Iktsuarpok, Gezellig, Fika

L’année 2021 avance masquée :

Kristine m’a fait, comme chaque année, la surprise de la bannière de janvier : 2021 en chiffres romains, quelle bonne idée ! Évidemment quelques abeilles butinent et les imprimés à texte nous incitent à être joyeuses (be joyful), créatives (creative), inspirées (inspired), gentilles (caring), heureuses (happy), humbles (humble), vraies (true), uniques (original)… Be You, Etre Nous-mêmes!… Ce sont les couleurs choisies par Pantone pour 2021 : gris sombre et jaune acide, allégorie de la lumière au bout du tunnel. J’ajoute : Heureux Anniversaire à Kristine, ce 11 janvier !

2020 laissera un souvenir indélébile, celui d’une pandémie mondiale qui a tout déréglé. Pour les quilteuses, c’est l’arrêt de la plupart des joies des rencontres autour du patchwork, les JA, les Salons, les Expositions… Téléphone, mails, réseaux sociaux permettent heureusement de garder contact, mais les rencontres en vrai, c’est devenu rare et néanmoins irremplaçable.

Ce mot de la langue inuit, ceux que naguère on appelait les Esquimaux, est intraduisible directement : c’est l’excitation qui vous saisit dans l’attente d’une visite, celle qui vous fait regarder par la fenêtre ou sortir sur le palier pour savoir plus vite si l’invité arrive…

C’est ce je fais, comme une gamine qui guetterait l’attelage du Père Noël dans les nuages, quand la Ruche se réunit chez moi. Vendredi en début d’après-midi, j’étais complètement iktsuarpok !

Nous nous sommes montré nos dernières réalisations, le temps est passé vite à papoter (beaucoup !) et à coudre des oiseaux en vue d’un quilt à faire ensemble. L’ambiance était gezellig comme j’aime.

C’est un mot hollandais aux sonorités très gutturales, mais qui décrit un état de béatitude, un sentiment de confort et de bonheur quand on est ensemble, en bonne compagnie, en toute sécurité et confiance.

Nous avons d’abord choisi la disposition des blocs faits à l’automne pour un quilt destiné à une famille sinistrée dans les Alpes-Maritimes, ce projet a été très retardé en raison du confinement :

Scrappy Trips around the World, modèle de Bonnie Hunter/Quiltville.

Puis ce fut l’habituel Montre & Raconte :

Andrée est sur le point de terminer ce splendide quilt aux tissus japonais, mis en valeur par un fond de plusieurs nuances de bleus doux. Je l’aime infiniment. C’est interprété d’un quilt paru dans un livre de Tilda.

Danièle nous avait montré l’avancée de ses quilts en tissus Neelam lors de la Ruche juste avant Noël :

Danielle a beaucoup aimé s’amuser avec ces trois couleurs, et sa fille a réservé ce quilt pour elle !

Diabolical Jane

Je reviendrai très bientôt sur les Diabolical Jane, car j’ai reçu des photos de vos réalisations sur diabolicaljane@gmail.com. Ceux que j’ai déjà reçus sont splendides ! En attendant, en voici quelques-uns des Abeilles :

C’est celui d’Évelyne, avec le vert acide qu’elle aime tant mettre dans presque chacun de ses ouvrages. Sans bordure ajoutée, une option très moderne.
Son beau dos, en patchwork de restes, montre le travail de quilting à la machine, très réussi !
C’est celui de Kristine, avec une bordure qui lui permet d’utiliser un ruban ancien hérité de sa mère. Frais, printanier et harmonieux !
Comme toujours, Kristine brode des étiquettes informatives et superbes, avec un petit échantillon du ruban de bordure (le carré fleuri)
Andrée a laissé parler l’exubérance des wax, quelle réussite !
Maïté a modifié le modèle pour en faire SON DJ unique, très spectaculaire !

Le 18 décembre dernier, jour de la Ruche précédente, nous avions déjà vu les beaux DJ de Chantal et de Vive, les Abeilles manquantes avant-hier. Je les ajouterai lors d’un article récapitulatif. Danièle en a fait un splendide également, très coloré… Je n’ai pas toutes les photos. Quelle émulation ! Et le mien est très grand, 2 m de côté, pour le lit de ma fille aînée qui vient de fêter son anniversaire (une Capricorne de plus), je vous en ferai une bonne photo pour le prochain article à ce sujet.

Quilts Météo

Ah quelle aventure que ce quilt météo ! Pour chacun qui l’a fait en 2020, cela restera un ouvrage très spécial, lié aux événements personnels de 366 jours mais aussi à cette année dont le fil rouge restera à jamais l’expansion mondiale du Covid19. Dans le groupe privé Facebook qui réunit à ce jour 712 membres, on voit une diversité extraordinaire d’ouvrages, tous plus beaux les uns que les autres. Les quilteuses font preuve d’endurance et de créativité ! D’ores et déjà, je peux vous annoncer qu’une exposition de quilts météo pourra se faire dans le Tarn, fin juin 2022, les modalités seront à finaliser avec les organisateurs. J’espère que nous aurons d’autres propositions car ces quilts méritent de voyager pour être vus et revus un peu partout !

