Une Abbaye à visiter en Occitanie

Grâce à Tata-Georgette qui tient pour nous un agenda rigoureux sur les arts textiles, je suis allée visiter une exposition sur les kimonos jeudi dernier.

Pour mieux apprécier ces œuvres uniques peintes à la main, riches de symboles de longévité, de protection, de sincérité des sentiments, lisez la fiche disponible à l’accueil écrite par la collectionneuse Anita Henry, elle vous fera mieux apprécier la visite. On peut regretter la pénombre un peu trop marquée, protectrice des fibres bien sûr, mais mes yeux ne s’habituaient pas à l’obscurité, dommage. Nous reconnaissons sur ces kimonos anciens les grands thèmes recopiés pour nos collections de tissus de patchwork, somme toute plutôt fidèles ! Cette vidéo en est une charmante présentation, avec une bien meilleure luminosité que celle qu’on avait, sans doute parce l’exposition a été rallongée de plusieurs mois :

Nous apprenons de nombreux détails sur les symboles japonais et les usages, comme la longueur des manches d’un kimono de cérémonie qui dit si une femme est mariée ou pas !

Les kimonos étaient le but de ma visite, évidemment, mais j’ai découvert dans cette abbaye bien plus par la même occasion…

S’ensuit une excellente exposition sur le japonisme, ou la mode de l’esthétique japonaise dans les arts de la table, de 1870 à nos jours.

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Ces quelques pièces du service en faïence de Creil Montereau sont dans l’esprit japonais. Claude Monet choisira ce modèle pour Giverny.
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Couteaux aux manches identiques aux poignards japonais.
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Japonisme toujours en 2018 : on aime en ce moment les lignes minimalistes avec des irrégularités comme le service Myoko (d’après un volcan sur l’île Honshu) cherchant à imiter la glasure des grès nippons.

Au même niveau, de l’autre côté d’un large couloir qui m’a fascinée (voir plus bas) se trouve une exposition permanente sur le thé et les théières de Chine. Que de beaux objets d’exception et du quotidien, majoritairement en terre rouge, des grès de Yixing, là où on inventa tout simplement la théière pour laisser infuser les feuilles ! Auparavant, on préparait le thé en décoction, le thé mis à chauffer avec l’eau… C’est la plus grande collection de théières en grès d’Occident qui, à elle seule, vaut la visite. Et pour en savoir plus sur l’art du thé au Japon, il faut suivre Marie-Claude Tsuruya sur Facebook, elle y présente en ce moment des Histoires de thés. Son blog, la Chambre des Couleurs, est un enchantement pour qui aime le patchwork et le Japon !

 

 

Cette Abbaye cistercienne de Belleperche (82) est devenue un beau Musée des Arts de la Table, où l’on passe de l’écuelle à l’assiette, du Moyen-Âge au XXIe siècle… J’ai beaucoup aimé cette joyeuse présentation de l’évolution des us et coutumes, de la fourchette naguère jugée satanique, de l’utilisation des pains de sucre et tant d’autres détails savoureux !

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Pain de sucre, marteau, sucriers, pinces à sucre… 
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Objet oublié, un présentoir d’ananas, signe de bienvenue pour un centre de table mais aussi signe de richesse : un tel fruit coûtait horriblement cher, alors on pouvait le louer juste pour une soirée… Voir une histoire de l’ananas ici.

Le Musée est très complet et je préfère vous laisser découvrir l’ensemble du Musée. Les enfants ne s’ennuient pas un instant, on a pensé aussi à eux lors des présentations. Et pendant les vacances, certains jours des jeux de rôles sont proposés… A voir dans leur agenda !

L’Abbaye a connu bien des vicissitudes au gré des siècles, comme tout bâtiment ancien d’envergure qui parvient jusqu’à nous.

 

Les destructions et rénovations successives ont largement modifié le site, cependant la visite est un enchantement.

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Les gypses toulousains sont précieusement conservés dans ce réfectoire.
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Rénovations très soignées…

J’ai vraiment aimé découvrir ce lieu que j’ai ressenti empreint de joie et légèreté !

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L’Abbaye de Belleperche : son achat par le département du Tarn-et-Garonne lui évita de devenir une boîte de nuit en 1983…

La galerie des graffitis est très étonnante ! Voici quelques vues des murs qui racontent de nombreux épisodes du lieu, des histoires d’amour, des passages de militaires, des séjours de prostituées et tout simplement la visite de centaines de personnes au fil du temps :

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Locution latine signifiant : le nom des imbéciles se trouve toujours sur les murs… 

On a de superbes vues de la Garonne à partir des fenêtres :

 

J’aime à croire que la douceur de vivre de la région rendait la vie dans cette abbaye bien agréable !

