Pour quelques jours, je cède ma place à Maïté, notre chère amie quilteuse. C’est sans doute la plus productive de nous toutes, ce n’est pas peu dire ! Nous admirons sa reconversion : elle qui préférait les appliqués minutieux à la main et les fines broderies, Maïté continue autrement, avec sa machine, détournant ses problèmes de dextérité… Même le quilting machine ne lui fait pas peur ! Un jour, un quilt…
Un jour, un quilt de Bee Maïté/2
Pour quelques jours, je cède ma place à Maïté, notre chère amie quilteuse. C’est sans doute la plus productive de nous toutes, ce n’est pas peu dire ! Nous admirons sa reconversion : elle qui préférait les appliqués minutieux à la main et les fines broderies, Maïté continue autrement, avec sa machine, détournant ses problèmes de dextérité… Même le quilting machine ne lui fait pas peur ! Un jour, un quilt…
C’EST NOËL, IL EST GRAND TEMPS DE RALLUMER LES ÉTOILES
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Pour quelques jours, je cède ma place à Maïté, notre chère amie quilteuse. C’est sans doute la plus productive de nous toutes, ce n’est pas peu dire ! Nous admirons sa reconversion : elle qui préférait les appliqués minutieux à la main et les fines broderies, Maïté continue autrement, avec sa machine, détournant ses problèmes de dextérité… Même le quilting machine ne lui fait pas peur ! Un jour, un quilt…
Noces d’Or
Nous vivons une période très troublée depuis 3 ans.
L’épidémie du Covid a donné une impression de suspension du temps. Et pourtant, la roue continue de tourner et les anniversaires de se succéder.
Je vous avais présenté le Kaffe Fassett 100 000 chemises, 50 ans de bonheur réalisé pour les 50 ans de mariage de mon amie Marie-Hélène avec essentiellement les chemises de son mari.
Rencontres en Corrèze
Martine m’a invitée à partager une journée avec des quilteuses de son entourage ; ce fut l’occasion de visiter une toute petite partie de la Corrèze que je connais bien trop peu.
En rencontrant plusieurs personnes du village de Martine, j’ai eu la douce impression de vivre dans la seconde partie d’un roman lu l’année dernière.
Lire la suite de « Rencontres en Corrèze »Joyeuse Journée catalane !
Il en faut peu pour être heureux
Vraiment très peu pour être heureux…
Baloo, Le Livre de la Jungle (Disney)
Est-ce que c’est le mur de fleurs de Katell qui nous a mises en joie?
Le bon moment passé à découvrir tant de choses sur les Amérindiens?
La présence des nombreuses participantes?
Cette journée de l’amitié qui nous occupe depuis tant de mois, au sein de notre club Au Fil du Tech à Amélie-Les-Bains, a finalement eu lieu samedi 26 mars…
Lire la suite de « Joyeuse Journée catalane ! »Des expositions et stages en Occitanie
Aujourd’hui, je vous fais part de quelques manifestations qui se passeront dans les semaines à venir en Occitanie.
🌻🌳🍀🌲🌷

Je connais bien les organisatrices de ces deux manifestations : outre de très belles œuvres à admirer, vous serez chaleureusement accueillis !
🌻🌳🍀🌲🌷
Dans le même village que l’exposition d’Ina Statescu, deux semaines plus tard :
🌻🌳🍀🌲🌷
Bien sûr, nous aurons notre rendez-vous ARTPELHOT à Lacaze (81) les 25-26 juin, mais cette année nous aurons également la grande joie d’avoir de nouveau La Fête du Fil à Labastide-Rouairoux (81 aussi) les 13, 14 & 15 août : là aussi, chaleur et bonne humeur règnent dans ce Festival !

