Wax et cœurs à la rentrée des Bees

Nous avons effectué notre rentrée hier dans notre Club Léo Lagrange de Patchwork de Colomiers et, pour nous retrouver autour du patch tout en nous racontant les dernières nouvelles, nous avons fait des blocs pour les défis de Francine Rog (voir la présentation ici). Ici quelques-unes des Bees ayant participé (pendant la journée, les Bees vont et viennent…) :

Voici les 11 blocs-cœurs :

Voici les 22 blocs-wax :

Nous ne pouvons pas participer à tous les défis, mais celui-ci tombait à pic et nous convenait : peu de contraintes, des associations à soutenir… Merci Francine ! Ils te seront envoyés la semaine prochaine. 

Cette journée joyeuse était fortement assombrie par les au-revoir-bye-bye à notre chère Valerie, notre belle amie britannique qui, en raison de Johnson the Clown (pensez au Brexit…), rentre dans son pays après de nombreuses années chez nous… Ce ne sont pas des adieux, surtout pas ! Nous projetons de nous revoir l’été prochain à Birmingham !

Quatre décennies, quatre oiseaux…

Presque tous les ans, nos amis de Pibrac originaires de l’Aveyron trouvent une bonne raison pour faire la fête, réunissant famille et amis. Cette année, ce sont leurs quarante ans de mariage ! C’était pour moi l’occasion de penser à un petit cadeau-souvenir.

D’abord, je me suis inspirée de leur faire-part, comprenant leur photo de mariage présentée un peu à la manière japonaise, dans un quart de cercle comme ceci (par discrétion, je ne montrerai pas le faire-part) :

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Paul Gauguin utilisa ici une technique de présentation des estampes japonaises pour présenter Marie-Angélique Satre, dite La belle Angèle, une des plus jolies femmes de Pont-Aven. Celle-ci n’apprécia pas du tout son portrait et refusa de le garder !

Une citation attribuée à Saint-Augustin figure aussi sur ce faire-part : La mesure de l’amour est d’aimer sans mesure. Un bon départ, mais ce n’était pas suffisant comme inspiration !

Un retard de ma coiffeuse dans son rendez-vous m’a fait musarder dans un joli magasin adjacent qui vendait des cartes postales. Suivre ses intuitions… Je savais que ce jour-ci était un jour où j’étais à l’écoute : une nuit presque blanche à penser au tableau textile, sans solution encore, mais une envie d’oiseaux, que j’entends si tôt l’été au lever du jour…

Mais oui, j’ai trouvé mon inspiration dans ce magasin (Crayons & Couleurs, Le Perget, Colomiers) avec une carte des éditions du Désastre :

La carte est fort belle et me rappelle un tissu jamais encore utilisé… Je me suis dépêchée de le sortir du tiroir ! Bien sûr, il fera partie de la composition. Il a un discret imprimé doré (collection Uncorked), je vais l’utiliser pour la première fois mais ce ne sera sans doute pas la dernière !

C’est un détail d’une fresque de Giotto, le peintre précurseur de la Renaissance, plus exactement du  Sermon aux Oiseaux de Saint-François, peint dans la basilique d’Assise. J’ai rapidement regardé sur internet, la fresque « me parlait » par sa quiétude, la beauté du fond bleu, la simplicité de l’oiseau blanc… et l’ajout du doré sur la carte répondant au jaune lumineux omniprésent dans l’église de Saint-François d’Assise. Les couleurs sont magnifiques, largement rénovées après le séisme meurtrier de 1997.

Le Saint a, en dépit de son auréole, une attitude profondément naturelle et simple, en symbiose avec la nature.

Je suis fascinée par les synchronicités, le hasard qui fait bien les choses, les coïncidences auxquelles on attribue du sens en assemblant des faits n’ayant aucun rapport officiel. Au moment où je balbutiais dans mon projet, je suis tombée sur un reportage sur Arte… sur la basilique d’Assise et les fresques de Giotto. J’étais sur la bonne voie, je le sentais : turquoise-or-oiseaux-citation-quart de cercle, les ingrédients étaient bien réunis.

J’ai tâtonné pour les silhouettes d’oiseaux, j’en voulais quatre symbolisant les quatre décennies de mariage… J’ai alors fait appel à une styliste qui sait mieux dessiner que moi !! J’ai simplement acheté un patron d’appliqués de Shannon Brinkley en PDF. J’ai un instant pensé utiliser également sa technique d’appliqué crazy, mais je connais mes amis, un tableau plus simple leur convient mieux. Du tissu uni ira ici très bien pour les oiseaux !

Je ne suis pas grande brodeuse, mais j’aime ça ! J’ai bien aimé reproduire la citation et j’ai dessiné la couronne sur une hauteur de 2,5 cm, après quelques tâtonnements ! J’ai utilisé la méthode de la couture sur papier.

