Promenade de Belcastel à Castelnau 😉

Une journée en Occitanie comme j’aime : jeudi dernier, nous avons avalé les kilomètres en faisant une grande boucle, revisité quelques-uns de nos lieux favoris… Voici quelques impressions, en pêle-mêle.

langfr-300px-Flag_of_Occitania.svg

L’Aveyron (12) est connu en tant que département rural, immense, à la gastronomie simple et goûteuse – ah l’aligot, les farçous verts, le gâteau à la broche et le roquefort avec la salade, pour ne citer que quelques mets végétariens !… Deux monuments récents font parler d’eux également : le viaduc de Millau, miracle d’élégance et d’intégration dans le paysage, et le musée Soulages à Rodez, miracle culturel, le noir éclairant désormais la ville. Ce musée était le but principal de notre journée.

J’avoue osciller entre l’admiration et les doutes sur l’ordre des choses dans l’art contemporain. Ce musée est parfait pour s’interroger sur le concept de l’art abstrait : ce qui est intellectuellement intéressant, ce qui émeut… et ce qui sonne creux ! Mais ce jour-ci à Rodez je suis captivée par ces artistes de l’art abstrait, aux caractères complexes : Soulages, le maître des lieux, et Yves Klein, son invité.

On reconnaît la majestueuse cathédrale en grès rosé à des kilomètres, alors que le musée, en acier Corten, se fait discret de loin… mais pas de près, suscitant d’incessantes discussions sur le choix du matériau. L’accord est pourtant bluffant avec certaines peintures de Soulages, en noir et brou de noix…
Deux exemples de tableaux en noir brou de noix de Soulages, en parfait accord avec le bâtiment !

Je voulais y retourner pour m’imprégner de nouveau de l’outrenoir de Soulages, mais surtout découvrir l’exposition temporaire consacrée à l’outremer d’Yves Klein. Deux monomaniaques de LEUR couleur célébrés ici, l’un qui célébrera ses 100 ans à Noël, l’autre mort si jeune en 1962, à 34 ans.

Des cris bleus, exposition jusqu’en novembre 2019 à Rodez.

Le parcours d’Yves Klein est intrigant comme une étoile filante. Champion de judo, obnubilé par les Quatre Éléments (Eau, Air, Feu, Terre), mystique au point d’avoir conçu sa vision de la Sainte-Trinité dédiée à Sainte Rita (les causes désespérées…) : un artiste bien complexe qui nous frustre d’être parti si tôt. 

rose.png
Ex-voto pour Sainte Rita de Cascia par Yves Klein. Rose pour l’Esprit saint, Bleu pour le Fils et Or pour le Père. Une trinité inspirante !
Ce bleu unique, le bleu Klein, outremer outrepassé par de nouveaux solvants et une nouvelle résine de synthèse, a sans doute ruiné sa santé et causé la crise cardiaque qui l’emporta si jeune. La matière de l’oeuvre ci-dessus est constituée d’éponges naturelles.

Yves Klein apparaît en filigrane dans une histoire étrange, poétique et palpitante, que j’ai lue en début d’année grâce à ma sœur Véronique : Siècle Bleu de Jean-Pierre Goux. Si vous souhaitez découvrir à la fois les restes de l’expérience Biosphère 2, un retour sur la Lune, la beauté chez le peuple Navajo, une énergie du futur, les mensonges d’état, une pensée écologique éclairée (thème majeur) et mille autres sujets passionnants, ce roman en 2 volumes (édition La Mer Salée) est pour vous :

Siècle Bleu m’a fait passer des jours bleus et des nuits blanches !
langfr-300px-Flag_of_Occitania.svg

Le même jour, nous avions fait un grand saut dans le temps, en flânant au marché de Villefranche-de-Rouergue : très beau, très bio, très chaleureux, un de mes marchés préférés, qui me donne des sensations de siècles remontés. Bastide aux rues se coupant à angle droit, ville nouvelle du Moyen-Âge, Ville Franche s’affranchissant des obligations féodales, riche de maisons style Renaissance et d’une place carrée aux puissantes réminiscences de siècles de commerce : je m’y sens bien, comme si les pierres restituaient l’impression de jours heureux et d’opulence. Le marché ici, c’est tous les jeudis matin ! Nous y allons au moins une fois par an.

Nous avons déjeuné entre Villefranche et Rodez, toujours au bord de l’Aveyron, à Belcastel. Un village enchanteur, moi qui cherche inlassablement des signes dans les vieilles pierres. Attention, il a fortement été rénové, mais il garde tout de même son esprit. Nous mangions en terrasse, face au village, quand je me suis soudain rendu compte que les racines d’un des quilts faits pour BeeBook étaient précisément ici ! Pendant sa création, j’avais bien l’idée d’un village grimpant vers le ciel, comme tant d’autres dans la vallée de l’Aveyron (Penne dans le Tarn, Bruniquel dans le Tarn-et-Garonne et bien d’autres) mais ici la ressemblance m’a saisie, tout comme la proximité des noms, Belcastel et Castelnau ! Il a fallu y revenir pour que je me rende compte de l’inspiration précise…

