Dans mon livre BeeBook, j’ai aimé mettre en avant le bloc des étoiles créatives, si rapide et amusant à faire.
C’est aussi le bloc choisi par la délégation France Patchwork des Hautes-Alpes comme Bloc pour la JNA (Journée Nationale de l’Amitié) qui aura lieu le samedi 6 juin 2020 à Gap. Cette JNA est réservée aux adhérents de France Patchwork à jour de leur cotisation, naturellement ! Pour adhérer, veuillez suivre ce lien. Et pour vous inscrire à la JNA, toutes les informations se trouvent dans les Nouvelles n° 143 de France Patchwork, ainsi que les détails pour faire ce bloc d’étoiles.
⭐⭐⭐
Curieusement, Bee Maïté disait ne pas aimer les blocs d’étoiles en patchwork, trop statiques à son goût. Ce bloc d’étoiles plus modernes, plus vivantes, dans la lignée du patchwork improvisé et libéré par Gwen Marston et ses amies, fait scintiller les étoiles et les yeux de Maïté. La machine à coudre étant sa nouvelle copine, vite fait, elle a fait une constellation d’étoiles pour la JNA :
Vendredi dernier, Maïté nous a montré ses étoiles créatives, très scrappy (utilisation massive de chutes de tissus !)
C’est tellement simple à faire que Maïté projette d’occuper ses petites-filles aux prochaines vacances en faisant des étoiles ⭐⭐⭐. Cette même technique peut s’utiliser en intersection de bandes intermédiaires d’un quilt où les blocs sont montés traditionnellement :
Voie Lactée, un quilt fait de nombreux blocs orphelins, est devenu un quilt d’enfant (même principe chez mon amie Ana Maria !). Les intersections sont faites d’étoiles créatives et le molleton, plus épais que le Nuage, le rend très chaud et confortable. Voie Lactée est un quilt de BeeBook.
Une folle étoile sur fond blanc, c’est chouette aussi !Enfin un rayon de soleil ce matin !
Ce bloc est simplement additif, où le centre peut être un simple carré ou bien, comme ici, un mini-crazy à la machine, fait de p’tits bouts de tissus qu’on ne jette même pas…
C’est souvent le bloc-bonus du stage que je propose sur les assemblages en patchwork improvisé (coupes à main levée, courbes à la machine), succès assuré ! En 2021, je serai en mesure de vous proposer un autre thème de stage, au cœur des préoccupations des quilteuses… A suivre !
A bientôt, portez-vous bien, gardez le moral ! Katell
Faire partie d’une communauté, même virtuelle, crée des liens. Ainsi, dès la mi-décembre, des liens particuliers se sont créés entre les personnes décidées à faire un Quilt Météo 2020, toutes intriguées et même excitées à l’idée de participer à une expérience nouvelle. Observer le temps qu’il fait au jour le jour, nous le faisons spontanément, mais le formaliser en fil et tissu, c’est moins banal.
En décembre, c’était l’effervescence, d’abord pour bien comprendre le but du jeu, puis élaborer ses propres règles pour avoir un Quilt Météo 2020 unique. Parmi les quilteuses préparant activement son quilt pour l’année 2020, il y avait Isabelle. Un jour de décembre, elle nous dit que ce quilt l’aidera à supporter la grave maladie de son fils ; en tout début janvier, les nouvelles sont très mauvaises et son fils décède après quelques heures à l’hôpital. Presque toutes, nous sommes mères, nous ressentons au plus profond de nous l’incommensurable chagrin d’Isabelle, alors qu’elle reste très digne. L’émoi considérable nous mène à regrouper quelques volontaires dans un groupe distinct pour préparer un témoignage de notre compassion.
Après quelques jours d’idées mises en commun, j’ai orienté les choix vers un nombre restreint de blocs et nous nous sommes accordées sur des XO (voir l’article sur ce drôle de signe) et des chats, le tout en blocs de 21 cm + marges de coutures. Le code couleurs est, pour le fond, des couleurs claires allant du blanc au gris moyen et pour les X, les O et les chats, des couleurs chaudes comme rose, orange, rouge… et la possibilité de faire quelques écarts, pour le fun !
