J’aime ma vie de quilteuse, qui ne se résume pas à jouer avec les tissus.
Ces dernières semaines furent riches de rencontres avec d’anciennes copines et de nouvelles connaissances : à Sainte-Marie-aux-Mines, ce fut un fleuve d’émotions positives ! Je n’imagine pas ma vie sans ces amies, différentes et complémentaires, ou quasi-jumelles de cœur… Chacune apporte tellement à l’autre, des sourires, des rires, des réflexions, de l’émotion, de la consolation… Les kilomètres qui nous séparent n’ont pas de prise, chaque rencontre renforce les liens.
Avec cette rentrée largement consommée, je vous souhaite de vous sentir bien dans votre groupe de quilteuses si vous en avez, de créer des opportunités pour faire des choses ensemble (visiter une expo, rendre visite à un magasin de tissus, participer à un stage, ou simplement se réunir autour de tissus, de thé ou café et petites douceurs…), la vie est plus douce ainsi et soigne bien des maux.
Ces dames proclamant leur passion ne peuvent que susciter des sourires amicaux ! Photo prise au stand France Patchwork à SMM.
Ainsi, vendredi dernier en début d’après-midi, visite de l’exposition de Balma, avec la rencontre impromptue d’amies de tous horizons : les Filles du Vent du Sud, des Ariégeoises, des Tarnaises, des Aveyronnaises, Anne la relieuse, des amies de Balma et Colomiers : superbes quilts et vieilles amies, toutes si jeunes de cœur, accord parfait ! Des photos des quilts de l’expo sont photographiés par Florence, voir sur IG @flobis31. Cliquez sur chaque photo de quilt (1, 2, 3, 45, 6, 7) et une dizaine d’autres photos défileront.
Nous avons unanimement apprécié les quilts, de si belle facture, mais aussi la nouvelle salle municipale. D’un maire à l’autre, Balma a toujours considéré à leur juste valeur les œuvres d’art textile (patchwork, appliqué, pojagi, boutis, plissages, artextures… toutes ces disciplines étaient représentées !). Cette salle d’exposition, avec de beaux panneaux neufs et un éclairage parfait, montre la considération accordée aux quilteuses. De plus, France Patchwork a toujours été fort bien accueillie, hébergée pour les 30 ans de FP, pour nos JA… Je décerne la médaille d’or des quilteuses 31 à la ville de Balma ! Et merci à Danielle Bonnacié pour la photo 💙
Hier j’étais à Vendargues (34) ; au petit matin, dans ce coquet village à l’est de Montpellier, on voit des calèches collecter les sacs-poubelles, puis les bus d’école également tractés par des chevaux :
N’est-ce pas une bonne idée ? Les enfants qui sont montés semblaient bien contents d’aller à l’école ainsi ! Vue de notre salle d’atelier. Voir aussi cet article.
J’y étais pour passer la journée avec des quilteuses très impatientes d’apprendre les techniques de coupe et d’assemblage improvisés… Quelle ambiance, quelle ruche d’abeilles actives là aussi !
Voici leurs étoiles, un des exercices de la journée bien remplie. Merci pour votre accueil, Andrée et les copines languedociennes, et bravo pour votre créativité ! J’ai adoré notre journée ensemble.
Toutes ces femmes de valeur sont mes rayons de soleil : ce mois de septembre fut chaleureux et lumineux !
Aime ta vie au point de ne plus avoir de temps pour la jalousie, les soucis ou la peur.
Sophie Zaugg est une des artistes les plus représentatives du mouvement Modern Quilts. Elle a toujours le chic pour trouver de nouvelles harmonies de couleurs, de nouvelles formes géométriques… Le mystère de la simplicité qui sublime le mouvement ! Même si tout n’est pas si simple dans ses quilts…
Free Form Curves, un de ses derniers quilts, que je trouve fascinant.
