Frida Kahlo, icône féminine

¡Viva la Vida!

Connaissez-vous Frida Kahlo ? Sans doute savez-vous qu’elle fut une peintre mexicaine à l’oeuvre marquée par ses autoportraits. Cet exercice, se peindre, existe depuis la Renaissance (avec la disponibilité de miroirs). L’artiste est-il désespérément amoureux de son reflet, comme Narcisse ?  C’est bien plus souvent un exercice d’introspection. Voici donc une évocation de Frida Kahlo (1907-1954) avec quelques peintures, mais aussi des photos et des extraits de son journal intime ou sa correspondance.

Autoportrait aux papillons, Frida Kahlo.

Je me peins moi-même parce que je suis la personne que je connais le mieux.
Je suis ma propre muse. Je suis la personne que je veux améliorer.
Frida

Frida peignit 55 autoportraits sur 143 tableaux, exprimant la quête de soi, sa lutte contre la souffrance et, bien présente, son identité mexicaine (vêtement, faune, flore, couleurs). 

On peut voir cet autoportrait très coloré, daté de 1938, au Centre Pompidou à Paris.

Je peins des fleurs afin qu’elles ne meurent pas.
Frida

En Europe, hormis les admiratrices inconditionnelles, toujours plus nombreuses, on connaît mal Frida Kahlo, sauf si on a vu le film de sa vie, inoubliable, interprété et produit par Salma Hayek…

Née au Mexique comme Frida, l’actrice Salma Hayek portait en elle le projet de ce film depuis longtemps. Il est sorti en 2002. C’est seulement lors de l’explosion de #MeToo en 2017 que Salma osa dévoiler les turpitudes de Harvey Weinstein à son égard : il tenta notamment de faire planter le film parce qu’elle refusa ses avances…

Admiratrice de Frida et amoureuse du Mexique, mon amie Suzy Bignau m’a prêté le DVD il y a quelque temps déjà, j’ai alors compris pourquoi on pouvait tant s’intéresser à Frida Kahlo. A mon tour, je me suis mise à l’aimer, cette femme belle, intelligente, passionnée.

Photo credit: Nickolas Muray

 

Expression de ses souffrances

Dans le film, il est clairement montré que son art l’aidait à supporter ses souffrances. Elle peignait pour exprimer la violence de ses émotions, ses sensations, d’où de trop nombreux tableaux difficiles à supporter… Pauvre Frida, au corps martyrisé. Elle eut une vie de douleurs, à la suite d’une poliomyélite à l’âge de 6 ans, puis d’un accident de bus à 18 ans, dont elle gardera les graves séquelles à vie.

Je ne peins jamais mes rêves ou mes cauchemars. Je peins ma propre réalité.
Frida

La colonne brisée, 1944, 40 x 35 cm. Frida représente sa colonne vertébrale par une colonne grecque, sectionnée en 6 endroits. Les 56 clous symbolisent l’infinie douleur qu’elle endure, conséquence d’un accident à ses 18 ans (elle fut très gravement blessée lors d’une collision entre un bus et un tramway, à Mexico).

 Je ne suis pas malade. Je suis brisée.
Mais je me sens heureuse de continuer à vivre,
tant qu’il me sera possible de peindre.
Frida

Frida-Kahlo-Henry-Ford-Hospital-1932
L’hôpital Henry Ford, 1932, 32 x 40 cm. Frida sait, sur son lit d’hôpital, qu’elle ne pourra jamais avoir d’enfant. Lors de l’accident, elle fut littéralement transpercée par une tige métallique, de l’abdomen au vagin. Un tableau qui rappelle Dali, même si elle affirme ne pas aimer le surréalisme.

Je ne saurais dire si mes tableaux sont surréalistes ou pas, mais je sais qu’ils sont la plus franche expression de moi-même, sans jamais tenir compte des jugements et des préjugés de quiconque.
Frida

Sans espoir, 1945, 28 x 36 cm. Frida était devenue si maigre qu’on la forçait à manger.

J’ai essayé de noyer mes peines, mais elles ont appris à nager les bougres.
Frida

Son histoire est résumée sur ce blog par exemple, mais je vous encourage à voir le film Frida, tourné dans sa maison, la Casa Azul, devenue musée.

14_la-casa-azul

 

 

Une icône de la mode 

Frida ne s’habillait que très rarement à l’occidentale.

En visite à New-York, 1933 © Lucienne Bloch
Rare portrait de Frida vêtue en femme occidentale du XXe siècle, photo de Gisèle Freund en 1951.
Toute jeune, elle a déjà le goût de la tenue des femmes mexicaines de la campagne. Quel chic ! Elle adopte les robes longues pour cacher son pied déformé par la polio et la différence de longueur de ses jambes. Photo Imogen Cunningham, 1931.
Sa mère Matilda était descendante de généraux espagnols par sa mère et d’un photographe indien de Morelia (Mexique) par son père ; son père Karl Wilhem (devenu Guillermo) Kahlo était d’origine allemande.

A la fois pour rendre hommage à la culture mexicaine et pour masquer par de l’ampleur, des plis, des couleurs, son corps martyrisé, Frida a développé une garde-robe unique.

Sa maison natale, où elle a vécu presque toute sa vie, est devenu le musée Frida Kahlo. On peut y admirer quelques unes de ses tenues « indiennes ».

