Un quilt très zen d’Esther

A la suite d’un commentaire de l’article sur la pleine Lune, j’ai eu un échange de mails avec Edissa, Esther du Québec. Elle m’a présenté le quilt qu’elle a fait pour sa sœur qui habite non loin de Boston (Massachusetts).  Avant de le lui offrir, elle avait fait des photos. J’ai trouvé sa lettre charmante et son quilt japonisant magnifique ! J’ai son autorisation pour le partager avec vous. Il ne deviendra jamais un modèle avec toutes les mesures, mais vous pouvez vous en inspirer pour en faire un dans le même esprit !

Cette courtepointe est une création pour ma sœur.

Voici donc sa photo. Pas ce qui est le mieux comme décor, le but de la photo était de la présenter toute entière. Ou presque… Il manque un petit morceau de la courtepointe à gauche où se trouve la 5e petite bande rouge. On peut la voir sur la seconde photo qui a été prise avant l’assemblage.

Le gris en dominante était demandé par ma sœur de même que le petit soupçon de rouge. Elle désirait aussi quelque chose de très sobre et calme, autant par les motifs des quelques imprimés (uniquement du non-figuratif), les teintes et le mouvement proposé avec l’assemblage des diverses pièces. Le piquage (quilting) est réduit au minimum, uniquement « in the ditch », même si cela laisse de vastes espaces sans aucun point. Chez ma sœur il est posé sur un lit japonais une place en bois.

Travailler ainsi était tout nouveau pour moi, tellement plus habituée au « scrappy » et aux imprimés variés. Et le gris est une couleur pas facile à mélanger/accorder avec elle-même ! Gris-bleu, gris-rose, gris-beige, gris-vert… Toute une école !

Bien amicalement,
Esther

J’adore son utilisation du mot courtepointe, typiquement québécoise !
Merci Esther pour le partage 🙂

Trois Occitanes/3

La troisième Occitane, c’est Patricia Cathala, je la connais depuis peu, nous avions bien discuté sur le stand de Sheila Frampton-Cooper en octobre dernier, puis nous avons tissé des liens grâce à un Anglais, pas n’importe lequel, notre cher Ian Berry ! Patricia a en effet participé au Secret Garden, alors que moi j’avais dû décliner l’offre, faute de temps. Nous nous étions auparavant croisées plusieurs fois, mais toujours très brièvement. A présent je sais combien Patricia est chaleureuse et très sympathique !
Je suis allée bien souvent, le 15 août, à sa Fête du Fil ! C’est LA sortie textile dans la torpeur estivale, quand déjà on voit poindre la rentrée…  Je regrette encore une tapisserie des Tentmakers que j’ai eu la sagesse de ne pas acheter… Quelle idée d’écouter cette fichue sagesse, j’aurais dû être moins raisonnable !
Comme les deux autres manifestations, à Pexiora et à Lacaze, c’est la bonne ambiance occitane qui prévaut. On se balade tranquillement du parc à la salle des sports en passant par le magnifique Musée Départemental du Textile, on mange à la bonne franquette… et on ne voit pas le temps passer !
J’étais donc très intéressée de connaître un peu plus de cette manifestation et l’âme du projet. Vous allez le constater, comme toujours, c’est un noyau dur d’amis qui travaillent bénévolement avec ardeur.
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Sur le chemin en venant de Toulouse, on est frappé par le nombre d’usines textiles à l’abandon et voir l’animation de cette ville en plein mois d’août fait vraiment chaud au cœur !
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Patricia en élégante compagnie !

Patricia à Labastide-Rouairoux (81)

Je suis née à Labastide-Rouairoux et j’ai grandi dans la filature de mon père au milieu des ballots de laine, des machines, des échantillons de fils fantaisies…

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J’ai toujours aimé avoir du tissu, de la laine, du fil, des rubans entre les mains et « bricoler, bidouiller ». Je brode, couds, fais du patchwork, du boutis, et aussi un peu de tricot… J’aimerais avoir plus de temps pour pouvoir avancer tous mes ouvrages en cours et mener à bien tous mes projets !
 

Cette année ce sera la 19ème édition de la Fête du Fil.
Cette animation a été créée avec l’office de tourisme du village. J’y ai travaillé pendant une douzaine d’années avant de rejoindre la mairie.
Nous voulions créer une animation qui mette en valeur notre patrimoine textile et amène par le biais des loisirs créatifs une nouvelle clientèle aux entreprises locales et au Musée Départemental du Textile.

Visite du Musée Départemental du Textile, Labastide-Rouairoux (81)

En 2014, en raison de la nouvelle organisation du tourisme nous avons dû créer une nouvelle association pour pouvoir continuer la Fête du Fil : l’Office d’Animation Bastidien. Nous avons profité de cette occasion pour développer la fête avec deux jours d’animations sur le site du parc municipal et un salon des loisirs créatifs dans la salle des sports tout spécialement aménagée.

