Betty à La Ruche et chez les Can’canettes

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J’ai été très gâtée par Betty, j’ai même reçu un tee-shirt affichant notre passion commune !

La semaine passa très, très vite avec Betty & Smitty, incroyable ! C’est qu’on était si bien ensemble…

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Lundi 18 juin c’était l’appel de Katell 😉 réunion chez moi, les intimes de La Ruche avec Betty & Smitty. La grosse surprise était le nombre de pine cone réunis, un aux couleurs à la fois de la France et des Etats-Unis en tissu vichy (gingham in English), cadeau de Kristine pour Betty, des pine cone quilts de Maïté, Kristine, Madeleine, Vive, Valerie, Andrée, y compris des miniatures made by Vive ! Chantal, conquise, en fit un la nuit suivante…

On avait presque l’impression d’avoir une Passacaglia sur la table !

Pour immortaliser la journée, Vive a fait un panneau à son image : adorable ! Il est désormais dans mon atelier.

Au dos de ce panneau se trouve la fleur que vous voyez plus haut, l’appel de Katell 🙂 Merci Vive !

Photo de famille, les deux absentes sont bien sûr toutes excusées et nous ont manqué :

Les plus belles Abeilles du potager ! Madeleine, Vive, Eliane, Danielle, Andrée, Chantal, Hélène, Kristine, Valerie, Caroline et Maïté, sans oublier bien sûr Betty & Smitty, merci pour cette journée ! 

Le reste nous appartient : des souvenirs de rires, d’émotions, de bon repas et une amitié indéfectible !

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Petite annonce : Caroline vient tout juste d’ouvrir des chambres d’hôtes dans une ferme superbement rénovée, la Garoffe.

Il n’y a pas encore de quilts sur les lits 😉 mais ça viendra peut-être ! Décidément les quilteuses ont aussi l’accueil qui coule dans leurs veines et vous avez désormais deux adresses pour des vacances en Occitanie : chez Christine et chez Caro !

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Notre dernière journée se passa dans le Tarn avec quelques arrêts dans des villages que j’adore (Giroussens, Lautrec) pour aller à notre rendez-vous avec un ultime groupe de quilteuses : les Can’canettes à Castres.

Après les présentations nous nous sommes vite mises au travail. Même si la technique est simple, le Pine Cone est différent de tout ce qu’on fait habituellement et il faut un petit apprentissage. Et là encore, Betty a admiré le travail à la française, la rapidité de compréhension et les beaux résultats !

Les explications sont détaillées avant de se lancer.
Betty montre comment se commence le centre.
Démonstration d’un tour entier : encore une fois je suis la seule gauchère ! La Rose prend forme.

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Avant de nous quitter, photo de groupe avec une pépinière de Pine Cone Quilts :

Bravo à chacune pour votre enthousiasme et votre expertise, merci pour votre accueil ! La salle était décorée de quilts exquis : un atelier exemplaire bien éclairé et des stagiaires très sympathiques !

Le stage s’est terminé par un banquet très copieux. Smitty, qui souhaitait tester divers fromages français, était de nouveau aux anges avec les fromages d’Occitanie et Betty, tout comme moi, avons autant apprécié les salades que le jambon ou les rillettes de canard… et tout le reste ! Fraîcheur exemplaire, qualité artisanale de luxe, nous avons vraiment apprécié…

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Beautiful Betty…

(photos de Smitty)

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Les meilleures choses ont une fin, ainsi les vacances de Betty & Smitty se terminèrent dans l’émotion, forcément. Ils sont bien rentrés dans leur Floride ensoleillée mais leur tête est encore un peu en France ! Nous partageâmes mille et une choses Betty et moi et nos conversations ont déjà repris par internet…

Betty vient d’écrire une très belle lettre pour exprimer toute sa gratitude envers chaque personne rencontrée. La voici, cliquez sur ce lien : Thank you to Katell and all the French quilters we encountered in beautiful Southern France

Voici ce que cela donne en français avec Google (et de légères modifs) :

Pour Katell et toutes les quilteuses françaises que nous avons rencontrées dans le beau sud de la France.

Cela fait une semaine que nous sommes rentrés chez nous et nous n’avons pas cessé de penser à vous ou de parler de vous à chaque moment. Mon mari et moi parlons de votre gentillesse, de votre chaleur, de votre générosité, de votre bonne nourriture, de tous les cadeaux et de l’amour inconditionnel qui nous ont été offerts chaque jour dans le sud de la France.

Il est presque impossible de croire que deux femmes qui se sont rencontrées sur Internet à cause du patchwork ont développé une amitié sincère autour d’un Pine Cone Quilt et d’une femme de 92 ans (Miss Sue). La langue n’a jamais été un problème parce qu’à la maison je pouvais toujours appuyer sur le bouton traduire. La langue n’était pas un problème sur place non plus, parce que tout le monde a essayé de parler un peu anglais avec patience ou d’utiliser ses mains et ses yeux pour m’aider à comprendre. Je n’oublierai jamais les visages heureux, les larmes de joie et tous ces baisers et les beaux patchworks qui m’ont été montrés. Je n’arrive toujours pas à croire qu’aujourd’hui, 100 femmes dans le sud de la France connaissent le secret de la courtepointe Pine Cone que Miss Sue a partagé avec moi il y a 14 ans pour la première fois et qu’elles ont trouvé tant de façons inventives de le faire.