Pas tout-à-fait fini : c’est sur la photo que je remarque qu’il manque un accent à Maïté ! L’écriture se fait discrète de loin, mais elle se lit tout de même bien de près, c’est ce que je voulais.

Vient ensuite le collage des oiseaux blancs au moyen de thermocollant double face ; ils étaient un peu trop « nus », j’ai donc brodé leur pourtour au point de tige.

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L’oiseau blanc est appliqué au thermocollant double face et je commence le surlignage de chaque oiseau au point de tige, avec du coton perlé n° 8.

J’ai hésité des jours avant de choisir le quilting à la machine, avec le motif « brume japonaise » présentée dans BeeBook page 141. Ensuite, J’ai quand même décidé de sécuriser l’appliqué thermocollé avec du fil blanc : j’ai suivi les conseils d’Évelyne dans BeeBook pour ses hirondelles (page 51), fil ton sur ton et piqûre avec entraînement (pas au piqué libre).

J’ai choisi un pied de biche avec lequel je peux bien voir autour de l’aiguille (partie en plastique transparent). Je n’ai pas mis le double entraînement pour me laisser plus de précision et souplesse dans le suivi du bord de l’oiseau.

La bordure faite avec une couture mise en attente est une de mes favorites (dans BeeBook technique page 135, photo de cette bordure page 37), je ne m’en lasse pas, elle est en accord avec la maquette japonisante du quart de cercle. Elle est quiltée avec entraînement également, deux lignes droites espacées d’1 cm environ avec une courbe entre les deux, en bougeant simplement le quilt. Essayez, c’est simple !

Ici on voit le quilting de la bordure, ainsique le molleton (du pur coton, c’est ce que je préfère en quilting machine) et le dos en drap blanc ancien… du grenier de la famille de Maïté.
L’accent sur Maïté est ajouté, la bordure invisible posée…

Bien sûr, le panneau offert samedi a atteint son but : faire plaisir !

Bonne rentrée aux enfants, aux parents, aux enseignants…

L’enseignement et l’éducation sont la base pour transformer le monde !

 

Talent en herbe

Simon est un copain de mon fils Erwan depuis la maternelle, ils ont tous deux 21 ans. Nous avons de beaux souvenirs de pâtisserie de Plätzchen (les friandises pour Noël que j’avais apprises à faire en Allemagne) quand ils étaient tout jeunes, les mercredis après-midi dans notre piscine l’été, les cours de viet-vo-dao et tant d’autres souvenirs…

En juin dernier j’ai rencontré sa mère qui me dit : Simon s’intéresse à l’art textile mais ne sait pas par où commencer… Pourrais-tu peut-être l’aider un peu cet été ? Ah je m’en réjouis d’avance, j’ai toujours apprécié Simon et sa famille !

Simon est à présent dans une École supérieure d’art et de design. Je n’avais aucune idée de ce qu’il attendait de moi. Il est venu avec un dessin et une épaisse pile de tissus unis : son projet est de réaliser en tissus son dessin fait de cercles, agrandi à environ 1 m de côté, en 2 versions de couleurs. Je lui ai donc expliqué le B.A. BA du patchwork, les marges de couture, avec des possibilités de collage de tissu également s’il voulait… Mais non, c’est la vraie couture qui l’intéresse ! Je lui ai donc donné pour but de revenir après ses vacances, avec ses tissus coupés à partir de la maquette à faire sur papier… et ne pas oublier d’ajouter les marges de couture !

Pendant ses 15 jours de vacances avec ses parents, Simon a fait sa maquette en papier, mais a également cousu sa première version, aidé par sa mère qui a aussi le sens artistique et de bonnes notions de couture. Et voici le n°1 entièrement cousu à la main, pris sur le lieu de ses vacances :

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Pour un début, c’est bluffant ! Le choix des couleurs, très personnel, est de très bon augure. La deuxième version se doit d’être un quilt fait à la machine, pour qu’il connaisse toutes les étapes et qu’il apprenne le maniement du cutter, de la machine à coudre, etc. Même pas peur, il avale tout le même jour, y compris ma technique de couture des courbes, qu’il réussit vraiment bien !

Simon, bien concentré pour coudre les courbes sans une seule épingle. Et ça marche !
Effervescence dans mon atelier : par terre en haut, son premier ouvrage fait à la main et au premier plan, celui que nous avons commencé mardi dernier.

Rendez-vous demain pour terminer les bordures et mettre en sandwich ! Ensuite, ce sera quilting à la machine. Quand je vous dis que Simon n’a peur de rien !