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L’expo des Tentmakers du Caire en 2016 était magnifique !
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Exposition de 2017 en partenariat avec le Carrefour Européen du Patchwork (concours 2016 sur le thème de la couleur).

Organiser et développer cette Fête du Fil n’est pas une chose facile.

C’est toute une année de travail bénévole pour deux jours d’animations !
Nous nous efforçons de conserver l’entrée gratuite pour le public. Il faut donc trouver d’autres sources de recettes en sachant que nous n’avons quasiment pas de subventions (certains  considèrent malheureusement que l’art textile n’est pas de l’Art…)
C’est ce côté finances que j’aime le moins : trouver le budget nécessaire pour pouvoir réaliser le programme envisagé.
N’oublions pas la programmation (pas facile de convaincre certains artistes), la  communication, la logistique, le côté administratif…. d’où l’importance d’avoir une équipe de bénévoles efficaces, disponibles, volontaires et sympathiques !
La programmation 2018 est en cours, vous pourrez la suivre ici : 
http://lafetedufil.jimdo.com/
Mais la Fête du Fil c’est surtout de belles rencontres avec les artistes, les exposants, le public. Un tout qui fait que même si le 15 au soir on est complètement épuisés…. on signe à nouveau pour l’année suivante !
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Tout se termine toujours autour de la table et on signe pour l’année prochaine !
Bien amicalement,
Patricia

La Lune Bleue cette nuit

Cette nuit, si nous avons un ciel dégagé, nous pourrons voir la pleine lune, qualifiée de super-lune bleue de sang (Sciences & Avenir) ! En résumé, la lune sera très proche pour tout le monde sur Terre (grosseur et brillance), nous sommes dans une année de 13e Lune (lune bleue = lune rare) et elle sera couleur sang pour beaucoup de monde en raison d’une éclipse totale de la Lune… mais non visible en Europe.

© LAURENT THEILLET / SUD OUEST : prise au Pont-de-Pierre à Bordeaux le 4/12/17

On redécouvre les noms des pleines lunes attribuées naguère par les civilisations proches de la Nature. Les Américains ont traduit les noms donnés par les Amérindiens, ce qui donne par exemple ceci :

Si la Lune a des effets incontestés par les scientifiques (les marées), d’autres font partie des croyances profondément ancrées dans l’imaginaire, et surtout liés aux femmes. Vrais ou faux peu importe, ces liens supposés font rêver et titillent la créativité ! Hier j’ai vu un quilt parfaitement adapté à aujourd’hui :

Lunes d’Hiver, de Monique, blog Il était une fois des points comptés

J’ai plusieurs fois aimé faire figurer la pleine Lune, comme ici :

La Lune Blanche, Katell

Et ici, un quilt que j’aurais pu appeler Les Lunes de Brocéliande :

Forêt de Brocéliande, Katell

Il existe une multitude de quilts artistiques sur la Lune, par exemple celui-ci d’Helen Knott, très japonisant :

De la même artiste, Le Chant à la Lune :

Moonsong, Helen Knott

Un de mes préférés dans ce style reste les Météores (qui ne sont pourtant pas des lunes…) de Sophie, Luna Love Quilts :

Météores, Sophie Zaugg

Mais connaissez-vous le bloc de La Lune sur la Montagne (Moon over the Mountain) ?

 Moon over the Mountain, Quiltscape de Rebecca Barker

Il peut donner ceci en variantes modernisées dues à Jean Wells :

Brenda Gael Smith
Rebecca Rohrkaste
Moon Over The Mountain par Robin Halprin, quilté par Kathy Ritter. Photo de ce blog

A vous de jouer !

Mais tant d’autres quilts sont aussi sur le thème de la pleine lune ! Ce sera pour une autre fois… En attendant vous pouvez replonger dans l’univers poétique de Valériane qui peint si bien la Lune :

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Moutons sous la Lune, Valériane Leblond

 

 

 

 

 

Trois Occitanes/2

Après le mois de février dans l’Aude à Pexiora, faisons un saut en début d’été dans le Tarn. C’est aussi un département privilégié pour la balade et le tourisme, ne serait-ce qu’Albi, joyau rénové qui a heureusement gardé son authenticité.

Plus secrète, hors des sentiers battus, la vallée du Gigou menant aux Monts de Lacaune est verdoyante même en plein été. Lacaze est sur le chemin, un village au brillant passé, partagé entre catholiques et protestants, avec son lot de gloires et de drames. Après de longues investigations, deux passionnés ont fait revivre le passé de cet endroit magnifique dans  un livre disponible au Château :

Dans cet écrin se succèdent toute l’année des manifestations autour des Arts et, grâce à Cécile, les Arts Textiles sont à l’honneur chaque été !