Les tenues traditionnelles Tehuana lui permettaient d’affirmer son héritage. La région de Tehuantepec a, en outre, la particularité d’être matriarcale, les femmes y sont à la fois féminines et puissantes. En s’habillant de leur manière,  Frida fait avec son corps, exprime sa différence et rend hommage à la mexicanité, son identité culturelle. Et partout en Amérique centrale, on porte encore des huilpils, ces hauts à forme très simple, auxquels elle donne des lettres de noblesse. Les broderies, les couleurs, les dessins, concentrés sur la partie supérieure, invitent les personnes à ne pas regarder le bas de son corps déformé.

Photos de Nickolas Muray (de gauche à droite : 1946, 1939, 1939)
La styliste Alice&Co a conçu deux patrons de huilpil pour se mettre à la mode Frida, l’un à encolure ronde, l’autre à encolure carrée : patrons à charger dans les liens de cet article.
1939_Nickolas-Muray_Frida
Photo de 1939, par Nickolas Muray, un de ses fidèles amis.

On la voit presque toujours avec des ongles manucurés, des bijoux volumineux ethniques, et souvent, comme ci-dessus, un élégant châle savamment noué : encore un héritage mexicain, le fameux rebozo. Elle continue d’inspirer les femmes, ainsi que les couturiers comme Jean-Paul Gaultier (ses corsets…).

On admire la richesse de sa garde-robe, ses bijoux, ses coiffures… Ici un large ruban est tressé avec ses cheveux. « L’art de Frida Kahlo de Rivera est un ruban autour d’une bombe », a dit André Breton. Photo Nickolas Muray en 1939.
Et, la plupart du temps, des fleurs fraîches piquées dans sa coiffure…

 

Engagement politique et liberté assumée

Généreux et utopistes, Frida et son mari Diego Rivera voulaient changer le monde ! A l’époque, le marxisme semblait être la solution contre le monde belliqueux en place qui broyait les pauvres. Pour Frida, c’était avant tout pour faire avancer la condition des femmes dans un monde machiste. Épisode rocambolesque, le couple abrita Léon Trotski et sa femme, chassés de l’URSS par Staline,  pendant deux ans dans la Casa Azul, de 1937 à 1939. Léon Trotski sera assassiné l’année suivante, dans le même quartier où il continuait d’habiter après avoir été viré par Diego.

Frida Kahlo_Entre las cortinas_para Trotski
Ce tableau, plus grand que la plupart des autres peintures de Frida (87 cm x 70 cm) s’appelle Entre les rideaux, pour Léon Trotsky (1937). Elle s’est faite bien jolie, maquillée, confiante et séductrice. La mise en scène, entre deux rideaux blancs, rappelle les retables mexicains en triptyque. La lettre qu’elle tient dans la main est la dédicace : Pour Leon Trotski, avec toute mon affection, je dédie cette peinture le 07 novembre 1937 – Frida Kahlo à San Angel, Mexico. C’est elle qui se lassera du grand homme et lui, amoureux comme un adolescent, lui écrivit qu’elle fut « sa seule et authentique Révolution… »
Son mari Diego Rivera, peintre célèbre plus âgé qu’elle, fut l’homme de sa vie, même s’il commença rapidement à la tromper… Elle ne fut pas de reste, elle eut de nombreux amants et quelques amantes. Les invités témoignaient des disputes épiques, des assiettes qui volaient… 

Amour de la vie :
Frida
s’entourait de plantes et d’animaux,
Frida aimait la vie, même si elle lui en faisait baver… 

Il y en a qui naissent avec une étoile qui brille haut et d’autres comme des étoiles tombées par terre, écrasées, pleines de coups, et même si vous ne le croyez pas, je fais partie de celles qui sont bien tombées par terre.
Frida

Frida avec son singe Fulang Chang,1944, Mexico City,  © Bettmann/CORBIS
Frida et son faon en 1940, photo Nickolas Muray
Frida avec ses chiens, photo Gisèle Freund
fk gisèle
Frida nourrissant ses canards dans son jardin de la Casa Azul, photo de Gisèle Freund – 1948

Bien trop souvent allongée sur un lit de douleurs, elle s’imagine oiseau, une image qui vient de loin (à son mariage, sa mère dit c’est le mariage d’une colombe et d’un éléphant) et proclame son amour de la vie, malgré tout, après l’amputation de sa jambe droite :

 Des pieds, pourquoi en voudrais-je, si j’ai des ailes pour voler ?
Frida

 Et :

Est-ce que les verbes peuvent s’inventer?
Je veux t’en dire un : je te ciel, et ainsi mes ailes s’étirent, énormes, pour t’aimer sans limites.
Frida 

N’est-ce pas follement fort et touchant ?

frida_nickolas_muray_4

Héritage

Frida est partout en Amérique centrale, c’est une héroïne, une inspiratrice. Les excès mercantiles font même parfois mal au cœur… Mais bien plus noblement, elle continue d’inspirer les femmes d’aujourd’hui.

Une artiste textile française, Anne Gailhbaud alias ArtisAnne, lui a rendu maintes fois hommage, ressentant intimement dans ses fibres la sensibilité de Frida. Anne a lu TOUT au sujet de Frida et j’apprécie l’influence de sa muse mexicaine.

2nvlles-broches-Frida-K
Deux broches faites pour des amies par ArtisAnne. Lisez ses articles sur Frida Kahlo !

Mon prochain article sera consacré à un quilt sur Frida… pas de moi ! Vous aurez la surprise…

frida_nickolas_muray_4

Nos cœurs battent en souvenir de Frida.

3_51

Elle avait la rage de vivre.