Proposition de gamme de couleurs
Pour aider à faire le bloc X et O, j’ai signaléle tuto parfait d’Alice sur son blog Blossom Quilt & Craft et donné les mesures à couper en cm : 12 cm pour les grands carrés, 6 cm pour les petits. Un modèle chat fut fourni, mais certaines donnèrent libre cours à leur imagination, tout en restant dans les couleurs et les dimensions requises.
Bee Kristine s’est occupée de la réception des blocs et dès la mi-janvier, les premiers arrivés nous ont enthousiasmées :
Une fois de plus, la générosité des quilteuses s’est concrétisée avec de très beaux blocs, souvent plus nombreux que demandé, ainsi que l’offre de tissus et du molleton par Patricia Gelinet, qui tient le magasin Patouchwork à Courcelles en Belgique, vente en ligne également.
Début février, on a pu assembler bien plus qu’un top : on en a fait deux !
Plein de bisous (XOXO) et quelques chats…
Ce côté comporte des carrés de tissus offerts par Patricia. Les dimensions du top étant agréables ainsi, nous n’avons pas fait de bordure supplémentaire.
Kristine les a assemblés en recto-verso, l’un aux couleurs plus chaudes que l’autre, à retourner en fonction de l’envie du jour. Son quilting est simple et joli :
Un beau ruban-mètre ficelle le paquet. Un cadeau pour une quilteuse…
Kristine a ensuite confié le paquet à la Poste et il a bien été reçu hier par Isabelle, qui a immédiatement très chaleureusement manifesté son émotion et sa gratitude dans le groupe Quilt Météo 2020. C’est la meilleure récompense pour toutes celles qui ont contribué à ce cadeau.
Popette est tout de suite à l’aise parmi les autres chats ! Popette ? Drôle de nom… Chatperli…popette !
Nous déclarons Popette mascotte officielle du groupe Quilt Météo 2020 !
Et les quilts météo continuent de s’agrandir, voici celui de Brigitte de Bourg-en-Bresse qui précise que le jaune n’aurait pas dû apparaître si tôt dans l’année…
Le groupe Quilt Météo 2020 sur Facebook accepte encore de nouvelles adhésions, mais dépêchez-vous si vous souhaitez commencer cette aventure, ensuite le chemin sera long à rattraper… Nous avons déjà dépassé le 1/10e de l’année !
Une création est faite d’inspirations, de convictions, d’hésitations… mais toujours le cœur parle. Écoutons donc aujourd’hui l’histoire du nouveau quilt de Nicole.
Voici le quilt de Nina, une fillette venue agrandir la famille cette année. Comme tous les petits autour de moi, elle devait donc recevoir un quilt. Prise par le travail, il a fallu un certain temps pour que l’idée mûrisse.
Ces viola cornuta ont provoqué un déclic ! Comment ne pas y voir un vol de papillons ?
Beebooket un livre de Bernadette Mayr m’ont permis de me lancer dans un patch qui ne correspondait pas du tout à mes habitudes.
D’abord il devait être vert pour évoquer un vol de papillons au-dessus d’une prairie or le vert n’est vraiment pas ma couleur favorite.. Non seulement je ne sais pas l’utiliser mais, de plus, je croyais ne pas avoir de tels tissus en réserve. Faux, il restait quelques coupons destinés à un projet de panneau avec des champs de colza, projet tombé aux oubliettes.
Et puis, débuter la coupe libre, cela ne serait pas forcément facile. Je ne suis pas vraiment rigoureuse dans la coupe et la couture, mais savoir que je dois l’être représente un cadre rassurant. Il fallait donc aller à l’encontre de tout ce qui s’était installé dans ma tête depuis que j’avait découvert le patchwork en 1980.
Timidement, en coupant à main levée, j’ai réalisé deux papillons assez classiques que je trouvais très raides. Il fallait franchir un pas de plus en interprétant les méthodes de Bernadette Mayr.
Là encore, c’est une rencontre sous le parasol qui entre en résonance avec les « Motten » de Bernadette. Ce grand papillon, caractéristique d’un groupe très important de lépidoptères -dont les mites- replie ses ailes antérieures à plat et masque les ailes postérieures. Ses antennes plumeuses pouvaient être un détail brodé intéressant.