Éliane montre son quilt terminé, hormis les bordures et le quilting.
Elle a résolu son problème des deux mois accolés de 31 jours, juillet et août, qui décalaient les colonnes, en incluant des losanges où est brodé le titre.
Si vous avez la chance de voir un jour ce quilt de près, vous verrez que Maïté a ajouté de nombreux détails brodés…

Cerise sur le gâteau, des quilteuses ont entamé un quilt météo 2021 !

La Pause

Fika (café en verlan suédois !) est le moment privilégié où on fait une pause avec un bon café et un petit gâteau (pour nous c’était thé aux cerises/hibiscus et oreillettes d’Éliane), une pause qui peut s’étirer parce qu’on est simplement bien ensemble…

Après avoir vu tant de belles choses, nous avons fait la pause Fika et nous avons évoqué l’assaut du Capitole, un traumatisme de plus infligé par un Président qui n’a cessé de nous navrer. Et nous avons encore bavardé, nous souvenant des inoubliables journées passées avec nos chères amies américaines LeeAnn, Jeanne, Tari, Betty – et j’ai distribué avec grand plaisir les calendriers que Betty a offerts aux Abeilles pour 2021. Betty, you will be with us in our ateliers! Thank you so much again 💗

Et la sécurité ? Nous ne sommes pas kamikazes (autre mot venant d’ailleurs), nous vivons toutes plutôt isolées, la plupart en maison individuelle à la campagne ou presque. La pause Fika s’est faite dans une autre pièce en remettant nos masques après chaque gorgée de thé. Notre département est actuellement relativement peu impacté, nous avons jugé raisonnable de nous revoir dans cette grande pièce où l’air circule bien.
S’il est reconnu que la peur et le stress affaiblissent les défenses immunitaires,
j’ose penser que notre rencontre vitaminée les booste momentanément !

Oiseaux de passage

Nous avons une bonne nouvelle qui, espérons-le, ne tombera pas à l’eau… La Ruche des Quilteuses est invitée à exposer en juin prochain à Lacaze dans le Tarn ! Ce sera un week-end très festif où chacun sera heureux de replonger dans une vie faite d’art et d’amitié. Nous ne serons pas seules, à l’appel de Christine Meynier et Cécile Milhau, Les Filles du Rouvray, les quilteuses passionnées qui travaillaient dans le premier magasin de patchwork de France, exposeront une belle sélection de leurs œuvres. Ce sera un grand événement, d’autant plus que cette année, de nouveaux lieux d’exposition ouvriront dans le village en cumulant les expositions 2020 et 2021, avec de nombreuses animations et surprises ! Alors réservez dès à présent votre dernier week-end de juin pour visiter le cœur de l’Occitanie, près d’Albi-la-Belle.

Lacaze, au cœur de l’Occitanie

Pour remercier Les Amis du Château de Lacaze, l’association organisatrice de cet événement, nous allons faire un quilt pour une tombola. Son nom temporaire est Oiseaux de passage, car nous l’avons imaginé lors des passages des oiseaux migrateurs. Qu’on aime voir les oiseaux voler et parfois se poser en groupe dans la campagne, avant de les admirer repartir en nuée sonore… Un spectacle éblouissant !

Malheureusement, depuis 40 ans les oiseaux sont décimés eux aussi. Ces petits animaux à la fois familiers et merveilleux doivent désormais bénéficier de protections drastiques. L’écrin de verdure de Lacaze est un lieu idéal pour rappeler ces évidences. La première étape s’est passée hier, avec le choix de faire des oiseaux aux ailes en tissu Wax (batik africain) et au corps uni, en couture improvisée. Des Abeilles faisant des oiseaux, mais oui tout arrive !

Il faut d’abord bien comprendre comment faire un piou-piou.
A la recherche du tissu uni qui ira avec le wax…
On aura sans doute assez de tissus !
On maîtrise la coupe des piou-pious, tout va bien !

 

 

Iktsuarpok, Gezellig, Fika, ces trois mots qui n’existent pas en français résument notre première journée de l’année ensemble. Ces mots (et ces illustrations) sont tirés du petit livre Lost in Translation d’Ella Frances Sanders, malheureusement pas traduit en français. Vous y trouverez une cinquantaine de petits mots tout mignons comme ceux-là !

Merci du fond du cœur pour tous vos vœux, je crois que je ne réussirai pas à répondre à chacun, veuillez m’en excuser. En revanche, je vais reprendre le chemin un peu oublié des réseaux sociaux et de nouveau alimenter mon blog. 

Que la sérénité me soit donnée d’accepter ce qui ne peut être changé
et le courage de changer ce qui peut l’être
mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre.
Marc-Aurèle

Que chacun réussisse à passer la meilleure année MMXXI possible !

Bonne année à tous, ici et ailleurs !