Profitons encore de son talent de photographe, en attendant de vous montrer son n° 2 dès qu’il sera fini :IMG_0071.jpg

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Talent en herbe très prometteur !

Fièvre acheteuse, joie et gratitude

Livres et tissus sont les deux choses auxquelles j’ai bien du mal à résister ! Vous commencez à me connaître… Aujourd’hui, parlons tissus !

Vous connaissez mon attachement à Alice (Blossom Quilt & Craft), qui a donné naissance à son deuxième bébé, James, début juin. En parcourant sa boutique en ligne, je n’ai pas résisté à quelques tissus… sans encore de projet pour eux. Mais je les regarde, je les caresse, je les aime et je crois bien que je les utiliserai après le grand quilt actuellement en cours ( que je vous montrerai quand il sera avancé).

Voici mes nouveaux trésors :

Des fat quarters et eighths (45 x 55 cm et 25 x 55 cm) des stylistes Pat Bravo et April Rhodes + un coupon de Danna Willard. Imprimés modernes et quelques beaux unis !

Somme toute assez raisonnable !

Chérie, ne pourrais-tu donc pas en laisser un peu pour les autres clients ?

Autour de moi également, Chantal et Vive, deux amies Abeilles, sont devenues mamies en juin et juillet derniers, elles sont aux anges !

Bienvenue à ces trois merveilles, James, Élise et Maximilien !

Alice ne cesse de coudre pour ses deux enfants, on voit ses adorables ouvrages sur Instagram. Alice annoncera très prochainement une grande nouvelle, une naissance d’un autre ordre🎁, dont je me ferai le grand plaisir de faire écho !

Vive a fait avec sa sœur un superbe quilt qui va être utilisé des années durant : d’abord pour couvrir Bébé, puis à traîner partout et participer à tous les instants et tous les jeux… Un quilt très gai qui transportera autant de souvenirs qu’un doudou au fil des ans !

Vous pouvez admirer d’autres photos de ce quilt sur le blog des sœurs complices : Le sac à malice

Quant à Chantal, elle a encore créé un chef d’oeuvre, ne sachant faire les choses à moitié ! Dans l’intérieur moderne-zen des jeunes parents, l’accord est parfait :

Bientôt des galipettes de Bébé sur cette lumineuse courtepointe !

Chantal prépare aussi une nouvelle activité pour la rentrée, je vous en parlerai très bientôt !

J’ai eu aussi pendant ces vacances des contacts avec vous mes chères lectrices et chers lecteurs, pour BeeBook ou d’autres bonnes raisons 😀

Une carte textile et deux pochettes, j’ai été bien gâtée, merci Huguette !

Huguette, fidèle lectrice, m’a fait un grand plaisir en m’offrant des pochettes au modèle de ce qu’elle fait habituellement pour plusieurs associations qui lui tiennent à cœur : la Ligue contre le Cancer, Poussières de Vie (soutien d’un orphelinat au vietnam), une association d’entraide alimentaire de son quartier… Un grand cœur ! Les couleurs sont gaies et vives, en batik africain (ou wax), à la suite de cet article. J’aime autant le cœur, forme classique, que la culotte, si rigolote !! Encore merci Huguette !

Les contacts et les rencontres sont de sérieux atouts de la pratique du patchwork, à consommer sans modération !

Rentrez-vous de vacances par avion ? J’ai une valise gris foncé et mon mari une noire, la prochaine fois, je ferai comme Mrs. Bobbins 😏 :

Bonne rentrée à tous !

En fin d’après-midi à la Garoffe

Parfois, l’art du patchwork titille les jeunes femmes, mais quand et comment s’y mettre ? La vie quotidienne est déjà si remplie… La solution est souvent, pour elles, d’assister à des stages, ou à défaut farfouiller sur internet, visionner des vidéos ou acheter des livres, mais elles ne connaissent pas la convivialité des rencontres d’amies quilteuses qu’on retrouve année après année… quel dommage. 

The Quilting Bee, peint par Grandmother Moses : cette peinture naïve montre la convivialité de ce genre de réunion où, naguère, les femmes d’une communauté (village, paroisse) se réunissaient avec, parfois, le reste de la famille autour !

C’était il y a une dizaine d’années : Caroline, maman d’une petite fille, profita de sa seconde maternité pour se ménager quelques heures de cours de patchwork par semaine tout en poursuivant sa brillante carrière. Elle est tombée sur moi, j’animais alors des cours de patch dans un magasin de loisirs créatifs… Nous nous sommes très bien entendues, Caro a rencontré les autres Abeilles et vient dès que possible à nos réunions (elle faisait partie du groupe accueillant Betty et son mari), nos maris se connaissaient déjà au travail… Tout est réuni pour que l’amitié perdure et Caroline est la jeunette de notre groupe, même si elle ne peut consacrer beaucoup de temps à ses tissus ! 