Le premier papillon révèle que je n’ai pas trop osé couper en courbe, ce sont presque des droites. Il a provoqué une réaction immédiate de ma petite-fille : affreux, il n’est pas symétrique. J’ai eu beau lui montrer que lorsqu’on photographiait un papillon, on était très rarement bien de face et qu’au contraire cela pouvait donner du dynamisme aux images. Rien à faire, elle veut des papillons bien droits, bien symétriques. Comme ceux de Bernadette !
Le suivant a été pire : j’ai choisi un tissu à grand motif qui me semblait intéressant. J’avais oublié les conséquences de la méthode de montage …
Il fallait couper le carré le long de la diagonale et faire pivoter l’une des pièces. Or mon motif n’avait rien de symétrique ! Tant pis. Ce papillon allait malgré tout être intégré dans le quilt.
Il y a eu, bien sûr, la même difficulté pour ce papillon dont les quatre ailes devaient être visibles mais j’ai osé couper des courbes un peu plus arrondies.
Le top, monté avec quelques coupons fleuris, restait très raide et les grands carrés verts trop vides. Frustrant…
Il fallait animer tout cela et, pourquoi pas, en faisant voler des papillons en origami au-dessus du quilt ?
Aux yeux de ma petite fille, je manquais de rapidité et d’efficacité, c’est donc elle qui, après avoir choisi les tissus, a préparé tout un vol de papillons et les a dispersés sur l’ouvrage.
Le quilting est essentiellement réalisé à la machine. Les antennes ont été brodées avec 2 brins de fil mouliné. Les papillons en origami sont solidement fixés par une série de points afin qu’ils résistent aux petites mains…
Pour préparer une étiquette pour ce quilt à 4 mains, il a suffi d’une chute de tissu fleuri, un papillon découpé dans un coupon, quelques points de broderie machine ; il ne reste plus qu’à signer de nos deux prénoms et à souhaiter à Nina de voir encore plein de papillons au fil des années…
Simply woven ou Simplement tissé, modèle généreusement offert par Jessica Kelly.
Mon amie Chantal a été plus rapide, elle a fait le top en quelques jours dans un merveilleux camaïeu de rouge-rose-orange unis. Il avait fait notre admiration un jour de rencontre entre Abeilles… À présent, il est quilté, et lors d’une autre rencontre nous l’avons vu fini !
BZZZ les Abeilles papotent ! Photo de Chantal
Le quilting est en spirale,technique expliquée ici, et nous trouvons toutes que c’est très réussi ! Pourquoi n’ai-je pas pris de photo de près pour vous le montrer ? Il est au fil rouge vif, c’est pourquoi on le devine quand même sur la photo.
Dos du quilt, très beau en soi !
Pour mes voisines de la région toulousaine, ce quilt est désormais accroché à Kréatiss, magasin situé dans une zone commerciale à cheval entre Colomiers et Plaisance-du-Touch.
Dans le magasin Kréatiss, ce quilt orne l’atelier.
Depuis la semaine dernière, de nombreux cours de loisirs créatifs ont commencé : patchwork, couture, crochet, tricot, perles etc. dans une ambiance jeune et dynamique. Les cours de patchwork, niveau débutants pour le moment, sont assurés par Chantal elle-même. Il y a une dizaine d’intervenantes parmi lesquelles, pour la broderie-tricot-crochet, notre amie Tata-Georgette. N’hésitez pas, si vous habitez dans les environs, à aller y faire un tour, vous renseigner sur les divers cours et stages.
Luke Haynes est un quilteur qui compte dans le paysage de l’art textile, un homme heureux, jeune marié, qui passe un mois de honeymoon en Europe… avec plein de rendez-vous textiles !
Nous l’avions découvert il y a quelques années avec son exposition de 50 quilts en log cabin principalement noir et blanc, avec de vibrantes touches de rouge (ici mon article présentant cette expo). Tout est fait en tissus de récupération. Cet Américain est de la même génération que Ian Berry, avec le même principe de recyclage, à la différence près que Ian ne fait pas de quilts mais des tableaux ou des mises en scène immersives à partir de blue jeans. Ils se sont rencontrés voilà 2 ans à Sainte-Marie-aux-Mines et inévitablement ils sont devenus copains.