Katell et ses amies

Les Courtepointières

Vous l’avez déjà remarqué, je vais souvent dans le Tarn. Il y a là-bas un peu de mon histoire familiale, des paysages variés, des villes et villages attractifs et surtout des personnes de caractère ! Pas étonnant que le catharisme ait fleuri dans ces terres, il en fallait de la détermination pour résister comme ils l’ont fait…

Hier, j’ai rendu visite aux amies de La Courtepointe : joli nom de club ! Rare en France, ce mot désigne un quilt chez nos amies québecoises.

Avant d’entrer dans le vif du stage, j’ai pu admirer les triangles en crazy faits par le club pour le nouveau projet de Joëlle Vétillard. Par manque de temps, je ne vous en avais pas encore parlé, c’est l’occasion ! Pour les détails, je vous convie à lire l’article de notre chère créatrice qui concocte une robe chrysalide…

Contribution des membres de la Courtepointe au projet Robe Chrysalide.

Je ne savais pas trop comment serait accueilli mon stage de patchwork créatif et improvisé – libéré aurait dit Gwen Marston – car ce club est spécialisé dans l’art textile, poussé-tiré-entraîné-sublimé par Cécile Milhau. Les plus anciennes avaient appris le « vrai » patchwork avec Jocelyne Le Roy, qui a tant fait pour nous avec son amie Marie-Anne Suzanne, en publiant les tout premiers livres de patchwork machine et coupe au cutter en France ! Je l’ai rencontrée récemment, je lui dois beaucoup grâce à ses livres. C’est aussi une personne très attachante ! Beaucoup d’entre vous connaissez ces livres des années 1990 :

La plupart des Courtepointières de Réalmont connaissent surtout l’expression créative en art textile, presque toujours à la main. Sous l’impulsion de Cécile, elles ont créé plusieurs fresques et quilts collectifs qui sont à chaque fois des événements. Un exemple parmi tant d’autres : Le Fleuve, fini en 2012,  à voir ou revoir ici.

Le Fleuve était à l’honneur à Balma, lors de l’AG des 30 ans de France Patchwork (photo de La Marmotte Rousse) 

La journée de stage fut fructueuse pour beaucoup, il suffit d’un détail parfois pour enfin réussir à couper avec le cutter rotatif, avoir une couture machine régulière, repérer comment utiliser facilement une règle… Ensuite, la créativité peut s’exprimer ! J’ai été comblée en voyant leur enthousiasme devant le patchwork aux formes douces et vivantes, et l’état d’esprit d’art-thérapie qui me tient tant à cœur…

L’alliance de leur créativité en art textile et leur nouvelles envies de patchwork libéré vont faire des merveilles.

Merci infiniment à Marie-Jo Oustau d’avoir organisé cette journée, ensoleillée à tous égards !

Hier soir, Marie-Jo a continué son projet personnel… C’est très prometteur !

Je vous renvoie au blog Patch d’Oc-Tarn pour quelques gentils mots et photos sympas (en diaporama) du stage par Bernie, rapide comme l’éclair !

SMAUGH

Une histoire de dragon au club des Can’canettes
(Castres, Tarn)

Septembre 2018 : les can’canettes commencent la saison, et nous proposons le concours RUBIS de France Patchwork : 3 sont partantes, et au final, ne donneront pas suite, et Aline, outsider, se lance dans le challenge, le 13 novembre 2018 :


Choix des tissus…   


et son idée, reproduire le dragon d’un napperon en dentelle !!


11 décembre, le projet se précise. Un petit bout est posé…..

On ne sait pas encore ce qu’elle mijote !!!!
8 janvier 2019 : Un bout de queue et là surprise !! Elle utilise la technique de Betty pour le Pine cone quilt, mais à l’envers : astucieuse, notre can’canette !!!

Le résultat est bluffant, on jurerait des écailles !!
22 janvier 2019, Aline en plein boulot !!


29 janvier, la queue prend forme.


5 février : Aline cherche déjà le tissu de fond et celui de bordure, bien entendu quelques can’canettes donnent leur avis !


19 mars, quelques détails de plus, pattes, tissu de fond !


Et grande discussion, sur le choix des tissus de bordures. Chacune y va de son petit commentaire…

16 avril : il prend forme, l’échéance approche, le dossier et  les photos doivent être envoyées pour le  25  mai, dernier délai.

Le tissu de la tête est trop proche de la bordure, il faut changer !

Un hic !!! Aline n’est pas adhérente France Patchwork, donc elle doit s’inscrire avant de pouvoir postuler pour le concours, nous la harcelons, lui préparons même le dossier…..mais de graves problèmes de santé pour son conjoint, l’éloignent  du sujet.


14 mai, elle peaufine la tête, la langue, l’œil, les dents…


Les pattes et griffes…


21 mai le quilting ; on sait déjà qu’il ne participera pas au concours RUBIS de France Patchwork et en sommes navrées vu le travail accompli !!

Nous cherchons une solution……. Et demandons conseil à Katell : le délai est dépassé, donc pas question de le proposer au concours, aussi pour que ce dragon vive et soit reconnu, elle nous propose un article en septembre sur son blog de la Ruche des Quilteuses…

Toutes les can’canettes, et Aline, te disent : MERCI !!!