A gauche, un superbe vieux pont qu’on ne voit pas bien 😦 et en face, le village qui grimpe à l’assaut de la colline ; la balade est courte mais fort agréable ! C’est au restaurant du Vieux Pont que Cyril Lignac, natif de Rodez, élève du lycée hôtelier de Villefranche-de-Rouergue, fit son BP de cuisine pendant 2 ans (1998-2000) ; l’enfant du pays a fait son chemin depuis !
castelnau.jpg
Castelnau, mon village rêvé, aux maisons de guingois dans la verdure, où chaque maison est habitée par des amis parmi lesquels de nombreuses quilteuses ! Photo très moyenne avec mon phone, mais vous en avez de meilleures dans BeeBook 🙂
langfr-300px-Flag_of_Occitania.svg

Fin de journée à Albi-la-Belle (81), promenade au bord du Tarn, en admirant les dentelles de buis heureusement sauvés des ravages de la pyrale.

langfr-300px-Flag_of_Occitania.svg

Je viens de lire un livre de Christine Machureau (romancière découverte grâce à Cécile D.), l’Hérétique, Tourmente Cathare (les Éditions du 38*), qui se passe en grande partie au sud d’Albi. On s’attache vite à une jeune fille en plein dans la croisade albigeoise, quand l’Église catholique multiplie les massacres contre des gens qui ont l’audace de vouloir vivre une foi proche des premiers Chrétiens… C’est très bien écrit et documenté, une parfaite lecture estivale !

*Cette maison d’édition se trouve en pleine région cathare et pays de cocagne, à Villefranche-de-Lauragais (31), autre Ville Franche héritée du Moyen-âge. J’aime les coïncidences !

langfr-300px-Flag_of_Occitania.svg

Le quilting en spirale

La Cause des Femmes – Merci Barbara était l’occasion de faire en grand ce que j’avais juste expérimenté naguère en essai :
le quilting en spirale !

Lors de la préparation de BeeBook, j’avais longuement parlé de ce quilting avec Chantal qui avait finalisé son quilt de cette manière. Chantal, très perfectionniste, a dessiné sa spirale avec une rigueur toute mathématique, marquant diagonales et médianes pour s’éloigner du centre de 0,5 cm à chaque cran (1/8e de tour). Oh la la, je croyais que c’était simple !

J’aime beaucoup cette photo du quilt de Chantal, l’ombre du quilt fait écho aux ombres des carrés ! Harmonie Ébène-Ivoire est un des modèles expliqués dans mon livre.

A vrai dire, Chantal avait d’abord fait une spirale à 8 cm d’écart d’un rang sur l’autre, puis en a créé une deuxième pour ne plus avoir qu’un écart de 4 cm, pour plus d’harmonie. J’ai bien compris le principe de sa construction, cela m’a bien aidée par la suite, même si j’ai suivi un autre chemin en spirale, expliqué en fin d’article.

Ensuite Nicole, qui a tant travaillé pour BeeBook, m’avait préparé plusieurs formes de spirales en prévision d’une fiche technique dans BeeBook… en cas de place.
Laquelle veux-tu, la spirale de Galilée, de Fermat, la logarithmique, celle d’Archimède ?…

 

EUH…. En abordant la construction de la spirale, j’ai compris la beauté de cette forme, au-delà des apparences. Encore une fois les mathématiques, ça peut être merveilleux ! Que de perspectives, que d’exemples dans la nature… J’ai envisagé un instant de faire le quilting en forme de triskell, mais pour une première fois c’était trop ambitieux !

spirales nature.jpg

fibonacci-spirals-in_nature-e1511465359741.jpg

 

La nature montre mille exemples de spirales. N’est-elle pas un mouvement fondamental de la vie, inscrit dans la structure de l’univers, à commencer par notre ADN ? La double hélice  est en effet une double spirale en 3D… Et depuis toujours, les hommes s’en inspirent dans l’art :

Newgrangespirale2.jpg
A Newgrange en Irlande, pierre gravée de triskells 3 200 ans avant JC (Wikipedia)

Crosse.jpg
Crosse d’évêque de Guérin, 12e siècle

Chef d’oeuvre de Van Gogh, La Nuit Étoilée, 1889. Vous pouvez voir ici ma collection personnelle de Van Gogh (!!!) et ma relation avec la couleur jaune…

Le labyrinthe est souvent en forme de spirale, mais on part en général de l’extérieur pour se diriger (se concentrer ?) vers le centre.

Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres.

Butinage : Pour Chantal, Nicole et toutes les autres qui s’intéressent aux femmes scientifiques dans l’ombre des hommes, je vais encore signaler une femme, Rosalind Franklin, sans qui James Watson, Francis Crick et Maurice Wilkins n’auraient peut-être pas réussi à découvrir la fameuse structure en double hélice de l’ADN… et n’auraient pas eu le Prix Nobel de 1962. Le travail déterminant de la scientifique a cependant été allègrement escamoté par les hommes… Pour cette histoire, on peut lire la biographie de Brenda Maddox :

brendamaddox.jpg

Revenons à la spirale, motif de quilting. C’est bien la spirale d’Archimède qui convient, avec un écart constant. Si on prépare bien son sandwich, ensuite on n’a pas de raison d’avoir de mauvaise surprise. D’abord, il faut choisir le centre de la spirale, son point de départ. Il n’est pas obligatoirement au centre du quilt. Pour moi, il est un peu décalé, j’ai profité du cercle appliqué au centre d’un des blocs.

J’ai choisi le centre de cette étoile comme point de départ de la spirale de quilting.