Les nuages ne durent qu’un moment et le soleil toute la vie.
Frida

Son dernier tableau, en 1954, n’est pas un autoportrait, mais une ode aux couleurs et aux choses simples de la vie :

BELGAIMAGE-99352384

¡Viva la Vida!

De Vous à moi

Bonjour, en ce 1er mai complètement inédit !

Même dans la région toulousaine, le muguet pousse, du moins chez notre amie Vive, déjà bien fleuri il y a 10 jours :

 

 

Permettez-moi de relayer la demande de la rédactrice en chef des Nouvelles, Sylvie Bedu : envoyez-lui, le plus rapidement possible, une photo de votre ouvrage en cours du Challenge #ensemblemalgretout, pour une parution éventuelle dans les Nouvelles de juin. Personne n’a fini bien sûr, mais certaines peuvent déjà montrer un beau bout d’ouvrage. La photo doit être en excellente définition, vérifiez le réglage de votre appareil photo. Envoi par email à : revue.fp@orange.fr

Je suis presque sûre qu’il y aura un suivi de ce magnifique challenge, alors une fois le confinement terminé, terminez votre ouvrage et faites-en de belles photos ! Et n’oubliez pas d’adhérer à France Patchwork en code 1 pour recevoir la revue, détails par ici.

 

Boîte aux lettres d’emails ou boîte aux lettres du bout du chemin, la communication continue de plus belle entre quilteuses !

Annie Paire suit le challenge et m’adresse des photos de ses créations, souvent bicolores, deux semaines à la fois. J’admire son art, moi qui ne fais pas d’art textile… Voici le dernier, horizon violet et mer glaz :

Maïté, elle aussi, continue son sampler « balade dans la nature » :

Et un merci ému à mes correspondantes de la semaine :

laure liberty
Une superbe carte textile en tissus Neelam, une réalisation parfaite et que des mots doux… Merci infiniment Laure Liberty !
huguette judes
L’incroyable Corona-carte d’Huguette Judes, qui n’arrive malheureusement plus à poster des commentaires sur ce blog… mais qui continue de quilter tout en confectionnant des masques, comme nombre d’entre nous.

Elles comme nous avons le virus du patch, et attention nous le partageons volontiers !

A très vite, prenez bien soin de vous,
Katell

Vers un monde différent

Quand nous sortirons du confinement, comment va-t-on se congratuler, se dire bonjour ? Nous devrons sans doute faire une croix sur les accolades à l’américaine, les embrassades et serrages de mains à la française ou les frottements de nez esquimau (on vérifie ainsi que l’autre va bien et n’a pas le nez gelé)… Nous devrons  continuer de garder nos distances, avec ou sans masque !

La question est sérieuse…
Elle va modifier nos habitudes quotidiennes.

On pourra toujours lever la main de loin, disant Ugh! comme les Indiens d’Amérique ! Ils ont une sagesse ancestrale qu’on a perdue.

Nous autres, premiers hommes d’Amérique, vivons dans un monde de symboles et d’images où le spirituel et l’ordinaire des jours ne font qu’un, c’est ce qui nous donne la sagesse et l’équilibre.
Sagesse Sioux

Mais du côté d’autres Indiens 😉 on peut aussi trouver un autre geste, une nouvelle attitude pleine d’allure. 

Se dire bonjour face à face et à distance en joignant les mains et en souriant, c’est un partage différent du toucher des mains ou de la bise, et ce geste remplit de joie. Sans y mettre une quelconque religiosité – nous n’aspirons pas forcément à devenir bouddhistes ! – c’est un bref moment de gratitude sincère envers l’autre. Même si ce geste s’appelle Namasté, il est inutile de le prononcer, un simple bonjour chez nous conviendrait parfaitement.

Quant aux personnes qu’on salue sans vouloir communiquer autant de connivence, une courbette à la japonaise deviendra peut-être la norme ! C’est une forme de respect, mais parfois aussi de soumission… ou d’hypocrisie sociale aussi, elle existera sans doute toujours !

Je divaguais sur le monde d’après quand j’ai préparé mon carré Ensemble malgré tout violet du challenge FP. Même si je ne suis pas très affûtée question chakras, je sais que le violet est le symbole de la lucidité et de l’action réfléchie, elle calme le trop-plein d’émotions en rassurant. Elle symbolise l’esprit plutôt que la matière, l’être plutôt que l’avoir, une couleur qui garde une empreinte mystérieuse. Comment le dire en un mot court ?

IMG_20200420_173134 (1)

Mystic, en anglais, me convient bien, même si c’est différent. Cela me relie à Betty, qui m’a offert un merveilleux quilt violet et m’en a dédié un autre, toujours violet. Elle m’a expliqué longuement la raison de son choix de couleur… Ma bague préférée est d’ailleurs une améthyste. Et puis, c’est la seconde couleur de ma ville natale, Toulouse la Rose, avec sa fleur la violette (ex-æquo avec le bleu pastel) ! Avec l’âge, mes deux couleurs préférées deviennent le violet et le turquoise, qui sont des bleus mélangés, l’un, avec du rouge, l’autre avec une touche de jaune… 

Il est certain, nous vivons un moment-charnière. Certains chercheront à récupérer la vie d’avant, rassurante, d’autres veulent tout changer pour parvenir à un monde rêvé.

L’avenir n’est pas écrit. Vous savez peut-être que les chinois écrivent le mot CRISE ainsi (idéogramme ci-contre). La première partie de l’idéogramme désigne le temps du danger, la seconde, le temps de l’opportunité. Vivre une crise, c’est voir et évaluer le danger, sans doute accepter le changement qui est dans la nature de la vie, puis saisir l’occasion pour évoluer positivement.