11 juin : terminé, il est flamboyant ! Mais il manque un détail important : comment va-t-elle l’appeler ???

Et là c’est son petit fils qui le baptisera :

SMAUGH 

Smaugh le doré occupe la montagne solitaire dans le célèbre roman de TOLKIEN, Le Hobbit.

Et une certaine ressemblance… Super, le petit-fils !


18 juin 2019 : Fête de la MJC, et exposition de nos œuvres : bien entendu SMAUGH  est présent et admiré comme il se doit.

Bravo à Aline et encore un grand merci à Katell.

Jo Drouet,
animatrice au club des Can’canettes, Les Salvages (Castres, 81)

 

Les ors bleus

Début août, autre journée dans le Tarn, avec la visite très émouvante de l’ancienne propriété de mes grands-parents accrochée à une colline, à deux pas du château de Magrin (musée du pastel). Nous avons disserté sur les vieux souvenirs et l’histoire de cette belle maison, où le grenier était naguère probablement un séchoir de feuilles de pastel… Eh oui, le pays de Cocagne est aussi une histoire familiale ! Mille mercis, Florence, pour votre chaleureux accueil.

Les cocagnes sont des feuilles séchées, agglomérées en boules, pour qu’elles puissent voyager dans toute l’Europe. Il faudra ensuite sur place un processus de fermentation pour obtenir la fameuse teinture…

Le pastel est un des noms donnés à l’Isatis Tinctoria, la seule plante européenne qui permet de teindre les tissus en bleu pur et divin… La culture de cette plante dans le Lauragais (le triangle d’or Toulouse-Albi-Carcassonne) fit la fortune des commerçants toulousains, puis déclina dès la fin du XVIe siècle jusqu’à disparaître au cours du XIXe siècle : processus trop long, trop aléatoire, trop gourmand en temps et main d’œuvre, nauséabond aussi… L’utilisation des indigos asiatiques était plus simple ! Il nous reste de ces temps de richesse cette expression, le Pays de Cocagne, d’après le nom des boules de feuilles de pastel séchées. Une longue et riche histoire ici très raccourcie, mais qui n’est pas finie : le savoir-faire tinctorial a été modernisé, l’huile de pastel est reconnue précieuse en soins dermatologiques et l’Or Bleu renaît en Occitanie !

La Petite Maison du Pastel, sur la place centrale du village de Lautrec (non loin de Castres) : charmante boutique d’un village très accueillant et vivant… Un bonheur !

Cette journée était décidément sous le signe du bleu. A la Petite Maison du Pastel à Lautrec (un des nombreux villages accueillants du Tarn), j’ai craqué pour deux beaux livres, Indigo de Catherine Clément et Le Pastel de Chantal Armagnac. De quoi affiner mes connaissances sur le bleu dans le monde !

ICI je fais un très amical coucou à Marie-Christine Chasseraud qui visita Lautrec et sa région il y a quelques semaines. Cette quilteuse émérite, si amicale, est connue par les blogs qu’elle tient (Carrément Crazy, Au fil de Garonne pour la délégation France Patchwork 33-47, elle fait des interventions toujours positives sur Facebook, participe à beaucoup de défis de patch et appliqué… Pas de chance, hier Marie-Christine, son mari et un membre de leur famille se trouvaient dans le bateau de croisière sur la Garonne qui a heurté un pilier de pont… Marie-Christine, touchée à une vertèbre, fait partie des blessés les plus graves et doit porter un corset 6 semaines. Retrouvez-là sur Facebook où elle continue de communiquer !

De tout cœur, bon courage Marie Christine, nous pensons à toi et t’adressons plein d’ondes positives 🌞

De retour du Tarn : trois livres dans ma besace ! Pour le moment, j’ai feuilleté les livres sur l’indigo et le pastel sans les lire, mais je me suis précipitée sur le roman…

Enfin dans une jolie librairie de Lavaur, je me suis laissée tenter par un roman intitulé… Bleue (écrit par la Norvégienne Maja Lunde).  C’est un roman très sombre, qui décrit la situation désespérante et désespérée de réfugiés climatiques… nous en l’occurrence, des gens du sud-ouest de la France, chassés de nos maisons par les incendies et la disparition de l’eau potable. Cette partie du livre a lieu en 2041… c’est bientôt. Bleue, histoire axée sur l’eau, raconte également la vie d’une femme, bien seule dans son combat pour le respect de la nature, en 2017. Entre les deux, on ne peut qu’imaginer…

Nous sommes constitués à 65 % d’eau, elle est vitale. Et quel bonheur de plonger dans la piscine comme Tom at the Roosevelt de Ian Berry ! Tableau entièrement fait en denim, voir un détail de ce tableau ici.