Je vous conseille de dessiner le tout début de la spirale. D’abord il faut comprendre « comment ça marche », ensuite on y va avec le sourire !

La grande décision est de savoir si vous ferez une spirale très serrée ou plus lâche. Sur plusieurs blogs américains, j’ai lu que celles qui avaient pris un écartement d’1 cm environ (ou largeur d’un grand pied de biche) « ne voyaient pas » le quilting avancer, mais le résultat est superbe.

Le post de Heather de Winding Bobbins m’a bien aidée !

Une spirale rend vraiment bien sur un quilt moderne ! Ici Autumn Wind de Jessica Skultety, sur son blog Quilty Habit.

Sparkle illustre un autre tutoriel, à voir sur ce blog Elm Street Quilts

J’ai décidé de faire plus large, j’ai choisi l’écartement de la valeur d’une bobine de fil Aurifil, c’est ce que j’avais sous la main. Cela donne environ 3,2 cm, bien pour un travail confortable.

Comment faire un quilting en spirale ?

Après une minutieuse mise en sandwich, je prépare ma machine. Je procède d’abord au grand nettoyage intérieur, au changement d’aiguille aussi. Même s’il existe de super-aiguilles, je me contente des sharp 80. Et le truc simple pour garder l’écart souhaité, c’est cette petite tige qu’on peut placer à gauche ou à droite. Ici, c’est à gauche pour la spirale, écart environ 3,2 cm puisque je prépare le début de mon dessin avec ma bobine d’Aurifil 🙂

La Pfaff a un double entraînement intégré (certaines Janome aussi je crois), pour les autres marques il faut adapter un pied.

Ce verre mesure 2 fois le diamètre de la bobine, donc c’est idéal pour commencer à dessiner la spirale qui va naître en bas du rond central du bloc. Ici je vais dessiner le demi-cercle de bas en haut vers la gauche.

Je continue de marquer des repères au feutre effaçable à l’aide de la bobine, pour bien entamer la spirale.

En route pour le premier point en bas du rond ! Pour avoir la plus grande partie du quilt vers la gauche tout au long du quilting, je mets mon centre à gauche de l’aiguille. Je fais sortir manuellement le fil de canette pour qu’il n’y ait pas de bazar dessous, je tiens les 2 fils en arrière et je commence le piquage très lentement, aiguille enfoncée programmée, en corrigeant la trajectoire tous les deux, puis trois, puis quatre points. Plus la spirale s’agrandira, plus ce sera fluide.

Quand j’arrive à la fin du premier tour de spirale, je n’ai plus de marquage, j’abaisse la tige qui se positionne sur la couture précédente. Tournicoti-tournicoton, continuons jusqu’au bout du quilt !

Il est relativement fastidieux de tourner tout le quilt sans arrêt, mais on s’y fait. Je n’ai pas trouvé ce quilting difficile, même si mon sandwich trop peu densément préparé m’a causé quelques plis derrière… mais chut, ne le dites pas !!

Une fois qu’on arrive au bord sur le milieu des côtés, on quilte les quatre angles en courbes, de la même manière, en écho des lignes précédentes.

Et voilà !

DSCN5489

Il n’y a jamais une seule bonne façon de faire, d’autres préféreront quilter une spirale en piqué libre, ou avec d’autres astuces. N’hésitez pas à expérimenter !

Pour plus de précisions sur le quilting machine, consultez les dossiers de Chantal Baquin, spécialiste de ce domaine, dans Les Nouvelles n° 140 & 141. 

spirale philo
Photo du quilt : The Quilting Company, quilt de Catherine Redford

 

Merci Barbara !

Barbara Brackman est citée bien des fois dans BeeBook, j’ai tant appris d’elle !
Barbara, your BeeBook has just been sent, please be patient!

En février 2015, je vous racontais pourquoi j’aimais Barbara Brackman, et j’avouais en fin d’article ne pas avoir terminé un Quilt Along commencé en 2012, QAL proposé sur le thème des Droits des Femmes (Grandmother’s Choice).

Bee Kristine l’avait fait en même temps que moi… mais l’avait vite fini, elle  !!!

Sa belle étiquette est entourée de lisières de tissus qu’elle avait achetés en Pennsylvanie, exprès pour ce sampler.

Près de 400 personnes étaient inscrites sur notre groupe Flickr, la plupart l’ont sans doute terminé. C’était une bouffée de joie à chaque découverte de blocs faits par les copines ! Voici quelques quilts Grandmother’s Choice finis qui sortent du rendu traditionnel avec des tissus repros :

Cheryl de Caroline du Nord a excellé à la fois dans le montage et le quilting machine !

Kathie d’Australie a monté les blocs bleus autour d’un médaillon

Grandmother’s Choice Sampler de Georgann Eglinski, 36 blocs sélectionnés, quilt fait pour une vente aux enchères en faveur des femmes malades. Intemporelle combinaison de couleurs…

Pendant une année, Barbara nous avait fourni de nombreux documents sur les actions des suffragettes et autres féministes, tout en nous donnant un bloc par semaine à faire. J’ai adoré lire ses articles mais je n’ai pas tenu le rythme de la confection des blocs, dommage… En revanche, j’aimais trop mes blocs déjà faits pour les laisser inutilisés !

