Il est des jumelages hautement profitables, tel celui de la petite ville médiévale de Gaillac (Tarn, Occitanie) connue pour ses vignobles alentour, avec une autre ville du Sud-Ouest, de la Chine cette fois, Zigong (un peu plus grande : 3 millions d’habitants).
Gaillac, au bord du Tarn comme sa grande voisine Albi. Il fait bon vivre dans cette ville, il y a même un grand magasin de tissus de patchwork fort bien achalandé : Josie Patchwork. Les quilteuses sont nombreuses alentour… Quand je vous disais qu’il fait bon y vivre !
Nous profitons pendant 2 mois, entre Toulouse et Albi, d’un spectacle féerique la nuit tombée, une promenade sur près de 4 hectares dans la Chine éternelle mise en scène avec des structures en métal, de la soie (40 000 mètres carrés cette année !!) et des lampes LED. Je suis heureuse d’en avoir profité un soir sans pluie, avec une température clémente. Une merveille qui, j’espère, sera réitérée l’année prochaine. Je ne montre qu’une petite partie des merveilles du parc !
De belles allées ornées de milliers de lanternes rouges nous mènent vers une balade inoubliable.Cette reproduction de bateau rappelle la Route maritime de la Soie et les échanges si anciens entre l’Orient et l’Occident.Les éventails… Je suis déçue par mes photos, c’est bien plus beau en vrai !!Hommage au safran.Les poteries de Giroussens ne sont pas oubliées ! Giroussens est un village à visiter et le restaurant en surplomb de la rivière Agout est excellent !Des rhinocéros blancsLes pandas sont adorables et, comme l’année dernière, un des tableaux préférés des petits et grands !Exception, les éléphants ne sont pas en soie mais en petits bols à thé étonnamment utilisés! Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine… mais ici sans dégât !La plus majestueuse des fleurs, la pivoine…
Toute bonne chose ayant une fin, le dernier jour de ce Festival est mercredi 6 février, le lendemain du Jour de l’An chinois. Nous entrerons dans l’année du cochon de terre ce mardi, que nous réservera cette année ?
C’est en ce moment, jusqu’à dimanche soir, la vingtième édition… Cela se fête dès l’entrée avec une très belle partie consacrée aux expos d’artistes et associations.
Une entrée dans la joie et la fantaisie !
J’ai enfin pu apprécier autrement qu’en photos la sélection du concours Modern Quilt de France Patchwork. Comme toujours, quelle différence entre les photos et les œuvres ! Ces quilts m’enthousiasment et, comme j’ai passé un bon moment à les admirer (et faire la police : on ne touche pas, c’est une oeuvre d’art !!), j’ai entendu beaucoup de réactions élogieuses, d’admiration devant le travail et surtout le résultat esthétique. Le public est enfin mûr pour apprécier. Il y a quelques années encore, les réflexions auraient été en majorité : Pff, c’est à la machine, je n’aime pas… Bravo à toutes ces dames qui savent évoluer et reconnaître le talent des artistes modernes ! Vous trouverez ici une galerie FP complète avec le nom des œuvres et des artistes.
Non loin de la galerie France Patchwork, Andrée Leblanc expose ses quilts en log cabin, toujours impressionnants.
Depuis quand existent ses « toolless », les imprimés sur tissus qui permettent un log cabin précis ? Bien plus de 10 ans je crois bien !
Les amis de Labastide-Rouairoux ont un stand très sympa, montrant notamment une sélection d’art postal, qu’ils reçoivent année après année pour la Fête du Fil. Une dame fait une démonstration de tissage. Ce sont des gestes fascinants et je trouve les tisseuses toujours jolies, leurs gestes sont si harmonieux, les matières si douces et naturelles…
Ma découverte du jour fut le brodeur-poète Dimitri Vontzos. Je n’avais encore vu ses broderies que dans le magazine de La Pratique du Patchwork. Il réalise des petits tableaux, comme des cartes postales de villages où l’on sent la lumière du sud. Le trait pourrait être un trait de crayon, mais c’est du fil. Chaque tableau est adorable.
Il excelle aussi dans des œuvres contemporaines bien plus audacieuses, maniant le feu et l’eau, en bon Grec amoureux de la Méditerranée.
Désolée, Dimitri, mes photos ne rendent pas justice à tes tableaux !