Ce livre fait écho aux alertes répétées que nous entendons et subissons actuellement avec les canicules, les sécheresses et les éléments qui se déchaînent. Pour ne pas mourir par manque d’eau, cet or bleu primordial, il faut réfléchir vite et agir bien, changer d’axe dans la plupart des activités humaines, concevoir une nouvelle vie cohérente et respectueuse de la nature, sans pour autant revenir à l’âge de pierre ! Après des millénaires de quête de l’eau, nous avons chez nous le luxe incroyable d’avoir de l’eau potable au robinet à volonté (… et même pour les WC, incroyable gâchis quand on y réfléchit 2 secondes) et son accessibilité nous a fait oublier son importance cruciale. L’aurons-nous encore dans quelques décennies ? La marge entre le succès et l’échec est fine, on ne peut se contenter de demi-mesures et aucun pays ne peut résoudre le problème seul, nous sommes sur la même petite planète. Nous avons des sommets internationaux… qui se soldent invariablement par des échecs : soit un manque de consensus, soit, c’est presque pire, des signatures et des promesses non tenues (COP 21).

Grâce à leur intelligence et leur imagination, les hommes ont su inventer des civilisations et mille choses dans un but d’évolution, de confort et de profits, mais ils n’ont pas toujours, loin de là, pris en compte les conséquences sur la nature. Il y eut par le passé bien d’autres changements climatiques, mais celui-ci est le premier qui n’est pas naturel, les activités humaines récentes en sont la cause. Il faut maintenant utiliser notre intelligence et notre imagination, avec courage et conviction, pour préserver l’eau potable et tout ce qui rend la vie des hommes possible.

Art quilt de Inga Gorsvans-Buell, Form and Flow (détail)

La nonentaine heureuse et la vingtaine glorieuse dans le Tarn

Aujourd’hui-même Hugues Aufray, notre troubadour folk, fête ses 90 ans. Sa longue vie est comme un roman, pleine de péripéties, commençant enfant à la santé fragile, à présent Lion fort à la blanche crinière, à qui on commanda déjà en 2007 ses secrets de santé ! C’est un modèle de résilience, « ce qui ne me tue pas me rend plus fort » ainsi que disait Nietzsche. Je ne me rendais pas compte de son âge, et c’est à la suite d’une interview en juillet dernier que j’ai eu la curiosité de lire ce livre, pour mieux le connaître.

J’ai lu attentivement son livre où le chanteur se dévoile avec simplicité. J’aime son authenticité et son ouverture d’esprit. C’est un homme curieux du monde, respectueux des traditions d’autres peuples et de la nature. Il reste optimiste et positif, ça conserve !

Bob Dylan with Hugues Aufray. (Photo by Bertrand Rindoff Petroff/Getty Images)Tout ce que je savais de lui, c’étaient ses chansons à succès qui entraient immédiatement dans notre patrimoine, son amitié avec Bob Dylan, sa passion pour les chevaux et les USA, et je savais aussi qu’il avait passé une partie de sa jeunesse dans le Tarn, à Sorèze. C’est là qu’il fêtera ses 90 ans avec son public… J’en ferai partie ! Mieux le connaître par son livre m’a donné grande envie de participer à cet événement :

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Quand j’étais petite, on disait parfois à mon cousin doué mais oh combien turbulent : « si tu continues, je te mets à Sorèze ! ». A Sorèze, il y avait un pensionnat pas comme les autres, ex-école militaire royale (fermée en 1793), puis école-abbaye dominicaine jusqu’en 1991, où bien sûr la discipline régnait, mais aussi l’épanouissement de l’enfant par le sport et la culture. C’est là que le jeune Hugues découvrit l’équitation et y vécut, malgré des difficultés scolaires, les plus belles années de sa vie au beau milieu de la guerre !

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Sorèze, photo Pascale Walters CDTTarn

L’établissement de Sorèze est devenu musée des tapisseries de Dom Robert, musée de l’Ecole et hôtel-restaurant. Si vous êtes dans la région, une visite s’impose… Et sa prochaine métamorphose viendra peut-être d’Hugues, qui souhaite ardemment y refaire une école, probablement liée à l’équitation…

Curieusement, Hugues Aufray me rappelle à deux titres l’article écrit grâce à mon amie Betty contenant deux sujets hors du commun : le Bennett Junior College de Betty qui n’a pas eu la chance de Sorèze puisqu’à l’abandon, et le mythique Festival de Woodstock il y a pile 50 ans, où Bob Dylan était le grand absent… Ironie suprême, Bob habitait justement à Woodstock même !… Il justifiera son absence par une période difficile (grave accident de moto puis décès de son père et son fils Jesse gravement malade) mais avouera plus tard qu’il était excédé par tous les hippies qui squattaient chez lui à Woodstock… Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas à cause du domicile de Bob Dylan à Woodstock qu’on appelle ce concert Woodstock, pour l’éternité, alors qu’il se passa à 75 km de cette petite ville !!

À l’est de Sorèze se trouve une vallée naguère très industrieuse dans le domaine du textile, avec en son centre Labastide-Rouairoux. Un petit groupe autour de Patricia Cathala organise tous les ans un Festival qui prend chaque année de l’ampleur. Pour connaître un peu mieux cette valeureuse équipe, suivez ce lien.