En espérant que la grande vague froide ne va pas anéantir les promesses de fruits dans nos vergers…
Patchamicalement,
Katell
La Maison Jaune de Vincent
Il y a 169 ans, jour pour jour, naissait Vincent Van Gogh. Il faisait partie d’une famille bourgeoise originaire de La Haye, vivant à Zundert, tout près de la frontière belge. Ses parents n’eurent pas un brin de psychologie en lui dédiant le prénom de leur premier enfant mort-né un an plus tôt, jour pour jour (le 30 mars 1852) ; à l’époque on ne pensait pas au ressenti de l’enfant. Ainsi, le petit Vincent accompagna sa mère éplorée à chaque anniversaire, se recueillant devant une tombe gravée Vincent Wilhem Van Gogh – son propre nom. Il savait cette réalité enfant, l’a occultée ensuite, pour redécouvrir sa place d’enfant de remplacement à l’âge adulte, ce qui ne put qu’être un gros choc mal vécu. Son oncle paternel, commerçant d’art, se prénommait déjà Vincent Van Gogh, son neveu sera aussi un petit Vincent Wilhem… Cela fait partie des habitudes familiales de naguère, mais expliquent aussi son mal de vivre.
Par petites touches et grands aplats, continuons d’évoquer ensemble Vincent Van Gogh. Amoureuse de ce peintre depuis mes 13 ans, j’avais proposé un exposé au Collège sur Lui malgré ma timidité, j’avais écrit une rédaction sur sa Nuit Étoilée en 4e (la meilleure note en rédac’ de ma vie !), j’écrivais dans un cahier ce qu’il m’inspirait, j’avais été en stop à Amsterdam pour aller voir ses peintures « en vrai », au grand dam de mes parents mis sur le fait accompli, et au cours de mon grand périple aux USA à 19 ans, je suis allée voir La Nuit Étoilée à New-York… il fait partie des artistes qui accompagnent ma vie et plusieurs circonstances me le remettent sur mon chemin ces jours-ci. La chance de tenir un blog, c’est de pouvoir partager !
Ma deuxième fille a des talents de peintre, et lorsqu’elle avait 16 ans, avec les conseils avisés de son super-prof, elle a pensé m’offrir des reproductions de tableaux que j’aime… peintes par elle-même. J’ai donc des « originaux » chez moi, parmi mes biens les plus précieux : 2 Van Gogh, 1 Gauguin (et La Jeune Fille à la Perle de Vermeer aussi !!). Je dois dire que mes photos vues sur écran ne sont pas à la hauteur…




Il y a deux semaines, j’ai fait un petit voyage en Provence, sur les traces de Vincent… Évoquons aujourd’hui la célèbre Maison Jaune d’Arles et quelques-uns de ses tableaux dans la célèbre ville millénaire. On ne sait pas trop ce qui mena Vincent à choisir Arles, à part la ligne de chemin de fer directe de Paris. Déjà, cette ville était peu considérée pour sa propreté. Malgré le charme de son centre, la ville n’est classée que 190e sur 202 selon 9 critères sur l’agrément d’y vivre. C’est pourtant une ville au cœur d’une nature éblouissante…

Vincent en Provence, ce sont environ 850 dessins, études, aquarelles et tableaux à l’huile en 26 mois, il rêvait et vivait les lumières, les couleurs, les ambiances.
À Arles, il me fallait retrouver les lieux de ses tableaux, et tout d’abord sa maison jaune ! Son adresse est connue, 2, place Lamartine, tout près de la porte Nord de l’enceinte de la vieille ville.

Il arriva de Paris en train le 22 février 1888, s’installa dans un hôtel du quartier de la gare et aménagea le 17 septembre dans cette maison toute proche, rénovée pour moitié à ses frais, repeinte avec un crépi beurre frais et des volets verts… Un lieu joyeux pour soigner ses angoisses, une nouvelle vie pleine d’espoirs, de projets d’art et d’amitiés.


Vincent ne vécut que quelques mois dans cette maison jaune exposée plein Sud (l’aile de droite aux volets verts). Il avait meublé les deux étages avec le souci constant de bien accueillir son ami Paul Gauguin, rencontré deux ans plus tôt à Paris. Son rêve était de créer une communauté de peintres, comme naguère à Barbizon ou au même moment à Pont-Aven.