 La folie c’est de croire qu’en faisant toujours la même chose on puisse arriver à un résultat différent.
Albert Einstein

Dans mon charm quilt, je voulais y ajouter cette notion de danger/opportunité, alors qu’à cela ne tienne, j’ai brodé l’idéogramme chinois et l’ai entouré d’imprimés gris très graphiques : de petites étoiles, une grille ouvragée de style baroque, des quadrillés-grillages, un mur, des troncs d’arbre…

IMG_20200420_172947 (1)

Tout est possible pour notre avenir, faisons en sorte que le meilleur en sortira… Ce sera un chemin rempli de ronces et d’orties, mais ces plantes ne sont-elles pas des trésors en herboristerie ?…

C’est décidé, mon charm quilt fera 16 blocs ! J’attends les deux dernières couleurs avec impatience… Rose et orange, j’aimerais bien…

IMG_20200420_172837 (1)

Les jours se suivent, très semblables, une monotonie s’installe…
Savoir jouer avec sa créativité est un trésor, utilisons ce don !

Katell

Le confinement a du bon 🙃

Quand je vois des acteurs fumer, je sais que le film a des chances d’avoir plus de 40 ans ; désormais, voir de simples accolades, les trottoirs bondés et tous les rassemblements nous font dire : c’était le monde d’avant. Quand nous aurons de nouveau le droit de sortir, que seront nos échanges avec un masque ? Après le choc de l’enfermement viendra peut-être aussi la peur de sortir et de se mêler à la foule ; le confinement nous perturbe sans doute plus profondément qu’on ne le croit.

Mais au cœur de l’isolement forcé, des quilteuses qui ont la chance d’être exemptes de travail à l’extérieur et en bonne santé s’en donnent à cœur joie ! Du temps à longueur de journée pour s’adonner à son projet, sans devoir tout ranger après quelques heures, sans majeure perturbation… Forcément, l’ouvrage avance !! 

Alors voici de nombreux nouveaux ouvrages tous azimuts et un long article pour vous distraire.
Installez-vous confortablement, vous avez le temps !

🧵⭐🧵

Voici les plus récentes photos d’ouvrages BeeBook, de Josette Glée :

Une bien jolie version du village de Sophie Zaugg, elle-même inspirée par le peintre Paul Klee.

On a bien du mal à arrêter une quilteuse : après s’être cassé le bras, Josette a fait sa rééducation en réunissant des bouts de tissus pour en faire une crapaudine !

🧵⭐🧵

Manuela Dupuy m’a transmis le modèle à faire en appliqué de l’iconique dessin du pouvoir des femmes (girl power), recyclé récemment par les Couturières Solidaires de France. 

L’émancipation des femmes passe par cette affiche aux USA !

Un appliqué sur un tee-shirt, modèle trouvé par Manuela sur Pinterest… On peut lui mettre un masque si on veut !

Rappel de la bannière des Couturières Solidaires de France, voir par ici.

Il faut encourager Manuela qui vient de faire son premier top, quelle réussite ! Brillamment coachée par Myriam Brouard, elle est bien partie pour devenir une quilteuse passionnée. Saurez-vous lui conseiller un motif sympa de quilting à la main ?

🧵⭐🧵

Marie-Michèle, une grande amie de Maïté, a terminé un modèle de Kaffe Fassett, lui-même inspiré d’un quilt antique britannique conservé au V&A Museum de Londres. C’est un superbe modèle qui m’a aussi séduite, j’ai le mien dans un carton, toujours à l’état de top… Il faudra que je le fasse quilter après le confinement, c’est tellement dommage qu’il reste endormi dans son coin. Le quilt original a été reproduit par Marie-Françoise Grégoire et a obtenu le label envié de Quilt de Légende, voir mon article à son sujet par ici.

Contrairement à moi, Marie-Michèle a eu, elle, l’envie et le courage de le quilter à la main, dès lors elle a le bonheur d’en profiter !

Photo du modèle dans le livre paru en 2005. Je me souviens avoir acheté mon exemplaire chez Martine Cugny, à Quilt & Patch à Toulouse.

Top en cours de montage, j’apprécie la variété des délicieux tissus vintage.

A la faveur du confinement, ce magnifique quilt est FINI !

Bravo Marie-Michèle !

🧵⭐🧵

De tout temps, les quilteuses ont tenté de maîtriser un phénomène bien mystérieux : la multiplication des chutes de tissus. Plus on les utilise, plus on en a. Comme il faut du temps pour trier, couper, coudre, le confinement est l’ami providentiel inattendu de nos tiroirs qui ne demandent qu’à être allégés.

Les quilteuses sont des magiciennes. Plus elles utilisent des restes de tissus, plus elles en ont.

Les quilts de scraps (chutes de tissus) sont les stars du confinement. Mais n’oublions pas, nos amies commerçantes vendent toujours des tissus via internet, aidons-les à survivre.

🧵⭐🧵

Nicole Dewitz fait de nombreux quilts de bébés, qu’elle fait distribuer là où on en a besoin. Voici son ravissant petit dernier avec de beaux tissus bleus :

🧵⭐🧵

Quant à Andrée Traversez, elle a momentanément délaissé ses wax (voir ses quilts dans BeeBook) pour utiliser au maximum ses autres chutes de tissus. Ce quilt est un cadeau pour un bébé, une petite Camille.

Avant le confinement, le top était en morceaux, nous avions vu ensemble que ses blocs avaient plus d’allure en mettant systématiquement les couleurs froides en vertical et les couleurs chaudes horizontalement.