Cécile, c’est un sacré numéro, une femme qui ne laisse jamais indifférent, du vif-argent au caractère pur & dur qu’elle attribue à l’héritage cathare. C’est avant tout une femme libre, un brin insoumise. Je viens de lire une histoire des femmes accusées bien commodément de sorcellerie, je ne peux m’empêcher d’être heureuse de vivre au XXIe siècle, car à la Renaissance les empêcheuses de ronronner étaient bien vite écartées de la manière la plus brutale qui soit… Non, avant ce n’était pas toujours mieux !

J’admirais déjà ses quilts dans Les Nouvelles quand je vivais en Allemagne (il y a plus de 20 ans) sans la connaître, une affinité avec ses ouvrages qui ne s’explique pas, c’est juste une évidence. Cette affinité s’est confirmée quand nous nous sommes rencontrées il y a 10 ans et nous nous complétons bien quand on organise des choses ensemble. Et puis Cécile est fidèle en amitié et tellement généreuse !
Je sais qu’elle préfère s’exprimer autrement que par écrit, alors je la remercie de s’être prêtée au jeu malgré tout !

Cécile Milhau au milieu, à l’entrée du Temple, exposition du Projet 70273 (Jeanne à droite et moi à gauche)

Cécile à Lacaze (81)

J’ai fait mes premiers pas dans le patchwork avec Jocelyne Leroy, Lucile Moroni, Claude Fabre, alors que déjà je peignais, cousais et brodais depuis toute jeune. En 1993 j’ai créé mon premier atelier, La Courtepointe à Réalmont (81)avec la volonté de mélanger les générations, des grands-mères et des enfants placés que je côtoyais dans mon métier. Je suis entrée dans la délégation France Patchwork Tarn quand Hélène Cornu était déléguée, puis je lui ai succédé pendant 10 ans. Quand Patricia a créé La Fête du Fil à Labastide-Rouairoux, nous y avons participé plusieurs années, accompagnant cet élan formidable et le regain d’intérêt des arts textiles dans notre département.

Expo de Cécile à Labastide-Rouairoux le 15 août 2006. Au centre, la cathédrale Ste-Cécile d’Albi, à gauche des coquelicots, fleur préférée de Cécile

Lacaze. Pourquoi Lacaze ? Simplement ma famille maternelle est originaire de ce village, enfant j’y passais toutes mes vacances. Mon grand-père et mon oncle étaient tailleurs, ma grand-mère et des cousines couturières. Un grand meuble vitré contenant toutes les matières premières, fils & tissus, me fascinait. A l’époque de nombreuses familles possédaient encore un métier à tisser, travaillant à domicile, tandis qu’à Vabre, la petite ville voisine, une usine de tissus en laine embaucha jusqu’à 300 ouvriers pendant 200 ans (jusqu’en 1989). C’est dire l’importance des tissus dans ma vie.

J’ai connu le château du village tombant en ruine, envahi par la végétation, mais depuis 20 ans, la Mairie et l’Association des Amis du Château l’ont métamorphosé, lui rendant ses fastes d’antan. Ce petit bijou Renaissance revit !

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C’est maintenant un lieu de festivités et de culture, ainsi que le Temple du village, autre belle salle d’exposition. Ces deux lieux chargés d’histoire sont désormais dédiés aux Arts Textiles tous les étés, avec le dernier dimanche de juin comme point d’orgue des manifestations.

En 2013, j’ai pu exposer avec le sculpteur sur bois René Prestat, puis grâce aux nombreux bénévoles autour de moi, j’organise chaque année une nouvelle exposition : en 2014 Ina Statescu m’a fait l’honneur d’accepter mon invitation, puis en 2015 Pierre Milhau exposa des sculptures en bois flottés, accompagnées de quelques-uns de mes quilts, en 2016 nous accueillîmes l’exposition régionale France Patchwork Fibre Occitane et en 2017 Sophie Furbeyre, grande artiste textile, enchanta le château pendant que le Temple exposait le Projet 70273.

Les Estivales de Lacaze, c’est une expérience tellement enrichissante et une collaboration toujours fructueuse ! Au fil du temps ce rendez-vous festif met en valeur le patrimoine textile et les atouts de ce village. Mais surtout, il entretient un bien précieux que m’apporte le patchwork : l’amitié. C’est aussi ma manière de participer à la conservation d’un peu de vie dans ce petit coin du Tarn qui est dans mon cœur depuis toujours.