Sophie est en très bonne place dans BeeBook, voyez pages 6-7, 23 et 88-89. Justement, c’est celui qui se trouve en début de livre, Horizon , dont je vous parle aujourd’hui. Il est superbement présenté dans un paysage hivernal, avec des couleurs qui me plaisent tant… mais il est là en illustration offerte par Sophie, sans explication donc.
Mais c’était prévu de les publier un jour ! Si vous suivez son blog, Luna Love Quilts, vous le savez déjà, Sophie propose les explications de ce quilt ici sur Etsy, en téléchargement instantané, en bilingue français-anglais et en deux dimensions.
J’ai eu la grande chance de pouvoir aller à Sainte-Marie-aux-Mines il y a une dizaine de jours, afin de promouvoir mon livre BeeBook, édité par Les Éditions France Patchwork. Que de rencontres ! Je n’aurai malheureusement pas le temps de vous faire un compte-rendu exhaustif, d’ailleurs je n’ai pas pu visiter toutes les expos, mais je suis riche de ce que j’ai vu et vécu et, d’une manière ou d’une autre, j’en reparlerai sur ce blog.
Au stand, j’avais sous les yeux deux expos FP : les Quilts de Légende, ces quilts parfaits sublimant des ouvrages d’antan, et les quilts du concours Rubis, puis un peu plus loin, les quilts des Jeunes Poussent.
Cent onze quilts rubis : une bien belle manière de célébrer les 35 ans de l’association !Les quilts ont été disposés par ordre alphabétique. Il fallait un temps certain pour tous les admirer.
Chaque participante mérite toute notre admiration. J’ai eu le grand plaisir de lire le nom d’un certain nombre d’amies !
Impossible de primer chaque beauté… Alors je vous montre celui-ci que j’aime, de Cécile Milhau. C’est drôle, son numéro d’ordre alphabétique correspond par hasard à son département☺
Allez revoir aussi celui qui n’a pas pu participer, Smaugh le fameux dragon du Tarn (oui, encore un talent de ce département !).
Gabrielle Paquin excelle autant dans le tradi que dans le moderne (sa spécialité, utiliser des tissus à rayures !)
Les Jeunes Poussent connaissent un nouvel élan avec le dynamisme d’Isabel Larzillière. Le thème de l’Espace a bien titillé les neurones des enfants :
Annie Labruyère et moi avons été émues par le quilt en haut à gauche, déplorant la couronne de déchets spatiaux que nous avons faite en moins de 50 ans. Une véritable poubelle tourne en orbite…
Les expositions sont l’occasion de rendre hommage aux quilteuses occasionnelles tout comme aux plus grands artistes. Il est vrai que, parfois, nous sentons, au bout de quelques dizaines d’années de pratique du patchwork et de visites, un peu de lassitude, un peu d’aquoibonisme (merci Gainsbourg), un peu de j’ai-trop-d’idées-et-j’ai-trop-de-tissus… Je le sens et le comprends. Mais cela m’a fait mal au cœur de constater, à SMM, une fréquentation bien moindre… C’était très facile de circuler, très peu de queues, rien de commun avec d’autres années, alors que la qualité était époustouflante… Je crains fort que SMM ne subisse un jour le même sort que Quilt en Sud… Pourvu que non !
Que sont nos loisirs sans les rencontres ? Créer (ou suivre un modèle) est une activité généralement solitaire. Rencontrer d’autres quilteuses en petit groupe, en club, en expo fait tant de bien ! Nous sentons avec certaines une sororité qui illumine la vie, une forte amitié tout comme un respect de la différence (voir mon article à ce sujet, un de ceux qui me tiennent à cœur). En Alsace, j’ai rencontré plusieurs sœurs de cœur, que cela fait du bien !