Ce qui m’a impressionnée au premier coup d’œil également, c’est sa Polyphonie aquatique… et l’étonnante interprétation qu’il en fait, comparant cette oeuvre harmonieuse mais morcelée avec notre Europe à la brillante culture mais à l’économie complètement déchirée entre des forces antagonistes.
Les détails sont étonnants, le fond bleu étant mi-brodé de blanc, mi-appliqué de Velcro pour pouvoir ajuster les carrés colorés dessus ! Il faut l’écouter et le regarder nous révéler les formes d’hippocampes, de poissons qui se retrouvent dans les entrelacs blancs… Grâce au Velcro, le tableau vit et évolue !
Vous verrez de bien plus belles photos que les miennes chez Nathalie La Bastidane, cette oeuvre ayant été exposée précédemment à SMM.
Dimitri expose régulièrement dans toute la France, guettez ce nom : Dimitri Vontzos !
Et bien sûr les exposants vous attendent, nos achats les aident à vivre !
Le stand France Patchwork est au E11 : comme d’habitude c’est le lieu de rendez-vous et de convivialité !
Petit article pour les Occitanes de la région de Toulouse : j’ai reçu plusieurs annonces que je vous livre ici rapidement, les infos importantes sont sur les affiches et les dates sont très proches, à vos agendas !
Dans l’Aude :
Dans le Tarn-et-Garonne :
En Ariège :
En Haute-Garonne :
De quoi bien remplir nos journées et rencontrer les amis !
Pour qui connaît cet événement, le titre à lui seul évoque la chaleureuse ambiance régnant chaque année les 14 & 15 août à Labastide-Rouairoux, ville trait d’union entre le Tarn et l’Hérault, au cœur de l’Occitanie.
Une part de la France vue par Ian Berry : jamais Labastide-Rouairoux ne fut autant le centre du monde 🙂 … rappelant le centre du monde pour Dali, dans une extase cosmogonique : la gare de Perpignan !
Les organisateurs nous gâtent particulièrement cette année avec les incontournables puces des couturières et l’espace commercial, la boutique des Toiles de la Montagne Noire dans le village et aussi des ateliers, démonstrations… Mais ce qui déplace les foules, ce sont les artistes exceptionnels que nous dénichent chaque année Patricia et ses amis !
Ian Berry exposera son nouvel univers textile, en denim toujours, dans cette ville naguère industrielle au savoir-faire textile qui fit la réputation de la région… Attendons-nous à un spectacle époustouflant !
Le dernier week-end de juin est devenu synonyme de festivités à Lacaze (dans le Tarn), je vous ai déjà longuement parlé de cet événement créé par Cécile Milhau par ici. Voici l’agenda pour cette année :
L’exposition des Charm Quilts dans l’ancien Temple est une exposition France Patchwork des départements 31 et 81. Elle a lieu du 23 au 25 juin. Voir l’article de Patch31.
Défilé de Mode
Nombreuses sont les personnes qui m’ont demandé à quelle heure aurait lieu le défilé de mode de Joëlle Vétillard, ce sera à 16 heures dimanche 24 juin. A ce propos, Joëlle recherche d’urgence pour le défilé de mode des personnes pouvant se rendre disponibles. Voici son message :
Essayage le samedi 23 et le dimanche matin au château
mannequins femmes (entre 13 et 75 ans…) taille 34-46, 3 hommes de moins de 25 ans, 2 petites filles
Un agréable moment d’échange multi-générationnel dans une ambiance conviviale mais néanmoins « professionnelle ».
Souvent un article suscite des précisions de votre part… Hier,à la suite de celui-ci, Monique Lebrun m’a très gentiment écrit pour m’adresser la photo d’un pine cone quilt miniature exposé au Quilt Festival de Wilwerwiltz (Grand Duché du Luxembourg).
Tous les deux ans au moment du pont de l’Ascension a lieu ce Festival qui mérite le détour ! Cette année, une pléiade d’artistes internationaux, voir la liste ici.
Comme pour quelques autres festivals les expos sont disséminées dans divers lieux, ce qui permet une belle balade. Cette année l’Association des quilteuses russes exposait dans l’église de Pintsch, en voici une vidéo.
Mosaïque de quelques quilts russes exposés la semaine dernière au Luxembourg.