Katell je tiens à te remercier, ainsi que tout le monde, pour votre généreuse hospitalité, votre générosité, l’immense gentillesse, la chaleur et la véritable appréciation qui m’ont été témoignées au sujet de mon travail. Les jours bien planifiés avec notre fabuleuse guide, organisatrice et hôtesse étaient incroyables. Chaque minute était planifiée et tous les besoins étaient satisfaits. C’était magnifique de ne pas avoir à cuisiner, laver les plats, planifier des excursions quotidiennes, faire du shopping, conduire ou penser à autre chose qu’au patchwork. Ma tête est toujours dans le ciel parmi les nuages.

Merci à Patrick d’avoir accueilli chez lui des gens qu’il n’avait jamais rencontrés ou vus auparavant. Smitty et moi nous sentions comme à la maison chaque jour. Il nous a beaucoup appris sur le football et j’ai découvert une fleur orange, l’hémérocalle, que j’ai aimé manger dans le jardin. J’ai été tellement captivée par les pigeonniers dans le sud de la France qu’au retour à la maison, j’ai acheté le même livre que Katell en français par Amazon. J’ai aussi acheté une copie du livre Le Rouvray pour me souvenir des quilteuses que Katell nous a fait rencontrer à Penne.

Chaque fois que nous nous asseyions pour manger à la maison, dans un restaurant ou à un rassemblement de patchwork, c’était comme un festin pour un roi et une reine. Les plats fabuleux étaient délicieux et un délice visuel. Nous avons mangé, bu et apprécié tout ce qui était devant nous. Manger trois repas par jour et la grande variété de fromages à chaque repas est un plaisir dont mon mari parle encore et n’oubliera jamais. Nous avons également aimé toutes les différentes façons d’avoir du canard et d’autres viandes que nous avons essayés pour la première fois.

Merci n’est pas un mot suffisant pour exprimer le grand moment inoubliable que nous avons eu avec vous tous. Nous ne cesserons de parler de votre amour et votre hospitalité pour toujours.

Cordialement,

Betty et Smitty

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Betty au Bennett Junior College de Millbrook (NY)

Que de passionnantes conversations avec Betty pendant une semaine ! 

Beautiful Betty à Montricoux (82)

Un jour nous avons parlé de la formation de Betty qui, après le bac, a été tournée vers des études majoritairement artistiques. Elle fut une des très rares jeunes filles de couleur à avoir été formées au Bennett College de Millbrook qui dispensait un enseignement pour les « jeunes filles de bonne famille » autour de la littérature, les sports, les langues étrangères et tout un éventail de disciplines artistiques : danse, dessin, stylisme, musique, etc. Environ 200 jeunes personnes vivaient ensemble dans ce grand établissement, ainsi que le personnel enseignant. Pour info, cela faisait juste 2 ans que les jeunes filles noires pouvaient s’y inscrire et elles étaient 3 en 1969.

Publicité pour cette école privée très chic !

Elle y entra en 1969 et passa deux années très intéressantes. Le stylisme de mode était sa matière favorite. Hélas, en sortant de ces études, Betty se rendit compte qu’en 1971, il n’y avait pas de place pour une styliste noire à New-York City. Elle fit alors d’autres études qui la menèrent finalement à un Master d’éducation pour enfants handicapés, des années d’enseignement puis un poste de Proviseur. Et c’est quelques années avant la retraite qu’elle apprit l’art du pine cone quilt, revenant à son amour des couleurs et des formes !

Bennett Junior College à Millbrook, installé depuis 1907 dans cette demeure bâtie en 1890.
Grande bâtisse faite de moellons et de shingle en cèdre dans le style Queen Anne, Halcyon Hall, ancien hôtel de luxe avec ses 200 pièces, est imposant. 
Pendant des décennies, on y pratiqua le golf, l’équitation, le tennis, l’escrime, etc. Un esprit sain dans un corps sain !
Cours d’escrime au début du XXe siècle
Le studio d’art, au début du XXe siècle

Betty a de drôles de souvenirs de ces deux années à Bennett College, comme celui d’un festival de musique dans le comté voisin où elle passa la journée du 15 août 1969 ; elle et ses copines ne se rendaient pas compte qu’elles étaient à un endroit qui deviendrait absolument mythique : le festival de Woodstock !!

Betty ne s’est jamais reconnue sur une de ces légendaires photos… On le comprend, trop de monde !! Le temps exécrable (voyez le sol boueux) n’a pas empêché 500 000 jeunes (au lieu des 50 000 prévus) de vivre intensément « ces jours de paix et de musique », slogan des organisateurs. Le Gouverneur de l’Etat de New-York prononça l’état de zone sinistrée dès le 2e jour de concert, tant les dégâts étaient importants. Ce n’était d’ailleurs pas à Woodstock, mais sur le terrain d’un fermier de Bethel à 75 km de Woodstock… C’est drôle comme l’Histoire charrie des inexactitudes à la pelle !

Qu’est devenu le Bennett College de l’Etat de New-York ? C’est là que la nostalgie s’installe… En 1978, en raison de trop de travaux pour rétablir un chauffage décent et autres rénovations urgentes tous azimuts, des comptes dans le rouge et un manque de modernisation de l’enseignement (non-mixité, programmes vieillots…), l’établissement ferma définitivement ses portes en 1978. Des projets avortés de vente, une explosion du système d’eau un jour de grande chaleur et voilà ce bâtiment abandonné à la vigueur de la nature et aux dégradations de quelques visiteurs peu respectueux. 

Studio d’art à l’abandon (photo Sébastien Barré)
Photo Sébastien Barré/Flickr
Photo Sébastien Barré/Flickr
Photo Andy Milford
Photo Andy Milford

L’ensemble de l’établissement s’étalait sur près de 9 hectares, mais c’est toujours le Halcyon Hall qui retient surtout l’attention.