J’y étais le 15 août avec des Bees (mes amies Abeilles) et on peut dire que cette édition des 20 ans fut une fameuse réussite, un enchantement avec la douceur de vivre occitane, des artistes invités tellement disponibles, des rencontres très inattendues (ah Claudine, si contente de t’avoir revue !) et tant d’autres tout aussi chaleureuses ! J’ai pris bien trop peu de photos, mais d’autres l’ont fait pour moi : allez voir les centaines de photos sur Facebook  par Flo Volsul, Les Jolis Instants  par exemple… Quaquie a commencé une série de reportages sur son blog et bientôt d’autres blogs s’en feront aussi l’écho certainement dans les jours qui suivent.

Toute la journée, un air vénitien flottait à la Fête du Fil, donnant une touche féerique :

Chacun souhaite se faire photographier auprès de ces personnages aux somptueux costumes…

… moi aussi : même si ma robe n’a rien de celle d’une princesse, je suis accompagnée d’un prince charmant !

Petites et grandes nous font rêver…

Les masques énigmatiques assurent d’être incognito et s’amuser sans barrière. A Venise dès la Renaissance, la République aristocratique jouait à la démocratie où chacun a les mêmes droits pendant quelques jours par an…

Pour ma part j’ai décidé de ne vous présenter que trois univers, centrés autour de la Méditerranée, même si j’ai des regrets de laisser temporairement de côté tant d’autres beaux artistes…

Tout d’abord, Dimitri Vontzos, qui anima la Journée Nationale de l’Amitié à Vichy en juin dernier pour France Patchwork ; il était à Labastide avec son plus beau chef d’oeuvre, sa fille, tout aussi souriante et sympathique que son père ! Mais j’ai admiré aussi ses créations d’étoles et ses nouvelles broderies, toujours axées sur sa culture méditerranéenne.

Dimitri est un artiste qui sait se renouveler et c’est à chaque fois un plaisir de l’entendre parler de ses inspirations ! Lui et bien d’autres (Pascal Jaouen et les brodeuses comme Monik Paugam avec la broderie glazik de Bretagne et plus généralement nos artistes textiles françaises, si nombreuses à mêler patch & broderie créative…) donnent un élan de créativité avec bien peu de choses : du fil, du tissu, une aiguille… La simplicité des matières premières donne libre cours à l’imagination !

Ensuite, je souhaite vous présenter un autre homme, venu de l’autre côté de la Méditerranée, l’Égyptien Ekramy Al Farouk, un des éminents tentmakers du Caire, ces hommes qui sauvent la tradition des khayamiya, tentures textiles qui offraient un raffinement certain à l’intérieur des tentes des nomades tout en renforçant la protection contre la chaleur, le froid et le vent. Je crois que je ferai un article à leur sujet prochainement, tellement je suis admirative de leur chemin parcouru. Lors de leur précédente exposition, je n’avais pas osé m’offrir la toile dont j’étais tombée amoureuse : je l’ai regrettée, oh combien !

J’ai tellement regretté d’avoir été raisonnable en 2016…

Je n’ai toujours pas succombé à une des plus grandes toiles, mais je me suis tout de même fait un plaisir immense en choisissant des oiseaux de paradis sur fond bleu :

Merci à la photographe, la bénévole bastidienne du stand, Krystyna ! Pour le plaisir, voici d’autres photos du stand, avec une mention spéciale pour l’histoire contenue dans ce quilt qui se lit de droite à gauche, contée avec talent par Krystyna :

« Un jour, un homme arrive à la ville, juché avec son fils sur son âne. On dit de lui : oh quelle honte, pauvre âne, l’homme pourrait marcher quand même ! Le lendemain, le fils est sur l’âne, l’homme marchant à côté. On dit : ah c’est comme ça qu’on élève les enfants, c’est du propre ! Le jour suivant, l’homme est sur l’âne, son enfant marchant à côté. On dit : ben voyons, il se prend pour qui celui-là ? Pauvre enfant ! Le jour suivant, l’homme et l’enfant marchent à côté de l’âne. On dit : ridicule, ils ne profitent même pas de l’âne ! Le dernier jour, l’homme porte l’âne. On dit : ah on avait bien fait de se méfier de lui, il est complètement fou ! Moralité : n’écoute pas le qu’en dira-t-on… »

Une vue des ouvrages exposés : des tableaux rappelant la splendeur des mosaïques symétriques arabo-musulmanes ou leur calligraphie, des harmonies de couleurs toujours réussies, des dessins enrichis par leur culture devenue cosmopolite (certaines ont bénéficié de l’influence des tapisseries de Dom Robert de Sorèze que Ekramy avait vues en 2016 !)

Un des Arbres de Vie féeriques du stand…

… et un détail !

