan des tissus de récup’ ! Il me tarde un jour de pouvoir me rendre à une de ses expos et de pouvoir mieux en parler !
De Ianen revanche, je peux en parler et comprendre la vague de superlatifs qui déferle sur Facebook depuis une semaine : fantastique, génial, extraordinaire ! Oui, ce jeune homme fascine. Sa gentillesse, sa patience nous séduisent évidemment, mais ce sont ses œuvres qui donnent de l’épaisseur à ces compliments. Alors je vous propose de lire ou relire des articles montrant des étapes de sa carrière déjà si remplie. Désolée, cela va vous prendre du temps, installez-vous confortablement !
Commençons par ses premiers tableaux publics, encore empreints d’enfance. Qui n’a jamais rêvé avec des dessins animés de Walt Disney ? Voyageons dans ce monde enchanté avec Ian, qui avait alors pris un pseudo, Denimu, par timidité je crois… Je me souviens de mon éblouissement en découvrant ces tableaux le matin de mon anniversaire, j’avais passé la journée à préparer cet article paru le lendemain ! Un beau cadeau que cette découverte 🙂 https://quilteuseforever.wordpress.com/2014/01/13/inspiration-denim-denimu/
Un tableau a définitivement mis Ian tout en haut des jeunes talents artistiques, c’est le portrait d’Ayrton Senna. Un beau livre est entièrement consacré à cet événement et Ian a pensé mettre la Ruche des Quilteuses et mon article dans la liste de références internationales. Thank you so much Ian! https://quilteuseforever.wordpress.com/2014/11/07/ayrton-senna-vu-par-denimu/
D’autres artistes que Ian sont fascinés par les infinies possibilités du blue jean, parmi lesquelles une Coréenne. Choi So-Young est fort talentueuse, mais elle reste dans l’appliqué-collé, alors que Ian explore les profondeurs, les mises en plans successifs qui rendent ses tableaux aussi extraordinaires. https://quilteuseforever.wordpress.com/2014/11/25/le-blue-jean-ailleurs/
Je n’oublie jamais d’évoquer Ian Berry, même si ses tableaux ne sont pas des quilts. C’est une ouverture naturelle puisqu’il s’agit de textiles ! Ici Marylin Monroe sous tous ses angles, notamment en denim donc : https://quilteuseforever.wordpress.com/2015/03/18/poo-poo-pi-doo/
Puis quand j’ai lu la programmation de Quilt en Sud en mars pour le mois de mai de cette année, j’ai sauté de joie ! Je sais que plusieurs personnes se sont déplacées exprès pour Ian Berry. Bravo aux organisatrices ! https://quilteuseforever.wordpress.com/2017/03/31/ian-et-sheila-a-quilt-en-sud/ Curieusement je n’ai pas fait d’article après ma rencontre avec Ian, sans doute parce que je savais que Dominique allait publier un reportage dans Les Nouvelles n° 134 (tout juste publié), je ne voulais pas empiéter sur ce qui allait être écrit dans mon magazine préféré !
De cette journée magique, je garde l’assurance de son immense talent et le bonheur de son amitié. Alors voici quelques photos de cette si belle journée à Biarritz, prise par des amies ou moi-même :
En début de journée, Ian met la dernière main sur quelques détails de sa laverie… Oui, c’est un décor en 3D, impressionnant de réalisme et plein de surprises ! Au salon, tout est en denim… même les plantes en pot !Peut-être le tableau le plus incroyable de Ian Berry. Le réalisme est tel qu’on n’imagine pas, en voyant cette photo, tous les détails du travail intensif pour capter les jeux de lumière (admirez le carrelage), les moulures en passants de pantalon, et toute l’histoire qu’on peut imaginer autour de cette femme seule en haut de l’escalier, toute triste… Ne le jugez pas à la photo, il FAUT le voir en vrai ! Je sais que Ian a « souffert » en créant ce tableau, mais cela en valait la peine !
Ian Berry jouant le mannequin pour une créatrice qui fait des vêtements à partir de tapisseries au petit point. Sur lui, c’est sublime !Ian avec Suzy et moi-même. On attend que nos lessives soient prêtes !
Et voilà donc quelques photos souvenir de Biarritz, mieux vaut tard que jamais ! A présent, guettez d’autres blogs et magazines à la suite de son exposition à SMM, nous pourrons lire et voir encore bien d’autres choses sur Ian Berry qui n’a pas fini de nous enchanter.
