Sur un air de calypso…

Le film est bien La Petite Sirène, sorti fin 1989 aux USA, qui s’inspire bien sûr du conte de Hans Andersen de 1836. Il est paru en France fin novembre 1990, pour les fêtes de Noël !

Et la chanson est interprétée en français par Henri Salvador, avec son inimitable accent des Caraïbes… et celui qu’on entend lui faire la réplique est Carlos. Tous deux disparus, en effet cela nous fait remuer des souvenirs.

Les plus rapides à répondre sont :

Mony pour avoir cité La Petite Sirène

et

Evelyne Galindo pour avoir su que Henri Salvador doublait Sébastien le Crabe dans ce film… et chantait Sous l’Océan !

Si la chanson vous trotte dans la tête pour le reste de la journée, allez-y, chantez, c’est bon pour la santé !

D’autres quilteuses vous font gagner des invitations ces jours-ci. Mais le plus important, c’est de nous retrouver à Nantes et fêter Down Under avec les Australiennes, les fonds sous-marins… Quel programme !

Pour l’Amour du Fil, Down Under

On reprend les bonnes habitudes,
avec le Salon de Nantes en avril !

Vous le savez, des quilteuses australiennes sont souvent mises en lumière par Quiltmania. Ce sera encore plus le cas cette année avec l’édition Pour l’Amour du Fil 2022 qui leur est consacrée !

Tous les renseignements se trouvent par ici :  https://pourlamourdufil.com/

Il est encore temps de préparer votre séjour à Nantes, profitons de la vie !

Que veut dire Down Under ? J’avais appris cette expression avec Rachael Daisy, quand j’avais préparé une interview d’elle pour Les Nouvelles de France Patchwork (n° 132, juin 2017). Vous connaissez sûrement cette artiste qui, deux ans plus tard, écrivit un superbe livre, Whizz Bang !, éditions Quiltmania, revisitant la technique des pine cones avec sa fantaisie et son talent unique !

C’est simple, quand on regarde un planisphère, la plupart du temps centré sur l’Europe, l’Australie se trouve tout en dessous, en bas à droite sous toutes les autres terres, down under ! Down Under est ainsi devenu le surnom de cette île-continent.

Un planisphère centré sur la Chine, l’Empire du Milieu, donne une position plus centrale à l’Australie et une Europe insignifiante : tout est question de perspective… ou d’intention politique, économique… Les cartes parlent !

J’aurai le grand plaisir de vous accueillir au Salon avec des amies quilteuses-blogueuses le mercredi 20 avril, au Coin des Blogueuses. J’apporterai deux quilts de La Ruche, deux ouvrages faits en commun sur le thème Down Under… mais avec une autre signification, celle des dessous de l’océan !

A présent, vous comprenez mieux l’illustration de l’affiche !!

Ces deux quilts sont encore « en cours » et je souhaite bien sûr en garder la primeur pour les visiteurs du Salon. Ce que je peux vous dire, c’est qu’ils sont tous deux complètement inspirés d’une artiste que j’aime beaucoup, Bernadette Mayr, dont je vous présenterai le nouveau livre très prochainement.

Sous l’Océan…

J’ai deux invitations à vous faire gagner pour entrer au Salon le jour de votre choix, et pour vous départager, j’ai deux questions :

Dans quel film, sorti en V.O. en 1989 et en 1990 en français, entend-on la chanson « Sous l’Océan » ?

Quel chanteur interpréta la première version de cette chanson en français ?

Ne répondez qu’à une seule question !!! Le premier qui aura la réponse de l’une ou l’autre recevra son invitation par mail (invitation électronique). Les gagnants seront proclamés dès cet après-midi !

Bonne chance,
et merci de ne jouer que si vous pouvez aller au Salon !
Katell🐬🐡🐠🐟🦐🐙🦞🦀

Mola de Fumiko Nakayama, le monde sous-marin…

Souvenirs inattendus

En farfouillant sur internet, je suis tombée une photo de moi que je ne connaissais pas, elle fait partie d’un dossier fait par la Banque Populaire Occitane… Je me fais un plaisir de vous transmettre ici les meilleures pages, celles sur le petit monde du patchwork ! C’est le résultat d’une interview d’un journaliste très sympathique lors du Salon des Loisirs Créatifs de Toulouse en 2017, mais je n’avais jamais vu le résultat… Au cours de notre longue conversation, je me souviens lui avoir donné le nom de Jacqueline Fischer qui défend si bien le statut de quilteuse, il a fait de tout cela un article vif et engagé :

Je suis très satisfaite de constater que je ne dirais plus la même chose aujourd’hui sur deux points. Depuis 2017, les quilteuses françaises se sont presque toutes affranchies des diktats de la première heure (« il FAUT assembler à la main et quilter avec les plus petits points possibles, sinon ce n’est pas du vrai patchwork » par exemple) et surtout, la joie de la créativité s’est largement répandue !

Cerise sur le gâteau, une interview de Sheila Frampton-Cooper, où j’avais joué le rôle d’interprète sur le vif.

Internet n’oublie rien, cette fois-ci pour le meilleur !

Sheila vivait alors en Provence, elle a depuis déménagé pour se rapprocher de sa famille, en Californie. Heureusement, grâce à internet, nos liens d’amitié ne sont pas rompus !