Elle aurait dû être une maison du bonheur, une maison où se réuniraient ce cercle rêvé d’artistes peintres, L’Atelier du Midi. Au rez-de-chaussée, la pièce à vivre salon-cuisine et l’atelier, au 1er deux chambres, la plus belle, avec un lit en acajou, destinée à Paul, l’ami longtemps attendu. Pas de salle de bains ni même de WC (commodités dans la maison voisine, un hôtel), mais tout de même l’eau courante (froide seulement), une gazinière pour faire à manger (Gauguin aime cuisiner). Hélas, on le sait, la communauté ne dura que 2 mois et se termina en tragédie, l’oreille coupée de Vincent, la veille de Noël 1888.

Paul Gauguin (1848-1903) fut un peintre remarquable avec un sens des couleurs raffiné, à l’influence aussi forte que Van Gogh pour la peinture à venir. Sa vision de la lumière dans la peinture avec les impressionnistes, son utilisation du cernage (le cloisonnisme*), des aplats de peinture avec les Nabis, des thèmes mystiques avec le symbolisme, sa recherche de la simplicité et de l’exotisme ont fait date dans l’évolution de l’art. Seulement, l’homme n’était pas toujours à la hauteur de son talent. D’une vive intelligence mais marginal colérique, il s’aigrit prématurément et aime se comparer à Jean Valjean (Les Misérables, Victor Hugo) et même à Jésus, incompris comme lui… Il a tendance à manipuler les gens, ses amis et ses femmes, souvent bien jeunes…
*J’en avais parlé dans l’article Le fil noir

Vincent & Paul ont cependant fait, pendant ces deux mois de vie commune, des séries de tableaux remarquables, baignés d’une chaude lumière automnale, émulés l’un par l’autre. Ils visitèrent notamment les Alyscamps (Champs-Élysées en provençal), vestiges d’une nécropole romaine au centre de la ville. Cependant, leurs différences s’exacerbent ; Vincent peint avec acharnement ses émotions d’après la nature, Paul le mystique maintient que l’art doit être porté par l’imagination.



En apparence Gauguin était le maître.
En réalité, la plupart du temps, c’était Vincent le meilleur.
Martin Gayford
L’histoire retient qu’au cours d’une violente dispute à la veille de Noël 1888, Vincent se mutila le lobe de l’oreille ; d’autres croient que c’est Paul, maître d’escrime, qui le blessa. On n’en saura probablement jamais rien. Paul quitta Arles vers d’autres cieux, ils ne se reverront plus jamais.
De nos jours, la Place Lamartine est devenue un grand rond-point, avec un Monoprix sur le côté et des voitures qui passent, sûrement sans aucune pensée pour le peintre. Il y a 12 jours, j’étais à l’emplacement de la maison jaune. La Place Lamartine est-elle embellie, riche du passage de ces peintres ? Aujourd’hui, c’est ainsi :


La maison jaune a disparu, il reste la maison à 3 étages, que je croyais accolée à la maison jaune, mais où il y avait un passage, ce qui la sauva. Qui a osé s’en prendre à la maison de Van Gogh ?

La guerre d’Ukraine m’a ramenée à Van Gogh via AK Moghaddam, avec les bleus et les jaunes, et voilà que l’histoire de son habitation fétiche rappelle l’actualité cruelle. Les guerres sont absurdes.

Il y a des fleurs partout🌸🌻🌺🌼🌷🥀🏵🌹
pour qui veut bien les voir.
Henri Matisse (1869-1954)
On peut être saturé par les Tournesols de Van Gogh, tellement on en a vu de mauvaises reproductions parfois pâlies par le temps, ou jusqu’à saturation sur les boîtes de chocolat de notre enfance… Mais les séries de fleurs en bouquets sont simplement splendides et nous rappellent, encore une fois par ce curieux rapprochement à multiples entrées, l’Ukraine, dont c’est un emblème national.


Il y eut deux séries de tournesols, ceux-ci datent d’août 1888. Plus tard, à St-Rémy, il peindra des iris…


La vérité est que Van Gogh sublimait tout. Pourquoi tenter de reproduire la réalité avec exactitude quand la photographie existe ? C’est déjà ce qui conduisit ses amis Impressionnistes à s’éloigner de l’art académique. Lui a su ajouter, avec la découverte de la lumière provençale, une vibration qui, des dizaines d’années après, continue de nous émouvoir. Il était un très bon peintre à Paris, il est devenu un génie sous la lumière provençale, peignant l’émotion créée par ce qu’il voyait.
A deux pas de sa maison, le Rhône. Les quais construits en dur renforçaient déjà les berges depuis les inondations terribles de 1856. Son talent a transformé le paysage en féerie nocturne.