Son actualité : dans la boutique Pepe Jeans de Londres dans la sélecte Regent Street, vous pouvez admirer une mise en scène de Ian Berry :
Comme un poste de contrôle montrant divers endroits surveillés par caméras, cet ensemble de tableaux (chacun une merveille de précision) est dans la boutique Pepe Jeans de Londres.Photo d’ici.
Ses projets le tournent à présent vers la Big Apple, New-York. Je suis impatiente de voir comment il nous présentera cette ville que j’aime tant, car je sais que son œil nous la montrera d’une manière unique !
Ian ne manque pas de matière première pour la suite…
Frédérique et quelques autres, vous m’avez demandé si on faisait quelque chose en France pour les victimes de la Tour Grenfell. Je souhaite vous répondre ici au mieux. Je crois que vous aurez ici les renseignements escomptés.
Grenfell, ce nom restera à jamais dans l’esprit des Londoniens et de bien d’autres personnes. Lord Grenfell fut un militaire du XIXe siècle un peu ou beaucoup oublié ; Grenfell Road, c’est une rue de Londres nommée d’après cette personnalité, celle qui longe la tour qui fut incendiée le 14 juin dernier. Grenfell Tower est forever, pour toujours et à jamais, le souvenir d’un immense drame, des centaines de victimes directes (personnes blessées, décédées, disparues), des centaines de familles et amis dans la détresse et le traumatisme, mais aussi des milliers de personnes qui veulent aider, ou bien qui se battent pour que cela n’arrive plus jamais.
Il était si choquant de voir des scènes de la Tour Infernale, film catastrophe, hanter notre petit écran aux actualités. Et surtout de savoir que tant de personnes ont perdu tout ce qui fait une vie, leurs affaires, leurs souvenirs, et le plus insupportable, la perte de voisins, de connaissances, d’êtres chers. Depuis, le revêtement extérieur qui a tant flambé est retiré de la vente. Une tour similaire a été vidée de ses habitants pour faire des travaux d’urgence. Tout cela crée des traumatismes qu’on n’imagine pas.
Sheila Frampton-Cooper et Ian Berry se sont rencontrés à Quilt-en-Sud, à Biarritz, en mai dernier. Ces deux artistes ont conjointement décidé d’agir à leur manière pour aider et signifier leur compassion aux rescapés, en particulier aux enfants. On ne peut imaginer le traumatisme de tout perdre en une nuit de cauchemar, sauf que c’est la réalité. Ainsi est né le groupe Facebook Comfort for Grenfell.
Les associations caritatives croulent actuellement sous les dons de toutes sortes et c’est difficile d’organiser les tris, les distributions. Alors ce groupe Comfort for Grenfell veut agir vite et bien, offrir des quilts aux enfants qui n’ont plus rien : un signe tangible, durable et utile que d’autres ont pensé à eux. Un quilt est un (ré)confort bien concret…
Sheila Frampton-Cooper est la délicieuse artiste américaine vivant en France dont nous connaissons bien l’élégant style maintenant.
Electric Faerie of the Getty Garden, Sheila Frampton-Cooper
Ian Berry, cet incroyable artiste qui ne travaille qu’avec du bluejean, habite à Londres. Le jour-même du drame, il a apporté des pantalons en bluejean neufs pour vêtir ceux qui n’ont plus rien. Vivant à Londres, il a particulièrement été choqué par ce drame.
Dans un décor en blue jeans, Ian Berry dans son stand de Quilt en Sud (photo Sheila Frampton-Cooper)
Sheila, qui a eu l’idée de faire le groupe Facebook pour faire connaître cette initiative, nous convie à nous inscrire à ce groupe si on souhaite faire un quilt. Nous y échangeons nos idées, nos questions. Par exemple, nous savons que ces quilts sont pour des enfants qui vivent en 2017 et donc il nous semble évident de leur offrir des quilts modernes et gais.
Finalement il est apparu plus utile et intelligent de rejoindre l’organisation déjà bien rodée avec une grande logistique, Quilts For Grenfell, avec notamment la Modern Quilt Guild de Londres et une union d’associations caritatives. Pour envoyer des quilts finis, que vous vous inscriviez au groupe ou individuellement, une seule adresse :
Quilts for Grenfell Tower Carillion Vehicle Handling Centre Spring Road Wolverhampton WV4 6JT
Veuillez écrire que c’est un cadeau et ne déclarez jamais une valeur importante (jusqu’à 20€). Cela n’enlève en rien la valeur de votre don.