Un des fascinants quilts en log cabin revisité de Luke Haynes
Luke a navigué dans plusieurs styles de patchwork, avec un fond d’attachement au traditionnel populaire. Il achète les vieux vêtements et linge de maison usagé au poids : il est dans l’univers de la récupération, des blocs connus, l’utilisation de ses quilts dans la vie courante… et de la fantaisie, surtout ! On sent un solide sens du design contemporain pour arriver à de tels résultats. Ses œuvres textiles sont généralement de la taille d’un dessus de lit, pour qu’elles puissent servir mais aussi pour avoir le champ d’expression qui lui convient ; il aime la confusion entre art et fonctionnalité. Il préfère qu’on parle de lui en tant que designer, car il joue avec les objets et l’espace et c’est aussi d’où il vient, puisqu’il est architecte de formation.
Sa collaboration avecAccuquilt lui a donné l’occasion de créer ce Winding Ways de forme classique, avec des chemises rayées et à carreaux, ce qui donne un esprit scrappy et un jeu de lumière complexe. Il a fait ce que j’appelle du tissu-cousu (made-fabric) pour composer certaines pièces de bloc.
Barack Obama par Luke Haynes
Luke adore se mettre en scène, jouant avec ses propres œuvres, avec auto-dérision et humour :
Non seulement Luke aime se mettre en scène mais il excelle en auto-portrait, reprenant de fait des traditions de peintre. Mais les siens sont les deux pieds dans notre siècle !
Self portrait #2, Tradition
On my bed #5, self portrait
Détail du précédent
Luke est aussi expert dans l’art du traitement du tissu par la photo. Il remet aussi au goût du jour un des dadas de Dali, l’anamorphose, ou la déformation d’images par optique (comme par exemple, un miroir déformant). C’était le thème de son expo de SMM 2019, avec les stars de nos vies, du cinéma, de la pop ou de la peinture : Amy Winehouse (ce qu’elle nous manque…), Madonna, Picasso, Dali, James Dean, David Bowie… et bien d’autres.
Sewlebrity, une sacrée expo ! Ces quilts nous font perdre nos repères : sont-ils apparentés à un tableau ou une sculpture ? Les personnalités sont, selon où l’on se place pour les regarder, à la limite du grotesque ou bien prodigieusement en mouvement, tels qu’on les connaît. Des croix et des flèches par terre nous aident pour voir le personnage normal, avec l’angle juste. Challenge parfaitement réussi, bravo Luke !
Les fonds de quilts, comme les dos, sont faits de récupération de vêtements, draps, nappes etc. Luke m’a montré des dos de quilts, piécés avec des tissus du même style que ceux sur le devant, qui font des versos aussi beaux que les rectos. Quant au quilting, il est fait à la machine, bien dense, horizontal pour le fond et vertical pour le personnage, ce qui rend la silhouette visible au dos. Luke pense à tout !
Pour Véro ma sœur qui adore Beau oui comme Bowie* encore plus que moi :
(*Gainsbourg chanté par Isabelle Adjani)
Bowie bizarre…
Bowie showman…
Yeah !
Un autre exemple d’anamorphose avec Madonna :
Pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, une vue de la moitié de l’expo où on voit des personnages déformés, d’autres parfaitement normaux car je suis bien placée pour eux :
Luke m’a laissé choisir devant quel artiste poser : Dali, à l’origine de tout bien sûr !
Dali, Luke et moi… Un beau moment de la vie ! Si l’anamorphose est le thème de l’exposition, la métamorphose sied bien à Luke qui change si souvent de look 😃 et attention, on retrouvera peut-être sa chemise dans un quilt la prochaine fois ! Photo Annie Labruyère
Je vous parlais en début d’article de son voyage en Europe ; Luke et sa femme se trouvent à présent en Angleterre. Et partout, un quilt les suit, comme un doudou, et pas n’importe lequel : des anneaux de mariage… à la sauce Luke ! J’ai entendu beaucoup de commentaires sur ce quilt, qui surprend par son fouillis et son charme, sa touche tradi et révolutionnaire à la fois… Décidément Luke est un artiste complexe qui déroute un certain public, tout en enchantant une autre partie. Personne, en tout cas, ne reste indifférent et on sait que la nouveauté est rarement acceptée d’emblée… Pensez aux Impressionnistes, rejetés en leur temps par les officiels…
Voici son quilt de voyage dans une chambre quelque part en Europe :
En Angleterre dans un manoir :
Et le voici tel que je l’ai vu à SMM, sur sa table, sous l’œil d’Amy :
Ce quilt est entièrement fait de draps de récupération. De loin, on le « lit » tout gris, il ne suit pas non plus les codes des valeurs (foncé et clair), mais de près on voit le travail et la richesse de la palette de couleurs ! Le quilting est très dense à la machine et n’est pas aussi simple qu’il en a l’air. Encore une subtilité qui ne saute pas aux yeux : les anneaux sont quiltés au fil blanc, les fonds en noir.