Sur certains blogs on met en avant des phénomènes paranormaux comme les fantômes de jeunes femmes qui s’y suicidèrent… des explorateurs de lieux abandonnés s’y donnent rendez-vous… Les photographes se succèdent, avec ou sans autorisation… Ce College fascine encore plus à l’état de ruine ! La dégradation est arrivée à un point de non-retour. Plusieurs fois, on projeta de raser le bâtiment, mais il reste encore debout. Pour combien de temps ?

Et pour des centaines de femmes comme Betty qui passèrent quelques années dans ce College, cette vidéo fait battre le cœur plus fort.

Cliquez ici si cela ne fonctionne pas sur la photo. Chanson « This used to be my playground » (C’était mon terrain de jeux) est chanté par Madonna, ici paroles et traduction.

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Plusieurs personnes, trois en fait, m’ont demandé comment Betty vivait sa condition de femme noire aux Etats-Unis. C’était une curiosité saine, pour combler une connaissance superficielle du sujet. En raison de mon amitié si sincère pour Betty d’une part et ayant étudié des sujets cousins (à l’université d’Abidjan : Littérature de l’Afrique de l’Ouest et Histoire de l’esclavage vers l’Amérique) je me permets de répondre.

Betty est plus diplômée que la plupart d’entre nous, elle fait partie des personnes qui, par leur intelligence, l’éducation dispensée par leurs parents et leurs immenses qualités propres, ont fait leur vie dans la classe moyenne aisée. Surtout, loin de nier ses origines, Betty a appris à connaître en profondeur ses racines, elle est allée en Afrique de l’Ouest (Sénégal et Nigeria), elle a étudié les Arts Africains et Afro-américains, elle a constitué une collection que lui envieraient de nombreux musées. Elle sait donc la valeur de son héritage et n’a aucun complexe vis-à-vis de personnes bêtement racistes. Dans l’amitié et dans l’amour, les esprits se rencontrent et communiquent quelle que soit la couleur de la peau… Tout n’a pas été facile dans sa vie de femme noire, loin de là, mais elle a toujours eu la force de positiver. Dans sa famille aussi, de génération en génération les femmes ont été fortes, solaires, elles ont entretenu des connaissances spirituelles qui leur donnent un état d’esprit combatif ! 

Voir aussi cet article : quelques jours après sa parution, Betty m’écrivait pour la première fois grâce à LeeAnn Decker !

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Betty a aussi des talents de guérisseuse, connaissances et sensibilité héritées de sa grand-mère maternelle de Caroline du Sud et ses ancêtres plus lointaines. Ce quilt, fait avec amour pendant que son mari subissait une opération à cœur ouvert, accéléra selon elle la convalescence de Smitty, tel un Soleil aux rayons bienfaisants. N’est-ce pas follement touchant ?

Après cet article très personnel, nous reviendrons aux vacances de Betty et Smitty en France avec de belles rencontres : plus d’une centaine de quilteuses occitanes !

I miss you so much Betty, tu me manques tant !

Talents russes

Souvent un article suscite des précisions de votre part… Hier, à la suite de celui-ci, Monique Lebrun m’a très gentiment écrit pour m’adresser la photo d’un pine cone quilt miniature exposé au Quilt Festival de Wilwerwiltz (Grand Duché du Luxembourg).

Tous les deux ans au moment du pont de l’Ascension a lieu ce Festival qui mérite le détour ! Cette année, une pléiade d’artistes internationaux, voir la liste ici.

Comme pour quelques autres festivals les expos sont disséminées dans divers lieux, ce qui permet une belle balade. Cette année l’Association des quilteuses russes exposait dans l’église de Pintsch, en voici une vidéo.

Mosaïque de quelques quilts russes exposés la semaine dernière au Luxembourg.

Voyez-vous ces magnifiques quilts ? Certains sont presque traditionnels, d’autres montrent bien l’âme russe, c’est le thème de l’expo. Et le plus petit quilt de l’église n’est pas le moins intéressant, Monique m’a envoyé cette photo :

Époustouflant pine cone quilt, car je ne sais pas comment l’appeler autrement ! J’en avais déjà vu un, aussi de Russie, en 2012 à Ste-Marie-aux-Mines, je ne peux dire si c’est la même artiste ou s’il y a un courant traditionnel ou artistique récent. Ce qui est certain, c’est que ces carrés pliés en triangles qui utilisent ainsi de multiples chutes de tissus est un geste qui s’est fait un peu partout dans le monde… Le patchwork nous unit dans la recherche de la beauté et de l’harmonie. Si vous lisez l’anglais, approchez-vous, agrandissez si nécessaire la photo qui suit, j’aime beaucoup le texte de Rimma Bybina, Présidente de l’association des quilteuses russes :

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C’est une autre photo offerte par Monique que je remercie !

Betty a désormais un site

Préparer un voyage est tellement excitant !

C’est ce que vivent Betty et son mari actuellement, préparant leur voyage vers la France prévu dans moins d’un mois. Je suis sûre que leur séjour à Paris leur paraîtra bien trop court, la Ville Lumière offre tant de facettes pour qui aime l’histoire et les arts !