Profitons donc de notre chance d’avoir des manifestations autour du patchwork. Moi la première, je ne peux aller partout malheureusement. Je tiens cependant à signaler pour les Occitanes occidentales, quelques rendez-vous dans un avenir proche, par ordre chronologique :
Dès cette fin de semaine, une exposition très attendue dans notre département, celle du club de Balma (31). Une promesse de beaux quilts et de surprises ! Balma est aussi la ville qui reçoit régulièrement les JA et autres événements comme le fameux loto des 30 ans de FP, nous y sommes très attachées !La Tour du Crieu est une petite ville d’Ariège, avec un club de patchwork dynamique. La plupart sont membres de France Patchwork et j’ai toujours un grand plaisir à rencontrer ce groupe très sympathique !Pour la 21e édition, le Salon fait peau neuve avec un rajeunissement du concept, une place aux innovations locales et aux tendances zéro déchet, cosmétique naturelle… J’attends beaucoup de cette nouvelle direction prise pour faire venir la jeunesse !
Maintenant que Betty est reconnue comme spécialiste des Pine cone quilts, quelques personnes prennent le temps de lui signaler les quilts en vente sur ebay utilisant cette technique. Voici une des photos qu’on lui envoya:
C’est ainsi que Betty vient d’acquérir ce magnifique quilt dont on a malheureusement perdu partiellement l’histoire. La vendeuse l’avait acheté lors d’une vente aux enchères à un homme, petit-fils de la quilteuse. Le quilt a peut-être une trentaine d’années. Betty s’est mise en relation avec la Guilde du comté où ce quilt a été trouvé, en Caroline du Sud, pour d’éventuels renseignements complémentaires, mais pour le moment on répare les dégâts causés par Dorian dans ce secteur… En attendant, Betty partage avec nous des photos de la toute nouvelle pièce de sa collection :
Un petit bloc de pomme de pin jaillit du carré rouge. Le quilting main montre que c’est un « vrai » quilt en trois épaisseurs, ce qui n’est pas souvent le cas avec ce type d’ouvrage.Ce tissu jaune est clairement de style provençal confirmé par la bordure aperçue en bas. A noter que les carrés de fond sont souvent piécés, comme ici. Certains ont même des tissus très contrastés pour un même carré. On fait avec ce qu’on a sous la main !Détail du dosVoyez-vous la délicate bordure en blanc, légèrement froncée par le lavage ?
Le vintage fait parfois si moderne !
m’écrit Betty dans son mail…
Il est vrai que les tissus utilisés lui donnent un esprit scrappy intemporel, et on pense irrésistiblement aux quilts contemporains de notre chère Rachaeldaisy, qui magnifie et modernise cette technique avec son peps si personnel.
Savez-vous qu’aux Etats-Unis, certaines personnes disent que tout quilt ayant plus de 10 ans est considéré maintenant comme vintage ? Nous en avons plein la maison dans ce cas !!
Betty me demande également de transmettre son bon souvenir à toutes les personnes rencontrées en Occitanie en juin 2018… ce dont je m’acquitte avec grand plaisir !
Comme cette technique est jolie et tellement amusante à faire, de jeunes talents en herbe s’y intéressent : chez Maïté BeeBee, Miss Élisa a déjà fait un coussin Pine cone et sa cousine Gabrielle a taillé, la veille de son départ, plein de carrés jusqu’à 23h30, histoire de voyager sans perdre de temps… La voici à l’oeuvre dans la voiture :
Bravo à ces jeunes filles, et surtout à Maïté qui sait mieux que personne susciter l’envie de créer aux enfants autour d’elle, filles et parfois garçons aussi !
Bonne journée à tous, pour moi c’est vol Toulouse-Strasbourg en vue de quelques jours à Sainte-Marie-aux-Mines…
La belle vie, quoi !