Au dos, on voit bien ce quilting. Le dos est, comme les autres quilts de l’expo, un vrai patchwork de tissus déjà vus sur le devant… ou d’autres aussi, il n’y a pas de règle rigoureuse !
J’espère que cet aperçu vous aura séduit ; l’art textile comporte mille et un visages, surtout avec un artiste aussi prolifique et singulier. Luke compte dans le monde artistique et j’espère que son charisme, son succès retentiront encore longtemps et fort, pour que le textile soit autant reconnu que les autres matières premières dans le monde de l’art.
(Sauf mention et citation de Dali, photos du site de Luke : http://www.lukehaynes.com/ ou ses pages Facebook, ainsi que mes photos de Sainte-Marie-aux-Mines).
J’aime ma vie de quilteuse, qui ne se résume pas à jouer avec les tissus.
Ces dernières semaines furent riches de rencontres avec d’anciennes copines et de nouvelles connaissances : à Sainte-Marie-aux-Mines, ce fut un fleuve d’émotions positives ! Je n’imagine pas ma vie sans ces amies, différentes et complémentaires, ou quasi-jumelles de cœur… Chacune apporte tellement à l’autre, des sourires, des rires, des réflexions, de l’émotion, de la consolation… Les kilomètres qui nous séparent n’ont pas de prise, chaque rencontre renforce les liens.
Avec cette rentrée largement consommée, je vous souhaite de vous sentir bien dans votre groupe de quilteuses si vous en avez, de créer des opportunités pour faire des choses ensemble (visiter une expo, rendre visite à un magasin de tissus, participer à un stage, ou simplement se réunir autour de tissus, de thé ou café et petites douceurs…), la vie est plus douce ainsi et soigne bien des maux.
Ces dames proclamant leur passion ne peuvent que susciter des sourires amicaux ! Photo prise au stand France Patchwork à SMM.
Ainsi, vendredi dernier en début d’après-midi, visite de l’exposition de Balma, avec la rencontre impromptue d’amies de tous horizons : les Filles du Vent du Sud, des Ariégeoises, des Tarnaises, des Aveyronnaises, Anne la relieuse, des amies de Balma et Colomiers : superbes quilts et vieilles amies, toutes si jeunes de cœur, accord parfait ! Des photos des quilts de l’expo sont photographiés par Florence, voir sur IG @flobis31. Cliquez sur chaque photo de quilt (1, 2, 3, 45, 6, 7) et une dizaine d’autres photos défileront.
Nous avons unanimement apprécié les quilts, de si belle facture, mais aussi la nouvelle salle municipale. D’un maire à l’autre, Balma a toujours considéré à leur juste valeur les œuvres d’art textile (patchwork, appliqué, pojagi, boutis, plissages, artextures… toutes ces disciplines étaient représentées !). Cette salle d’exposition, avec de beaux panneaux neufs et un éclairage parfait, montre la considération accordée aux quilteuses. De plus, France Patchwork a toujours été fort bien accueillie, hébergée pour les 30 ans de FP, pour nos JA… Je décerne la médaille d’or des quilteuses 31 à la ville de Balma ! Et merci à Danielle Bonnacié pour la photo 💙
Hier j’étais à Vendargues (34) ; au petit matin, dans ce coquet village à l’est de Montpellier, on voit des calèches collecter les sacs-poubelles, puis les bus d’école également tractés par des chevaux :
N’est-ce pas une bonne idée ? Les enfants qui sont montés semblaient bien contents d’aller à l’école ainsi ! Vue de notre salle d’atelier. Voir aussi cet article.
J’y étais pour passer la journée avec des quilteuses très impatientes d’apprendre les techniques de coupe et d’assemblage improvisés… Quelle ambiance, quelle ruche d’abeilles actives là aussi !
Voici leurs étoiles, un des exercices de la journée bien remplie. Merci pour votre accueil, Andrée et les copines languedociennes, et bravo pour votre créativité ! J’ai adoré notre journée ensemble.
