
Une longue amitié lie les Écossais et les Français et nous partageons de nombreuses pages d’histoire comme celle de Mary Stuart. Depuis plus de quatre siècles cette femme inspire les artistes. On la voit incarnée au cinéma dans d’innombrables films et séries (si on voit Elizabeth 1ère, Mary Stuart n’est jamais loin), poètes et musiciens la vénèrent, historiens et écrivains ont écrit de touchantes biographies (comme Stefan Sweig)… Et bien sûr les romanciers font la part belle à la fascinante Mary Stuart au destin tragique, la seule qui fut reine de France et d’Ecosse. Mini-sélection : le court roman de Didier Decoin La Dernière Nuit (1978) et le gros pavé de Ken Follett, Une Colonne de Feu (2017). Si touchante, la petite Mary.
Dans les hautes terres du nord de l’Ecosse, les Highlands, J. K. Rowling y a situé la mythique Ecole de Poudlard (Harry Potter), poursuivant ainsi la tradition de légendes et de magie qui collent à ce pays.

Parmi tant d’autres, Outlander, saga écrite par Diana Gabaldon (aussi en série TV), nous plonge aussi dans un univers fascinant, après le fameux Highlander (film de 1986) avec Christophe Lambert.


Bien sûr les montagnards d’Ecosse, les Highlanders, sont célèbres pour leurs kilts ! Nous parlions vendredi dernier de nos souvenirs d’enfance, quand nos mères aimaient nous vêtir de ces jupes alors à la mode.
Le plus célèbre représentant de la fierté highlander est Sean Connery :

Kilts, quilts, les mots prêtent parfois à confusion en France… Rappelons que les kilts sont des jupes dont le tissage spécifique, aux lignes de couleurs entrecroisées, est appelé tartan en anglais, écossais en français. Chaque clan (famille) possède son propre dessin précis depuis le 19e siècle (seulement, dirais-je !), c’était auparavant plutôt lié à la localité. Les kilts étaient au début un lé de tissu de 5 mètres de long enroulé autour de la taille puis le pan restant était relevé sur l’épaule et épinglé.
En Ecosse, ce sont les hommes qui portent le kilt… et la femme le pantalon ? 😉 Plus sérieusement, des tribunes se posent la question des normes vestimentaires (par exemple ici ici ou là). Prendre du recul, voir ce qui se passe ailleurs ou avant, c’est intéressant !

Edit : lire aussi cet article sur les kilts et tartans : https://sylectures.wordpress.com/2017/03/01/kilts-et-tartans/
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Les tartans ont inspiré une quilteuse qui fait des kilts en quilts (vous me suivez ?) et vient de publier ce livre :

Avec des techniques modernes et de bons petits trucs et astuces, Kathy Allen nous convie à réaliser des tartans de 7 clans mais aussi de s’en inspirer pour créer le sien, si on le souhaite !
Outre une intéressante introduction historique, Kathy Allen réinterprète donc des tartans comme ceux-ci :
Elle joue habilement avec les effets de transparence qui me rappellent certains quilts de Bill Kerr et Weeks Ringle, pionniers des quilts modernes :

En France, Cosabeth Parriaud anime des stages sur les transparences, c’est un thème toujours intéressant car il exerce l’œil à analyser les nuances et jouer avec la lumière.
Des impressions d’écossais, de carreaux, de signes + sont explorées par des artistes contemporaines. Ces techniques sont simples, amusantes, mais longues tout de même ! En quilt moderne, le but est de ne pas copier mais découvrir, à partir d’inspirations, de nouveaux horizons…
Voyons tout d’abord une infime partie des quilts d’Eleanor McCain sur ce thème, elle est parmi les premières à avoir fait une série de quilts avec des grilles qui donnent parfois des idées de tartan :



Autre artiste, Maria Shell, qui fait partie de la nouvelle génération des modern quilters :


Curieuse de quilts modernes ? Procurez-vous son livre :

Et que pensez-vous de celui-ci ?






























































