Souvenirs !…

Bonne journée et à bientôt pour rêver aux cieux étoilés…
Katell

Salon en terre occitane

Pexiora, un nom exotique, presque étrange… Nous sommes en terre occitane et son nom, Puègsiuran, a été interprété avec fantaisie ! C’est un nom qui circule entre brodeurs et brodeuses, quilteurs et quilteuses, et les exposants savent que les places sont limitées et donc difficiles à obtenir…

Où est-ce ?

Au milieu !

Qui vient ?

Beaucoup de beau monde !

Ce petit Salon local devenu grand se passe dans la Salle des Fêtes du village et on ne peut pas pousser les murs. Mais c’est si chaleureux ainsi !

Cela se passe la semaine prochaine, jeudi, vendredi et samedi.
Allons-y nombreux !

À l’infini ∞

Une joie infinie nous habite dès lors que nous nous retrouvons, nous amies quilteuses. Je ne peux établir aucune hiérarchie entre mes rendez-vous avec vous, ils se sont succédés et partout, les sourires, avec ou sans masque, réchauffaient les cœurs.

J’ai déjà évoqué le week-end enchanteur à Lacaze en juin, la magie de l’exposition des quilts météo au Val d’Argent, tout évoquait un état surnaturel tellement nous avions été privées de rencontres…

J’ai eu la chance ensuite de pouvoir aller à Nantes Pour l’Amour du Fil avec Kristine, où nous avions rendez-vous avec Annie et Cécile :

Nous sommes ici au Coin des Blogueuses. On le voit, le Royaume-Uni était à l’honneur, avec les drapeaux en banderole ! Le blog de Cécile montre toutes les expositions, un enchantement !

Quelques jours après, mon premier stage depuis janvier 2020, dans un endroit idyllique : Arcachon !

Le patchwork créatif et improvisé a enthousiasmé les adhérentes de FP33-47 ! Une belle équipe réunie par Nadine Meyssonnier, l’envie de devenir amie avec chacune d’entre vous, Mesdames… Merci pour ces journées que vous avez ensoleillées tout autant que le cher vieux Soleil !

Il y eut ensuite le Salon des Tendances Créatives de Toulouse, à l’invitation complètement inattendue pour cette année — nous n’avons pris la place de personne, nous avons rempli l’espace ! Pour la première fois, outre un nombre relativement élevé de femmes, plusieurs hommes ont manifesté leur envie de commencer le patchwork… mais de façon créative et indépendante. Attendons quelques années, nous verrons peut-être surgir leurs ouvrages !

Enfin, last but not least (le dernier mais pas le moindre), ces derniers jours ont été intenses avec le Festival de Ménigoute (79), qui réunit chaque année 30 000 passionnés de Nature. Pour la première fois, j’y étais, grâce à un bon concours de circonstances… La bonne étoile des quilteuses ⭐ nous a réunies, c’était le rêve de Marmotte Rousse…

Exposition de Béatrice Bueche, avec Michelle Braun et Marmotte Rousse : quand les Alsaciennes viennent dans le Sud-Ouest, ça fait des couleurs sur les murs et du bruit dans les couloirs !

Tout le monde parlait de cette exposition : mais oui, c’est du tissu !! Nous étions entourées de personnes habituées aux circuits des arts habituels (dits majeurs…) et cet art textile les a enthousiasmées au-delà de ce qu’on peut imaginer. Le stand ne désemplissait pas, beaucoup de personnes venaient et revenaient… surtout des hommes ! Le talent de la solaire Béatrice a touché le cœur du public, rêve réalisé et mission accomplie.

Nous avons eu le temps d’avoir de très belles conversations et de grands éclats de rire toutes quatre. Nous avons aussi parlé de ce qui nous anime, et aucun téléphone ni écran n’aurait pu remplacer ces échanges cœur à cœur et les yeux dans les yeux.

Même si l’éclairage était parfait pour le public, mes photos faites au smartphone ne rendent pas du tout justice à la féerie de chaque tableau de Béatrice Bueche.

Et samedi dernier, c’était notre première JA post-Covid en Charente, à une bonne heure de Ménigoute. Revoir Corine, la déléguée FP16, m’a fait un immense plaisir, nous qui nous croisions depuis des années, juste pour quelques instants ! Enfin, nous avons passé une journée ensemble, même si nous étions chacune bien occupées. Le club de Ligné offre une très belle salle aux murs de pierres claires, une splendide luminosité… et la joie se lisait sur chaque visage. Nous avons tellement vécu dans l’instant présent que nous n’avons même pas songé à faire une photo de nous ensemble…

Samedi dernier, j’ai embarqué les adhérentes FP dans un voyage dans l’espace et le temps, à la rencontre des Amérindiens, les premiers peuples de cet immense continent. J’ai notamment partagé mon admiration pour la peintre canadienne Leah Dorion.

Le symbole de l’infini se trouve souvent sur ses tableaux, tout comme d’autres signes symboliques qui signifient beaucoup pour les Peuples Premiers.