Le programme de cet été se profile :

  • au Château pendant trois semaines : Annsan, couple d’artistes issus du théâtre qui créent des tableaux textiles
  • dimanche 24 juin, grand défilé de mode concocté par Joëlle Vétillard : nous verrons l’aboutissement des ronds pour les robes de princesse et la fameuse robe de mariée en triangles.
    Des ronds et des couleurs… Nous étions seize vendredi dernier à travailler pour Joëlle au club de Colomiers, pour notre plus grand plaisir !

    Certains sont simples, d’autres très sophistiqués : en tout une quarantaine de ronds à adresser à Joëlle.
  • le 24 juin toujours, exposition France Patchwork de Charm quilts au Temple
  • Le 24 juin enfin, puces des couturières et espace de ventes !

Mon autre grand projet voit le jour : Le Grenier du Château, un lieu de conservation des arts textiles. En voici la présentation.

Mes amis réservez votre journée du 24 juin prochain pour passer une belle journée avec nous !

Bien amicalement,
Cécile
http://ma.vie.au.fil.et.aux.pinceaux.over-blog.fr/

Trois Occitanes/1

Trois Occitanes organisent chaque année une manifestation pour les passionnés du fil et des tissus, à quelques dizaines de kilomètres les unes des autres, au cœur de la région Occitanie. Ces trois Occitanes dépensent leur énergie sans compter pour notre plus grand plaisir, je voulais donc leur rendre hommage en ce début d’année.

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L’Occitanie est un nouveau territoire politique ayant réuni les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon en 2016. C’est historiquement une entité linguistique et culturelle qui ne colle pas parfaitement avec ces nouvelles frontières, mais personnellement je suis très heureuse de cette dénomination.

Leurs manifestations sont différentes, vous allez le lire, mais elles ont des points communs très importants. Loin d’être concurrentes, elles agissent en synergie et entretiennent la vitalité artistique de notre petit coin de France.

Grâce à leur manifestation, chacune redonne du dynamisme à un ancien village ou petite ville. Les villages abandonnés sont des crève-cœurs et ces rendez-vous annuels sont des antidotes contre l’oubli et l’abandon.

Ces trois événements méritent les kilomètres qu’on doit faire pour y aller et cela se sait. Les Toulousaines et tant d’autres de toute la région de l’Occitanie n’hésitent pas à s’organiser pour y aller en groupe, elles savent avec certitude qu’elles passeront une belle journée 🙂

A chacun de ces rendez-vous, on sent la jovialité occitane, la chaleur humaine et la décontraction des personnes, même si en coulisses le travail est acharné ! Elles ont l’élégance de ne pas le montrer…

C’est pour toutes ces raisons que chaque rendez-vous est bien inscrit dans la tête des quilteuses de la région. En trois articles nous allons mieux faire connaître l’âme des manifestations de Pexiora, Lacaze et Labastide-Rouairoux, dans l’ordre de parution au fil de l’année.

Geneviève à Pexiora (Aude)

Me présenter en quelques lignes ? Difficile, je suis si bavarde ! Et puis Pexiora et son salon, ce n’est pas que moi !

Bon commençons par moi puisque c’est ce que tu proposes Katell.
Je suis Occitane dans l’âme même si hélas je ne parle pas notre « patois », j’adore ma région où j’ai toujours vécu et dont ma famille est originaire depuis plusieurs générations. Les immenses ciels bleus sans limite dans notre plaine du Lauragais, que j’aime la voir du haut de notre Montagne Noire. Et puis la vue magnifique que j’ai la chance d’admirer presque tous les jours sur nos Pyrénées, bleu sur bleu, bleu charrette, bleu pastel.

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Pexiora : entre Toulouse et Carcassonne, entre la Montagne Noire et les Pyrénées… Au loin le pic de Saint-Barthélémy (photo PascalCath11)

Je dirais aussi que depuis toute petite j’ai toujours eu une aiguille dans les mains grâce aux vacances chez Tatie Marcelle, avec qui j’ai habillé ma Barbie (quel souvenir), tricoté les pulls de mes poupées et aligné mes premiers petits points de tige et petites croix. Tout cela mélangé m’a donné l’amour des fils, des tissus, dont la soie que j’ai peinte pendant plusieurs années, et maintenant de la broderie, point de croix essentiellement.

Notre association, La Passion au Bout des Doigts, a démarré il y a plus de 20 ans avec une petite bande d’une dizaine d’amis après avoir constaté qu’il y avait dans notre village des personnes qui pratiquaient différents hobbys, tels que la peinture sur soie, le travail du cuivre, la fabrication de bijoux etc. Nous avons eu alors l’idée de mettre en avant ces savoir-faire en organisant une manifestation dans notre grande salle polyvalente de Pexiora. Pendant plusieurs années nous avons réuni les talents locaux, une première réussite.