Le photographe et créateur d’images Raymond Martinez vit près d’Arles, il est passionné par le personnage de Vincent tout comme par ses oeuvres. Raymond Martinez a scruté les étoiles avec le locigiel Stellarium, afin de préciser le moment où la peinture a pu être faite (lire ses recherches et toute sa démarche ici : https://raymoonphoto.com/fr/lenigme-du-tableau-2/). Cette investigation l’a mené à découvrir une structure jusque là négligée :

Autre sujet intéressant, les ponts :


C’est un pont qui rappelle la Hollande à Vincent, pas étonnant, il fut construit par un ingénieur hollandais vers 1820-30. Il a été bombardé et remplacé par une structure en béton armé qu’on ne remarque même pas en passant dessus, en pleine ville. Mais un pont similaire à celui peint par Van Gogh a été acheté par la ville, remonté en aval du canal, pour le plus grand plaisir des touristes ! Je ne suis pas allée le voir…
Pendant cette période, Vincent peint beaucoup de portraits, de lui-même et d’autres ; son problème est de trouver des modèles consentant à rester immobiles un certain temps !




Les portraits comme les scènes de la nature sont les inspirations majeures de Vincent.

Ce matin j’ai travaillé à un verger de pruniers en fleurs, tout à coup il a commencé à faire un vent formidable, un effet que je n’avais jamais vu qu’ici, et qui revenait par intervalles. Entre temps du soleil qui faisait étinceler toutes les petites fleurs blanches.
C’était tellement beau !
Vincent à Théo, le 11 avril 1888
Alentour, la ville ne s’étirait pas en triste banlieue comme maintenant. A quelques pas, sous sa fenêtre, c’était le Jardin du Poète, puis de l’autre côté les vergers et les champs.





Comme les Peuples Premiers, comme les paysans qu’il aimait côtoyer, Vincent trouvait du Sacré dans la nature, les végétaux et, surtout, les étoiles… Elles seront encore plus présentes dans les tableaux peints à St-Rémy-de-Provence.
Restons encore un peu à Arles, période à la fois productive, heureuse et éminemment dramatique, avec les premiers troubles psychiques forts de Vincent, même si la dépression couvait depuis bien des années. Aucun peintre n’a motivé autant de livres : des essais, analyses ou histoires romancées… Lui-même écrivait autant qu’il peignait, beaucoup de clés pour le comprendre sont dans ses lettres, mais jamais on n’écrit tout… Plus je lis à son sujet, plus je constate que chacun garde en son cœur « son » Vincent, et il me plaît de l’imaginer, au fond de lui, plus heureux au quotidien qu’on ne le décrit. Il a la chance d’être aimé inconditionnellement par son frère qui lui permet de vivre sa vie choisie d’artiste, qu’il peut créer chaque jour sans autre occupation que de rêver à son prochain tableau et d’écrire au sujet de sa passion, qu’il est foncièrement gentil et que les gens autour de lui le sentent. Bizarre, mais gentil , le Hollandais !

Aujourd’hui, les restaurateurs font leur possible pour satisfaire les touristes, le bâtiment est peint en jaune éclatant ; il était cependant fermé et bien triste, comme une femme mal fardée, sa terrasse servant de stationnement… La Place du Forum est d’ordinaire animée, mais pas en mars par temps gris.