 

Une des splendeurs du stand ! Sans limitation de budget, j’aurais eu du mal à choisir entre ces deux derniers… Étant près de la porte, il y a un contre-jour un peu gênant, mais on voit la beauté de la tenture tout de même…

Terminons par une femme qui a surpris tous les visiteurs, Paule François. Sa matière première est la laine, sa technique est un cadre de bois sur lequel est créé un métier à tisser sur mesure pour chaque création, son inspiration vient de ses propres photos. Elle vécut cinq ans sous le soleil du Maroc et y trouva une inspiration majeure pour ses ouvrages, ses voyages lui inspirent également de très belles scènes, et enfin la côte méditerranéenne française, auprès de laquelle elle vit à présent, lui offre d’autres sources d’inspiration tout aussi lumineuses. Quand on voit un de ses tableaux de loin, on croit voir une photo ou un tableau réaliste, éclatant de couleurs et à la profondeur de champ parfaitement maîtrisée. Quand on s’approche, ce sont de grands points de fils de laine qui font le tableau ! Inutile de dire que ce travail est bien plus long que ne le serait un tableau en peinture… Son art est bien sûr apprécié dans le monde où elle évolue (le monde des galeries d’art), mais trop souvent du bout des lèvres… Ce n’est que du fil… Sa notoriété bondira si elle entre dans le monde de l’art textile où son art sera bien plus apprécié, comme à Labastide-Rouairoux !

Nous avons aussi tendu des laines pour faire des tableautins dans notre enfance, la technique n’est pas franchement nouvelle, mais le résultat de Paule est tout autre (encore bien plus beau que sur mes photos!) :

Merci aux Bastidiens pour cette formidable édition 2019! Terminons en beauté avec quelques vues du Musée du Textile, au cœur de la ville de Labastide-Rouairoux :

 

Cette année à Lacaze (81)

Un château Renaissance dédié à l’art, quel bonheur ! C’est à Lacaze, village bien connu des quilteuses occitanes…

Nadine Vergues remplira le Château de son imagination fertile…

Cette année, des quilteuses d’Occitanie ont planché sur la biodiversité, et en particulier les petites bébêtes… Original comme thème, extraordinaire comme inspiration ! J’ai vu de nombreuses réalisations fantastiques de mon groupe de Colomiers, à découvrir le prochain week-end ! Cette exposition sera au Temple, tout près du château.

Tout le programme se trouve par ici.

Cerise sur le gâteau, découvrons aussi cette année :

Dans le Tarn, ❤ de l’Occitanie, les quilteuses sont heureuses !

Fais-le toi-même à Albi (81)

Vous connaissez mon attachement au Tarn, cœur de l’Occitanie… Département riche en événements consacrés aux arts textiles à Lacaze, Labastide-Rouairoux, Sorèze, Fayssac/Gaillac et tant d’autres, grâce aussi bien évidemment à la délégation France Patchwork, aux clubs de patchwork, aux artistes textiles qui y vivent… Un Pays de Cocagne pour les quilteuses ! C’est même ici qu’est imprimé le magazine des Nouvelles, Patchwork & Création Textile de France Patchwork, dans une imprimerie certifiée Imprim’Vert.

Albi la Belle

Albi est une ville qui, loin de devenir seulement une belle cité-vitrine pour touristes avec son inscription au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 2010, bouge avec son temps. Je ne sais pas où en est l’ambitieux projet d’autosuffisance alimentaire projeté par la mairie, mais il est plus que jamais dans la mouvance de la nouvelle économie souhaitée par un nombre grandissant de personnes : on veut promouvoir la qualité, le local, avec des conditions de travail dignes.

Pour informer, encourager, mobiliser, il faut des locomotives et des lieux de rencontre. C’est ainsi qu’est conçue la Foire Économique d’Albi qui met l’accent sur le Fait en FranceEn fin de semaine de la Foire d’Albi, le premier Salon Fais-le toi-même voit le jour, avec un programme joyeusement éclectique. C’est la même entrée commune au Parc des Expositions avec la Foire d’Albi, ne le cherchez pas ailleurs !

J’irai y faire un tour, car j’y verrais bien du patchwork & arts textiles en déferlante l’année prochaine ! Si vous avez des envies ou des idées pour l’année prochaine, n’hésitez pas à contacter : contact@albiexpos.fr

Et quelques jours après, c’est l’exposition annuelle de Fayssac, la 20e déjà !… Quand je vous disais que le Tarn est un Pays de Cocagne pour quilteuses !

 

 

Partage de réussites/3

Un stage avec Betty, les chanceuses ! A Castres, en juin dernier, nous avons animé un stage lors du séjour de notre chère amie de Floride. C’est le moment de vous montrer le résultat, merci à Jo, l’organisatrice épatante, qui me fournit ces photos-mosaïques.

Ici, le Pine Cone traditionnel est mis en avant, sauf la dernière photo qui montre des évolutions très originales ! Je n’oublie pas ceux faits en Ariège, mais ceux-ci seront vus lors de l’exposition départementale FP l’année prochaine. En voici tout de même un d’Andrée C. :

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Bravo à toutes !

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Je ne manquerai pas le livre de Rachael Daisy qui paraît très prochainement chez Quiltmania, c’est une des artistes qui fait revivre cette technique avec beaucoup de talent. Pour ma part je n’ai pas eu le temps de concrétiser mes propres idées de pine cone moderne mais cela viendra prochainement…

Je ne me lasse pas des quilts de Betty, ici un détail de Toulouse :

 

BeeBook, un livre pour les quilteuses curieuses d’évoluer vers plus de créativité :
souscription ici !