A quelques centaines de mètres se trouve une fontaine mystérieuse, à l’architecture monumentale. On n’a pas d’explication définitive, le secret est peut-être dans de très lointaines vénérations pré-catholiques de cette source…

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Tout ceci se trouve à une petite heure de route de Toulouse, à l’ouest de Montauban. L’Abbaye de Belleperche mérite votre visite !

Abbaye de Belleperche 82700 CORDES TOLOSANNES – http://www.musee-arts-de-la-table.fr/

Entrée abbaye : 2€
Groupe à partir de 5 personnes : 1€ / personne
Gratuit : 18 ans, groupes scolaires, personnes en situation de handicap, demandeurs d’emploi

De mai à septembre :
Du mardi au samedi : 10h-18h
Dimanche : 14h-18h
Fermé le lundi et le dimanche matin

A voir dans les environs, l’ouest du Tarn-et-Garonne : la belle ville de Montauban (et leurs liens avec les Amérindiens Osages d’Oklahoma), Moissac, ses extraordinaires sculptures romanes et un des plus beaux cloîtres, Lafrançaise et son panorama sur les Pyrénées (presque de la Méditerranée à l’océan par temps dégagé !) ainsi que des tombes pyramidales mystérieuses, et plus au nord la superbe ville de Lauzerte… N’hésitez pas à vous arrêter en chemin, les fruits vendus dans les fermes sont délicieux !

Betty au Bennett Junior College de Millbrook (NY)

Que de passionnantes conversations avec Betty pendant une semaine ! 

Beautiful Betty à Montricoux (82)

Un jour nous avons parlé de la formation de Betty qui, après le bac, a été tournée vers des études majoritairement artistiques. Elle fut une des très rares jeunes filles de couleur à avoir été formées au Bennett College de Millbrook qui dispensait un enseignement pour les « jeunes filles de bonne famille » autour de la littérature, les sports, les langues étrangères et tout un éventail de disciplines artistiques : danse, dessin, stylisme, musique, etc. Environ 200 jeunes personnes vivaient ensemble dans ce grand établissement, ainsi que le personnel enseignant. Pour info, cela faisait juste 2 ans que les jeunes filles noires pouvaient s’y inscrire et elles étaient 3 en 1969.

Publicité pour cette école privée très chic !

Elle y entra en 1969 et passa deux années très intéressantes. Le stylisme de mode était sa matière favorite. Hélas, en sortant de ces études, Betty se rendit compte qu’en 1971, il n’y avait pas de place pour une styliste noire à New-York City. Elle fit alors d’autres études qui la menèrent finalement à un Master d’éducation pour enfants handicapés, des années d’enseignement puis un poste de Proviseur. Et c’est quelques années avant la retraite qu’elle apprit l’art du pine cone quilt, revenant à son amour des couleurs et des formes !

Bennett Junior College à Millbrook, installé depuis 1907 dans cette demeure bâtie en 1890.
Grande bâtisse faite de moellons et de shingle en cèdre dans le style Queen Anne, Halcyon Hall, ancien hôtel de luxe avec ses 200 pièces, est imposant. 
Pendant des décennies, on y pratiqua le golf, l’équitation, le tennis, l’escrime, etc. Un esprit sain dans un corps sain !
Cours d’escrime au début du XXe siècle
Le studio d’art, au début du XXe siècle

Betty a de drôles de souvenirs de ces deux années à Bennett College, comme celui d’un festival de musique dans le comté voisin où elle passa la journée du 15 août 1969 ; elle et ses copines ne se rendaient pas compte qu’elles étaient à un endroit qui deviendrait absolument mythique : le festival de Woodstock !!

Betty ne s’est jamais reconnue sur une de ces légendaires photos… On le comprend, trop de monde !! Le temps exécrable (voyez le sol boueux) n’a pas empêché 500 000 jeunes (au lieu des 50 000 prévus) de vivre intensément « ces jours de paix et de musique », slogan des organisateurs. Le Gouverneur de l’Etat de New-York prononça l’état de zone sinistrée dès le 2e jour de concert, tant les dégâts étaient importants. Ce n’était d’ailleurs pas à Woodstock, mais sur le terrain d’un fermier de Bethel à 75 km de Woodstock… C’est drôle comme l’Histoire charrie des inexactitudes à la pelle !