Nous avons effectué notre rentrée hier dans notre Club Léo Lagrange de Patchwork de Colomiers et, pour nous retrouver autour du patch tout en nous racontant les dernières nouvelles, nous avons fait des blocs pour les défis de Francine Rog (voir la présentation ici). Ici quelques-unes des Bees ayant participé (pendant la journée, les Bees vont et viennent…) :
Voici les 11 blocs-cœurs :
Voici les 22 blocs-wax :
Nous ne pouvons pas participer à tous les défis, mais celui-ci tombait à pic et nous convenait : peu de contraintes, des associations à soutenir… Merci Francine ! Ils te seront envoyés la semaine prochaine.
Cette journée joyeuse était fortement assombrie par les au-revoir-bye-bye à notre chère Valerie, notre belle amie britannique qui, en raison de Johnson the Clown (pensez au Brexit…), rentre dans son pays après de nombreuses années chez nous… Ce ne sont pas des adieux, surtout pas ! Nous projetons de nous revoir l’été prochain à Birmingham !
Une histoire de dragon au club des Can’canettes
(Castres, Tarn)
Septembre 2018 : les can’canettes commencent la saison, et nous proposons le concours RUBIS de France Patchwork : 3 sont partantes, et au final, ne donneront pas suite, et Aline, outsider, se lance dans le challenge, le 13 novembre 2018 :
Choix des tissus…
…et son idée, reproduire le dragon d’un napperon en dentelle !!
11 décembre, le projet se précise. Un petit bout est posé…..
On ne sait pas encore ce qu’elle mijote !!!! 8 janvier 2019 : Un bout de queue et là surprise !! Elle utilise la technique de Betty pour le Pine cone quilt, mais à l’envers : astucieuse, notre can’canette !!!
Le résultat est bluffant, on jurerait des écailles !! 22 janvier 2019, Aline en plein boulot !!
29 janvier, la queue prend forme.
5 février : Aline cherche déjà le tissu de fond et celui de bordure, bien entendu quelques can’canettes donnent leur avis !
19 mars, quelques détails de plus, pattes, tissu de fond !
Et grande discussion, sur le choix des tissus de bordures. Chacune y va de son petit commentaire…
16 avril : il prend forme, l’échéance approche, le dossier et les photos doivent être envoyées pour le 25 mai, dernier délai.
Le tissu de la tête est trop proche de la bordure, il faut changer !
Un hic !!! Aline n’est pas adhérente France Patchwork, donc elle doit s’inscrire avant de pouvoir postuler pour le concours, nous la harcelons, lui préparons même le dossier…..mais de graves problèmes de santé pour son conjoint, l’éloignent du sujet.
14 mai, elle peaufine la tête, la langue, l’œil, les dents…
…Les pattes et griffes…
21 mai le quilting ; on sait déjà qu’il ne participera pas au concours RUBIS de France Patchwork et en sommes navrées vu le travail accompli !!
Nous cherchons une solution……. Et demandons conseil à Katell : le délai est dépassé, donc pas question de le proposer au concours, aussi pour que ce dragon vive et soit reconnu, elle nous propose un article en septembre sur son blog de la Ruche des Quilteuses…
Toutes les can’canettes, et Aline, te disent : MERCI !!!
11 juin : terminé, il est flamboyant ! Mais il manque un détail important : comment va-t-elle l’appeler ???
Et là c’est son petit fils qui le baptisera :
SMAUGH
Smaugh le doré occupe la montagne solitaire dans le célèbre roman de TOLKIEN, Le Hobbit.
Et une certaine ressemblance… Super, le petit-fils !
18 juin 2019 : Fête de la MJC, et exposition de nos œuvres : bien entendu SMAUGH est présent et admiré comme il se doit.
Bravo à Aline et encore un grand merci à Katell.
Jo Drouet,
animatrice au club des Can’canettes, Les Salvages (Castres, 81)
Je vous donnerai prochainement des nouvelles de Simon, qui en est au quilting de son ouvrage. Allons voir aujourd’hui de plus jeunes talents, ceux qui s’épanouissent au cours de l’été, quand le temps ne file pas entre les doigts, quand les familles se retrouvent…
Notre amie quilteuse Maïté Beebee excelle dans l’enseignement de la couture et de la création ! Elle sait donner l’envie de créer à tous les enfants qui viennent chez elle… Je lui laisse la parole.