Je l’avais fortement espéré (le 14/01/2014en fin d’article),Quilt en Sud l’a fait : inviter Denimu ! Je dois maintenant l’appeler Ian Berry, de son vrai nom, car il efface à présent son pseudo. Je suis si impatiente de voir ses dernières œuvres en vrai, les anciennes étant toutes vendues, succès oblige !
Sleeping Alone, de la série Behind closed doors, une fabuleuse série à voir sur son site.Eunice Olumide, top model. Aura-t-on la chance de voir ce portrait à Biarritz ? On a l’impression de voir briller sa parure, c’est trop fort !!
Ce portrait fut dévoilé le 20 février dernier lors de la soirée SWITCH, organisée par Vivienne Westwood, en pleine Fashion Week de Londres. Le but était de sensibiliser à l’écologie, la réutilisation intelligente de nos objets et ressources (réutilisons nos blue jeans, même sans le talent de Ian Berry !) et tout particulièrement switcher vers une vie sans énergie fossile.
Ce qui est bon pour la planète est bon pour l’économie!
Mais Ian Berry sera en excellente compagnie, la présence de Sheila Frampton-Cooper m’enchante tout autant !
Elle serait peut-être lasse de voir que je montre toujours ce même quilt (voyez ici les articles précédents sur cette artiste), alors qu’elle en a fait tant d’autres… à admirer à Quilt en Sud, donc ! Et si vous ne pouvez pas aller à Biarritz, la semaine suivante elle sera à Aigu’illes en Luberon, une chance de plus de la voir ! Entre nous, nous aurons sûrement d’autres occasions de la rencontrer, pour notre plus grand plaisir : elle vit maintenant en France !
Voir sur leur siteune prestigieuse liste d’artistes textiles : le Sud, est comme ouest, est gâté cette année… comme toutes les années impaires !
Des livres entiers sont consacrés aux pantalons en blue jeans, leur fabuleuse histoire… Mais aujourd’hui c’est son recyclage qui nous intéresse !
Recyclage industriel
A Brassac dans le Tarn, des personnes se sont lancées dans le recyclage des fibres de blue jean. Un brevet a été déposé il y a 8 ans, car il faut du savoir-faire pour récupérer les fibres de coton déjà tissées. Les pantalons en fin de vie sont récupérés dans des centres de tri Relais, ils sont découpés (les parties hautes sont envoyées en Afrique pour être portées en short) et les parties jambes, le plus souvent les plus abîmées, sont donc recyclées.
FABRICE LODETTI, PATRON DES FILATURES DU PARC, RECYCLE DES VIEUX JEANS POUR REFAIRE DU JEAN RECYCLE (photo La Dépêche du Midi)
Ces nouveaux jeans, baptisés « Rebirh », Renaissance, vont très prochainement être commercialisés par la célèbre marque française Bonobo. Bravo pour cette brillante initiative !
Cela fait un moment que je ne vous ai pas présenté un artiste travaillant très, très bien cette matière première si facile à trouver : le blue jean de récupération ! Cette denrée n’est pas prête de s’épuiser…. Après Denimu et So-Young Choi , voici Carol Arnott !
Le style est plutôt naïf et me rappelle les peintures sur bois de Valériane Leblond.
Carol ne vit pas en Pays de Galles comme Valériane mais dans le nord-est de l’Ecosse et les rivages ont des points communs, la culture reste gaélique, d’où les inspirations voisines de ces deux femmes !
Ciel et mer sont en blue jeans, les appliqués sont coupés et mis à cru sur le fond, puis brodés pour donner vie au tableau… Superbe !
Drapeau de l’Ecosse (la croix de Saint-André). Si l’Ecosse devenait indépendante, le drapeau britannique serait très différent sans son bleu…
Puisqu’on évoque l’Ecosse, je suis en train de lire une trilogie policière qui nous plonge dans la vie rude du nord de ce pays : lecture qui m’envoûte, pleine de détails de la vie traditionnelle et celle qui change vite avec la nouvelle génération… Mais l’âme de l’homme ne change pas, on y trouve le pire et le meilleur, ici et là-bas…
Photo : Peter May en quilt traditionnel, recevant en 2010 un prix à Strasbourg pour le 1er tome de la trilogie écossaise.