Qu’est devenu le Bennett College de l’Etat de New-York ? C’est là que la nostalgie s’installe… En 1978, en raison de trop de travaux pour rétablir un chauffage décent et autres rénovations urgentes tous azimuts, des comptes dans le rouge et un manque de modernisation de l’enseignement (non-mixité, programmes vieillots…), l’établissement ferma définitivement ses portes en 1978. Des projets avortés de vente, une explosion du système d’eau un jour de grande chaleur et voilà ce bâtiment abandonné à la vigueur de la nature et aux dégradations de quelques visiteurs peu respectueux. 

Studio d’art à l’abandon (photo Sébastien Barré)
Photo Sébastien Barré/Flickr
Photo Sébastien Barré/Flickr
Photo Andy Milford
Photo Andy Milford

L’ensemble de l’établissement s’étalait sur près de 9 hectares, mais c’est toujours le Halcyon Hall qui retient surtout l’attention.

Sur certains blogs on met en avant des phénomènes paranormaux comme les fantômes de jeunes femmes qui s’y suicidèrent… des explorateurs de lieux abandonnés s’y donnent rendez-vous… Les photographes se succèdent, avec ou sans autorisation… Ce College fascine encore plus à l’état de ruine ! La dégradation est arrivée à un point de non-retour. Plusieurs fois, on projeta de raser le bâtiment, mais il reste encore debout. Pour combien de temps ?

Et pour des centaines de femmes comme Betty qui passèrent quelques années dans ce College, cette vidéo fait battre le cœur plus fort.

Cliquez ici si cela ne fonctionne pas sur la photo. Chanson « This used to be my playground » (C’était mon terrain de jeux) est chanté par Madonna, ici paroles et traduction.

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Plusieurs personnes, trois en fait, m’ont demandé comment Betty vivait sa condition de femme noire aux Etats-Unis. C’était une curiosité saine, pour combler une connaissance superficielle du sujet. En raison de mon amitié si sincère pour Betty d’une part et ayant étudié des sujets cousins (à l’université d’Abidjan : Littérature de l’Afrique de l’Ouest et Histoire de l’esclavage vers l’Amérique) je me permets de répondre.

Betty est plus diplômée que la plupart d’entre nous, elle fait partie des personnes qui, par leur intelligence, l’éducation dispensée par leurs parents et leurs immenses qualités propres, ont fait leur vie dans la classe moyenne aisée. Surtout, loin de nier ses origines, Betty a appris à connaître en profondeur ses racines, elle est allée en Afrique de l’Ouest (Sénégal et Nigeria), elle a étudié les Arts Africains et Afro-américains, elle a constitué une collection que lui envieraient de nombreux musées. Elle sait donc la valeur de son héritage et n’a aucun complexe vis-à-vis de personnes bêtement racistes. Dans l’amitié et dans l’amour, les esprits se rencontrent et communiquent quelle que soit la couleur de la peau… Tout n’a pas été facile dans sa vie de femme noire, loin de là, mais elle a toujours eu la force de positiver. Dans sa famille aussi, de génération en génération les femmes ont été fortes, solaires, elles ont entretenu des connaissances spirituelles qui leur donnent un état d’esprit combatif ! 

Voir aussi cet article : quelques jours après sa parution, Betty m’écrivait pour la première fois grâce à LeeAnn Decker !

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Betty a aussi des talents de guérisseuse, connaissances et sensibilité héritées de sa grand-mère maternelle de Caroline du Sud et ses ancêtres plus lointaines. Ce quilt, fait avec amour pendant que son mari subissait une opération à cœur ouvert, accéléra selon elle la convalescence de Smitty, tel un Soleil aux rayons bienfaisants. N’est-ce pas follement touchant ?

Après cet article très personnel, nous reviendrons aux vacances de Betty et Smitty en France avec de belles rencontres : plus d’une centaine de quilteuses occitanes !

I miss you so much Betty, tu me manques tant !

Sylvothérapie

Hier j’ai arpenté les rayonnages d’une librairie toulousaine, Ombres Blanches. Quelle ne fut pas ma surprise de voir l’envahissement des livres sur la sylvothérapie ! A-t-on besoin de tant de mots, d’encre et de papier pour savoir que se promener en forêt fait un bien fou ? J’ai la grande chance d’habiter à l’orée d’une forêt et c’est une évidence qu’après une balade, sportive ou contemplative, quelle que soit la saison, je rentre heureuse et en paix avec le monde et moi-même.