La préparation de mon livre a été l’étincelle pour me faire terminer le quilt. Non, je n’ai pas fait les blocs manquants, j’ai biaisé le problème en complétant le top par des broderies afghanes achetées sur un stand de l’association Guldusi, créée par Pascale Goldenberg. Les couleurs allaient bien ensemble… et le thème de l’entraide de femme à femme reste central.

Le coton de fond des broderies était d’un joli vert, mais je n’en ai rien gardé. Aucune broderie n’a exactement le même encadrement pour arriver à la bonne dimension des blocs (20 cm).

Du coton blanc de chez le grand Suédois (3 € le mètre…) m’a servi de tissu de fond. J’ai tâtonné pour assembler l’ensemble à vrai dire, par exemple j’ai fait les lettres piécées pour écrire La Cause des Femmes (méthode de Tonya Ricucci) en me demandant si cela atterrirait devant ou au dos du quilt. Finalement, j’aimais bien le top comme ceci :

J’avais commencé à monter les blocs dans l’ordre du QAL… J’ai défait partiellement pour mieux les répartir. Ce sampler comporte des tissus de diverses provenances : des + ou – japonais, certains authentiques offerts par mon amie Marie-Claude Tsuruya, des tissus de Dear Stella, d’Amy Butler, quelques « repros », des tissus recyclés de chemises et robes etc. S’ajoutent quelques tissus de Neelam autour des broderies afghanes. Globalement, je recherchais des tissus esthétiquement d’ailleurs avec une gamme de couleurs bien particulière.

Restait le quilting… Que faire ? Je souhaitais ardemment mettre ce quilt en illustration de mon livre ! J’ai failli faire appel à une professionnelle de la long-arm, car nous étions en février et j’avais bien d’autres choses à faire pour BeeBook… J’aurais aimé passer des heures dessus, quiltant au coton perlé, mais j’avais de nombreux autres en-cours urgents et c’était donc hors de question.

Finalement j’ai opté pour l’expérimentation : faire  moi-même un quilting, en essayant une spirale à la machine à coudre, sujet que je pourrais mettre dans le livre en cas de pages à remplir au dernier moment. Ne cherchez pas, vous ne trouverez pas les explications dans BeeBook, mais ici même la semaine prochaine !

Le Patchwork vient-il d’Alsace ?

J’aime beaucoup l’Alsace et surtout les Alsaciennes avec qui je me sens si bien ! Cependant, je vais jeter un pavé dans la mare aux idées reçues, qui concerne leur territoire. Mais les quilteuses de la région ne seront pas étonnées de ce qui suit !

La semaine dernière sur le forum France Patchwork, un sujet intéressant est lancé par Véronique Badin : y a-t-il des spécificités françaises actuellement dans le patchwork ?

La conversation se dirige vite vers les origines de l’art du patchwork. A ma stupéfaction, plusieurs personnes sont persuadées que le patchwork est né à Sainte-Marie-aux-Mines (Alsace) et qu’il a été exporté en Amérique par les Amish. Il faut dire que le Carrefour Européen du Patchwork avait, à ses origines, habilement communiqué sur le berceau des Amish… et entretenu une sorte de confusion, puisque chaque année, on peut y admirer des quilts amish. Si le mouvement Amish a bien été créé à SMM et les Amish y ont bien vécu avant leur départ vers l’Amérique, ils n’avaient pas alors de quilts avec eux…

Jamais cette théorie n’a été admise ni publiée. Les Amish ont, en masse, émigré avec toutes leurs affaires, dûment répertoriées, et ils n’avaient aucun quilt, mais des sacs de plume, à la manière allemande. C’était au début du 18e siècle, puis une autre vague au moment de la Révolution Française.

Ce n’est pas avant 1870, soit plus de 150 ans après leurs premières migrations, que les Amish se sont inspirés des English, comme ils nomment les autres Américains d’origine européenne, pour assembler leurs étoffes de laines teintes et créer le style de patchwork qu’on leur connaît bien. Leur inspiration première viendrait d’ailleurs en partie de quilts d’origine galloise, vus en Pennsylvanie, d’après plusieurs recherches sérieuses.

J’aime beaucoup les quilts gallois et amish. Y a-t-il une relation entre eux ou une simple coïncidence esthétique ?  Plusieurs livres ici photographiés ensemble abordent plus ou moins directement ce sujet… puis celui-ci acheté plus tard, traite principalement cette hypothèse :

La casseuse de rêves, c’est moi, mais la réalité est tout aussi belle, même si elle ôte l’illusion d’une origine française/alsacienne exclusive de notre art qui vient de la nuit des temps…

Je rappelle la citation de Barbara Brackman écrite dans BeeBook, sur les origines du patchwork américain :

 

Début d’été

Hier, grâce à l’invitation de Monique Philippe et la délégation 33-47, j’ai rencontré de nombreuses quilteuses du Sud-Ouest ! Dans le Lot-et-Garonne, vous étiez très nombreuses à avoir bravé la chaleur pour découvrir avec moi la petite histoire des quilts afro-américains et en particulier les pine cone quilts et leur égérie Betty, mais aussi un top Ralli et la belle histoire des quilts de l’île Caohagan. Avec eux, nous avons voyagé vers de lointaines contrées… aussi chaudes que le Sud-Ouest en ce moment ! Suivez les liens en orange, vous retrouverez leurs histoires…



Pour nous rafraîchir, c’est bien le moment de montrer ce quilt tout juste terminé par Yvette Roux, du club de Cebazat (63) :

La Danse des Vagues, Yvette Roux

Ce quilt est inspiré d’un quilt de Bee Kristine, édité dans Les Nouvelles n° 133 (été 2017). Mais je crois bien ne pas me tromper si je dis qu’Yvette ne se serait pas lancée sans le stage qu’elle a suivi avec moi à l’automne dernier. Quelle réussite ! Un grand bravo tout particulièrement pour le quilting, bien dense et différent selon les zones du top. 