Toutes ces femmes de valeur sont mes rayons de soleil : ce mois de septembre fut chaleureux et lumineux !
Aime ta vie au point de ne plus avoir de temps pour la jalousie, les soucis ou la peur.
Nous avons effectué notre rentrée hier dans notre Club Léo Lagrange de Patchwork de Colomiers et, pour nous retrouver autour du patch tout en nous racontant les dernières nouvelles, nous avons fait des blocs pour les défis de Francine Rog (voir la présentation ici). Ici quelques-unes des Bees ayant participé (pendant la journée, les Bees vont et viennent…) :
Voici les 11 blocs-cœurs :
Voici les 22 blocs-wax :
Nous ne pouvons pas participer à tous les défis, mais celui-ci tombait à pic et nous convenait : peu de contraintes, des associations à soutenir… Merci Francine ! Ils te seront envoyés la semaine prochaine.
Cette journée joyeuse était fortement assombrie par les au-revoir-bye-bye à notre chère Valerie, notre belle amie britannique qui, en raison de Johnson the Clown (pensez au Brexit…), rentre dans son pays après de nombreuses années chez nous… Ce ne sont pas des adieux, surtout pas ! Nous projetons de nous revoir l’été prochain à Birmingham !
Presque tous les ans, nos amis de Pibrac originaires de l’Aveyron trouvent une bonne raison pour faire la fête, réunissant famille et amis. Cette année, ce sont leurs quarante ans de mariage ! C’était pour moi l’occasion de penser à un petit cadeau-souvenir.
D’abord, je me suis inspirée de leur faire-part, comprenant leur photo de mariage présentée un peu à la manière japonaise, dans un quart de cercle comme ceci (par discrétion, je ne montrerai pas le faire-part) :
Paul Gauguin utilisa ici une technique de présentation des estampes japonaises pour présenter Marie-Angélique Satre, dite La belle Angèle, une des plus jolies femmes de Pont-Aven. Celle-ci n’apprécia pas du tout son portrait et refusa de le garder !
Une citation attribuée à Saint-Augustin figure aussi sur ce faire-part : La mesure de l’amour est d’aimer sans mesure. Un bon départ, mais ce n’était pas suffisant comme inspiration !
Un retard de ma coiffeuse dans son rendez-vous m’a fait musarder dans un joli magasin adjacent qui vendait des cartes postales. Suivre ses intuitions… Je savais que ce jour-ci était un jour où j’étais à l’écoute : une nuit presque blanche à penser au tableau textile, sans solution encore, mais une envie d’oiseaux, que j’entends si tôt l’été au lever du jour…
Mais oui, j’ai trouvé mon inspiration dans ce magasin (Crayons & Couleurs, Le Perget, Colomiers) avec une carte des éditions du Désastre :
La carte est fort belle et me rappelle un tissu jamais encore utilisé… Je me suis dépêchée de le sortir du tiroir ! Bien sûr, il fera partie de la composition. Il a un discret imprimé doré (collection Uncorked), je vais l’utiliser pour la première fois mais ce ne sera sans doute pas la dernière !
C’est un détail d’une fresque de Giotto, le peintre précurseur de la Renaissance, plus exactement du Sermon aux Oiseaux de Saint-François, peint dans la basilique d’Assise. J’ai rapidement regardé sur internet, la fresque « me parlait » par sa quiétude, la beauté du fond bleu, la simplicité de l’oiseau blanc… et l’ajout du doré sur la carte répondant au jaune lumineux omniprésent dans l’église de Saint-François d’Assise. Les couleurs sont magnifiques, largement rénovées après le séisme meurtrier de 1997.
Le Saint a, en dépit de son auréole, une attitude profondément naturelle et simple, en symbiose avec la nature.
Je suis fascinée par les synchronicités, le hasard qui fait bien les choses, les coïncidences auxquelles on attribue du sens en assemblant des faits n’ayant aucun rapport officiel. Au moment où je balbutiais dans mon projet, je suis tombée sur un reportage sur Arte… sur la basilique d’Assise et les fresques de Giotto. J’étais sur la bonne voie, je le sentais : turquoise-or-oiseaux-citation-quart de cercle, les ingrédients étaient bien réunis.