Puis est venu Tissus et Lin en Pays d’Aude, titre officiel de notre salon depuis 9 ans maintenant, que beaucoup connaissent tout simplement comme le Salon de Pexiora.

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Moulin à Pexiora

Pourquoi ce salon et pourquoi chez nous ? Tout bêtement, au début, nous nous sommes dit, pourquoi pas ? Il n’existait rien de similaire au sud de la Loire à part quelques manifestations à Toulouse ou Montpellier, quelques expositions de clubs. Après tout nous avions un savoir-faire acquis avec notre première manifestation qui durait toujours, nous avions une belle salle qui pouvait accueillir facilement pas mal d’exposants et de visiteurs et tout le matériel nécessaire.

Avant de nous lancer, nous avons quand même contacté différentes organisatrices de ce type de salon, nous nous y sommes même déplacées pour voir sur place les bonnes idées que nous pourrions appliquer, etc. Chacune nous a conseillé au mieux, nous évitant certaines erreurs de jeunesse, et je les en remercie encore. Et nous nous sommes lancés, sans aucun soutien financier (ce qui dure toujours), avec seulement pour pécule de départ le petit bénéfice engrangé par nos précédentes manifestations. Le principe étant que si notre idée était bonne, elle devait pouvoir s’autofinancer et même dégager des bénéfices ! On ne doute de rien dans notre midi….
La mairie du village nous a soutenus par le prêt de la salle et du matériel nécessaire, et nous avons démarré avec des appels auprès de créateurs qui ont bien voulu tenter cette expérience osée : un nouveau salon dans le midi dans un petit petit village inconnu de tout le monde. Je me souviens que la première appelée fut Marie-Thérèse Saint-Aubin qui a tout de suite dit oui à mon grand étonnement !

                           Un blog fort sympathique où, cher lecteur, on t’informe et te divertit ! Et jusqu’au 10 février tu peux participer au concours du sac à jouets (voir articles ici)

J’ai en même temps ouvert notre blog : http://lapassionauboutdesdoigts.fr/ et pour soutenir la manifestation, nous avons fait une grosse publicité sur le salon de Toulouse précédent avec tracts, contacts directs des visiteuses à leur arrivée, n’hésitant pas à nous faire remarquer en jouant les femmes sandwich Domi et moi pour la bonne cause, etc. Edition d’une belle affiche accrocheuse et envoi de courriers aussi à tous les clubs concernés dont nous avions pu trouver les adresses.

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Photo Les chapeaux avec Domi 2
Domi & Gene, femmes sandwich au Salon de Toulouse en 2010, pour faire connaître le Salon de Pexiora ! Le ton est donné, de la décontraction et de la bonne humeur cachent le travail en coulisses…

La pub, c’est le nerf de la guerre : se faire connaître, faire savoir, où et quand.

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Chaque édition est un succès : photo de Vava

Le succès espéré a été au rendez-vous, 1 200 personnes pendant deux jours pour la première édition, des visiteurs heureux et des exposants qui l’ont été tout autant. Que demander de plus ? Depuis nous sommes passés à 3 jours de manifestation, nous avons doublé le nombre d’entrées, nous avons ajouté la vente de nos traditionnels fils spéciaux créés par Atalie, et nous avons comme nous l’espérions augmenté nos bénéfices.

Cet argent récolté chaque année est intégralement reversé à d’autres associations locales ayant un lien avec les enfants malades ou en difficulté. Tout ceci est expliqué et montré en détail sur le blog.

La Passion au Bout des Doigts a démontré notre capacité à travailler ensemble, à dépasser nos différends parfois, à vouloir toujours faire mieux et tout cela a permis de sortir notre village de l’anonymat, de faire travailler nos commerçants locaux ce qui n’est pas rien, de lier de belles amitiés avec des exposants, des visiteurs réguliers du salon ou du blog, de permettre aux amoureuses du fil de notre région sud-ouest (et plus) de trouver pas trop loin de chez elles ce qu’elles souhaitaient pour réaliser leurs ouvrages.

Partage, solidarité, bonne humeur, voilà quelques uns des mots qui résument notre action.

Geneviève
http://lapassionauboutdesdoigts.fr/

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Rendez-vous dans moins d’un mois à Pexiora, à seulement 65 km de Toulouse en direction de Carcassonne ! Trente exposants nous attendront. Il vous reste juste quelques jours pour participer au concours du sac à jouets, voir les articles sur le blog par ici.

Le plus grand pojagi du monde !

Après les belles œuvres raffinées de Maryse Allard, jetons un œil sur un pojagi cousu par plus de 1 700 personnes en quatre mois :

L’effet vitrail est saisissant ! Ce géant fut initié et organisé par Youngmin Lee, spécialiste du pojagi, vivant actuellement en Californie. C’est le plus grand pojagi du monde, validé par le Guinness Book des records. Il mesure plus de 20 mètres carrés…  Il date de 2014, cousu par beaucoup de néophytes, mais l’enthousiasme a permis sa réussite !