Les explications des coutures de courbes se trouvent aussi dans BeeBook, mais effectivement une petite démonstration en direct aide à franchir le pas 🙂 Osez faire des essais !

Avant les vacances, le magasin Quilt & Patch m’a conviée à une rencontre avec les quilteuses de Toulouse et des environs, pour une séance de dédicaces de BeeBook :

Mardi 2 juillet 2019 de 13 h 30 à 16 h
Magasin Quilt & Patch
87 avenue de Fronton 31200 Toulouse
05 62 14 13 07

Le vide-atelier continue à Quilt & Patch !

Vous pouvez venir avec votre exemplaire BeeBook, ou bien l’acheter sur place. Je serai ravie de répondre à vos questions et parler de notre passion commune ! Les personnes qui ont commandé leur livre et souhaitaient le retirer au magasin peuvent y passer à leur convenance.

Je reçois beaucoup de questions concernant l’achat du livre. Si vous n’êtes pas de la région toulousaine et ne pouvez pas aller au magasin Quilt & Patch, voici les autres possibilités :

Le livre est en vente dans les Salons et manifestations nationales France Patchwork (Festival du Lin, SMM, salons régionaux) ainsi que dans les JA où je serai présente, au prix de 29,50 €. Il sera également disponible par envoi postal sous enveloppe à bulles (+ 7,30 € France métropolitaine, soit 36,80 €). Vous pouvez faire votre commande, accompagnée d’un chèque à l’ordre de France Patchwork, à l’adresse suivante :

France Patchwork – BeeBook, B. P. 10, 27310 St-Ouen-de-Thouberville.

Pour les quilteuses habitant hors de France métropolitaine, écrivez-moi à quilteuseforever(arobase)orange.fr, je vous enverrai les directives avec l’IBAN pour faire un virement bancaire. Merci !



Merci à toutes celles qui écrivent à propos de leur découverte de BeeBook, la liste évolutive des articles se trouve ici en fin de cette page.

La Ruche des Quilteuses continuera une bonne partie de l’été, avec les rendez-vous du mardi avec les petites histoires de BeeBook, et parfois d’autres nouvelles.

A la plage ou ailleurs, profitons de l’été !

TomRoosevelt
Tom at the Roosevelt, Ian Berry

 



Connaissez-vous les RUBieS ?

Au moment où le football féminin semble devenir une discipline très populaire, je découvre, grâce à la fille d’une amie Abeille, une association sportive qui promeut un sport réputé masculin pour des femmes ayant été atteintes d’un cancer : le rugby. Il est bien reconnu que pratiquer du sport est une prévention contre les cancers et favorise les rémissions.

Rugby Union Bien-être Santé, autrement dit les RUBieS, disputent des matches de rugby à V (5). Ce rugby est aménagé pour éviter les blessures : il est sans choc et sans placage, le terrain est 2 fois plus petit et les règles sont simplifiées. Ainsi reste le pur plaisir d’un sport en équipe. Ce nouveau sport a été développé par la Fédération Française du Rugby.

A Toulouse et ailleurs, les RUBieS montrent leur courage en s’appropriant de nouveau leur corps.

Ce samedi aura lieu le Salon des RUBieS au Parc des Argoulets (adresse sur l’affiche) pour promouvoir leurs actions et récolter de l’argent. L’entrée est gratuite et ouverte à tous. Ce Salon a vu le jour grâce à la bonne idée d’une patiente.

Cécile B. me précise que le match de gala est avancé à 14 h, pour bénéficier de la venue de plusieurs anciens joueurs professionnels. Espérons que la journée sera chaude dans les cœurs, mais pas trop sur le terrain…

Lors de cette journée, des tickets de tombola seront en vente et Danielle B. a motivé les Abeilles pour fournir des lots, car Cécile, sa fille, est très impliquée dans cette association. L’un dormait dans une armoire, l’autre a été créé pour cette tombola.

Nous souhaitons une très belle journée à tous les participants !

 

 

 

Hotel California en denim

L’été, les vacances… et la mythique chanson des Eagles Hotel California (cliquez pour avoir le son !)... Inoubliable, dans nos oreilles depuis 1977 !

Je n’étais pas la seule à avoir cet album… 32 millions vendus ! Un son qui marqua notre génération et bien au-delà…

Cet hôtel fantasmé de la pochette, avec son clocheton, est à Beverly Hills, un ***** huppé qui cache une toute autre histoire. La chanson, qui nous semble si romantique, relate les addictions à l’alcool ou les drogues qui rendent prisonnier, qu’on ne peut quitter. Dans cet album, les Eagles, qui avaient intensément vécu tous les excès, veulent justement s’en sortir… La sublime chanson reste un symbole du côté noir de ces années d’hédonisme.

Pour chasser ces idées noires, que diriez-vous d’un plongeon dans une piscine toute bleue ?