J’ai une autre sylvothérapie, c’est passer du temps avec mon amie Sylvie, ma Vive qui me donne toujours le sourire, mais c’est une autre histoire…

Bien sûr je me suis précipitée l’année dernière sur le livre-événement d’un garde-forestier allemand qui a détaillé les connections extraordinaires entre les arbres (La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben). J’ai feuilleté récemment celui d’un Japonais qui, sûrement à juste titre, revendique l’art et la science des bains de forêt dans la tradition japonaise, j’ai jeté hier un œil sur tant de livres qui parlent de l’énergie que nous procurent les arbres… Oui, d’accord, mais cela m’est tellement évident que je n’ai acheté aucun de ces ouvrages.

Mais aujourd’hui, c’est différent…

Je fais pleinement confiance à ce monsieur pour me guider à la découverte d’histoires d’arbres et de forêts extraordinaires. Ses expériences professionnelles multiples lui donnent l’expertise pour associer art, science, culture et environnement. J’espère trouver en lui l’émerveillement de la nature tel que je l’ai découvert avec les livres de Jean-Marie Pelt il y a plus de trente ans.

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Son livre est richement illustré par Lucille Clerc :

Alors j’ai commandé ce livre, paru hier en Grande-Bretagne (et aux USA, mais aussi en Allemagne… pas encore en France malheureusement).

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Illustration Lucille Clerc

Pourquoi tant de confiance en ce monsieur ? Eh bien, ça fait un peu midinette (beaucoup ? bon d’accord), mais Jonathan Drori est le mari de ma romancière préférée, Tracy Chevalier ! Alors je fonce, pleine de confiance !

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La page FB de Jon Drori est pleine de photos fabuleuses et d’extraits du livre qui excitent ma curiosité ! Ici la forêt de Sibérie, qui me rappelle mon livre préféré de Sylvain (prénom prédestiné) Tesson, Dans les forêts de Sibérie.

Je vous en donnerai des nouvelles… En attendant, je vous remontre ces quelques quilts sur ce thème, en gardant la certitude qu’on ne perd jamais son temps en faisant du patchwork ou en se promenant en forêt !

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Mon Arbre de Vie Vert reste un de mes quilts préférés…
mais aussi cette forêt automnale déstructurée au clair de lune…
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J’aime les quilts avec des arbres… même en dos de quilt !

Dames aux éventails

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Femme à l’éventail, Gustav Klimt, 1918. Son dernier tableau (inachevé), avant de succomber à la grippe espagnole. Le centenaire de sa disparition est célébré cette année à Vienne (Autriche).

Naguère les élégantes sortaient rarement sans leur éventail. Ici dans le Sud-Ouest, l’été, certaines femmes renouent avec cette habitude perdue au cours du 20e Siècle, celui du progrès où l’on misait plutôt sur la climatisation. Pourtant, agiter un éventail est si simple, écolo, efficace… et gracieux !

Jeudi dernier à Balma, la délégation France Patchwork 31 nous a invitées à une conférence extraordinaire sur les éventails. Nous avons appris leur extrême ancienneté, admiré la variété des styles et matières,  découvert leur lexique aux mots étranges, leur langage et tant d’autres choses ! Leur raffinement, leur beauté fragile ont conquis tous les cœurs.

Les intervenants,  Madame Yvette Ferran et son frère Jean Bisson, ont tout au long de leur vie collectionné des éventails de toutes sortes, de toutes époques, de tous lieux. Leur grand-mère et arrière-grands-parents étaient éventaillistes chez Duvelleroy ! Avec passion et non sans humour, ils nous ont fait aimer pour toujours ces petits objets qui allient l’utile à l’agréable. Je ne vous dévoilerai pas tout ce que nous avons appris mais je peux vous montrer quelques exemples de leur fabuleuse collection :

L’après-midi, nous avons bien sûr abordé le bloc de l’éventail, que chaque membre de la délégation avait déjà décliné avec de belles idées !

Bravo et merci pour cette très belle journée printanière, où nous avons pu aussi admirer de nombreux quilts sur le thème des fleurs :

Je voulais faire des photos de chaque quilt, mais je n’ai pas eu le temps 😉 J’ai tellement apprécié retrouver les amies sans me soucier de l’intendance…

Les deux Arbres de Vie de Caohagan vous seront montrés de près dans quelques jours, le temps d’en faire de belles photos.