J’ai tâtonné pour les silhouettes d’oiseaux, j’en voulais quatre symbolisant les quatre décennies de mariage… J’ai alors fait appel à une styliste qui sait mieux dessiner que moi !! J’ai simplement acheté un patron d’appliqués de Shannon Brinkley en PDF. J’ai un instant pensé utiliser également sa technique d’appliqué crazy, mais je connais mes amis, un tableau plus simple leur convient mieux. Du tissu uni ira ici très bien pour les oiseaux !
Je ne suis pas grande brodeuse, mais j’aime ça ! J’ai bien aimé reproduire la citation et j’ai dessiné la couronne sur une hauteur de 2,5 cm, après quelques tâtonnements ! J’ai utilisé la méthode de la couture sur papier.
Pas tout-à-fait fini : c’est sur la photo que je remarque qu’il manque un accent à Maïté ! L’écriture se fait discrète de loin, mais elle se lit tout de même bien de près, c’est ce que je voulais.
Vient ensuite le collage des oiseaux blancs au moyen de thermocollant double face ; ils étaient un peu trop « nus », j’ai donc brodé leur pourtour au point de tige.
L’oiseau blanc est appliqué au thermocollant double face et je commence le surlignage de chaque oiseau au point de tige, avec du coton perlé n° 8.
J’ai hésité des jours avant de choisir le quilting à la machine, avec le motif « brume japonaise » présentée dans BeeBook page 141. Ensuite, J’ai quand même décidé de sécuriser l’appliqué thermocollé avec du fil blanc : j’ai suivi les conseils d’Évelyne dans BeeBook pour ses hirondelles (page 51), fil ton sur ton et piqûre avec entraînement (pas au piqué libre).
J’ai choisi un pied de biche avec lequel je peux bien voir autour de l’aiguille (partie en plastique transparent). Je n’ai pas mis le double entraînement pour me laisser plus de précision et souplesse dans le suivi du bord de l’oiseau.
La bordure faite avec une couture mise en attente est une de mes favorites (dans BeeBook technique page 135, photo de cette bordure page 37), je ne m’en lasse pas, elle est en accord avec la maquette japonisante du quart de cercle. Elle est quiltée avec entraînement également, deux lignes droites espacées d’1 cm environ avec une courbe entre les deux, en bougeant simplement le quilt. Essayez, c’est simple !
Ici on voit le quilting de la bordure, ainsique le molleton (du pur coton, c’est ce que je préfère en quilting machine) et le dos en drap blanc ancien… du grenier de la famille de Maïté.
L’accent sur Maïté est ajouté, la bordure invisible posée…
Bien sûr, le panneau offert samedi a atteint son but : faire plaisir !
Bonne rentrée aux enfants, aux parents, aux enseignants…
L’enseignement et l’éducation sont la base pour transformer le monde !
Simon est un copain de mon fils Erwan depuis la maternelle, ils ont tous deux 21 ans. Nous avons de beaux souvenirs de pâtisserie de Plätzchen (les friandises pour Noël que j’avais apprises à faire en Allemagne) quand ils étaient tout jeunes, les mercredis après-midi dans notre piscine l’été, les cours de viet-vo-dao et tant d’autres souvenirs…
En juin dernier j’ai rencontré sa mère qui me dit : Simon s’intéresse à l’art textile mais ne sait pas par où commencer… Pourrais-tu peut-être l’aider un peu cet été ? Ah je m’en réjouis d’avance, j’ai toujours apprécié Simon et sa famille !
Simon est à présent dans une École supérieure d’art et de design. Je n’avais aucune idée de ce qu’il attendait de moi. Il est venu avec un dessin et une épaisse pile de tissus unis : son projet est de réaliser en tissus son dessin fait de cercles, agrandi à environ 1 m de côté, en 2 versions de couleurs. Je lui ai donc expliqué le B.A. BA du patchwork, les marges de couture, avec des possibilités de collage de tissu également s’il voulait… Mais non, c’est la vraie couture qui l’intéresse ! Je lui ai donc donné pour but de revenir après ses vacances, avec ses tissus coupés à partir de la maquette à faire sur papier… et ne pas oublier d’ajouter les marges de couture !