Le Projet 70273, trois ans après !

Hier Jeanne Hewell-Chambers fêtait son anniversaire, mais surtout les trois ans du Projet 70 273. Un rêve insensé lancé sans imaginer un instant le défi que cela représentait d’honorer les victimes de la folie nazie, la plupart des handicapés, cobayes pour mettre au point les chambres à gaz. 70 273 personnes sacrifiées pour en tuer des millions d’autres, tout aussi innocentes.

Parmi les plus récents quilts de France, celui de Danielle Michon (31), si beau…

… et ces œuvres collectives assemblées par Annie Labruyère (Des Tulipes et des Coeurs) mesurant chacune environ 3 mètres.

C’est la grande cause de sa vie, exposer un jour dans un lieu qui a du sens 70 273 duos de croix rouges en tissu, symbolisant les croix apposées par le corps médical, signifiant ainsi que ces personnes ne « méritaient » pas de vivre. Ce Projet est conduit bien sûr pour son résultat, mais aussi pour toutes les actions d’éducation induites par ce mouvement pour que, plus jamais, les handicapés ne soient dépréciés en tant que personnes.

Ce merveilleux quilt aux 101 vies commémorées est de Bee Maïté Findeling (31)

Une telle organisation ne se fait pas sans des hauts et des bas, sans excitations et découragements, Jeanne a tout vécu ! Mais je crois bien que les milliers de rencontres de personnes de bonne volonté qui ont jalonné son parcours effacent l’épuisement de ce travail gigantesque.

Alors la grande question est : où en sommes-nous dans le comptage ? Pour vous donner une idée, nous en étions déjà (ou seulement !) à 15 % du but après l’exposition de Lacaze (Tarn). Hier, Jeanne nous a fièrement annoncé que nous en sommes à :

XX XX XX    72 055    XX XX XX 

Oh OUI, nous avons dépassé le but grâce à tous les efforts autour de ce projet magnifique !

Badge à partager !

Un peu partout dans le monde des croix sont encore cousues, des expositions s’organisent, pour continuer l’effort de pédagogie.

Vous êtes si nombreuses en France à avoir généreusement participé, merci du fond du cœur ! Bientôt des nouvelles sur la concrétisation de ce Projet,  l’annonce de la date et du lieu de l’exposition de ces centaines de quilts !

Jeanne et Tari envahies par l’émotion en entrant dans le Temple de Lacaze, en arrière-plan Cécile et moi.

Devant le château de Lacaze…

Un immense merci aux quilteuses occitanes qui ont tellement œuvré dès le début de l’aventure, au Maire de Lacaze dans le Tarn qui nous a donné les clés du Temple pour la première exposition mondiale, à ma chère Cécile… Oui nous avons réussi ce pari fou ! Et surtout, bravo à Jeanne et sa fidèle amie Tari 

Le Festival des Lanternes à Gaillac

Il est des jumelages hautement profitables, tel celui de la petite ville médiévale de Gaillac (Tarn, Occitanie) connue pour ses vignobles alentour, avec une autre ville du Sud-Ouest, de la Chine cette fois, Zigong (un peu plus grande : 3 millions d’habitants).

Gaillac, au bord du Tarn comme sa grande voisine Albi. Il fait bon vivre dans cette ville, il y a même un grand magasin de tissus de patchwork fort bien achalandé : Josie Patchwork. Les quilteuses sont nombreuses alentour… Quand je vous disais qu’il fait bon y vivre !

Nous profitons pendant 2 mois, entre Toulouse et Albi, d’un spectacle féerique la nuit tombée, une promenade sur près de 4 hectares dans la Chine éternelle mise en scène avec des structures en métal, de la soie (40 000 mètres carrés cette année !!) et des lampes LED. Je suis heureuse d’en avoir profité un soir sans pluie, avec une température clémente. Une merveille qui, j’espère, sera réitérée l’année prochaine. Je ne montre qu’une petite partie des merveilles du parc !

De belles allées ornées de milliers de lanternes rouges nous mènent vers une balade inoubliable.

Cette reproduction de bateau rappelle la Route maritime de la Soie et les échanges si anciens entre l’Orient et l’Occident.

Les éventails… Je suis déçue par mes photos, c’est bien plus beau en vrai !!

Hommage au safran.

Les poteries de Giroussens ne sont pas oubliées ! Giroussens est un village à visiter et le restaurant en surplomb de la rivière Agout est excellent !

Des rhinocéros blancs

Les pandas sont adorables et, comme l’année dernière, un des tableaux préférés des petits et grands !

Exception, les éléphants ne sont pas en soie mais en petits bols à thé  étonnamment utilisés! Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine… mais ici sans dégât !

La plus majestueuse des fleurs, la pivoine… 

Toute bonne chose ayant une fin, le dernier jour de ce Festival est mercredi 6 février, le lendemain du Jour de l’An chinois. Nous entrerons dans l’année du cochon de terre ce mardi, que nous réservera cette année ?