Heureux printemps à tous !

Une idée du paradis

Chacun a son idée du paradis.

Katsuhiko Sakiyama, ancien directeur japonais d’une maison d’édition de livres de voyage, trouva son paradis un jour de 1986, lors de vacances aux Philippines consacrées à la plongée sous-marine. Une île aux 2 km de plages, vierge de toute pollution, était en vente. Désireux de conserver ce bijou, il l’acheta.

L’interminable plage de sable blanc permet de longues baignades. C’est l’île de Caohagan (ou Khao Hagan), dans un archipel corallien des Philippines.

Cette île était habitée, 330 personnes y vivaient en quasi-autarcie, presque sans monnaie. Les premiers contacts entre les habitants et M. Sakiyama se firent dans la simplicité et un immense respect  commun pour la vie telle qu’elle est organisée dans cette petite île, complètement en symbiose avec la nature. Lui-même évoque la puissance de Kami dans ce lieu privilégié. Kami, c’est l’esprit divin, les forces de la Nature dans la religion shintoïste, base de la mythologie japonaise. Si, d’après les statistiques, les gens de cette île sont parmi les plus pauvres de la planète, ils ne sont certainement pas les plus malheureux. Il y règne une idée simple, vivre heureux en étant une part de la Nature, tout simplement.

Les maisons sont faites avec les matériaux qu’on a sous la main… comme naguère chez nous.

Il ne fallait surtout pas casser cette symbiose, mais il fallait tout de même apporter des possibilités de soins, d’éducation pour la population. De même tout a été fait pour protéger les récifs coralliens, la pérennité de la pêche locale qui nourrit les habitants. Le couple Sakiyama y a fait un remarquable travail de conservation de la nature avec des ONG, en concertation avec la population naturellement.

Le tourisme raisonné est une des ressources de l’île, mais aussi, pour le tiers, la vente de… quilts ! C’est bien sûr la raison de ma présentation de cette île…

A Caohagan, la population est montée à environ 600 personnes parmi lesquelles 120 quiltent 

M. Sakiyama est marié à une styliste et quilteuse, Junko Yoshikowa. J’ai eu le grand honneur de discuter avec eux à Sitges, où étaient exposés de nombreux quilts venus de l’île de Caohagan.

Photo prise par LeeAnn dans d’autres circonstances, car j’ai rencontré ces deux charmantes personnes, Junko Yoshikowa-Sakiyama et Katsuhiko Sakiyama  séparément… A chacun son tour de permanence à Sitges !

Au début dans les années 1990, Junko montra à quelques femmes le travail de patchwork avec des gabarits. Peine perdue, cela n’intéressa pas grand monde. Mais elle avait laissé les tissus et lors d’une autre visite, elle se rendit compte que certaines avaient commencé à couper des formes spontanées issues des modèles qu’elles avaient autour d’elles : les arbres, les fleurs, les poissons, les maisons, les chats, les chiens… Junko les encouragea à poursuivre, les aida techniquement… et les quilts de Caohagan sont nés !

(photo de ce blog)

Chacun de ces quilts est unique au monde, il est fait sans plan ni gabarit et toujours à la main. Seul le biais de finition est cousu à la machine, puis fermé comme nous à la main. La plupart des tissus proviennent de Cebu, la 2e plus grande ville des Philippines (après Manille), lieu d’arrimage de Magellan en 1521.

Ces quilts sont créés artistiquement, avec audace, dans un esprit de représentation de leur environnement, avec un sens naturel d’association des couleurs, tel qu’on l’apprend en observant la nature. Les quilts ne sont pas droits ? Et alors ? La nature est-elle faite de lignes droites ?

Les quilts de l’île Caohagan présentés à Sitges cette année m’ont enthousiasmée. Je n’avais pas eu la chance de voir l’exposition de Nantes en 2012, c’était donc une découverte.

A Caohagan, des hommes quiltent également.
A peine finis, les quilts sont lavés dans l’eau de mer : le sel fixe les couleurs. C’est un geste important, une sorte de baptême du quilt fini. Ensuite ils sont rincés à l’eau claire. On peut laver les quilts de Caohagan à la machine à laver.