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Les débuts, photo Youngmin Lee, artiste de pojagi

J’adore les projets plus grands que nous !
Bonne journée, Katell

 

 

Concours en Alsace : le 10

Michelle Braun est une de mes amies alsaciennes, bien sûr c’est notre passion commune qui nous a réunies !

Ses quilts sont gais, originaux, souvent avec une pointe d’exotisme asiatique et assez sophistiqués techniquement. Mais Michelle est généreuse, ses ouvrages sont souvent expliqués dans la partie Modèles des Nouvelles (magazine de  France Patchwork).

Elle faisait partie de la délégation FP67 précédente avec Esther et Claire : trois amies très dynamiques, efficaces et sympathiques qui nous avaient si bien accueillies à Sélestat pour les 30 ans de notre association France Patchwork. Mais il y a une vie après la délégation 😉 et Michelle le prouve !

Langensoultzbach, au nord des Vosges, à 10 km de la frontière allemande : un village de carte postale concentré sur une rue principale, à l’architecture alsacienne bien typique.

L’association créée dans son village, Les Petites Mains, fête ses 10 ans cette année ! Mue par sa passion, Michelle organise pour cet anniversaire une exposition en mai et un concours sur le nombre 10. C’est graphique, c’est symbolique… A vous de vous en inspirer pour participer ! Michelle aimerait recevoir des quilts de toute la France !… Voici les conditions :

  • concours ouvert à tous
  • toutes techniques acceptées
  • périmètre entre 2 et 4 m (longueur + largeur x 2)
  • date limite de réception : 15 avril 2018
  • exposition : du 10 au 13 mai 2018 à Langensoultzbach

Pour tout renseignement complémentaire, pour vous inscrire sans tarder, contactez Michelle :
michellebraun arobase hotmail point fr

 

Les Nouvelles du Pojagi

La menaçante Corée du Nord a quitté la une de nos journaux, on souffle un peu, d’autant plus que des pourparlers engagés entre les frères coréens ont abouti ! Dans plusieurs disciplines en effet, les athlètes des deux côtés de la frontière seront réunis sous une bannière commune aux Jeux Olympiques qui ouvrent dans 16 jours. Une grande avancée diplomatique qui rappelle la diplomatie du ping-pong, c’est ainsi qu’on appelle le début du dégel entre la Chine et des USA en 1971-72 réussi lors d’une compétition de tennis de table… Quand le sport est au service de la paix :  une vieille idée qui porte parfois ses fruits !

carte_coreeRévisons un peu d’histoire contemporaine pour aborder le problème coréen. Il y eut une très sanglante guerre à la fin du 19e siècle entre la Chine et le Japon, notamment sur les terres de la péninsule coréenne qui était alors un Empire depuis des siècles. Elle se termina au début du 20e siècle par l’annexion de la Corée par le Japon. Ce fut une domination coloniale cruelle et impitoyable. A l’issue de la seconde guerre mondiale, les armées russes et américaines convinrent d’expulser l’occupant japonais  et de créer en urgence un protectorat nord-sud, partagé autour du 38e parallèle, lors de la conférence de Yalta. Hélas le début de la guerre froide empêcha la création d’un Etat coréen unique ; Corée du Nord et Corée du Sud se créèrent et revendiquèrent chacune l’ensemble de la péninsule. Il s’ensuivit l’abominable Guerre de Corée de 1950 à 1953 qui fit 2,8 millions de victimes et se termina sans vainqueur ni vaincu, avec un peuple toujours séparé par 4 km de no man’s land et des univers diamétralement opposés.

Les JO aideront-ils à pacifier les relations internationales ? Rêvons !

Au Pays du Matin Calme… Photo Maryse Allard

Revenons à nos chers textiles. Nous sommes de plus en plus nombreux en France à avoir rencontré Maryse Allard au détour d’un Salon ou lors d’un stage ou encore une Journée de l’Amitié organisée par des délégations France Patchwork.

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Pojagi dans un lieu si zen ! Photo Maryse Allard

Après 25 ans de pratique du patchwork comme vous et moi, Maryse découvrit par hasard, en 2005, le patchwork coréen dans un livre. La graine était plantée, les étoiles se sont alignées pour diverses rencontres et Maryse Allard est devenue la véritable Ambassadrice européenne du patchwork coréen, ou Pojagi.