Anaïs et sa sirène
Anaïs est arrivée avec le livre que je lui ai offert à Pâques pour son anniversaire avec la ferme intention de coudre cette sirène. Elle a mis beaucoup de temps à rassembler les ingrédients (la demoiselle est difficile). J’ai dû beaucoup l’aider mais le résultat est là. Elle ne risque pas d’oublier sa sirène dont elle est folle.
Gabrielle et son chat
Gabrielle, 13 ans, a choisi de coudre un chat : j’ai uniquement guidé ses choix. Je trouve que son chat est très réussi. En tout cas elle en est très fière. Sa petite sœur Anna a commenté : moi aussi quand je sera grande je fera un chat.
Bravo à Anaïs et Gabrielle, continuez de vous amuser avec des fils, des tissus, des boutons, des perles… Le bonheur est aussi dans l’atelier !
De mon côté, j’ai mis pour la première fois ma nièce Rose devant ma machine, elle vient d’avoir 5 ans. A cet âge, ça passe ou ça casse.
Je peux dire que son enthousiasme a été au-delà de mes attentes ! Elle a adoré farfouiller dans mes tiroirs pleins de tissus, triés par couleurs… Toucher, regarder, commenter… Elle a choisi chaque tissu en fonction de la personne destinataire, a cousu plusieurs coussinets carrés, puis trois en forme de cœur, les a remplis de lavande du jardin… et les a presque tous offerts.
Quel plaisir des sens !
Annie Labruyère vient souvent à Toulouse voir des membres de sa famille (jamais assez souvent bien sûr…) et on essaie de se voir à cette occasion ; ainsi connaît-elle la plupart des Abeilles, et c’est ainsi aussi qu’elle a participé à BeeBook, l’amitié se construisant, se renforçant à chaque rencontre.
Il n’était pas prévu qu’on se rencontre cette fois, sa visite étant courte et nos agendas respectifs bien remplis… et puis, on va se voir à SMM dans 10 jours ! Mais le Projet 70273 nous avait réunies, il a de nouveau joué son rôle fédérateur.
De l’exposition de Lacaze, j’avais gardé deux ouvrages, afin de relancer le projet autour de moi, si d’aventure le Projet était en panne. Vous le savez, nous avons atteint et même bien dépassé le but et les deux quilts doivent rejoindre Jeanne aux Etats-Unis. Cela se fera donc en passant par Annie, vous saurez à quelle occasion très prochainement, en suivant son blog !
Le n° 43, assemblé par les Bees de Colomiers et quilté par Valerie, notre amie britannique, a été exposé à Lacaze en juin 2017.Superbe midling de Viviane de Narbonne… 331 paires de croix rouges… Si vous ne connaissez pas ce Projet, vous pouvez lire sa présentation ici.
Ces jours-ci, je suis avec grande inquiétude la trajectoire de Dorian, le monstre qui se dirige vers la Floride, lieu de vie de notre amie Betty, et vers la Géorgie, où habite Jeanne qui a créé le Projet 70273… Pourvu que l’ouragan perde vite sa force, il n’a déjà fait que trop de dégâts…
Toutes nos pensées vers les personnes déjà victimes, ou encore menacées par Dorian.
Presque tous les ans, nos amis de Pibrac originaires de l’Aveyron trouvent une bonne raison pour faire la fête, réunissant famille et amis. Cette année, ce sont leurs quarante ans de mariage ! C’était pour moi l’occasion de penser à un petit cadeau-souvenir.
D’abord, je me suis inspirée de leur faire-part, comprenant leur photo de mariage présentée un peu à la manière japonaise, dans un quart de cercle comme ceci (par discrétion, je ne montrerai pas le faire-part) :
Paul Gauguin utilisa ici une technique de présentation des estampes japonaises pour présenter Marie-Angélique Satre, dite La belle Angèle, une des plus jolies femmes de Pont-Aven. Celle-ci n’apprécia pas du tout son portrait et refusa de le garder !
