Vous connaissez mon admiration inconditionnelle pour les oeuvres de Ian Berry, tout en blue jeans. C’est un grand artiste, mon Magicien Bleu. Mais plus modestement, les étoffes de blue jean peuvent nous rendre service et nous inspirer de beaux ouvrages, à l’infini ! Ce bleu indigo, sous toutes ses nuances, je ne m’en lasse pas. Alors j’ai bien sûr acheté le nouveau livre de Cosabeth Parriaud : Créations en JEAN, 20 pièces à coudre pour réenchanter votre quotidien, récemment paru aux Éditions Marie-Claire. Je l’ai apporté à La Ruche, quel succès ! Nous allons certainement récolter des jeans autour de nous…
Lire la suite de « Blue Jean Forever »Catégorie : blue jean
Ian Berry, le Magicien Bleu
Ian Berry travaille depuis 20 ans à partir d’une photographie qu’il interprète uniquement avec des blue jeans, des ciseaux, de la colle, et son regard sûr, sachant distinguer la nuance parfaite de bleu qui donnera le volume, le relief, le creux, la vie…
💙💙💙
Lire la suite de « Ian Berry, le Magicien Bleu »Une fresque de Ian Berry jusqu’à ce soir à Paris
Franchement, il y avait meilleure semaine que celle-ci pour aller à Paris, sauf si on voulait manifester ou faire des photos d’amoncellements de poubelles. Mais la vie professionnelle fait que les rendez-vous sont programmés sans tenir compte de la vie sociale et politique du pays !
Lire la suite de « Une fresque de Ian Berry jusqu’à ce soir à Paris »Des nouvelles de Diabolical Jane
Il est une certaine Jane qui nous tient en haleine depuis quelques années, et en relisant les articles consacrés au quilt Diabolical Jane, vous saurez qui se cache derrière ce prénom !
Lire la suite de « Des nouvelles de Diabolical Jane »J’applaudis…
Dans les villes et les villages, en France et ailleurs pendant le confinement, des millions de personnes se sont mis à la fenêtre, au balcon ou dans leur rue pour applaudir tous les personnels qui travaillent pour nous, malgré tout : en premier lieu les personnels des hôpitaux, les soignants ainsi que tous les autres maillons indispensables de la chaîne de soins, mais aussi tous ceux qui ont continué à travailler en côtoyant d’autres personnes, alors que le risque était élevé et les protections souvent insuffisantes. Ce mouvement s’est amplifié, petits et grands ont eu à cœur de poursuivre les applaudissements jusqu’au dernier jour du confinement.
Applaudir à tout rompre, que ça fait du bien !
Être applaudi, c’est l’ultime récompense pour ceux qui ont réussi à toucher leur public, c’est la magie des spectacles vivants depuis la nuit des temps. Ces dernières semaines, les applaudissements sont la manifestation de notre reconnaissance, notre respect, notre admiration pour des personnes habituellement « invisibles ».

A Londres, le jeune Elliott, 6 ans, et son père Ian applaudissent tous les jeudis soirs à 20 h, tant que le déconfinement n’est pas prononcé. Presque chaque jour, le petit demande : est-ce qu’on est jeudi aujourd’hui ? tellement le rendez-vous hebdomadaire lui semble trop rare… Pour prolonger ce précieux moment, Elliott a pris en photo les mains de son père en train d’applaudir. Une photo suffit à donner l’impulsion pour une idée, des heures la transforment en tableaux… Car oui, si le fils a des idées, le papa a du talent…

Il s’agit bien sûr de Ian Berry et son fils, Ian qui utilise des blue jeans pour créer des œuvres d’art.

Le jeune Elliott fait l’école à la maison en ce moment, mais il a droit de se détendre aussi… Après avoir vu un film de Disney, il demande à son père : peux-tu projeter tes tableaux de mains sur l’écran ?
Voici ce que cela donne, un applaudissement aussi vrai que nature :