Pendant ses 15 jours de vacances avec ses parents, Simon a fait sa maquette en papier, mais a également cousu sa première version, aidé par sa mère qui a aussi le sens artistique et de bonnes notions de couture. Et voici le n°1 entièrement cousu à la main, pris sur le lieu de ses vacances :
Pour un début, c’est bluffant ! Le choix des couleurs, très personnel, est de très bon augure. La deuxième version se doit d’être un quilt fait à la machine, pour qu’il connaisse toutes les étapes et qu’il apprenne le maniement du cutter, de la machine à coudre, etc. Même pas peur, il avale tout le même jour, y compris ma technique de couture des courbes, qu’il réussit vraiment bien !
Simon, bien concentré pour coudre les courbes sans une seule épingle. Et ça marche !
Effervescence dans mon atelier : par terre en haut, son premier ouvrage fait à la main et au premier plan, celui que nous avons commencé mardi dernier.
Rendez-vous demain pour terminer les bordures et mettre en sandwich ! Ensuite, ce sera quilting à la machine. Quand je vous dis que Simon n’a peur de rien !
Profitons encore de son talent de photographe, en attendant de vous montrer son n° 2 dès qu’il sera fini :
Livres et tissus sont les deux choses auxquelles j’ai bien du mal à résister ! Vous commencez à me connaître… Aujourd’hui, parlons tissus !
Vous connaissez mon attachement à Alice (Blossom Quilt & Craft), qui a donné naissance à son deuxième bébé, James, début juin. En parcourant sa boutique en ligne, je n’ai pas résisté à quelques tissus… sans encore de projet pour eux. Mais je les regarde, je les caresse, je les aime et je crois bien que je les utiliserai après le grand quilt actuellement en cours ( que je vous montrerai quand il sera avancé).
Voici mes nouveaux trésors :
Des fat quarters et eighths (45 x 55 cm et 25 x 55 cm) des stylistes Pat Bravo et April Rhodes + un coupon de Danna Willard. Imprimés modernes et quelques beaux unis !
Somme toute assez raisonnable !
Chérie, ne pourrais-tu donc pas en laisser un peu pour les autres clients ?
Autour de moi également, Chantal et Vive, deux amies Abeilles, sont devenues mamies en juin et juillet derniers, elles sont aux anges !
Bienvenue à ces trois merveilles, James, Élise et Maximilien !
Alice ne cesse de coudre pour ses deux enfants, on voit ses adorables ouvrages sur Instagram. Alice annoncera très prochainement une grande nouvelle, une naissance d’un autre ordre🎁, dont je me ferai le grand plaisir de faire écho !
Vive a fait avec sa sœur un superbe quilt qui va être utilisé des années durant : d’abord pour couvrir Bébé, puis à traîner partout et participer à tous les instants et tous les jeux… Un quilt très gai qui transportera autant de souvenirs qu’un doudou au fil des ans !
Vous pouvez admirer d’autres photos de ce quilt sur le blog des sœurs complices :Le sac à malice
Quant à Chantal, elle a encore créé un chef d’oeuvre, ne sachant faire les choses à moitié ! Dans l’intérieur moderne-zen des jeunes parents, l’accord est parfait :
Bientôt des galipettes de Bébé sur cette lumineuse courtepointe !
Chantal prépare aussi une nouvelle activité pour la rentrée, je vous en parlerai très bientôt !
J’ai eu aussi pendant ces vacances des contacts avec vous mes chères lectrices et chers lecteurs, pour BeeBook ou d’autres bonnes raisons 😀
Une carte textile et deux pochettes, j’ai été bien gâtée, merci Huguette !
Huguette, fidèle lectrice, m’a fait un grand plaisir en m’offrant des pochettes au modèle de ce qu’elle fait habituellement pour plusieurs associations qui lui tiennent à cœur : la Ligue contre le Cancer, Poussières de Vie (soutien d’un orphelinat au vietnam), une association d’entraide alimentaire de son quartier… Un grand cœur ! Les couleurs sont gaies et vives, en batik africain (ou wax), à la suite de cet article. J’aime autant le cœur, forme classique, que la culotte, si rigolote !! Encore merci Huguette !
Les contacts et les rencontres sont de sérieux atouts de la pratique du patchwork, à consommer sans modération !
Rentrez-vous de vacances par avion ? J’ai une valise gris foncé et mon mari une noire, la prochaine fois, je ferai comme Mrs. Bobbins 😏 :