Les liens tissés avec toutes ces personnes rencontrées après les épreuves dues au covid sont l’éclatante preuve que nous sommes des êtres sociaux et que la bienveillance fait un bien fou ! Au contact des autres, nous nous épanouissons de nouveau, telle une plante déshydratée après une pluie salvatrice.

L’infini chez les Métis

La peintre Leah Dorion est Métisse, mais pas exactement dans le sens où vous le comprenez. Les Métis sont un peuple du Canada, ayant une part d’origine autochtone et une autre part française ou écossaise. Oui, des hommes français et écossais, marchands de fourrure, se sont assimilés en se mariant avec des femmes locales dans les années 1700 et leurs descendants forment une culture originale. Ils sont reconnus comme un des 3 peuples autochtones du Canada (les Amérindiens, les Inuits, les Métis).

Le drapeau métis est le plus ancien du Canada. Tantôt sur fond bleu (à l’origine pour les descendants français) tantôt rouge (pour les Ecossais), le signe distinctif est le symbole de l’infini, en blanc. C’est tout d’abord la réunion de deux cultures, européenne et amérindienne, devenues solidaires pour toujours et à jamais, à l’infini. C’est aussi le symbole de l’immortalité de ce peuple et cette culture, qui continue de lutter pour ses droits.

Le drapeau Métis existe depuis 1816, celui du Canada sous cette forme seulement depuis 1965 (oui !!)

A présent, le fond bleu représente officiellement tout le peuple Métis, et le fond rouge la part qui se trouve dans l’Alberta.

Vers l’infini et au-delà

Je viens d’apprendre que cette phrase, To Infinity and beyond, doit sa gloire à Buzz l’Éclair dans Toy Story !

La notion d’infini est à la fois mathématique, métaphysique et poétique. La première fois qu’on y est confronté, c’est quand on apprend à compter : 1, 2, 3… Mais cela ne s’arrête jamais !!

On peut regarder aussi regarder le ciel étoilé pour ressentir une idée de l’infini… ou cet escalier conçu en 1958 par Lionel Penrose (le père de Mr. Penrose de la Passacaglia !) :

On peut monter ou descendre à l’infini, sur un escalier « fini ». Nous sommes trompés par notre perception de la perspective…
Crédit photo Mathieu Nauleau

L’infini, c’est long, surtout vers la fin.

L’actualité nous a appris la semaine dernière que Mark Zuckerberg s’appropriait le symbole mathématique de l’infini comme sigle de son nouveau groupe. C’est signe de l’infinie ambition de ce groupe qui nous prépare un avenir fondé sur les relations virtuelles. J’ai tellement expérimenté la différence avec mes récentes rencontres « en vrai » que cela m’effraie ! Je crains aussi un monde où le wokisme serait roi. Etre woke, c’est être éveillé, en particulier pour le respect des différences, ce que je soutiens évidemment, mais cela devient une propension à régresser intellectuellement et socialement, préférant les segmentations, les divisions systémiques plutôt que l’acceptation de la différence et l’harmonie entre tous… ce qui est ma vision idéale du monde, le hozho des Navajos, ou l’utopie de John Lennon :

Tout le monde connaît cette chanson, vous pouvez lire ici les paroles traduites en français.

La part cachée du Monde

Vers l’infini et au-delà avec Meta, le nouveau nom du groupe Facebook, cela m’inquiète et m’amène à vous conseiller un livre édité dans une petite maison d’édition que j’aime beaucoup : La Mer Salée. Ils sont à Nantes et soutiennent l’idée utopique d’un monde audacieux, humaniste et écologique, en éditant des écrivains qui ne suivent pas les idées majoritaires. J’ai découvert cette maison d’édition avec Siècle Bleu, de Jean-Pierre Goux.

L’utopie est la vérité de demain.
Victor Hugo, Les Misérables (1862)

L’homme est fait pour rêver, c’est-à-dire pour combattre et non subir. Et surtout, l’homme est fait pour la poésie. Or, l’utopie est poétique. Et la poésie aura toujours raison contre le réalisme.
Jean-Christophe Grangé, Miserere (2008)

Soyons les moutons noirs du wokisme !

Quand le réchauffement climatique n’est plus une éventualité mais une réalité, on se demande dans quel monde nous vivrons prochainement. On sait aussi que la diversité de notre monde vivant se réduit de manière alarmante. Je viens de lire plusieurs romans et essais sur le sujet, et celui que je préfère vous présenter est La part cachée du Monde, d’Ève Gabrielle.

Devant mon quilt « Ensemble malgré tout » fait pendant le premier confinement, le livre d’Ève Gabrielle trouve sa place. Tant d’émotions dans ce livre…

Ce livre est partagé en deux, tout comme la France l’est par La Déchirure, une frontière réputée infranchissable, dans cette fiction du futur proche. Nous commençons par vivre avec Sienne et Vincent, sœur et frère, dans le monde du Nord où tout est désespérant. Greenlife – une sorte de Google ou Meta ? – s’est mis à tout diriger, à la suite de l’effondrement du système bancaire et du gouvernement. On étouffe, on gémit dans ce système où on gagne sa vie en ramassant les déchets de plastique de notre époque. Et bien sûr, un bracelet connecté nous surveille… Les habitants subissent la dure loi de la gouvernance numérique. Une vraie dystopie (fiction décrivant un monde utopique sombre).