L’effet est saisissant. Cet applaudissement aux personnels soignants mérite d’être vu… Grâce à Instagram et sa communauté d’amis, la double image se répand comme une traînée de poudre. L’idée est vite venue d’en faire une sorte d’hymne pictural.
Montrez ces mains entre amis, au fin fond d’une impasse ou sur le plus emblématique bâtiment de votre ville ! C’est une animation pleine de sens et bienvenue, pour ne pas oublier ce temps de profonde gratitude envers le personnel soignant et les autres professions-clé.
Ian donne ici le téléchargement en 3 définitions différentes pour que chacun puisse le projeter et, en retour, envoyez-lui des photos de l’événement à mail@ianberry.art ou postez-les directement sur les réseaux sociaux avec le label #IClapFor.
I clap for = j’applaudis pour…
Depuis fin avril, le clappement de mains de Ian Berry a été projeté dans des dizaines de lieux, la majorité en Angleterre et en Écosse, mais aussi à la Nouvelle-Orléans comme au Brésil, au Mexique comme en Californie, en Italie comme en Suède… Faisons qu’en France aussi, on applaudisse, comme dirait Elliott, pour nos super-héros qui prennent soin de nous pendant la crise sanitaire.
Et si vous souhaitez honorer une personne en particulier, vous pouvez l’écrire par ici sur le site dédié. Une émotion, un beau geste ne sont pas perdus, consignés parmi d’autres…
Voici quelques-unes des projections :










Celle-ci me fait particulièrement rêver :

Un site a été créé par Ian Berry pour garder une trace structurée de l’événement, et au quotidien c’est sur Instagram @ianberry.art. Fin 2020 et en 2021, des expositions auront lieu en Europe avec à la fois des œuvres de Ian, des photos artistiques de personnes confinées, des photos des projections #IClapFor… Aurons-nous la chance d’accueillir Ian Berry de nouveau en France ?
Si vous en avez la possibilité, faites vibrer vos amis, vos voisins, votre commune avec cet applaudissement !

Hotel California en denim
L’été, les vacances… et la mythique chanson des Eagles Hotel California (cliquez pour avoir le son !)... Inoubliable, dans nos oreilles depuis 1977 !

Cet hôtel fantasmé de la pochette, avec son clocheton, est à Beverly Hills, un ***** huppé qui cache une toute autre histoire. La chanson, qui nous semble si romantique, relate les addictions à l’alcool ou les drogues qui rendent prisonnier, qu’on ne peut quitter. Dans cet album, les Eagles, qui avaient intensément vécu tous les excès, veulent justement s’en sortir… La sublime chanson reste un symbole du côté noir de ces années d’hédonisme.
Pour chasser ces idées noires, que diriez-vous d’un plongeon dans une piscine toute bleue ?

Quand je dis bleu, c’est bleu denim ! Et si Tom se baignait dedans ?

Et que font les reflets de la lumière dans l’eau ?



Ah tout ce bleu doit vous procurer une bienfaisante fraîcheur, par ces temps caniculaires !


Bien sûr, vous avez reconnu le style inimitable de Ian Berry ! Ses derniers tableaux font l’objet d’une grande exposition en solo à Londres à partir du 1er juillet. En téléchargeant les photos, j’ai remarqué que la plupart de ses tableaux ont des titres extraits des paroles de la chanson Hotel California des Eagles… Quelle idée géniale ! Moi qui ai appris l’anglais en suivant les paroles écrites de mes chansons préférées (d’abord avec les Beatles, puis avec tant d’autres, les Eagles inclus…), les phrases sont restées, indélébiles…
Cette exposition est plus solaire, bien dans l’esprit californien si positif, yeah !
Ce style te va si bien Ian,
this style suits U so well Ian!!

Si vous avez la chance d’aller à Londres ce mois-ci, surtout ne manquez pas de plonger dans l’esprit californien avec notre ami Ian ! L’expo est jusqu’au 28 juillet à CATTO GALLERY 100 Heath Street London, NW3 1DP, ouvert tous les jours (voir ici). Déjà plusieurs tableaux sont vendus ! Ils ne restent jamais longtemps sa propriété, ses œuvres se vendent presque comme des petits pains…

Voulez-vous aider Ian à gagner un concours d’opinion ? C’est, dans le monde de l’industrie du blue jean, du commerce et de la filière du coton au recyclage, la première fois qu’il est distingué ainsi dans les finalistes des personnes les plus visionnaires et influentes ! Il faut voter pour cinq catégories (stylistes, fabricants, revendeurs, etc.), vous votez pour qui vous voulez (au hasard si vous ne savez pas, comme moi😉) jusqu’à la dernière catégorie des influenceurs où là,vous votez pour le 3e nom : Ian Berry ! Chacun ne peut voter qu’une seule fois, Ian a besoin des votes de ses fans !
Suivez ce lien : Rivet 50 et merci de lui témoigner ainsi votre admiration !
Sa sœur Fiona, qui écrit des poésies, nous incite à ce vote avec tant de délicatesse :