Une citation attribuée à Saint-Augustin figure aussi sur ce faire-part : La mesure de l’amour est d’aimer sans mesure. Un bon départ, mais ce n’était pas suffisant comme inspiration !
Un retard de ma coiffeuse dans son rendez-vous m’a fait musarder dans un joli magasin adjacent qui vendait des cartes postales. Suivre ses intuitions… Je savais que ce jour-ci était un jour où j’étais à l’écoute : une nuit presque blanche à penser au tableau textile, sans solution encore, mais une envie d’oiseaux, que j’entends si tôt l’été au lever du jour…
Mais oui, j’ai trouvé mon inspiration dans ce magasin (Crayons & Couleurs, Le Perget, Colomiers) avec une carte des éditions du Désastre :
La carte est fort belle et me rappelle un tissu jamais encore utilisé… Je me suis dépêchée de le sortir du tiroir ! Bien sûr, il fera partie de la composition. Il a un discret imprimé doré (collection Uncorked), je vais l’utiliser pour la première fois mais ce ne sera sans doute pas la dernière !
C’est un détail d’une fresque de Giotto, le peintre précurseur de la Renaissance, plus exactement du Sermon aux Oiseaux de Saint-François, peint dans la basilique d’Assise. J’ai rapidement regardé sur internet, la fresque « me parlait » par sa quiétude, la beauté du fond bleu, la simplicité de l’oiseau blanc… et l’ajout du doré sur la carte répondant au jaune lumineux omniprésent dans l’église de Saint-François d’Assise. Les couleurs sont magnifiques, largement rénovées après le séisme meurtrier de 1997.
Le Saint a, en dépit de son auréole, une attitude profondément naturelle et simple, en symbiose avec la nature.
Je suis fascinée par les synchronicités, le hasard qui fait bien les choses, les coïncidences auxquelles on attribue du sens en assemblant des faits n’ayant aucun rapport officiel. Au moment où je balbutiais dans mon projet, je suis tombée sur un reportage sur Arte… sur la basilique d’Assise et les fresques de Giotto. J’étais sur la bonne voie, je le sentais : turquoise-or-oiseaux-citation-quart de cercle, les ingrédients étaient bien réunis.
J’ai tâtonné pour les silhouettes d’oiseaux, j’en voulais quatre symbolisant les quatre décennies de mariage… J’ai alors fait appel à une styliste qui sait mieux dessiner que moi !! J’ai simplement acheté un patron d’appliqués de Shannon Brinkley en PDF. J’ai un instant pensé utiliser également sa technique d’appliqué crazy, mais je connais mes amis, un tableau plus simple leur convient mieux. Du tissu uni ira ici très bien pour les oiseaux !
Je ne suis pas grande brodeuse, mais j’aime ça ! J’ai bien aimé reproduire la citation et j’ai dessiné la couronne sur une hauteur de 2,5 cm, après quelques tâtonnements ! J’ai utilisé la méthode de la couture sur papier.
Pas tout-à-fait fini : c’est sur la photo que je remarque qu’il manque un accent à Maïté ! L’écriture se fait discrète de loin, mais elle se lit tout de même bien de près, c’est ce que je voulais.
Vient ensuite le collage des oiseaux blancs au moyen de thermocollant double face ; ils étaient un peu trop « nus », j’ai donc brodé leur pourtour au point de tige.
L’oiseau blanc est appliqué au thermocollant double face et je commence le surlignage de chaque oiseau au point de tige, avec du coton perlé n° 8.