Un congé parental peut être l’opportunité pour s’offrir, comme Caroline l’a fait, une petite série de cours de patchwork pour, ensuite, devenir autonome. Renseignez-vous auprès des quelques magasins de loisirs créatifs qui nous restent, ou auprès des clubs de patchwork, pour trouver la personne qui pourra vous lancer et aussi, vous introduire dans le tissu amical des quilteuses de votre environnement. Sans oublier, l’adhésion à France Patchwork, indispensable !

Caroline a choisi ensuite d’être pleinement présente pour ses enfants et un grand projet familial est né : La Garoffe. La Garoffe, une ferme de Pibrac « dans son jus », achetée voilà quelques années, rénovée avec talent pour en faire une chambre d’hôtes, un lieu de séminaires, de formations, de réceptions…

Caroline et Julien ont conservé toutes les belles particularités du lieu, les vieux objets de la ferme, tout en modernisant le bâtiment au goût du jour. On se sent bien chez eux ! Une vieille charrette peinte en bleu fut extirpée du fond de la grange, elle trône maintenant dans un coin du jardin. Quand il a fallu penser aux photos des quilts pour BeeBook, le souvenir de cette charrette m’est immédiatement venu à l’esprit. Elle est bleue, peinte au pastel des teinturiers (ou isatis tinctoria, plante qui fit la fortune de la région toulousaine). C’était une tradition de traiter le bois ainsi : la peinture de pastel (ou son substitut : bleu de Prusse + sulfate de baryte) est non seulement une belle et bonne protection, mais elle repousse les mouches ! Les chevaux ou bœufs qui tiraient la charrette étaient ainsi moins incommodés… Depuis la parution des souvenirs d’enfance de René Barjavel, la Charrette Bleue, en 1980, ces vestiges du travail à la ferme et des transports à la campagne sont mieux préservés. Vous pouvez en lire + et admirer de nombreuses photos de charrettes bleues par ici.

J’ai attendu le printemps, une belle fin de journée d’avril, pour aller à la Garoffe. J’ai choisi Vivant & Naturel, très coloré, comme compagnon de la charrette au bleu atténué par les années. L’histoire de ce quilt se trouve dans BeeBook, page 44, et sa photo page 4.

Pendant la séance de photos, le maître des lieux est passé : Caro habite chez son chat, c’est bien connu !

Pendant que Caro et moi faisions des photos autour de la star du jour, la charrette, nos deux maris ont récupéré un essaim d’abeilles qui s’était formé le jour-même dans leur jardin… Décidément, BeeBook a bien été créé sous le signe de l’Abeille !

La Garoffe, Pibrac (31, à l’ouest de Toulouse) : un lieu enchanteur !

Texte et textile, le minimalisme spirituel de Rieko Koga

Texte et textile, deux passions… C’est en préparant cet article que je me suis penchée sur la proximité de ces mots, et cela ne tient pas du hasard : au début était textus, mot latin désignant le tissu, se mêlant vite au tissage des mots… On a en français de nombreuses expressions qui en témoignent : suivre le fil d’une conversation… ou le perdre – la trame d’un discours – un tissu de mensonges – une histoire cousue de fil blanc – le fil conducteur d’une idée – au fil du temps – le fil rouge pour ne pas perdre le fil de l’histoire… et tant d’autres !

Une artiste des mots et des tissus a nommé son site Du textile aux textes, c’est Jacqueline Fischer. Écrire, coudre, broder, elle s’exprime depuis des années en exploitant les mots appréhendés par l’intellect et les tissus qui stimulent les sens de la vue et du toucher. Jacqueline développe aussi ses recherches dans son livre :

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Mardi dernier, j’ai rencontré une personne formidable à Toulouse, Stephanie Davis. Elle avait un mot de passe irrésistible : je suis l’amie de LeeAnn (Nifty Quilts)… Très prochainement, je vous présenterai cette belle personne et ses expressions textiles.

Nous avons profité de notre promenade dans ma ville pour aller visiter une exposition d’art textile : Dropping Words, par Rieko Koga. C’est une artiste d’origine japonaise, qui vit à Paris depuis plus de 15 ans.

DDM THIERRY BORDAS  Reiko Koga devant une de ses broderies

Dans cette exposition, on est frappé par l’économie de moyens : un tissu blanc, de lin ou de coton, et du fil noir. Point. Tout comme avec de l’encre sur du papier blanc, l’artiste nous fait méditer sur la beauté de l’écriture (ici japonaise et occidentale) et le lien sacré entre représentation, signification et émotion. Beaucoup à voir, à ressentir au travers de cette visite, mais pour conserver le plaisir de la découverte, je ne parlerai que de deux œuvres.