The Roosevelt (hôtel sur Hollywood Boulevard, à Los Angeles) – Ian Berry – 90 x 122 cm – 2019

Quand je dis bleu, c’est bleu denim ! Et si Tom se baignait dedans ?

Tom at the Roosevelt – Ian Berry – 122 x 81,5 cm – 2018

Et que font les reflets de la lumière dans l’eau ?

PaWXGH1w.jpeg
Détail du tableau précédent : Ian n’utilise QUE du denim, ses ciseaux, de la colle… et son incroyable talent !

My Head grew Heavy and my Sight grew Dim – Ian Berry – 180 x 90 cm – 2019

Ah tout ce bleu doit vous procurer une bienfaisante fraîcheur, par ces temps caniculaires !

I had to stop for the Night – Ian Berry – 61 x 22 cm – 2019

Such a Lovely Place – Ian Berry – 63 x 122 cm – 2019

Bien sûr, vous avez reconnu le style inimitable de Ian Berry ! Ses derniers tableaux font l’objet d’une grande exposition en solo à Londres à partir du 1er juillet. En téléchargeant les photos, j’ai remarqué que la plupart de ses tableaux ont des titres extraits des paroles de la chanson Hotel California des Eagles… Quelle idée géniale ! Moi qui ai appris l’anglais en suivant les paroles écrites de mes chansons préférées (d’abord avec les Beatles, puis avec tant d’autres, les Eagles inclus…), les phrases sont restées, indélébiles…

Cette exposition est plus solaire, bien dans l’esprit californien si positif, yeah !
Ce style te va si bien Ian,
this style suits U so well Ian!!

 

Merveilleuse interprétation de la pochette de l’album des Eagles…

Si vous avez la chance d’aller à Londres ce mois-ci, surtout ne manquez pas de plonger dans l’esprit californien avec notre ami Ian ! L’expo est jusqu’au 28 juillet à CATTO GALLERY 100 Heath Street London, NW3 1DP, ouvert tous les jours (voir ici). Déjà plusieurs tableaux sont vendus ! Ils ne restent jamais longtemps sa propriété, ses œuvres se vendent presque comme des petits pains…

Any Time of Year, You can find it Here ! Ian Berry – 80 x 31 cm – 2019

Voulez-vous aider Ian à gagner un concours d’opinion ? C’est, dans le monde de l’industrie du blue jean, du commerce et de la filière du coton au recyclage, la première fois qu’il est distingué ainsi dans les finalistes des personnes les plus visionnaires et influentes ! Il faut voter pour cinq catégories (stylistes, fabricants, revendeurs, etc.), vous votez pour qui vous voulez (au hasard si vous ne savez pas, comme moi😉)  jusqu’à la dernière catégorie des influenceurs où là,vous votez pour le 3e nom : Ian Berry ! Chacun ne peut voter qu’une seule fois, Ian a besoin des votes de ses fans !

Suivez ce lien : Rivet 50 et merci de lui témoigner ainsi votre admiration !

Sa sœur Fiona, qui écrit des poésies, nous incite à ce vote avec tant de délicatesse :

Mon frère, Ian Berry, est un jeune homme talentueux. Ses œuvres d’art ressemblent à de la peinture, mais approchez-vous et vous verrez la réalité, ce sont des tas de pièces de denim. Il est sélectionné pour une récompense qu’il mérite de gagner, alors s’il vous plaît, donnez-lui votre vote et rendez-le heureux !

 

Votez et faites voter ! Quelques centaines de voix françaises feront la différence ! http://www.rivet50.com

 

… des coquelicots !

Tout le monde ou presque a entendu parler de « Nous voulons des coquelicots », association qui milite pour l’arrêt rapide de tous les pesticides, pour entendre de nouveau les oiseaux chanter, pour que la terre redevienne vivante. Leur emblème ne pouvait pas être mieux choisi, il fait le succès de leur communication ! Cette année, dans les talus, les coquelicots fleurissent et personne ne songe plus à les faucher. Les choses changent, il est temps !

Je n’arrive pas à trouver l’auteur de cette sublime photo…

Pour Cécile Milhau, sa passion du coquelicot ne date pas d’hier, ni même de l’année dernière. Depuis « toujours », elle en fait fleurir sur ses quilts. J’ai choisi d’en publier l’un d’eux dans BeeBook car, lorsque nous avions exposé ce quilt au Salon des Tendances Créatives de Toulouse en 2015, on nous a demandé mille fois son modèle…

Le quilt en haut à gauche fait toujours parler de lui !  J’ai descendu dans mon Jardin, de Cécile Milhau.

Le beau quilt de Cécile, sur le muret d’un château dans le Gers.

Vous en avez les explications principales dans BeeBook, mais j’y promets des photos de détails ici sur le blog pour mieux préparer votre bordure fleurie. C’est vrai que, même si on ne fait pas pareil, bien voir les variantes des fleurs de Cécile ne peut qu’aider à s’en inspirer !

Un coquelicot est appliqué, souvent il est fait d’un seul tissu. L’application se fait avec rentré, à la main, ou bien thermocollé à cru, d’autant plus qu’il est cerné d’un point de grébiche (point de feston espacé). Pour le centre, inspirez-vous de cette photo de détail : une roue au centre, des points de nœud et quelques points de tige rendent la fleur très raffinée.