Dans la Maison Jaune, Vincent écrivit un jour à son frère Theo :
Mais le peintre de l’avenir c’est un coloriste comme il n’y en a pas encore eu. Manet l’a préparé, mais tu sais bien que les impressionnistes ont déjà fait de la couleur plus forte que celle de Manet. Ce peintre de l’avenir, je ne puis me le figurer vivant dans de petits restaurants, travaillant avec plusieurs fausses dents, et allant dans des bordels de zouaves comme moi. Mais il me semble être dans le juste…
Que d’émotions en lisant ce fragment de lettre…
Si on avait pu lui faire savoir qu’il était ce fameux peintre de l’avenir, le coloriste comme il n’y en a jamais eu !
De février à mai 1889, il vécut en maison de santé, expulsé de la Maison Jaune par les voisins irrités… Vincent a ensuite choisi de se faire interner à une vingtaine de km dans les Alpilles, au monastère St-Paul-de-Mausole à St-Rémy-de-Provence. Il y restera un an et il y peindra ses plus beaux tableaux.
Je reviendrai peut-être avec Vincent,
à St-Rémy-de-Provence puis Auvers-sur-Oise,
avec d’autres nuits étoilées et d’autres journées ensoleillées,
Katell
Sur un air de calypso…
Le film est bien La Petite Sirène, sorti fin 1989 aux USA, qui s’inspire bien sûr du conte de Hans Andersen de 1836. Il est paru en France fin novembre 1990, pour les fêtes de Noël !
Et la chanson est interprétée en français par Henri Salvador, avec son inimitable accent des Caraïbes… et celui qu’on entend lui faire la réplique est Carlos. Tous deux disparus, en effet cela nous fait remuer des souvenirs.
Les plus rapides à répondre sont :
Mony pour avoir cité La Petite Sirène
et
Evelyne Galindo pour avoir su que Henri Salvador doublait Sébastien le Crabe dans ce film… et chantait Sous l’Océan !
Si la chanson vous trotte dans la tête pour le reste de la journée, allez-y, chantez, c’est bon pour la santé !
D’autres quilteuses vous font gagner des invitations ces jours-ci. Mais le plus important, c’est de nous retrouver à Nantes et fêter Down Under avec les Australiennes, les fonds sous-marins… Quel programme !
Pour l’Amour du Fil, Down Under
On reprend les bonnes habitudes,
avec le Salon de Nantes en avril !
Vous le savez, des quilteuses australiennes sont souvent mises en lumière par Quiltmania. Ce sera encore plus le cas cette année avec l’édition Pour l’Amour du Fil 2022 qui leur est consacrée !
Tous les renseignements se trouvent par ici : https://pourlamourdufil.com/
Il est encore temps de préparer votre séjour à Nantes, profitons de la vie !
Que veut dire Down Under ? J’avais appris cette expression avec Rachael Daisy, quand j’avais préparé une interview d’elle pour Les Nouvelles de France Patchwork (n° 132, juin 2017). Vous connaissez sûrement cette artiste qui, deux ans plus tard, écrivit un superbe livre, Whizz Bang !, éditions Quiltmania, revisitant la technique des pine cones avec sa fantaisie et son talent unique !
C’est simple, quand on regarde un planisphère, la plupart du temps centré sur l’Europe, l’Australie se trouve tout en dessous, en bas à droite sous toutes les autres terres, down under ! Down Under est ainsi devenu le surnom de cette île-continent.

J’aurai le grand plaisir de vous accueillir au Salon avec des amies quilteuses-blogueuses le mercredi 20 avril, au Coin des Blogueuses. J’apporterai deux quilts de La Ruche, deux ouvrages faits en commun sur le thème Down Under… mais avec une autre signification, celle des dessous de l’océan !
Ces deux quilts sont encore « en cours » et je souhaite bien sûr en garder la primeur pour les visiteurs du Salon. Ce que je peux vous dire, c’est qu’ils sont tous deux complètement inspirés d’une artiste que j’aime beaucoup, Bernadette Mayr, dont je vous présenterai le nouveau livre très prochainement.
Sous l’Océan…
J’ai deux invitations à vous faire gagner pour entrer au Salon le jour de votre choix, et pour vous départager, j’ai deux questions :
Dans quel film, sorti en V.O. en 1989 et en 1990 en français, entend-on la chanson « Sous l’Océan » ?
Quel chanteur interpréta la première version de cette chanson en français ?
Ne répondez qu’à une seule question !!! Le premier qui aura la réponse de l’une ou l’autre recevra son invitation par mail (invitation électronique). Les gagnants seront proclamés dès cet après-midi !
Bonne chance,
et merci de ne jouer que si vous pouvez aller au Salon !
Katell🐬🐡🐠🐟🦐🐙🦞🦀
Lone Star Quilt/6, enfin !
Les 6 semaines du Quilt Along avec Lindlee @plainsandpinequilts se sont longuement étirées pour moi. Cela fait tout de même quelques jours que ce quilt est fini, mais je ne voulais pas publier de photo avant de l’avoir offert à ma sœur Isabelle, pour ses 50 ans ! Ce qui fut fait dimanche, au retour d’une JA en terre provençale parfaitement organisée par FP13, où les quilteuses présentes seront donc les seules à avoir vu ce quilt entièrement fini, avec mes amies de la Ruche le vendredi précédent.