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La NASA a pris cette photo de Paris en avril 2016. Ville Lumière assurément ! Le plan de la ville est reconnaissable, la photo est fascinante même si l’écolo vigilante en moi regrette cette débauche d’énergie…

Je connais bien Paris, si j’y allais en juin j’irais voir ces expositions temporaires :

  • Kupka, au Grand Palais, peintre que je découvris avec passion dans un livre reçu en cadeau de Noël il y a une trentaine d’années
  • Les Nymphéas de Monet et son influence sur l’abstraction américaine, à l’Orangerie
  • Mary Cassatt, peintre impressionniste américaine, au Musée Jacquemart-André
  • et puis Guernica au Musée Picasso, Delacroix au Louvre, Corot à Marmottan…

Mais quand on y vient pour la première fois, on a envie de vivre la rencontre avec les lieux « incontournables » !

Ensuite, Betty et son mari viendront chez moi en Occitanie où nous visiterons Toulouse, mais aussi de nombreux lieux que j’aime tant, en voyageant chaque jour ou presque en étoile autour de la Ville Rose ! Plusieurs rendez-vous sont prévus avec des amies quilteuses de la région, bien sûr…

Photo DIAGRAM Edition

 

Betty a ouvert un site le mois dernier, ce fut un gros travail que de préparer le fond et la forme de cette belle vitrine ! Elle y présente son parcours personnel et sa nouvelle orientation de vie dédiée au Pine Cone Quilt. Le site est très agréable à visiter !
Je suis très émue de voir le quilt qui s’appelle Katell y être présenté :

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Purple Katell Pine Cone Quilt, Betty Ford-Smith, exposé ici au Florida Museum of History

Ce quilt représente un lien indéfectible avec Betty, nous avons échangé tant de lettres sur nos vies et nos passions…

Bien sûr nous partagerons des photos en juin !

Site de Betty : Betty Ford-Smith and Pine Cone Quilts
Articles parus dans la Ruche des Quilteuses : Pine cone quilts
Article paru dans Les Nouvelles – Patchwork et Création Textile n° 132

Wisard of Oz, le Magicien d’Oz, fait par Betty en 2017

Une Mijot’in pour une nouvelle vie !

De chères amies de la Ruche souhaitaient offrir un cadeau à ma fille pour son mariage ; le choix s’est vite dirigé vers une Mijot’in, une marmite norvégienne créée par Chantal de Couleurs Bobines. Une Mijot’in, c’est une sorte de housse de cocotte, parfaitement isolée  grâce à 5 cm de chanvre et un gros socle de liège, qui permet de cuire avec seulement un minimum d’énergie. J’utilise la mienne quotidiennement, trouvant souvent de nouvelles raisons de l’utiliser. Exemple récent : mon cuiseur à riz vient de me lâcher ? Je ne le remplacerai pas, la Mijot’in me cuit un riz parfait sans le cramer au fond ! Pour plus de détails sur ce concept, voir par ici. 

DSCN4667Je savais que je ne me tromperais pas en conseillant un tissu de Neelam ! Ce tissu de coton épais est de l’ikat, c’est-à-dire que les fils sont teints à intervalles calculés pour qu’ensuite au tissage, ils forment les dessins souhaités. Ici les teintures artisanales sont indigo et curcuma, couleurs opposées sur la roue des couleurs qui se complètent donc parfaitement. Evidemment, dans leur cocon à la déco naturelle et pleine de souvenirs de voyages, la Mijot’in sera à son aise.

Comme les amies sont généreuses, une cocotte en inox aux dimensions parfaites complète le cadeau :DSCN4669Le jeune couple est absolument ravi de ce cadeau, depuis le temps qu’ils lorgnaient sur ma Mijot’in !
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our vivre heureux, vivons cachés, les heureux mariés souhaitent garder leurs photos privées, vous ne les verrez donc pas ici. Cependant je vous montrerai en juin un autre cadeau textile utile qui leur a fait tout autant plaisir !

Smitty a de bien bonnes idées…

Je vous ai souvent parlé de Betty, ma grande amie de Floride qui, inlassablement, hisse bien haut le patrimoine afro-américain et plus particulièrement les pine-cone quilts. Ces jours-ci elle expose à la Highland Art League en Floride des grands et petits pine cone quilts, des poupées, des vêtements afro-américains du XXe siècle (de Miss Sue)… et un tapis en hook-rug fait par sa maman dans les années 1970 !

Betty a un supporter indéfectible, son mari ! L’année dernière, il a choisi une gamme bien particulière de tissus, des blancs et noirs, avec des pointes de couleurs rouge vif incluses dans un imprimé. Ce très beau quilt a été cousu par Betty, le voici, tout juste terminé le 21 décembre dernier au Solstice d’hiver :

Il y a quelques mois, Betty assemblait patiemment ses petits carrés :

Mais pour le faire, elle avait une aide discrète mais oh combien utile :

Smitty utilise un cutter qui glisse dans le rail de la règle, une technique bien connue des encadreurs pour couper le carton, maintenant proposée aux quilteurs.
En plus d’avoir suggéré les couleurs, Smitty met la main à la pâte… ou plutôt au cutter, quelle bonne idée !

Après le douloureux épisode de la tempête Irma, Betty & Smitty ont pris une décision lourde de conséquence : vendre leur magasin d’antiquités…

Dans son magasin, Betty avait disposé son premier quilt avec des poupées aux longues jambes qu’elle avait faites dans les années 1980.
Vue du magasin, réputé dans la région, avec de beaux éventails au premier plan.