Parfois, un pavot est composé de plusieurs tissus de couleurs différentes. La tige est faite en point d’épi allongé, ou tout autre point qui vous convient.

Bien sûr, ce modèle, comme les autres, est fait pour être le départ de votre propre création, modifiez-le autant que vous voudrez !

Mardi prochain, nous évoquerons Barbara Brackman.

 

Twisted

C’est un mot qu’on retient bien ! Tout le monde se souvient du twist et de Let’s twist again, que vous pouvez regarder ici en vidéo avec son créateur et les paroles affichées. Même les plus jeunes ont sans doute vu des vidéos comme celle-ci, au montage plutôt humoristique de danseurs bien amusants.

Je suis née l’année de l’explosion du twist, bercée au rythme de cette musique qu’écoutaient mes parents à la radio. La jeunesse se tortillait dans l’allégresse en 1961 ! Mon caractère optimiste pourrait venir de là 😊



Dans le monde textile, les fils sont torsadés – twistés en franglais : ici deux univers, l’ancien et le moderne, sont intimement mélangés, twistés ensemble, et on peut aussi penser au sens du truc bizarre, marrant, « tordu » ou juste original ici :

J’ai acheté ce livre à sa sortie en 2016, captivée non seulement par son thème mais aussi par ce jaune orangé de la couverture qui attire l’œil. Est-ce possible qu’à mon insu, cette couverture ait pu influencer mon choix des couleurs dominantes de BeeBook ? Impossible de le savoir !

Quelle est le thème principal de ce livre ? Un sujet fort actuel : le recyclage !

Un recyclage toutefois bien particulier, qu’on ne peut faire encore qu’en Amérique du Nord : celui de blocs orphelins anciens ! Cependant, le temps arrive où, en France, on commence à trouver en vide-greniers ou puces des couturières des tops de quelques dizaines d’années jamais finis, des blocs non utilisés… C’est bien de cela qu’il s’agit ! Dans le moindre petit village des USA, on trouve, dans le bric-à-brac des brocanteurs, des blocs en paquets ou seuls, des demi-tops ou tops entiers, bien ou mal faits… L’intéressant est d’avoir une partie du travail déjà faite et des blocs en tissus anciens, souvenirs d’une quilteuse anonyme…

Amoureuse des quilts anciens, mais aussi intéressée par l’esthétique moderne, Mary Kerr a voulu brouiller les séparations qu’on crée entre les quilteuses. Ah je me reconnais tellement dans cette envie de lever les frontières ! Mary Kerr… Le nom vous dit-il quelque chose ? Voyez donc par ici !

Pour les 22 quilts montrés dans son livre, Mary a choisi des blocs vintage souvent imparfaits, délaissés par une quilteuse d’antan parce que cela ne tombait pas juste, des fragments de bordure (la quilteuse a-t-elle changé d’avis ?), des rosettes d’hexagones manquant de copines, des tissus usés, tâchés, déchirés… ou en parfaite condition, tout un ensemble de situations différentes racontées pour chaque quilt. Mary a donc utilisé, pour chacun, des parties de tops anciens pour en faire un top moderne. Les résultats sont bluffants ! Ensuite, elle a utilisé son carnet d’adresse pour confier les tops à quilter à 22 long-arm quilteurs professionnels (21 femmes et 1 homme) en leur donnant parfois quelques instructions, d’autres fois carte blanche. Personnellement, j’apprécie bien plus certains styles de matelassage que d’autres, c’est une question de goût, mais la démarche m’enthousiasme !

Mary ne m’en voudra sans doute pas si je vous montre l’histoire d’un de ses quilts, la bande d’origine aux tissus décousus, déchirés, puis des photos du quilting et le quilt fini dans toute sa splendeur. De quoi donner envie d’acheter le livre :

Faire du neuf avec du vieux a toujours été une part importante du patchwork, comme la cuisine, avec l’art d’accommoder les restes !

IMG_20190612_165535
Quel incroyable résultat !

L’excellente nouvelle est que vous pourrez voir ces quilts à Nantes en avril prochain, Quiltmania vient d’inviter Mary qui proposera également quelques ateliers… et le livre sera certainement en vente aussi !

Vous pourrez donc apprendre, vous aussi, à twister autour des blocs anciens pour avoir un quilt résolument moderne !

 

BeeBook : c’est parti !

Désormais, BeeBook vit sa vie !…

Nombreuses sont les quilteuses à avoir reçu leur exemplaire samedi dernier à Vichy : près de 400 exemplaires déjà distribués ce jour-là !

Ma première séance de dédicace !

C’était la journée idéale, puisque c’était la Journée Nationale de l’Amitié organisée par la délégation de l’Allier autour de Lydie, avec l’aide des départements voisins. Ces JNA sont toujours des journées de découverte et de partage, on n’imagine pas le gros travail de préparation en amont… et le stress ! Merci à toutes ces bonnes volontés qui nous offrent ces belles rencontres… Le brodeur-poète Dimitri Vontzos faisait partie de la fête, avec cette sensibilité qui le caractérise. Nous sommes toutes admiratives de son talent ! 

Dimitri était à Toulouse en automne dernier au Salon des tendances créatives, j’avais pu longuement l’écouter sur ses inspirations, c’était passionnant !