Ils m’ont rappelé les quilts afro-américains, si libres, mais aussi les quilts européens et américains du passé, ceux dont parle avec talent Christiane Billard dans Les Nouvelles n°136, celui qui vient de sortir.

Quilt anglais du 19e siècle : la quilteuse (inconnue) y a appliqué tout ce que son imagination lui dictait, avec les tissus qu’elle avait. Musée V&A, Londres.
Ce quilt d’Harriet Power est un important témoignage de la culture afro-américaine. Il a été acheté par le Museum of Fine Arts de Boston. En voici une description détaillée.

Junko et son mari sont devenus les ardents représentants des artistes de cette île, en exposant et vendant les quilts dans le monde entier. A l’exposition de Sitges, j’y ai trouvé mon bonheur, mon mari et moi avons acquis deux quilts présentant chacun un Arbre de Vie, un de mes thèmes préférés. Je serai ravie de les montrer à notre Journée de l’Amitié départementale la semaine prochaine (le 29 mars à Balma, organisé par la délégation France Patchwork 31 et le club de patchwork de Balma). L’un est fait par Narda, l’autre par Akang. Sans les connaître, j’ai tellement envie de les remercier ! Admirer leurs quilts est un pur bonheur. Je réserve la primeur à mes amis de Haute-Garonne, mais promis je les montrerai ensuite sur ce blog ! 

Photo Judy Schwender

Une île où l’on vit simplement tout en faisant des quilts, n’est-ce pas une idée du paradis ?

Les photos sans source sont du site Caohagan.com.

 

Une croisière et du patchwork : le bonheur !

C’est devenu très banal aux Etats-Unis, cela arrive en Europe : une croisière couplée avec notre activité préférée, des stages de patchwork on bord !

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La plupart des renseignements sont sur l’affiche. Je retiens surtout que les professeurs sont :

Tous les détails de cette croisière (itinéraire, conditions, prix) se trouvent en suivant ce lien : http://www.croisiere-patchwork.croisiland.com/

Exceptionnellement, les commentaires sont fermés, merci de contacter l’agence pour de plus amples renseignements.

Faites de beaux projets !

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Ours de Cyriaque
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Quilt de Gabrielle Paquin
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Quilt de Sheila Frampton-Cooper
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Pojagi de Maryse Allard

 

Je suis fan de ma Marmite Norvégienne !

La Marmite Norvégienne est un principe de cuisson millénaire : on porte à feu vif puis on laisse cuire sans feu ni flamme, simplement en calfeutrant, protégeant, isolant le contenant dans une caisse pleine de foin, dans le lit sous des couvertures, etc. On connaît le principe du thermos qui garde au chaud, ici on utilise l’isolation pour maintenir assez chaud pour poursuivre longtemps la cuisson. La Marmite Norvégienne, ou caisse à cuire, était très populaire au début du 20e Siècle puis de nouveau dans les années 40, mais aussi en continu dans les campagnes.

Publicité parue en 1917 dans Le Pays de France, Etats Généraux du Tourisme
Affiche pendant la Grande Guerre

Maintenant qu’on souhaite réduire sa consommation d’énergie, la Marmite Norvégienne revient à la mode. Elle a une fervente avocate francophone : Mireille Saimpaul, alias Cerise.
Toute l’histoire de la cuisson en MN, liée à l’économie domestique à travers les âges, est racontée d’une façon absolument délectable dans ce livre :

Il est malheureusement épuisé, mais l’auteur est généreuse et nous l’offre en PDF, avec l’espoir d’avoir en retour un commentaire sur son blog ou un don. Bien sûr, cet article va lui être signalé.

Autre livre de Cerise, je viens d’acheter l’avant-dernier exemplaire sur Amazon :

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Des astuces pour aménager sa cuisine très simplement, en évitant la plupart des appareils électriques… Vers une sobriété heureuse… avec du temps et quelques efforts quand même !  Je ne suis pas prête à me séparer du lave-vaisselle comme Cerise… Je finis de le lire et le passe ensuite à ma fille !

De nombreux bricoleurs font des caisses isolantes, d’autres utilisent des anoraks ou de vieilles couettes pour entourer leur cocotte… Je n’étais pas prête à ça.