Mais Sienne et Vincent réussissent à passer La Déchirure, la Frontière, pour aller à la recherche de leur grand-mère qui aurait, dans un livre de botanique en possession de Sienne, caché un moyen de sauver le monde. Ils découvrent en Aveyron un monde résilient, pas parfait, mais qui a surmonté les écueils majeurs du dérèglement climatique grâce au génie humain au service de solutions simples et futées. Ils sont woke, éveillés, mais dans le bon sens !! Un bel espoir dans cette partie utopique optimiste, qui fait la part belle aux relations humaines positives, à la créativité et aux talents de chacun.

La renaissance des arbres offre une pure joie au printemps ! Ils accompagnent ici les miens en textile, offerts à ma sœur Véronique.

A nous de choisir le chemin de notre futur, au Nord ou au Sud de La Déchirure… Là où on plante des arbres génétiquement modifiés, ou bien là où on les soigne et où on communique avec eux…

L’idéogramme chinois signifiant Crise est en deux parties : danger + opportunité

Je ne vous ai pas dévoilé beaucoup plus que ce que nous dit l’éditeur ou la 4e de couverture, tout reste à découvrir au cours de votre lecture. En plein dans la période de la COP26, nous comprenons à quel point des décisions fermes sont à prendre, ce n’est pas une option. Il sera sans doute difficile de renoncer à notre routine confortable, mais l’effort sera moindre si nous réussissons à choisir les meilleures voies de changements et de progrès, axées sur des choix vraiment pertinents, pragmatiques et bien expliqués (le livre Réaliste de Bertrand Piccard, éditions Stock est écrit dans ce but). Pour évoluer dans le bon sens, le monde aura besoin de pédagogie, de réalisme, de progrès maîtrisés, certes. Mais un rapprochement avec les lois simples du vivant, l’utilisation raisonnée des trésors de la nature, sont incontournables. Jamais peut-être l’humanité n’a eu un si grand défi à relever, on peut en ressentir un vertige infini, mais on n’a pas le choix, il faut s’y attaquer avec maîtrise et enthousiasme !

Si nous ne tuons pas la Nature, Elle nous sauvera.

Entre Alerte et Espoir, le livre d’Ève Gabrielle a bien trouvé sa place !

C’est avec ce livre plein d’espoir que je vous quitte momentanément, mais vous ne vous débarrasserez pas de moi, je reviendrai bientôt ! J’ai envie simplement de faire une pause dans l’écriture, pour retrouver la voie de la créativité dans mon atelier.

Avec ma sincère amitié,
Katell 💚💚💚

Béatrice Bueche au Festival de Ménigoute (79)

Un Festival de films écologiques et ornithologiques est a priori éloigné du monde du patchwork, sauf quand une passionnée des oiseaux est aussi quilteuse (et inversement !).

Du 26 octobre au 1er novembre de 10h à 19h30 (entrée gratuite), dans les Deux-Sèvres, c’est un grand rendez-vous pour les amoureux de la nature qui agissent !

Depuis des années, ce Festival est illustré par des expositions d’arts dits majeurs ou nobles (sculpture, photographie, peinture) mais à force de persuasion, mon amie Pierrette a réussi à convaincre que l’art passe AUSSI par les tissus ! C’était son rêve (I have a dream…) de conjuguer ses deux passions. Cette année, c’est chose faite avec la venue de la merveilleuse Béatrice Bueche !

Attention, l’exposition de Béatrice ne sera ouverte qu’à partir de mercredi 27 à 14 heures !

Je m’arrange pour y aller vendredi 29 après-midi, c’est trop court mais c’est mieux que rien ! Je suis impatiente d’y revoir mes amies, admirer l’expo de Béatrice, et sans doute visionner un film en fin de journée…

L’arbre blanc, le passage des oiseaux migrateurs… Béatrice Bueche

On a peine à croire que ces orchidées sont en tissus… Béatrice Bueche
Sous-bois, Béatrice Bueche, 60 x 50 cm

Sous-bois, détail, Béatrice Bueche

Et le lendemain, ce sera une autre évasion, en Journée de l’Amitié en Charente, où on parlera aussi de nature et d’art textile !

L’art et la nature… Ce sont de belles passions !
Katell

Tout art est une imitation de la nature.
Sénèque


Salon Tendances Créatives à Toulouse

Mais oui, la vie culturelle reprend, quelle joie !

Nous avons adoré reprendre contact avec les quilteuses occitanes à Lacaze dans le Tarn, puis à Lacapelle-Bleys dans l’Aveyron cet été, en septembre nous avons voyagé en Alsace puis à Nantes : partout, le soulagement que les activités reprennent ! Partout, des personnes chaleureuses, avec le paradoxe de moins de contacts physiques (finie, la bise !) mais bien plus de connexions de cœur à cœur.

Partout aussi, on entend que bien des personnes ont perdu le goût du patchwork et le goût de vivre. Ces derniers 18 mois ont été ravageurs pour le moral, quand ce n’est pas pour la santé-même. Il est grand temps de remonter la pente, de revoir celles et ceux qui vous font du bien, de faire d’ailleurs un vrai tri des personnes. C’est votre vie, rendez-la la plus belle possible.