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PEACE : la paix, mot brodé à la suite des milliers de fois au fil noir, souvent sans espace, un vrai mantra pour une vie en paix…

PEACE, Rieko Koga, 166 x 150 cm, brodé sur du lin blanc en 2016

Cela me rappelle une de mes contributions au projet 70273, mon point d’interrogation fait de 698 duos de croix :

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Un Vœu pour l’éternité : une oeuvre collective dans un sens – et je remarque à chaque fois à quel point ce concept m’intéresse. Reiko a collecté les vœux de 600 personnes, par internet et dans une boite aux lettres des Archives Nationales de Paris ; elle les a ensuite brodés durant deux mois sur du tissu coupé, puis plié et cousu, renfermant un peu de l’air ambiant, comme une enveloppe envoyant un message au futur. Des vœux en plusieurs langues, même si la plupart sont en français. Les vœux ainsi brodés reprennent la forme des ema, prières et vœux gravés sur bois que les Japonais exposent dans les sanctuaires shinto.

Ema au Japon ( photo domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=119877)

Ces 600 vœux vont des plus universels (la paix sur terre, la prise de conscience écologique…) aux plus intimes (demande d’amour, de guérison, de réussite…) en passant par tous les souhaits qu’on peut imaginer. Un concentré d’espoirs de l’humanité… Ils sont disposés sur une structure octogonale* en bois recouverte de lin, sur lesquels de fins rubans blancs sont cousus pour permettre l’accrochage des vœux. C’est une splendeur, on peut passer un temps infini à les lire, espérer que les souhaits se réalisent, imaginer l’histoire derrière le vœu… L’écriture-broderie en bâtons, fine et claire, imprime les espoirs sur tissu, imprégnant l’énergie de Reiko pour qu’ils se réalisent…

*le 8 : symbole de chance en Asie et de l’infini en mathématiques ∞…

Pour voir ces œuvres (et bien d’autres) de Rieko Koga, rendez-vous à l’Espace Écureuil, 3 place du Capitole à Toulouse. L’exposition dure jusqu’au 7 septembre, mais attention, fermeture du 5 au 19 août !

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Quand les Abeilles reçoivent dans notre Sud…

Il y a quatre ans, LeeAnn de Seattle vint nous rendre visite, ainsi que Ana Maria de Madrid, des amitiés qui se sont confirmées depuis… Avec les Abeilles, nous avions célébré une fête de l’amitié entre quilteuses :

Je l’avais interviewée pour Les Nouvelles n° 128 (pages 66 à 69), vous y retrouverez son style, son esprit réfléchi, sa démarche personnelle. Quelle drôle d’idée, j’ai traduit nos échanges en la vouvoyant !! J’ai eu le bonheur de revoir LeeAnn en septembre dernier, nous sommes proches par notre vision de la création des quilts, mais surtout par notre affection mutuelle.

L’une est toujours présente pour l’autre !

Deux amies devant deux Patriarches, ces arbres millénaires au pied du Mont Rainier (Washington, USA).

Il y a deux ans, c’est Jeanne, son mari et Tari qui vinrent à la maison, pour la première exposition majeure du Projet 70273 à Lacaze (81) :

Encore des souvenirs inoubliables, beaucoup d’émotion et la certitude que faire du patch, c’est bien plus qu’assembler de petits bouts de tissus !

Je me souviendrai toujours du 25 juin 2017, premier jalon du Projet 70273 vers une grande commémoration en textile des victimes des expérimentations du régime nazi, en particulier les handicapés. Alors que Sophie Santoire-Furbeyre exposait dans le château, le projet 70273 eut le Temple pour exposer 55 quilts faits en France. Le Projet 70273, un concept tout de même difficile, fut ensuite expliqué dans Les Nouvelles n° 134 (pages 26-27).

Notre très chère Jeanne Hewell-Chambers vit malheureusement une période pénible, alors que le but est atteint : une maladie dégénérative de la rétine altère rapidement sa vue… Elle combat le mal avec courage et prépare la grande exposition générale qui aura lieu, probablement, en avril 2020… Attendons la confirmation officielle !

Il y a un an, nous recevions Betty et son mari en France, dans notre Sud toujours… Décidément, les mois de juin sont propices aux rencontres inoubliables ! Vous êtes environ 150 à avoir eu la chance de la rencontrer l’année dernière au cours de stages et JA, ou de la journée organisée chez moi. On avait heureusement meilleur temps que ces jours-ci !!

Les plus belles Abeilles du potager ! Madeleine, Vive, Éliane, Danielle, Andrée, Chantal, Hélène, Kristine, Valerie, Caroline et Maïté, sans oublier bien sûr Betty & Smitty, une journée inoubliable l’année dernière, comme chacune passée avec notre chère Betty ! Toutes ces Abeilles ont contribué, d’une manière ou d’une autre, à BeeBook au cours de l’année écoulée.