Réseau social des Colibris, Faire sa part : cocotte bien protégée par des galettes de chaise dans un sac de courses.
Cuiseur sans flamme à bricoler, avec comme isolant du foin. C’est la pratique la plus populaire chez nos amis anglophones.
Futée, la boîte en carton avec isolant en paille de Nadine

En revanche, ceci m’a attirée :

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Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Ces Marmites Norvégiennes ont été conçues par mon amie Chantal, une Abeille de la Ruche des Quilteuses (voir Bee Chantal). Elles sont belles et parfaitement opérationnelles. Chacune a un socle isolant en liège, un épais matelas isolant en chanvre et une belle housse déhoussable & lavable en coton. Elle appelle joliment sa création une Mijot’in. Avant ma commande, j’ai eu la chance de pouvoir tester si mes cocottes préférées entraient dans sa « petite taille » : oui, sans problème !

Pour utiliser une Mijot’in, il faut avoir une cocotte à couvercle qui rentre dedans !! Ces deux-ci sont parfaites, l’une en inox, l’autre en fonte. Sinon, il faut une casserole à manche amovible… toujours avec un couvercle bien adapté. Chantal propose deux tailles, j’ai la plus petite, la plus grande étant pour les grands faitouts.

Un petit tour dans mon atelier pour chercher le tissu que je voulais (privilège d’être amie avec Chantal !) et je lui commande en décembre ma Mijot’in en tissu Andover de Renee Nanneman, collection French Farmhouse de 2009, dans lequel je n’arrivais pas à couper tellement je l’aimais ! Chantal l’a terminée à temps pour que je la reçoive en cadeau à Noël. La voici sur le quilt fait en octobre dernier pour Les Nouvelles (modèle dans le n° 135) :Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des QuilteusesJ’ai commencé timidement à l’utiliser, difficile de prendre de nouvelles habitudes. Mais à présent, un bon mois plus tard, je l’utilise quotidiennement et je suis réellement conquise, la Mijot’in n’a que des qualités comme toute MN bien conçue. Je craignais l’encombrement, mais elle est si belle qu’elle reste bien en vue dans la cuisine 🙂

Les couturières, quilteuses, bricoleuses (mettre aussi bien sûr au masculin) peuvent se créer leur propre Marmite Norvégienne : une fois qu’on a compris le principe, les possibilités sont infinies et les exemples foisonnent sur internet pour s’en faire une sans trop dépenser.  Mille détails dans le blog et le livre de Mireille Saimpaul.
Pour moi l’esthétique compte autant que l’efficacité. Les Mijot’in de Chantal sont de conception, de matières premières et finitions parfaites, cela a un coût que je trouve parfaitement justifié.

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses

Vous pouvez voir les réalisations de Chantal en vente sur son blog et la contacter: voir contact. Elle participe à des expos-ventes autour de Toulouse sous le nom de Couleurs Bobines.

Mijot'in de Couleurs Bobines sur la Ruche des Quilteuses
Mijot’in utilisée quotidiennement !  Je pense à Chantal avec gratitude chaque jour…

 

La Lune Bleue cette nuit

Cette nuit, si nous avons un ciel dégagé, nous pourrons voir la pleine lune, qualifiée de super-lune bleue de sang (Sciences & Avenir) ! En résumé, la lune sera très proche pour tout le monde sur Terre (grosseur et brillance), nous sommes dans une année de 13e Lune (lune bleue = lune rare) et elle sera couleur sang pour beaucoup de monde en raison d’une éclipse totale de la Lune… mais non visible en Europe.

© LAURENT THEILLET / SUD OUEST : prise au Pont-de-Pierre à Bordeaux le 4/12/17

On redécouvre les noms des pleines lunes attribuées naguère par les civilisations proches de la Nature. Les Américains ont traduit les noms donnés par les Amérindiens, ce qui donne par exemple ceci :

Si la Lune a des effets incontestés par les scientifiques (les marées), d’autres font partie des croyances profondément ancrées dans l’imaginaire, et surtout liés aux femmes. Vrais ou faux peu importe, ces liens supposés font rêver et titillent la créativité ! Hier j’ai vu un quilt parfaitement adapté à aujourd’hui :

Lunes d’Hiver, de Monique, blog Il était une fois des points comptés

J’ai plusieurs fois aimé faire figurer la pleine Lune, comme ici :

La Lune Blanche, Katell

Et ici, un quilt que j’aurais pu appeler Les Lunes de Brocéliande :

Forêt de Brocéliande, Katell

Il existe une multitude de quilts artistiques sur la Lune, par exemple celui-ci d’Helen Knott, très japonisant :

De la même artiste, Le Chant à la Lune :

Moonsong, Helen Knott

Un de mes préférés dans ce style reste les Météores (qui ne sont pourtant pas des lunes…) de Sophie, Luna Love Quilts :

Météores, Sophie Zaugg

Mais connaissez-vous le bloc de La Lune sur la Montagne (Moon over the Mountain) ?