DIY, do-it-yourself, ce n’est pas très français… Alors on assume et on dit à présent Faire Soi-Même ! Peut-être qu’un jour tout le monde comprendra l’acronyme FSM

C’est le moment de remotiver les amies de notre entourage, partout en France les Salons régionaux reprennent ! Aujourd’hui, laissez-moi vous présenter celui de Toulouse, qui renaît littéralement :

Le Parc des Expositions du Ramier à Toulouse n’existe plus. 13 hectares sont libérés de la gangue de béton et de macadam pour en faire notamment un Central Park toulousain. Lors de la dernière édition du Salon des Tendances Créatives, nous y avions un stand pour faire connaître BeeBook, tout beau tout neuf… C’était en 2019, c’était il y a si longtemps…

Pour remplacer ce lieu devenu obsolète, le MEETT, vaste complexe d’expositions, de conventions, de réunions, a été construit au nord-ouest de Toulouse, permettant une circulation fluide par la rocade de la Voie Lactée, celle qui passe par le centre commercial de Blagnac, et un parking très aisé (ah les tours et détours pour trouver une petite place autour du vieux Parc…). Le très vaste parking est au-dessus des salles d’expositions, c’est immense (notez où vous avez laissé votre voiture !), c’est à l’abri, c’est idéal. Les transports en commun sont au cœur du dispositif d’accès : le tramway commence au Palais de Justice au centre ville, puis les Arènes, Purpan, centre de Blagnac, et enfin le MEETT. Vous avez aussi le bus n°30 qui vous mène au pied du bâtiment. Il faut 44 mn de terminus à terminus, 35 mn à partir des Arènes.

Le MEETT se trouve sur la commune d’Aussonne, à 13 km à vol d’oiseau de Toulouse, au nord-ouest. Accès et plan ici.

Pour nous, les Abeilles de la Ruche, c’est idéal, nous habitons du bon côté de Toulouse pour y accéder !

Un vrai coup de jeune souffle sur le Salon, avec de nombreux ateliers pour apprendre de nouvelles techniques (ou des anciennes remises au goût du jour) ; les ateliers sont concentrés jeudi 14 octobre :

Les commerçants nous accueilleront avec leurs meilleures fournitures, leurs nouveautés… Quelle joie de retrouver nos amies toulousaines Martine et Hélène de Quilt & Patch, Émilie et Damien de Neelam, mais je ne peux les citer tous, voyez ici la liste !

Le Salon ne serait pas complet sans des expositions ! France Patchwork exposera les quilts du concours national « Carrément Crazy », dévoilés le mois dernier au Carrefour Européen du Patchwork, avec l’extraordinaire portrait réalisé par un membre allemand de notre association :

Œuvre de Dieter Filler, qui a été choisie comme emblème du Carrefour Européen du Patchwork 2021. Splendide !

Ce Salon fera la part belle aux hommes de l’art. Outre Dieter Filler, ce sera l’occasion de découvrir la virtuosité d’un brodeur, ancien apprenti à Lesage, Nicolas Jover, ainsi que le plumassier Yannick Delplace. Que de découvertes en perspective !

La Ruche des Quilteuses expose au MEETT

La fête sera complète pour nous, pour vous aussi j’espère, car nous avons été invitées à exposer des quilts de La Ruche des Quilteuses, des quilts vus sur notre blog, avec quelques-uns inédits. Vous nous connaissez, nos quilts ne sont pas des prouesses qui visent des concours, ils nous accompagnent dans nos vies, font plaisir à nos proches… Nous aimons nous inspirer de quilts traditionnels, tout comme de l’art moderne. Nous aimons improviser, c’est-à-dire commencer un quilt sans savoir où nous allons aboutir… c’est un voyage plein de sensations, de souvenirs… Et ce que nous aimons par-dessus tout, c’est jouer avec les couleurs, nous faire plaisir avec simplicité ! Nous serons très heureuses de partager notre passion avec vous.

Des Quilts-Météo au MEETT

Ce n’était pas prévu, c’est d’autant plus excitant ! Plusieurs quilts-météo qui furent exposés au Carrefour Européen du Patchwork n’ont pas été encore rendus… Pour vous les Occitanes, nous avons obtenu la possibilité d’exposer une sélection de ces quilts, avant leur expédition. C’est une vraie opportunité d’aborder ce nouveau concept, de préparer en groupe, en club ou en solo votre quilt-météo 2022 ! Nous serons présentes, près des quilts-météo ou dans notre galerie, pour vous expliquer le principe en détails. Je peux d’ores et déjà vous annoncer que Christophe Hénault, bien connu dans la région pour ses quilts comme ses broderies, a accepté que le sien soit exposé, avant de l’offrir à son neveu 😊. Un homme de l’art de plus au Salon !

L’année prochaine, en juin 2022, une autre exposition de quilts-météo aura lieu à Lacaze (Tarn), avec la nouvelle vague de quilts inédits. Encore du plaisir en perspective !

Surprise au MEETT

OH ! Mais que cache cette surprise ?

La vie offre parfois des opportunités à saisir, et nous avons voulu accompagner un événement culturel qui se déroulera prochainement chez nous, avec notre coup de projecteur en fils et en tissus… pour notre plus grand plaisir !