En feuilletant BeeBook, vous ne trouverez rien sur les Pine Cone quilts car je n’ai pas encore concrétisé mes idées de renouvellement de cette technique, ce qu’a si bien fait Rachael Daisy ces dernières années : elle a mis ses innovations à notre disposition dans son livre très réussi, Whizz Bang!, édité par Quiltmania. J’avais interviewé ces deux personnes, Betty et Rachael Daisy, pour Les Nouvelles en 2017 (n° 132, pages 48 à 52).

BeeBook arrive donc en fin de semaine, plein de ce que j’ai appris, riche de toutes ces rencontres et de tant d’autres, pour le bonheur de partager avec les quilteuses et quilteurs désireux d’aborder des styles peut-être moins connus en France.
Je serai très heureuse de vous rencontrer prochainement, à Vichy ou ailleurs, pour vous présenter BeeBook ! Encore de belles rencontres de juin qui resteront chères à  mon cœur…

En voyage avec les brodeuses d’Air France

Le personnel navigant d’Air France a une vie de rêve d’un côté — ah le bonheur des voyages ! — mais aussi de très nombreuses contraintes, je vous assure. Je le vis de l’intérieur avec une de mes sœurs, la petite jeunette de 13 ans ma cadette, qui exerce ce métier depuis une vingtaine d’années. Pour se recentrer, oublier le stress, que font certaines d’entre elles ? Elles brodent, elles quiltent ! Une hôtesse de l’air de notre compagnie nationale a organisé plusieurs événements artistiques et leurs ouvrages voyagent au gré des invitations.

Cette semaine, je suis moi-même en vacances au sud de mon sud (Viva España !) et j’en profite pour éditer l’article écrit par Kristine qui, après plusieurs échanges avec son amie Nathalie (travaillant au siège de la compagnie) et Brigitte, hôtesse de l’air d’Air France, nous montre un bel exemple de créativité. Je suis de plus en plus admirative des quilts faits en commun, symboles de communauté, d’amitié, de partage… En voici quelques-uns, unissant point de croix et patchwork.

Attachez vos ceintures, décollage imminent ! 

Katell

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Quand la broderie se conjugue avec le patchwork
et qu’une compagnie aérienne raconte ses escales en Asie…

Un ouvrage collectif imaginé sur l’idée d’un fil rouge entre le personnel navigant d’une grande compagnie aérienne – AIR FRANCE – voilà la belle idée rêvée par Brigitte Ghidionesco, hôtesse de l’air, qui est devenue réalité à force de persuasion et de ténacité !

En 2008, Brigitte a proposé d’illustrer les escales que la compagnie desservait sur le continent asiatique. Il fallait broder dans un carré de lin (15 cm) au point de croix, un élément symbolisant l’escale choisie par les brodeuses, ainsi que quelques brodeurs.

Vingt-quatre personnes ont participé à cet élan, chaque carré a sa propre histoire, souvenirs personnels, rencontres, découvertes, intégration de tissus de chaque pays… ce qui fait la richesse de cet ouvrage en commun.

Le dernier carré a été réalisé par l’instigatrice du projet en 5 nuits pour bâtir la Muraille de Chine ! Pour les personnes qui ont l’habitude des ouvrages collectifs, il y a toujours les impondérables, les carrés pas terminés, oubliés quelque part, dimensions non respectées…  Il restait à trouver une bonne volonté pour assembler tous ces chefs d’oeuvre… c’est Étiennette Agostini, patcheuse reconnue, qui s’attela à la tâche avec brio pour finaliser un ouvrage de 4 m x 2,50 m ! En voici quelques détails :

Ce quilt baptisé Air France conte ses points en Asie a été exposé en 2009 à l’ambassade de Tokyo pendant 3 mois, représentant la compagnie aérienne dans une exposition nommée NO MAN’S LAND, où il a rencontré un énorme succès, bien mérité.

En 2010,  c’est à Sainte-Marie-aux-Mines au Carrefour Européen  du Patchwork que l’ouvrage a fait escale permettant ainsi aux nombreux visiteurs de l’Europe et bien plus, d’apprécier les broderies aux accents orientaux.

En 2013 : deux expositions !

En avril, le public avait rendez-vous avec Brigitte Ghidionesco et Etiennette Agostini au salon du  Quilt en Beaujolais qui accueillait l’ouvrage en plein coeur du salon à la vue du plus grand nombre.

Au mois de mai, les visiteurs des Aiguilles en Luberon grâce à Nathalie Locquen ont pu voyager en admirant cette œuvre présentée par Étiennette Agostini.