Voyez-vous ces magnifiques quilts ? Certains sont presque traditionnels, d’autres montrent bien l’âme russe, c’est le thème de l’expo. Et le plus petit quilt de l’église n’est pas le moins intéressant, Monique m’a envoyé cette photo :
Époustouflant pine cone quilt, car je ne sais pas comment l’appeler autrement ! J’en avais déjà vu un, aussi de Russie, en 2012 à Ste-Marie-aux-Mines, je ne peux dire si c’est la même artiste ou s’il y a un courant traditionnel ou artistique récent. Ce qui est certain, c’est que ces carrés pliés en triangles qui utilisent ainsi de multiples chutes de tissus est un geste qui s’est fait un peu partout dans le monde… Le patchwork nous unit dans la recherche de la beauté et de l’harmonie. Si vous lisez l’anglais, approchez-vous, agrandissez si nécessaire la photo qui suit, j’aime beaucoup le texte de Rimma Bybina, Présidente de l’association des quilteuses russes :
C’est une autre photo offerte par Monique que je remercie !
Katsuhiko Sakiyama, ancien directeur japonais d’une maison d’édition de livres de voyage, trouva son paradis un jour de 1986, lors de vacances aux Philippines consacrées à la plongée sous-marine. Une île aux 2 km de plages, vierge de toute pollution, était en vente. Désireux de conserver ce bijou, il l’acheta.
L’interminable plage de sable blanc permet de longues baignades. C’est l’île de Caohagan (ou Khao Hagan), dans un archipel corallien des Philippines.
Cette île était habitée, 330 personnes y vivaient en quasi-autarcie, presque sans monnaie. Les premiers contacts entre les habitants et M. Sakiyama se firent dans la simplicité et un immense respect commun pour la vie telle qu’elle est organisée dans cette petite île, complètement en symbiose avec la nature. Lui-même évoque la puissance de Kami dans ce lieu privilégié. Kami, c’est l’esprit divin, les forces de la Nature dans la religion shintoïste, base de la mythologie japonaise. Si, d’après les statistiques, les gens de cette île sont parmi les plus pauvres de la planète, ils ne sont certainement pas les plus malheureux. Il y règne une idée simple, vivre heureux en étant une part de la Nature, tout simplement.
Les maisons sont faites avec les matériaux qu’on a sous la main… comme naguère chez nous.
Il ne fallait surtout pas casser cette symbiose, mais il fallait tout de même apporter des possibilités de soins, d’éducation pour la population. De même tout a été fait pour protéger les récifs coralliens, la pérennité de la pêche locale qui nourrit les habitants. Le couple Sakiyama y a fait un remarquable travail de conservation de la nature avec des ONG, en concertation avec la population naturellement.
Le tourisme raisonné est une des ressources de l’île, mais aussi, pour le tiers, la vente de… quilts ! C’est bien sûr la raison de ma présentation de cette île…
A Caohagan, la population est montée à environ 600 personnes parmi lesquelles 120 quiltent
M. Sakiyama est marié à une styliste et quilteuse, Junko Yoshikowa. J’ai eu le grand honneur de discuter avec eux à Sitges, où étaient exposés de nombreux quilts venus de l’île de Caohagan.
Photo prise par LeeAnndans d’autres circonstances, car j’ai rencontré ces deux charmantes personnes, Junko Yoshikowa-Sakiyama et Katsuhiko Sakiyama séparément… A chacun son tour de permanence à Sitges !
Au début dans les années 1990, Junko montra à quelques femmes le travail de patchwork avec des gabarits. Peine perdue, cela n’intéressa pas grand monde. Mais elle avait laissé les tissus et lors d’une autre visite, elle se rendit compte que certaines avaient commencé à couper des formes spontanées issues des modèles qu’elles avaient autour d’elles : les arbres, les fleurs, les poissons, les maisons, les chats, les chiens… Junko les encouragea à poursuivre, les aida techniquement… et les quilts de Caohagan sont nés !
Chacun de ces quilts est unique au monde, il est fait sans plan ni gabarit et toujours à la main. Seul le biais de finition est cousu à la machine, puis fermé comme nous à la main. La plupart des tissus proviennent de Cebu, la 2e plus grande ville des Philippines (après Manille), lieu d’arrimage de Magellan en 1521.
Ces quilts sont créés artistiquement, avec audace, dans un esprit de représentation de leur environnement, avec un sens naturel d’association des couleurs, tel qu’on l’apprend en observant la nature. Les quilts ne sont pas droits ? Et alors ? La nature est-elle faite de lignes droites ?
Les quilts de l’île Caohagan présentés à Sitgescette année m’ont enthousiasmée. Je n’avais pas eu la chance de voir l’exposition de Nantes en 2012, c’était donc une découverte.