J’y ai retrouvé de nombreuses connaissances et amies, l’ambiance était très chaleureuse, tout ce qu’on aime ! Merci à la belle Nathalie La Bastidane pour ces photos et les échanges de cœur à cœur, et à chacune pour cette si belle journée !
La photo qui suit, prise juste avant mon départ en Provence, me montre un léger problème : oups, le manchon est cousu sur un côté !! Faire, défaire et refaire… j’avais tout juste le temps de réparer mon erreur. Vous ne le voyez pas ici, mais les motifs de quilting ont un sens !
J’ai bordé l’Étoile de plusieurs encadrements textiles, très présents visuellement, jouant le jeu du style amérindien jusqu’au bout. Les tissus marquants sont de la gamme Arizona After (AGF), styliste April Rhodes, magasin Blossom Quilt & Craft (chez Alice). Beaucoup de tissus se bousculent ici, autant des tissus Neelam que divers restes de patchworks antérieurs, de chutes de draps, de vêtements… La bordure piécée de style navajo est expliquée par ici.

Le dos est, comme souvent chez nous à la Ruche, un vrai patchwork de restes, commencé par un grand 9-patch irrégulier, recoupé en + à la manière du disappearing nine-patch, avec des ajouts de bandes pour arriver à la dimension nécessaire. Ce n’est pas beau au départ, mais finalement cela fait un dos sympathique.


J’ai quilté cette Étoile à la main, ma machine étant alors plus ou moins déréglée et peu encline à faire un beau quilting (réparée depuis). Et je l’avoue, j’avais un peu peur de la rater ! A la main, c’est plus long mais c’est plus sûr. J’ai donc pris le temps qu’il fallait. Le fil est du coton traditionnel (YLI bleu sur le bleu ciel dans l’étoile, brun n° 003 partout ailleurs sauf la bordure extérieure en blanc naturel), mais j’ai fait de longs points, cela va plus vite et ce n’est pas moche ! Il est fini le temps où seul un matelassage de mini-points est admissible 🌞. Les petits points noirs sont les agrafes qui me permettent de faire un sandwich assez rapidement (avec l’agrafeuse MicroStitch)




Dans l’espace libre du fond, j’ai voulu honorer les Amérindiens, en empruntant des symboles qu’ils utilisaient eux-mêmes naguère, ou parfois encore de nos jours. Voici leurs significations :




Ces symboles conviennent tellement bien pour ma sœur chérie !
Sur la route, nous avons suivi vendredi les traces de Van Gogh, je vous en parlerai plus longuement en avril, quand j’aurai fini mes lectures.


Ah mon cher Theo si tu voyais les oliviers à cette époque-ci… Le feuillage vieil argent & argent verdissant contre le bleu. Et le sol labouré orangeâtre. – C’est quelque chose de tout autre que ce qu’on en pense dans le nord – c’est d’un fin – d’un distingué.[…] Le murmure d’un verger d’oliviers a quelque chose de très intime, d’immensément vieux.
Vincent Van Gogh
C’était aussi l’occasion de trouver un bel écrin pour ce quilt :
Qui est guidé par une étoile ne regarde jamais en arrière.
Léonard de Vinci (Frammenti letterari e filosofici)
Plus j’y réfléchis, plus je sens
qu’il n’y a rien de plus réellement artistique
que d’aimer les gens.
Vincent Van Gogh (Lettre à Théo)
… Alors, quoi de mieux qu’un message d’amour avec un essai artistique,
comme un quilt par exemple ?
Happy Fifty Isabelle !
Katell




