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Année 2013, un anniversaire !

Embarquement pour un tour du monde à l’occasion des 80 ans d’Air France.

Toujours sur le même principe, morceaux de toile brodées au point de croix, assemblés, appliqués sur fond de planisphère.

Aux commandes on retrouve l’équipage : Brigitte Ghidionesco, Angelica Bovello, Nathalie d’Alexis en renfort et Étiennette Agostini au montage.

Les consignes à destination des brodeuses/brodeurs étaient de « customiser » selon son idée le nombre 80, d’inscrire l’escale de son choix et de l’illustrer.

En voici quelques détails :

Les petites mains de ce patchwork appartiennent toutes au Personnel Navigant ou Personnel au Sol d’AIR FRANCE, quelques personnels d’escales étaient aussi de la partie comme celui de Quito. Belle aventure entre tous ces personnels qui ont fait preuve de créativité et peuvent être fiers d’appartenir à cette compagnie.

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L’accent est mis sur les avions de la Compagnie Air France

Autre projet en 2017 – On connaît bien le logo actuel de la compagnie, visible un peu partout sur les carlingues, les billets, les produits dérivés, les publicités :

« L’accent rouge vif ponctue et dynamise la marque, soulignant à la fois le chic français et l’attention portée aux clients d’Air France par les personnels de la compagnie, en aéroport et en vol. »

L’idée de broder sur le thème de l’accent est venue de Magalie Tsoutos et  Nathalie d’Alexis. En effet de nombreuses brodeuses souhaitaient renouveler l’aventure de créer un ouvrage en commun sur un sujet lié à leur entreprise. Les consignes étaient de broder au point de croix l’Accent d’Air France en le personnalisant selon son imagination d’après un gabarit fourni.

Elles ont reçu au total 26 carrés brodés pour fin juin 2017. Puis est venu le temps du montage du patchwork ; aucune des brodeuses n’étant experte dans cet art, il a fallu trouver un club bénévole pour assurer le montage qui a été finalisé en septembre 2018.

Les Ateliers Créatifs de Saint Gildas de Rhuys dans le Morbihan ont hérité d’un travail difficile pour effectuer l’assemblage des carrés et la bordure du quilt qui requiert précision et justesse comme tout ouvrage collectif.

Nathalie a réalisé le quilting. Magali, Maryane et Nathalie ont brodé les constellations ponctuées de boutons en nacre, jusqu’en mars 2019 !

Les carrés brodés réunis représentent un hublot d’avion lors d’un vol de nuit,  sur un fond de ciel d’encre où brillent les constellations (symbolisées par des boutons de nacre reliés avec du fil blanc) que l’on ne voit qu’une fois en altitude.

Ce quilt se veut avant tout un fil rouge entre les personnels, une empreinte artistique résultant de talents réunis. Cet ouvrage réalisé à la main, a fédéré la créativité d’une vingtaine de brodeuses appartenant à toutes les directions d’Air France : Personnel Navigant, Personnel au Sol en escale, Personnel des Services Supports du Siège, du Moyen-Courrier, du Long-Courrier. Les escales de Bordeaux, Toulouse, Rennes et Strasbourg, et même Quito, une escale internationale KLM, se sont jointes à l’aventure.

Mesdames, Messieurs il est l’heure d’atterrir, nous sommes arrivés à destination !

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Ces ouvrages sont un magnifique témoignage de l’inspiration que suscite Air France et de la fierté d’appartenir à cette belle entreprise présente dans le ciel depuis 1933. Je souhaite bon vent aux équipages qui ont lancé ces idées en particulier Brigitte et Nathalie. J’espère qu’il y aura d’autres aventures textiles au sein de ce fleuron de l’aviation française.

Kristine

Brigitte et Nathalie se tiennent à votre disposition si votre club ou association souhaite exposer leurs quilts, vous pouvez adresser un mail à : 

– Brigitte pour les ouvrages L’Asie conte ses points et Les 80 ans d’Air France  à brigitte.ghidionesco@hotmail.fr
– Nathalie pour l’ouvrage L’Accent d’Air France à nathalie.d-alexis@wanadoo.fr

Sources :
http://www.cuerspatchwork.com/reportages/luberon2013/02_bastidonne/02_bastidonne.html

https://www.facebook.com/aiguillesenluberon/photos/a.509706129077684/509706172411013/?type=3&theater

https://www.creads.fr/blog/logos/logo-air-france

 

Le crazy, c’est fou !

Je n’ai pas résisté à l’envie de ce titre, parfois, un rien m’amuse !