A Caohagan, des hommes quiltent également.A peine finis, les quilts sont lavés dans l’eau de mer : le sel fixe les couleurs. C’est un geste important, une sorte de baptême du quilt fini. Ensuite ils sont rincés à l’eau claire. On peut laver les quilts de Caohagan à la machine à laver.
Ils m’ont rappelé les quilts afro-américains, si libres, mais aussi les quilts européens et américains du passé, ceux dont parle avec talent Christiane Billard dans Les Nouvelles n°136, celui qui vient de sortir.
Quilt anglais du 19e siècle : la quilteuse (inconnue) y a appliqué tout ce que son imagination lui dictait, avec les tissus qu’elle avait. Musée V&A, Londres.Ce quilt d’Harriet Power est un important témoignage de la culture afro-américaine. Il a été acheté par le Museum of Fine Arts de Boston. En voici une description détaillée.
Junko et son mari sont devenus les ardents représentants des artistes de cette île, en exposant et vendant les quilts dans le monde entier. A l’exposition de Sitges, j’y ai trouvé mon bonheur, mon mari et moi avons acquis deux quilts présentant chacun un Arbre de Vie, un de mes thèmes préférés. Je serai ravie de les montrer à notre Journée de l’Amitié départementale la semaine prochaine (le 29 mars à Balma, organisé par la délégation France Patchwork 31 et le club de patchwork de Balma). L’un est fait par Narda, l’autre par Akang. Sans les connaître, j’ai tellement envie de les remercier ! Admirer leurs quilts est un pur bonheur. Je réserve la primeur à mes amis de Haute-Garonne, mais promis je les montrerai ensuite sur ce blog !
Ian Berry, l’artiste qui fait chanter et danser le denim, se prépare à une grande route vers Paducah avec son Jardin Secret, tout juste décroché de New-York.
Son agenda est difficile à gérer, vous vous en doutez. Il lui faut aussi du temps pour se reposer, pour créer…
Ainsi, l’invitation de Patricia, lancée en automne pour que Ian vienne en Occitanie, restait en suspens… Nous l’espérions tellement fort que, oui, Ian vient à Labastide-Rouairoux (81) pour la Fête du Fil les 14 & 15 août 2018 ! Patricia avait été une aide précieuse et indispensable pour le succès du Secret Garden aux délais presque impossibles à tenir, la voici pleinement remerciée. Ian est une personne qui n’oublie pas ses amis !
Ian, I’ll be so happy to meet you again!
Ce sera une édition vraiment exceptionnelle, allez voir le programme par ici. Comme c’est le moment où on commence à penser aux vacances d’été, je vous conseille de programmer un tour en Occitanie en août. Nous avons tout: la montagne, la mer, un riche passé, de charmants villages, de très belles villes… et un Jardin Secret !
C’est donc ainsi que Patricia annonce la venue du Printemps :
A peine le QuiltCon 2018 clôturé à Pasadena (Californie), une sélection de cette grande exposition a pris l’avion vers Sitges, ravissante station balnéaire située au sud de Barcelone, où est organisé chaque année un Festival International de quilts.
Nous avions donc la possibilité de voir une bonne vingtaine de quilts qui voyageront dans le monde pendant plusieurs mois, la Catalogne étant la première étape de leur long périple.
Jeudi, c’était le jour où il y avait le moins de monde. Les quilts modernes attiraient pourtant déjà un large public . Au centre en arrivant, on pouvait voir un petit mais remarquable quilt, celui de Sophie Zaugg de Lunalovequilts !Voici Orange Pop de plus près. Il vous dit « quelque chose » ? C’est normal, Sophie avait offert ce modèle au magazine des Nouvelles (France Patchwork). C’est d’ailleurs bien indiqué sur le cartel de présentation 🙂
Hourglass quilt, Tara Faughnan. Cette quilteuse a eu la gentillesse de m’adresser des photos pour illustrer mon article sur les Modern Quilts dans Les Nouvelles n° 135. J’aime beaucoup ce qu’elle fait !