Ravissant quilting à la main, là encore ! Le dos est aussi beau que l’endroit.

🧵⭐🧵

Et Kristine ? Telle qu’on la connaît, elle ne risquait pas de rester à ne rien faire… Comme toujours, elle a exploré et innové. Quelles sont ses inspirations cette fois-ci ? Les Map quilts, ou cartes en quilt. Allez voir par ici pour savoir ce que sont les Map quilts.

C’était une envie tenace, représenter la carte du village natal de son mari en quilt. Depuis des mois elle y pensait et le confinement l’a incitée à s’y mettre. Elle a beaucoup tâtonné pour représenter toutes les caractéristiques de ce petit coin de la Beauce, mais voilà, c’est fait ! Il me tarde de le voir en vrai !!

La première semaine du confinement, cela a commencé ainsi, avec les routes principales, le ruisseau, le canal, les champs…

Le 30 mars, le contour de la commune est défini. Une grande partie des verts proviennent des tiroirs de Maïté… offerts in extremis avant le confinement.

La prochaine étape était de mettre tous les détails, après tout c’est une carte !

Le 4 avril, les bâtiments sont érigés.

 

Le 16 mars, le voilà brodé, quilté, bordé et accroché ! Tout y est : la mairie, les boutiques, la gare, les routes, les champs, la maison de famille etc. Je crois que son mari, confiné au travail, ne l’a pas encore vu… Quelle belle surprise à son retour, dans son bureau ! Et si vous connaissez la Beauce, peut-être avez-vous découvert le nom de cette petite ville ? 

Je vous le disais bien, le confinement a du bon… Surtout, il faut garder le moral avec les moyens du bord, c’est la meilleure façon de s’en sortir !
Katell

 

 

Solidarités, après le temps de la sidération

Bonjour, comment vas-tu ?

Une phrase oh combien banale, qui prend une autre résonance avec Mr. Corona qui s’insinue dans nos vies. On ne la prononce plus face aux personnes, puisqu’on ne voit plus… personne. C’est une phrase au sens accru ces jours-ci, écrite plusieurs fois par jour, en espérant à chaque fois de bonnes nouvelles…

Normalement, je devrais avoir pleinement le temps d’écrire en ce moment, mais comment fais-je pour ne pas en trouver assez, du temps ? Mystérieuse élasticité du temps…

Ce petit tableau de 24 x 33 cm, exprime pour moi toute la bizarrerie du temps qu’on mesure, alors qu’un instant peut être éphémère ou durer une éternité… La persistance de la mémoire, Dalí, 1931, qu’on appelle plus souvent Les montres molles, peut être admiré au MoMA de New-York… sauf en ce moment bien sûr. Le paysage est celui de Port Lligat, où j’étais il y a trois semaines… il y a une éternité, dans un autre monde…

Le temps, justement. Avec le confinement, il est tellement facile de perdre la notion du temps. Quel jour est-il ? Bizarre quand les jours se succèdent sans nos repères habituels. Nous sommes des êtres faits d’habitudes, et subitement nos repères se sont envolés. Nous avons eu besoin de comprendre la situation, de lire, écouter les infos et, en même temps, trouver de nouveaux ancrages, car on va avoir du temps à la maison comme jamais…

On n’a jamais si peu parlé du changement d’horaire !

 Sur le groupe Quilt Météo 2020, après des réactions immédiates sur le coronavirus, il y eut un calme plat. La semaine dernière, Annie Agius a écrit un petit mot qui nous a fait réagir : « Je ne vois pas beaucoup de messages ! J’espère que tout est pour le mieux pour vous tous »… Eh oui, presque tout le monde avait momentanément délaissé son quilt météo pour d’autres occupations, alors que, plus que jamais, nous avions du temps. C’était un temps de sidération, de mise de côté de tout ce qui était la vie d’avant. Les unes après les autres, nous reprenons contact avec joie, nous sommes heureuses aussi de retrouver notre ouvrage, ce « vieil ami » de presque trois mois, renouant avec des habitudes rassurantes : un bloc par jour !

91351307_2825851870834777_7212139813934202880_n.jpg
Jour après jour, point après point…

Quand j’ai lancé ce projet du Quilt météo 2020, je sentais intuitivement que 2020 serait une année où, forcément, notre vie changerait. Je ne pensais évidemment pas à un virus, mais, dans le meilleur des cas, à une prise de conscience positive pour un changement d’attitude volontaire, un grand mouvement dont je ne pouvais cerner les contours. Idéaliste et optimiste, je suis et resterai, bisounours me dit-on parfois… Or c’est, à la place, un scénario de science-fiction catastrophique qui est devenu réalité, un virus mettant en confinement un milliard d’humains et stoppant brutalement maintes activités humaines. Et que se passe-t-il ? Lisez chez Natacha quelques surprises, venues si rapidement !

Tout comme Saint-Exupéry qui écrivit Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants, cette crise nous rappelle que nous ne sommes pas les maîtres du monde, nous l’avions trop oublié. J’ai bien aimé cette note d’une écrivaine italienne :

Le monde continue de vivre et c’est magnifique, il ne force que les êtres humains en cage.
Je pense qu’il nous envoie un message : vous n’êtes pas indispensables.
L’air, la terre, l’eau et le ciel sans vous vont bien.
Quand vous reviendrez, rappelez-vous que vous êtes mes invités.
Pas mes maîtres.
Gabriela Pannia (traduction automatique)

Nous sommes fin mars et ce mois m’a paru complètement hors du temps. Et vous ?
Le quilt météo m’incite toutefois à remettre l’œil sur le calendrier ; je ne l’avais pas touché durant 2 semaines, mais je suis de nouveau à jour, avec dessus le vilain Mr. Corona vendredi 13 mars, jour où j’ai commencé mon confinement. Et dans le groupe, nous relevons la tête, la solidarité et la convivialité des quilt-météo addicts font chaud au cœur ! 

corona13.jpg
Ici le bazar des bandes prédécoupées et le mois de mars, presque fini. Je n’en reviens pas, bientôt avril !