En décembre, il a fallu dire bye-bye aux antiquités, c’est un choix qui néanmoins fait un serrement au cœur… 

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Le camion, qui a tant transporté de meubles et objets pendant 14 ans…

Le magasin vendu, Smitty s’est dit qu’il fallait faire quelque chose de peu commun pour aider à tourner la page, comme… Go & meet Katell, dit-il. Quelle bonne idée encore Smitty, de répondre à mon invitation !! Je suis extrêmement heureuse à l’idée d’accueillir Betty & Smitty en juin prochain ! Je sais que cette rencontre sera inoubliable, Betty est une belle personne que j’admire tant ! Nous visiterons ensemble chaque jour un nouveau coin de l’Occitanie et, qui sait, peut-être pourrons-nous rencontrer des quilteuses au cours de leur semaine de séjour ?

Hi Betty, see you soon!

Prochainement, nous verrons ensemble un quilt antique  acheté par Betty dont on ne connaît pas vraiment l’histoire, mais qui pourtant raconte tant de l’époque de la Grande Dépression… A bientôt !

Je suis fan de ma Marmite Norvégienne !

La Marmite Norvégienne est un principe de cuisson millénaire : on porte à feu vif puis on laisse cuire sans feu ni flamme, simplement en calfeutrant, protégeant, isolant le contenant dans une caisse pleine de foin, dans le lit sous des couvertures, etc. On connaît le principe du thermos qui garde au chaud, ici on utilise l’isolation pour maintenir assez chaud pour poursuivre longtemps la cuisson. La Marmite Norvégienne, ou caisse à cuire, était très populaire au début du 20e Siècle puis de nouveau dans les années 40, mais aussi en continu dans les campagnes.

Publicité parue en 1917 dans Le Pays de France, Etats Généraux du Tourisme
Affiche pendant la Grande Guerre

Maintenant qu’on souhaite réduire sa consommation d’énergie, la Marmite Norvégienne revient à la mode. Elle a une fervente avocate francophone : Mireille Saimpaul, alias Cerise.
Toute l’histoire de la cuisson en MN, liée à l’économie domestique à travers les âges, est racontée d’une façon absolument délectable dans ce livre :

Il est malheureusement épuisé, mais l’auteur est généreuse et nous l’offre en PDF, avec l’espoir d’avoir en retour un commentaire sur son blog ou un don. Bien sûr, cet article va lui être signalé.

Autre livre de Cerise, je viens d’acheter l’avant-dernier exemplaire sur Amazon :

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Des astuces pour aménager sa cuisine très simplement, en évitant la plupart des appareils électriques… Vers une sobriété heureuse… avec du temps et quelques efforts quand même !  Je ne suis pas prête à me séparer du lave-vaisselle comme Cerise… Je finis de le lire et le passe ensuite à ma fille !

De nombreux bricoleurs font des caisses isolantes, d’autres utilisent des anoraks ou de vieilles couettes pour entourer leur cocotte… Je n’étais pas prête à ça.

Réseau social des Colibris, Faire sa part : cocotte bien protégée par des galettes de chaise dans un sac de courses.
Cuiseur sans flamme à bricoler, avec comme isolant du foin. C’est la pratique la plus populaire chez nos amis anglophones.
Futée, la boîte en carton avec isolant en paille de Nadine

En revanche, ceci m’a attirée :

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesMijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesMijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesMijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Ces Marmites Norvégiennes ont été conçues par mon amie Chantal, une Abeille de la Ruche des Quilteuses (voir Bee Chantal). Elles sont belles et parfaitement opérationnelles. Chacune a un socle isolant en liège, un épais matelas isolant en chanvre et une belle housse déhoussable & lavable en coton. Elle appelle joliment sa création une Mijot’in. Avant ma commande, j’ai eu la chance de pouvoir tester si mes cocottes préférées entraient dans sa « petite taille » : oui, sans problème !

Pour utiliser une Mijot’in, il faut avoir une cocotte à couvercle qui rentre dedans !! Ces deux-ci sont parfaites, l’une en inox, l’autre en fonte. Sinon, il faut une casserole à manche amovible… toujours avec un couvercle bien adapté. Chantal propose deux tailles, j’ai la plus petite, la plus grande étant pour les grands faitouts.

Un petit tour dans mon atelier pour chercher le tissu que je voulais (privilège d’être amie avec Chantal !) et je lui commande en décembre ma Mijot’in en tissu Andover de Renee Nanneman, collection French Farmhouse de 2009, dans lequel je n’arrivais pas à couper tellement je l’aimais ! Chantal l’a terminée à temps pour que je la reçoive en cadeau à Noël. La voici sur le quilt fait en octobre dernier pour Les Nouvelles (modèle dans le n° 135) :Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesJ’ai commencé timidement à l’utiliser, difficile de prendre de nouvelles habitudes. Mais à présent, un bon mois plus tard, je l’utilise quotidiennement et je suis réellement conquise, la Mijot’in n’a que des qualités comme toute MN bien conçue. Je craignais l’encombrement, mais elle est si belle qu’elle reste bien en vue dans la cuisine 🙂

Les couturières, quilteuses, bricoleuses (mettre aussi bien sûr au masculin) peuvent se créer leur propre Marmite Norvégienne : une fois qu’on a compris le principe, les possibilités sont infinies et les exemples foisonnent sur internet pour s’en faire une sans trop dépenser.  Mille détails dans le blog et le livre de Mireille Saimpaul.
Pour moi l’esthétique compte autant que l’efficacité. Les Mijot’in de Chantal sont de conception, de matières premières et finitions parfaites, cela a un coût que je trouve parfaitement justifié.

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Vous pouvez voir les réalisations de Chantal en vente sur son blog et la contacter: voir contact. Elle participe à des expos-ventes autour de Toulouse sous le nom de Couleurs Bobines.