J’ai longtemps considéré le crazy comme une fantaisie passagère de la fin du XIXe siècle, avec ces dames qui s’étaient éclatées dans un monde victorien rigide, allant jusqu’au bout de la récup’ de toutes sortes de tissus (dentelles, soies, velours, satins…), le recyclage de vêtements ou de mouchoirs, et bien plus encore. Elles n’hésitaient pas à broder selon leur envie du moment, se défoulant sur leurs tissus ! 

Lisez ici la présentation de ce livre… Attention, cela vous donnera très envie de l’acheter 😊 Sous le livre, un de mes crazys et le souvenir d’un vrai bonheur de création ! C’est, à ma connaissance, le seul livre en français entièrement consacré au crazy.

J’ai beaucoup appris sur le crazy en lisant le livre de Denyse Saint-Arroman… ainsi qu’en assistant à ses conférences, en discutant avec elle… Chaque rencontre est un immense plaisir !

En fin de semaine, les Abeilles ne manqueront pas son exposition du côté de Castelnaudary, à Avignonet-du-Lauragais (31) :

Denyse a acquis de nombreux crazy quilts anciens, quelques-uns en bon état, d’autres très dégradés. Ces derniers ont bénéficié d’une minutieuse rénovation de ses propres mains  –ah l’émotion de voir une rénovation en cours !– mais elle en a fait également elle-même de superbes, parfois très proches de ses cousins victoriens, d’autres bien plus personnels et même modernes. Seront-ils aussi à l’expo ? Surprise !!

Son site : Patchwork, Perles et Broderies

A bientôt !
Katell

 

 

 

Alice bientôt maman !

Ce n’est pas un secret, surtout pour les nombreux visiteurs du Salon à Nantes il y a quelques semaines, Alice de Blossom Quilt et Craft attend un bébé !

Avec Alice, c’est une histoire d’amitié qui commença quand elle vivait encore en Nouvelle-Zélande, via nos blogs naturellement. Cette jeune Française a bien fait de profiter de sa liberté pour voyager avec son mari ! Mais lorsque le premier heureux événement s’est annoncé, ils décidèrent de rentrer en France pour le bien-être de la petite à venir.

Juste avant de quitter la Nouvelle-Zélande, elle a voulu rendre hommage à ses amies et montrer aux quilteuses françaises ce qui se faisait dans ce beau pays aux antipodes de l’Europe. Pour cela, elle avait choisi la Ruche des Quilteuses ! Remontons donc le temps avec ses articles…

Alice au Pays des… Kiwis /1
Alice au Pays des kiwis/2
Alice au Pays des Kiwis avec Adrianne et Anne
Alice au Pays des Kiwis avec Shirley, Wendy et Deb

Prenez le temps de faire ce tour en Nouvelle-Zélande, vous verrez des merveilles !

Depuis, Alice a fait un très beau parcours, elle anime toujours son blog, mais a aussi créé sa petite entreprise, une boutique en ligne que je vous invite à découvrir. N’hésitez pas à faire des commandes, son mari tient la boutique pendant qu’Alice pouponne !

Alice fait beaucoup de couture mais aussi de nombreux quilts, c’est sa passion évidemment ! Elle aime utiliser les tissus Art Gallery, ceux qu’elle vend. Ils sont modernes, aux graphismes faciles à utiliser, aux couleurs qui tiennent parfaitement. Bref, une qualité parfaite pour un rendu très sympa ! En vente aussi, une sélection de nos fils préférés, les Aurifil.

Sur son site vous pouvez voir sa galerie de quilts. J’aime particulièrement ce quilt pour enfant, peut-être pour le petit à venir ?

Voir sa présentation détaillée par ici !

Ce qui marque sa différence, c’est qu’Alice navigue sur internet comme un poisson dans l’eau, et quoi qu’on veuille ou qu’on fasse, c’est ainsi que les jeunes viennent au patchwork, par Facebook, Instagram (le favori du moment), en suivant les vidéos Artesane (voyez Alice ici) ou sur YouTube (sa présentation ici), en cherchant des idées sur Pinterest, etc. Alice, c’est une chance pour le présent et l’avenir du patchwork en France ! Prenez le temps de naviguer sur son site (les tutoriels !), elle est très pédagogue et explique tout très clairement, c’est un don !

Mais écrire un blog quand on a tant de choses à préparer pour l’arrivée du deuxième et surtout besoin de se reposer, c’est impossible. Alice a donc fait appel à ses connaissances pour animer son blog pour quelque temps. J’ai répondu présente bien sûr et ai préparé un petit article sur Gwen Marston début avril. Malheureusement, j’ai dû le modifier quelque peu car son décès est survenu une semaine plus tard. L’article est paru, le voici par ici. Suivez ensuite tous les autres articles écrits par amitié pour Alice, chaque semaine nous découvrirons un nouvel univers !

Alice est pleine de ressources, je vous reparlerai d’elle en septembre… Patience !