La clé du mystère sera dévoilée au Salon dès jeudi 14 octobre, et ce même jour dans ce blog.

Faites-vous plaisir,
retrouvez le chemin des Tendances Créatives !

Faites du bruit,
parlez-en autour de vous !

La billetterie en ligne est ici. Un pass sanitaire sera demandé à l’entrée. N’ayez crainte, aucun événement récent n’a causé de cluster (foyer épidémique), chacun garde son masque, se lave les mains et tout va bien !

Amis d’Occitanie mais aussi de plus loin, j’espère vous rencontrer en nombre à ce Salon tout beau tout neuf, signe d’une Renaissance !
Katell

A la semaine prochaine !

Chez les Girls de Nantes

Virevoltantes avec leurs robes qui tournent, so british avec leurs imprimés fleuris, les pimpantes Girls de Quiltmania vous accueillent jusqu’à ce soir au bord de l’Erdre, la plus jolie rivière de France, sur laquelle je faisais de la voile à mon adolescence…

Nantes que j’aime, pour maintes raisons…

J’y ai passé deux journées formidables. Tant d’amies rencontrées et de nouvelles connaissances ont rendu ce séjour inoubliable ! Le lieu convivial par excellence est le Coin des Blogueuses, encore plus agréable qu’avant, avec des fauteuils recouverts de quilts bien douillets, des tables pour tirer l’aiguille ou s’installer pour papoter… Je ne m’en suis pas privée, et merci à toutes celles qui sont venues me faire un petit coucou ! Nous renouvellerons ce rendez-vous.

C’est l’autre Lieu Unique (clin d’oeil à l’usine nantaise des biscuits LU, devenu Lieu Unique). Muriel, Cécile attirent beaucoup de monde et partagent leurs connaissances avec générosité. Les quilteuses et les blogueuses défilent, prennent du temps pour échanger les nouvelles, commenter les découvertes du Salon… Malgré les masques, on voit des sourires partout !

En ces temps difficiles, bien des commerçants n’ont pas pu venir, souhaitons-leur de se refaire une santé bien vite. Je crois qu’en revanche, ceux qui sont présents ne regrettent pas leur venue, les quilteuses ont besoin de renouveler leur réserve, n’est-ce pas ? Quel plaisir de revoir l’ébullition d’un Salon !

Les associations qui comptent sont présentes. J’aime toujours le stand de France Patchwork 44 :

Guldusi nous booste toujours, avec ses utilisations créatives des célèbres petites broderies afghanes. Pascale et Martine sont fidèles au poste et elles ont eu la gentillesse de faire un stand complètement différent de celui de Sainte-Croix-aux-Mines : encore et toujours de la variété !

Dans une exposition, on trouvait aussi 12 cœurs de Guldusi, mis élégamment en scène par Michèle Beugnon que j’admire toujours, avec son raffinement intemporel :

Je n’ai pas commencé par le commencement, l’accueil est royalement British :

Dès l’entrée, le ton so british est donné : on tourne et retourne autour de l’incroyable performance d’une tricoteuse du nord de l’Angleterre, Margaret Seaman, 92 ans. Elle a mis à profit son temps durant le confinement pour créer cette extraordinaire interprétation de Sandringham, une résidence de la Reine ! De très belles photos par ici. Plus qu’une œuvre juste pour le plaisir, elle est conçue pour lever des fonds pour les hôpitaux.
L’ensemble est époustouflant. Que dire des détails ? Quelle bonne idée d’avoir fait, par exemple, les saules pleureurs en laine détricotée, pour garder les frisottis ! Photo BBC News

Côté expositions, défi relevé malgré le Covid et le Brexit : les Anglais et Anglaises ont pu venir malgré tout 😀. J’ai bien aimé voir les œuvres textiles d’Anne Perry, car aucune photo ne peut rendre ses textures. Mais c’est surtout la fabuleuse collection de Christopher Wilson-Tate que je retiendrai, comme tout le monde je pense.

Christopher Wilson-Tate, né au Nord-Est de l’Angleterre, est antiquaire et l’un des plus grands collectionneurs de quilts anciens. Sa collection personnelle s’élève à environ 800 quilts, dont 600 sont de Grande-Bretagne et d’Irlande.
Il a vendu environ 15 000 quilts dans sa vie…

Les Anglaises, les Galloises, malgré la fraicheur de leur climat, ne mettaient pas toujours du molleton ou de la laine sous leurs tops, loin de là ! L’habitude de faire du patchwork précisément à l’anglaise, avec des papiers comme gabarit qu’on enveloppe, encourageait à doubler les tops sans travail de quilting. J’avais déjà évoqué ceci avec Jane Austen et son coverlet. A vrai dire, les quilts exposés viennent surtout de femmes aisées qui avaient le temps de faire ces extraordinaires jetés de lit ! Ils sont immenses. On imagine bien des femmes de plusieurs générations, réunies l’après-midi, tirant l’aiguille et s’interrompant pour leur five o’ clock cup of tea, avec peut-être des sandwichs au concombre !