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses
Mijot’in utilisée quotidiennement !  Je pense à Chantal avec gratitude chaque jour…

 

Trois Occitanes/1

Trois Occitanes organisent chaque année une manifestation pour les passionnés du fil et des tissus, à quelques dizaines de kilomètres les unes des autres, au cœur de la région Occitanie. Ces trois Occitanes dépensent leur énergie sans compter pour notre plus grand plaisir, je voulais donc leur rendre hommage en ce début d’année.

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L’Occitanie est un nouveau territoire politique ayant réuni les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon en 2016. C’est historiquement une entité linguistique et culturelle qui ne colle pas parfaitement avec ces nouvelles frontières, mais personnellement je suis très heureuse de cette dénomination.

Leurs manifestations sont différentes, vous allez le lire, mais elles ont des points communs très importants. Loin d’être concurrentes, elles agissent en synergie et entretiennent la vitalité artistique de notre petit coin de France.

Grâce à leur manifestation, chacune redonne du dynamisme à un ancien village ou petite ville. Les villages abandonnés sont des crève-cœurs et ces rendez-vous annuels sont des antidotes contre l’oubli et l’abandon.

Ces trois événements méritent les kilomètres qu’on doit faire pour y aller et cela se sait. Les Toulousaines et tant d’autres de toute la région de l’Occitanie n’hésitent pas à s’organiser pour y aller en groupe, elles savent avec certitude qu’elles passeront une belle journée 🙂

A chacun de ces rendez-vous, on sent la jovialité occitane, la chaleur humaine et la décontraction des personnes, même si en coulisses le travail est acharné ! Elles ont l’élégance de ne pas le montrer…

C’est pour toutes ces raisons que chaque rendez-vous est bien inscrit dans la tête des quilteuses de la région. En trois articles nous allons mieux faire connaître l’âme des manifestations de Pexiora, Lacaze et Labastide-Rouairoux, dans l’ordre de parution au fil de l’année.

Geneviève à Pexiora (Aude)

Me présenter en quelques lignes ? Difficile, je suis si bavarde ! Et puis Pexiora et son salon, ce n’est pas que moi !

Bon commençons par moi puisque c’est ce que tu proposes Katell.
Je suis Occitane dans l’âme même si hélas je ne parle pas notre « patois », j’adore ma région où j’ai toujours vécu et dont ma famille est originaire depuis plusieurs générations. Les immenses ciels bleus sans limite dans notre plaine du Lauragais, que j’aime la voir du haut de notre Montagne Noire. Et puis la vue magnifique que j’ai la chance d’admirer presque tous les jours sur nos Pyrénées, bleu sur bleu, bleu charrette, bleu pastel.

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Pexiora : entre Toulouse et Carcassonne, entre la Montagne Noire et les Pyrénées… Au loin le pic de Saint-Barthélémy (photo PascalCath11)

Je dirais aussi que depuis toute petite j’ai toujours eu une aiguille dans les mains grâce aux vacances chez Tatie Marcelle, avec qui j’ai habillé ma Barbie (quel souvenir), tricoté les pulls de mes poupées et aligné mes premiers petits points de tige et petites croix. Tout cela mélangé m’a donné l’amour des fils, des tissus, dont la soie que j’ai peinte pendant plusieurs années, et maintenant de la broderie, point de croix essentiellement.

Notre association, La Passion au Bout des Doigts, a démarré il y a plus de 20 ans avec une petite bande d’une dizaine d’amis après avoir constaté qu’il y avait dans notre village des personnes qui pratiquaient différents hobbys, tels que la peinture sur soie, le travail du cuivre, la fabrication de bijoux etc. Nous avons eu alors l’idée de mettre en avant ces savoir-faire en organisant une manifestation dans notre grande salle polyvalente de Pexiora. Pendant plusieurs années nous avons réuni les talents locaux, une première réussite.

Puis est venu Tissus et Lin en Pays d’Aude, titre officiel de notre salon depuis 9 ans maintenant, que beaucoup connaissent tout simplement comme le Salon de Pexiora.

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Moulin à Pexiora

Pourquoi ce salon et pourquoi chez nous ? Tout bêtement, au début, nous nous sommes dit, pourquoi pas ? Il n’existait rien de similaire au sud de la Loire à part quelques manifestations à Toulouse ou Montpellier, quelques expositions de clubs. Après tout nous avions un savoir-faire acquis avec notre première manifestation qui durait toujours, nous avions une belle salle qui pouvait accueillir facilement pas mal d’exposants et de visiteurs et tout le matériel nécessaire.

Avant de nous lancer, nous avons quand même contacté différentes organisatrices de ce type de salon, nous nous y sommes même déplacées pour voir sur place les bonnes idées que nous pourrions appliquer, etc. Chacune nous a conseillé au mieux, nous évitant certaines erreurs de jeunesse, et je les en remercie encore. Et nous nous sommes lancés, sans aucun soutien financier (ce qui dure toujours), avec seulement pour pécule de départ le petit bénéfice engrangé par nos précédentes manifestations. Le principe étant que si notre idée était bonne, elle devait pouvoir s’autofinancer et même dégager des bénéfices ! On ne doute de rien dans notre midi….
La mairie du village nous a soutenus par le prêt de la salle et du matériel nécessaire, et nous avons démarré avec des appels auprès de créateurs qui ont bien voulu tenter cette expérience osée : un nouveau salon dans le midi dans un petit petit village inconnu de tout le monde. Je me souviens que la première appelée fut Marie-Thérèse Saint-Aubin qui a tout de suite dit oui à mon grand étonnement !