Ian Berry : Denim Forever
Le 21 avril dernier, Ian célébrait sur Facebook les 93 ans de sa Reine avec ce tableau fait il y a quelque temps :

Son actualité est au grand magasin d’Oxford Street de Londres, Selfridges, avec un stand dédié au blue jean et son recyclage.
En Grande-Bretagne comme ailleurs s’organisent des filières de récupération des vêtements, à revendre ou à reconditionner en nouvelle matière première. La styliste Anna Foster récupère des jeans pour créer de nouveaux vêtements dans une vielle usine, réduisant ainsi drastiquement l’empreinte carbone de ses créations. Une manufacture textile pour le denim a vu le jour dans le Lancashire… et bien d’autres exemples.

Depuis quelques années, sa démarche par rapport au recyclage du denim est une des questions les plus posées. Voici sa réponse.
Ian : « Je suis fier de faire partie de la communauté grandissante londonienne des artistes et artisans du denim où la durabilité, la qualité, aussi bien qu’une éthique positive sont au cœur de tout. […]. Quand j’ai commencé ce travail, je ne le faisais pas réellement pour des raisons de recyclage, même si j’étais un grand fan d’Al Gore. J’utilisais le denim parce que je ressentais cette matière de notre temps parfaite pour mes tableaux de la vie contemporaine. Ces toutes dernières années, la durabilité et le recyclage sont les nouveaux mots à la mode, ce qui est très bien dans un sens, mais seulement si c’est d’une façon authentique et pas comme un objet de marketing. Bien sûr je suis heureux qu’on parle de moi dans des discours de recyclage et que cela fasse réfléchir les gens, mais même si je suis très soucieux de l’environnement et que je me suis rendu compte à quel point le denim a été un point noir de la fabrication textile, cela n’a jamais été la raison fondamentale de mon travail. »

Ian met un point d’honneur à faire des tableaux uniquement à partir de ses propres photos. Voici une petite vidéo juste pour le plaisir de voir de très près certains de ses plus beaux tableaux… et avoir une vue de son atelier…
BeeBook, un livre pour les quilteuses curieuses d’évoluer vers plus de créativité :
souscription ici jusqu’au 15 mai !
Des piles de vêtements
Qui n’aime pas voir de belles piles de linge ancien ?

Ou un rangement à la Marie Kondo ?

Chez nous, chez nos enfants ou petits-enfants, on a parfois peur devant les piles de linge… A-t-on vraiment besoin de tout ça ? Évitons désormais les vêtements faussement bon marché, ceux qui ne durent que 3 lavages, ceux qui consomment eau et énergie pour un résultat non durable et font travailler hommes, femmes et enfants dans un environnement inacceptable…
Tout simplement évitons autant que possible la surconsommation textile qui se traduit par ceci :

Tant pis si on nous voit et revoit avec le même tee-shirt ou chemisier ! Bien choisi, il est joli et utile pour des années…

J’ai entamé cet article non pas pour faire la morale, mais parce que je viens de découvrir un homme qui utilise des tonnes – littéralement – de vêtements pour en faire des œuvres d’art monumentales. Comme quoi il y a toujours des solutions originales.
C’est le p’tit bonheur du jour !






Mon préféré sans doute, le ciel de nuit à New-York, la ville qui ne dort jamais, où ne brillent que les plus brillantes étoiles :




Retrouvez les œuvres de Derick Melander sur son site. Ne manquez pas les vidéos montrant le processus de son travail et son explication de la philosophie de ses œuvres.
BeeBook, un livre pour les quilteuses curieuses d’évoluer vers plus de créativité :
souscription ici jusqu’au 15 mai !
Jusqu’où ira Ian Berry ?
J’ai beaucoup aimé les photos de Marie Christine Chasseraud sur Facebook, montrant la semaine dernière le paysage enchanteur dans les Pyrénées Atlantiques. La neige à peine tombée est d’une féerie bleutée :

Changeons de climat mais pas de couleur, Ian Berry vient de réaliser plusieurs tableaux absolument époustouflants ! Je vous en montre un :

Cet hyper-réalisme bleuté montre un hôtel de Los Angeles, le Roosevelt sur Hollywood Boulevard. Ian le garantit, il ne retravaille jamais le blue jean avec de la peinture ou de l’eau de Javel : il sélectionne la bonne teinte dans son immense palette de tissus denim, découpe et colle, c’est tout ! Sa technique est parfaite, son œil d’artiste infaillible, le résultat est génial (je pèse mes mots). A chaque fois je le crois au sommet de son art, à chaque fois il me surprend encore et m’éblouit.