Un des quilts les plus captivants de la collection…
Je le dis avec ces cœurs : ne soyons jamais trop péremptoires sur ce qu’il faut faire ou pas : l’appliqué à cru (sans marge de couture rentrée) est considéré comme moderne, parfois comme scandaleusement incorrect : cet appliqué prouve le contraire, ce n’est pas nouveau et ça tient au fil des ans !

J’ai tout aimé. Le sens extraordinaire des couleurs de Pamela Goecke Dinndorf, les impeccables quilts de Petra Prins, les trois Japonaises (oh my God, que de merveilles…) mais vous verrez ailleurs les photos et vous pouvez acheter les très beaux livres de Quiltmania où les couleurs sont bien mieux rendues que mes photos-souvenirs…

J’avais déjà acheté ce livre par correspondance, mais voir ses quilts « en vrai » m’ont éblouie. Etsuko Ishitobi est l’évidente héritière de Shizuko Kuroha, ma quilteuse japonaise préférée depuis 25 ans !
Mes grandes amies Annie (Des Tulipes et des Cœurs) et Kristine avec sa veste en chutes de liberty, so British elle aussi, admirent un des chefs d’œuvre de Etsuko Ishitobi.

Cerise sur le gâteau, Alison Glass, que j’admire beaucoup, représente la mouvance des quilts modernes. C’est beau ! Ses nouvelles gammes de tissus sont à l’honneur.


Le monde du patchwork apporte tant de joies…
Un peu de repos après ces folles journées, puis rendez-vous avec Alice lundi !
Katell

Au Coin des Blogueuses

Ce mois-ci s’achèvera pour moi dans la ville où j’ai vécu mon adolescence, Nantes. Devinez pourquoi ?…

Le programme est en ligne sur le site Pour l’Amour du Fil. Ce sera très chouette, comme toujours ! Quelle joie de voir de nouvelles expositions, et de déambuler le long des allées pour refaire notre stock de tissus… et pourquoi pas faire ses premiers pas en long arm (machine à quilter), ou essayer de nouveaux gabarits, de nouveaux outils… Le monde du patchwork nous appartient !

Et surtout, quelle joie de nous revoir ! Comme plusieurs lectrices regrettaient de ne pas m’avoir rencontrée en Alsace, j’ai demandé de pouvoir nous donner rendez-vous au Salon de Nantes. Laurence Hesry m’a très gentiment accordé les deux créneaux que je souhaitais au Coin des Blogueuses du Salon Pour l’Amour du Fil. C’est parfaitement informel, mais nous sommes tellement heureuses de nous retrouver enfin, après les longs mois si éprouvants…

Retrouvons-nous au Coin des Blogueuses de Pour l’Amour du Fil
Mercredi 29 septembre à 15h30
Jeudi 30 septembre à 14h

Ce sera « trop bien » 😊

Je ne serai pas la seule blogueuse, évidemment ! Ce sera une grande joie d’y rencontrer Cécile de Patchwork Inspirations… et sans doute bien d’autres ! Surtout n’hésitez pas à venir nous faire un petit coucou. Ne vous vexez pas si je ne vous reconnais pas (nous porterons toutes un masque 😷 !), parfois c’est déroutant !

Demain, je vous parlerai d’un projet pour les jeunes, un premier quilt peut-être… Mais il sera aussi à votre disposition, moi j’en fais deux !!

A la semaine prochaine à Nantes j’espère !
Katell

Bientôt les quilts-météo en Alsace !

Aujourd’hui lundi 6 septembre, c’est J – 10 !

2020, avec son élégante parure de chiffres joliment agencés, fut une année que personne n’oubliera, pour une raison que nous n’aurions jamais imaginée : une pandémie mondiale, digne des plus fous scénarios hollywoodiens ou des écrivains les plus originaux – ce dont nous nous serions bien passé.

2020 en patchwork appliqué, vu par Kristine

Dans ce contexte, mon idée de prendre date du dérèglement climatique en faisant un quilt-météo 2020 est passée au second plan. Et pourtant, en France, nous avons effectivement souffert de la chaleur et de la sécheresse l’année dernière : cela se voit bien avec des records enregistrés en couleurs sur nos quilts ! A vrai dire, celles qui le font à leur tour, jour après jour, cette année, n’ont pas du tout le même résultat estival : pas de température exceptionnelle à l’horizon 2021. Ce sont les aléas de la météo justement, le temps qu’il fait peut s’éloigner ponctuellement des rails de la moyenne, dans un sens ou un autre. Quand on observe le climat, il faut plus qu’un exemple, plus qu’une année.

Le climat est ce à quoi on peut s’attendre, le temps est ce que nous avons.
Mark Twain.

La météo est une science qui permet de connaître le temps qu’il aurait dû faire.🙃
 Philippe Bouvard

Je reviendrai un jour sur ce sujet qui me préoccupe tellement.

La Terre est bleue comme une Orange

Pendant le premier confinement, j’avais suivi le challenge France Patchwork Ensemble malgré tout. La couleur orange m’avait rappelé le célèbre vers d’Éluard et inspiré les mots Fragile et Audace, vous pouvez relire l’article ici.

Rencontre poétique entre Paul Éluard et Antonio Machado.