                           Un blog fort sympathique où, cher lecteur, on t’informe et te divertit ! Et jusqu’au 10 février tu peux participer au concours du sac à jouets (voir articles ici)

J’ai en même temps ouvert notre blog : http://lapassionauboutdesdoigts.fr/ et pour soutenir la manifestation, nous avons fait une grosse publicité sur le salon de Toulouse précédent avec tracts, contacts directs des visiteuses à leur arrivée, n’hésitant pas à nous faire remarquer en jouant les femmes sandwich Domi et moi pour la bonne cause, etc. Edition d’une belle affiche accrocheuse et envoi de courriers aussi à tous les clubs concernés dont nous avions pu trouver les adresses.

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Domi & Gene, femmes sandwich au Salon de Toulouse en 2010, pour faire connaître le Salon de Pexiora ! Le ton est donné, de la décontraction et de la bonne humeur cachent le travail en coulisses…

La pub, c’est le nerf de la guerre : se faire connaître, faire savoir, où et quand.

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Chaque édition est un succès : photo de Vava

Le succès espéré a été au rendez-vous, 1 200 personnes pendant deux jours pour la première édition, des visiteurs heureux et des exposants qui l’ont été tout autant. Que demander de plus ? Depuis nous sommes passés à 3 jours de manifestation, nous avons doublé le nombre d’entrées, nous avons ajouté la vente de nos traditionnels fils spéciaux créés par Atalie, et nous avons comme nous l’espérions augmenté nos bénéfices.

Cet argent récolté chaque année est intégralement reversé à d’autres associations locales ayant un lien avec les enfants malades ou en difficulté. Tout ceci est expliqué et montré en détail sur le blog.

La Passion au Bout des Doigts a démontré notre capacité à travailler ensemble, à dépasser nos différends parfois, à vouloir toujours faire mieux et tout cela a permis de sortir notre village de l’anonymat, de faire travailler nos commerçants locaux ce qui n’est pas rien, de lier de belles amitiés avec des exposants, des visiteurs réguliers du salon ou du blog, de permettre aux amoureuses du fil de notre région sud-ouest (et plus) de trouver pas trop loin de chez elles ce qu’elles souhaitaient pour réaliser leurs ouvrages.

Partage, solidarité, bonne humeur, voilà quelques uns des mots qui résument notre action.

Geneviève
http://lapassionauboutdesdoigts.fr/

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Rendez-vous dans moins d’un mois à Pexiora, à seulement 65 km de Toulouse en direction de Carcassonne ! Trente exposants nous attendront. Il vous reste juste quelques jours pour participer au concours du sac à jouets, voir les articles sur le blog par ici.

La grand-mère de Jeanne était quilteuse…

(pinterest)

Comme beaucoup d’entre vous je suis très sensible à la connaissance de l’histoire du patchwork. Les bons livres sont indispensables, mais avoir accès à l’armoire d’une quilteuse est un enseignement sans pareil ! Je ne peux mieux commencer l’année : vous montrer une partie de la production d’une Américaine du XXe siècle, une parmi tant d’autres, qui fit des quilts toute sa vie. Cette personne n’est pas n’importe qui, c’est la grand-mère de Jeanne Hewell-Chambers du Projet 70273.

En recevant un mail de Jeanne le mois dernier, je me suis rendu compte une fois de plus que les quilts font partie de la vie et de l’histoire de presque chaque famille américaine. Sa grand-mère a d’abord fait des quilts pour chez elle, pour assurer à sa famille d’être bien au chaud, puis la vie avançant, les enfants quittant le foyer, elle en fit pour les offrir. Ainsi chacun de ses 5 enfants reçut deux quilts et les 14 petits-enfants, dont Jeanne, en eurent un. Pour réunir ces trésors familiaux, Jeanne invita un jour sa famille avec la demande expresse d’apporter son ou ses quilts faits par Grand-Mère Ballard. Elle s’est rendu compte qu’à part elle — et des passants qui jetaient un coup d’œil en passant, attirés par la beauté des quilts —  personne de sa famille n’en mesure la richesse…

« Here are photos of some of the quilts made by my maternal Grandmother Ballard. None of her 5 children or 14 grandchildren are the least bit interested in her quilts . . . except for me! She made each child 2 quilts and each grandchild 1 quilt. She embroidered our names in a corner of the quilt (I’ve included a photo of mine). I held a family reunion in my backyard one year, specifically to get these photos, and only when they were held up and people looked at them from across the yard did many of them say aloud, « She really was an artist, wasn’t she? » (I suppose that is a good reason to build a design wall, right?!) With big love to you always – Your forever friend, Jeanne »

Jeanne m’a donc adressé ces quelques photos, pensant à juste titre que les lecteurs de la Ruche y trouveraient de l’intérêt. C’est un témoignage qu’on ne peut avoir en France, car ce n’est pas notre tradition séculaire !

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Celui destiné à Jeanne, comme tous les autres, a le nom de la destinataire brodé dessus. Oui, on voit qu’un quilt peut être fait de velours ou autres tissus de recyclage !

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Cette diversité de styles, cette liberté de choix des tissus me rappellent les racines des quilts populaires : avec ce qu’on a sous la main, faire des beaux quilts pour avoir chaud ! Ce qu’on catégorise maintenant (scrap-quilt, quilt improvisé, quilt traditionnel, quilt moderne…), ce qu’on nomme maintenant (les noms de chaque bloc, de chaque technique) n’avait pas lieu alors et je reste sûre que, parmi les 22 millions* de quilters actifs actuels (hommes et femmes) des USA, beaucoup continuent de suivre juste leur envie au gré de leur inspiration.

*Edit : estimation de 2003, malheureusement les chiffres ont baissé depuis.