J’ai hésité des jours avant de choisir le quilting à la machine, avec le motif « brume japonaise » présentée dans BeeBook page 141. Ensuite, J’ai quand même décidé de sécuriser l’appliqué thermocollé avec du fil blanc : j’ai suivi les conseils d’Évelyne dans BeeBook pour ses hirondelles (page 51), fil ton sur ton et piqûre avec entraînement (pas au piqué libre).
J’ai choisi un pied de biche avec lequel je peux bien voir autour de l’aiguille (partie en plastique transparent). Je n’ai pas mis le double entraînement pour me laisser plus de précision et souplesse dans le suivi du bord de l’oiseau.
La bordure faite avec une couture mise en attente est une de mes favorites (dans BeeBook technique page 135, photo de cette bordure page 37), je ne m’en lasse pas, elle est en accord avec la maquette japonisante du quart de cercle. Elle est quiltée avec entraînement également, deux lignes droites espacées d’1 cm environ avec une courbe entre les deux, en bougeant simplement le quilt. Essayez, c’est simple !
Ici on voit le quilting de la bordure, ainsique le molleton (du pur coton, c’est ce que je préfère en quilting machine) et le dos en drap blanc ancien… du grenier de la famille de Maïté.L’accent sur Maïté est ajouté, la bordure invisible posée…
Bien sûr, le panneau offert samedi a atteint son but : faire plaisir !
Bonne rentrée aux enfants, aux parents, aux enseignants…
L’enseignement et l’éducation sont la base pour transformer le monde !
Simon est un copain de mon fils Erwan depuis la maternelle, ils ont tous deux 21 ans. Nous avons de beaux souvenirs de pâtisserie de Plätzchen (les friandises pour Noël que j’avais apprises à faire en Allemagne) quand ils étaient tout jeunes, les mercredis après-midi dans notre piscine l’été, les cours de viet-vo-dao et tant d’autres souvenirs…
En juin dernier j’ai rencontré sa mère qui me dit : Simon s’intéresse à l’art textile mais ne sait pas par où commencer… Pourrais-tu peut-être l’aider un peu cet été ? Ah je m’en réjouis d’avance, j’ai toujours apprécié Simon et sa famille !
Simon est à présent dans une École supérieure d’art et de design. Je n’avais aucune idée de ce qu’il attendait de moi. Il est venu avec un dessin et une épaisse pile de tissus unis : son projet est de réaliser en tissus son dessin fait de cercles, agrandi à environ 1 m de côté, en 2 versions de couleurs. Je lui ai donc expliqué le B.A. BA du patchwork, les marges de couture, avec des possibilités de collage de tissu également s’il voulait… Mais non, c’est la vraie couture qui l’intéresse ! Je lui ai donc donné pour but de revenir après ses vacances, avec ses tissus coupés à partir de la maquette à faire sur papier… et ne pas oublier d’ajouter les marges de couture !
Pendant ses 15 jours de vacances avec ses parents, Simon a fait sa maquette en papier, mais a également cousu sa première version, aidé par sa mère qui a aussi le sens artistique et de bonnes notions de couture. Et voici le n°1 entièrement cousu à la main, pris sur le lieu de ses vacances :
Pour un début, c’est bluffant ! Le choix des couleurs, très personnel, est de très bon augure. La deuxième version se doit d’être un quilt fait à la machine, pour qu’il connaisse toutes les étapes et qu’il apprenne le maniement du cutter, de la machine à coudre, etc. Même pas peur, il avale tout le même jour, y compris ma technique de couture des courbes, qu’il réussit vraiment bien !
Simon, bien concentré pour coudre les courbes sans une seule épingle. Et ça marche !Effervescence dans mon atelier : par terre en haut, son premier ouvrage fait à la main et au premier plan, celui que nous avons commencé mardi dernier.
Rendez-vous demain pour terminer les bordures et mettre en sandwich ! Ensuite, ce sera quilting à la machine. Quand je vous dis que Simon n’a peur de rien !
Profitons encore de son talent de photographe, en attendant de vous montrer son n° 2 dès qu’il sera fini :