Canterbury #2, Debbie Grifka. C’est la spécialiste de l’utilisation des biais, elle explique ses techniques dans son livre Lines by Design Quilts, que je vous recommande.Sliced Circles, Karen LeeCette petite phrase est devenue un slogan féministe, un hashtag qui fleurit pour contrer les tentatives de réduire les femmes au silence ainsi que notamment les propos sexistes de l’actuel président des USA. Ici la quilteuse Liz Harvatine reprend 60 fois la phrase en matelassage, d’après l’écriture de 60 différentes femmes, sur fond de drapeau américain, pour soutenir Elizabeth Warren en particulier, éminente femme politique appelée Pocahontas par Trump. C’est une appellation jugée raciste, dans le contexte actuel.Aura, Nydia Kehnle
Clinging to the edge, Irene Roderick. Une brillante improvisation qui rappelle les jeux d’enfant.Très mal photographié et pourtant si beau ! Pivoted Plaid de Cassandra Weaver.
Cette sélection montre quelques nouvelles tendances, déjà amorcées les années précédentes. On y voit des quilts très minimalistes, mais aussi du patchwork aux formes traditionnelles et très colorées. Des tissus unis, mais le regain des imprimés. Des graphismes sobres, mais aussi de l’exubérance. Du quilting machine, mais aussi la résurgence du matelassage à la main, souvent à grands points, au coton perlé ou au fil doré… Les arrondis bien nets ont toujours la faveur de nombre de quilteuses modernes, mais aussi les structures improvisées.
Cette variété est la preuve de la vigueur des quilts modernes. La Modern Quilt Guild organise chaque année une grande exposition qui donne un panorama des tendances. Les prochains rendez-vous sont à Nashville, capitale de la country music, en 2019 puis à Austin, Texas pour 2020… Entre les deux, mon cœur balance !
PS : ces prochaines semaines, mes articles se feront un peu plus rares… Heureux événement à préparer, le mariage de ma fille 🙂 mais je continuerai à publier de temps en temps !
Katell
Sitges est une ville balnéaire dont les maires successifs ont eu la bonne idée de préserver le cachet, interdisant rla construction de bâtiments excessivement hauts.
Les plages sont superbes, le climat très doux et le petit village de pêcheurs n’a pas perdu son âme.
J’ai réservé un hôtel tout près de ce merveilleux patio de le rue Angel Vidal, qui existe depuis bien longtemps….
Quelques très belles maisons du XIXe siècle sont celles des Americanos, ces Espagnols partis en Amérique, revenus après avoir fait fortune. Elles diversifient l’architecture, parfois de style néo-classique ou Art Nouveau, et sont les preuves éclatantes de la réussite des enfants du pays !
C’est aussi à Sitges qu’a longtemps vécu un de mes peintres espagnols préférés, Santiago Rusiñol, né à Barcelone en 1861. Il a fait évoluer la peinture impressionniste et symboliste, montrant la voie au tout jeune Picasso. Son âme de coloriste, sa maîtrise des ombres et des lumières me touchent :
Jardins du Generalife, 1909Le cloître de Sant Benet de BagesJardin en terrasses à Majorque, 1911 Villa Aldobrandini (Italie)Vue de Gérone, ville à visiter absolument si vous allez en Catalogne ! Cela n’a presque pas changé…La rivière Onyar à Gérone (Gerona, Catalogne)Le Jardin de George Sand, 1905Ce Patio aux Orangers (1904) est au Musée de CastresCour bleue, Arenys de Munt (en Catalogne), 1913C’est le patio bleu de Sitges peint par Rusinol. 100 après il a subi des modifications, mais il est toujours bleu !
Les tableaux ci-dessus semblent désertés, paysages, jardins et maisons se suffisent à eux-mêmes… C’est le style Rusiñol ! Je vous rassure, il savait aussi peindre des personnes, la plupart du temps isolées pour mieux les appréhender, cependant son grand ami Ramon Casas est à ce titre meilleur peintre (ses portraits féminins sont splendides !).
Mère en train de coudre, 1892Maison de prêt sur gages, 1889 (à Paris). On sent le poids de la tristesse sur les épaules de cette femme.
Patio Azul, encore !! 1892
El Señor Bofill en Sitges, 1892. L’histoire de ce portrait et de cette famille est écrite par ici, à la suite de sérieuses recherches et témoignages des descendants.Portrait d’Utrillo, 1891
Je me retiens d’en ajouter ! J’aime tant ses palettes de couleurs, jamais trop, juste ce qu’il faut… Il y aurait beaucoup à dire sur ce peintre, mais depuis que j’ai découvert ce blog : Coup d’Oeil, je me sens toute petite (blog de Sandrine, également quilteuse) !
Au vu des affiches, le Festival de quilts à Sitges sera formidable ! Et je sais déjà que je retrouverai France Patchwork et les Quilts de Légende à Sitges, pour le reste je me laisse le plaisir de la découverte.