Une telle réussite ne se construit pas sans un travail patient et acharné, sans passion, intelligence et finesse. Maryse a d’abord maîtrisé seule une des techniques d’assemblage en s’inspirant d’une photo de pojagi et elle a trouvé dans la transparence et la couleur une émotion qui ne l’a plus quittée. Quand on la rencontre, elle en parle si bien ! Réservée mais aussi chaleureuse, Maryse est en accord intime avec le caractère à la fois jovial et respectueux des Coréennes que j’ai pu rencontrer. 

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Maryse avec Chunghie Lee et une autre amie coréenne à Sainte-Marie-aux-Mines en septembre 2017.

Grâce à l’accueil et l’amitié d’artistes coréennes qui font écho à la qualité d’écoute de Maryse, notre artiste française a acquis de nombreuses connaissances autour du pojagi, son histoire mais aussi l’organisation sociale des femmes, encore bien éloignée de la nôtre. Son récent voyage au Pays du Matin Calme lui a confirmé, s’il en était besoin, la sincérité et la profondeur de son engagement dans cet art.

Quelques photos issues de la page Facebook de Maryse Allard :

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Son livre est de nouveau disponible directement auprès de Maryse Allard, voir son adresse mail ci-dessous.
Ce livre écrit avec Hubert Valeri est toujours disponible également .

Pour partager avec nous l’histoire du pojagi, nous faire connaître l’agenda autour du patchwork coréen, Maryse nous offre un bulletin mensuel nommé Les Nouvelles du Pojagi.
Si la beauté des pojagi vous touche, si cet univers résonne en vous, je vous recommande de vous inscrire à cette newsletter écrite par Maryse. C’est simple, adressez-lui votre demande à :

maryseallard arobase gmail point com.

Pojagi antique exposé à l’International Quilt Study Center & Museum dans le Nebraska, en 2008. Voir la galerie ici.

 

Faire des ronds pour les princesses

La vie des princesses est souvent bien moins belle qu’il n’y paraît. Le film l‘Echange des Princesses, actuellement en salles, le rappelle, elles n’étaient que des pions sur l’échiquier politique.

Qui a vu ce film?

…oooOOOooo…

Des ronds pour des princesses !

En ce mois de janvier à la météo agitée, on est bien au chaud à faire ce qu’on aime, agiter nos doigts manipulant fils & étoffes, et peut-être même dentelles & falbalas ! L’occasion nous est donnée par Joëlle Vétillard qui attend nos ronds pour faire des robes de princesses, mais pour d’heureuses princesses de conte de fées, des princesses déambulant gracieusement dans un château au fin fond du Tarn…

Journée costumée à Lacaze en septembre dernier.

Il est certain que Joëlle va encore nous étonner, nous nous interrogeons toutes sur le résultat final dévoilé le 24 juin ! Si vous avez oublié de quoi il s’agit, cliquez ici pour relire les instructions. C’est facile, ludique et c’est une belle chaîne de créativité.

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Exemple de rond noir.

Je suis très heureuse que le club de Colomiers se mobilise en organisant fin janvier une journée entière d’atelier réservée à la couture des ronds de princesse ! Ce sera un beau moment de convivialité. A votre tour, vous pouvez proposer à vos amies de club quelques heures de mise en commun des tissus et petits accessoires – rubans, boutons perles, dentelles, et bien plus si vous avez l’audace des artistes textiles – organisés en trois couleurs :
blanc et blanc cassé,
jaune, or et ocre,
noir et presque-noir.

Attention, il faut les envoyer à Joëlle à la mi-février au plus tard !

Wanted ! Qui dit défilé dit mannequins… Joëlle recherche des mannequins, taille 34 à 44, pour le défilé du dimanche 24 juin au Château de Lacaze. La contacter par ici !

…oooOOOooo…

Ronds, Cercles & Bulles

A propos de ronds, cercles et bulles : c’est le nouveau défi pour l’année 2018 dans le groupe Quilt contemporain & Art textile sur Facebook. Les idées fusent déjà, il n’est pas trop tard pour vous inscrire et participer… ou juste admirer ! Voici quelques idées rien que pour vous :

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Fair & Square, yoyos modernes de Rachael Daisy
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Kellie (Flickr)
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Circumspect de Melissa Tweedel, vu chez Emma
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Les Pois de Colette (Quiltmania)
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Quilt de Kathy Doughty, des assiettes de Dresde transformées en fleurs
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Merveilleux quilt de Sophie pour France Patchwork !
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Encore Sophie…
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Toujours Sophie !