En réaction au confinement, Facebook n’a jamais été aussi fréquenté, Nous avons irrésistiblement besoin de contacts ! J’ai cependant renoncé à participer à tout nouveau challenge hormis celui de France Patchwork, celui qui me correspond le mieux. J’avais pourtant envie de participer à tout ce qui se présentait la première semaine, sans doute par crainte du vide… Mais des projets mûrement choisis m’attendent, me disperser ne me convient pas personnellement.

IMG_20200327_145822 (1).jpg
Joie, Lumière (Luz en espagnol, un mot que j’aime !) sont les inspirations du jaune en deux nuances, or et citron. Ce sont des blocs très vite faits, j’en profite pour essayer de mettre de l’ordre dans mes bouts de tissus, couleur par couleur !

L’énormité de ce qui nous arrive nous perturbe profondément, même si le coronavirus reste abstrait pour la plupart d’entre nous. Ce n’est pas le cas des personnels soignants, à qui nous devons tant, et de tous ceux qui partent travailler, la boule au ventre… Nous sommes plusieurs aussi, à connaître des personnes malades qui développent une forme, bénigne la plupart du temps heureusement, de l’atteinte virale. Gardons l’esprit positif, autant que possible !

Dans tous les cas, l’espérance mène plus loin que la crainte.
Ernst Jünge

Plus que jamais, gardons contact avec les personnes qui nous font du bien !
Katell

Allez je vous montre !

Je préfère, d’habitude, montrer mes quilts finis sur mon blog, mais j’ai envie de partager avec vous comme je le fais d’habitude avec les Abeilles, puisque nous sommes toutes chez nous ! Partager aide à garder le moral.

Voici mon modèle, cela fait 9 ans que je l’ai en tête, il était temps de s’y mettre :

Leaves in the Breeze, de Becky Goldsmith / Piece o’ Cake Designs, présenté dans le livre Appliqué outside the Lines.

C’est de l’appliqué improvisé ! J’ai été un peu plus loin que le modèle, coupant les feuilles sans gabarit, sans stress, sans colle, juste retourné à l’aiguille au fur et à mesure en fixant chaque feuille au point avant avec des cotons perlés de diverses couleurs. Quel bonheur de création toute simple !

Hier, à la faveur du soleil et malgré le vent d’autan, je me suis empressée de faire quelques photos du top.

Tout est dans la joie de choisir ses tissus ! Beaucoup viennent de mes tiroirs pleins à craquer, mais pour avoir des fonds qui claquent en turquoise et vert, j’en ai acheté aussi chez Alice Kreyder Blossom Quilt & Craft, chez Emma Coutancier Au fil d’Emma et chez Patricia Gélinet Patouchwork.

Quand il sera fini, ce sera le nouveau dessus de lit de ma chambre. Coup de fraîcheur printanière assuré !

Je pense l’élargir un peu avec une bordure faite de chutes orange et rose vif, j’ai fait le tas, ya plu ka :

Il est plus facile de rester confiné quand on a un jardin à la campagne, mais dans tous les cas, prenez soin de vous et des autres ! Nous vivons une période incroyablement incertaine, courage, nous nous en sortirons.

 

Solidarités

Solidarité Australie

J’admire les Australiennes qui continuent de remercier les quilteuses du monde entier avec autant d’enthousiasme qu’au premier jour, heureuses de cette méga-forêt textile ! Vont-elles penser la faire homologuer par le Guinness Book des Records ?

Chaque millier de blocs donnera 50 quilts. Imaginez l’étiquetage des dons, puis l’assemblage, le montage, le quilting, la bordure de finition… à moins de 10 personnes ! Là aussi, je pense que la solidarité australienne va jouer pour étoffer l’équipe organisatrice.

12 mars, encore du dépiautage de colis !
L’atelier au sol, cœur névralgique pour le choix des 20 blocs qui feront un quilt.
Ce gardien veille à ce qu’aucun enfant ou mari ne vienne toucher aux piles.

Nous saurons bientôt le total de blocs reçus, aujourd’hui le compteur a dépassé les 11 000, soit plus de 550 quilts à faire puis offrir ! (photos Facebook du groupe Bushfire blocks for Australia)

Solidarité boutiques européennes

Différents messages en ligne soulignent qu’avec les annulations ou reports de tous les événements de ce début de printemps, cela fait un trou béant dans la comptabilité des amis tenant les boutiques que nous aimons. Achetons en priorité chez eux ! La plupart des boutiques ont un site de ventes, étoffé ces jours-ci. Un petit coup de fil peut aussi aider à trouver ce qui vous manque…

Un changement de société : vers du mieux ou du pire ?