Rendez-vous à Gap en juin 2020 pour la prochaine rencontre nationale des quilteuses et quilteurs passionnés !

logoFPN’oublions pas que l’association vit grâce à nos adhésions et je ne conçois pas l’appartenance à l’association France Patchwork sans l’abonnement à la revue, si riche et éclectique, qui est notre vitrine mais surtout notre meilleur moyen de communication, notre lien… N’hésitez jamais à proposer un article, un modèle, une idée… Faites vivre la revue vous aussi si vous le voulez !

Voici notre revue de l’été 2019, si belle !

Les Éditions France Patchwork sont nées avec BeeBook et je voulais évidemment remercier les bonnes fées qui se sont penchées sur son berceau ! J’ai donc tenu à offrir des ouvrages contenus dans BeeBook à Monique Lopez-Velasco, Nicole Dewitz et Catherine Bonte.

Présentation de BeeBok sur scène (photo Édith Bouilly)

Me voici entourée de mes fées qui ont permis la création de BeeBook : Monique au micro, puis Nicole et Catherine à droite sur la photo (de Kristine)

Monique m’a aidée à façonner BeeBook, à le créer pour en faire un bel objet. Nous avons eu maintes petites et grandes décisions à prendre, tant sur le format que le titre, les maquettes, la reliure… et tout ce qui est à l’intérieur ! Même si certains textes et modèles y sont depuis le début, le résultat n’a rien de commun avec le premier jet écrit l’été dernier. L’apport de Monique est bien plus grand encore, vous n’imaginez pas sa patience, sa rigueur (si nécessaire !!), son bon goût -car nous sommes aussi dans le domaine de l’esthétique… Nos échanges ont toujours été constructifs, un vrai bonheur. Et surtout, nous nous comprenons, nous nous apprécions… Monique a reçu un très beau quilt, dont les blocs ont été faits par toutes les stagiaires du stage d’Angers l’année dernière, elle en faisait partie ! Il s’appelle la Ruche Angevine. Assemblé par les Abeilles Kristine et Évelyne, superbement quilté à la long arm par Noëlle Joannes (déléguée FP49), il est tout frais et tout beau, un vrai quilt made in France Patchwork !

Je n’en ai pas d’autre photo que celle prise à Vichy que voici, mais vous verrez ce quilt aussi bien sûr dans le livre :

La Ruche Angevine est typique du lâcher-prise qu’on s’autorise dans la Ruche des Quilteuses : si le bloc est trop petit, on ajoute simplement des bandes et ça ira ! En effet, certains carrés avaient été coupés à 7 ou 7,5 cm au lieu de 8 cm, mais on les a tout de même intégrés sans problème. On dirait presque que ces accents sont faits exprès, en tout cas ils ne nuisent pas à l’impression d’ensemble.

Nicole Dewitz, par sa formation scientifique mais aussi sa curiosité intellectuelle, a considérablement contribué à la  cohérence du livre, tout autant que Monique. Elles sont si complémentaires ! Nicole a traqué tout autant la justesse et l’élégance des textes (ah les virgules !!!) que la vérification technique de tous les modèles… et bien plus encore. Pendant ma participation à la revue des Nouvelles pendant 4 ans, nos échanges furent limités, mais grâce à BeeBook, j’ai découvert toutes nos affinités. Je n’ai pas oublié que Nicole avait trouvé L’Indispensable très jolie (une pochette proposée en modèle), alors je la lui ai offerte avec beaucoup de plaisir :

Simplissime à réaliser, découvrez l’Indispensable dans BeeBook !

Quant à notre chère Présidente, je ne pouvais que la remercier avec un quilt qui me tenait à cœur, avec les couleurs typiquement BeeBook, une joyeuse fantaisie dans l’esprit du livre, quilté comme il se doit au coton perlé en toute improvisation :

Vous aviez vu le pavé 2019 (en haut à gauche du quilt), en photo de présentation du blog tout au long du mois de janvier dernier, c’est un emprisonnement de fils par du piqué libre sur de l’hydrosoluble… fait par Kristine bien sûr ! Autant le valoriser dans un quilt (et pas n’importe lequel), il était triste, tout seul sur mon bureau… 

Nous avions bien gardé le secret sur le contenu de BeeBook. À l’entente des premières réactions, il est perçu comme bien différent de tous les autres livres déjà édités sur le patchwork. A sa lecture, beaucoup savent que j’ai simplement répondu à deux questions : pourquoi et comment je quilte ! J’y ai transmis ce que j’ai appris du monde du patchwork, avec l’espoir que mon expérience et mes goûts personnels aideront les quilteuses plus occasionnelles à entrer dans la danse de l’amusement, de l’improvisation, de la créativité… Je l’ai voulu à l’image du patchwork que j’aime, représentant une tradition, évoluant au fil du temps, exprimant ses émotions.

Quatorze quilteuses, des amies Abeilles, ont enrichi le livre de leurs modèles. Merci également à celles qui ont offert une photo d’illustration, appuyant de manière gracieuse les premières parties du livre !

Tous les livres commandés partiront cette semaine, vous pourrez à votre tour le lire et, j’espère, avoir envie de vous lancer dans un nouveau projet !

J’attends vos réactions avec impatience bien sûr…

Un achat de BeeBook en perspective ? Vous avez, sous le titre du blog, un onglet BeeBook avec tous les renseignements, ou bien cliquez ici. Merci !