Vous connaissez sûrement une princesse – vous peut-être ! – qui aimera un quilt de ronds, cercles et bulles ! Alors joignez-vous au challenge !…

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La grand-mère de Jeanne était quilteuse…

(pinterest)

Comme beaucoup d’entre vous je suis très sensible à la connaissance de l’histoire du patchwork. Les bons livres sont indispensables, mais avoir accès à l’armoire d’une quilteuse est un enseignement sans pareil ! Je ne peux mieux commencer l’année : vous montrer une partie de la production d’une Américaine du XXe siècle, une parmi tant d’autres, qui fit des quilts toute sa vie. Cette personne n’est pas n’importe qui, c’est la grand-mère de Jeanne Hewell-Chambers du Projet 70273.

En recevant un mail de Jeanne le mois dernier, je me suis rendu compte une fois de plus que les quilts font partie de la vie et de l’histoire de presque chaque famille américaine. Sa grand-mère a d’abord fait des quilts pour chez elle, pour assurer à sa famille d’être bien au chaud, puis la vie avançant, les enfants quittant le foyer, elle en fit pour les offrir. Ainsi chacun de ses 5 enfants reçut deux quilts et les 14 petits-enfants, dont Jeanne, en eurent un. Pour réunir ces trésors familiaux, Jeanne invita un jour sa famille avec la demande expresse d’apporter son ou ses quilts faits par Grand-Mère Ballard. Elle s’est rendu compte qu’à part elle — et des passants qui jetaient un coup d’œil en passant, attirés par la beauté des quilts —  personne de sa famille n’en mesure la richesse…

« Here are photos of some of the quilts made by my maternal Grandmother Ballard. None of her 5 children or 14 grandchildren are the least bit interested in her quilts . . . except for me! She made each child 2 quilts and each grandchild 1 quilt. She embroidered our names in a corner of the quilt (I’ve included a photo of mine). I held a family reunion in my backyard one year, specifically to get these photos, and only when they were held up and people looked at them from across the yard did many of them say aloud, « She really was an artist, wasn’t she? » (I suppose that is a good reason to build a design wall, right?!) With big love to you always – Your forever friend, Jeanne »

Jeanne m’a donc adressé ces quelques photos, pensant à juste titre que les lecteurs de la Ruche y trouveraient de l’intérêt. C’est un témoignage qu’on ne peut avoir en France, car ce n’est pas notre tradition séculaire !

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Celui destiné à Jeanne, comme tous les autres, a le nom de la destinataire brodé dessus. Oui, on voit qu’un quilt peut être fait de velours ou autres tissus de recyclage !

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Cette diversité de styles, cette liberté de choix des tissus me rappellent les racines des quilts populaires : avec ce qu’on a sous la main, faire des beaux quilts pour avoir chaud ! Ce qu’on catégorise maintenant (scrap-quilt, quilt improvisé, quilt traditionnel, quilt moderne…), ce qu’on nomme maintenant (les noms de chaque bloc, de chaque technique) n’avait pas lieu alors et je reste sûre que, parmi les 22 millions* de quilters actifs actuels (hommes et femmes) des USA, beaucoup continuent de suivre juste leur envie au gré de leur inspiration.

*Edit : estimation de 2003, malheureusement les chiffres ont baissé depuis.

Jeanne m’a confié que l’année 2018 la verrait faire des quilts elle-même… et pas que des croix rouges pour le Projet 70273. Elle a besoin à juste titre de varier les plaisirs et les liens qu’elle a créés avec tant de quilteuses du monde entier lui donnent des fourmis dans les doigts 🙂

Souvenir de l’exposition de Lacaze le 25 juin 2017 qui s’est faite grâce à de nombreuses volontés, en particulier Cécile Milhau et ses amies tarnaises.
Nuage de mots pour nous souvenir des quilteuses ayant le plus contribué à cette journée extraordinaire ! Nous n’oublions pas la Mairie de Lacaze qui nous a si bien accueillis  🙂
Sur un Middling de Viviane Paupert de Narbonne qui commémore 331 victimes, ce dé que m’a offert Jeanne est un précieux souvenir de l’exposition 2017 à Houston.  Parmi les quilts exposés, plusieurs viennent d’Occitanie 🙂 et étaient exposés auparavant à Lacaze (81).

Souhaitons donc à Jeanne un grand avancement du Projet 70273 tout au long de l’année mais aussi beaucoup de plaisir dans la création de ses nouveaux quilts ! 

Participation d’une Ecole britannique au Projet 70273. Les uniformes font un beau contraste avec les quilts ! Bravo Lucy Iles Horner pour ton infatigable engagement ! En fin de mois de janvier, je parlerai de l’avancement du Projet avec une grande exposition en Angleterre, à Rochester. Mon amie Annie (Des Tulipes et des Coeurs) fait le déplacement et sera notre ambassadrice française !

Merci infiniment pour ta confiance Jeanne, c’est tellement gentil de partager ton album familial avec nous ! Tu as entièrement raison de chérir les quilts de ta grand-mère : elle était une excellente quilteuse, nous en avons la preuve ! 

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