 Moon over the Mountain, Quiltscape de Rebecca Barker

Il peut donner ceci en variantes modernisées dues à Jean Wells :

Brenda Gael Smith
Rebecca Rohrkaste
Moon Over The Mountain par Robin Halprin, quilté par Kathy Ritter. Photo de ce blog

A vous de jouer !

Mais tant d’autres quilts sont aussi sur le thème de la pleine lune ! Ce sera pour une autre fois… En attendant vous pouvez replonger dans l’univers poétique de Valériane qui peint si bien la Lune :

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Moutons sous la Lune, Valériane Leblond

 

 

 

 

 

Le plus grand pojagi du monde !

Après les belles œuvres raffinées de Maryse Allard, jetons un œil sur un pojagi cousu par plus de 1 700 personnes en quatre mois :

L’effet vitrail est saisissant ! Ce géant fut initié et organisé par Youngmin Lee, spécialiste du pojagi, vivant actuellement en Californie. C’est le plus grand pojagi du monde, validé par le Guinness Book des records. Il mesure plus de 20 mètres carrés…  Il date de 2014, cousu par beaucoup de néophytes, mais l’enthousiasme a permis sa réussite !

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Les débuts, photo Youngmin Lee, artiste de pojagi

J’adore les projets plus grands que nous !
Bonne journée, Katell

 

 

Faire des ronds pour les princesses

La vie des princesses est souvent bien moins belle qu’il n’y paraît. Le film l‘Echange des Princesses, actuellement en salles, le rappelle, elles n’étaient que des pions sur l’échiquier politique.

Qui a vu ce film?

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Des ronds pour des princesses !

En ce mois de janvier à la météo agitée, on est bien au chaud à faire ce qu’on aime, agiter nos doigts manipulant fils & étoffes, et peut-être même dentelles & falbalas ! L’occasion nous est donnée par Joëlle Vétillard qui attend nos ronds pour faire des robes de princesses, mais pour d’heureuses princesses de conte de fées, des princesses déambulant gracieusement dans un château au fin fond du Tarn…

Journée costumée à Lacaze en septembre dernier.

Il est certain que Joëlle va encore nous étonner, nous nous interrogeons toutes sur le résultat final dévoilé le 24 juin ! Si vous avez oublié de quoi il s’agit, cliquez ici pour relire les instructions. C’est facile, ludique et c’est une belle chaîne de créativité.

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Exemple de rond noir.

Je suis très heureuse que le club de Colomiers se mobilise en organisant fin janvier une journée entière d’atelier réservée à la couture des ronds de princesse ! Ce sera un beau moment de convivialité. A votre tour, vous pouvez proposer à vos amies de club quelques heures de mise en commun des tissus et petits accessoires – rubans, boutons perles, dentelles, et bien plus si vous avez l’audace des artistes textiles – organisés en trois couleurs :
blanc et blanc cassé,
jaune, or et ocre,
noir et presque-noir.

Attention, il faut les envoyer à Joëlle à la mi-février au plus tard !

Wanted ! Qui dit défilé dit mannequins… Joëlle recherche des mannequins, taille 34 à 44, pour le défilé du dimanche 24 juin au Château de Lacaze. La contacter par ici !

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Ronds, Cercles & Bulles

A propos de ronds, cercles et bulles : c’est le nouveau défi pour l’année 2018 dans le groupe Quilt contemporain & Art textile sur Facebook. Les idées fusent déjà, il n’est pas trop tard pour vous inscrire et participer… ou juste admirer ! Voici quelques idées rien que pour vous :

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Fair & Square, yoyos modernes de Rachael Daisy
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Kellie (Flickr)
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Circumspect de Melissa Tweedel, vu chez Emma
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Les Pois de Colette (Quiltmania)
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Quilt de Kathy Doughty, des assiettes de Dresde transformées en fleurs
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Merveilleux quilt de Sophie pour France Patchwork !
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Encore Sophie…
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… Toujours Sophie !

Vous connaissez sûrement une princesse – vous peut-être ! – qui aimera un quilt de ronds, cercles et bulles ! Alors joignez-vous au challenge !…

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