Grâce à ses expositions en France, vous êtes nombreuses à l’avoir rencontré à Biarritz, à Sainte-Marie-aux-Mines ou à Labastide-Rouairoux. Je suis sûre que vous attendez comme moi avec impatience une autre exposition chez nous !
Petit message pour Ian en ce 4 février :
💙💙💙 Happy Birthday dear Ian 💙💙💙
Doodle quilting
Un jour j’ai écrit sur la broderie doodle et je me suis alors rendu compte de la vigueur des brodeuses connectées dans notre pays : cet article fait partie des plus populaires de ce blog ! Je crois que le blog de mon amie Gene y est pour quelque chose… J’ai rendu visite récemment à leur club de Pexiora, c’était formidable !
A la fin de l’article, je vous promettais une broderie doodle inspirée de Dijanne Cevaal et Els Gauchotte. Ce fut une aventure collective proposée par l’ancienne délégation FP31 (France Patchwork Haute-Garonne) dans le cadre d’une exposition itinérante appelée Fibre Occitane.

Ce quilt en broderie doodle est très cher à mon cœur, presque 100 personnes y ont participé (100 blocs, mais quelques adhérents en firent plusieurs), le thème était simplement l’évocation d’une fleur, même imaginaire :

Le top est fait de blocs en blue jean recyclé, d’un bout de soie blanche (récupération de restes de robes de mariées, tissus offerts par notre amie Annick Subra de Salafa) et d’un assortiment de fils moulinés couleurs brique et pastel (les couleurs de Fibre Occitane). J’ai fait l’assemblage en « doodle patchwork », sans gabarit ni mesure exacte, juste pour voir comment cela rendrait… Personne n’a critiqué le manque de régularité des bandes d’assemblage, du moins ouvertement !

Après la doodle-broderie et le doodle-patchwork, reste à évoquer le doodle-quilting. Comme pour la broderie et le patchwork, on abandonne les modèles, on se donne de la liberté. Il y a environ 12 ans, j’avais fait mon premier matelassage à main levée, c’est-à-dire que j’inventais mon dessin de quilting point après point. Le top était on ne peut plus simple, des carrés de très beaux tissus achetés chez Quilt & Patch (Toulouse) :

C’est une nappe qu’on utilise en pique-nique ! Voici un détail du quilting vu de dos :

Aujourd’hui, je suis en train de doodle-quilter en écho, à la manière de Sherri Lynn Wood, un quilt très luxuriant, chargé d’imprimés et de courbes irrégulières. Si j’étais anglophone, je l’aurais appelé Organic, mot-clé qu’on utilise pour nos notions organique, biologique, écologique… Alors je l’appelle simplement Vivant & Naturel, bizarre pour un quilt, mais j’y revendique dans mes courbes le droit à la différence, le non-calibrage, et dans mes points de quilting la joie de voir grandir le dessin de manière unique, au fil de mon bon-vouloir. Ce quilt ne sera pas du goût de chacun, mais il sera unique pour rappeler l’absolue nécessité de protéger la biodiversité, le vivant et le naturel.

Quelle est la technique du doodle quilting ? Simple, je vous assure !
Comme pour le quilting traditionnel à la main, on peut utiliser un cercle ou bien un poids (comme de nombreuses quilteuses japonaises). En revanche, maintenant j’utilise un fil plus épais et ma préférence va vers le coton perlé n° 8 avec une aiguille à broder pointue n° 7. Le dessin peut suivre librement les coutures ou faire un tout autre motif, c’est votre choix ! Le geste est le même qu’avec de fines aiguilles between, mais les points sont plus longs. Ce quilting est apparenté aux traditions multiples qui utilisent le simple point avant, longuement évoqué ici. J’avoue avoir du mal à garder mes points aussi longs que j’aimerais, comme du sashiko. C’est pourtant plus adapté au style de ce matelassage. C’est peut-être mon 10e quilt quilté au coton perlé mais certainement pas le dernier !

Quant au plaisir de quilter à la main, il reste intact mais plus rapide ! Avez-vous envie d’essayer vous aussi le doodle quilting, ou matelassage vivant et naturel ?