En lançant le quilt météo 2020 en décembre dernier, je soulignais que cette année serait une année charnière. Je pensais intimement que cela deviendrait la date de la vraie entrée dans le 21e siècle, comme l’a été 1920 pour le siècle précédent. Pour le pire ou le meilleur ? On ne le sait pas encore, le coronavirus met un arrêt à tous les élans et projets. Tout est remis à plat et on peut rêver d’une prise de conscience inédite vers la construction d’une nouvelle ère plus propre, plus solidaire, moderne mais respectueuse des vrais besoins des personnes. Un nouveau monde… Une Terre moins terre à terre…(Téléphone)

Il paraît que la chute du trafic routier en Chine a sauvé plus de vies que le Coronavirus n’en a ôté, du seul fait de la baisse de la pollution. On admire aussi la formidable résilience de la nature, en observant à quelle rapidité l’arrêt des industries chinoises a nettoyé leur ciel. Mais de grâce, que cela ne donne pas un blanc seing aux gros pollueurs qui, après la crise sanitaire, pourraient relativiser ainsi leurs méfaits… 

Solidarité des quilteuses

Outre tous les soucis du quotidien, nos réunions, petites et grandes, sont annulées. Même les petits clubs restent porte close jusqu’à nouvel ordre. Alors on s’écrit des mots doux par email ou SMS, on s’envoie des photos de nos ouvrages en cours… 

Cette superbe bannière annonce Toutes Unies, un groupe ouvert de Facebook (vous pouvez aller voir sans être inscrit) qui a vu le jour ce matin même. Nous allons faire un quilt -des quilts ?- pour manifester notre sororité, cette solidarité que nous sentons intimement entre nous, femmes de bonne volonté qui aimons les arts textiles. Les modalités sont à venir (probablement un bloc à faire par personne). Ce groupe n’a pas d’autre but que la beauté du geste, la manifestation de notre force, toutes unies, même en cas de vilain virus qui nous pourrit la vie…

 

Quelques nouvelles

J’aurais voulu vous faire un post amusant pour contrer la morosité ambiante, mais j’ai appris ce matin le décès de notre amie Huguette Papin, fondatrice du club de Colomiers en 1993. Les quilteuses d’Occitanie sont nombreuses à l’avoir connue. Sa vie a été riche en réussites mais aussi en drames dévastateurs ; veuve jeune, elle a élevé ses quatre enfants seule et en a vu mourir trois, et pourtant elle nous impressionnait avec sa vigueur, sa mémoire, son cœur en or. Elle a quitté ce monde à la veille de ses 95 ans. Nous garderons d’elle mille joyeux souvenirs, mais aujourd’hui, j’ai beaucoup de peine. Voici la dernière photo que j’ai d’elle, à l’âge de 90 ans, lors du vernissage d’une de nos expositions (celle de 2015) :

Huguette avec Danielle Birello, alors présidente du club de Colomiers.

Huguette, repose en paix.

On ne peut ignorer la crise épidémique actuelle, tous les rendez-vous qui jalonnent notre belle vie de quilteuses sont reportés ou annulés, les uns après les autres* ; il en est de même avec les stages et JA que je devais animer fin mars et en avril. Les dates de mai sont maintenues dans l’immédiat. 

*Dernier en date, Pour l’Amour du Fil à Nantes est reporté du 9 au 12 septembre.

Que s’est-il passé en Espagne cette semaine ? Lundi encore, la situation était plutôt rassurante, assez peu de cas de coronavirus en dehors de Madrid et du Pays basque. Le Festival de patchwork de Sitges restait maintenu, fort de l’optimisme ambiant et la volonté de ne pas céder à la panique. Avec la confirmation de l’ouverture jeudi matin, commerçants et exposants sont venus, ont installé leurs stands et expositions… Malheureusement, mercredi en fin de matinée, le couperet est tombé : annulation. Au cours de la semaine, les cas détectés augmentaient de manière importante et les autorités ont pris la mesure du problème. La santé a été mise heureusement au-dessus des considérations économiques, mais tellement tard… Ce fut le pire scénario pour tous ceux qui se sont déplacés à grands frais, sans récolter un centime.

Comme je couplais la visite de Sitges avec un séjour de vacances en Catalogne avec mon mari, je n’ai pas personnellement trop souffert de cette annulation, mais c’était un crève-cœur de voir le remballage des stands le mercredi après-midi… et le soir, tout le monde était parti, laissant les carcasses des barnums vides…

De tout cœur je vous souhaite de vous tenir loin du virus qui n’a pas fini de troubler nos vies. Pour nous réconforter, Au Fil d’Emma annonce une série de vidéos préparées pour nous… Les quilteuses américaines communiquent sur internet qu’elles sont prêtes à plusieurs semaines de patchwork intensif chez elles, en attendant que l’orage passe… Sacrée résilience !

Les Étoiles Créatives

Dans mon livre BeeBook, j’ai aimé mettre en avant le bloc des étoiles créatives, si rapide et amusant à faire.

C’est aussi le bloc choisi par la délégation France Patchwork des Hautes-Alpes comme Bloc pour la JNA (Journée Nationale de l’Amitié) qui aura lieu le samedi 6 juin 2020 à Gap. Cette JNA est réservée aux adhérents de France Patchwork à jour de leur cotisation, naturellement ! Pour adhérer, veuillez suivre ce lien. Et pour vous inscrire à la JNA, toutes les informations se trouvent dans les Nouvelles n° 143 de France Patchwork, ainsi que les détails pour faire ce bloc d’étoiles.

⭐⭐⭐

Curieusement, Bee Maïté disait ne pas aimer les blocs d’étoiles en patchwork, trop statiques à son goût. Ce bloc d’étoiles plus modernes, plus vivantes, dans la lignée du patchwork improvisé et libéré par Gwen Marston et ses amies, fait scintiller les étoiles et les yeux de Maïté. La machine à coudre étant sa nouvelle copine, vite fait, elle a fait une constellation d’étoiles pour la JNA :

Vendredi dernier, Maïté nous a montré ses étoiles créatives, très scrappy (utilisation massive de chutes de tissus !)