Ce que je n’avais pas dit, c’est que Bee Évelyne avait aussi brodé ce vers de Paul Éluard sur son projet de quilt-météo ! Il accompagne une strophe d’Antonio Machado. Ces deux poètes illustrent la double culture de mon amie. Je me permets d’ajouter ici ma traduction de ce magnifique poème espagnol, qui évoque les longues marches qu’Évelyne affectionne tant mais aussi le chemin de la vie que chacun se crée :

Toi qui marches, ce sont tes traces
qui forment le chemin, et rien d’autre.
Toi qui marches, il n’y a pas de chemin,
le chemin, on le trace en marchant.
En marchant on trace des chemins,
et lorsqu’on regarde en arrière,
on aperçoit un sentier sur lequel jamais plus
on ne marchera de nouveau.
Toi qui marches, il n’y a pas de chemin,
Juste des sillages sur la mer.

Antonio Machado,
extrait de Proverbios y cantares, Campos de Castilla, 1917

Il existe probablement de meilleures traductions que la mienne… On peut traduire Caminante par Voyageur, Marcheur ou bien Cheminant… J’ai opté pour Toi qui marches.

Sous la sphère poétique, des expressions françaises multicolores…

Évelyne est une personne souriante, piquante, ne se prenant pas au sérieux et pourtant toujours si juste, si sensitive, si pertinente. Son quilt est comme elle, original, personnel, unique ! Elle a suivi les tendances des températures mais a privilégié la météo de sa vie au fil des jours, en parallèle avec les phases de la Lune, comme un hommage à la féminité. Sa carrière au service de la santé des femmes et leurs bébés – en maternité en milieu hospitalier – n’est pas un hasard non plus…

Si vous voyez des jours en tissus imprimés d’abeilles, c’est que c’est une journée de Ruche des Quilteuses, mais certaines broderies sont des jalons du chemin de sa vie, et nous n’en saurons guère plus…

Ce quilt a été sélectionné pour sa beauté et son originalité, comme les 29 autres quilts-météo 2020 que vous découvrirez dans une dizaine de jours au Val d’Argent !

L’étiquette au dos résume tout !

Val d’Argent…

Ce si joli nom désigne une des plus longues vallées des Vosges côté alsacien ; l’exploitation des mines depuis le Xe siècle (argent, cuivre, arsenic, cobalt, plomb…) a profondément marqué la vie locale. La vallée est aussi une des régions les plus boisées de France, atout majeur pour le tourisme. Et, au hasard des balades, on peut approcher des sites naguère consacrés à des pratiques druidiques…

Mais ce qui fait que le Carrefour Européen du Patchwork existe au Val d’Argent, c’est la célébration des 300 ans du mouvement religieux Amish à Sainte-Marie-aux-Mines en 1993, avec l’exposition de la collection de quilts amish du collectionneur Jacques Légeret. Les Amish, communauté chrétienne issue d’Anabaptistes suisses et alsaciens, vivaient dans des fermes de cette vallée, avant de décider d’émigrer vers le Nouveau Monde, pour y jouir d’une plus grande liberté d’exercer leur religion. C’est en Amérique que les femmes commenceront à créer des quilts au cours du XIXe siècle à partir des tissus de laines teints, les mêmes que pour leurs vêtements. Ce sujet passionnant est longuement traité dans les livres de Jacques Légeret, que je vous recommande chaleureusement. Un dossier sur les Amish se trouve également sur le site du CEP.

Après le succès planétaire de cette exposition en 1993, le Carrefour Européen du Patchwork s’est développé et accueille chaque année une sélection de ce qui se fait de mieux dans le monde des Arts Textiles. Vous pouvez trouver le programme complet 2021 sur le site du CEP : expositions, conférences, cours, espace commercial bien sûr aussi…

C’est pourquoi je suis tellement honorée de présenter la première exposition mondiale de Temperature quilts, rebaptisés quilts-météo en français ! Elle vous séduira par sa créativité et la qualité de ses réalisations.

Les quilts-météo de 29 quilteuses et un quilteur seront exposés lors du Carrefour Européen du Patchwork à Rombach-le-Franc, du 16 au 19 septembre – 9h30-18h.

J’assurerai une visite guidée tous les matins à 10 heures en français, avec la possibilité d’un dialogue questions-réponses en anglais et en allemand. Solidarité du groupe : les visiteurs feront connaissance avec plusieurs exposantes qui offriront de leur temps pour me permettre d’aller aussi visiter les autres expositions… Merci à chacune 🥰

J – 10 !

Inévitablement se pose la question des conditions sanitaires. Vous pourrez entrer dans les salles d’expositions avec votre ticket d’entrée ainsi que votre pass sanitaire (tous les détails sur internet). Nous veillerons à ce que, malgré ces contraintes, la bonne humeur soit au rendez-vous ! Nous avons tant besoin de nous rencontrer de nouveau et d’admirer des choses qui nous font vibrer ! Et franchement il me tarde de retrouver l’Alsace avec mes amies qui y vivent… et toutes celles qui se déplaceront 🌞

Bien sûr, nous passerons en revue d’autres quilts-météo dans les prochaines semaines !
Mais vous le savez, rien ne vaut de LES VOIR EN VRAI !!
A bientôt, Katell