Jeanne m’a confié que l’année 2018 la verrait faire des quilts elle-même… et pas que des croix rouges pour le Projet 70273. Elle a besoin à juste titre de varier les plaisirs et les liens qu’elle a créés avec tant de quilteuses du monde entier lui donnent des fourmis dans les doigts 🙂

Souvenir de l’exposition de Lacaze le 25 juin 2017 qui s’est faite grâce à de nombreuses volontés, en particulier Cécile Milhau et ses amies tarnaises.
Nuage de mots pour nous souvenir des quilteuses ayant le plus contribué à cette journée extraordinaire ! Nous n’oublions pas la Mairie de Lacaze qui nous a si bien accueillis  🙂
Sur un Middling de Viviane Paupert de Narbonne qui commémore 331 victimes, ce dé que m’a offert Jeanne est un précieux souvenir de l’exposition 2017 à Houston.  Parmi les quilts exposés, plusieurs viennent d’Occitanie 🙂 et étaient exposés auparavant à Lacaze (81).

Souhaitons donc à Jeanne un grand avancement du Projet 70273 tout au long de l’année mais aussi beaucoup de plaisir dans la création de ses nouveaux quilts ! 

Participation d’une Ecole britannique au Projet 70273. Les uniformes font un beau contraste avec les quilts ! Bravo Lucy Iles Horner pour ton infatigable engagement ! En fin de mois de janvier, je parlerai de l’avancement du Projet avec une grande exposition en Angleterre, à Rochester. Mon amie Annie (Des Tulipes et des Coeurs) fait le déplacement et sera notre ambassadrice française !

Merci infiniment pour ta confiance Jeanne, c’est tellement gentil de partager ton album familial avec nous ! Tu as entièrement raison de chérir les quilts de ta grand-mère : elle était une excellente quilteuse, nous en avons la preuve ! 

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Paniers et cœurs en chocolat

Bonjour à vous, heureuse de vous retrouver après cette petite pause !

A son habitude Kristine a préparé une bannière pour vous souhaiter une belle nouvelle année, cette fois-ci en douceur et rondeur, avec un clin d’œil à la couleur Pantone de l’année qui est le violet.  

Après 819 articles et 15 229 commentaires, je dois changer mon adresse de blog qui est en fin de capacité ; cela devrait être transparent pour les abonnés car je reste chez WordPress. De https://quilteuseforever.wordpress.com, l’adresse de ce blog devient plus courte :

http://quilteuseforever.com


Le blog reste le même, nous allons cette année encore butiner ensemble dans le monde des quilts !



Si déjà vous avez des fourmis dans les doigts, Cécile et Béa vous invitent à un tout nouveau Quilt Along (chacune travaille sur le même thème et partage ses avancées sur blog ou groupe Facebook). C’est le panier sous toutes ses formes qui vous occupera ces deux prochains mois, avec 16 blocs ou plus à réaliser. Il n’est pas trop tard pour vous inscrire ! Voir la page FB ici ou l’annonce sur le blog de Cécile par là.

Des exemples pour vous faire envie :

La beauté intemporelle des petits paniers alignés chez France Aubert
Paniers des années 1890 (ebay)
Gift Basket quilt, modèle d’Edyta Sitar
De joyeux et originaux paniers faits d’après un modèle de Freddy Moran  par LeeAnn de Nifty Quilts

Manquez-vous d’inspiration ? Faites de petites recherches sur Pinterest par exemple, vous aurez alors l’embarras du choix !



En avez-vous bien profité pendant ces fêtes ? Je veux parler de ce petit rien au goût divin, ce luxe à la portée de tous, ce souvenir d’enfance, le chocolat…

La tablette de chocolat, encore inconnue en Asie il y a peu, fait son entrée fracassante dans leurs nouvelles habitudes alimentaires. Comment pourrait-on les en blâmer ? C’est une saveur addictive ! Malheureusement les conséquences sont désastreuses à moyen terme puisque plusieurs pays parmi lesquels la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, massacrent leurs forêts primaires pour produire toujours plus de cacaoyères. Et le drame ne s’arrête pas là, des centaines de milliers d’enfants-esclaves étant encore utilisés pour les tâches les plus ingrates… Quand on y pense, le chocolat devient bien amer.
Il est loin le temps où l’on offrait avec cérémonie un unique carré de chocolat aux enfants quand ils avaient été sages… Qu’il était bon, ce carré !! Là encore, il faudrait revenir à une heureuse sobriété.

Heureux chocolat, qui après avoir couru le monde, à travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux et fondant de leur bouche.
 Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755- 1826)

Chocolat, c’est aussi une belle couleur brune. Il y a déjà presque 10 ans, Hélène Vispé avait imaginé un bel exercice dans son club, en vue du premier lot de tombola de leur club de patchwork de Villeneuve-de-Rivière (tout près de Saint-Gaudens, au sud de la Haute-Garonne).

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Les premiers blocs furent faits par les quatre Amies du Vent du Sud, alors que la tempête faisait rage dehors… Souvenirs indélébiles ! Le jeu était de faire des blocs, tous différents, avec les couleurs gourmandes crème et chocolat, sur le thème du cœur.
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Le voici en cours de montage, avec la participation de plusieurs amies. Chaque bloc est superbe.
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Tel que je l’ai admiré pendant l’exposition… Il a fait sensation, cerise sur le gâteau à la fin d’une des plus belles expositions du département !
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                                         … Cliquez sur la photo pour en admirer les détails ! …

C’est avec ces cœurs quiltés que je vous souhaite une année 2018 pleine d’amour et d’amitié !