C’est tellement simple à faire que Maïté projette d’occuper ses petites-filles aux prochaines vacances en faisant des étoiles ⭐⭐⭐. Cette même technique peut s’utiliser en intersection de bandes intermédiaires d’un quilt où les blocs sont montés traditionnellement :

Voie Lactée, un quilt fait de nombreux blocs orphelins, est devenu un quilt d’enfant (même principe chez mon amie Ana Maria !). Les intersections sont faites d’étoiles créatives et le molleton, plus épais que le Nuage, le rend très chaud et confortable. Voie Lactée est un quilt de BeeBook.

 

Une folle étoile sur fond blanc, c’est chouette aussi !
Enfin un rayon de soleil ce matin !

Ce bloc est simplement additif, où le centre peut être un simple carré ou bien, comme ici, un mini-crazy à la machine, fait de p’tits bouts de tissus qu’on ne jette même pas…

C’est souvent le bloc-bonus du stage que je propose sur les assemblages en patchwork improvisé (coupes à main levée, courbes à la machine), succès assuré ! En 2021, je serai en mesure de vous proposer un autre thème de stage, au cœur des préoccupations des quilteuses… A suivre !

A bientôt, portez-vous bien, gardez le moral !
Katell

 

Des chats et plein de bisous

Faire partie d’une communauté, même virtuelle, crée des liens. Ainsi, dès la mi-décembre, des liens particuliers se sont créés entre les personnes décidées à faire un Quilt Météo 2020, toutes intriguées et même excitées à l’idée de participer à une expérience nouvelle. Observer le temps qu’il fait au jour le jour, nous le faisons spontanément, mais le formaliser en fil et tissu, c’est moins banal.

En décembre, c’était l’effervescence, d’abord pour bien comprendre le but du jeu, puis élaborer ses propres règles pour avoir un Quilt Météo 2020 unique. Parmi les quilteuses préparant activement son quilt pour l’année 2020, il y avait Isabelle. Un jour de décembre, elle nous dit que ce quilt l’aidera à supporter la grave maladie de son fils ; en tout début janvier, les nouvelles sont très mauvaises et son fils décède après quelques heures à l’hôpital. Presque toutes, nous sommes mères, nous ressentons au plus profond de nous l’incommensurable chagrin d’Isabelle, alors qu’elle reste très digne. L’émoi considérable nous mène à regrouper quelques volontaires dans un groupe distinct pour préparer un témoignage de notre compassion.

Après quelques jours d’idées mises en commun, j’ai orienté les choix vers un nombre restreint de blocs et nous nous sommes accordées sur des XO (voir l’article sur ce drôle de signe) et des chats, le tout en blocs de 21 cm + marges de coutures. Le code couleurs est, pour le fond, des couleurs claires allant du blanc au gris moyen et pour les X, les O et les chats, des couleurs chaudes comme rose, orange, rouge… et la possibilité de faire quelques écarts, pour le fun !

Proposition de gamme de couleurs

Pour aider à faire le bloc X et O, j’ai signalé le tuto parfait d’Alice sur son blog Blossom Quilt & Craft et donné les mesures à couper en cm : 12 cm pour les grands carrés, 6 cm pour les petits. Un modèle chat fut fourni, mais certaines donnèrent libre cours à leur imagination, tout en restant dans les couleurs et les dimensions requises.

Bee Kristine s’est occupée de la réception des blocs et dès la mi-janvier, les premiers arrivés nous ont enthousiasmées :

Une fois de plus, la générosité des quilteuses s’est concrétisée avec de très beaux blocs, souvent plus nombreux que demandé, ainsi que l’offre de tissus et du molleton par Patricia Gelinet, qui tient le magasin Patouchwork à Courcelles en Belgique, vente en ligne également.

Début février, on a pu assembler bien plus qu’un top : on en a fait deux !

Plein de bisous (XOXO) et quelques chats…

Ce côté comporte des carrés de tissus offerts par Patricia. Les dimensions du top étant agréables ainsi, nous n’avons pas fait de bordure supplémentaire.

Kristine les a assemblés en recto-verso, l’un aux couleurs plus chaudes que l’autre, à retourner en fonction de l’envie du jour. Son quilting est simple et joli :

Un beau ruban-mètre ficelle le paquet. Un cadeau pour une quilteuse…

Kristine a ensuite confié le paquet à la Poste et il a bien été reçu hier par Isabelle, qui a immédiatement très chaleureusement manifesté son émotion et sa gratitude dans le groupe Quilt Météo 2020. C’est la meilleure récompense pour toutes celles qui ont contribué à ce cadeau.

Popette est tout de suite à l’aise parmi les autres chats ! Popette ? Drôle de nom… Chatperli…popette !

Nous déclarons Popette mascotte officielle du groupe Quilt Météo 2020 !

chats

Et les quilts météo continuent de s’agrandir, voici celui de Brigitte de Bourg-en-Bresse qui précise que le jaune n’aurait pas dû apparaître si tôt dans l’année…

Le groupe Quilt Météo 2020 sur Facebook accepte encore de nouvelles adhésions, mais dépêchez-vous si vous souhaitez commencer cette aventure, ensuite le chemin sera long à rattraper… Nous avons déjà dépassé le 1/10e de l’année !